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 Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012

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Erich Marcks
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MessageSujet: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Mer 4 Avr - 14:00




CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)

3 juillet – suite

Peu de temps après, nous subissons un nouveau bombardement allemand.
Quelques unes de nos chenillettes sont touchées. Plusieurs d'entre nous sont à nouveau enterrés vivants, Kirton arrive rapidement mais il faut plus de temps pour sortir Stanford. Il est évacué, ses blessures sont sérieuses (il en gardera des problèmes de santé toute sa vie). L'un des Jerrycans d'essence est percé par des éclats brulants. L'essence prend feu. Le sergent Blondie Enns, aidé du conducteur le jette. Il n'y a pas d'autres incident durant la nuit. Nous préparons le plus de repas chauds possible pour l'infanterie d'assaut.
Le QG est installé dans le village. A 19h20, le Brigadier Blackrader
(8th brigade) visite le bataillon.
A 21h00, le Lt.Col Meldram donne ses ordres aux commandants de compagnies, malgré le bombardement allemand qui se rapproche du QG. Durant la nuit, le bombardement continue sur toutes les positions.
Stan Creaser précise : Après avoir creusé mon trou, je m'assoupis et je réussis à dormir un peu, et ce malgré le bombardement.

4 juillet – l'assaut

Le 4 juillet à l'aube, les allemands constatent un forte augmentation du trafic radio des alliés. Le contenu des messages indique une attaque imminente.
D'après les expériences précédentes, la Division « Hitlerjugend » estime que l'attaque va débuter vers 6 heures du matin. Les positions de départ sont supposées être dans les petits bois situés à l'est et au sud-ouest de Marcelet, et à la Villeneuve au sud de Rots.
Le matin, 428 pièces d'artillerie alliées déclenchent l'un des pires bombardements préliminaires de la campagne de l'Ouest.
Les Petits Diables Noirs se préparent. Ils se présentent par compagnie sur la « Start Line », ils prennent leurs positions et sont prêts à partir à l'assaut des hangars sud, leur objectif du jour.
A 5 heures, les obus frôlent les positions de la compagnie C. La tactique des allemands est de s'aligner sur le barrage mouvant de l'artillerie, ainsi, ils touchent les canadiens dès la ligne de départ.
A 5h30, la compagnie A (Major Carvell) et la compagnie D (Major Fulton), appuyées par les compagnies B (Major Hale) et C (Major Strachan) s'élancent.
Les deux compagnies de tête subissent de lourdes pertes, à cause des tirs de mortiers allemands et ce dès le début de l'attaque.
Les tirs de MG en provenance des hangars sont tout aussi meurtriers....A suivre


Dernière édition par Erich Marcks le Sam 2 Mar - 14:38, édité 1 fois
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Lun 9 Avr - 11:55


Aérodrome de Carpiquet/Caen
CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)

4 juillet – suite
Une de ces balles touche ma main gauche en cassant plusieurs os. Un de nos caporaux, Champagne, est touché par la même rafale que celle qui m'a atteint.
Il est plus gravement blessé, une des balles semble lui avoir percé un poumon.
Deux gars viennent m'aider à le mettre à l'abri, derrière un amas de poutres.
Tandis que nous le traînons, une autre balle le touche au bras. Il a vraiment besoin d'un médecin. Mes deux camarades me laissent avec lui et partent à la recherche d'un brancard. J'essaye de le panser, mais cela m'est très difficile à cause de ma main. Je n'ai aucune nouvelle de mes camarades, je ne sais pas ce qu'il est advenu d'eux. Je le serre dans mes bras pendant plus d'une heure puis il meurt. Un étrange sentiment m'envahit. Durant ce temps, j'ai moi aussi perdu beaucoup de sang. Je n'ai pas d'autre choix que de le laisser et d'aller au poste de secours.
La D coy est empêtrée dans les barbelés. Elle est tenue en échec par le feu des jeunes Waffen SS retranchés près des hangars. Clifford Chadderton est le commandant en second du peloton de Bren Carriers, il se trouve près du QG du régiment, voici ce qu'il voit : La situation est désespérée, les 88, mortiers, MG, disposent de tout le tarmac comme champ de tir. Lockie Fulton est au beau milieu de la piste, dirigeant la circulation. Il dit à nos hommes de prendre les blessés si possible et de se rplier sur la « Start Line » à Marcelet.
Le rifleman Stan Creaser fait partie du18th platoon de la D company du Major Fulton : Nous lançons l'attaque avec notre sergent O'Day (un américain).
Nous faisons encore face à un ennemi déterminé, ils ont enterré des tanks et un grand nombre de mitrailleuses. Celles-ci qui nous tirent dessus, tandis que nous essayons de nous rapprocher, tout cela sans aucun couvert. Heureusement pour moi, ils utilisent des balles traçantes, j'ai donc le temps de me baisser à chaque fois. Le Lance -Corporal Halliday et moi marquons une pose pour regarder ce qui se passe autour de nous. Nous avons l'impression d'être seuls, nous nous relevons. Après nous être remis à courir, un obus éclate. Je reçois un éclat dans la jambe droite derrière le genou. Mon ami, Robert Halliday est tué. Je montre ma blessure au Major Fulton, notre commandant de compagnie. Etant donné que je peux toujours marcher, il m'ordonne de retourner à l'arrière. Je me dirige vers le poste de secours.
La B coy est envoyée en soutien à la D coy et, vers 9 heures, les deux compagnies atteignent le premier hangar. Deux Sherman et quatre Churchill lance flammes de la 79th Armoured Division, « Funnies », arrivent en refort pour faire sortir les allemands de leurs bunkers à proximité des hangars.
Un des Sherman est détruit, l'autre se replie.....A Suivre



Dernière édition par erich marcks le Lun 9 Avr - 14:09, édité 1 fois
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vania
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Lun 9 Avr - 12:58

C'est pas précisé, mais il s'agit apparemment, vu les descriptions et les photos de hangards, de l'attaque contre l'aérodrome de Carpiquet ...
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Lun 9 Avr - 13:47

En effet car il n'y a qu'un seul aérodrome à Caen. Very Happy
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Lun 9 Avr - 15:52

Oui, mais il y a d'autres hangars dans la région ( à l'usine de Colombelles par exemple).
En fait pour ce qui est de l'aérodrome, c'est marqué sous la photo, j'avais point vu ... Rolling Eyes
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matasso
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Lun 9 Avr - 17:46

Pour ce qui est de la bataille de Caen, notamment Goodwood j'ai pas mal d'infos sur la 272e Infanterie Division allemande une excelente unité qui tiendra le front juste au sud de Caen entre Fleury sur Orne, Ifs, Soliers et Hubert-Folie
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Mar 10 Avr - 10:14

Si tu as des infos sur cette unité ça serait effectivement une bonne idée de les poster, on ne connait généralement que la 716ème et la 352ème car elles étaient en première ligne le jour J, et ensuite les divisions de panzer et un peu les paras.
Les autres sont oubliées de l'Histoire ...
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Erich Marcks
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MessageSujet: Bataille pour Carpiquet suite   Mar 10 Avr - 15:37



CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)

4 juillet – suite

A 1400h, les compagnies de tête arrivent de nouveau aux premiers hangars, mais les tirs de 88 et de mortiers allemands sur la droite empêchent de tenir le terrain durement gagné. Du côté allemand, un agent de liaison du groupe de commandement de la 1.Kp/26, le SS-Sturmmann Albert Kalke, rapporte ses souvenirs de combat: L'adversaire nous a matraqué avec tous ses tubes. Et maintenant il concentre ses tirs sur nos positions autour du bunker de Krause et Eggert. Je suis de nouveau là-haut comme observateur. Mon poste d'observation est installé dans un ancien encuvement de MG antiaérien et, de là, j'ai une bonne vue sur tout le terrain descendant vers le sud. Il y a là une brèche jusqu'à notre voisin de gauche. Le feu est si fort qu'il ne m'est plus possible de rentrer dans le bunker. Par ailleurs, je ne dois pas abandonner mon poste d'observation. Il ne me reste plus qu'à me lover dans la niche pour les munitions de cette ancienne position de Flak, ouverte sur le côté. Soudain, une terrible détonation ! Je suis pressé dans l'alvéole et j'ai un goût de poudre sur la langue. De la fumée partout. Je suis heureux lorsque je me rends compte que je ne suis pas blessé. Peu de temps après, je remarque que je saigne des oreilles, du nez et de la bouche, à cause de la pression de la détonation. Mon audition est aussi fortement réduite. Puis les tirs cessent et j'entends au loin des bruits de voix. Des fantassin ennemis sont à proximité et ils dépassent mon poste d'observation sans m'avoir vu. Ils sont accompagnés de quelques tanks. On a l'impression qu'ils sont à la chasse car ils marchent au milieu de nos positions de manière décontractée, croyant apparemment que le feu de l'artillerie à oblitéré toute vie.
Ils se dirigent vers l'ouest sur le PC de la compagnie et du bataillon. Tandis que l'infanterie disparaît en direction du petit bois, quelques tanks restent devant les bunkers. Deux devant celui du bataillon et un devant celui de la compagnie.
De nouveaux bruits de chenilles. Un seul Panzer arrive de la vallée de l'Odon jusqu'à la hauteur où il peut détruire deux des tanks. Pendant que je réfléchis sur ce que je dois faire, j'aperçois le sturmmann Köthe de ma compagnie qui traîne un blessé. Il m'appelle et me dit que plus rien ne bouge avant les hangars et les bunkers et qu'ils doivent être les derniers survivants. Je l'aide à ramener le camarade blessé. Sur la route de Carpiquet/Bretteville-sur-Odon nous tombons sur un Hauptsturmführer de la « LAH » avec son unité ».
La pluie d'obus continue de tomber sur l'unité. Même les sections (platoons) et d'appui (support) sont touchées.
La, compagnie B est elle aussi bloquée. Les SS lancent une contre attaque de chars. Les Sherman du Fort Garry Horse sont, de nouveau repoussés par la Pz.IV de la 9.Kp/12 et quelques Panther de la 4.Kp/12 appelés en renfort...A suivre

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Erich Marcks
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MessageSujet: Bataille de Caen/Carpiquet   Mer 11 Avr - 13:58



CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)

4 juillet – suite

A 21h00, le commandant de la 8th Brigade ordonne le repli du bataillon sur la « Start Line », les chars allemands sont attaqués par les Typhoons.
Les conducteurs de jeeps font un excellent travail tout au long de la journée, ils évacuent les blessés sur des jeeps ambulances bardées de brancards. Il seront félicités en fin de journée pour le bon travail.
Chaque compagnie patrouille dans sa zone durant la nuit. Le bataillon est bombardé par des mortiers et des obus de 88.
Au petit matin, on déplore encore des morts et des blessés. Le décrochage des restes du 1./26 engagés à la limite sur du terrain d'aviation, s'effectue sans trop de problème. Tous les blessés et toutes les armes sont ramenés.
L'attaque du North Shore Regiment
Les troupes sont réveillées à 02h30, le petit déjeuner est servi à 03h00. Tout le monde mange en silence. Le Major Ernie Anderson commandant de la compagnie A, son second le capitaine Fred Moar, le CSM et trois lieutenants, mangent, leurs boites de conserves, sur le capot d'une jeep.
A 04h00, l'escadron de chars en appui se dirige vers la ligne de départ. Les mortiers allemands entrent en action et les premiers obus commencent à tomber.
La compagnie A s'assemble et quitte le parc du château de Rots. Elle se dirige vers le point de départ de l'attaque. Chaque compagnie suit à cinq minutes d'intervalle.
Il est 04h50. L'ordre d'attaque est le suivant : 2 pelotons à l'avant, le QG de compagnie et un peloton en réserve.
Après dix minutes de bombardement, le tir s'allonge, le feu roulant est lancé. Les compagnies de tête doivent suivre le barrage au plus près possible, environ 200m. Au bords de la ligne de chemin de fer, la compagnie D subit de lourdes pertes, dues aux tirs d'artillerie allemands qui suivent les tirs canadiens.
Alors qu'elle n'a pas encore franchi la ligne de départ, toute la compagnie est sous les obus allemands en tout genre, Nebelwerfer, 88, mortier.
Le trouble est jeté parmi les hommes, les pertes sont lourdes. Le Major donne l'ordre de suivre les tirs canadiens, d'encore plus près. Les allemands perdent deux chars. A mi-chemin des hangars de stockage des hangars nord, c'est la confusion, entre la fumée, les obus et les gerbes de terre, les soldats perdent le sens de l'orientation. Le Major Anderson voit, l'un de ses pelotons, dont l'officier vient d'être mortellement blessé, partir à angle droit de la ligne d'attaque. Les pelotons des différentes compagnies, se mélangent. Les hommes tombent des deux côtés, ces pertes sont, pour la plupart dues à l'artillerie et aux autres armes à tirs indirects....A suivre

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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Jeu 12 Avr - 10:03

Le témoignage du dessus montre bien la difficulté de monter un attaque.
Seules les unités avec un bon système de transmissions, un entraînement et un moral correct sont capables d'attaquer.
Dans l'organigramme de la Wehrmacht en 1944, certaines divisions d'infanterie avaient la mention "statique, peut tenir une position défensive ...".
Ca voulait dire que les unités en question auraient été dans l'impossibilité de progresser sous le feu adverse tout en gardant leur cohésion...
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MessageSujet: Carpiquet   Ven 13 Avr - 14:18



CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)

4 juillet – suite
Le Major Anderson estime qu'il y a environ 70 waffen-SS en face d'eux, dans des tranchées et de postes de tirs bien préparés et camouflés. Une heure après le début de l'attaque, les premiers éléments arrivent aux abords des hangars de stockage. Les Waffen-SS de la 3.Kp/26, qui ont survécu, commencent à tirer sur les North Shore. Le SS-Sturmmann Karl-Heinz Wambach fait partie de cette compagnie, il se souvient de cette journée :
Jusqu'au 4 juillet, tous les sous-officiers, à l'exception de deux d'entre- eux, sont tués, blessés ou disparu. A ce moment-là, le SS-Obersturmführer Baumgardt à ,pris le commandement de la 3e Kompanie. A l'exception de quelques attaques de reconnaissance sur nos positions, la Kompanie a été jusqu'à présent épargnée dans l'ensemble. Pendant la nuit, nous reculons nos positions d'une centaine de mètres mais, malgré cela la préparation d'artillerie nous frappe avec un effet dévastateur. En fonction de ce que nous avions prévu, je dois tirer une fusée verte pour obtenir un soutien d'artillerie et une fusée rouge s'il faut tirer directement sur nos lignes. Les premiers tanks arrivent juste derrière le feu roulant, avec leur infanterie d'accompagnement. La kompanie qui vient d'être écrasée, ne peut faire face longtemps à cette débauche de matériel. Le tir de la fusée verte à pour conséquence qu'un tank se met à foncer directement sur mon trou individuel, tourne et m'enterre jusqu'à la poitrine.
Le soutien de l'artillerie n'arrive pas. J'arrive à dégager mes bras. Seuls, quelques tirs isolés partent encore de nos positions. Les tanks ennemis sont partout, trois d'entre eux sont en train de brûler et, depuis le bord de mon trou, j'observe des chars qui partent en direction de l'aérodrome. Depuis un groupe d'arbres, une pièce de 88 tire sur l'adversaire qui hésite. Il doit être 11h00 et je n'ai pas encore pu dégager mes hanches et mes jambes. Soudain, j'entends une voix derrière moi : SS Bastard, hand up ! Deux canadiens m'extraient et m 'attache les mains. Puis finalement, ils me frappent au visage avec une grande violence. Je peux à peine bouger les jambes car je suis blessé dans le dos mais, sans égards pour cette blessure, on me pousse dans le dos avec des coups de crosse. On m'attache alors à une clôture qui se trouve à proximité  des impacts des obus de 88. Je reste environ trois heures jusqu'à ce qu'on m'emmène vers l'arrière. Le nombre de cadavres canadiens sur le terrain, nous montre que l'ennemi a eu lui aussi des pertes élevées. Au loin, un combat acharné se poursuit. Pour moi, commence le triste et incertain chemin de la captivité.
35 jeunes SS sont capturés par les hommes du Nouveau-Brunswick, 35 autres gisent morts dans leurs positions......A suivre

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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Mar 17 Avr - 15:22



CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)


4 juillet – suite

Les premiers hangars sont nettoyés. Les hommes du New-Brunswick doivent attendre une vingtaine de minutes, le temps que le barrage se déplace sur le village. Quelques obus éclatent dans les arbres et des pertes sont encore à déclarer.
A 07h10, c'est l'attaque du village. Il n'y a presque pas de résistance, les allemands sont partis, du moins dans la partie nord du village.
A 08h12 le Noth Shore atteint l'est du village. Vingt SS sont capturés, le nombre de morts est inconnu. Les 2500 mètres, parcourus depuis la ligne de départ sont jonchés de ruines, de véhicules détruits, de trous d'obus mais aussi de corpsde ceux qui sont tombés. On peut apercevoir de nombreux fusils fichés dans le sol par la baïonnette. En effet, les blés sont hauts cette saison. Cela permet aux brancardiers de retrouver les blessés plus facilement, et cela évite aussi aux blindés de rouler dessus. Ce qui reste du régiment consolide ses positions dans le nord du village. La compagnie D est réduite à la moitié de son effectif, occupe les abords de la voie de chemin de fer, son QG se situe ans une petite ruelle qui se nomme « chemin de la calamité ». La compagnie B n'est guère plus nombreuse, elle s'est retranchée à l'est de la D. La compagnie C avec seulement cinquante hommes tient la route de Carpiquet/Caen. La compagnie A est en réserve près du carrefour où se trouve la ferme Morin (actuellement la Mairie).
A 08h35 le Lt-Col Buell demande l'appui de ses canons antichars de 6 livres.
Ceux-ci ne sont pas encore disponibles, ils sont en route. Cependant, 4 tanks destroyers M-10 sont en appui des compagnies B et C, la compagnie D est renforcée d'un peloton armés de mitrailleuses Vickers. Les six mortiers régimentaires de 3 pouces sont installés près du cimetière et de l'église. Sous le constant bombardement et sous les menaces d'une contre attaque ennemie, le Lt-Col Buell est partout, il rend plusieurs visites aux différentes compagnies.
La journée est rythmée par le bruit des Nebelwerfer. Des pans entier des murs des maisons tombent sur les soldats. C'est le cas du radio Percy Scott, son abri prend un coup direct et ensevelit tout le monde. Il doit sa vie à une couverture qui lui a protégé le visage. Un de ses amis vient le dégager. Scott à l'air plus mort que vivant. Dans l'après-midi, deux observateurs d 'artillerie sont blessés.
Le Captain Oland vient d'apprendre la mauvaise nouvelle, il part donc pour les remplacer. A chaque fois que Oland donne des ordres de tirs, les allemands reculent leurs chars derrière la crête et trouvent un nouvel emplacement de tir.
Les allemands tirent toute la journée. Ils ne veulent pas relâcher la pression. Le mot d'ordre est de harasser les Canadiens, avant la contre-attaque qui se prépare......A suivre

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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Jeu 19 Avr - 13:01

CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)

L'attaque du Régiment de la Chaudière


L'objectif du régiment est la partie sud du village et les hangars nord.
Les deux compagnies de tête du régiment, la D à gauche et la B à droite, se lancent. Elles sont suivies respectivement des compagnies C et A. Elles traversent la ligne de départ au sud de Villeneuve à Rots et suivent le barrage roulant. Celui-ci avance de 100 m toutes les trois minutes. Les allemands calent leur tir de contre barrage, 100 m en arrière de celui des canadiens. Les soldats canadiens croient que leur propre tir est trop court et que les camarades se font tuer par leurs artilleurs. Ils marquent un arrêt tandis que le barrage continue.
Les commandants de la compagnie B donnent l'ordre à leurs homme de charger le plus vite possible en direction des positions ennemies. Les compagnies B et D se dirigent vers les hangars, tandis que les compagnies A et C continuent en direction du village. Le régiment subit de lourdes pertes, le médecin régimentaire est blessé. Les premiers atteignent les hangars nord à environ 06h30. Il leur est impossible de réduire au silence les Waffen-SS se trouvant dans le bunker au bord de la route. Ils décident de passer outre et de continuer.
L'un des trois commandants de peloton de la compagnie D est tué. Ils trouvent dans un abri deux soldats allemands morts, habillés avec des effets britanniques.
Les combats font rage dans les rues et les maisons du village. Le Major Sévigny admet : De notre côté et du côté allemands, on ne fit pas beaucoup de prisonniers ce jour-là. Deux chars de l'escadron A brûlent le long de la route.
Les Chaudières engagent le combat avec les allemands dans les hangars. Les bombardements allemands sont si oppressants que les Chaudières consolident leurs positions. La compagnie A creuse du côté est de la route de Bretteville/Odon. La B est à proximité des bâtiments administratifs. Ils constituent l'objectif initial du Queen's Own Rifles. Mais à cause de l'échec du RWR, l'attaque est abandonnée. La compagnie C est postée au carrefour de la ferme Morin, avec quelques canons antichars de 6 livres, tandis que la D est en position entre les hangars nord et la route principale de Carpiquet. A l'arrière du château sont stationnées les chenillettes et les jeeps. Le poste de secours est situé, lui aussi dans le parc. Des blessés attendent d'être évacués mais, pour cela
il faut attendre le couvert de la nuit.....A suivre

Attaque du Queen's Own Rifles of Canada
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matasso
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 22 Avr - 0:32

Insigne de la Division avec les chevaux croisés du Hanovre

Une des unités allemandes les plus intéressantes de la Bataille de Caen est la 272. Infanterie Division. C'est une unité formée le 17 Novembre 1943 à partir des unités restantes de la 216e Infanterie Division. C'est une unité formée au Hanovre (Niedersaschische) et qui gardera cet aspect régional jusqu'à la fin de la guerre. C'est une unité très solide qui garde un bon tiers de vétérans du Front de l'Est; De la 216. ID il reste 3 bataillons d'infanterie, 3 bataillons d'Artillerie, le bataillon de pionniers, de transmissions et en général le soutien. La plupart des renforts donnés à la Division proviennent aussi du Hanovre et la division n'a pas de volksdeutsche dans ses effectifs.

Selon ce que je peux tirer comme info de l'état de l'equipement de la 272. ID au moment de son arrivée en Normandie elle n'est pas mal du tout équipée. Chacun de ses 7 bataillons de manoeuvre (6 de grenadiers, 1 fusilier) disposait de 12 MG legères par compagnie, c'est à dire 4 par section ce qui va de pair avec la doctrine allemande en 1944 mais avait aussi 12 MG sur affût lourd, 6 mortiers de 8 cm et surtout 4 mortiers de 12 cm. Selon beaucoup de commentateurs, cette dotation en mortiers lourds n'etait pas habituelle et encore moins universelle.
Chaque régiment de grenadiers avait une compagnie de canons d'infanterie bien fournie avec 6 IG 34 de 7.5 cm et 3 sIG 33 de 15 cm.
La seule chose qui manquait à la 272. etait de l'artillerie anti-chars, car ayant seulement 22 PAK 40 cela fait un peloton normal de 3 pièces par régiment et le Panzerjager Abteilung n'avait de fait q'une seule compagnie de 12 pièces!! Cela rejoint d'ailleurs des récits de Goodwood, car la 11e DB anglaise s'est débattue avec des unités d'Infanterie armées de Panzerfaust et Panzerschreck à Bras , c'est à dire à l'extreme limite est du front tenu par la 272. ID.
Le régiment d'artillerie avait tout de même 33 obusiers de 12.5 cm et 9 de 15 cm, c'est à dire 42 pièces de campagne. Ce qui étonne c'est que toute l'artillerie devait être motorisée car la Division affiche 71 tracteurs, suffisants pour l'artillerie et les canons de PAK.
Même le Bataillon de Pioniers (qui était une unité de combat plus que d'appui selon la doctrine allemnade affiche 12 MG légères par compagnie plus 6 MG sur affût lourd et 6 mortiers de 8 cm pour ses 3 compagnies. Le Feld Ersatz Bataillon devrait avoir quant à lui les mêmes 12 MG legères, 6 MG lourdes, 6 mortiers de 8 cm, 1 canon lIG 34 de 7.5 cm et même 4 mortiers de 12 cm.

En effectifs la division est aussi bien équipée avec au 19 Juin 1944 11 211 soldats allemands et 1514 hiwis

La Division est en garnison dans le sud de la France au 6 Juin 1944 et monte au front de Normandie à la fin Juin et après des longues péripéties arrive sur le front de Caen entre Bras, Hubert-Folie, Le Fleury juste au début de Goodwood.

La 272. ID est commandée par le General Leutnant Friedrich August von Schack du 15 Décembre 1943 au 3 Septembre 1944. Il gagnera la Ritterkreuz ainsi que l'Oberst Ewald Burian pour leur rôle lors de Goodwood. La 272e ID se battra contre la 2nd Canadian Division et la 11th Armoured Division.

GL Schack

Oberst Burian



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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 22 Avr - 10:32

Citation :
C'est une unité formée le 17 Novembre 1943 à partir des unités restantes de la 216e Infanterie Division. C'est une unité formée au Hanovre (Niedersaschische) et qui gardera cet aspect régional jusqu'à la fin de la guerre. C'est une unité très solide qui garde un bon tiers de vétérans du Front de l'Est; De la 216. ID il reste 3 bataillons d'infanterie, 3 bataillons d'Artillerie, le bataillon
A propos de la 216ème division d'infanterie, un H.S. de la revue "batailles" écrit par Didier Lodieu est sorti en 2008 sur cette unité, pour la période de janvier 1942 devant Moscou ...
Matasso a également des infos sur la 272ème division d'infanterie ...
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Erich Marcks
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MessageSujet: La bataille de Caen/Carpiquet   Dim 22 Avr - 14:04

CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)

Attaque du Queen's Own Rifles of Canada

Le QOR, placé en réserve de la 8th Brigade, doit attaquer après le North Shore et le régiment de la Chaudière. Une fois ceux-ci installé dans le village, le QOR doit se frayer un passage au travers de ces deux bataillons pour prendre l'extrémité du village et les bâtiments administratifs.
Dans la journée du 3 juillet, le régiment est parti de Cairon et s'est dirigé vers Marcelet. Les hommes s'installent dans le village de Marcelet, le réveil est fixé à 03h30, ce 4 juillet. Tout le monde doit se préparer pour l'attaque, le petit déjeuner est frugal. L'attaque est lancée par les trois régiments. Le QOR attend que les Winnipegs atteignent et sécurisent les hangars sud. Aux vues des difficultés rencontrées par les « Petits diables noirs », l'attaque du Queen's Own est tout de même lancée. Ils s'avancent sur la route Marcelet-Carpiquet. Bill Ross fait partie de cette attaque : « Les obus tombent directement sur nos lignes de départ, ça nous met les nerfs à rude épreuve. Nous nous préparons à partir, en file indienne, pour l'attaque. Le caporal Dave Fletcher, notre chef de section me donne l'ordre de changer de place avec John Miller le ravitailleur de Bren. Jon, prend donc ma place à l'avant et je pars à l'arrière de la file rejoindre mon tireur Bren, le rifleman Sarachuck. L'attaque est lancée. Nous passons à travers des sections du Régiment de la Chaudière. Plusieurs obus de 88 arrivent à proximité. Tout explose autour de nous, les déflagrations sont terribles. Mon visage et mon talon me brûlent et ma jambe gauche me lance ? J'ai l'impression d'avoir pris une énorme claque en pleine tête. Je rampe vers le talus au bord de la route. Le caporal Fletcher revient de l'avant pour constater les dégâts. Fort heureusement pour moi, mes blessures ne sont pas trop sérieuses. J'arrive à gagner le poste de secours des Chaudières. L'équipe médicale panse mes blessures et je suis évacué par jeep vers l'arrière.Nous avançons sous les tirs, les hommes commencent à tomber. Par chance, personne ne meurt. Au bout d'un moment, l'ordre de tenir la position nous est donné. L'attaque est pour l'instant arrêtée à cause du retard qu'on pris les Winnipegs. Le QOR à déjà pris du terrain et des bâtiments. Les choses se calment durant quelques temps. Ensuite, l'ennemi pense nous réveiller avec les Nebelwerfers, ils y arrive.
Nous avons de hommes qui ne sont toujours pas enterrés. Les Winnipegs sont une nouvelle fois repoussés, ce qui pousse le QOR à abandonner ses objectifs du jour. Les homme s'enterrent près des hangars nord et de la piste. Les allemands, situés en hauteur, au niveau des bâtiments administratifs, pillonnent
les Canadiens en contrebas. En effet, il n'y a pas de couvert, la grande étenue qui sépare les deux camps est totalement plate. Les allemands tirent avec tout ce qui est possible d'utiliser : Nebelwerfer, MG, 88, mortiers et quelques chars...A suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Jeu 26 Avr - 13:12

CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)

Les carrières
Attaque du Queen's Own Rifles of Canada
Durant le bombardement, un message arrive au poste de secours régimentaire. Une section est isolée par des tirs de mortiers et d'armes légères, près de lignes allemandes. Deux hommes sont très grièvement blessés, ils ont désespérément besoin d'aide. Sans aucune hésitation, le sergent Wilson se porte volontaire pour aller les chercher. Il prend le matériel médical nécessaire, un brancard et part avec un brancardier. Sous un rideau de feu d'armes automatiques allemandes, passant à travers les cratères et les champs brûlés, il réussissent à atteindre la section. C'est à ce moment que le sergent Wilson fait preuve d'un sang froid remarquable. Il s'aperçoit que les deux blessés graves ont immédiatement besoin d'une opération chirurgicale. Il place le premier sur le brancard et font le chemin inverse jusqu'au poste de secours. Ils retournent chercher le second blessé, toujours dans les mêmes circonstances. La Luftwaffe fait une apparition dans le ciel de Carpiquet. Un Me 109 arrive de l'est en rase motte. Généralement, c'est une perte de temps pour un homme au sol, mais l'avion est très bas et arrive droit sur nous. Dunbar me dit que je suis meilleur tireur que lui. Il met le Bren sur son dos. Le Messerschmidt arrive juste au dessus de nous. De la fumée noire s'échappe de son moteur, il disparaît derrière une crête plus à l'ouest. L'a-t-on touché ? Je ne sais pas. Il n'est jamais revenu, en tout cas.
Carpiquet est un objectif majeur du jour-J. La tâche incombe à la 9th »Scottisch »Brigade. Celle-ci subit une contre attaque lancée par le SS-Pz.Gren.-Rgt 25. Durant un mois, le habitants de Carpiquet vont vivre, dans la plus grande promiscuité, dans les carrières à l'est du village, entre l'ancien et le nouveau Carpiquet. Environ cinq cents personnes s'entassent dans les carrières.
La cuisine est faite en commun, la viande vient des animaux tués par les bombes et les obus. Tous les jours, les allemands viennent réquisitionner trois ou quatre jeunes filles, pour éplucher leurs légumes et ramasser les pommes de terre. Nos relations restent cordiales. Les soldats allemands nous demandent d'évacuer les lieux, certaines personnes se dirigent vers une autre carrière, d'autres partent en exode dans l'Orne, où ils sont bien accueillis.

Les carrières de St Julien
5 Juillet – Contre-attaque SS dans le secteur du North Shore
Aux premières lueurs de la nuit, le 2, et 3.Kp/1 de la Leibstandarte, sous le commandement du Hauptsturmführer Paul Maurer attaquent au nord-est du village. UN barrage d'artillerie est préparé par les allemands, le village est en flammes, en grande partie à cause des roquettes de 50kg des Nebelwerfer remplies d'essence. Les SS pensent que les Canadiens n'ont pas pu résister à ce barrage et qu'ils seront partis où incapable de résister.....
La progression se déroule bien, du moins jusqu'à la voie de chemin de fer..A Suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 29 Avr - 13:37

CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)

5 Juillet – Contre-attaque SS dans le secteur du North ShoreLà, l'artillerie anglo-canadienne les repère et c'est un déluge de feu qui attend les hommes de la garde prétorienne de Hitler. Le lieutenant McCann fait partie de la compagnie D, il est présent lors de la contre attaque : « Le feu croisé des Vickers de Camerons et des compagnies de tête des North Shore stoppent les attaques successives des Waffen-SS. Ils sont près du passage à niveau de la voie de chemin de fer, nous sommes tout proches. Les canons de nos Brens surchauffent, ils deviennent rouge vifs avant la fin de l'engagement ».
Peu de temps après, les allemands battent en retraite. Ils ne peuvent rien faire face à la résistance du North Shore. Ces combats ont coûté cher du côté allemand, le bilan des pertes pour cette seule journée du 5 juillet s'élève à 19 tués, 76 blessés et 21 disparus (total 116 hommes).
5 Juillet- secteur de RWR MarceletDurant la matinée, le bataillon se réorganise et observe l'ennemi, 200 riflemen arrivent en renfort. Le journal de marche régimentaire note que certains d'entres eux, meurent avant de n'avoir pu creuser. D'un coup, les obus allemands se mettent à tomber tout proche de nous. Nous rejoignons le QG du bataillon, proche de la compagnie C. Durent la journée, les allemands continuent de tirer avec leurs mortiers et leurs 88, de plus des avions de la Luftwaffe viennent mitrailler la zone de stationnement du bataillon.
A l'instar des North Shore, les « Chaud's » essuient la contre attaque des Waffen-SS. Les 2 pelotons avancés de la compagnie C sont capturés par les allemands.
6 Juillet, départ du RWR
Le 6 juillet, le Royal Winnipeg Rifles retourne au sein de la brigade. Au soir, le bilan est mitigé, le village et les hangars nord sont aux mains des Canadiens tandis que les hangars sud et les bâtiments administratifs restent sous contrôle allemand. Même si les positions canadiennes sont vulnérables, les diverses contre attaques, menées par les Waffen-SS de la « LAH » et de la « HJ », se sont soldées par un échec. Les Canadiens ne semblent pas enclins à céder le terrain qu'ils ont si chèrement conquis. Cependant, ils restent donc très exposés.
Le glacis, entre les hangars nord et sud, est constamment soumis aux tirs d'artillerie. Au nord, l'artillerie du 25./SS-Pz.Gren.Rgt. Tire à partir de St Germain la Blanche Herbe. Les Canadiens sont retranchés dans Carpiquet et les allemands restent positionnés sur les hauteurs entourant le village. La route de Caumont est le seul lien entre les positions avancées de Carpiquet et l'arrière, tous les renforts et le ravitaillement (rations, munitions) passent par cette artère vitale. Les Nord-américains ont subi de lourdes pertes. Le RWR perd 125 hommes (54 morts et 71 blessés). Le NSR compte déjà 170 pertes (dont 43 morts). Le régiment de la Chaudière déclare 23 morts et de très nombreux blessés. Le régiment de chars d'appui, le Fort Garry Horse, perd 13 chars (certains seront réparés) et 16 tankistes ont été tués. Le chiffre des pertes allemandes est inconnu. Le I/26 n'est plus que l'ombre de lui même, la 3 Kp./26 est totalement décimée......A suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 6 Mai - 14:08

CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)
Charnwood


Montgomery avait appris à être économe du sang de ses hommes, il avait attiré le gros des forces blindées allemandes dans le secteur de Caen pour donner la possibilité de percer le front allemand plus à l'ouest. Jusqu'à présent, en vétéran de la Première Guerre mondiale, il a ménagé ses soldats en utilisant à fond une artillerie puissante et une aviation tactique dévastatrices. Il a mené ses attaques en engageant des effectifs réduits, des bataillons plutôt que des divisions entières. Mais il a compris qu'il ne pourrait prendre Caen, base indispensable, qu'en concentrant d'importants moyens. Il utilisera une attaque frontale pour briser les défenses allemandes situées devant la grande ville normande. Cette nouvelle opérationà pour nom code « Charnwood ». Elle a été préparée comme nous l'avons vu, le 4 juillet, par l'opération « Windsor » qui a abouti à la prise de Carpiquet, constituant ainsi un profond saillant dans le front allemand au sud d'Authie.
Charnwood va déployer d'immenses moyens : trois divisions – la
3e canadienne , la 3e britannique et la 59e britannique soutenues par de nombreuses unités d'appui, dont une artillerie considérable, représentant un total de 115000 hommes, face à environ 10000 allemands dans ce secteur, soit une supériorité écrasante pour les Alliés, d'au moins onze contre un ! Cette offensive sera précédée d'un important bombardement aérien sur la lisière nord de Caen. Dans la zone d'assaut attribuée à la division canadienne BURON constitue l'obstacle principal, la clef de voûte du système défensif allemand.
Ce village retranché derrière deux sections de fossé antichar précédées de champs de mines, est composé d'une quarantaine de bâtiments entourés de hauts murs et de vergers bordés de haies. Le 5 juillet, la capture d'un grenadier de la 10/25. a permis au service de renseignements du Highland Light Infantry d'obtenir de nombreuses informations. Ce grenadier, Richard Zimmat, a parlé librement et donné de nombreux détails. L'assaut sur Buron a été confié au HLI commandé par le Lieutenant-colonel Griffiths. A l'ouest du dispositif allemand,
le SDG du lieutenant-colonel Christiansen attaquera au même moment le hameau de Gruchy. Cet objectif atteint, il continuera sur un axe nord-sud à l'arrière du front allemand sur le château de Saint-Louet. Une fois Buron conquis, le village sera tenu par le HLI. A ce moment, le NNSH montera en ligne, depuis Buron, pour prendre Authie et suivra de nouveau son itinéraire du 7 juin. Les trois bataillons de la 9e Brigade auront alors été engagées. C'est à cette phase que la 7e Brigade interviendra à son tour. Depuis Authie, le Regina attaquera l'Abbaye d'Ardenne. Sur sa gauche, le Canadian Scottish aura Cussy pour objectif, Saint-Contest ayant été pris entretemps par les britanniques.
La route de Caen sera alors ouverte.....A Suivre.
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 13 Mai - 13:57

CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)
Charnwood


Le 7 juillet au soir, tout est prêt, les trois divisions qui vont mener l'assaut disposeront d'un appui de 350 chars répartis dans deux brigades blindées. Pour réduire les champs de mines et réduire les nids de résistance, les chars spéciaux de la 79e Division britannique (fléaux, chars lance-flammes, AVRE) seront de la partie. Les dotations en munitions sont considérables : à la fin de la première journée, chaque pièce d'artillerie aura tiré 13 tonnes de projectiles. Par ailleurs, l'artillerie navale va broyer les positions allemandes avec les canons de 406mm du HMS Rodney et les 374mm du HMS Roberts. A 2100h, de Typhoon attaquant à la roquettes des objectifs autour de Buron et, à 2210h 500 avions bombardent un large secteur au nord de Caen. Le ciel est en feu, le spectacle est terrifiant et le résultat dévastateur. Mais les défenses allemandes se trouvent en grande partie ç l'avant du tapis de bombes qui achèvera le nord de la ville de Caen. L'effet du bombardement sera surtout psychologique. Au QG de la 9e brigade canadienne, on note : « au sol, les gars sont vraiment impressionnés par ce qui se passe là-haut ça remonte le moral à cinq cent pour cent ».
8 Juillet - Gruchy
A 04h20, le 7e Régiment canadien de reconnaissance (7th Recce) démarre de Rots avec 50 engins de reconnaissance Humber, en direction de Carpiquet pour simuler un débordement par le sud du front allemand.
07h30 : 236 canons sont dirigés sur Gruchy, Cussy, Authie et Buron. Ils vont frapper le front allemand pendant 61 minutes. Deux bataillons de la 9e Brigade
partent maintenant à l'assaut : sur le HLI sur Buron, le SDG sur Cussy.
Le Stormont Dundas and Glengarry Highlanders du colonel Christiansen est appuyé par les pièces d'artillerie du 191st Field Regiment RCA, le « B » Squadrons du Sherbrooke Fusiliers et la « C » Company des Camerons. L'attaque est lancée avec deux compagnies de front : la « B » Company du Major Gemmell sur la droite et la « A » Company du Major Fisher sur la gauche. Les tirs d'artillerie sont si denses que le soleil en est raccourci. L'attaque démarre à 1000 yards (900 mètres) de Gruchy et ne se met en marche qu'à 07h49. En effet, dès qu'ils se sont profilés sur la crête, les Giens ont subi des tirs de mortiers venant de Gruchy et de Franqueville. En face, les artilleurs
de la 14./25 (Flak légère) les attendent au milieu des ruines de Gruchy. Les Giens y prennent pied à 08h20 et ils s'y implantent en quinze minutes mais au prix de pertes sévères, tous les officiers (à l'exception du Major Gemmell) seront tués ou blessés. Le Major combat d'une tranchée à l'autre, au milieu de ses hommes. A la compagnie « A », le Major Fisher et son adjudant de compagnie, le CSM Dickson, sont tués dans la même tranchée. L'artillerie allemande frappe aussi le PC du bataillon : le Major Hamilton, commandant en second, est blessé et évacué. Pour réduire la pression, le lieutenant-colonel Christiansen demande des tirs de contre-batteries.....A suivre

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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 3 Juin - 12:48

Charnwood

A 0900h, voyant que les Giens ont dépassé Gruchy mais qu'ils tombent maintenant sous les tirs croisés des MG ouvrant le feu des positions enterrées, le lieutenant Don Ayer qui commande la section des Bren Carriers du « B » Squadron du 7e régiment de reconnaissance, décide d'intervenir : Voyant cela, j'ordonne à mes seize carriers de charger en plein sur la compagnie enterrée de grenadiers, dans le plus pur style d'une charge de cavalerie. Nos Bren-guns consomment nos chargeurs sur chargeurs et nous faison une vrai débauche de grenades Mils, obligeant les Waffen-SS à sortir de leurs trous pour se rendre, nous leur avons donné une raclée ! Il y a dans les rangs allemands, 33 tués et 27 prisonniers blessés. Tout à l'heure, le SDG pourra continuer son attaque vers le sud, vers les ruines du château de Saint-Louet.
Le HLI sur BuronLe Highland Light Infantry of Canada est commandé par le lieutenant-colonel Griffiths qui est assisté par le Major Georges Edwards. Ce bataillon est recruté dans le Waterlo County (Ontario). La veille le bataillon à quitté les Buissons pour venir passer la nuit à Vey. L'assaut est proche. Les tanks mettent vingt minutes à faire chauffer les moteurs si bien que les allemands sont avertis. Six régiments d'artillerie nous soutiennent et nous avons le choix entre un barrage mobile ou un barrage de concentration sur Buron pour donner à la troupe une chance d'y arriver. Les hommes sont debout depuis 05h00, du matin. Il est maintenant 07h30 les deux compagnies d'assaut sont en marche. Buron explose deant sous les coups du 6th Field Regiment RCA. Les hommes subissent des tirs d'enfilade depuis Galmanche, sur leur gauche mais l'opposition reste faible jusqu'au deux tiers du chemin, jusqu'au fossé antichar. C'est là que les grenadiers du 10/25 les attendent : « les compagnies B et D ont des problèmes en arrivant au fossé antichar. Il y là, de nombreux jeunes gars fanatiques dans le fossé » »On leur a dit que les Canadiens ne faisaient pas de prisonniers ainsi ils ne baissent pas pavillon. Ils sont courageux. L'un des nazis a le bras arraché par sa propre grenade. Il va prendre une autre grenade et la lancer avec le bras restant. Nous allons perdre environ la moitié de deux compagnies d'assaut dans les deux premières heures (LtCampbell) Nous entendons pleurer, c'est un garçon allemand de quatorze ans. « Mien oncle en amérique.... » il continue de pleurer, il pense que c'est son « passeport », le le prends avec moi et le lieutenant Sparks continue au-delà du fossé. Le Major Radley-Walters à pris le commandement du « A » squadron voici son témoignage : « Mon squadron est fort de 15 chars Sherman, dont 3 Firefly armés du canon de 17 livres. Je dispose aussi de 5 chars Churchill Fléaux pour nettoyer les champs de mines. Notre mission est d'appuyer le HLI dans la conquête de Buron puis de contourner la localité par l'est et tenir la crête au sud du village. L'attaque est lancée depuis la route située entre Vieux-Cairon et les Buissons. Nous avons devant nous les fossés antichars précédés de champs de mines, de barbelés, d'infanterie retranchée, de position de mitrailleuses et de positins antichars tirant depuis Buron.....A suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 3 Juin - 15:20

Le S.S. sur la dernière photo a été semble t-il réticent à se laisser faire prisonnier.
Il a fallu lui remettre les idées en place ... Shocked
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 3 Juin - 20:28

son bras semble court, est-ce celui à la grenade ?
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Lun 4 Juin - 10:41

C'est peut-être le mouvement du bras qui donne cette impression.
L'habitude de marcher au pas, même prisonnier et avec la tronche explosée ...
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 10 Juin - 13:15


J'envoie deux « Troops » en avant soit quatre tanks sur la droite et quatre tanks sur la gauche. Mon PC est au centre vers l'arrière et je dispose de ma troisième section de quatre tanks en arrière de mon char de commandement. Les chars Fléaux restent sur la ligne de départ, disponibles en cas de besoin. Mon squadron va suivre l'avance de l'infanterie quand la troop 1 saute sur des mines à l'est de la route de Vieux-Cairon. Je perds trois tanks dont un Firefly ; ils sont systématiquement détruits par des pièces Pak tirant depuis les positions de Gruchy et Authie. Le char restant est extrait du champ de mines par des « Flails » et rejoint mon PC, j'y ai donc maintenant quatre tanks. J'engage la réserve pour remplacer la troop de droite qui a été anéantie. La troop de gauche avance jusqu'au fossé antichar où se trouve l'infanterie allemande enterrée. Deux tanks sont alors détruits au « Panzerfaust » et un troisième tank perd son équipage à cause de l'explosion d'un obus de mortier, il est mis hors d'action. Une position de Pak située au sud-est de Buron détruit le char restant, un Firefly. J'avance alors mon PC sur ce flanc et je soutiens l'infanterie du HLI dans son combat pour le fossé antichar et à travers les compagnies ennemies enterrées. Le combat de l'infanterie et des tanks dans le secteur du fossé antichar est extrêmement féroce et les pertes sont très lourdes dans les deux camps jusqu'à ce que les positions adverses soient nettoyées vers 11h00. Pour protéger le flanc droit des tirs des panzers, je fais déployer un écran de fumée artificiel. Pendant deux heures la progression sera lente et les tirs ennemis sont constants depuis Buron et Saint-Contest. Les sapeurs vont ouvrir un chemin pour permettre aux chars restants de progresser à travers les champs. Les tanks alors tirent sur tout ce qui bouge. Les communications sont interrompues avec l'infanterie et le responsable de celle-ci doit courir vers mon char pour réclamer notre appui sur la partie ouest de Buron. Je n'ai plus alors que cinq chars et les Flails. J'organise alors une attaque avec l'infanterie à travers le verger situé dans la partie ouest de Buron et nous submergeons une compagnie ennemie, tuant un nombre important de grenadiers. L'infanterie du HLI a subi de très lourdes pertes. Suivons maintenant le soldat Michael Borodaiko qui avance avec la 12e section de la compagnie « B ». Après l'assaut du fossé antichar, à l'est de Buron, il voit tomber un à un tous ses camarades ; son capitaine a été tué. Il observe des tirs d'armes légères et il se rue, armé de son Bren Gun. Il est assisté par son camarade Conway qui est son pourvoyeur et qui le couvre avec sa Sten. Vers 10h00, au carrefour de Buron, ils évitent un chapelet de grenades reliées par un fil de fer, tout en arrosant les fenêtres des maisons, Conway fait du bruit avec ses grenades offensives qui expulsent trois jeunes Waffen-SS aux visages noircis, mains en l'air, d'un bâtiment Borodaiko les met en joue alors que son équipier continue de semer ses grenades en sautant d'une fenêtre à l'autre. Il aperçoit trop tard le plus jeune des trois SS s'emparer d'une grenade....A suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   

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Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012
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