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 allemands en antartique

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v2
Feldmarshall
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MessageSujet: allemands en antartique   Sam 23 Juin - 14:42


LES NAZIS EN ANTARTIQUE
Operation Highjump - Operation Deepfreeze


L'Opération Hightjump est certainement la face cachée de l'opération PAPERCLIP qui est
l'extripation des savants et dignitaires du régime nazis vers l'amérique via le Vatican.


Au début de l'année 1946, la situation mondiale semblait stabilisée après les horreurs et les morts de la seconde guerre mondiale. Cependant, il restait encore des Nazis en fuite de part le monde, mais aussi des bases secrètes du III Reich. La base de Neu-Schbenland, sur le territoire allemand du même nom, en antartique existait toujours et des Nazis l'occupait toujours après l'armistice.



Plusieurs missions furent organisées sur ce continent afin d'y déloger les derniers soldats du Reich, sans aucun succés. Les expéditions se sont soldées par beaucoup de morts et une perte de matériel énorme. Plusieurs avions espions ne revinrent jamais du secteur de la base de Neu-Schbenland.

Aussi En 1946, le commandemant allier confia la responsabilité d'une nouvelle et colossale opération à l'amiral Richard Byrd, l'homme le plus expérimenté pour mener cette opération à l'époque. L'Amiral Richard Byrd avait déjà effectué plusieurs vol de reconnaissance au pôle nord et au pôle sud à la fin des années 20 et 30 organisant et participant à plusieurs missions aériennes dans les zone polaires en 1929, 1934 et 1939.


L'Amiral Richard Byrd prépara l'invasion avec des forces spéciales américaines, anglaises et russes (et certainement d'autres nations) : "l'Operation Highjump".

Une opération militaire mais aussi à but scientifique selon les sources officiels, notament l'étude des pinguins. Le plan d'attaque était d'entrer dans la région opposée de la base de Neu-Schbenland et de traverser tout le territoire Antarctique, dans la direction de l' objectif final. L'opération militaire conbina des forces terrestres et navales de façon massive :


- 2 brise glace: le USCGC NORTHWIND et le USS BURTON ISLAND
- 2 navires citerne: le USS CACAPON et le USS CANISTEO
- 2 porte-avions: le USS PHILIPPINES SEA et USS CURRITUCK
- 2 navires cargo de soutien: le USS YANCEY et le USS MERRICK
- 2 destroyers: le USS HENDERSON et le USS BROWNSON,
- 1 sous-marin : le USS SENNET
- 1 navire catapulteur : le USS PINE-ISLAND
- 6500 hommes américains anglais et sovietiques, etc.

Crash de l'hydravion GEORGE ONE le 29/12/1946

Il n'est pas étonant de trouver des navires de guerre pour une expédition scientifique, en effet nombre de ces bateaux après la seconde guerre mondiale furent utilisés pour des expéditions par l'armée US quand il n'étaient pas vendus ou donnés à des organisations ou firmes non-gouvernementales, tranformés alors en navire de transports où autres... La Calypso du Ct Cousteau était un ancien démineur par exemple. Il est à noter que le porte-avions USS PHILIPPINE SEA était neuf.

L'expédition est décrite sur ce site officiel du pôle sud : South-pole.com (en anglais) mais relate uniquement les exploits scientifiques sur le territoire du sud. Officielement il n'y a pas eu de combats contre les Nazis en antartique.

Le résultat fût un fiasco sur toute la ligne. 1500 morts chez les alliers et une perte de matériel énorme. De retour aux USA par le chilie Richard Byrd dira dans une conférence de presse le 5 mars 1947 que "la menace la plus grande vient maintenant du pôle sud car ils ont observés des engins volants pouvant atteindre des vitesses impressionantes !"


Aux USA il sera difficile de justifier à l'opinion publique et au congrès la mort de millier d'hommes en antartique avec de nouvelles opérations. Aussi le sujet sera clos. Cette opération est pourtant bien connue sous le nom de GUERRE DES PINGUINS, une fois que le gouvernement fédéral indiqua que dans ce territoire il n'y avait uniquement que des pingouins et qu'ils n'y avait aucun nazis.

Mais le 8 janvier 1956, plusieurs scientifiques chiliens revenant d'une expédition sur le continent observèrent pendant plusieurs heures des objets volants en forme de cigare et de disque dans le ciel de la zone de la mer de Weeddell. La même année 1956, une nouvelle opération militaire sera essayée par les américains : l'Operation Deepfreeze. Le résultat sera encore plus dévastateur pour l'armée US quittera se contentera de missions géographiques et de reconnaissances simples au pôle sud.


source : http://secretebase.free.fr/complots/nazis/antartique/antartique.htm
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naga
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MessageSujet: Re: allemands en antartique   Dim 24 Juin - 3:03

Ah,les legendaires OVNI du IIIe Reich.


La vrai histoire de l'operation Highjump est plutot celle la:

L'expédition met en scène la Task Force 68 et implique 4700 hommes, 13 navires (dont un sous-marin) et 26 avions. Ses buts officiels sont :

entraîner des hommes et tester du matériel dans des conditions polaires ;
assurer la souveraineté américaine sur une large zone "hospitalière" de l'Antarctique ;
étudier la faisabilité de l'établissement et du maintien de bases en Antarctique, chercher des sites potentiels d'implantation ;
développer des savoir-faire pour l'établissement et le maintien de bases aériennes en région polaire, notamment pour les appliquer au Groenland et à l'Arctique : on pensait alors que les conditions climatiques et physiques de l'Antarctique s'approchaient de celles de l'intérieur du Groenland. Il ne faut pas oublier le contexte de l'époque, le Groenland étant un point stratégique entre l'URSS et les Etats-Unis ;
améliorer la connaissance d'alors sur les conditions hydrographiques, géographiques, géologiques, météorologiques et magnétiques de la région.

Officieusement, l'opération Highjump se déroulait dans un contexte de réorganisation des forces armées américaines, où la Navy risquait de perdre ses moyens aériens au profit de l'US Army Air Force.

Highjump visait à démontrer l'efficacité de la marine dans les conditions les plus extrêmes et dans le cadre d'une opération combinée – puisque l'expédition comptait notamment un porte-avions d'escorte. Dans l'éventualité d'une guerre avec l'URSS où les Etats-Unis seraient amenés à défendre l'Arctique et le Groenland, il serait ainsi prouvé que la Navy était le corps de l'armée le mieux placé pour le faire.

Bilan

L'Opération Highjump a permis la construction de la base Little America IV (à proximité de la Grande Barrière de Ross).
En raison de la position proche du pôle Sud, les boussoles sont très perturbées, ce qui a rendu inutile le volet "exploration" de l'expédition... d'autant plus qu'un certain nombre de photographies se sont avérées inutilisables faute de points de repère.

Quatre hommes ont trouvé la mort au cours de l'opération. En effet, le 30 décembre, l'hydravion Mariner s'écrase et trois des neuf occupants trouvent la mort ; les six autres sont retrouvés vivants deux semaines plus tard. A la mi-janvier, un homme meurt accidentellement en participant au déchargement de matériel destiné à bâtir une piste d'atterrissage.



USS Sennet en Antartique




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Daniel Laurent
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MessageSujet: Re: allemands en antartique   Dim 24 Juin - 8:13

Bonjour,
J'arrive trop tard, Naga a dégainé plus vite que moi sur ce coup-la :
naga a écrit:
Ah,les legendaires OVNI du IIIe Reich.


Il est vraiment intéressant de voir que plus de 67 ans après sa fin, le nazisme continue a alimenter des légendes toujours actives ici et la, la vie sexuelle du Führer, ou l'absence d'icelle, n’étant pas la moindre...
Laughing


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v2
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MessageSujet: Re: allemands en antartique   Dim 24 Juin - 14:06

tout a fait daccord avec toi daniel laurent Smile
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naga
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MessageSujet: Re: allemands en antartique   Lun 25 Juin - 2:22


Il faut plutot voir une certaine logique pour voir qu il etait impossible a l epoque de construire une telle base en Antartique.



Comme beaucoup d'autres pays, l’Allemagne lança plusieurs expéditions dans la région antarctique à la fin du XIXe siècle. La première expédition fut menée par le professeur de géologie Erich Dagobert von Drygalski en 1901. L’expédition composée de 27 hommes durera plus de deux ans car le navire, le Gauß, resta bloqué plus de 14 mois dans la banquise. Ils étudièrent entre autres le climat, la géographie et le magnétisme et on leur doit la découverte de la terre Guillaume II.

La deuxième expédition officielle (1911-1912) fut menée par Wilhelm Filchner. Il veut vérifier que l’Antarctique est bien constitué d'une seule terre. Il n’atteint pas son objectif principal, mais son navire, le Deutschland, pénètre en mer de Weddell, qui était alors inexplorée.

La troisième expédition (1938-1939), menée par Alfred Ritscher, a pour principal objectif de sécuriser une zone en Antarctique pour la pêche à la baleine ; à cette époque, l'huile de baleine était la principale matière première pour la fabrication de margarine et de savon, et l’Allemagne en achetait 200 000 tonnes/an aux Norvégiens







Le 17 décembre 1938, le navire Schwabenland part du port de Hambourg avec 33 personnes à bord. Le bateau accoste en janvier 1939 (4° 15´O-69° 10´S) et la reconnaissance du terrain commence. Les semaines suivantes, les 2 hydravions Dornier Do J du navire, le Passat et le Boreas effectuent un quinzaine de vols, quadrillant la zone et réalisant plus de
11 000 photographies aériennes. Une base temporaire est installée et trois drapeaux nazis sont plantés. Au mois de février, le bateau repart pour l’Allemagne.


Le Schwabenland et son Hydravion Dornier Do 10 t-Wal en 1934




Hydravion Do 10 t-Wal "Passat"




Zones survolles par les Hydravions







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naga
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MessageSujet: Re: allemands en antartique   Lun 25 Juin - 2:45

Deux autres expéditions étaient planifiées pour les étés 1939-1940 et 1940-1941 ; mais elles furent annulées en raison du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. La deuxième expédition devait étudier la faisabilité de l’implantation de bases navales, probablement en vue de s'imposer sur le continent et de contrôler une partie de l’océan Indien et du passage de Drake.


Comment construire une base sous-marine a des To polaire oscillant entre -5 et -20 degres voir -60 pendant les tempetes d hiver?
Et surtout avec quels ouvriers?la quantite astronomique de materiaux(fers a beton,ciment etc..)a transporter par bateaux,en periode de guerre de surcroit...
La reponse viendrai du ciel... Rolling Eyes






Aucun pays ne reconnut les revendications allemandes et le traité sur l'Antarctique suspend toujours toutes les revendications territoriales. Aujourd'hui, la base antarctique Neumayer est située sur la banquise, à proximité de cette zone.


article paru dans la revue allemande Deutsches Schiffahrtsmuseum, numéro 26-2003.

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v2
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MessageSujet: Re: allemands en antartique   Lun 25 Juin - 22:45

j admire vos reponses Smile mais je ne comprends pas ce témoignage alors scratch

Le dernier survivant de la mission témoigne

Quand on nous annonça la victoire de l'Europe, mon unité était au repos dans une grotte de l'ex-Yougoslavie.

J'étais content que cette guerre soit finie, mais avec les combats qui continuaient dans le Pacifique et les tensions qui montaient en Palestine, nous savions bien que notre guerre à nous pourrait bien continuer. Grâce au Ciel, je fus dispensé de participer à la guerre contre le Japon, mais hélas, je fus envoyé en Palestine où l'afflux de Juifs, joint à une montée du terrorisme sioniste, angoissait non seulement les Palestiniens, mais aussi les forces britanniques chargées d'endiguer cet afflux et de réprimer les insurrections. On m'avertit que mon affectation en Palestine pouvait durer indéfiniment. Je vis mourir beaucoup de mes compagnons soldats. Heureusement, je reçus au début d'octobre 1945 l'ordre de me présenter à mon officier supérieur, car j'avais été choisi pour une mission secrète à Gibraltar (aucun de mes supérieurs ne connaissait la nature de cette mission). N'ayant reçu aucune explication, j'espérais qu'on me rendrait bientôt à la vie civile. Je me trompais lourdement ! J'allais passer un autre Noël sur le pied de guerre.

Une fois arrivé à Gibraltar, un Major me prit à part et m'informa que je serais muté aux Colonies des Îles Falkland pour instructions complémentaires et que plusieurs autres soldats d'autres corps d'élite britanniques allaient me rejoindre. Le mystère s'épaissit quand on nous envoya tous par avion aux Falklands en nous demandant un complet silence. Nous avions reçu ordre de ne même pas spéculer sur la raison pour laquelle nous avions été choisis et sur le lieu où nous nous rendions.

Un entraînement extrême

En atteignant les Îles Falkland désolées et sévères, nous fûmes présentés à l'officier qui commandait l'expédition et à un Norvégien qui avait servi dans la résistance norvégienne, un expert en combats hivernaux qui allait nous entraîner pour une mission dont nous n'avions pas la moindre idée. Aujourd'hui, on sait que les Falklands, considérées comme le secret le mieux gardé de l'Armée britannique, promettent quelques années difficiles à ceux qui y sont affectés, mais dans les années 40, personne ne les connaissaient et encore moins les soldats comme moi. Pendant un mois, nous fûmes soumis à un éreintant entraînement au combat par temps froid. Plonger dans l'Atlantique glacé, affronter les éléments dans une tente en Géorgie du Sud nous paraissait Quand d'autant plus fou que nous ne savions pas pourquoi nous étions là ! Cependant, après cette préparation, un major et un scientifique nous expliquèrent enfin la nature de notre mission, et là, nous réalisâmes tous qu'il y avait peu de chances pour que nous en sortions vivants, surtout si ce que l'on soupçonnait était exact.

Parés pour la « guerre secrète »

On nous expliqua que nous devions examiner des activités « anormales » dans les environs des Monts Mühlig-Hoffmann à partir de la base britannique de Maudheim. L'Antarctique, à ce que l'on nous dit, était "la guerre secrète de la Grande-Bretagne". On nous informa ensuite des activités britanniques au Pôle Sud pendant la guerre. Nous étions là, assis, intrigués par ce qui allait nous être divulgué ; aucun de nous n'avait rien entendu d'aussi fascinant ni d'aussi effrayant. Très peu de gens savaient que les nazis étaient venus dans l'Antarctique en 1938 et 1939, et plus rares encore étaient ceux qui avaient connaissance du fait que la Grande-Bretagne commençait, en réaction à établir des bases secrètes autour de l'Antarctique. Celle que nous devions'visiter, Maudheim, était la plus importante et la plus clandestine de toutes les bases antarctiques. En effet, elle n'était qu'à 300 kilomètres du lieu présumé de la base nazie.

On nous informa de l'activité allemande dans l'Atlantique Sud, autour de l'Antarctique. Un nombre impossible à estimer de sous-marins allemands étaient manquants et non signalés ; mais, pire, certains de ceux qui avaient fait leur reddition des mois après la fin de la guerre alimentaient encore davantage de spéculations.

L'armée britannique avait capturé trois des plus grands noms du parti nazi – Hess, Himmler et Ddnitz – et au moment de leur capture, la Grande-Bretagne avait obtenu des informations qu'elle ne partagea pas avec la Russie ou les États-Unis.

C'est sur la base de ces informations qu'agissait, seule, la Grande-Bretagne, et nous étions à la pointe de cette opération. On nous indiqua sans trop de précision ce que l'on attendait de nous et ce que nous étions susceptibles de trouver sur l'Antarctique. La Grande-Bretagne était convaincue que les Allemands avaient construit une base secrète, et qu'ils avaient fait sortir d'Europe, comme par magie, de nombreux Nazis dont on avait perdu la trace.

Hommes polaires, tunnel et nazis

Des révélations en cascade nous attendaient. L'été précédent, nous dit-on, les scientifiques et commandos d'origine avaient trouvé un "ancien tunnel". Des militaires envoyés sur place y auraient pénétré, mais seuls deux d'entre eux étaient revenus à leur base avant que l'hiver austral ne soit installé. Ensuite, les deux survivants avaient fait par radio des déclarations absurdes à propos "d'hommes polaires, d'anciens tunnels et des nazis". Le contact radio avait finalement été perdu en juillet 1945, après un message de très mauvais augure pour nous :

"... les hommes polaires nous ont trouvés !" Après nous avoir fait écouter cet enregistrement, le Major qui devait commander l'expédition essaya de nous encourager : "Nous allons nous rendre à la base de Maudheim, trouver le tunnel, élucider l'énigme des hommes polaires et des nazis et tout faire pour détruire cette menace."

Par bonheur, les réponses à nos questions, si nombreuses, furent honnêtes et directes.

On nous apprit que la Grande-Bretagne entendait prendre de vitesse les Américains et les Soviétiques qui préparaient leurs propres expéditions. Elle ne voulait pas prendre le risque que les États-Unis ou l'Union soviétique ne découvrent la base allemande et ne recueillent des technologies nazies. Ces deux pays avaient déjà une avance technologique sur la Grande-Bretagne grâce aux scientifiques et aux équipements récupérés sur les nazis. En outre, considérant l'Antarctique comme étant sous la juridiction de l'Empire britannique, elle entendait bien être la première et la seule à éradiquer la présence nazie sur son sol, refusant ainsi à la fois aux États-Unis et à l'Union Soviétique la gloire d'avoir livré le dernier combat de la Seconde Guerre mondiale.

Parachutés dans la neige

On nous emmena en avion jusqu'au point de largage prévu, situé à 30 kilomètres de la base de Maudheim. Des chasse-neige attendaient notre arrivée. Après le saut en parachute dans la solitude glacée, la peur au ventre, nous rejoignîmes les chasse-neige. A partir de cet instant, nous fûmes sur le pied de guerre. Nous devions opérer sous silence radio total. Nous étions seuls, sans appui ni chance de retraite si nos pires craintes se confirmaient.

Nous approchâmes de la base, sur nos gardes, mais elle nous apparut bientôt dépourvue de toute vie, une ville fantôme. Cela éveilla immédiatement notre méfiance, mais, comme dans toutes les campagnes précédentes, nous avions une mission à accomplir et nos peurs ne devaient pas paralyser notre jugement.

Première victime de l'expédition

Comme nous nous dispersions autour de la base, un fil déclencha une alarme et une sirène retentit, déchirant le silence et nous faisant sursauter. Une voix, impossible à localiser, nous cria de nous identifier. Nous levâmes nos fusils, le major nous présenta, et la voix prit corps.

Elle appartenait à un survivant isolé, et ce qu'il révéla ne fit que nous inquiéter davantage et nous faire regretter de ne pas être plus nombreux. Il nous expliqua que, dans le bunker numéro 1, se trouvait l'autre survivant de "l'expédition dans le tunnel", en compagnie de l'un des mystérieux hommes polaires dont nous avions entendu parler sur l'enregistrement radio.

Malgré les objections du survivant, ordre fut donné d'ouvrir ce bunker. Il essaya de s'y opposer avec une peur panique qui nous gagna instantanément : aucun de nous ne voulait être le premier à entrer dans le bunker.

Heureusement pour moi, je ne fus pas choisi. Cet honneur fut dévolu au plus jeune membre de notre unité désigné à la courte paille. Il entra, hésitant un peu, en se heurtant à la porte.

Une fois à l'intérieur, un silence s'abattit sur la base, suivi par deux coups de fusil. La porte s'ouvrit et l'homme polaire s'échappa en courant, nous prenant tous de cours et nous laissant juste le temps de tirer quelques coups de feu, pour la forme. C'est alors que nous pénétrâmes dans le bunker où gisaient deux cadavres : notre camarade, la gorge tranchée, et, plus atroce, le survivant, déchiqueté jusqu'aux os. Nous étions envahis de colère et d'interrogations après avoir vu mourir un membre de notre unité quelques heures seulement après notre atterrissage, et nous écoutâmes anxieusement les réponses du dernier survivant aux questions du Major. Il lui demanda d'abord ce qui avait bien pu arriver à l'autre survivant,et comment il s'était retrouvé piégé dans le bunker avec cet homme polaire. Mais l'homme préféra commencer par le début, c'est-à-dire le moment où ils avaient découvert le "tunnel". Le scientifique qui nous ccompagnait prenait des notes.

Une immense base souterraine

On apprit que la région où se trouvait le tunnel était l'une de ces vallées sèches particulières à l'Antarctique, ce qui explique la facilité avec laquelle les Britanniques avaient pu le trouver.

Les trente membres de la base de Maudheim avaient l'ordre de découvrir où conduisait le tunnel

Ils avaient parcouru le tunnel pendant des kilomètres, et finalement, étaient arrivés à une vaste caverne souterraine anormalement tiède ; certains parmi les scientifiques pensèrent qu'elle pouvait être chauffée par géothermie. L'immense grotte comportait des lacs souterrains, mais, beaucoup plus mystérieux, elle était éclairée artificiellement. Devant l'immensité de la grotte, l'expédition s'était divisée pour mieux l'explorer C'est alors qu'ils avaient découvert l'énorme base construite par les nazis,


avec des quais pour les sous-marins, dont l'un d'entre eux, semble-t-il, pût être identifié. Mais plus les britanniques avançaient, plus le spectacle était étrange. Le survivant parla notamment "de hangars pour d'étranges avions et de multiples excavations".

Cependant, leur présence n'était pas passée inaperçue et les deux survivants de la base de Maudheim avaient vu leurs camarades se faire capturer et exécuter un par un. Après avoir été témoins de six exécutions, ils s'étaient enfui par le tunnel, mais trop tard : "les hommes polaires arrivent !", avait alors hurlé le survivant. Les forces ennemies à leurs trousses, ils n'avaient pas eu d'autre choix que de retourner à leur base pour informer par radio leurs supérieurs de ce qu'ils avaient découvert. Ils avaient réussi à rentrer à la base, mais, comme l'hiver approchait et qu'il y avait peu de chances pour qu'on vienne les secourir, ils avaient décidé de se donner toutes les chances de pouvoir témoigner de leur découverte. Ils s'étaient donc séparé, chacun prenant un poste radio sans fil et attendant dans un bunker différent. L'un des survivants avait servi d'appât et lorsqu'une poignée d'hommes polaires l'avait découvert dans son bunker, ils avaient cru qu'il était le dernier survivant. Le plan avait fonctionné, mais au détriment de sa vie et de la radio, car le brave du bunker numéro un détenait le seul poste radio sans fil opérationnel qui fut détruit dans la bagarre. Le deuxième survivant n'avait plus eu d'autre choix que de s'asseoir, attendre, et essayer de ne pas devenir complètement fou.

Une source d’énergie inconnue

Sans explications satisfaisantes, l'homme nous parla ensuite des hommes polaires comme étant des produits de la science nazie. De la même manière, il tenta de nous expliquer la manière dont les Nazis se fournissaient en énergie : celle-ci provenait, d'après lui, de l'activité volcanique, qui, à travers sa vapeur, leur permettait de produire de l'électricité. Mais il semblerait que les nazis disposaient d'une source d'énergie inconnue, car le survivant déclara :

" ... d'après ce dont j'ai été témoin, la quantité d'électricité requise est supérieure à ce que pourrait produire, à mon avis, de la vapeur".

Les scientifiques de l'expédition rejetèrent la plupart des informations livrées par le survivant, lui reprochant même son manque de culture scientifique et objectant que ces données "ne pouvaient en aucun cas être véridiques". Le major, quant à lui, voulait en savoir plus : en savoir davantage sur l'ennemi que nous avions à affronter et sur ce qu'allait bien pouvoir faire l'homme polaire qui s'était échappé. La réponse ne fut pas pour nous réconforter et poussa le scientifique à annoncer que le survivant était "bon à enfermer". Il n'y a pas de mots pour exprimer ce que nous ressentîmes en entendant la réponse : "Il va attendre, nous épier en se demandant quel goût nous pouvons bien voir."

Un paysage saharien

En entendant cela, le Major ordonna qu'un tour de garde fut établi pendant que lui et le scientifique discuteraient, en privé, de la suite de la mission.

Le lendemain matin, on nous ordonna d"'inspecter le tunnel" et pendant les quarante-huit heures qui suivirent, nous progressâmes régulièrement vers la vallée sèche, lieu du supposé "ancien tunnel". En arrivant dans la vallée sèche, nous fûmes tous abasourdis, car on nous avait dit que l'Antarctique était totalement entouré de glaces et pourtant, nous étions dans un paysage qui rappelait le Sahara.

Nous avions l'interdiction d'approcher du tunnel avant que le camp de base provisoire n'eût été dressé. Pendant que les hommes construisaient la base, le scientifique et le major inspectaient le tunnel.

Au bout de quelques heures, ils revinrent au camp pour nous faire part de ce qu'ils avaient vu et de notre prochain plan d'action. Le tunnel n'était pas du tout ancien, d'après le scientifique. et le major ajouta que les murs de granit poli semblaient interminables. Nous pourrions le constater nous-mêmes le lendemain, après une bonne nuit.

Juste avant de nous assigner nos tours de garde, on nous confirma qu'il s'agissait de suivre le tunnel jusqu'au bout, "jusqu'au Führer, au besoin".

Il est difficile de dormir dans l'Antarctique pendant les mois d'été, à cause de la lumière du jour qui brille perpétuellement. Mais cette nuit-là, le sommeil fut encore plus long à venir...

Autopsie d'un homme polaire

Et cette nuit-là, l'homme polaire revint, effectivement. Mais cette fois-ci, il n'y eût pas de victime dans notre camp : l'homme polaire s'écroula sous nos balles. Le scientifique, après avoir examiné le cadavre, déclara que l'homme polaire était un "humain", certes plus poilu et mieux armé contre le froid. Après une autopsie rapide, le corps fut mis dans un sac afin d'être conservé jusqu'à un prochain examen plus minutieux.

Le lendemain matin, deux personnes restèrent à l'entrée du tunnel, avec le cadavre, les chasse-neige, l'équipement et, le plus important, la radio. En tête de l'expédition, le major était accompagné du Norvégien et du scientifique. Le survivant, lui aussi, était indispensable au succès de la mission. Nous voulions tous nous joindre à eux.

Je fus choisi avec quatre autres hommes tout joyeux : nous allions entreprendre l'une des expéditions les plus passionnantes, et peut-être les plus importantes, de l'histoire de l'humanité. Bien que leur rôle fût tout aussi essentiel pour le succès de la mission, les deux compagnons qui restaient à l'entrée du tunnel étaient déçus.

Une véritable ruche technologique

En nous préparant tous les neuf à entrer dans le tunnel, nous nous assurâmes que nous avions emporté suffisamment de munitions et d'explosifs pour mener un affrontement et peut-être détruire la base dans son intégralité, car telle était notre mission : non pas sauver, mais détruire. Nous marchâmes longtemps dans l'obscurité et, au bout de quatre heures,nous commençâmes à percevoir de la lumière au loin, à environ une heure de marche, une heure interminable, la tête pleine de questions. Finalement, nous arrivâmes dans la vaste caverne éclairée artificiellement. On se dirigea ensuite à l'endroit d'où les survivants avaient été témoins des exécutions. En observant d'en haut les galeries de la caverne, nous fûmes ébahis par le nombre d'ouvriers qui s'activaient ici et là, comme des fourmis.


Mais ce qui était le plus impressionnant, c'était l'énormité des constructions en cours. Tout semblait indiquer que les nazis étaient dans l'Antarctique depuis longtemps. Le scientifique notait tout ce qu'il pouvait, dessinait des diagrammes, prenait des échantillons de roche, et des photos. Le major, de son côté, s'intéressait davantage à la manière de détruire la base sans être pris par les nazis.

Au bout de deux jours de reconnaissance attentive, le scientifique et le major décidèrent des cibles pour les mines. Elles allaient devoir être placées tout autour du toit de la caverne.

D'autres cibles étaient également prévues, comme par exemple le générateur et les cuves d'essence ainsi que, si possible, les dépôts de munitions.

Trois survivants seulement

Pendant toute la journée, nous posâmes des mines et primes des photos de cette technologie très avancée ; nous prîmes aussi un otage, un "homme polaire".

Une fois les mines posées et les preuves substantielles de l'existence de la base rassemblées, nous nous dirigeâmes vers le tunnel.

C'est alors que nous fûmes découverts et poursuivis par des hommes polaires et des nazis.

En atteignant le tunnel, nous plaçâmes un obstacle sur le passage de sorte à ralentir nos ennemis assez longtemps pour que les mines explosent. Certaines mines avaient été placées à l'entrée du tunnel, et quand nous entendîmes les explosions, nous espérâmes que nos poursuivants avaient été atteints. Il n'en était rien.

Les mines avaient bien obstrué le tunnel, mais les nazis et les hommes polaires nous poursuivaient. Seulement trois d'entre nous en réchappèrent : le Norvégien, le scientifique et moi-même. Quand nous atteignîmes la vallée sèche, suffisamment de mines avaient été posées pour fermer le tunnel à jamais. Après que les mines eussent explosé, il ne subsista aucune trace de tunnel. Curieusement, il resta très peu de preuves de la mission. Qu'elles aient été perdues accidentellement ou à dessein importait peu, car le scientifique était déjà parvenu à ses conclusions et la mission avait été accomplie.

Retour aux Îles Falkland

Le camp fut démonté et nous rentrâmes à la base de Maudheim d'où l'on nous évacua. On nous transporta par avion jusqu'aux Colonies des Îles Falkland. En atteignant la Géorgie du Sud, on nous distribua une directive nous interdisant de révéler ce que nous avions vu, entendu, et rencontré. Le tunnel fut expliqué comme n'étant rien de plus qu'un accident naturel, "une érosion glaciaire". Les hommes polaires n'étaient autres que "des soldats débraillés devenus fous". La présence d'Allemands n'a jamais été mentionné dans le rapport, et toute idée de rendre publique la mission fut fermement rejetée.

La mission ne serait jamais rendue officielle, bien que certains éléments de celle-ci aient
déjà fait l'objet de fuites vers les Russes et les Américains.

Aucune reconnaissance

Ainsi mon dernier Noël de la Seconde Guerre mondiale se passa-t-il sur le continent Antarctique en 1945, à combattre les mêmes nazis que j'avais combattu tous les Noëls depuis 1940.

Le pire, c'est le fait que l'expédition n'ait jamais reçu aucune reconnaissance ni les survivants aucun honneur.

Au contraire, les survivants britanniques furent démobilisés, le rapport du scientifique disparut. Cette mission n'a jamais figuré dans les livres d'histoire, alors que s'y trouve la mission de 1950, menée par une expédition conjointe de Britanniques, de Suédois et de Norvégiens, et qui dura jusqu'en janvier 1952. Elle avait pour but de vérifier et d'enquêter sur certaines découvertes des expéditions nazies de 1938-1939 au Neuschwabenland.

Neuschwabendland revisité ensuite

Cinq ans après notre mission, Maudheim et Neuschwabenland furent revisités, et cette expédition avait tout à voir avec la campagne du Neuschwabenland, mais, plus important, avec ce que nous avions détruit. Pendant les années qui s'écoulèrent entre les deux missions, la Royal Air Force ne cessa de survoler le Neuschwabenland.

La raison officielle invoquée par la RAF pour ces vols intensifs était la recherche de lieux propices pour établir des camps de base. Toutefois, on ne peut s'empêcher de se poser des questions. »

(NDLR : ici finit le récit de l'officier du SAS).
Source : http://ufotopsecret.over-blog.com/pages/OVNI_nazis_La_base_secrete_allemande_en_Antartique-4190539.html
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naga
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MessageSujet: Re: allemands en antartique   Mar 26 Juin - 0:22

Le dernier survivant n a pas de nom et ne cite aucune unite de combat.Une belle invention,pas du tout credible.


Sur le site,il parle de centaines de U-boot ayant disparus dans l antartique,c est du delire pur!

Quand aux soucoupes volantes des 1934...certains confondent les comix US de l epoque avec la realite.




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Daniel Laurent
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MessageSujet: Re: allemands en antartique   Mar 26 Juin - 6:16

Bonjour,

Je ne prendrais pas plus de gants que Naga.
Very Happy
Le blog cité en source est celui d'un groupe d'allumés qui délirent sur les OVNI.
En phase terminale de la maladie contagieuse "on nous cache tout, on nous dis-rien", ils publient des photos de soucoupes volantes provenant des soirs ou le fils du voisin joue avec son petit crayon laser et ou un chat, ayant absorbe par erreur un liquide phosphorescent, fait des pipis lumineux depuis un toit.
Ils sont presque tous américains, ayant la chance de vivre dans un pays ou l'internement psychiatrique s'applique très rarement.

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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: allemands en antartique   Mar 26 Juin - 13:10

Pure fantaisie
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MessageSujet: Re: allemands en antartique   Mar 26 Juin - 15:17

d accord merci pour les informations Smile j étais un peu perdu avec cela .
[quote]Daniel Laurent Mar 26 Juin - 5:16 Bonjour,
Je ne prendrais pas plus de gants que Naga.

Le blog cité en source est celui d'un groupe d'allumés qui délirent sur les OVNI.
En phase terminale de la maladie contagieuse "on nous cache tout, on nous dis-rien", ils publient des photos de soucoupes volantes provenant des soirs ou le fils du voisin joue avec son petit crayon laser et ou un chat, ayant absorbe par erreur un liquide phosphorescent, fait des pipis lumineux depuis un toit.
Ils sont presque tous américains, ayant la chance de vivre dans un pays ou l'internement psychiatrique s'applique très rarement.

quesque tu m as fait rire avec cela Smile
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naga
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MessageSujet: Re: allemands en antartique   Mer 12 Déc - 9:35


Comme pour Roswell, l'histoire des soucoupes volantes allemandes fait partie d'une suite sans fin de bobards répercutés, à la différence que ceux-là sont arrivés plus tard encore dans le monde médiatique. Comme le remarque Gildas Bourdais, dont je ne partage pourtant en rien les thèses sir Roswell (je tiens à le préciser à nouveau), en effet, la fameuse soucoupe intitulée bien entendu "V quelque chose" n'est en effet pas apparue immédiatement après la guerre, mais plus tard. "On ne trouve pas une seule trace du V7 dans les livres d’historiens de l’aéronautique : « …tout ce qui concerne les prétendues soucoupes volantes nazies, provient de la grande presse classique à partir de 1950 pour l’Allemagne, la terminologie V-7 apparaissant pour la première fois en 1952... dans un quotidien français ! » Le quotidien étant France-Soir dans ses deux éditions du 7 puis 14 juin 1952, selon lui. L'auteur de l'article citant les "recherches" d'un obscur chercheur, Rudolf Schriever, jusqu'ici jamais cité parmi les chercheurs allemands dignes d'intérêt, tels que ceux listés par Arnold et Karman.
Pas plus pour Paperclip que pour Lusty, nul part le nom de Schiever n'était apparu. D'où sortait cet olibrius, voilà bien le problème. Comment les américains auraient-ils copié des engins dont pas un rapport de l'époque ne mentionne la découverte est encore plus risible : nous avons vu que les américains on raflé "scientifiquement" une bonne centaine de V1 pour les expérimenter à Las Cruces (une soixantaine ont été tirés au total), qu'une majeure partie est retombée en petits morceaux (ou de plus gros !) dans les alentours, et qu'ils ont amené à Freeman Field un Horten IX qu'ils n'ont ni testé en vol ni remonté depuis (à moins peut-être de la venue d'une pilote expérimentée comme Anna Kriesling, aperçue semble-t-il à Edwards, mais sa personnalité mystérieuse - c'est elle qui aurait été à bord du Ju-390 arrivé devant New-York- n'a laissé que des bribes d'information à son sujet). Comment auraient-ils fait pour fabriquer cet appareil dont les moyens de propulsion fantomatiques seront tout d'abord décrits comme "par génération de courants magnétiques", puis au fil du temps par l'"anti-gravité" pour finir par la raccrocher à la fameuse "MHD" de notre fêlé national, j'ai cité J-P. Petit et son esbroufe pseudo-scientifique habituelle .


Si pour les Horten et les chasseurs à moteur-fusée ou à réaction, on connait désormais leur sort sur le sol US, là, à l'exemplaire près ou presque, aucun élément, aucun papier déclassifié n'a été découvert pour en révèler un semblant de boulon ou de rivet (vu que dans les représentations imaginaires, les artistes ufologues lui ont surtout donné le look d'une tourelle de cuirassé volant voire de tank dessiné par Leonard de Vinci, histoire de l'insérer dans le flux de l'histoire, sans doute). En lui faisant porter des noms à dormir debout (je fais l'impasse sur les modèles , ça me gonfle trop à énumérer, entre "Vril" et "Haunebu" !), et en les citant comme origine sur toutes les photos d'OVNIS des années 50, telle celle très connue du cavalier arrêté au bord d'une rue, où trône une lampe suspendue à un fil que la définition de l'appareil photographique de l'époque ne pouvait saisir en définition. En Chine, on avait déjà eu le même phénomène.











L'un des noms qui apparaîtra assez vite chez les soucoupistes s'appelle Viktor Schauberger, un autrichien d'origine, plutôt farfelu, dont on présentera les projets de turbines à eau comme étant ceux de "soucoupes nazies". C'était à son propos commettre deux graves erreurs. L'homme n'avait aucun lien direct avec l'aéronautique et encore moins avec les nazis : "En réalité Viktor Schauberger (1885-1958) était un technicien un peu lunatique qui ne construisait aucune soucoupe volante mais s'était spécialisé dans les turbines à eau, lesquelles n'étaient aucunement des moyens de propulsion de soucoupes volantes, mais par exemple des turbines pour les centrales hydroélectriques ou d'arrosage de gazon. Sa participation technique à l'aéronautique militaire allemande s'est limitée à travailler aux systèmes de refroidissement à eau des moteurs d'avions chez Messerschmitt. Loin de se réjouir de travailler pour le régime nazi, il a été repéré par la Gestapo comme opposant au nazisme et s'est retrouvé au camp de concentration de Matthausen avant la guerre, n'en sortant que pour travailler chez Messerschmitt. Il est devenu maintenant le sujet de fantasmes, prétendument inventeur d'une soucoupe volante magnétique dite "la Répulsine", certains sites Internet allant jusqu'à montrer une de ses turbines à eau comme étant une soucoupe volante ! » "(P. Gross).
Il est vrai que sa turbine à eau à effet vortex avait toute l'apparence d'une soucoupe volante, une fois séparée de sa tuyauterie... son générateur familial était aussi impressionnant... une fois son capot enlevé, mais ça restait du domaine de la plomberie pure et simple et non de l'aviation.







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naga
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MessageSujet: Re: allemands en antartique   Mer 12 Déc - 9:44



En réalité, les racontars et les inepties sur les prétendues soucoupes nazies sont apparus historiquement pour la première fois non pas aux USA mais... en Italie, en mars 1950. Et c'est l'œuvre, avant tout, d'un véritable fasciste : Giuseppe Belluzzo, disparu en1952, un ancien motoriste spécialiste des locomotives à vapeur, qui a été effectivement membre du parti fasciste italien, et même ministre trois ans sous Mussolini ! Les journaux Corriere della Sera", "La Nazione", la "Gazzetta del Popolo", le "Corriere d'Informazione" reprendront successivement ses affabulations comme quoi les fameuses soucoupes volantes avaient été inventées en Italie (qui avait pourtant raté avec brio l'avènement de la réaction avec le démonstrateur inutilisable Camproni-Campini), que les allemands les avaient "améliorées"' et qu'il n'y avait pas de pilote à bord car elles étaient "téléguidées".
A ceux qui ne pensent pas qu'idées fascisantes et soucoupisme pouvaient être liés, à eux d'étudier le sujet sur un angle historique seulement. Ils en reviendront peut-être, qui sait, ne désespérons pas de les voir un jour cesser de tout mélanger. Si aux Etats-Unis la peur de l'invasion extraterrestre des années 50, qui marque les médias et le cinéma notamment n'est que l'image projetée de la grande crainte russe de la guerre froide, la revendication patriotique de Belluzo est celle d'un politicien aigri ayant vu son parti favori dissous, et son maître tué, puis pendu à un croc de boucher. Résolu à une explication "terrestre", Belluzo ne pouvait qu'accorder en bon patriote la paternité de son invention... qu'aux ingénieurs italiens !








Le lien avec le fascisme se perpétuant bien après lui, avec les admirateurs du grand Reich de 1000 ans qui ne peuvent aujourd'hui encore en imaginer la fin en 1945. Alors pour ça, il leur faut entretenir l'idée d'une prétendue supériorité technologique, au-delà de ce qu'est capable l'être humain (leurs soucoupes "nazies" sont chez eux pilotées, bonjour les "g" encaissés ! ), leur adoration pour Hitler tournant à la déification pure et simple : comme il faut bien cacher tout cela, ils ne regardent surtout pas du côté de Bariloche (surtout pas, on l'a bien vu ici quand un individu est venu à plusieurs reprises nier l'existence même des photos du nazi Priebke faites en 2009 au Llao Lao !).
Bariloche, où, on l'a vu, les sommités nazies se sont pourtant réfugiées grâce à Péron (et à l'Eglise !) pour tenter de continuer ce qu'ils avaient entrepris, grâce aux monceaux d'or transférés dans leurs valises. Alors, pour se raccrocher à leur monde perdu, ils en ont recréé un autre de toutes pièces, aussi abracadabrantesque que leur vision des faits historiques : c'est simple, pourtant, bon sang : quant à mentir, autant mentir en grand ! Les nazis, selon eux, en 1945, se sont donc réfugiés en Antarctique car c'est là la porte d'entrée de la terre... creuse, et le pôle est sa porte d'entrée ! L'une des plus grotesques théories, remises au goût du jour dans les années soixante par le célèbre duo Pauwels et Bergier ! A pleurer de bétise (lire ici !), à faire retourner ensemble dans leurs tombes Haroun Tazieff...et Alfred Wegener ! Une thèse destinée avant tout pour éviter de parler de l'Argentine ! Et du noyau "dur" de Bariloche, qui n'avait pas que l'atome comme centre d'intérêt, mais bien une admiration sans borne perpétuée pour le Führer ! Et parmi ces admirateurs, l'un des pires, qui croit lui aussi qu'Hitler avait réussi à fuir, mais pas vraiment en Argentine :

« (Ernst) Zündel est un révisionniste qui nie l'Holocauste et a écrit plusieurs livres racontant que les nazis ont fait voler des soucoupes volantes, comme dans "UFO :
Nazi Secret Weapons", "The CIA-KGB UFO Cover-up". Sur son site Internet il avait annoncé une "expédition" pour dénicher les "bases secrètes" nazies en Antarctique, en exigeant de chaque personne qu'il souhaiterait participer à l'expédition le versement de 10 000 $. Il y écrit que les OVNIS sont nazis, que la Terre est creuse, et que les ufologues sont des "charlatans qui racontent des histoires de petits hommes verts". » (P. Gross). Les négationnistes savent-ils que leur héros croient aussi à ses thèses de fêlés ? Je n'en suis pas sûr, à les voir le suivre comme moutons de Panurge. Zündel a toujours vécu de la crédulité des gens et de leur manque de connaissances historiques, c'est une évidence. Comme la plupart des soucoupiens, et leur religion révélée du martien ou du vénusien les ayant "visités", comme l'Archange Gabriel dans un autre cas de figure de croyance manifeste. Zündel, tant admiré oar les belges néo-nazis, comme ceux de Blood and Honour, qui tiendront meeting de soutien en sa faveur le 19 mars 2005 près d’Anvers, meeting auquel participeront Siegfried Verbeke et Christian Worch mais aussi Vincent Reynouard. Le grand ami de Blanrue, l'homme qui sort tout juste de la prison de Valenciennes pour négationnisme à répétition. Et va sans doute y retourner très bientôt... continuant à tenir les mêmes propos outrageants.


Le mélange plus tardif des genres Adamski et théorie de soucoupe purement nazie est l'œuvre du français Charles Garreau, Journaliste à France-Soir auto-bombardé ufologue pour avoir écrit "Alerte dans le ciel !" (1954), premier récit sensationnaliste d'apparitions d'OVNIS et "d'enlèvements" , qui décrira en 1956 un appareil... Bien conventionnel (de propulsion), hormis sa forme : "Equipé. de douze turboréacteurs BMW 028, munis de compresseurs autonomes à six étages, il développerait 5500 chevaux (5400 CV en vol) et 2600 kg de pression additionnelle (2900 kg en vol).
La propulsion s'effectuerait par douze turbines à l'intérieur d'un anneau métallique tournant autour de la masse centrale. Ni flammes, ni fumées ne seraient visibles, les gaz de combustion étant récupérés par un système spécial mis au point en 1938 par un ingénieur britannique. » Ouah, quel engin : avouez que de réussir à faire décoller verticalement pareil bazar aurait effectivement constitué un exploit, au vu du manque de poussés chronique des BMW de l'époque ! Et je ne vous parle pas de la consommation de kérosène !









A noter que l'auteur, qui visiblement ne comprend rien à l'aviation parle à demi-mot de post combustion, inconnue en 45 et même 46 (le premier avion a en être muni est le Starfire US sorti en 1951 seulement), et tente de faire dans la furtivité en masquant comme il peut le problème des fumées de réacteurs par une invention non référencée.
Si les allemands avaient effectivement des projets d'avions à six réacteurs ou davantage, on en connait aujourd'hui les formes, oscillant entre l'aile volante delta, façon Avron Vulcan, au premier modèle anglais de bombardier à réaction entré en service pour délivrer la première bombe atomique anglaise, le Valiant. Chez les allemands, c'était le Junkers Ju EF 132 testé en l'état de maquette dans la soufflerie de Dessau en 1945.



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MessageSujet: Re: allemands en antartique   Mer 12 Déc - 9:54



En fait, les légendes sur les soucoupes nazies sont comme par hasard apparues dans le grand public après les déclarations d'un des premiers et pires escrocs de l'ufologie :
George Adamski, prétendu "emporté" par des extraterrestres "venus de Vénus"... pas si "extras" que ça en fait : l'homme tiendra en effet à tout prix à les décrire comme des blonds aux yeux bleus, ses "visiteurs de l'espace" et pour mieux nous en convaincre montrera un jour une "empreinte de pas" (en plâtre) de ses fameux visiteurs : comme par hasard, ils possédaient des bottes dont la semelle comportait, vous n'allez pas le croire... une croix gammée (imprimée dans le bon sens, ils pensent à tout ces vénusiens) ! "Contacté" au milieu du Désert de Calfifornie pour aller faire un tour sur la face cachée de la Lune, bien sûr, puisqu'à l'époque Borman et Lovell n'y étaient pas encore allés. Au cas où le terrien moyen, doté on le sait du QI d'une huître, n'aurait pas d'où il était venu, ou plutôt par où il était passé auparavant, le "Vénusien". Adamski n'expliquant pas en tout cas le service de location de type Hertz géré par les ingénieurs nazis à ces vénusiens tombés en rade dans la banlieue terrestre, à coup sûr. Si c'est au détail qu'on évalue la supercherie, celui- là est gros, très gros !


Dans un numéros de LDLN, (n° 287-288, mai/juin 1988, p. 13-19). rappelle Bourdais, Franck Boitte, dans : "Eclaircissements possibles sur la signification des symboles figurant sur les moules de Desert Center, 20 novembre 1952" avait rappelé qu'Adamski adorait la mythologie tibétaine, chez qui la svastika est omniprésente. Un autre sinistre farceur, Claude Vorilhon, alias Raël, dira avoir vu le même signe cabalistique "gravé sur l'appareil et sur la combinaison" de l'extraterrestre qu'il prétend avoir rencontré". (Page 123 de son livre : "Le Livre qui dit la vérité".), rappelle non sans malice Bourdais (en nous rappelant d'autres propos, du même tonneau sur les mêmes sujets ; les mêmes qui reviennent en effet en cascade).
Les faux-gourous n'en ont pas encore fini de vider l'héritage douteux. Et quand ce n'est pas Adamski, c'est un autre grand agîté qui s'y colle : Bob Lazar, autre cas d'espèce, tout aussi atteint que Vorhilon, les relents de pédophilie (clairement revendiquée) en moins. Remarquez, chez Lazar, les soucoupes ne viennent pas d'Allemagne. Non, mais de... Roswell, ce qui, à tout bien compter, n'est guère plus crédible, avec ce que nous en savons aujourd'hui.








Adamski, Lazar sont sans aucun doute des escrocs. Mais il y en a d'autres encore. En premier donc, comme a pu le voir, est arrivé le polonais Witkowski et sa fable de centrale à soucoupes, en réalité les vestiges d'une tour réfrigérante industrielle classique. Un escroc de plus, mais chapeauté aujourd'hui par un autre larron, Nick Cook, ancien de chez Jane's, qui a regroupé ces informations récentes pour mixer le tout avec le vieux mystère de la Zone 51, dont il ne connaît que fort peu de choses à vrai dire pour un spécialiste de l'aviation, à voir ses reportages lénifiants. Car Cook va défendre les thèses de Witkowski dans ce qu'elles ont de plus farfelues, comme le précise Salon.com, qui raconte ici comment Cook a obtenu ses informations : "un "chercheur" appelé Igor Witkowski m'a montré une ancienne mine, où, selon lui des scientifiques SS avaient travaillé sur une machine appelée la Cloche, un engin en rotation qui utilisait beaucoup d'électricité sur place. "Ils ont cherché à tester une sorte de machine antigravitationnelle" ; affirme Witkowski. D'autres pensent que cela aurait pu être une machine à voyager dans le temps.
Puis Cook découvre encore un autre programme anti-gravité, une soucoupe volante appelée "répulsine". Cook conclut qu'un fonctionnaire nommé Hans Kammler SS possédait la technologie et amis cela en boîte et l'a transporté dans un endroit sûr, plus tard, aux USA". La "Répulsine" on l'a vu n'est qu'une des nombreuses inventions de Schauberger, une de ces turbines à eau et Klammer a été déclaré mort ou suicidé selon 4 témoignages différents, mais bon, c'est déjà tellement flou comme "informations" sur la question qu'on n'insiste pas. On assiste donc à un paradoxe phénoménal : un homme
qui jusqu'ici a fait carrière dans l'information sérieuse (les éditions Jane's sont crédités partout d'une réputation sans faille) s'est lancé il y a peu dans la rédaction d'ouvrages juteux, aux propos vagues, dans lequel il récupère des thèses infondées les plus diverses, pour en conclure que les soucoupes volantes ne sont pas extra-terrestres mais proviennent des recherches allemandes sur l'anti-gravité. Il y a de quoi écarquiller les yeux ou se boucher les oreilles !

Outre qu'on s'y enferme sec, à se balader en voiture avec l'auteur, la plupart du temps, on y apprend fort peu de choses à vrai dire, dans des séquences à la Paris Texas. On commence tout d'abord par la visite d'un salon de défense. Puis on y annonce la rencontre avec celui que je viens juste de décrire, Robert Widmer, auteur du projet Fish qui a été battu sur le fil par l'YF-12 (A-12, devenu SR-71) fabriqué par les gens des Skunkworks et dont j'ai salué aussi la disparition il y a peu. Widmer, qui raconte que son avion "était le plus ressemblant possible à une soucoupe".
Pour Cook, le programme SR-71 est devenu "white" à savoir qu'il a été rendu public alors que le Fish est resté un programme "black", Widmer lui expliquant qu'il n'a même pas pu garder de copie des plans de son appareil. Une fois construit, son avion a été "classé" dit-il, "ce qui signifie plus fort que secret". Et tous les plans ont été détruits ou brûlés, selon lui. "Comment expliquez-vous cela ?", demande alors Cook, à Widmer qui lui fait comprendre que c'était... la règle. Et que dans ces constructions, il n'y avait rien comme engin antigravitationnel, l'avion de Widmer ayant été décrit depuis, avec quelques rares photos égarées, même d'une maquette à taille 1/2 . Ce projet était plus loin que le projet Aurora, dont Cook a retrouvé un témoin "politique" : Dana Rohrarabacher, qui a enquêté sur la question et est tombé sur le même mur que celui qu'avait rencontré le constructeur du Fish. Le député avait demandé à Clinton de déclassifier le projet Aurora, et s'était fait renvoyer en beauté. Selon Cook, c'est le gouffre financier gigantesque du projet qui en était la preuve : des fonds secrets plus que conséquents lui avaient été consacrés en dehors de la connaissance des députés ou des sénateurs.

Mais des fonds tellement importants selon Cook que l'Aurora seul n'aurait pas pu les absorber à lui seul... il devait y avoir d'autres programmes, laisse-t-il entendre. Si bien qu'au bout de 15 minutes, après ce début pourtant bien "technologique", le reportage bascule avec la citation du nom "flying saucer" (soucoupe volante) ! Et c'est parti pour les soucoupes, et les platitudes habituelles, ou les Ufologues du même tonneau ! Nous voici à Houston, maintenant, pour un lancement de fusée, là encore que du bien classique : pour Cook, l'exemple ce ce qui n'a pas beaucoup changé depuis 1945, et là, il n'a pas vraiment tort en effet. Résultat, au plan suivant, nous voilà balancé dans des notions "d'espace courbe" de "3eme dimension", pour pouvoir "traverser l'univers". Comment peut-on passer de l'un à l'autre aussi brusquement, musique intrigante à l'appui, c'est toute la magie d'un reportage.. vite torché. On a bien affaire à un documentaire... foireux. Au bout de 25 minutes, on a bien basculé, comme il le dit lui-même dans le "tout est possible" ! C'est bien du flan complet, car Cook, à ce stade, a déjà choisi de nous entraîner ailleurs. On atterrit donc vite pour se faire "à l'endroit où la première bombe atomique a explosé, le...Nouveau-Mexique".









Endroit où l'on rencontre bien sûr au plan suivant le couple Charlie et Elaine Bates, "ufologues" patentés. Bingo, on sait déjà où il va nous mener après, le Nick Cook : là où nous avons été confrontés à une visite extra-terrestre, clame Charlie. Roswell, bien entendu ! Et à "l'antigravité", bien sûr !!! Nous voilà déjà reparti en voiture, direction Ken Frye, archéologue, nous racontant une séquence à la Rencontre du 3eme type. On a définitivement quitté l'aviation pour les OVNIS. Bingo, la séquence suivante est sur les célèbres mutilations animales ! Racontées par un fermier ou un journaliste (David Perkins), avec le commentaire de Charlie revenu nous dire que le gouvernement "cachait quelque chose" avec ses mutilations (que j'ai expliqué ici-même, déjà). Retour à Bob Widmer, et ce qu'il avait dit sur la CIA qui lui avait pourri la vie, et celle de sa famille ; avec sa manie du secret. Mais toujours aussi peu de révélations à se mettre sous la dent, à part se balader en bagnole sur les routes de Californie ! Nous voici pourtant aux Skunkworks (avec son responsable, Jack Gordon), qui, on le sait, n'ont pourtant jamais rien eu à voir avec les soucoupes volantes. Mais là, c'est le journaliste à scandales Jim Marrs, "le théoricien du complot" qui intervient alors. Pour nous reparler... OVNIS et "matériel d'un autre monde", ou "provenant des recherches allemandes"... Bingo, on y est, après une heure pile de diffusion du document, nous y voici ! Une heure pour arriver à ce dont on se doutait au début !







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MessageSujet: Re: allemands en antartique   Mer 12 Déc - 10:03


Nous voici aux "soucoupes nazies", mais on déchante très vite avec le témoignage de Lyn Buchanan, retraité de l'armée, venu raconter une histoire à la Bob Lazar, son propre transport à bord d'un "vaisseau d'aliens". Une histoire "qu'il aurait oublié 25 ans, et qui lui serait revenue subitement". Superbe, le plan !
On passe alors à la séquence suivante, arrivée comme un cheveu sur la soupe : les armes laser. Celle présentée par J.Rich Garcia, le Boeing YAL-1 Airborne Laser (aujourd'hui abandonné comme arme depuis l'annonce du 6 avril 2009), une séquence "techno" vite remplacée par la visite un bar proche de la base 51, "The Little A"le"inn", tenu par Pat et Joe Travis, où trône une photo d'un alien de pacotille, façon fake de Roswell. L'auteur a fait plus de 8000 bornes pour atterrir au bistrot, en voilà un journaliste de terrain ! Les deux tenanciers lui décrivant une autre histoire façon "Rencontres" de Spielberg, la grande lumière blanche en cadeau Bonux. On y est à nouveau, avec rien de vraiment neuf. Mais avec Mark Farmer, le contact local de Cook.Auto bombardé "Black Projects Investigator". Suivent les plans photos connus de tous depuis des années, pris de loin bien sur de la base 51. Et... rien. Sauf Glen Campbell, autre Black World Investigator", qui raconte qu'un pays qui a un côté "sombre" à cacher n'est pas vraiment démocratique, ce en quoi il a entièrement raison. Et voila qu'apparaît enfin Helen Frost, veuve d'un employé de la base, mort d'un cancer, et qui raconte que la route qui mène à la base est surnommée "l'avenue des veuves", les morts étant imputés aux matériaux étranges qu'on y manipulerait. Son pauvre mari étant mort, en perdant sa peau par pans entiers, dit-elle. Une veuve qui n'a évidemment reçu aucune compensation, qui aurait été reconnaître la dangerosité du travail de son mari. On n'en saura pas plus : le B-2, on le sait, est peint d'une matière qui lui donne une grande partie de son invisibilité, et la composition de cette peinture n'a pas dû beaucoup aider à améliorer la santé de son défunt époux. Ce que n'a pas l'air de savoir notre spécialiste, qui préférerait sans doute nous entraîner vers une maladie due aux radiations ou a l'excès de magnétisme, sans aucun doute ! Et on va en rester là, le bec dans l'eau, après ce témoignage alarmant, ou plutôt en plein désert, sur une vision de vol d'un U-2... après être passé par les soucoupes, nazies ou capturées... avouez qu'il y a de quoi être frustré !!! Ce documentaire qui est destiné au grand public est décidément fait par dessus la jambe !!!










Mais on peut toujours faire pire. On n'avait encore rien vu semble-t-il, après ce flot de bêtises et d'âneries répétées, ou après ce voyage d'une grande inutilité.. Un dernier ouvrage allait faire plus fort encore que les précédents, celui d'un auteur bardé de diplômes, dans son cv, (ce qui ne signifie pas grand chose aux USA) et qui pourtant ressortait froid des thèses déjà bien déjantées déjà servies chaudes en y ajoutant une touche supplémentaire d'imbécillité manifeste : Annie Jacobsen, c'est son nom, dans son genre, a atteint des sommets de ridicule (Jon Stewart se fichera bien d'elle !), en mixant tous les ragots possibles pour en faire un brouet qui, comme les autres, s'est vendu à des milliers d'exemplaires, bien sûr, vu le sujet. Mail On Line, signale Bourdais en résume la quintessence. Accrochez-vous, c'est du lourd : "Une révélation explosive sur le crash de Roswell en1947 : un nouveau livre prétend que "l'engin alien" accidenté était une invention nazie et que les corps d'"aliens" supposés étaient ceux d'aviateurs mutants malformés, œuvre du Dr Joseph Mengele, l"ange de la mort" du Troisième Reich. Et c'était orchestré par le leader soviétique Josep Staline pour effrayer les Américains". Faire pire, ou plus débile, à ce stade, me paraît impossible ! L'entendre chez Stewart parler des frères Horten partis travailler chez Staline est d'un grotesque sidérant ! Remarquez, avoir réussi à donner comme explication aux peu d'éléments retrouvés sur place que des êtres atteints de nanisme provoqué sortis d'un clone soviétique du Horten IX crashé (c'est bien l'engin qu'elle décrit !) avaient été envoyés par Staline est une belle prouesse : moi-même, après avoir mis dans un chapeau tous les noms-types, roswell, UFO, etc...) je ne suis jamais arrivé à créer au sort pareil scénario débile. J'avais dû oublier Staline, ce doit être ça. A voir les publicités actuelles sur le film des Schtroumpfs, je me dis que son ouvrage est sorti trop tôt. Les petits hommes verts, depuis Fredric Brown, ça semblait pourtant devenu courant, les bleus, c'est plus rare... chez les américains, qui, il est vrai, découvrent seulement maintenant Peyo.


Et comme tout se tient, tenez vous-bien, la dame possède aussi un autre pédigrée, que tout le monde semble avoir raté pourtant. Elle est celle qui avait commencé sa carrière internationale dans le... terrorisme, en affirmant avoir été la témoin de scènes du comportement "alarmant" de 13 musiciens syriens de retour d'un concert dans un casino sur le vol Northwest Airlines Flight 327 du 29 juin 2004, en pleine vague Bushiste anti-arabe. Elle y avait appris à surfer sur le buzz médiatique porteur, du temps de Bush, en ajoutant à la vague de suspicion qui tournait déjà à la paranoïa aigüe dont elle a fait preuve ce jour-là en dénonçant ses voisins de fauteuil à la police, à peine débarquée. A bord de l'avion il y avait bien en effet le chanteur Nour Mhanna (Nur Mahana), à la carrière internationale, reçu régulièrement aux USA, et sa troupe, qui le 1er juillet 2004 fera un concert au Sycuan Resort and Casino d'El Cajon, en Californie, réputé pour son parcours de golf. Dans une interview au Time ; le responsable de bord de l'avion avait avoué que "pas un seul instant lui-même ou son adjoint n'avaient perçu de danger à bord, vis à vis des passagers ou de l'avion". Selon lui, la fêlée avait ""sur-réagi" à la présence de citoyens du proche orient à bord"... laissant entrevoir une forme de racisme évident chez notre chère soucoupiste bushienne. Pour Gary Boettcher, president de là Coalition of Airline Pilots Associations, en revanche, "c'était bien la répétition d'un acte terroriste en préparation, les mêmes ayant déjà perturbés un vol au mois de janvier qui précédait" : voilà qui était fort étonnant. Pour ma part, c'est bien la première fois que j'entends parler de terroristes éméchés aussi bruyants et aussi voyants, se faisant aussi bruyamment repérer à deux reprises !

la conclusion ceci "En fait le seul fond de vérité qu’il y a dans cette affaire c’est ceci : les nazis ont sûrement effectué des recherches « avancées » sur l’antigravitation -"




sur JPPetit, un avis assuré d'internaute :

"J.P.Petit est un ingénieur de Supaéro sorti d'école au début des années 60. Il a travaillé quelques mois dans le privé pour la SEP (qui n'avait pas ce nom à l'époque) avant d'être licencié. Il a alors, et de façon tout à fait personnelle, "monté" un petit labo de recherche à Marseille (plutôt un atelier) dans lequel après avoir repris les travaux de Velikhov sur la MHD, il a reproduit quelques une de ses expériences sur des accélérateurs pariétaux, les régimes à effet Hall ... A cette époque, la MHD était encore "confidentielle", pas encore étudiée dans les écoles ....Elle paraissait très prometteuse et emprunte d'un certain "mystère" (un peu comme la relativité à ses débuts ou encore un peu, la mécanique quantique, maintenant). Il a très vite écrit et décrit "ses" expériences dans quelques revues grand-public (Science et Vie, Pour la science, Science et avenir...), ce qui l'a fait connaitre des médias et du grand-public.

C'est quelqu'un qui a su se médiatiser au travers de quelques articles dans des revues grand-publics sans fond scientifique réel, des bandes dessinées et des livres sur les Ovnis ... Il n'a jamais été doctorant, n'a jamais soutenu de thèse autre que sa thèse d'ingénieur (et encore avec bien du retard puisqu'il l'a soutenue au sein du CNRS) et n'a jamais été publié !

Au milieu des années 70, après un accident, il a arrêté son labo et la MHD pour se consacrer à la publication de bandes dessinées dans des journaux comme Spirou, sous différents pseudos (Lartie Shaw, Mylos, Julio...) et a commencé l'écriture de livres "accrocheurs" sur les Ovnis, sur un peuple extra-terrestre qui vit sur terre .... De là, il s'est lancé dans la cosmologie (sans formation d'astrophysicien) et a écrit des livres et des articles sur des théories "décalées" dont les sources venaient de contacts qu'il avait avec des visiteurs extra-terrestres .... comme la vitesse de la lumière variable, les univers parallèles ....

Pendant la même période et parallèlement, il organise des colloques et des conférences sur les mêmes thèmes (Ovni, fin du monde, armes secrètes, peuple extra-terrestre sur la terre .....) puis plus tard sur les théories de tous les complots, notamment :

- sur la comète SL3 qui a percuté Jupiter et qu'il présentait comme une collision provoquée par les militaires dans le cadre d'essais d'une arme de fin du monde.

- sur le 11 septembre, qui 'il voit comme un attentat extra-terrestre ...

- Les séismes ou éruptions volcaniques de ces dernières années présentés comme des faits provoqués par des militaires

- Le tsunami du 26 décembre 2004 qu'il attribue a un déclenchement volontairement du raz-de-marée par les Etats-Unis.


Conspirations diverses et variées ...

Ce ne sont pas de publications scientifiques. Ce sont des publications contributives dans un journal (comme on peut le faire dans Sciences et vie ou autre ...ou dans des internes d'universités.). Ca ne prouve absolument rien et ce n'est pas pour autant reconnu de la communauté scientifique ! Il y a des centaines ou des milliers d'articles de ce genre tous les ans et dans tous les domaines.


par morice

agoravox.fr



soucoupes volantes nazis

http://www.unmuseum.org/germufo.htm




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pierre Bascou
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MessageSujet: Re: allemands en antartique   Mer 10 Avr - 20:43

....Merci pour ces informations hors normes

Ah les V 7 soucoupes volantes....

J'y retrouve les montagnes hallucinées de HP LOVECRAFT et les pulps d'AMAZING STORIES qui ont nourri le bestiaire américain.

Depuis des années je collectionne les gravures de ces pulps à savoir les couvertures sur internet et je précise que dès les années 30 les fanzines montrent des Jurassic parc, des pyramides volantes comme Bilal ou stargate , des portes des étoiles etc.....

Donc certains réalisateus n'ont fait que recycler le folklore SF américain

merci Hugo greenback et sa scientifiction.

Je rappelle aussi que pour certains la guerre ne pouvait être désespérée puisque Arthur n 'était pas venu se battre pour le pays et certains pensaient pareil de Barberousse......

Ile des bienheureux contre KYFHAUSSER....

Bon demain je reprends les vac c'est fini donc plutot les soirs et we pour les post...

Merci de votre accueil

Pierre
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MessageSujet: Re: allemands en antartique   

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allemands en antartique
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