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 Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)

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naga
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MessageSujet: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Ven 18 Mai - 2:09

Voila un article trouve sur le net:

Comme toute narration historique, la version officielle de la Deuxième guerre mondiale présente un caractère partiellement fictif. Le travail de l’historien, qui consiste à réviser perpétuellement l’Histoire, est venu nuancer et complexifier cette version officielle écrite par les vainqueurs.

La version officielle de la Deuxième guerre mondiale propose un antagonisme essentialisé entre deux blocs géopolitiques aux raisons parfaitement indépendantes : d’un côté, les bons, qui défendent la démocratie, et de l’autre, les méchants, partisans de la dictature. Si l’on excepte les communistes, qui ont changé en cours de route, globalement on a deux blocs ennemis irréconciliables et n’ayant jamais communiqué autrement que dans le conflit. Or, les preuves de connivences multiples entre les ennemis officiels arrivent dès que l’on étudie de près les faits.

Les liens entre le nazisme et le capitalisme industriel transnational, notamment américain, sont largement documentés (de General Motors à l’opération Paperclip, etc.). On connaît cependant moins bien les liens entre le nazisme et le capitalisme financier, les fameux « banquiers cosmopolites » contre lesquels les nazis eux-mêmes criaient pourtant si fort. Le nom des Warburg apparaît parfois. Mais comme l’ont montré les recherches d’un Anthony Sutton, d’un Eustace Mullins ou du pseudo Sydney Warburg, les rapports entre le Troisième Reich et Wall-Street ou la City ont été encore plus intimes et intriqués. Même au plus fort de la guerre, l’Allemagne nazie n’a jamais été exclue du système financier international de l’époque (transactions, spéculations, etc.).

La grande banque internationale, quelle que soit son origine confessionnelle, n’a donc jamais déclaré la guerre à Hitler, sauf à la marge. Bien au contraire même, puisque pour arriver au pouvoir suprême en Allemagne dans les années 1930, qui plus est par des voies légales, il fallait nécessairement, comme aujourd’hui d’ailleurs, le soutien des banques et des médias… Mais au-delà même de cette connivence évidente émanant d’acteurs privés, il semble qu’il y ait eu en outre complicité au plus haut niveau entre des États officiellement en guerre l’un contre l’autre, à savoir entre le gouvernement allemand, d’une part, et les gouvernements alliés anglais et américains de l’autre.

À l’appui de cette thèse, nous proposons au lecteur des documents qui pourraient bien contribuer à remettre en cause totalement l’histoire de la Deuxième guerre mondiale, et, partant, l’histoire du monde. La Bibliothèque nationale de France offre en ligne sur Internet des versions numérisées de certaines de ses archives, notamment la presse clandestine qui circulait sous le manteau en France pendant l’occupation allemande. Nous en reproduisons ci-dessous quelques extraits ainsi que les liens vers les articles complets, que l’on peut retrouver également dans le catalogue à la cote : RES-G-1470(402).

« La Vérité », n° 55, 10 décembre 1943.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bp...

« Pourquoi le Front ne bouge pas en Méditerranée. » « Le New-Leader, organe du Parti Travailliste Indépendant anglais, dénonce les affaires d’or du capitalisme anglais à la faveur de la guerre. "Plus ça dure, mieux ça vaut", tel est l’esprit de la Bourse. Les banques établissent des succursales derrière les pas des soldats. (…) Les dividendes vont jusqu’à 88% ! Après cela on comprend pourquoi, quand Churchill parle d’une "terrible année 1944", les actions montent, tandis que le commentateur militaire Lidell Hart s’étonne que l’armée anglaise ne puisse avancer en Italie du Sud "devant 5 divisions allemandes". Les Allemands claironnent les hauts faits de leur armée quand il s’agit surtout de la passivité organisée des gouvernements alliés. »

« Ceux qui ont rasé Nantes ravitaillent l’Allemagne en essence ! » « Des lecteurs nous font parvenir une récente "Note adressée par les organes dirigeants de l’Armée secrète au Commandement interallié". (…) "À AUCUN MOMENT L’AVIATION ALLIÉE N’A BOMBARDÉ LE BASSIN DE BRIEY, NI LES MINES DE BAUXITE DU SUD-EST, la grosse industrie d’où l’ennemi tire l’essentiel de ses ressources." La note continue ainsi : "DES INFORMATIONS ABSOLUMENT SÛRES NOUS SIGNALENT L’ARRIVÉE ININTERROMPUE PAR L’ESPAGNE DE TRAINS CITERNES COMPLETS D’ESSENCE." (…) »

« La Vérité », n° 56, 15 janvier 1944.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bp...

« Une guerre de forbans capitalistes… Roosevelt ravitaille Hitler… » « Dans son dernier numéro, La Vérité a dévoilé le trafic de l’essence et des avions entre les "Alliés" et l’Allemagne. (…) Partout, c’est la conspiration du silence. (…) Les travailleurs doivent ignorer que les tractations financières se foutent des "frontières nationales" et des prétendues "frontières idéologiques". (…) La Vérité entend briser le silence public de la presse bourgeoise, tant hitlérienne que pro-alliée. Il faut que chaque ouvrier reconnaisse, le masque arraché, le vrai visage des belligérants impérialistes : nulle part, les croisés de la civilisation et de la Paix. Mais des forbans capitalistes qui font s’entre-tuer les peuples pour le partage des marchés et qui, au cours même de la guerre, continuent entre eux leurs fructueuses affaires. »

« La Vérité », n° 58, 10 février 1944.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bp...

« Le trafic de l’essence. L’Internationale capitaliste n’est pas dissoute. » « 1939. La guerre est venue… et le trafic a continué. Dans tous les pays, les journaux menteurs parlaient du blocus, mais les navires alliés transportaient du minerai et du matériel d’Amérique en Allemagne via la Belgique. (…) Aujourd’hui, les aviations alliées détruisent certaines industries de l’Allemagne afin de supprimer un concurrent dans l’avenir. Mais pour que, dans l’immédiat, le Reich puisse tenir le temps qu’il faut devant l’U.R.S.S., les alliés expédient chaque jour 2 trains d’essence à Hitler ; une centaine de wagons qui passent chaque jour à Port Bou. »

« La Vérité », n° 59, 17 février 1944.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bp...

« Après le pétrole, les minerais ! » « Des camarades qui reviennent d’Allemagne nous demandaient : "Pourquoi les grandes usines allemandes de produits chimiques ne sont-elles pas bombardées ? Alors que 150.000 travailleurs, femmes et enfants de Hambourg ont été carbonisés, pourquoi les usines de LA LEUNA , par exemple, restent-elles toujours debout ?" Nous sommes à présent en mesure de donner la réponse. C’est que les PRODUITS CHIMIQUES ALLEMANDS SONT ÉCHANGÉS CONTRE DES MINÉRAIS SPÉCIAUX AMÉRICAINS dont le Reich a besoin pour son industrie de guerre. »

Gouverner par le chaos de Max Milo



Avez vous des infos sur ce qui est affirme ci-dessus?





Dernière édition par naga le Ven 25 Mai - 2:38, édité 1 fois
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Vorobeï
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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Ven 18 Mai - 14:23

Naga, ce que tu écris à ce sujet est déjà fort interressant.
Après, perso, je n'ai pas vraiment d'informations sur le sujet, si ce n'est ce lien : http://www.dailymotion.com/video/x10hfx_le-mythe-de-la-bonne-guerre_school

Voilà, bon visionnage !
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naga
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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Sam 19 Mai - 2:05


Merci,tres bonne video.

Un livre tres derangeant pour les grosses compagnies americaines.Ce ne serait pas etonnant que ce livre soit censure aux USA.



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naga
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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Sam 19 Mai - 2:14

Un article sur Ford

Il y a près de soixante ans, les GIs américains qui se battaient en Europe contre les troupes d’Hitler eurent la surprise de découvrir que les militaires allemands conduisaient des camions Ford. S’ils avaient porté leurs regards vers le ciel, ils auraient pu voir voler les avions nazis construits par Opel, une filiale de General Motors (GM). En 1939, les filières allemandes de General Motors et Ford approvisionnaient 70% du marché allemand de voitures. Les filiales allemandes de ces deux géants de l’automobile ont aussi fabriqué du matériel militaire pour les armées de l’Etat fasciste. Des recherches historiques ont établi que certains des dirigeants de ces deux firmes collaborèrent à la conversion en industries militaires des usines Ford et GM d’Allemagne et des zones occupées de France et de Pologne.

Un chercheur, Bradford Snell, a comparé l’importance relative, pour les fascistes allemands, de la Suisse - qui a facilité les activités financières des nazis durant la seconde guerre mondiale - avec celle de GM. Snell écrit : "La Suisse était juste une caisse de dépôt pour l’argent des pillages. Par contre, GM faisait partie intégrante de l’effort de guerre allemand. Les Allemands auraient pu envahir la Pologne et la Russie sans la Suisse. Ils n’auraient pu en faire autant sans GM".

Au sujet des rapports entre Ford et les Nazis, l’historienne Miriam Kleinman écrit : "Quand vous pensez à Ford, vous pensez au baseball ou aux donuts. Vous ne pensez pas au portrait d’Henry Ford qu’Hitler avait accroché dans son bureau." De fait, les rapports entre Henry Ford et le dictateur allemand sont antérieurs à la prise de pouvoir par les Nazis, en 1933. Parmi les anti-sémites, Henry Ford s’est distingué en publiant de nombreuses calomnies contre le peuple juif dans un journal qui lui appartenait. Si bien qu’en 1931, Hitler disait, dans le Detroit News : "Je considère Henry Ford comme une inspiration." L’admiration était apparemment réciproque. En juillet 1938, Henry Ford acceptait une médaille du gouvernement allemand, la plus grande récompense qui pouvait être remise à un étranger par les Nazis. Un mois plus tard, James Mooney, un haut dirigeant de GM, recevait également une médaille du gouvernement allemand "pour les grands services rendus au Reich." L’écrivain anglais Charles Higham cite ces paroles de Mooney, en 1940 : "Hitler est dans le vrai, et je ne ferai rien qui puisse le contrarier."

A la fin de la guerre, Henry Schneider, un enquêteur de l’armée américaine, qualifiait la filiale allemande de Ford d’"arsenal du nazisme, du moins pour les véhicules militaires". D’après Schneider, ce dispositif avait l’approbation des dirigeants de Ford, aux USA. La reconnaissance des Nazis pour Ford et GM était bien fondée : les camions "Blitz", produits dans une usine construite par GM à Berlin, étaient une composante majeure de la "Blitzkrieg", l’agression allemande contre ses pays voisins : la Pologne, l’URSS et la France. Opel, la filiale allemande de GM, et Ford-Allemagne étaient les deux premiers constructeurs de camions pour les forces militaires allemandes.

La relation mutuellement avantageuse entre les deux géants américains de l’automobile et l’Etat fasciste dépassait largement le cadre du commerce de camions. Schneider affirme que Ford livrait aux Allemands de grandes quantités de caoutchouc, une matière vitale pour assurer la mobilité des armées fascistes. L’écrivain Snell accuse GM d’avoir fourni au régime nazi la technologie nécessaire pour produire du carburant synthétique. Snell dit avoir été informé par le chef des armées nazies Albert Speer que, sans cette technologie, Hitler "n’aurait jamais songé à envahir la Pologne." Le déchaînement de la guerre en 1939 n’a donc pas du surprendre GM ou Ford ; ces deux firmes qui ont rivalisé pour le marché allemand depuis les années 1920.

Dans les six années précédant la seconde guerre mondiale, les Nazis s’étaient attribué le devoir de persécuter les ennemies du fascisme en Allemagne, notamment les communistes, les sociaux démocrates et les juifs. En amorçant la guerre, l’état Hitlérien visait simplement ses ennemis extérieurs, les peuples Européens. L’assaut allemand contre la Pologne, en 1939, qui opposa les tanks allemands à la cavalerie polonaise, n’a pas mis fin à l’étroite coopération entre les filiales allemandes de Ford et de GM et l’Etat fasciste. Quelques semaines après l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’armée nazie, en 1939, Alfred P.Sloan, le patron de GM, remarquait que la production et les ventes de GM en Allemagne étaient "hautement profitables." James Mooney, qui dirigeait les filiales européennes étrangères de GM, eut des entretiens avec Hitler deux semaines après l’invasion de la Pologne, à la suite de quoi les filiales allemandes de GM continuèrent de fabriquer du matériel de guerre pour l’armée nazie.

Le chercheur Charles Higham soutient que les filiales de Ford qui se trouvaient dans la France occupée par les Allemands continuèrent de produire des camions pour l’armée nazie après 1941, et que Ford ouvrit une autre filiale en Algérie, pour fournir au Général Rommel des camions et des voitures blindées. En avril 1943, le secrétaire américain au trésor Henry Morgenthau estimait que la production de la filiale française de Ford était "au seul profit de l’Allemagne", qui avait "clairement démontré sa volonté de protéger les intérêts de Ford."

Pour quiconque avait des yeux pour voir, le futur que les Nazis préparaient aux peuples du monde était parfaitement clair : guerre perpétuelle, antisémitisme, racisme, dictature et mépris de la culture. Or, cela n’a pas dissuadé Ford ou Sloan de jouer un rôle important, sinon irremplaçable, dans l’agression nazie contre l’Europe. Voilà qui en dit long sur la classe capitaliste.

Sloan et Ford ont maintenu leur coopération avec l’Allemagne d’Hitler pendant huit des douze années du joug fasciste (entre 1933 et 1941). Cela suggère fortement qu’il manque aux grands capitalistes le sens moral que la plupart des gens possèdent. Ceci dit, Sloan et Ford n’étaient pas les seuls à entretenir des relations privilégiées avec les Nazis : c’était aussi le cas du patriarche de la famille Bush, Prescott Bush. L’enthousiasme suscité par Hitler chez une large fraction de la classe dirigeante américaine est une expression claire du fait que ce n’est pas la bonne classe sociale qui détient le pouvoir.

Les capacités productives d’un pays devraient servir à faire progresser l’humanité et à défendre et promouvoir la culture. La culture d’une société devrait reposer sur la solidarité et non le racisme et la xénophobie, ces deux piliers de la démagogie fasciste. Le fait que deux des plus puissantes corporations des Etats-Unis aient traité l’Etat hitlérien en partenaire commercial mène à la conclusion que leurs appels au patriotisme sont un non-sens. Ce qui comptait pour le capital, dans les années trente, et ce qui compte encore aujourd’hui pour lui, c’est le profit - quel que soit le moyen de l’obtenir.

Yosef Mikhah


Henri ford decore par le regime Nazi en 1938
Karl Kapp, Consul allemand de Cleveland (gauche), and Fritz Hailer, Consul allemand de Detroit (droite).





Aussi
Les usines de Ford en Union des républiques socialistes soviétiques produisent un très grand nombre de camions et autres véhicules pour l’armée rouge(usine Autogaz), tandis que l’usine allemande (Fordwerke) et l’usine de Poissy en France ont produit un grand nombre de véhicules militaires utilisés par les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale


Preuve que pour Ford,les affaires ne font pas de politique,le profit avant tout.




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Vorobeï
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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Sam 19 Mai - 11:47

A propos du lien que j'ai mis dans mon précédant message, moi aussi j'ai trouvé ça très instructif, mais il me semble que, quand il parle de la période 1939-1941, période pendant laquelle des entreprises américaines exportent toujours leurs productions en Allemagne, Jacques Pauwels, l'auteur du livre Le mythe de la bonne guerre, oublie le rôle qu' a joué l'URSS à ce moment après la signature du Pacte germano-soviétique. Après tout, elle aussi a ravitaillé le Troisième Reich, et pas qu'un peu. Bref, un très bon lien qui est toutefois critiquable.
Par contre, j'aurai jamais pensé qu'alors que les Etats-Unis sont en guerre contre l'Allemagne nazie, des entreprises comme Ford ou General Motors continuent à faire des affaires avec les nazis ! Et ça vient dire, dans le même temps, que ça contribue à produire l'arsenal des Démocraties !!! quel hypocrisie ! là, ils battent les records de perfidie !
Bon, après, ça ne doit pas faire oublier qu'une grande majorité d'Américains n'ont jamais soutenu les nazis et qu'un certain nombre sont morts pour la liberté. Eux croyaient certainement plus à "la croisade pour la démocratie" que certains de leurs dirigeants politiques (John Patrick Kennedy Sr, pour ne citer que lui) et économiques (Henry Ford).
C'est pareil pour l'URSS, les soldats soviétiques se sont battus et sacrifiés pour la survie de leur pays et ont redonné l'espoir aux peuples occupés avec la victoire de Stalingrad tandis que Staline et sa troïka se livrent à des calculs politiques d'une grande bassesse.
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Vorobeï
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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Sam 19 Mai - 11:54

Sinon, pour ceux qui aiment la fiction, regardez Inside man de Spike Lee. Un film de gangster avec un arrière plan pour le moins très intérressant.

Bande annonce vf: http://www.youtube.com/watch?v=TIEp1wIvRu4
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naga
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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Dim 20 Mai - 2:59


General Motors et Opel


Déjà en 1929, c’est-à-dire voici environ quatre-vingts ans, l’entreprise américaine General Motors (GM) achetait le plus important fabricant automobile allemand, Adam Opel AG, dont la principale usine se trouvait (et se trouve toujours) à Rüsselsheim, près de Francfort-sur-le-Main. Toutefois, en cette même année 1929, éclatait la grande crise économique internationale qui allait frapper l’Allemagne avec une sévérité particulière. Le marché automobile allemand s’effondrait et Opel subissait de lourdes pertes. Des bénéfices commencèrent cependant à rentrer après qu’Hitler fut venu au pouvoir, en 1933. À cela, deux raisons importantes. Primo, les nazis démantelèrent les syndicats et menèrent une politique de bas salaires et de longues heures de travail, ce qui fit que les coûts salariaux d’Opel – tout comme ceux des autres entreprises allemandes – baissèrent remarquablement. Secundo, Hitler lança un programme à grande échelle de réarmement, de sorte qu’Opel reçut à la pelle des commandes de camions et autres véhicules militaires pour l’armée. La production atteignit des sommets et la filiale de GM devint extrêmement rentable. Pour 1938, par exemple, on nota des bénéfices de 35 millions de RM.
Fin 1939, la valeur d’Opel était estimée à 86,7 millions de dollars, soit plus du double de la valeur initiale des investissements allemands de General Motors, d’un montant de 33,3 millions de dollars.


Ne soyons donc pas étonnés si les patrons de GM aux États-Unis admiraient Hitler et le portaient aux nues en le qualifiant de « miracle du 20e siècle » (William Knudsen, président de General Motors de 1937 à 1940) et de « dirigeant fort, occupé à sortir le peuple allemand du désert de son ancienne misère économique, non pas par la violence et la terreur, mais avec un planning intelligent et une façon fondamentalement saine de gouverner » (Alfred P. Sloan, président de General Motors de 1923 à 1937,) dans la revue General Motors World). À l’instar de nombreux autres industriels américains, Sloan offrit d’énormes quantités d’argent aux groupements fascistes et quasi fascistes des États-Unis mêmes, par exemple, au Ku Klux Klan. Et, en Allemagne même, Opel fit octroyer un soutien financier royal au parti d’Hitler, le NSDAP.


Sous le régime hitlérien, Opel embraya sur la production exclusive de matériel destiné à l’armée allemande. D’une part, les autorités nazies avaient insisté en ce sens mais, d’autre part, ce cours nouveau avait été activement recherché par les patrons d’Opel en Allemagne et de GM aux États-Unis et c’est pourquoi ils l’accueillirent avec enthousiasme. La production de matériel militaire assurait en effet des bénéfices qui, paraît-il, étaient de 40 pour 100 supérieurs aux bénéfices engendrés par le matériel civil.


Quelle sorte de matériel GM produisait-il pour Hitler en Allemagne ? Dans une nouvelle usine Opel fondée à Brandebourg, près de Berlin, il ne sortait rien d’autre de la chaîne que des camions de trois tonnes du modèle Blitz,« Éclair », destinés à la Wehrmacht. On les a décrits comme le moyen de transport par excellence des troupes allemandes durant la Seconde Guerre mondiale. Par contre, l’usine Opel de General Motors à Rüsselsheim – qui disposait de pas moins de 96 bandes courantes, d’une longueur totale de près de 12 km ! – produisait pour la Luftwaffe des avions comme le JU-88, le cheval de trait de la flotte allemande de bombardiers, mais aussi des composantes de torpilles pour la marine de guerre allemande. Soit dit en passant, les avions de la Luftwaffe pouvaient atteindre des vitesses élevées grâce à un ingrédient ajouté à leur carburant : le tétraéthyl synthétique. Cette composante était fabriquée par une firme du nom d’Ethyl GmbH, une filiale de GM en partenariat avec Standard Oil of New Jersey (aujourd’hui Exxon) et le partenaire allemand de Standard Oil, IG Farben. Hitler était particulièrement satisfait de la contribution fournie par Opel à ses préparatifs de guerre et il le prouva en faisant décerner une distinction honorifique prestigieuse à James D. Mooney, le manager qui, chez General Motor, était chargé des exportations vers l’Allemagne et de la production en Allemagne.


Camion 3T Opel blitz





Avec la production massive de camions et d’avions, GM contribua via Opel et Ethyl GmbH aux victoires d’Hitler dans sa « guerre éclair » en 1939 et 1940. Les patrons de GM n’en éprouvèrent toutefois pas le moindre sentiment de culpabilité. Au contraire, ils s’en enorgueillirent car, dans un certain sens, les victoires d’Hitler étaient également les leurs. Et, de toute façon, ils préféraient de loin les dictatures comme celle d’Hitler, de Mussolini, de Franco, etc. aux États démocratiques dans lesquels les socialistes et les syndicats pouvaient avoir leur mot à dire. En juin 1940, au moment de la chute de la France, Sloan fit ouvertement savoir qu’il se réjouissait des victoires du fascisme, avec ses « dirigeants forts, intelligents et agressifs », sur les démocraties européennes « décadentes », selon lui. Quand les nazis fêtaient leurs triomphes, GM y participait. Le 26 juin 1940, le collègue de Sloan, Mooney, était présent – et bien en vue – lors d’une fête à l’hôtel Waldorf-Astoria où la communauté allemande locale de New York fêtait les victoires d’Hitler en Pologne et en Europe occidentale.


En 1940, les États-Unis étaient encore neutres et la production au profit de l’Allemagne nazie n’équivalait donc pas à une production au profit d’un ennemi de la patrie. Mais qu’advint-il d’Opel, après que, dans la foulée de Pearl Harbor, les États-Unis entrèrent en guerre contre l’Allemagne d’Hitler ? La réponse à cette question est simple : business as usual, les affaires, comme d’habitude !


Après Pearl Harbor, Opel ne fut pas confisquée mais resta entièrement la propriété de GM. Les administrateurs délégués allemands en place – des hommes de confiance des patrons aux États-Unis – continuèrent à tenir les rênes, à diriger les firmes et, ce faisant, pensèrent surtout aux intérêts de la maison mère en Amérique. L’intervention des nazis dans la gestion journalière d’Opel resta minimale. Ce n’est que le 25 novembre 1942 que Berlin désigna pour Opel un « gestionnaire de propriété ennemie » (Feindvermögensverwalter), mais la signification de cette décision se révéla purement symbolique. Les nazis ne voulaient rien de plus que procurer « une image de marque allemande » à une firme qui était à cent pour cent la propriété de General Motors et qui le resta également durant toute la guerre.


Pourquoi les nazis furent-ils si tolérants ? Pour pouvoir continuer à faire la guerre après l’échec de leur stratégie de « guerre éclair » en Union soviétique et pour reporter le plus longtemps possible la défaite finale désormais inévitable, ils avaient un insatiable besoin d’avions, de camions et de chars et, en Allemagne, c’est par Opel et d’autres filiales des sociétés américaines – y compris la grande usine de Ford à Cologne - que ce matériel était produit le plus efficacement à grande échelle. Depuis qu’Henry Ford avait inventé la chaîne de production et autres méthodes « fordistes » d’accroissement de la productivité, les firmes américaines étaient en effet les leaders incontestés dans le domaine de la production industrielle de masse. Les planificateurs nazis comme Speer ne comprenaient que trop bien que des changements radicaux dans la gestion d’Opel à Brandebourg et Rüsselsheim pourraient déranger. Les administrateurs délégués existants purent continuer à prospérer parce qu’ils étaient habitués aux méthodes de production particulièrement efficaces des Américains ; c’était l’unique façon pour Opel de pouvoir continuer à produire un maximum. Les quotas de production élevés qui avaient été définis par Berlin étaient même régulièrement dépassés, de sorte que les nazis décernèrent à la filiale allemande de General Motors le titre honorifique particulièrement clinquant de « firme exemplaire dans la production de matériel de guerre » (Kriegsmusterbetrieb). Pour les nazis, la production d’Opel n’était pas importante que sur le plan quantitatif, elle l’était aussi sur celui de la qualité. Du matériel militaire fabriqué par Opel pendant la guerre faisait également partie des armes d’excellente qualité, par exemple des camions munis d’un système de propulsion sur toutes les roues (all-wheel-drive) qui se révélèrent particulièrement utiles dans la boue du front de l’Est et dans les sables du désert nord-africain, des trains d’atterrissage modernes pour les avions et, vers la fin de la guerre, des moteurs pour le flambant neuf Me-262, le tout premier chasseur à réaction. La chercheuse allemande Anita Kugler en est venue à la conclusion qu’Opel « a entièrement mis sa production et sa recherche à la disposition des nazis et qu’objectivement, la firme les a aidés à prolonger la guerre durant un long laps de temps ».


Junker 88




Après Pearl Harbor, Opel continua non seulement à produire à plein rendement en Allemagne nazie, mais aussi à enregistrer des bénéfices élevés. Un historien américain, Henry Ashby Turner, parle de « flux croissant des bénéfices » et, en résultante, « une réserve de capital de plus en plus importante qui, vers fin 1942, s’élevait à plus d’un quart de milliard de Reichsmark ». Selon une autre source, les bénéfices d’Opel crevaient tellement le plafond que les nazis en interdirent la publication. Ils le firent afin d’éviter la colère du simple citoyen allemand à qui l’on demandait de plus en plus de se serrer la ceinture et qui se rendait sans doute compte que les bénéfices de cette filiale d’une entreprise américaine ne profitaient en aucun cas aux « camarades du peuple allemand » (Volksgenossen), pour utiliser la terminologie nazie.


Les bénéfices d’Opel pendant la guerre étaient dus à la production élevée et au fait que Berlin continuait à payer sans rechigner les factures pourtant salées, mais aussi à la politique de bas salaires des nazis déjà mentionnée. Pendant la guerre, il fallait travailler plus longtemps pour gagner moins, et il en allait de même dans les filiales allemandes des entreprises américaines. Chez Opel, dès mai 1940, les travailleurs furent mis au travail au moins 60 heures par semaine et, dans un même temps, leurs salaires furent diminués. À Rüsselsheim, la semaine de travail devint de plus en plus longue, de sorte que, fin 1942, les travailleurs devaient s’échiner 66 heures par semaine. Durant la guerre, chez Opel, les coûts salariaux purent cependant encore être réduits grâce à l’incorporation de travailleurs forcés, surtout des prisonniers de guerre et des déportés, y compris des femmes et des enfants, en provenance de l’Union soviétique. La mise au travail de ces « esclaves » allait de pair, semble-t-il, avec « une exploitation maximale, les plus mauvais traitements possibles et même… la peine de mort dans le cas de petits larcins». (Il y a une dizaine d’années, Opel décida volontairement de cotiser au fonds créé par le gouvernement allemand pour dédommager quelque peu les travailleurs forcés étrangers qui, pendant la guerre, avaient trimé dans les usines allemandes et parmi lesquels relativement peu avaient survécu. Félicitons ici la firme pour ce geste.)


Les bénéfices accumulés par Opel en Allemagne durant la guerre s’élevaient à la fin du conflit à 22,4 millions de RM. Après la guerre, GM reprit officiellement possession d’Opel et, en 1951, l’entreprise fit main basse sur ce petit pactole qui, entre-temps, vu les réformes monétaires de l’après-guerre, avait fondu et ne représentait « plus que » 261.061 dollars. Or, le fait d’avoir réclamé cette somme relativement modeste suffit, comme le fait remarquer Turner, « à considérer General Motors coupable d’avoir réalisé des bénéfices en utilisant des travailleurs forcés pour la production de matériel de guerre au profit du IIIe Reich». Une part considérable des bénéfices d’Opel avait toutefois déjà été réinvestie en Allemagne même, au cours de la guerre, par exemple dans l’extension des équipements de production mêmes et dans la reprise (en 1942) d’une fonderie de Leipzig qui, depuis longtemps, produisait des blocs moteurs pour Opel.


Me 262




Pendant la guerre, GM engrangea également de faramineux bénéfices aux États-Unis mêmes. Une vague de commandes de matériel militaire de la part de l’État, pour une valeur de 13,4 milliards de dollars, rapporta à l’entreprise un bénéfice de 673 millions de dollars. Il fut particulièrement utile qu’au lendemain de Pearl Harbor, le gouvernement américain confia à d’innombrables représentants du big businessdes postes importants à Washington, ce dont ces hommes d’affaires tirèrent parti pour enlever dans la foulée de lucratives commandes d’État et, bien sûr aussi, pour prendre à cœur dans la mesure du possible les intérêts des filiales de firmes américaines en Allemagne – tout en s’arrangeant pour qu’aux États-Unis mêmes, le public n’en sût pas grand-chose, voire rien du tout. William S. Knudsen qui, en 1937, avait succédé à Alfred P. Sloan comme président de General Motors et avait conservé ce poste jusqu’en 1940, devint directeur du fameux Office of Production Management, une sorte de ministère supervisant la fabrication et l’achat de matériel de guerre en tout genre, y compris les sortes de véhicules produits par hasard par General Motors. (Le fait que, dans les années trente, Knudsen passait pour un admirateur inconditionnel d’Hitler et un ami de Göring, n’avait manifestement pas la moindre importance.)


L’influence du big business dans les hautes sphères gouvernementales de Washington explique aussi pourquoi les filiales allemandes des entreprises américaines ne furent jamais les objectifs des bombardements systématiques des Alliés et ce, malgré le fait que leur production était d’une importance plus que capitale pour la machine de guerre nazie. Bernard Baruch, un conseiller haut placé du président Roosevelt, avait donné l’ordre de ne pas bombarder – ou très, très superficiellement – certaines usines en Allemagne. Nous ne sommes donc guère surpris de retrouver sur sa liste les filiales des sociétés américaines. Contrairement à l’importante usine de Ford à Cologne, celle d’Opel à Rüsselsheim fut bel et bien bombardée, mais cela n’eut lieu que très tard dans la guerre, le 20 juillet 1944, et, à l’époque, les principaux équipements de production avaient déjà été transférés depuis longtemps à la campagne, dans ce qu’on appelait une Auslagerung (un dépôt à l’extérieur).
Le bombardement fit d’ailleurs relativement peu de dégâts et on prétend que dix pour cent à peine de l’infrastructure fut détruite. En tout cas, la production battait toujours son plein lorsque, le 25 mars 1945, les soldats américains atteignirent Rüsselsheim. Toutefois, après la guerre, GM exigea sans vergogne et avec succès des compensations de l’État américain pour les dommages subis par Opel lors des bombardements anglo-américains. L’entreprise reçut 33 millions de dollars, en partie sous forme de crédits d’impôt. En parlant de crédits d’impôt, en 1941, GM était parvenu à déclarer perdus ses investissements en Allemagne, c’est-à-dire Opel, ce qui lui avait rapporté un crédit d’impôt d’environ 23 millions de dollars. En théorie, ceci conférait au gouvernement américain le droit de confisquer Opel après la guerre. En lieu et place, en 1948, General Motors se vit très gentiment proposer la possibilité de récupérer ses investissements en Allemagne en échange d’un paiement de 1,8 million de dollars, ce qui revenait à un crédit d’impôt de près de 21 millions de dollars.


De nos jours, les affaires de GM ne tournent pas très bien en Allemagne. Entre 1933 et 1945, d’autre part, grâce à Hitler et grâce à la guerre déclenchée par celui-ci, GM put faire des affaires en or de l’autre côté du Rhin. Pour la plupart des Européens, l’époque du nazisme se résuma à des années très pénibles mais, pour GM, elle ne fut rien d’autre que the good old days – « le bon vieux temps » !


Source : www.michelcollon.info



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vania
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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Dim 20 Mai - 11:01

Interessants articles sur les interconnexions de l'économie de marché et de ce qu"on appelait pas encore la "mondialisation"..
Qu'est-ce que ça serait aujourd'hui ? Mad
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Vorobeï
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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Dim 20 Mai - 15:17

Qu'est ce que ce serait aujourd'hui ?
Franchement, c'est peut-être pire encore qu'autrefois.
La guerre froide a entrainé une course aux armements pour le moins terrifiante et la chute de l'union soviétique n'a pas arrangé les choses.
Le complexe militaro-industriel ne s'est jamais aussi bien porté et les traffiquants d'armes se font des c... en or !
Pour que ces marchands de mort puissent écouler leurs produits, il faut des marchés, c'est-à-dire des zones de tensions et/ou des zones de conflits. C'est dans leur intérêt. Pour qu'ils fassent des affaires, faut qu'il y ait des guerres.
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naga
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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Lun 21 Mai - 13:33


Wall Street et l’empire IG Farben

“Farben était Hitler et Hitler était Farben” (Sénateur Homer T. Bone au comité des affaires militaires du Sénat, le 4 Juin 1943)

A la veille de la seconde guerre mondiale, le complexe industriel chimique d’IG Farben était la plus grosse industrie de production de produits chimiques au monde, qui possédait un pouvoir politique et économique énorme ainsi qu’une grosse influence au sein de l’état nazi. IG Farben fut justement décrit comme étant “l’état dans l’état”.

Le cartel IG Farben date de 1925, lorsque le génie de l’organisation Hermann Schmitz (avec l’assistance financière de Wall Street), créa un super géant de l’industrie chimique à partir de six gánts allemands déjà existant: Badische Anilin, Bayer, Agfa, Hoechst, Weiler-ter-Meer et Griesheim-Elektron. Ces compagnies furent fusionnées pour créer Internationale Gesellschaft Farbenindustrie A. G ou I.G Farben en court.

Vingt ans plus tard, le même Hermann Schmitz fut inculpé au procès de Nüremberg pour les crimes commis par le cartel IG Farben. D’autres directeurs et responsables d’IG furent traduits devant le tribunal mais les affiliés américains d’IG Farben et les directeurs américains de la firme IG elle-même, furent tranquillement oubliés; la vérité enterrée dans les archives (NdT: que le professeur Sutton a recherchée et analysée pour nous…).

C’est la connexion américaine de Wall Street qui nous intéresse. Sans les capitaux fournis par Wall Street, il n’y aurait pas eu d’IG Farben en première instance et très certainement pas d’Adolf Hitler et de seconde guerre mondiale.

Les banquiers allemands du conseil superviseur de Farben (Farben Aufsichsrat en allemand) et son comité directeur à la fin des années1929 incluait la banquier de Hambourg Max Warburg, dont le frère Paul Warburg était le fondateur du système de la réserve fédérale aux Etats-Unis. De manière non conïncidentelle, Paul Warburg était aussi membre du comité directeur de la branche IG Farben Etats-Unis, qui était une branche totalement la propriété de la maison mère IG[...]

[..] IG Farben est d’un intérêt péculier dans la formation de l’état nazi parce que les directeurs de Farben ont matériellement aidé Hitler et les nazis à arriver au pouvoir en 1933. Nous avons des preuves photographiques (voir page 60) que IG Farben contribua de la somme de 400 000 Reichsmark au “fond occulte” d’Hitler. Ce fut ce fond secret qui finança la saisie du pouvoir des nazis en Mars 1933. Bien des années auparavant, farben avait obtenu des fonds de Wall Street pour la cartélisation de 1925 et son expansion en Allemagne; puis 30 millions de dollars obtenus pour la branche américaine d’IG en 1929 et il y avait des de directeirs de Wall Street au comité directeur d’IG. Il faut noter ici que ces fonds furent levés et les directeurs nommés avant qu’Hitler ne fut promu dictateur de l’Allemagne.

Le siege social d IG Farben a Frankfort en 1933




Le pouvoir économique d’IG Farben

Des observateurs qualifiés ont débattu du fait que l’Allemagne n’aurait pas pu entrer en guerre en 1939 sans IG Farben. Entre 1927 et le début de la guerre, IG Farben doubla de taille, cette expansion fut possible grâce à l’assistance technique américaine et par la création des bons d’investissement, comme ceux ouverts pour 30 millions de dollars par La National City Bank. En 1939, IG avait acquis une participation et une influence gestionnaire dans quelques 380 autres industries allemandes et dans 500 entreprises étrangères. L’empire IG Farben possédait ses propres mines de charbon, ses propres centrales électriques, ses propores hauts-fourneaux, banques, unités de recherche et de nombreuses entreprises commerciales. Il y avait plus de 2000 accords de cartel entre IG et des entreprises étrangères, incluant la Standard Oil du New Jersey (Rockefeller), DuPont, Alcoa, Dow chimique, and d’autres aux Etats-Unis. L’histoire complète d’IG Farben et de ses activités mondiales avant la seconde guerre mondiale ne seront jamais totalement connues dans la mesure où des archives allemandes importantes ont été détruites en 1945 en anticipation de la victoire alliée.

Néanmoins une enquête après la seconde guerre mondiale fut menée par le département de guerre américain, elle se concluait ainsi:

“Sans les moyens énormes de production d’IG, ses recherches intensives et ses vastes affiliations internationales, cela aurait été impensable et impossible pour l’Allemagne de procéder à la guerre. Farben n’a pas seulement dirigé ses énergies vers l’armement de l’Allemagne, mais également se concentrait à affaiblir ses victimes potentielles et cette double tentative d’expansion du potentiel industriel allemand couplé avec la volonté de restreindre celui deu reste du monde ne fut pas pensé et exécuté “de la manière affairiste la plus banale”. La preuve est irréfutable que les officiels d’IG Farben avaient la pleine connaissance du plan de conquête mondial de l’Allemagne et de chaque acte spécifique d’agression qui fut lancé plus tard.” [...]

[...] Le contrôle ultime de Farben sur l’économie de guerre allemande, acquis dans les années 1920 et 1930 avec l’assistance de Wall Street, peut être mieux évalué en examinant le pourcentage de matériel de guerre produit par les usines de Farben en 1945. A cette époque, Farben produisait 100% du caoutchouc synthétique, 95% des gaz mortels allemands dont le tristement célèbre Zyklon B utilisé dans les camps de déportation, 90% du plastique allemand, 88% de son magnésium, 84% des explosifs en tout genre, 70% de la poudre à canon, 46% de l’essence à haute octane pour l’aviation et 35% de tout le carburant synthétique allemand[...]

[...] Malheureusement, quand nous recherchons les origines techniques des plus importants de ces matériels militaires et de manière différente du support financier d’Hitler, nous trouvons des liens avec l’industrie américaine et avec des hommes d’affaire américains. Il y eut de multiples arrangements entre Farben et les entreprises américaines, incluant des arrangements de marketing du cartel, des arrangements de patentes, des échanges techniques comme ceux par exemple des transferts de technologie Standard Oil-Ethyl mentionnés plus haut. Ces arrangements furent utilisés par IG Farben pour avancer la politique nazie à l’étranger, pour collecter des informations stratégiques et pour consolider un cartel chimique mondial.

Un des aspects les plus horribles du cartel IG Farben fut l’invention, la production et la distribution du gaz Zyklon B utilisé par les nazis dans les camps de concentration. Le Zyklon B était de l’acide prussique pur (acide cyanhydrique), poison mortel fabriqué par la branche IG Farben de Leverkusen et vendu par leurs bureaux de vente Bayer et sous-traité par Degesh, un distributeur indépendant. Les ventes de Zyklon B constituaient environ 75% du chiffre d’affaire de Degesh. Suffisamment de gaz pour tuer 200 millions d’humains fut produit et vendu par IG Farben. La rapport de la commission Kilgore de 1942 établit clairement que les directeurs de IG Farben avaient une idée précise de ce qu’étaient les camps de concentration et de l’utilisartion des produits chimiques d’IG[...]

[...] Le bureau NW 7 de Berlin d’IG Farben était le centre d’espionage et de documentation extérieure phare du régime nazi en ce qui concerne l’étranger. Le bureau était dirigé par le directeur de Farben Max Ilgner, neveu du président de la firme Hermann Schmitz. Les deux hommes étaient tous deux membres du comité directeur de IG Farben USA, avec leurs collègues de direction Henry Ford de Ford Motor, Paul Warburg de la Manhattan Bank et de Charles Mitchell de la banque de la réserve fédérale de New York…

Une des figures les plus connues de ces agents de renseignement du bureau N.W 7 était le prince Bernhard de Hollande, qui rejoignit Farben au début des années 1930, après avoir suivi un stage d’entraînement de 18 mois dans la SS dont il porta l’uniforme noir[...]






La branche américaine d’IG Farben

Qui étaient les financiers de Wall Street qui dirigeaient les activités d’IG Farben USA, la succursale aux Etats-Unis qui faisait la propagande nazie ?

Les directeurs d’IG Farben USA incluèrent quelques uns des membres les plus en vue de Wall Street. Les intérêts économiques allemands réentrèrent aux Etats-Unis après la 1ère guerre mondiale et de manière probante, contournèrent les barrières faites pour conserver IG Farben en dehors du marché américain.

D’après les sources du manuel d’investissement de l’agence Moody de 1930 (page 2149), voici la liste des directeurs d’IG Farben USA en 1930:

Carl Bosh, Allemand, associé à Ford Motor A.G (Allemagne)
Edsel Ford, Américain, de la Ford Motor de Detroit
Max Ilgner, Allemand, dirigea le bureau NW7 d’IG Farben (bureau de renseignement extérieur), reconnu coupable de crimes contre l’humanité au procès de Nüremberg
F. ter Meer, Allemand, reconnu coupable à Nüremberg
H.A. Metz, Américain, directeur à IG Farben Allemagne de la la Manhattan Bank (Warburg), USA
C.E. Mitchell, Américain, directeur de la banque de la réserve fédérale new yorkaise et de la National City Bank
Hermann Schmitz. Allemand, PDG IG Farben A.G, associé à la Deutsche Bank et à la BIS de Bâle, reconnu coupable de crimes de guerre à Nüremberg
Walter Teagle, Américain, directeur de la banque de la réserve fédérale de New York et de la Standard Oil New Jersey (Rockefeller)
W.H von Rath, Allemand naturalisé américain, directeur de la branche allemande de la General Electric USA (A.E.G)
Paul Warburg, Américain, premier membre de la réserve fédérale de New York et PDG de la Manhattan Bank
W.E. Weiss, Américain, associé à Sterling Products
[...] Nous pouvons ici faire quelques remarques circonstantielles sur ces faits.

Dans un premier temps, le comité directeur de la branche américaine d’IG Farben comptait dans ses rangs pas moins de trois des directeurs de la réserve fédérale de New York, la banque de la Fed la plus influentielle de toutes les différentes branches de cette banque. IG USA avait aussi des liens très étroits avec la Standard Oil du New Jersey (Rockefeller), la compagnie Ford Motor, la banque de Manhattan (qui deviendra plus tard la Chase Manhattan sous la coupe Rockefeller) et d’AEG (la branche allemande de la General Electric).

Dans un second temps, trois membres de ce comité directeur d’IG Farben USA furent reconnus coupables de crimes de guerre au procès de Nüremberg. Ceux-ci furent les directeurs allemands et non pas les américains. Parmi ces Allemands, il y avait Max Ilgner, directeur du bureau NW7 d’IG à Berlin, l’agence de renesignement nazie d’avant guerre (NdT: remplacé par l’Abwehr durant la guerre). Si les directeurs d’une entreprise sont collectivement responsables des activités de cette entreprise, alors les directeurs américains auraient également dû être inculpés et jugés à Nüremberg, aux côtés des directeurs allemands, cela bien entendu si le but du procès était bien de déterminer la responsabilité et la culpabilité dans la guerre. Bien évidemment, si le but du procès fut de détourner l’attention des implications américaines dans la montée en puissance d’Hitler, ils ont alors été couronnés de succès dans cette entreprise.

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naga
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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Mar 22 Mai - 13:18


La Standard Oil fournit le carburant pour la seconde guerre mondiale

“Dans deux ans, L’Allemagne fabriquera suffisamment de pétrole et de gaz depuis le charbon pour pouvoir soutenir une longue guerre. La Standard Oil de New York lui procure des millions de dollars en aide.” (Rapport de l’attaché commercial de l’ambassade américaine de Berlin de Janvier 1933 au département d’état à Washington D.C)

Le groupe de compagnies de la Standard Oil, dans lequel la famille Rockefeller possède un quart des intérêts de contrôle, fut d’une importance critique pour l’aide apportée à l’Allemagne nazie dans sa préparation de la guerre. Cette assistance en préparation militaire vînt à propos car les ressources insuffisantes de l’Allemagne en matière de produits pétroliers, ne lui permettaient pas de pouvoir soutenir une guerre mécanisée moderne; en 1934 par exemple, environ 85% des produits finis à base de pétrole étaient importés. La solution adoptée par l’Allemagne nazie fut de produire du pétrole et du carburant synthétiques à partir de leur ressource importante de charbon. Ce fut le processus d’hydrogénisation pour produire de l’essence synthétique et les propriétés iso-octane dans cette essence qui permit à l’Allemagne de conduire la guerre en 1940. Ce processus d’hydrogénisation a été développé et financé par les laboratoires de la Standard Oil aux Etats-Unis en partenariat avec IG Farben [...]








[...] De manière regrettable, les comités du congrès américain n’explorèrent pas plus avant l’aspect évident de la collusion entre la Standard Oil et IG Farben, à savoir qu’à cette époque, les directeurs de la Standard Oil du New Jersey n’avaient pas seulement des affiliations stratégiques de guerre avec IG Farben, mais avaient également d’autres liens avec l’Allemagne hitlérienne, jusqu’à la contribution par l’intermédiaire de compagnies sous-traitantes allemandes, au financement personnel d’Heinrich Himmler et de membres affiliés au cercle des amis de Himmler jusqu’aussi tard que 1944.

Pendant la seconde guerre mondiale, la Standard Oil du New Jersey fut accusée de trahison pour ses alliances d’avant-guerre avec IG Farben, alors même que ses activités continuelles au sein du cercle des amis d’Himmler durant la guerre demeuraient inconnues. Les accusations de trahison furent démenties véhémentement par la Standard Oil [...]

[...] En Avril 1929, Walter C. Teagle, président de la Standard Oil du New Jersey, devint un des directeurs de la nouvellement formée IG Farben USA, pas parce que Teagle était intéressé par l’industrie chimique, mais parce que:

“Il a savouré ces dernières années des relation étroites avec certaines branches du secteur de la recherche d’IG Farben Industrie, recherches qui sont très liées avec l’industrie pétrolière.”

[...] En Novembre 1929, la nouvelle compagnie jointe Standard Farben Research fut établie sous la gestion de la Standard Oil compagny of New Jersey et toutes les recherches et patentes relevantes à la production de pétrole depuis le charbon tenues conjointement par Standard et IG, furent misent en commun…

La nouvelle compagnie Standard IG Company fut officiellement créée en Décembre 1929. F. A. Howard en fut le président et ses directeurs allemands et américains furent annoncés comme suit: E.M Clark, Walter Duisberg, Peter Hurll, R.A Reidemann, H.G Seidel, Otto von Schenk et Guy Wellman.

La majorité des parts étaient détenue par la Standard Oil…

Les résultats des recherches furent mis aux services d’IG Farben et devinrent la base de développement du programme d’Hitler “pétrole pour charbon” qui rendit possible la seconde guerre mondiale[...]

[...] En 1944, une note confidentielle d’IG Farben appellée le “Farben memorandum”, répondit à une question clef: Qu’est-ce qu’ IG Farben acquît alors de la Standard Oil qui fut “si vital pour conduire la guerre” ? Le memo examine en détail les produits cités par Haslam (NdT: étude citée pour la défense de la Standard Oil) comme par exemples: l’iso-octane, le tuluol, l’oppanol-paratone and la buna et démontre qu’au contraire de ce que déclarait publiquement la Standard Oil, leur technologie provînt en grande partie des Etats-Unis et non d’Allemagne [...]

Ethyl de plomb pour la Wehrmacht

Un autre exemple de l’assistance importante de la Standard Oil à l’Allemagne nazie et ce en coopération avec la General Morors, furent les livraisons d’ethyl de plomb. Ce fluide est un composant anti-choc à la fois utilisé par les carburants de l’aviation et des engins au sol, celui-ci permet d’éliminer les chocs et coups internes répétés dûs à la combustion et ainsi permettant d’augmenter l’efficacité des moteurs, sans ces composants anti-choc la guerre moderne mobile serait beaucoup moins pratique…

Jusqu’en 1935, la fabrication de ces produits ne se faisait qu’aux Etats-Unis. En 1935, Ethyl Fasoline Corporation (NdT: une entreprise jointe de la Standard Oil et de la General Motors créée en 1924), transferra son savoir-faire en Allemagne pour le programme de réarmement nazi. Ce transfert de technologie fut fait malgré les protestations du gouvernment américain [...]

[...] Les dossiers d’IG Farben saisis à la fin de la guerre confirment l’importance de ce transfert technologique particulier au profit de l’armée allemande:

“Depuis le début de la guerre nous avons pu produire du tétraethyl parce que peu avant le début de la guerre, les Américains avaient établi chez nous des usines toutes prêtes pour la production et nous ont fourni toute l’expérience nécessaire. De cette façon, nous n’avons pas eu à effectuer tout le lourd travail de recherche et de développement et nous pûmes ainsi commencer directement la production sur la base du transferts d’expérience que les Américains avaient accumulé depuis des années.”


La Standard Oil du New Jersey et le caoutchouc synthétique

Le transfert de technologie de l’ethyl de plomb à l’Allemagne nazie fut répété avec le caoutchouc synthétique. Il ne fait aucun doute que la capacité de l’armée allemande à pouvoir conduire la guerre dépendait du caoutchouc synthétique, tout comme de l’essence synthétique, simplement parce que l’Allemagne n’avait pas de caoutchouc naturel et que la guerre aurait été simplement impossible sans la capacité de Farben à produire du caoutchouc synthétique. Farben avait un quasi monopole sur la fabrication et le programme pour en fabriquer les vastes quantités nécessaires étaient totalement financé par le Reich [...]

[...] En conséquence, l’assistance de la Standard Oil à l’Allemagne nazie ne fut pas limitée au pétrole depuis le charbon, bien que ceci fut de fait lew transferts de technologie le plus important; non seulement le processus technique de fabrication de tétraethyl fut transféré à IG Farben et une usine fabriquée en Allemagne même, en co-propriété IG Farben, Standard Oil et General Motors, mais également aussi tard qu’en 1939, la branche allemande de la Standard fît une usine pour la production du carburant synthétique pour l’aviation. Du tétraethyl fut exporté en urgence depuis les Etats-Unis pour la Wehrmacht et une assistance majeure fut donnée pour la fabrication du caoutchouc butyl, tout en maintenant secret aux Etats-Unis le processus d’IG Farben pour le buna, agent de fabrication du caoutchouc synthétique.

En d’autres termes, La Standard Oil du New Jersey, d’abord sous son président W.C. Teagle puis sous son président W.S. Farish, aida continuellement la machine de guerre nazie tout en refusant d’aider les Etats-Unis.

Cette séquence d’évènement ne fut pas un accident. Le président Farish argumenta que ne pas avoir donné cette assistance technique à la Wehrmacht “aurait été injustifié”. L’assistance était faite en connaissance de cause, s’est produite sur plus d’une décennie et fut si substantielle que sans elle l’armée allemande n’aurait pas pu entrer en guerre en 1939.

La Deutsche Amerikanische Petroleum A.G (DAPAG)

La succursale de la Standard Oil en Allemagne la Deutsche Amerikanische Petroleum A.G (DAPAG) était propriété a 94% de la Standard Oil du New Jersey. La DAPAG avait des bureaux à travers l’Allemagne, une rafinerie à Brême et son QG à Hambourg. Par la DAPAG, la Standard Oil était présente dans les cercles intimes du nazisme, dans le cercle Keppler et le cercle des amis d’Himmler. Un des directeurs de la DAPAG était Karl Lindemann, également président de la chambre de commerce en Allemagne et directeur de plusieurs banques incluant la banque de Dresde, la Deutsche Reichsbank et de la firme supportrice des nazis la banque C. Melchior… Lindemann fut un membre du cercle Keppler jusqu’en 1944 et fut un représentnat de la Standard Oil au cœur même du nazisme.

Ainsi la Standard Oil avait deux de ses membres au sein du cercle Keppler. Les paiements au cercle de la compagnie subsidiaire de la Standard Oil continuèrent jusqu’en 1944, c’est à dire un an avant la fin de la guerre.

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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Mer 23 Mai - 2:04


International Telephone and Telegraph (ITT) travaille pour les deux côtés de la belligérance


“Bien que les avions Folcke-Wolfe d’ITT bombardaient les navires alliés et que les lignes d’ITT passaient des informations aux sous-marins allemands, les traceurs de direction d’ITT sauvaient d’autres navires des torpilles.” (Anthony Sampson, the Sovereign State of ITT, New York, Stein & Day, 1973, p.40)

La compagnie multinationale International Telephone and Telegraph (ITT) fut fondée en 1920 par l’entrepreneur des Iles Vierges Sosthenes Behn. Durant toute sa vie, il fut le modèle de l’homme d’affaire politisé, faisant des profits et bâtissant l’empire ITT plus par des manœuvres politiques que par sa supériorité dans la concurrence du marché. En 1923, par sa dextérité politique, il acquît le monopole de la téléphonie espagnol, Compania Telefonica de Espana. En 1924, soutenu dès lors par JP Morgan, acheta ce qui devint plus tard International Standard Electric, un groupe de construction de centrales électriques à travers le monde.

Le comité directeur d’ITT reflétait les intérêts de la maison JP Morgan avec les associés de Morgan, Arthur Anderson et Russell Leffingwell [...]

[...] En 1930, Behn acheta la holding allemande Standard Elekrizistäts A.G, contrôlée à 62% des actionnaires votant par ITT, AEG avec 81% des actionnaires votant et Felton et Guilleuame, 6% des actionnaires votant [...]

Le baron Kurt von Schroder et ITT

Il n’y a aucune trace qu’ITT fît des versements directs à Hitler avant sa prose de pouvoir en 1933. Par contre, un certain nombre de versements furent faits à Himmler à la fin des années 1930 et durant la seconde guerre mondiale, et ce par les succursales allemandes d’ITT. La première entre Hitler et les responsables d’ITT fut reportée, aussi loin que nous sachions, en Août 1933, lorsque Sosthenes Behn et le représentant allemand d’ITT Henry Manne, rencontrèrent Hitler à Berchtesgaden. Suivant ce meeting, Behn prît contact avec le cercle Keppler (voir chapitre 9) et par son influence, la baron nazi Kurt von Schröder devînt le gardien et garant des intérêts d’ITT en Allemagne. Schröder devînt le canal de financement par lequel l’argent d’ITT parvenant à Himmler et son organisation SS jusqu’en 1944, alors que la guerre se déroulait et que les Etats-Unis étaient en guerre avec l’Allemagne.

Par l’intermédiare de Schröder, Behn et ITT eurent accès aux profits de l’industrie de l’armement allemande et acheta des parts subastantielles dans ces entreprises d’armement incluant la compagnie aéronautique Focke-Wolfe…

[...] Le réinvestissement des profits dans l’industrie de l’armement allemande suggère que la déclaration de Wall Street qu’elle était innocente de fautes de collaboration dans le réarmement allemand, et qu’elle ne connaissait en fait pas les intentions d’Hitler, n’est qu’une fraude. De manière spécifique, l’achat substantiel de parts dans l’industrie Focke-Wolfe par ITT veut dire, comme l’a très bien dit Anthony Sampson, qu’ITT produisait en fait des avions qui étaient utilisés pour tuer des Américains et leurs alliés, et qu’ITT fît de surcroi d’excellents bénéfices de cette entreprise.

Avec Kurt von Schröder, ITT avait accès au cœur même de l’élite nazie au pouvoir. Qui était-il ?… Né en 1889 dans une vieille famille de la finance allemande; un membre de la famille émigra plus tôt en Angleterre et changea son nom en Schroder et créa l’institution financière J. Henry Schroder à Londres et la J. Henry Schroder Banking Corporation à New York. Kurt von Schröder fut aussi un associé de la banque privée de Cologne, J.H Stein & Company…

Immédiatement après la prise de pouvoir d’Hitler en 1933, Kurt von Schröder devint le représentant de la BIS, que Quigley appelle le cœur du système de contrôle international, ainsi que chef d’un groupe de banquiers privés qui conseillait la Reichsbank. Heirich Himmler nomma Schröder comme chef de groupe SS [...]

[...] Vers le milieu des années 1930, un autre lien fut forgé entre Wall Street et Schröder, cette fois-ci au travers des Rockefeller. En 1936, les affaires de sous-traitances de la J. Henry Schroder Banking de New York furent fusionnées dans une nouvelle firme d’investissement la Schroder, Rockefeller & Co, Inc sise au 48 Wall Street. Carrlton P. Fuller de la Schroder Bank Corp. devint le président et Avery Rockefeller, fils de Percy Rockefeller (frère de John D. Rockefeller) en devint le vice-président et directeur de la nouvelle firme.


Westrick, Texaco et ITT

ITT avait un autre contact sûr au sein de l’Allemagne nazie en la personne de l’avocat Dr. Gerhard Westrick. Westrick était un des membres d’un groupe sélectionné d’Allemands qui avaient espionné pour le compte de l’Allemagne aux Etats-Unis durant la première guerre mondiale. Ce groupe comprenait non seulement Kurt von Schröder et Westrick, mais aussi Franz von Papen, que nous reverrons en compagnie de James Paul Warburg de la banque de Manhattan dans le chapitre 10 et du Dr. Heinrich Albert. Celui-ci, ancien attaché commercial de l’Allemagne pendant le première guerre mondiale, était en fait le responsable du financement du programme d’espionnage de von Papen…

Juste avant la seconde guerre mondiale, l’opération d’espionnage Albert-Papen et Westrick aux Etats-Unis commença à se répéter, mais cette fois-ci, les autorités américaines furent plus alertes. Westrick revînt aux Etats-Unis en 1940 avec la couverture d’attaché commercial, mais était en fait le représentant personnel de von Ribbentrop (NdT: ministre des affaires étrangères de l’Allemagne nazie de 1938 à 1945, fut reconnu coupable de crimes contre l’humanité et condamné à mort au procès de Nüremberg, exécuté en 1946) [...]

[...] Parmi les contrats négociés par Westrick, il y avait un contrat pour que Texas Oil Company (Texaco) fournisse du pétrole à la marine allemande, chose qu’il arrangea avec Torkild Rieber, chairman du comité directeur de Texaco.

En 1940, Rieber négocia un contrat de livraison de pétrole avec Hermann Goering, et Westrick aux Etats-Unis travaillait pour la Texaco. Sa voiture fut achetée avec l’argent de Texaco, et le formulaire de demande de permis de conduire de Westrick donnait l’adresse de Texaco comme son adresse de travail. Ces activités apparurent au grand jour le 12 Août 1940. Rieber dût démissioner de Texaco et Westrick retourna en Allemagne.

Deux ans plus tard, Rieber devînt le président des chantiers navals de Caroline du Sud et un des directeurs de la compagnie Barber Asphalt Corporation and Seaboard Oil Company de l’Ohio.


ITT dans l’Allemagne en guerre

[...] En bref, durant la seconde guerre mondiale, la firme américaine ITT faisait des transferts de fonds au chef de la SS Heinrich Himmler. Ces paiements permettaient à ITT de pouvoir protéger son investissement dans l’industrie Focke-Wolfe, une entreprise aéronautique qui fabriquait des avions de combat qui étaient utilisés contre les Etats-Unis.

L’interrogatoire de Kurt von Schröder le 19 Novembre 1945 démontre la nature délibérée de la proche et fructifiante relation entre Sosthenes Behn d’ITT, Westrick, Schröder et la machine de guerre nazie durant la seconde guerre mondiale et que ceci était surtout une relation délibérée et en toute connaissance de cause. (NdT: suit ici dans le livre un extrait de l’interrogatoire de Kurt von Schröder) [...]

[...] C’est cette histoire de la coopération d’ITT et de l’Allemagne nazie pendant la seconde guerre mondiale et l’association d’ITT avec Kurt von Schröder, qu’ITT voulait cacher; elle y parvînt presque.

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naga
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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Jeu 24 Mai - 3:02


La General Electric finance Hitler

Le géant multinational General Electric a un rôle sans précédent dans l’histoire du XXème siècle. General Electric électrifia l’Union Soviétique dans les années 1920 et 1930 et réalisa pleinement pour les soviétiques le motto de Lénine qui disait que “Socialisme = électrification” [...]

[...] La compagnie General Electric profita énormément des affaires faites avec la Russie bolchévique, du socilaisme d ela “nouvelle donne” de F.D. Roosevelt et comme nous l’allons voir de l’Allemamgne national-socialiste d’Hitler.



La General Electric dans l’Allemagne de la République de Weimar

Walter Rathenau fut, jusqu’à son assassinat en 1922, le directeur de gestion de la Allgemeine Elekrizitats Gesellschaft (AEG), ou la branche allemande de la General Electric américaine et tout comme ses contre-parties américaines Owen Young et Gerard Swope, il était un fervent avocat du socialisme corporatiste (industriel). Walter Rathenau parlait en public de son opposition à la concurrence et à la libre entreprise. Pourquoi ? Parce que Rathenau et Swope voulaient la protection et la coopération de l’état pour leurs propres objectifs affairistes et leurs profits (et bien sûr pas pour ceux des autres)… Il pensait que le pouvoir de l’état devait être mis à la disposition des entreprises privées pour leurs propres intérêts corporatistes, ce qui est populairement connu sous le nom de national-socialisme[...]

[...] La cartélisation de l’industrie électrique allemande sous AEG (tout comme celle des industries de l’acier et de la chimie que nous avons vue dans les chapitres un et deux), fut rendue possible par ces prêts venant de Wall Street:


Usine AEG a Berlin 1911





Le 26 Janvier 1925: AEG emprunte à la National City Bank la somme de 10 millions de dollars
Le 9 Décembre 1925: AEG emprunte à la National City Bank la somme de 10 millions de dollars
Le 22 Mai 1928: AEG emprunte à la National City Bank la somme de 10 millions de dollars
Le 7 Juin 1928: AEG emprunte à la National City Bank la somme de 5 millions de dollars
Soit la somme de 35 millions de dollars en trois ans.

[...] Dès 1930, sans que la presse financière allemande ne soit au courant, la General Electric avait gagné un monopole technologique similaire à celui qu’elle avait en Allemagne sur l’industrie électrique soviétique et allait essayer de pénétrer le dernier bastion allemand, en particulier le groupe Siemens.

En Février, la General Electric se concentra sur ce qu’il restait à conquérir le géant allemend Siemens & Halske et bien qu’elle put obtenir un gros stock d’obligations émis pour la firme allemande par Dillon & Read de New York, la General Electric ne fut pas capable de rentrer dans la participation aux gains ni de mettre des directeurs au comité directeur de Siemens… Siemens retînt son indépendance de General Electric et cette indépendance est important pour la suite de notre histoire…

Il n’y a aucune preuve que Siemens, soit par Siemens & Halske ou par Siemens-Schukert, ait participé au financement d’Hitler. Siemens ne contribua que petitement et indirectement par le truchement de son capital dans la firme Osram. Par contre à la fois AEG et Osram financèrent directement Hitler par le truchement de Nationale Treuhand et ce de manière substantielle. Siemens retînt son indépendance au début des années 1930, tandis qu’AEG et Osram passèrent sous contrôle américain avec des directeurs américains.

Il n’y a aucune preuve que siemens, sans directeurs américains, ait financé Hitler. Par contre, il y a des preuves irréfutables et bien documentées qu’à la fois la Feneral Electric et Osram, toutes deux dirigés par des directeurs américains, financèrent elles, Hitler[...]

[...] Ainsi dans les années 1930, alors qu’Hitler se préparait à saisir un pouvoir dictatorial en Allemagne, soutenu par quelques industriels américains (pas tous loin s’en faut), la branche allemande de la General Electric AEG était une possession d’International General Electric (environ 30%), de Gesellschaft für Electrische Unternemungen (25%) et Ludwig Lowe (25%).

International General Electric avait aussi des intérêts à hauteur de 16,7 % dans Osram et une influence additionnelle directe dans d’autres compagnies (NdT:voir la liste dans l’original en anglais) [...]

La General Electric et le financement d’Hitler

A partir de 1915, International General Electric, domiciliée au 120 Broadway dans la ville de New York, agit comme organisation d’investissement étranger, de production et de vente pour la compagnie General Electric. IGE avait des intérêts dans la production à l’étranger incluant 25 à 30% de parts dans AEG, plus celles dans Osram GmbH également à Berlin. Ces holdings donnèrent quatre directeurs à IGE pour les mettre au comité directeur d’AEG ainsi qu’un autre directeur pour Osram. AEG et Osram furent de gros contributeurs au financement d’Hitler pour sa montée au pouvoir en 1933. Un bordereau de transfert bancaire daté du 2 Mars 1933 provenant d’AEG à Delbruck Schiker & Co à Berlin, requiert le versement de 60 000 Reichsmark sur le compte Nationale Treuhand pour l’utilisation d’Hitler. Nous reproduisons ce bordereau en page 56.

IG Farben était le plus important pourvoyeur de fonds domestiques d’Hitler et comme nous l’avons vu par ailleurs, IG Farben contrôlait la branche américaine d’IG, de plus plusieurs directeurs d’AEG figuraient également au comité de direction d’IG Farben comme par exemple Hermann Bucher, PDG d’AEG, était également au conseil d’administration d’IG Farben, ainsi que les directeurs d’AEG Julius Flechtheim et Walter von Rath. IG Farben contribua de 30% au fond de trust d’Hitler en 1933[...]

[...] En d’autres termes, pratiquement tous les directeurs allemands de la branche allemande de la General Electric (AEG) étaient des soutiens financiers d’Adolf Hitler et non seulement associés avec AEG mais aussi avec d’autres compagnies soutenant Hitler financièrement…

[...] En 1932, les directeurs américains d’AEG étaient connectés de manière étroite avec les cercles financiers et politiques américains comme suit:

Gerard Swope: Président de la International General Electric et président de GE, directeur de la National City Bank, directeur d’AEG et d’Osram en Allemagne, un des auteurs de la “nouvelle donne” économique de Roosevelt et de nombreuses organisation rooseveltiennes
Owen Young: PDG de la GE et PDG adjoint de la banque de la réserve fédérale de New York, auteur avec JP Morgan du plan Young qui succéda au plan Dawes en 1929 (voir chapitre un)
Clark Minor: Président et directeur de la IGE, directeur de British Thomson Houston, de la Compania Generale di Electtricita (Italie) et de la Japan Electric Bond & Share company (Japon)






Coopération technique avec Krupp

[...] En bref, General Electric, avec la coopérartion d’un autre gros supporteur d’Hitler, Krupp, obtinrent conjointement un monopole pour General Electric sur le carbure de tungstène aux Etats-Unis (NdT: utilisé pour les outils, machines outils et certaines teintures). Ainsi, lorsque la seconde guerre mondiale débuta, General Electric eut un monopole du produit à un prix convenu et établi de 450 US$ le demi-kilo, presque dix fois le prix de 1928, son utilisation aux Etats-Unis fut restreinte de manière correspondante.

AEG évite les bombes durant la seconde guerre mondiale

En 1939, l’industrie de l’équipement électrique allemande était concentrée en quelques entreprises majeures liées a un cartel international et par des participations au capital de deux entreprises américaines très importantes. Ce complexe industriel ne fut jamais les cibles primordiales pour les bombardements alliés durant la guerre. Les usines AEG et ITT (International Telephone and Telegraph) ne furent touchées qu’accidentellement et que très rarement dans des raids aériens. Les usines d’équipement électrique qui furent bombardées furent celles qui n’appartenaient pas au complexe industriel américain[...]

[...] Le fait que les usines d’AEG en Allemagne ne furent pas bombardées durant la seconde guerre mondiale fut confirmé par le United States Strategic Bombing Survey où officiaient des intellectuels comme John Galbraith et des membres de Wall Street tels George Ball et Paul Nitze. Leur rapport sur l’industrie de l’équipement électrique allemande datée de Janvier 1947 conclut:

“L’industrie n’a jamais été attaquée comme cible désignée, mis à part quelques usines comme Brown Beveri à Manheim, Bosch à Stuttgart et Siemenstadt à Berlin, qui ont été sujettes à des raids de précision, beaucoup d’autres furent touchées dans les raids de zone.” [...]

[...] En conclusion de ce chapitre, General Electric fut un financier important d’Hitler et a bien profité de la production de guerre; malgré tout cela, parvint à échapper aux bombardements alliés de la seconde guerre mondiale. De manière évidente, cette histoire juste effleurée ici, mérite une enquête bien plus approfondie… et officielle.



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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Jeu 24 Mai - 12:02

Ahurissant tout ça ... Shocked
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naga
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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Ven 25 Mai - 2:34


La compagnie Fritz Thyssen et W.A. Harriman de New York

Un autre cas élusif est celui du financement rapporté d’Hitler par Fritz Thyssen, le magnat de l’acier allemand, qui s’associa avec le nazisme au début des années 1920.

Interrogé en 1945 dans le cadre du projet Dustbin (Ndt: “dustbin” = ramasse poussière), Thyssen se rappelle qu’il fut approché par le général Lüdendorf en 1923, au moment de l’occupation française de la Ruhr. Peu de temps après cette réunion, Thyssen fut introduit auprès d’Hitler et débloqua des fonds pour les nazis qui furent attribués par le truchement du général Lüdendorf. En 1930-31, ce fut Emil Kirdorff qui approcha Thyssen et qui envoya Rudolph Hess pour négocier plus de fonds pour le parti nazi. Cette fois, Thyssen arrangea un crédit de 250 000 Reichsmark à la banque Voor Handel en Scheepvaart N.V de Rotterdam en Hollande, banque qui fut fondée en 1918. Cette banque était une sucursale de la banque August Thyssen d’Allemagne, connue auparavant sous le nom de: Banque von der Heydt A.G. C’était l’institution banquière personnelle de Thyssen et elle était affiliée avec les intérêts financiers de W.A. Harriman de New York [...]

[..] Les associés américains de Thyssen étaient bien sûr des membres importants de l’establishment financier de Wall Street. Edward Henry Harriman, la magnat des chemins de fer du XIXème siècle, avait deux fils: W. Averell Harriman (né en 1891) et E. Roland Harriman (néen 1895). En 1917, W. Averell Harriman était un des directeurs de la Guaranty Trust Company et fut impliqué dans la révolution bolchévique [...]

[...] Le financier nazi Hendrik Josef Kouwenhoven, un co-directeur avec Roland Harriman de l’Union Banking Corporation de New York, était le managing director de la banque Voor handel en Scheepvaart N.V (BHS) de Rotterdam. En 1940, la BHS tenait a peu près 2,2 millions de dollars dans l’Union banking Corporation, qui en retour faisait la plupart de ses affaires avec la BHS. Dans les années 1930, Kouwenhoven était aussi le directeur du Vereinigte Stahlwerke AG, le cartel de l’acier fondé avec les fonds de Wall Street dans les années 1920. Tout comme le baron von Schröder, il était un grand supporteur d’Hitler…

[...] Cette affiliation entre les intérêts d’affaires mutuelles d’Harriman et de Thyssen ne suggèrent pas qu’Harriman finança directement Hitler. Par contre, elle montre que les Harriman étaient intimement liés avec des nazis importants tels Kouwenhoven, Groeninger et une banque façade du financement nazi, la banque voor Handel en Scheepvaart de Rotterdam. Il y a toutes les raisons de penser que les Harriman connaissaient le soutien de Thyssen pour les nazis. Dans le cas des Harriman, il est important de toujours garder à l’esprit leur relation intime et de longue durée avec l’URSS et la position des Harriman au centre de la politique de la Nouvelle Donne de Roosevelt et du parti démocrare américain. L’évidence suggère que quelques membres de l’élite de Wall Street sont connectés avec et ont certainement eut une influence avec tous les groupements politiques significatifs de monde contemporain s’impliquants dans le vaste spectre de l’idée socialiste, que ce fut le socialisme soviétique, la national socialisme hitlérien ainsi que le socialisme du new deal rooseveltien.




Les industriels et financiers américains étaient-ils coupables de crimes de guerre ?

Le procès de Nüremberg pour crimes de guerre proposa de sélectionner ceux responsables de la seconde guerre mondiale, de sa préparation et des atrocités commises et de les placer devant un tribunal. Que cette procédure soit moralement justifiable est sujet à débat et il y a des raisons pour dire que Nüremberg fut une farce politique très, très éloignées du principe légal. Quoi qu’il en soit, si nous admettons qu’il y a effectivement une telle justification légale et morale, alors certainement nous nous accorderons pour dire qu’un tel procès se doit d’être appliqué à tous, indépendemment de la nationalité. Qu’est-ce qui devrait par exemple exempter Winston Churchill ou Franklin Delano Roosevelt, mais pas exempter Adolf Hitler ou Goering ? Si le crime est la préparation de la guerre et non pas la vengeance, alors la justice doit être impartiale.

Les directives préparées par le conseil de contrôle américain en Allemagne pour l’arrestation et la détention des criminels de guerre se réfère à “nazis” et “sympathisants nazis” et n’emploie pas le terme “Allemands”. Ci-dessous les extraits ayant trait à ce que nous disons:

“Vous rechercherez, arrêterez et maintiendrez en détention jusqu’à plus amples instructions quant à comment en disposer: Adolf Hitler, ses chefs nazis associés, d’autres criminels de guerre et toutes les personnes qui ont participées à la planification, à la mise en place et à l’exécution des entreprises nazies impliquant ou résultant en atrocités ou crimes de guerre.”

Puis suit une liste de catégories de personnes à mettre en état d’arrestation, incluant

8- Les nazis et sympathisants ayant tenus des positions clef et importantes dans:

a) les organisations économiques et civiles nationales

b) les corporations et autres organisations dans lesquelles le gouvernement avaient des intérêts financiers majeurs

c) l’industrie, le commerce, l’agriculture et la finance

d) l’éducation

e) le judiciaire

f) la presse, les maisons de publication et leurs agences disséminant les informations et la propagande

Les industriels et financiers américains cités dans ce présent ouvrage font tous partie des catégories citées ci-dessus. Henry et Edsel Ford ont respectivement financé Hitler et ont profité de la production de guerre allemande. Standard Oil du New Jersey (NdT: dont les Rockefeller étaient les actionnaires principaux), la General Electric, la General Motors et ITT ont certainement fait des contributions financières et/ou techniques ce qui est une preuve prima facie de leur “participation dans la planification ou l’exécution d’entreprises nazies”.

Il y a en bref des preuves irréfutables qui pointent sur:

(i) Coopération avec la Wehrmacht (Ford Motors, Banques Chase et Morgan)

(ii) Aide au plan quadriénal nazi et mobilisation économique pour la guerre (Standard Oil New Jersey)

(iii) Créer et équioer la machine de guerre nazie (ITT)

(iv) Produire et entreposer des matériels critiques pour les nazis (Ethyl Corporation)

(v) Affaiblissement des ennemis potentiels des nazis (IG Farben USA)

(vi) Perpétration de propagande, de renseignement et d’espionage (IG Farben USA et le chargé des relations publiques des Rockefeller Ivy Lee)

Au minimum, il y a suffisamment de preuves pour demander une enquête approfondie et impartiale. Mais comme nous l’avons précédememnt noté, ces mêmes entreprises et financiers sont ceux-là même qui furent proéminents dans l’élection de Roosevelt en 1933 et avaient suffisemment d’influence politique pour faire détourner les menaces d’enquête [...]

[...] Ces compagnies américaines étaient-elles au courant de leur assistance à la machine de guerre hitlérienne ? D’après les intéressés, bien sûr que non ! Ils clâment leur innocence à avoir aider Hitler et l’Allemagne nazie…

Malheureusement, les preuves présentées sont contraires. La Standard Oil du New Jersey non seulement aida la machine de guerre hitlérienne, mais en avait parfaitement connaissance. Emil Helfferich, président du conseil d’administration de la succursale de la Standard Oil, était un membre du cercle Keppler avant qu’Hitler n’accède au pouvoir; il continua à contribuer au financement du cercle des amis d’Himmler jusquà fin 1944.

Ainsi, il n’était pas difficile d’envisionner pourquoi les industriels nazis furent troublés par “l’enquête” et pensèrent à la fin de la guerre que leurs amis de Wall Street les sortiraient d’affaire et les protégeraient de la fureur de ceux qu’ils avaient tant fait souffrir. Ces attitudes furent présentées au comité Kilgore en 1946:

“Vous serez sûrement intéressé de savoir Mr le président, que les top exécutifs d’IG Farben et autres, lorsque nous les avons questionné sur ces activités, étaient parfois enclins à être indignés. Leur attitude générale et leur attente étaient que la guerre était finie et que nous devrions maintenant consacrer du temps et des efforts à les aider à remettre sur pied IG Farben et le reste de l’industrie allemande. Quelques uns d’entr’eux ont ouvertement dit que cet intérogatoire et cette enquête étaient à leurs yeux, un simple phénomène de courte durée, car dès que les choses se seront un peu décantées, ils étaient en attente de voir leurs amis des Etats-Unis et d’Angleterre venir les sortir de là. Leurs amis, disaient-ils, mettraient un terme à ces enquêtes et veilleraient à ce qu’ils soient mieux traités et qu’une assistance leur sera donnée pour ré-établir leur industrie.”





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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Sam 26 Mai - 4:29


1928: Le plan Young

D’après les génies financiers d’Hitler, Hjalmar Horace Greeley Schacht et l’industriel nazi Fritz Thyssen, ce fut le plan Young de 1928 (le successeur du plan Dawes), formulé par l’agent de la banque Morgan Owen D. Young, qui amena Hitler au pouvoir en 1933[...]

[...] Le plan Young était un outil d’occupation financière de l’Allemagne au moyen de capital américain et commettait les biens et propriétés allemands à une hypothèque gigantesque dont les ficelles étaient tenues par les Etats-Unis. Il faut ici noter que les entreprises allemandes qui avaient des affiliations américaines échappaient au plan par le fait de titres de propriété étrangers temporaires[...]

[...] Quoi qu’il en soit ce fut Schacht et non Owen Young, qui conçut l’idée qui devînt plus tard la Bank for International Settlements (NdT: La BIS, qui existe toujours aujourd’hui et est le QG des banques centrales mondiales, cartel de banques et d’intérêts privés, qui siège à Bâle en Suisse) [...]


La BIS, le cœur du système de contrôle

Ce jeu de coopération et d’idées entre Schacht en Allemagne et les intérêts de JP Morgan de New York à travers son agent Owen Young, n’était qu’une facette d’un système de coopération et d’alliance international bien plus vaste afin de contrôler le monde. Comme il fut décrit par Quigley, ce système “n’était rien d’autre que la création d’un système de contrôle financier mondial, dans des mains privées, capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie mondiale dans son entièreté.”

Ce système féodal fonctionna dans les années 1920 et il continue de fonctionner aujourd’hui (Ndt; en 1976 année de publication du livre, mais aussi de nos jours en 2011…) par le truchement des banquiers centraux privés de chaque pays, qui contrôlent la création de l’argent pour chaque économie individuelle. Dans les annés 1920 et 1930, le système de la réserve fédérale américaine, la Banque d’Angleterre, la Reichsbank allemande et la Banque de France influençaient plus ou moins l’appareil politique de leur pays respectif de manière indirecte par le contrôle de la création de la monnaie et de l’environnement monétaire[...]

[...] Les politiciens utiles aux objectifs du capitalisme financier et les académies qui fournissent les idées et l’idéologie pour un contrôle mondial des banquiers internationaux, sont maintenus dans la ligne de conduite par un système de récompenses et de pénalités. Au début des années 1930, le véhicule principal pour ce système de contrôle financier et politique international, ce que Quigley nommait: “le cœur du système”, était la Bank for International Settlements de Bâle. Le cœur du contrôle BIS continua à fonctionner durant toute la seconde guerre mondiale comme le milieu par lequel les banquiers, qui n’étaient pas en guerre les uns avec les autres, continuèrent à opérer un échange d’idées pour leurs bénéfices mutuels, échange d’information et planification du monde de l’après guerre. Comme il fut noté par un écrivain, la guerre ne fît aucune différence pour les banquiers internationaux[...]



[...] La construction des cartels allemands

Un exemple concret et pratique du comment la finance internationale opère derrière la scène internationale pour bâtir et manipuler les systèmes politico-économiques, est le système de cartel allemand.

Les trois plus gros prêts accordés par les banquiers internationaux de Wall Street à des emprunteurs allemands dans les années 1920, le furent, sous le plan Dawes, au bénéfice des trois cartels allemands qui aidèrrent Hitler et les nazis quelques années plus tard a se hisser au pouvoir. Les financiers américains étaient directement représentés dans les conseils d’administration de ces cartels allemands. L’assistance américaine aux cartels allemands a été décrite par James Martin de la façon suivante: “Ces prêts pour la reconstruction devinrent un véhicule d’arrangements qui fit plus pour promouvoir la seconde guerre mondiale, que d’établir et d’assoir la paix après la première guerre mondiale.”


Les trois cartels dominants, les pourvoyeurs de fonds de Wall Street et les sommes empruntées furent comme suit:

A.E.G / General Electric Allemagne –> National City Bank –> 35 Millions de dollars
Vereinigte Stahlewerke / United Steel –> Dillon & Read —> 70,2 Millions de dollars
American IG Chemical / IG Farben –> National City–> 30 millions de dollars



En analysant la provenance des prêts, il s’avère que seulement quelques institutions financières de New York aient financé la dette de guerre allemande. Trois firmes: Dillon & Read, Harris, Forbes and co et National City, ont fourni 75% des prêts accordés et en ont retiré les profits. (cf tableau des investissements et des profits dans le texte original) [...]

[...] Sous ce système de collaboration mutuelle et d’inter-dépendance, les deux cartels IG Farben et Vereinigte Stahlwerke produisirent 95% des explosifs allemands entre 1937 et 1938, à l’aube de la seconde guerre mondiale. Cette production ne fut possible que grâce à la capacité d’aide financière américaine et également par extension, de la technologie américaine.

Brièvement, avec la production d’essence synthétique et d’explosifs (deux des composants de base de la guerre moderne), le contrôle de la capacité de guerre de l’Allemagne durant la seconde guerre mondiale était dans les mains de deux conglomérats allemands qui furent crées par les prêts de Wall Street sous le plan Dawes.

De plus, l’assistance américaine aux efforts de guerre nazis fut étendue en d’autres domaines. Les deux plus grands producteurs de chars d’assaut de l’Allemagne hitlérienne étaient Opel, une entreprise totalement propriété de General Motors (contrôlé par la banque JP Morgan) et Ford A.G, la succursale allemande de Ford, Detroit. Les nazis donnèrent une exonération d’impôts à Opel en 1936, afin de permettre à General Motors de développer les usines allemandes. General Motors réinvestit de manière complaisante ses profits ainsi réalisés dans l’industrie allemande. Henry Ford fut décoré par les nazis pour ses services rendus.

Alcoa et Dow chimie travaillèrent en étroite collaboration avec l’industrie nazie et transférèrent beaucoup de leur technologie. La compagnie aéronautique Bendix, dont un des actionnaires principaux étaient la General Motors de JP Morgan, suppléa Siemens & Halske A.G en Allemagne avec des données de fabrication de pilotes automatiques et d’instruments aéronautiques[...]

[...] En bref, les entreprises américaines associées avec le groupe d’investissement international des Morgan-Rockefeller et non pas la vaste majorité des industriels américains indépendants, étaient intimement liées avec la croissance de l’industrie nazie.

Il est important de noter alors que nous développons plus avant cette affaire, que General Motors, Ford, General Electric, DuPont et une poignée d’entreprises intimement liées au développement de l’Allemagne nazie, étaient, à l’exception de Ford Motor, contrôlées par l’élite de Wall Street: la firme JP Morgan, La Chase Bank des Rockefeller et à un degré moindre la banque Warburg Manhattan. Ce livre n’est pas une mise en accusation de toute la finance et l’industrie américaines. C’est une inculpation du “cœur”, de ces firmes qui sont contrôlées par la poignée des maisons financières, du système de la réserve fédérale, de la BIS et de leurs arrangements coopératifs internationaux continuels et de leurs cartels qui tentent de contrôler le cours de la politique et de l’économie du monde.

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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Sam 26 Mai - 4:33

Source

WALL STREET AND THE RISE OF HITLER
Par Antony C. Sutton (éditions Buccaneer Books, 1976, 220 pages)



Le professeur Antony Cyril Sutton (1925-2002), économiste et historien britannique ayant vécu une très grande partie de sa vie aux Etats-Unis, est une sommité du monde académique et pourtant il n’est connu que dans des cercles restreints. Pourquoi?

Parce qu’il a passé la vaste majorité de sa vie professionnelle à rechercher et à analyser les dessous du pouvoir. Il était un conservateur qui ne pouvait accepter le degré de trahison des “élites” dirigeantes occidentales sur les multiples facettes du monde économique, politique et social.

Docteur ès Sciences de l’université de Southampton, il fut professeur entre 1968 et 1973 à Stanford University (Californie), maître de recherche associé au Hoover Institute, un des berceaux conservateurs s’il en est dans l’establishment éducatif états-unien.

Entre 1968 et 1973, il publia en trois volumes les fruits de ses recherches sur le transfert de technologie s’opérant entre les Etats-Unis, l’occident et l’URSS: “Western Technology and the Soviet Economic Development”. Pour le professeur Sutton, le transfert de technologie était tel que cela en était une trahison pure et simple, surtout considérant le fait, que le transfert de technologie vers l’URSS et le bloc de l’Est soutenait directement les efforts de guerre du Vietnam contre les Etats-Unis. Le professeur Sutton non seulement condamnait cette guerre, mais de plus il rendait responsable l’élite banquière et industrielle états-unienne de la mort des jeunes soldats américains dans cette guerre impérialiste. Inutile de dire que le professeur Sutton se retrouva vite au ban de l’intelligentsia et du monde académique américains.

En 1974, Sutton publia le premier ouvrage de sa trilogie sur les financements de Wall Street: “Wall Street and the Bolshevik Revolution” (traduction à venir).

En 1976, il publia le second volet de la trilogie, dont nous proposons ici la traduction de larges extraits (la traduction française totale étant à notre connaissance inexistante… merci de nous dire si le lectorat en trouve trace): “Wall Street and the Rise of Hitler”, ouvrage qui fut suivit la même année du troisième volet: “Wall Street and Franklin Delano Roosevelt”.

Le livre dont nous proposons ici la traduction de larges extraits est le résultat de près d’une demie décennie d’étude approfondie des archives du procès de Nüremberg, dont les tonnes d’archives sont entreposées (microfilmées) au Hoover Institute de l’Université de Stanford. Sutton y eut accés libre pour ses recherches. La transcription du procès de Nüremberg fut publié en 42 volumes en anglais (41 en français), mais certains documents et chaînes d’évènements furent cachés et non divulgués pour des raisons évidentes comme nous allons le voir…

Voici ce qui est dit sur le site internet du professeur Sutton:

“Antony Sutton a été persécuté mais jamais attaqué en justice pour ses recherches et leurs publications. Sa carrière académique fut brisée par sa dévotion à découvrir et énoncer la vérité. En 1968, le fruit de ses recherches sur “La technologie occidentale et le développement économique de l’URSS” fut publié par le Hoover Institute de l’université de Stanford. Sutton y montre comment la base technologique et de production de l’état soviétique, qui s’est engagé à suppléer de l’armement au Nord-Vietnam et contribue par là-même à la mort et l’estropiage de jeunes soldats américains, fût construite par des entreprises industrielles américaines et payée essentiellement par le contribuable américain. Depuis leurs grandes usines d’acier et de fer à la construction d’équipement automobile en passant par une technologie de précision, de l’informatique, essentiellement la majorité de l’entreprise industrielle soviétique a été construite avec l’aide directe des Etats-Unis ou de son assistance technique.”

Traduction et commentaires
Resistance 71 blog



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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Lun 28 Mai - 3:12

Rencontre president d IBM avec Hitler en 1937




Livre sur IG Farben




L empire IG Farben a Frankfort 1931



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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Ven 1 Juin - 3:54

La maison Morgan

La banque de la réserve fédérale est née en 1913, la même année que mourut J. Pierpont Morgan et que la fondation Rockefeller fut créée. La maison Morgan présidait sur la finance américaine depuis le coin de Wall Street et Broad, agissant déjà en quasi banque centrale américaine depuis 1838, quand Georges Peabody la fonda à Londres.

Peabody était un partenaire d’affaires des Rothschilds. En 1952, l’enquêteur sur le Fed Eustace Mulins émit la suposition que les Morgans n’étaient de fait que les agents de Rothschild. Mullins écrivit que les Rothschilds “…préféraient opérer de manière anonyme aux etats-Unis derrière la façade de la JP Morgan and co”. [5] L’écrivain Gabriel Kolko écrivit “Les activités des Morgan en 1895-96 à vendre des bons du trésor or américains en Europe étaient basées sur une alliance avec la maison Rothschild


La pieuvre financière Morgan enroula rapidement ses tentacules autour du monde. Morgan Grenfell opérait depuis Londres. Morgan et Ce depuis Paris. Les cousins des Rothschilds Lambert montèrent Drexel et compagnie à Philadelphie.

La maison des Morgans étaient impliquées avec les Astors, DuPonts, Guggenheims, Vanderbilts et les Rockefellers. Elle finança le lancement de AT&T, de General Motors, General Electric et DuPont. Tout comme les banques de Londres Rothschild et Barings, Morgan devint partie prenante dans la structure de bon nombre de pays.

Dès 1890, la maison Morgan prêtait à la banque centrale d’Egypte, finançait les chemins de fer russes, renflouait les obligations du gouvernememt provincial du Brésil et finançait des travaux publics argentins. Une récession économique en 1893 renforça la puissance financière de Morgan. Cette année là, Morgan sauva les Etats-Unis d’une panique bancaire, formant un groupement pour remonter les réserves fédéralesavec un envoi d’une valeur de 62 millions de dollars d’or des Rothschilds.


Morgan fut la force motrice derrière l’expansion occidentale des Etats-Unis, finançant et contrôlant les chemins de fer qui avançaient vers l’Ouest. En 1879 les chemins de fer centraux de New York, financés par Cornelius Vanderbilt-Morgan donnèrent des prix préférentiels à John D. Rockefeller pour son monopole pétrolier de la Standard Oil, scellant ainsi la relation Rockefeller/Morgan.

La maison Morgan alors tombe sous le contrôle familial Rothschild et Rockefeller. Un titre du New York Herald clame “Les géants du chemin de fer forment un trust gigantesque”. J. Pierpont Morgan qui déclara un jour “la compétition est un pêché” se réjouissait maintenant, “pensez un peu que tout le traffic ferrovière en compétition à l’Ouest de St Louis est placé sous le contrôle d’une trentaine d’hommes.” [8] Morgan et le banquier de d’Edward Harriman Kuhn Loeb obtenaient un monopole sur les chemins de fer, tandis que les dynasties banquières Lehman, Goldman Sachs et Lazard rejoignaient les Rockefellers à contrôler la base industrielle états-unienne.


En 1903, les huit familles établirent le Banker’s Trust. Benjamin Strong du même organisme fut le premier gouverneur de la banque de la réserve fédérale de New York. La création de la réserve fédérale en 1913 fusionna la puissance des huit familles à la puissance militaire et diplomatique du gouvernement américain. Si leurs prêts internationaux n’étaient pas repayés, les oligarques pouvaient maintenant déployer les fusiliers marins américains (NdT: traduction la plus proche pour “US Marines”) pour collecter les dettes. Morgan, Chase et Citibank formèrent une alliance internationale syndiquée de prêteurs sur gage.

La maison Morgan était dans les petits papiers de la maison Windsor britannique et de la maison italienne de Savoie. Les Kuh Loebs, Warburgs, Lehmans, Lazards, Israël Moses Seifs et Goldman Sachs étaient également très proches des maisons royales européennes. Dès 1895, Morgan contrôlait le flot d’or qui entrait et sortait des Etats-Unis. La première vague des fusions américaines étaient dans sa prime enfance et était promue par les banquiers. En 1897, il y eut 69 fusions d’entreprises industrielles. En 1899, il y en eut 1200. En 1904, John Moody, le fondateur de Moody’s Investor Services, dit qu’il était alors impossible de séparer les intérêts des Rockefellers et des Morgans.

En 1912 eurent lieu les auditions Pujo, qui s’occupèrent des concentrations de pouvoir à Wall Street. La même année, Mme Harriman vendît ses parts substantielles de la banque du New York Guaranty Trust à J.P Morgan, créant ainsi Morgan Guaranty Trust. Le juge Louis Brandeis convainquît le présidfent Woodrow Wilson de terminer les situations d’inter-relations de comités directeurs. La loi anti-trust Clayton fut passée en 1914.

Jack Morgan le fils et successeur de J. Piermont, répliqua en demandant aux clients de Morgan Remington et Winchester d’augmenter la production d’armement. Il décida que les Etats-Unis devaient entrer dans la première guerre mondiale. Pressé par la fondation Carnégie et d’autres instances de l’oligarchie, Wilson céda. Comme Charles Tansill écrivit dans “L’Amérique s’en va en guerre”: “Même bien avant que la poudre ne parle, la firme française des frères Rothschild câbla à Morgan and co à New York suggérant le flottement d’un prêt de 100 millions de dollars, dont une partie substantielle serait laissée aux Etats-Unis pour payer les dépenses françaises pour des achats de produits américains.”

La maison Morgan finança la moitié de l’effort de guerre américain, tout en recevant des commissions pour avoir introduit des sous-traitants comme General Electric, DuPont, les aciers Américain, Kennecott et ASARCO. Tous étaient des clients de Morgan. Morgan finança également la guerre des Boers britannique en Afrique du Sud et la guerre franco-prussienne. La conférence de la paix de Paris en 1919 fut présidée par Morgan, qui mena les efforts de reconstruction à la fois de l’Allemagne et des alliés.

Dans les années 1930, le populisme refît surface après que Goldman Sachs, Lehman et autres banques eurent profité du crash de 1929. [12] Le président du comité bancaire du parlement américain Luois McFadden (démocrate-New York) dit de la grande dépression: “ce ne fut pas un accident. Ce fut planifié… Les banquiers internationaux pensèrent à créer une situation de désespoir afin de pouvoir en émerger comme nos dirigeants absolus.”

Le sénateur Gerald Nye (démocrate-Dakota du nord) présida une enquête sur les munitions en 1936. Nye conclua que la maison Morgan précipita les etats-unis dans la première guerre mondiale pour protéger des emprunts et pour créer un essort de l’industrie de l’armement. Nye produisit plus tard un document dont le titre était “La prochaine guerre”, qui réferrait cyniquement au “truc de le vielle déesse démocratie”, par lequel le Japon pourrait-être dupé dans une seconde guerre mondiale. En 1937, le secrétaire à l’intérieur Harold Ickes, mit en garde de “l’influence des 60 familles américaines”. L’historien Ferdinand Lundberg plus tard écrivit un livre ayant le même titre. Le juge de la cour suprême de justice William O. Douglas décria “l’influence de Morgan… la plus pernicieuse dans la finance et l’industrie aujourd’hui.”

Jack Morgan répondit en rapprochant les Etats-Unis de la seconde guerre mondiale. Morgan avait des relations très étroites avec les familles Iwasaki et Dan, les clans les plus riches du Japon, qui possédaient Mitsubishi et Mitsui respectivement, depuis que ces deux compagnies émergèrent des shogunats du XVIIème siècle. Quand le Japon envahit la Manchourie et massacra les paysans de Nankin, Morgan minimisa l’incident. Morgan avait aussi d’étroites relations avec le fasciste italien Benito Mussolini, tandis que le nazi allemand Dr. Hjalmer Schacht était la liaison entre la banque Morgan et l’allemagne durant la seconde guerre mondiale. Après la guerre, les représentants de Morgan rentrèrent Schacht à la Bank for International Settlements (BIS) à Bâle en Suisse.



The Federal Reserve Cartel: The Eight Families
par Dean Henderson



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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   Ven 22 Juin - 13:58







Des cartes perfore้es pour compter les Juifs

Ce livre raconte l’histoire de la participation consciente d’IBM a l’Holocauste, et de sa complicite้ avec la machine de guerre nazie qui a fait plusieurs millions de victimes a travers toute l’Europe.

Au cours de la Deuxi่me Guerre mondiale, les nazis ont extermine้ six millions de Juifs. Grace a une organisation remarquable, les listes de noms e้taient toujours pr๊etes, les trains toujours a l’heure et les chambres a gaz toujours disponibles au bon moment. Aujourd’hui, on utiliserait des ordinateurs. a l e้poque, il n’y en avait pas.

Mais les nazis avaient autre chose: des machines a cartes perfore้es. Elles e้taient partout: dans les bureaux, dans les centres ferroviaires, dans les usines, mais aussi pr่es des ghettos et dans les camps. La moindre information e้tait saisie, trait้ee, tri้ee, analys้ee. Toute la machine de guerre allemande, toute la logistique de l’asservissement et de l’extermination reposaient sur ces appareils. Et ceux-ci e้taient la propri้te ้ d’une entreprise ame้ricaine: IBM.

Ce livre raconte comment s’est nou้ee, d่es 1933, l’alliance strate้gique entre IBM et les nazis. Comment, avec l’aide de sa filiale allemande, la multinationale a fourni au IIIe Reich des solutions cl้es en mains. Comment, en pleine guerre, IBM g้erait ses filiales europ้eennes par l’interme้diaire de son bureau a Geneve. Comment, entre autres, les Juifs de Hollande furent les victimes de la technologie IBM et pourquoi les Juifs de France eurent davantage de chance. Comment, enfin, tout cela fut accompagne ้ d’une entreprise syst้matique d’occultation.

Certes, avec ou sans IBM, les nazis auraient entrepris d’exterminer les Juifs. Mais les chiffres, eux, auraient e้te ้ tr่es diff้rents…



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MessageSujet: Re: Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)   

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Roosevelt ravitaillait Hitler...(2012)
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