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 Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012

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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 21 Oct - 13:43

Rien qu'à regarder la tete du soldat allemands de la dernière photo , on voit tout de suite qu'il en avait marre .
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 21 Oct - 15:43

Met toi à sa place ! et son âge, vise son âge !!
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vania
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 21 Oct - 16:53

Le gamin a 16 / 18 ans, age moyen des soldats de base de la divisions S.S. Hitlerjugend.
Leur poids tournait autour de 60 kilos tout mouillés, que ce soit à la sortie de formation ou au front, quoiqu'ils aient eu moins à souffrir des conditions climatiques et d'approvisionnement autour de Caen que leurs potes engagés sur le front de l'est ...
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 28 Oct - 14:57


Deux chars nous prennent aussi à partie. Pour toute ses opérations, la B company paie le prix fort : 61 hommes sont tués ou blessés incluant le Major Syme qui est hors d'état de combattre et le lieutenant Brundige qui est blessé. Le lieutenant Mc Ninch est blessé mais il continue à combattre. Les C et D company passent à travers nos positions. Nous leur apportons un tir de couverture lors de l'attaque.
Le sergeant R.Wilson de la C company fait partie des rescapés, il nous rapporte ici l'attaque : « Vers 17h25, nous quittons la zone de rassemblement pour rejoindre la « Start Line ». Tandis que nous progressons, un barrage d'obus de mortiers s'abat sur nous. La compagnie essuie ses premières pertes près d'Authie. Nous arrivons dans le village vers 18h15. Le Major tubb nous donne l'ordre der nous arrêter. Nous attendons que la B company progresse et nous ouvre le passage vers la « Start Line ». Après trente minutes dans le village, nous avançons vers l'axe d'attaque et le premier objectif qui est aux mains de la B company. Alors nous passons dans les rangs décimés de la compagnie du Major Syme, nous sommes cueillis par un énorme barrage allemand (Nebelwerfer du Werfer-Regiment 83). La D company est elle aussi touchée. Deux tanks ouvrent le feu sur nous. De plus, deux MG nous tirent dessus à partir de l'Abbaye, la première est postée à l'angle du mur d'enceinte dans une casemate tandis que la seconde tire de l'un des toits. Les 13th et 14th platoons progressent sur le flanc droit tandis que le 15th apporte un tir d'appui et avance doucement. Les pelotons affichent des pertes effroyables » Stu Tubb, le commandant de compagnie expose la situation « Tandis que nous progressons à travers Authie, je demande à George Cooper, notre officier commandant les mortiers d'envoyer quelques salves d'obus explosifs, il me répond que son stock est épuisé. Cependant il me propose d'envoyer quelques obus fumigènes, pour nous cacher des observateurs situés dans les postes d'observation de l'abbaye. Au début cela nous est d'une grande utilité, mais à cause du vent, la fumée se dissipe. Nous sommes totalement à découvert et il reste encore cinq ou six cents mètres à parcourir. L'ennemi nous tire dessus par les meurtrières qu'il a creusées dans les murs de l'abbaye. Deux chars sont enterrés un peu à droite de notre ligne d'attaque. Pour ajouter à la difficulté, le 13th platoons est empêtré dans un champ de mines. En retournant à mon petit QG de compagnie, je suis touché à la jambe par une rafale de mitrailleuse. Je tombe lourdement. J'ai l'impression que quelqu'un m'a violemment frappé avec le côté tranchant d'une pelle. Voyant cela, mon second, court vers moi avec quelques hommes du QG. Arrivé à trois ou quatre mètres de moi, il est à son tour touché, à la poitrine, par une rafale de mitrailleuse. Il meurt sur le coup. Les autres ne sont pas touchés. Mes trois pelotons sont mal en point. J'appelle mon CSM (Jack Adams). Je dis « Jack », j'ai l'impression que tu vas avoir à prendre le commandement pour le reste de l'attaque.....A suivre
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 4 Nov - 13:34


Avant que je ne puisse me relever, il est soufflé par un obus et reçoit un éclat dans l'épaule. Un autre de mes hommes arrive, il m'informe que deux des commandants de peloton sont morts et que le troisième est blessé. De plus, tous les chefs de sections sont morts ou blessés. De retour au QG du bataillon, je m'excuse d'avoir été blessé. On m'envoie ensuite au poste de secours. Je bois des litres de thé et on me met dans une jeep pour être rapatrié dans un hôpital de campagne. ». Le Major Tubb sera amputé d'une jambe. La compagnie est littéralement décapitée. Il ne reste que 21 hommes. 15 d'entre eux réussissent à ramper jusqu'à Authie et les six autre rejoignent la compagnie B. La compagnie C n'existe plus. Sue les 105 hommes qui s'élancent au matin, 22 meurent, 68 sont blessés. Les cinq officiers de la compagnie sont tués ou blessés ainsi que le CSM.
A 17h15, la compagnie D attend toujours, le sergent Fraser revient en courant avec quatre jeunes SS, ils ont les mains en l'air et l'air d'en avoir assez.

La compagnie D quitte la base de regroupement à 17h30 et elle subit aussi des tirs d'artillerie. Elle arrive cependant à Authie vers 18h00, en ayant comme perte un homme tué, un autre blessé et une jeep. A sont tour, elle avance lentement devant Authie vers la base de départ. Le sort de l'attaque est entre les mains de Gordon Brown et des hommes de sa compagnie. Il est 18h45 lorsque les hommes de la compagnie D traverse les lignes de la compagnie B. L'abbaye est à 450 m devant. A nouveau, les deux panzer et les mitrailleuses clouent les nouveaux assaillants.
Gordon Brown : »je me trouve avec Dick Roberts, le commandant du 17e peloton. Stu Tubb arrive là et me demande de ralentir l'avance car sa compagnie rencontre des difficultés sur la droite. Il repart et des rafales de mitrailleuses frôlent nos visages. Roberts s'exclame : on aurait pu allumer nos cigarettes avec les traceuses ! ». Nous avançons très lentement. Les deux pelotons de tête commencent à tirer. Nous perdons des hommes. Nous devons ramper et courir sur de petites distances pour éviter les pertes. Il me faut garder un assez grand nombre de soldats pour pouvoir prendre d'assaut l'abbaye. Nous perdons le contact avec la compagnie C. Mon agent de liaison et moi même suivons les deux pelotons de tête. J'ordonne à mon second de rester en arrière. Il faut que l'un d'entre nous survive à cette bataille. De plus, Jones vient de rentrer d'un mois de convalescence, après avoir été blessé dans le quartier de Villeneuve à Rots, le 7 juin. Il est bientôt 21h00, l'agent de liaison du peloton de Roberts m'informe que le 16e peloton a atteint les murs de l'abbaye. Roberts me demande d'envoyer le 18e peloton pour l'appuyer, il manque cent mètres à Roberts pour arriver à l'abbaye, s'ils y arrivent, ils pourront lancer l'assaut.

A suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 18 Nov - 13:35

Près de ma position, j'aperçois un peloton du Canadian Scottisch. Il y a environ 25 hommes. Ils ont été touchés par des mitrailleuses et des mortiers. J'essaye de panser certains d'entre eux, je leur donne de l'eau et leur promets d'appeler des secours dès que j'en aurai l'occasion. Je me dois d'être avec les hommes de ma compagnie lors de l'assaut. Je cours comme un fou vers l'abbaye. Des allemands servant une mitrailleuse me prennent pour cible. Je peux les voir mais je ne suis armé que d'un pistolet et je ne peux rien faire avec. Je repars en courant, j'entends les balles siffler à mes oreilles mais aucune ne me touche. Je rampe, j'ai l'impression de perdre la notion de la réalité. Au bout de quelques mètres, je me retrouve parmi les hommes d'Al Law et de Dick Roberts. Ils attendent un homme armé d'un mortier de deux pouces pour déployer un écran de fumée. Il arrive et tire plusieurs obus fumigènes. Les deux pelotons se lèvent et atteignent le mur. Il y a de nombreuses tranchées dans lesquels nous jetons des grenades.
Certains de nos hommes tombent mais la plupart passent. Roberts et moi patrouillons au pied du mur. Nous sommes au niveau d'une embrasure dans un mur, un char allemand commence à tourner sa tourelle vers nous. Je dis à Roberts : »il y a un char », ce à quoi il me répond : »oui, et c'est un char allemand ». Il nous tire dessus. Nous avons juste le temps de nous coucher. Nous retournons sur nos pas. A ma plus grande joie, j'aperçois le lieutenant Mooney et quelques survivants de son peloton. Ils sont arrivés par le flanc gauche et son tombés sur une batterie de 88. Un furieux combat s'est engagé entre les servants et les hommes de Mooney. J'ordonne à tous les survivants de se cacher derrière le mur de l'abbaye car les Allemands vont sûrement lancer un barrage d'artillerie. Il ne reste plus que 70 hommes à la compagnie D. Je passe dans les rangs de la compagnie C, je demande des nouvelles de Stu Tubb, il est blessé mais vivant. Je vais lui parler quelques instants. Je file à l'EM à Authie.
Je demande l'appui de la compagnie A, nous arrivons à l'abbaye sans problème.
Les deux compagnies sont déployées sur toute la superficie de l'abbaye.
Les pertes du Reginas sont considérables, sur les 500 hommes qui ont attaqué, 200 sont tués ou blessés.
L'attaque du Canadian Scottish sur Cussy

Le plan du Canadian est simple et direct, il lui faut avancer tout droit et attaquer le village de Cussy. Le bataillon est rassemblé aux abords de Cairon, au nord-ouest de Gruchy.
La Start Line de l'attaque est matérialisée par la route reliant Authie à Buron. Tout comme les « Johns » du Regina Rifle, les « Can Scots » sont appuyés par l'escadron C du First Hussars et par les canons du 14th RCA.



A suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 25 Nov - 14:12

L'attaque est menée par la compagnie A sur la droite et la compagnie C sur la gauche. Celles-ci sont respectivement suivies par les compagnies B et D.
L'objectif de la compagnie A est le point fortifié à 300m à l'ouest de Cussy. Les compagnies B et C doivent continuer à avancer et prendre le village tandis que la compagnie D reste en réserve. L'appui est apporté par deux sections de Bren carriers et un peloton des Camerons équipé de mitrailleuses lourdes Vickers. Avant l'attaque, au QG, les officiers reçoivent leurs instructions. Sur la carte, les positions ennemies sont marquées à l'encre rouge, les MG, les tranchées, les canons etc...

L'un des officiers remarque qu'il y a tellement de rouge sur la carte qu'il ne sait pas où il pourra faire passer son peloton.
A 10h30, le Lt-Col Cabeldu reçoit l'ordre d'envoyer son bataillon dans la zone de rassemblement. L'attaque est prévue pour 14h00. Entre Gruchy et Buron, les pelotons de têtes des compagnies A et C sont surpris de tomber sur des soldats ennemis dans leurs trous de combat. Certains sont effrayés d'autres ont encore envie de se battre. Les obus allemands ainsi que les snipers SS causent, aux Canadian Scottisch, ses premières pertes des la journée. Les canadiens Ecossais
tuent ou blessent une douzaine de Waffen-SS et font plus de trente prisonniers dont un officier. L'un des plus jeunes détenus demande à un Can Scot bilingue « il y en a d'autres pas loin, vous les voulez ? ». Bien entendu, les Canadiens disent oui. Le jeune allemand siffle. Ses camarades sortent de leurs tranchées.

Deux heures plus tard, le Lt-Col Cabeldu apprend par radio que l'attaque est fixée à 17h30. Le régiment se déploie à nouveau. L'attaque est lancée. Une fois passé à hauteur de Buron et Authie, c'est l'enfer dans les rangs des Can Scot. Les mortiers, les Moanning Minnies, les MG ainsi que les 88 forment un rideau de feu. Le sol tremble. Le lieutenant Lorimer commande un des trois pelotons de la compagnie A : « cent mètres après avoir passé la ligne de départ, un tir de barrage s'abat sur nous. Le bruit des explosions et le sifflement des obus est assourdissant. Aucun de mes hommes n'est touché. Je vois les obus qui tombent très proche du QG de compagnie. Le capitaine Matthews est touché, il se relève presque aussitôt mais il a reçu un éclat d'obus. Des tirs proviennent de Bitot car les anglais n'ont pas encore pris le hameau. C'est donc un feu croisé qui s'abat sur le régiment. » Le Lt-Col Cabeldu et le Major Plows essaient de localiser les 88. Un obus éclate, le Major Plows est blessé et il est entièrement sonné, un soldat est tué. Je contacte le responsable de l'artillerie d'appui mais il ne peut pas voir d'où tirent les 88. Je lui dis que je vais m'arranger avec l'un des tanks à côté, qui est celui du commandant de l'escadron. Je lui demande de tirer sur Bitot. Il donne l'ordre aux autres commandants de chars de se préparer à tirer dans cette direction. Je monte sur le char pour diriger le tir. Les tirs sont précis et le barrage ennemi diminue de manière significative. A suivre.....
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vania
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 25 Nov - 14:32

Citation :
Les canadiens Ecossais
tuent ou blessent une douzaine de Waffen-SS et font plus de trente prisonniers dont un officier. L'un des plus jeunes détenus demande à un Can Scot bilingue « il y en a d'autres pas loin, vous les voulez ? ». Bien entendu, les Canadiens disent oui. Le jeune allemand siffle. Ses camarades sortent de leurs tranchées.
Etonnant ! ... Shocked
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Lun 26 Nov - 2:08


3 hommes pour servir une mitrailleuse Vickers contre 2 pour une Browning US calibre 30,
Y sont balaises les britishs!
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 16 Déc - 14:24


Il est bientôt 18h00. La compagnie A est sur le point d'atteindre son objectif. Le canon de 88 situé dans le point fortifié a été touché par l'un des obus canadiens. Les allemands le détruisent complètement avant de se replier. Le CSM Grimmond est l'âme de l'attaque, il motive sans cesse ses hommes à avancer.
Il ne prête pas attention aux obus qui tombent près de lui. Il est plusieurs fois soufflé par les explosions mais il se relève à chaque fois sans la moindre égratignure. Les Allemands tentent d'installer une nouvelle ligne de défense entre le village et le point fortifié. Cependant deux pelotons de la compagnie A avancent trop vite, celle-ci est abandonnée. Kurt Meyer, le commandant de la Hitlerjugend, après être retourné à l'abbaye d'Ardenne, se dirige vers Cussy :
« Je suis assis dans un Panther et je roule vers Cussy. Ce hameau est défendu par le chef de la 1ere batterie de la SS-Flak Abteilung 12. Ce n'est plus qu'un tas de ruines. Trois Sherman brûlent devant la position de la batterie. Les pertes de la batterie sont élevées. Une pièce a été détruite sous les coups de l'artillerie adverse. Le chef de batterie est engagé comme pointeur à une pièce. Il me promet de tout faire pour tenir la position jusqu'à la tombée de la nuit et permettre ainsi le transport des blessés depuis l'abbaye d'Ardenne. Je reviens peu après à l'abbaye. »
Le Major Lendrum, le commandant de la compagnie B, décide d'utiliser la route venant d'Authie pour faire progresser ses hommes. Le Lieutenant Ross du 11th platoon, doit nettoyer les vergers et les bâtiments du côté gauche de la route. Le lieutenant Park, du 10th platoon, le ôté droit de la route, il doit prendre position entre le village et l'abbaye d'Ardenne. Le 12th platoon, reste en réserve.
Le Lieutenant Park et son peloton sont victimes d'un incident : »Je vois un tank ennemi qui s'approche de la route. Nous sommes effarés. Je vois que le chef de char se tient debout dans la tourelle. Je le vise mais je le rate, il se tourne et m'aperçoit. Le tank s'arrête, nos coeurs aussi. Nous attendons que le tir car son canon est pointé sur nous. Pour une raison inexplicable, il tourne et va se positionner plus loin pour couvrir la route.. »
Le commandant du 7th platoon de la compagnie A, le lieutenant Chambers, se prépare à rentrer dans le village, lui et ses hommes sont à une cinquantaine de mètres du peloton du Lieutenant Park et du char allemand « le soldat Veerers attire mon attention, un char ennemi est caché au bord d'une haie. Seule la tourelle est visible. Je n'arrive pas à croire qu'un char ennemi soit là. Je décide de ne pas en tenir compte. Je pars capturer trois Allemands avec le caporal Dodd, il vient de les voir partir derrière une haie. Quand nous les rattrapons, les Allemands semblent horrifiés. Mais ce n'est pas notre arrivée qui produit cet effet. Ils regardent derrière nous. Le char allemand que j'ai décidé d'ignorer, tourne sa tourelle dans notre direction. Au même moment, nous le voyons exploser, il est vite dévoré par les flammes. Le char allemand est détruit par un char canadien. Les deux Lieutenants et leurs hommes sont sauvés in extremis.

Abbaye d'Ardenne
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 23 Déc - 13:53


Les positions du bataillon sont encore martelées par les obus allemands. Le lieutenant Park doit traverser la route mais il est pris à partie par une mitrailleuse. Le Corporal Evans demande la permission de la réduire au silence avec sa section. Park refuse, il ne veut pas se détourner de son objectif et son peloton est déjà très diminué. Néanmoins, le lance-corporal Parrent propose à l'officier d'y aller seul, le Lieutenant Park accepte : « Parrent court tout droit vers la mitrailleuse. Il porte son bren à la hanche et tire. Les trois Allemands partent en courant. Parrent leur court après. Ils disparaissent de ma vue au niveau du petit chemin. Nous entendons quelques rafales de bren et quelques minutes après Parrent revient avec un air satisfait ».
La compagnie QG s'enterre, dans une situation précaire, à une jonction de haies. Ordre lui est donné de s'installer dans l'ancienne position de Flak. Le commandant en second de la compagnie de QG, le Capitaine Ramsay décrit la situation : »Le soldat Holness est agent de liaison pour le 12th pelotoon , il arrive près de notre position. Avant qu'il n'entende nos ordres, il reçoit une balle en pleine tête. Notre poste de radio ne fonctionne pas, amis aux vues des sons que nous entendons, nous nous doutons que de furieux combats se rµdéroulent dans le village. Le Lieutenant Ross du 11th pelotoon arrive du village, avec son agent de liaison. Il s'allonge au bord de la tranchée pour nous parler. Il nous informe de la présence de 12 chars allemands, de trois positions de mitrailleuses qui se couvrent les unes les autres ainsi que de nombreux tirs venant de la vieille abbaye. Il ajoute qu'il ne lui reste plus qu' l'équivalent d'une section (10 hommes) sous les ordres du sergent Proverbs. C'est à ce moment là qu'il est touché, il est trop gravement blessé pour repartir au combat, il est amené au poste de secours régimentaire. »
Sur la gauche du village, la compagnie C arrive. Elle est appuyée par quatre mortiers de 3 pouces. Les deux autres mortiers du régiment sont installés dans un champ en face de Bitot. Ils tirent sans cesse jusqu'à ce qu'ils ne restent plus que vingt obus. Ce sont ceux qu'ils doivent garder en cas de contre-attaque. En attendant les munitions, les hommes du sergent Kent tirent avec leurs fusils et leurs brens. La compagnie C du Major Crofton attaque de la manière suivante :  le 13th pelotoon du Lieutenant Gallagher est sur la droite, le 15th pelotoon du Lieutenant Corry est sur la gauche tandis que le 14th pelotoon du Lieutenant Harling est en réserve. A mi-chemin de son objectif, la compagnie tombe sous le feu croisé des mitrailleuses en position à Bitot, de p)lus, un char allemand est en appui de cette position. Les tirs causent une vingtaine de pertes. Le Major Crofton décrit l'assaut de sa compagnie : »En arrivant sur notre objectifs, mes hommes, avec les baïonnettes aux canons, poussent un cris à glacer le sang. Ils mettent en fuite au moins 75 Allemands, ceux-ci laissent deux 88, deux obusiers, un canon de Flak et diverses positions défensives.....A suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 30 Déc - 13:18


Les ordres sont donnés. Le 13th pelotoon doit nettoyer les maisons sur la droite. Les maisons sut la gauche sont à la charge du 15th pelotoon. Le 14th pelotoon doit, quant à lui, envoyer une section nettoyer les tranchées. Les deux autres sections sont rattachées à la compagnie QG.
Le Lieutenant Gallagher (13th) décrit l'assaut de son peloton : »Nous venons tout juste de commencer à avancer lorsqu'un char ennemi se positionne en enfilade de notre ligne d'attaque. Heureusement, il ne tire qu'une ou deux fois sur nous. Ensuite, il choisit une autre cible à notre gauche. La présence de ce char et le fait que les Allemands quittent leur position de tir, face à nous, me force à changer mes plans. Nous arrivons dans un verger, nous nettoyons les tranchées et poursuivons un grand nombre d'ennemis qui s'enfuient. Nous poussons à travers la route derrière le verger. D'un coup, sur notre gauche, l'ennemi nous tire dessus. A ce moment là, nous apercevons un nouveau char. »
Ce char est détruit peu de temps après par deux tirs de PIAT des corporals Mitchell et Butlin. Un autre char arrive et subit le même sort. Néanmoins, les pelotons de la compagnie C sont occupés à nettoyer les maisons. Cette tâche est presque impossible à organiser, les bâtiments sont très rapprochés, les ruelles étroites, il n'y a pas d'appui et les « snipers » sont présents en nombre trop important. Il faut ajouter à cela, les tirs croisés venant de l'abbaye, l'arrivée des chars et les obus en tout genre qui ne cessent d'exploser dans le village. La poussière est opaque, il est difficile de voir au-delà de quelques mètres. Le Lieutenant Corry est blessé et le lieutenant Harling est tué, c'était son premier combat car il venait juste d'être affecté à notre régiment en tant qu'officier de remplacement.
Le Lt-Col Fred Cabeldu a peur que son bataillon ne se fasse « couper en morceau », il fait tout son possible, il appelle les chenillettes pour évacuer les blessés, demande aux chars un appui, de se rapprocher du village pour aider l'infanterie, et il contacte l'artillerie pour que l'intensité des tirs augmente sur Bitot. Il envoie ses canons antichars directement dans le village, interpelle le Brigadier quant au manque de munitions et à l'état de ses pertes. Il lui demande aussi expressément que le bataillon de réserve, le Royal Winnipeg Rifles, soit envoyé sur Cussy pour aider ses hommes. Le Major Lendrum est nommé provisoirement, commandant en second. Il doit aider le QG régimentaire à se réorganiser après les effroyables pertes subies.
La compagnie D, qui est en réserve, est elle aussi soumise à un fort tir de barrage. Les obus tombent directement dans les rangs. Le commandant en second, le Captain McNeill est littéralement soufflé dans les airs, par un obus de 88 qui tombe entre lui et son ordonnance, tuant ce dernier. L'un des agents de liaison du Major Henderson est décapité par un autre obus, deux transmetteurs sont aussi soufflés. La bonne nouvelle vient du secteur du Regina, il se rapproche de l'abbaye, et les tirs deviennent moins dense sur Cussy.....A suivre
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 6 Jan - 13:43

Les six canons antichars, du Captain Tye, sont déployés pour éviter toute contre-attaque des Panzer. De nombreuses salves de mortiers tombent sur leur position. Seulement trois canons sont utilisables, les servants restants sont utilisés comme infanterie d'accompagnement pour défendre les pièces d'artillerie. Au bout de quelques instants, l'équipage du Corporal Barton se rend compte que deux balles ont traversé le canon.
Certains Can Scots ont leurs tenues de combat déchirée, leurs équipements troués et coupés. Un des soldats se fait tirer dessus par une mitrailleuse, il a juste le temps de sauter dans un trou. Quand il se relève son sac à dos tombe, les deux sangles de suspensions viennent d'être coupées par une balle. Les combats dans le village sont un vrai capharnaüms, les commandants de pelotons

ont du mal à garder leurs hommes près d'eux. Le succès dépend du courage et des initiatives individuelles.
Le Lance Corporal Cherry voit son chef de peloton se faire blesser, il l'attrape, le porte sur ses épaules puis le met à l'abri. Ensuite il retrouve sa section, en prend le commandement et pénètre plus loin dans le village. Le Corporal Dodd mène l'une

des premières sections dans Cussy, il inspire du courage et de la motivation à tous ses hommes. Le Lance Corporal Kawiuk voit trois chars allemands qui se dirige vers lui et son peloton, il récupère un Piat près de l'un de ses camarades blessés. IL tire sur le premier blindé et l'endommage, le char continue d'avancer vers sa tranchée, il recharge l'arme et le second coup est fatal pour le mastodonte d'acier, l'équipage ne peut sortir, les tankistes allemands brûlent à l'intérieur, tandis que les deux autres chars font demi-tour. Ces trois sous-officiers gagnent la Military Medal pour ces faits d'armes. En tout, ce sont six ou sept chars allemands qui sont détruits par l'infanterie canadienne à Cussy. Un autre est récupéré intact. Un tank destroyer M10 est détruit. Les tankistes du 1st Hussars ont détruit deux Panzer. Cependant trois Sherman sont perdus.
Lorsque la nuit tombe, les choses s'arrangent. Les brancardiers font un excellent travail. Le soldat Cole est blessé alors qu'il se couche sur l'un des blessés pour le protéger des éclats d'obus et de mortiers. L'une des jeep médicale qui revient du village, chargées de blessés, vient d'être prise pour cible par les obus allemands. Elle est littéralement pulvérisée. L'évacuation sanitaire se fait donc maintenant sur des chenillettes, moins rapides mais mieux protégées. Les blessés sont triés au poste de secours. Les chars du 1st Hussars tirent sans discontinuer sur Bitot, afin de faire taire les tirs ennemis.
Le Royal Winnipeg Rifles vient renforcer le Canadian ScottishDeux compagnies arrivent en renfort, ils apportent des munitions et consolident les positions des compagnies A et C. Le Rifleman Alex Kuppers est agent de liaison dans le peloton antichar de la compagnie de support du RWR : »nous sommes fortement bombardés par l'artillerie allemande. J'arrête ma Norton derrière des arbustes. J'aperçois un soldat du 9th Brigade. Je lui demande comment se déroule l'attaque, il ne me répond pas. Je me penche et je ne vois pas de trace de blessure. Au bout d'un moment, je vois qu'il a un petit trou dans la tempe....A suivre

Piat-Anti-char
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 13 Jan - 13:35

Je continue d'avancer. A cause de mon casque et surtout du bruit de ma moto, je n'entends pas les obus arriver. Lorsque je vois mes camarades plongés au sol, je fais de même. En traversant dans un champ, je dois traverser une tranchée de communication, elle n'est pas très profonde. J'essaye de trouver un passage. Un soldat allemand gît dans celle-ci. Je m'en sert de passerelle. Mon estomac se noue lorsque je passe dessus. J'aperçois des allemands au loin. Nos canons antichars s'installent en position défensive. « 
Le Rifleman Ed King de la compagnie D part à l'assaut : »On me nomme agent de liaison pour la journée. On me dit que je dois faire parvenir des messages aux sections et aux pelotons. Je suis avec le Lieutenant Bullock et le Corporal LaRoque du 18th peloton. On me dit de donner l'ordre de départ aux autres. Le message ne passe pas toujours bien, personne ne me connaît, je suis arrivé trois jours plus tôt, ils me disent : qui es-tu ? Montre moi ton grade. Un Corporal me remplace et dit à tout le monde de se tenir prêt. Le Lieutenant Bullock me dit de rester avec le Corporal Prayzner. Nous avançons, les obus nous atteignent. Des Winnipegs gisent mort sur le sol. L'un d'eux semble juste se reposer. Je demande au Rifleman Brown qui n'est pas loin de moi s'il est bien mort, il me répond : » Oui ce gars-là est bel et bien mort. Je jette à nouveau un coup d'oeil vers lui. C'est un original, il porte les bottes et le casque du D-Day. Dans les sections, il ne reste plus qu'un ou deux vétérans du D-Day. Il a reçu une balle sur le haut du casque. Je bois beaucoup d'eau dans la journée mais je n'ai pas faim. Les tirs allemands sont harassants. Nous voyons des Canadian Scottish attaquer. Les jeeps médicales font d'inlassables allers-retours. Il fait nuit maintenant. Un motard est touché par un éclat d'obus. Il est projeté dans les airs, sa moto retombe violemment. Dès que nous nous arrêtons, nous creusons.
Huit Allemands sont entassés dans une position. Ils sont tous blessés, nous pouvons les entendre gémir. Nous cherchons de l'eau car nos gourdes sont vides. Nous devons ramper sur cent mètres pour atteindre le réservoir. En revenant, nous devons prendre place dans les tranchées des Can Scots, il y a des Allemands morts au fond. Nous installons notre Bren. Il n'y a pas d'échange de tir. Nous attendons tous la contre-attaque allemande. Pendant ce temps, je décide d'ouvrir une boite de viande et de pains de munition. Je m'assois dans un coin de la tranchée. Un autre gars, un jeune de 17 ans, nous rejoint. Il s'assoit aussi. Au bout d'un moment, il nous demande sur quoi, il est assis. Je lui réponds nonchalamment, sur un Allemand mort. Il se lève aussitôt et vomit tout son repas. Il n'en peut plus. C'en est trop pour lui. Il est resté avec nous cette nuit et le lendemain, il nous dit qu'il n'a que 17 ans. C'est vrai, qu'il a l'air très jeune. »......
Mourir pour l'Abbaye d'Ardenne

Alors que la bataille gronde partout devant l'Abbaye d'Ardenne, l'Ustuf. Herbert Walther (officier d'ordonnance du Stubaf Prinz qui commande le Iie bataillon du régiment de chars de la HJ) rejoint le PC du régiment 25 dans un petit Panzer II qui lui sert de véhicule de liaison avec l'Ostubaf.Max Wünsche, Kommandeur du Panzer-Regiment installé au-dessus de lui. Peu avant, Herbert Walther se trouvait à la tourelle de son petit Panzer II......A suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 20 Jan - 13:55


Max Wünsche

Quand Max Wünsche est arrivé avec un véhicule léger. Ce dernier voulait voir ce qu'il en était dans l'Abbaye. Herbert Walther lui avait rétorqué : « On ne peut pas y aller en PKW (véhicule léger, voulez-vous y aller dans mon Pz II ? »
« Max Wünsche en avait été d'accord et c'est ainsi qu'il se trouvait maintenant dans ce char léger, secoué au milieu des trous d'obus et des explosions ; un barrage d'artillerie a en effet lieu sur tout le secteur et l'Abbaye apparait au milieu de la fumée. Le Panzer vacille mais il n'est pas touché. Une brèche dans un mur, le petit panzer est à l'intérieur de l'Abbaye ; tout au long des murs, côté intérieur, des tombes des soldats de la division ont été creusées. Mais les obus en ont bouleversé plus d'une, on ne voit plus celle de Scappini, tué le 7 juin. Les deux officiers arrivent au PC, installé près de la porte Saint Norbert. Il y a l'Ostubaf. Milius qui commande maintenant le Rgt. 25 Max Wünsche parle avec lui de la situation. Il ordonne ensuite à Herbert Walther de se rendre auprès de Panzermeyer, au PC de la division pour lui transmettre sa détermination : »Wünsche reste à Ardenne, il tiendra jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière cartouche ! » Ainsi, le Kommandeur du Panzer-Regiment de la HJ veut mener le combat jusqu'au bout dans l'Abbaye « Faire un Camerone »
à l'ouest de Caen ! En sortant, Herbert Walther passe près d'un cave située au sud de l'église abbatiale. 400 blessés s'y entassent : »c'est l'enfer, du sang et de la boue, les hommes sur la paille ». Il rejoint l'Abbaye aux Dames, à l'est de Caen, où est installé le PC de la division HJ et fait un tableau de la situation à Panzermeyer, lui expliquant que les Canadiens se sont enfoncés de chaque côté de l'Abbaye qui sera bientôt encerclée. Kurt Meyer donne l'ordre suivant : »Tout se qui peut marcher doit se replier de l'Abbaye en direction de Caen ! ». D'après le témoignage de Herbert Walther, Kurt Meyer n'aurait pas accepter ce projet de « Camerone », ou de « Fort Alamo » envisagé par Wünsche. Il lui donne l'ordre formel d'arrêter les C.....et de décrocher sur Caen.

Panzermeyer
Le repli aura lieu en faveur de la nuit. L'Ustuf. Walther retourne à l'Abbaye avec son petit panzer. Les deux Lieutenants-colonels, Milius et Wünsche, vont alors se replier en utilisant le petit panzer. Après un dernier tir de roquettes, qui avait été réclamé par l'Ostubaf. Milius, et le soutien des derniers Panzer de la 3e compagnie. Le décrochage pourra se faire en emmenant les blessés. Après minuit, Gordon Brown et ses hommes pénètrent avec précaution dans l'Abbaye ; ils trouveront des bâtiments abandonnés, il n'y aura pas de bataille finale dans ce vénérable établissement si durement disputé.
Ainsi, la contre-attaque allemande attendue, ne viendra pas. Vers 22h30, les Reginas ont pris l'Abbaye d'Ardenne. Bitot est capturé par les Anglais. Le puissant tir de barrage allemand devient un tir moins fournis mais tout de même harassant. Les pertes sont lourdes, le Canadian Scottisch a perdu 120 hommes, 40 morts et 80 blessés. Après ce dernier verrous qui vient de sauter, la route de Caen est ouverte. L'offensive pourra avoir lieu demain, 9 juillet...... A suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 27 Jan - 13:42


7th Recce, 17 Duke of York
En fin d'après-midi, le Hussars du B Squadron stationnent quelques heures dans les environs du château de St-Louet puis reçoivent l'ordre de progresser sur Franqueville. La troop 6 et la troop 7 progressent vers St-Germain-la Blanche-Herbe. A la tombée de la nuit, ils sont pris à partie par des tirs allemands, obus de mortiers et canons divers. Ils répliquent mais n'arrivent pas à localiser l'ennemi. Ordre leur est donné de se replier. Le Major-General Keller donne l'ordre au Lt-Col Lewis, commandant du régiment de consolider les alentours de l'Abbaye d'Ardenne pour être prêt pour demain à entrer dans Caen. Ce dernier précise « Notre colonne volante rencontre des mines et des inévitables tireurs embusqués, à l'entrée de St-Germain, où je décide de passer la nuit en position défensive. Nous avons pourtant quatre Humber dans caen qui ont pu s'avancer jusqu'à la prison pratiquement sans opposition. Mais à ce point, sous un tir d'armes automatiques de plus en plus fourni, elles ont dû rentrer « au port », mission largement remplie ».
9 juillet, les Canadiens arrivent de l'ouest
Hier soir, le Lieutenant John Dure a été nommé provisoirement commandant en second (2IC) de la Dog Company du 1st Stormont Dundas and Glengarry Highlanders. Voici son récit : »Le Captain Stohart m'appelle auprès de lui, mais j'obtiens de pouvoir encore guider mon 16th platoon pour entrer dans Caen....Lui-même aura bientôt le plaisir de remplacer les trois « pips » de ses épaulettes par une étoile de major toute neuve. »
A l'aube, les 2 et 3/Batt de la SS-Flakabteilung 12 quittent leurs positions au nord de Saint-Germain-la-Blanche-Herbe.08H30. Le Brigadier Cunningham réunit les commandants des trois bataillons canadiens écossais de sa 9th Brigade pour l'ultime phase de Charnwood, la prise de Caen et la consolidation de l'Orne. Toutes les reconnaissances le prouvent, les Allemands se sont repliés dans la nuit et six ou sept emplacements probables de défense d'arrière-garde sont identifiés et marqués sur la carte « overprint » mise à jour la veille. Les Glengarians ont été choisis pour être les premiers dans la ville et, dans la compétition qui s'engage avec les Anglais qui s'élancent par le nord, tout dépend de la rapidité de la D Company du major Stothart.

09h00. Le Lieutenant-Colonel Christiansen organise ses compagnies, réseau hertzien sélectionné, mots de code confirmés, communication avec les camarades de l'escadron C du Sherbrooke Fusiliers. Un platoon de mitrailleurs et un autre de mortiers lourds de 4,2 inch sont compris dans le dispositif de la colonne, soit neuf Bren carriers, quatre canons de 6pdr tractés puis viennent ensuite deux platoons du RCE (Génie Royal Canadien). Deux Sherman d'observation d'artillerie ferment la marche avec les jeeps, et le Half-Track du médecin régimentaire. Le Lieutenant-Colonel Christiansen prend place dans la colonne, avec le Lieutenant-Colonel Hope du 119th Field Rgt, celui-ci accompagne un de ses commandants de batterie en mission d'observation pour que l'artillerie puisse soutenir à distance la progression canadienne.....A Suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 27 Jan - 14:37

Excellent ! ...
Le petit PZ II qui sert d'engin de liaison à Wunsche est certainement un "Lynx" ...
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 3 Fév - 13:53


09h30. La D Coy atteint Franqueville sans opposition. L'intelligence Officer, le Lieutenant Dixon dans son Scout Car radio reçoit et transmet le message au Lieutenant-Colonel Christiansen : « Able Now », premier obstacle franchi.
09h55. « Baker Now » annonce le radio de Dixon. Tout va bien, la D Coy est au sud-est de Franqueville et s'engage sur la route de Caen-Bayeux, suivie de la longue colonne guidée par la C Coy et du QG mobile du bataillon. Viennent ensuite les armes de soutien et le A et B Companies qui ferment la marche soit une colonne d'environ 900 mètres de long. Dans le ciel couvert, les Spitfire prennent le relai des Mustang, dans la vallée où s'étalent les installations en ruines de l'aérodrome de Carpiquet, d'où parviennent des claquements des canons de chars. La bataille se poursuit, la 8th Brigade à Carpiquet est garante du flanc droit, tandis que la 7th Brigade, sur Ardenne, s'échelonne en profondeur sur la gauche.
10h00. « Charlie now ». Un obus de 88 détruit un Half-Track de transmissions.
10H45. A 800m de Saint-Germain, il y a des mines sur la chaussée. Les hommes du RCE (génie) sont envoyés en tête de colonne et commencent le nettoyage lorsque des tirs d'armes automatiques éclatent depuis les premières maisons du village. Un platoon est envoyé sur le flanc droit pour s'occuper des arrière-gardes SS, tandis que les Sherman du Sherbrooke avancent sur la gauche pour tirer dans les bâtiments d'où proviennent les coups de feu. Trois d'entre-eux sont stoppés par des mines, chenilles arrachées. Les Waffen-SS ont densément miné le terrain avant de se replier. L'appui des Crabs de la 79th AD est immédiatement demandé.
10H55. « Nous attaquons Saint-Germain » : les chars tirent dans les fenêtres des maisons d'où sont partis les tirs. Lorsque les Sherman cessent le tir, seulement quelques SS sont retrouvés morts. Les autres se sont repliés sur la Maladrerie. Les sapeurs reprennent le déminage de la route tandis que les Crabs lancent leurs fléaux pour faire exploser les mines dans les champs en bordure de la route. Deux couloirs sont dégagés et aussitôt marqués à l'aide de longs rubans blancs de toile blanche. Cependant, le sol est très dur et se prête mal au travail des six Sherman du 22nd Dragoons, quatre d'entre-eux sont mis hors d'usage, tambours arrachés ou faussés. Les deux dernier se positionnent au devant du platoon de tête de la D Coy. La progression peut reprendre. Des Humber du A Squadron du 7th Reconnaissance Regiment, sont dissimulés derrière l'église de Saint-Germain. Depuis la veille, les hommes de Montréal transmettent par radio les mouvements de repli dont ils sont témoins, ils ont l'ordre d'attendre les Glens avant de foncer et de reconnaitre l'itinéraire vers les ponts de l'Orne, dans le centre ville. Ce sont les premiers à entrer dans la ville détruite, cet honneur est considéré comme « douteux » de la part de l'historien régimentaire. En effet, il reste de nombreuses mines qui nuisent à la progression et les arrière-gardes SS semblent déterminés à les retarder les plus longtemps possible.....A Suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Lun 4 Fév - 12:19

Citation :
Cependant, le sol est très dur et se prête mal au travail des six Sherman du 22nd Dragoons, quatre d'entre-eux sont mis hors d'usage, tambours arrachés ou faussés.
Etonnant !
Les chars de déminage n'étaient donc pas à l'abri des mines ...
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 10 Fév - 13:34


Prison de Beaulieu
Le Lieutenant Doig de la 3th troop du A Squadron du 17th Duke of York a observé le passage de lourds tracteurs d'artillerie remorquant des 88 Flak et tente de rouler dans leurs traces. Cependant, des maisons lui en dissimulent une partie et son Humber saute sur une mine en bordure de trottoir dans la rue de l'église. Personne n'est blessé mais le véhicule est hors d'état. Il laisse son équipage et monte dans un autre véhicule, Annabelle conduit par Kenneth Johnson et dont louis Matthew est le tireur. C'est maintenant le véhicule de tête. Les trois hommes sont les premiers Canadiens à entrer dans Caen. Les Caennais sont enchantés lorsqu'ils voient le véhicule. Ils assaillent le Humber et apportent du vin aux Hussars. Ils n'ont pas mangé depuis douze heures et leur état de fatigue est tel qu'un seul verre de vin suffit à faire tourner la tête. Une fois la mission terminée, Ken Johnson gare le véhicule à couvert derrière un mur et un tas de gravats. Les hommes s'empressent de manger du corned beef et se reposent quelque peu pour revenir au combat avec un esprit plus clair.
11H15. Deux obus de 88 font mouche, coup sur soup, sur un Bren carrier de l'Anti -Tank Platoon et sur un motocycliste. Celui-ci est tué sur le coup. L'action se situe un peu avant la fourche des routes de Bayeux et Carpiquet, à l'entrée du village. D'autres obus antichars suivent, tirés depuis Venoix, atteignent un Scout car alors que des fusants éclatent au-dessus des têtes, saturant ainsi tout le secteur. Christiansen donne l'ordre d'arrêter la progression des éléments de tête.


Une rafale de MG éclate depuis un position abritée. Les Glens sont protégés par les immeubles. Les Sherman du Sherbrooke descendent par la rue de l'église. Une explosion retentit, le premier char a roulé sur une mine. La colonne est bloquée dans la rue. Néanmoins, la tourelle est toujours fonctionnelle et le tireur aligne la position allemande et la réduit au silence d'un coup.
11h25. « Fow cleared » Nous sommes dans Caen, quartier de la Maladrerie. A la tête de son 16th platoon, John Dure arrive devant la prison de Beaulieu, sans rencontrer d'opposition. Dans son Scout-car, Reg Dixon est averti par la brigade
que les deux autres bataillons, le HLI et le NNSH, sont en progression derrière eux.
12H05. La progression est très lente dans la rue général Moulin. Les allemands envoient de nombreux obus de mortier et des postes de MG jalonnent la route.
Il faut les prendre un par un pour que le reste de la troupe avance. Un tir particulièrement violent provient des l'angle des rue Deslongchamps et B.de Palissy. Dure laisse passer les Sherman. Ils tirent dans les fenêtres et dans les portes. D'autres Waffen-SS attaquent par derrière, par les pépinières (entre Venoix et la Maladrerie). Deux Sherman y pénètrent en arrachant les grilles et les poursuivent à travers les arbrisseaux. Quelques minutes plus tard, ils ressortent vainqueurs, en démolissant pour de bon le portail. Ils reprennent le chemin du centre ville tout en tirant sans discontinuer dans les façades avec leurs mitrailleuses de bord. Les Sherman avec leurs 32 tonnes offrent une certaine sécurité à l'infanterie qui progresse derrière. De plus, les chefs de chars peuvent être contactés par le biais d'un interphone installé à l'arrière du char

....A suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 17 Fév - 13:46


12h30. La D Coy a, maintenant, dépassé la prison depuis un kilomètre, il y a des pertes. La C Coy suit ainsi que le QG. Le 16th platoon est toujours en tête, il atteint la voie ferrée sur le Boulevard Detolle. Les glens arrivent dans la rue de Bayeux, il se rapprochent du centre ville.
« Jig Now » transmet l'Intelligence Officer des Glens au QG de la 9th Brigade, il est informé que les Stag-hounds et humbers de l'Inns Of Court arrivent par la rue d'Authie et qu'ils se dirigent vers l'église Saint-Nicolas puis les tribunaux.

Leur objectif étant de reconnaître le terrain jusqu'aux rives de l'Orne.
La D Coy du Major Strothart descend la rue de Bayeux sur deux files, une sur chaque trottoir, le long des immeubles. Les Sherman du Sherbrooke prennent position au carrefour de la rue Damozanne. Aucun Panzer n'a été signalé. En effet, les Panther de la 4Kp./12 ne sont plus là, ils ont quitté la place de l'ancienne boucherie, il y a maintenant deux heures. Plus haut, dans la rue général Moulin, à hauteur du Petit Séminaire, le Caennais encore présents sont sortis sur le trottoir, ils saluent joyeusement les Glens qui progressent en rasant les murs. La C Company tombe sous un feu très nourris de plusieurs MG bien camouflés dans les ruines. Plusieurs hommes tombent. Le soldat Raymond Bertrand court en tête de colonne et va soigner les blessés. Les Allemands ignorent les brassards blanc à croix rouge qu'il porte. Néanmoins, il n'y prête pas attention et continue de panser les Glens blessés.
12H45. Reg Dixon informe le QG de Brigade : « engageons une arrière garde de mitrailleurs ». La D Company longe le couvent de Saint-Vincent-de-Paul. Les quatre chars du Sherbrooke en appui de compagnie ont reçu l'ordre que les Glens aient ouvert la voie et que le génie ait reconnu la route (Les mines antichars ne se déclenchent qu'avec une pression supérieure à 135 kilos).
C'est à ce moment que se produit un événement pour le moins cocasse. Le Lieutenant-Colonel Maurice Hope quitte le PC mobile du SDG. Il trouve l'avance trop lente à son goût mais semble oublier qu'il est commandant un régiment d'artillerie. Il est impatient d'arriver dans le centre de Caen. Le Major Joe Pearson le suit. Il décide donc de libérer Caen à lui tout seul, armé d'un Stengun et d'un excellent français parlé.
Accompagné d'un Dingo du Inns of Court donc le caporal, commandant d'un véhicule, n'a pus décliner la réquisition par l'officier, les deux artilleurs progressent donc seuls, par bonds, vers la barricade SS, située à la fourche de la rue de Bayeux et de Bicoquet. Le Dingo se tient à distance tout en vidant chargeur sur chargeur de Bren, au grand dam du Major Stothart. Bien que, récemment promu à ce grade, il en assume parfaitement ce rôle et enrage avec force jurons à l'encontre de ces deux officiers britisch qui n'ont absolument rien à faire là ! Joe Pearson est à 20 mètres de la barricade, il est dans l'encadrement de la porte d'entrée du couvent. Les rafales de MG déchiquettent la pierre et la Major a à peine la place pour respirer. Il ne le sait pas, mais au-dessus de sa tête, dans sa niche, une providentielle statuette de la vierge Marie veille sur lui....A suivre.
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 17 Fév - 15:21

Erich Marcks a écrit:
Marie veille sur lui....A suivre.


Tu m'as tué là ! lol! Sinon , excellent travail , comme d'habitude Smile

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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 24 Fév - 13:39


Hope est en arrière et fait signe au Dingo et aux Glens d'avancer. La réponse vient d'une longue rafale de Bren Gun qui, malheureusement s'achève dans le trottoir de droite à 50 mètres, et blesse le Lieutenant John Dure au pied. Cette fois s'en est trop, le Major Strothart qui arrache son casque et le cogne par terre de rage, il réexpédie ipso-facto le véhicule anglais dans son unité. L'équipage de celui-ci ne se le fait pas dire deux fois. Désolé de cet incident, mais désireux de dégager son adjoint de cette situation critique où il se trouve, le Lieutenant-colonel Hope traverse la D Coy sans prêter attention aux commentaires peu flatteurs à son égard. Il grimpe sur le premier des Sherman du Sherbrooke, il réussi à convaincre le chef de char d'avancer vers la barricade SS. La question est réglée en moins de trois minutes. Une demi douzaine de Waffen SS détale vers la place de l'Ancienne Boucherie et Saint Etienne en abandonnant armes et bagages. John Dure est soigné par les soeurs de Saint-Vincent-de-Paul dans la rue de Neuve-Bourg l'Abbé, une jeep ambulance vient le chercher peut de temps après.
13h00. Les Glens poursuivent leur progression. Ils arrivent Place de l'Ancienne Boucherie. Quelques snipers se cachent et prennent à partie les Canadiens. Le HLI suit le même itinéraire que les Glens de la D Coy suivie de près par la C Coy poursuivent vers la rue Guillaume-le-Conquérant tandis que les A et B compagnies s'engagent dans la rue Caponière, la rue du Carel et la promenade du Fort, rejoignant la place Gambetta. En arrivant, les Glens trouvent là des véhicules de reconnaissance arrosent les bâtiments aux alentours ainsi que la poste. Une troop de quatre Sherman arrive. Les mitrailleuses de coque et tourelle se mettent, elles aussi, à tirer des milliers de balles vers la prairie et le coteau de Vaucelles en arrière du grand-Cours. Une autre troop stationne boulevard Bertrand. Entretemps, précédant la troupe et abandonnant son Sherman trop bruyant dans la pétarade de ses armes, le lieutenant-colonel Hope, sur l'indication d'un civil, se dirige vers l'église Saint-Etienne où 2000 personnes ont trouvé refuge. Animé par le plus pur sentiment de rendre service, il monte en chaire le coeur gonflé par une énorme ovation, et, en français, il annonce la libération, mais ordonne à la population de ne pas sortir avant 17h00. Il parvient difficilement à s'arracher à la foule soulagée et profondément heureuse du message apporté par ce vaillant colonel, au fait, anglais ou canadiens ?....

Des FFI l'escortent et, quand le Half-Track d'artillerie arrive rue Guillaume, ils s'installent sur les ailes du blindé et entraînent le libérateur vers la place Saint-Pierre. Des snipers sont chassés des ruines du Monoprix. Max Maurin, ancien sous-préfet et futur préfet est reconnu sur un Sherman auquel il sert déclaireur, où il doit s'abriter derrière la tourelle, quand le M4 engage quelques tireurs embusqués. La population Caennaise acclame ses libérateurs et découvrent avec sympathie ce que sont des Canadiens. Ils découvrent aussi l'abondance de matériel. Les Canadiens distribuent ce qu'ils ont sur eux aux civils et font oublier pour un temps la fatigue, les deuils et la misère.......A suivre....
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 24 Fév - 13:56

Que ce soit des anglais, canadiens, américains, ceux de la 2ème DB, tous ont vécu des moments intenses devant la ferveur des populations libérées.
Excellent pour le moral de savoir qu'on se bat pour une cause juste ...
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Sam 2 Mar - 13:44


La foule voit défiler la colonne régimentaire des Glens, les habitants découvrent que des canadiens (anglophones) et non Anglais, il sont acclamés et félicités. Le rêve devient réalité, la population de l'îlot sanitaire réalise enfin que la libération est arrivée.
13h30. « C and D » companies now in the center of the town ». Le lieutenant-colonel Christiansen est place St.Pierre et 300 Glens découvrent avec effarement le champ de ruines qui s'étend du quartier Saint-Jean à l'Orne. Les HLI s'installent dans le quartier de la Maladrerie, leur QG est installé dans le petit séminaire Saint-Paul. Les Novas descendent par la voie ferrée Caen-Bayeux vers Venoix.
Venoix :

Venoix est un village situé à l'ouest de Caen. Le Kommandeur de la 12.SS-Panzer-Division Fritz Witt est décédé le 14 juin lors du bombardement naval allié sur le manoir de Boucherville. La B company est en tête, elle est commandée par la captain Wilson. Les Allemands ont quitté le village en début de matinée, pour aller s'établir à Louvigny. Trois Bren carrier du régiment reconnaissent le terrain, un capitaine FFI sert de guide aux Canadiens, il doit les mener à la ferme des Baladas, près de la prairie. Les différentes compagnies fouillent les maisons. Dans l'après-midi, une voiture décapotable allemande arrive de Bretteville, avec à son bords des officiers allemands. Le lieutenant -colonel Petch, l'officier commandant le bataillon, sort par réflexe son revolver et tire sur la voiture, une 202, qui va s'écraser dans le mur du manoir de Boucherville.
Le dimanche 9 juillet au matin, la rue est déserte. Aucun signe d'activité des Allemands ne se manifeste. Les Panther ne sont plus là et le canon reste silencieux. Je sens que quelque chose va se produire, nous nous sommes réfugiés dans l'abri du jardin. Entassés dans la tranchée, le temps nous paraît bien long. Rien ne se passe et tout est calme.
A Caen, le 9 juillet au soir
La prise de Caen n'est rien d'autre qu'un succès tactique de la Bataille de Normandie. Cependant, l'attention qu'elle a occupée, depuis plus d'un mois, explique le sentiment de soulagement qu'exprime la troupe et le commandement de la 2nd Army. La presse est sur place et s'empare hâtivement des témoignages qui feront les titres des journaux du soir et du lendemain.
Bulletin de la BBC de 19h30 :
« On vient d'annoncer au GQG du Général Montgomery que Caen est libérée et est entièrement aux mains des Alliés. Les Britanniques venant du nord et les Canadiens de l'ouest, ont opéré leur jonction au centre de la ville. Vaucelles est encore aux mains des Allemands. Des dépêches du front annoncent que les Canadiens ont définitivement chassé l'ennemi de Carpiquet et Bretteville-sur-Odon serait tombé ce soir, des patrouilles ont atteint le confluent de l'Odon et de l'Orne.... »

FIN
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Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012
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