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 les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin

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naga
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MessageSujet: les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin   Mar 17 Juil - 13:32


"Les forces de l'Axe" : tout le monde a entendu lors de sa scolarité ou lors de ses proches recherches historiques cette expression. Ou celui de "Axe Rome-Berlin-Tokyo " plus exactement. L'association de trois dictatures, à vrai dire, tant l'empereur du Japon Hirohito, souvent présenté comme personnage falot exerce en réalité d'une poigne de fer un pouvoir qu'il ne partage pas davantage que ses deux collègues. Un pouvoir chez lui investi d'une notion religieuse qui fait de ses disciples des fanatiques, qui, à la fin de la guerre se suicideront en masse du haut de falaise plutôt que d'affronter l'affront et la honte de la défaite. Une association de véritables malfaiteurs, scellée entre les trois le 27 septembre avec le pacte Tri-partite, contre ce qu'on va appeler les alliés. Qui dit pacte dit coopération, et effectivement, celle-ci va exister durant tout la guerre et jusqu'aux dernières heures de celle-ci avant tout entre l'Allemagne et le Japon qui vont s'échanger régulièrement des technologies, un phénomène qui va s'accélérer vers la fin du conflit avec l'envoi d'armes allemandes dernier cri vers le Japon. Pour ce faire, un moyen de transport autre que l'avion, devenu trop dangereux à utiliser, va devenir prépondérant : ce sera le sous-marin, le Japon ayant pris les devants dès 1937 (année véritablement charnière, donc) en construisant de gigantesques cargos capables de rester sous l'eau des dizaines d'heure et de parcourir des milliers de kilomètres. Retour sur cet étrange ballet de transferts de technologie et sur leur intensité.


Au début de la guerre, les sous-marins d'attaque montrèrent très vite leurs talents. Dans l'Atlantique pour les allemands avec leurs "meutes" attaquant à plusieurs de façon coordonnée, les japonais se distinguant dès leur entrée en matière à Pear Harbor avec des minis sous-marins... apportés sur place à dos de... sous-marin mère de grande dimension. Puis vinrent ensuite les cargos, donc : par obligation, dirons-nous. Le blocus des fournitures décrété par les alliés oblige les deux pays à chercher des voies détournées pour s'approvisionner dans les trois matières qui leur feront défaut durant tout le conflit : le caoutchouc naturel, l'acier et l'essence. Le 15 octobre 1940, Roosevelt décrétera par exemple l'embargo sur l'acier américain vers les forces de l'Axe."Après que le Japon ait attaqué Pearl Harbor et Hitler déclaré la guerre aux États-Unis, l'accord tripartite de l'Axe du 27 septembre 1940, a été modifié afin de permettre un échange des matières premières stratégiques et des produits manufacturés entre l'Allemagne, l'Italie et le Japon. Initialement, les missions de navires de surface pour ces voyages (surnommées missions "Yanagi" ou "Willow", qui signifiait leur expansion en arborescence ), ont été doublés par les Japonais. Comme la guerre en mer a commencé à se retourner contre l'Axe, les sous-marins ont été choisis comme meilleur moyens de transport." Ce qui a consisté, pour les japonais à un redéploiement de leur flotte : "Dès le 27 mars 1942, le haut commandement naval allemand a demandé que la Marine impériale japonaise (IJN) lance des opérations offensives contre les convois alliés dans l'océan Indien, pour aider à soulager quelque peu la pression sur la Kriegsmarine. Le 8 avril, les Japonais ont convenu d'envoyer des sous-marins sur la côte orientale de l'Afrique pour soutenir les Allemands.
Peu de temps après, des sous-marins de Escadron de la 1re Division, 8e IJN, ont été retirés de Kwajalein dans les îles Marshall, et envoyés à Penang, en Malaisie".


Le I-15




La décision de transférer des matériaux lourds par voie sous-marine a eu pour corollaire évident la mise en chantier de sous-marins de taille conséquente et de fort déplacement. La série B (type unsen Otsu-gata ou I-15 Class) va par exemple combler les vœux des stratèges de l'Axe. Ce qu'il y a de confondant à constater, c'est que les japonais vont s'y mettre très tôt : dès 1937 le programme Maru 3, suivi du Maru 4 met en chantier ses grands sous-marins sous le type 37 : on en construira 20 jusque 1944.
Le modèle suivant, le 37-B du Programme Maru Kyū continue la lignée (avec 6 modèles construits), ainsi que la 37C avec le programme Kai-Maru 5 pour 3 modèles, et enfin le V-22A à un seul exemplaire. Tous dépassent les 100 mètres de long, font 23 nœuds (43,7 km/h) en surface et à peine 8 maxi (14,8 km/h) en plongée et tous plongent à 100 mètres maxi. L'accent est mis sur les capacités d'emport et non la vivacité : tout le concept du cargo.Tous disposent d'un avion d'observation disposé démonté dans un hangar en forme de bulbe à l'avant du kiosque, débouchant sur une longue catapulte, avec soit un Watanabe E9W1 "Slim" ou un Yokosuka E14Y2 "Glen". Avec ce genre d'engin, qui dispose de 700 à 800 tonnes de fuel à bord les longs trajets intercontinentaux sont permis.
Dès 1937, le Japon songeait donc déjà à le faire... avant tout le monde. Tourné vers la mer par définition, il savait qu'il devrait son salut par là uniquement. Il a commencé par fabriquer trois choses : des croiseurs lourds (de la classe Amagi, Furutaka, Myoko, Takao ou Tone, construits de 1930 à 1936, le dernier étant le Chikuma, qui sera coulé à la bataille de Samar du 25 octobre 1944), encore à la mode, des porte-avions à la pelle (le Hosho, premier du genre est lancé dès 1922, le dernier ultramoderne et de 73 000 tonnes, le Shinano, le 29 novembre 1944), un produit plus innovant, et une myriade de types de sous-marins différents, dont ces anachroniques engins sous-marins cargos. Transporter des centaines de tonnes de matériaux de la sorte, personne n'y avait songé auparavant.



Pour les trajets vers l'Europe, c'est le commandant Shinobu Endo et son I-30, un sous marin de type B-1 de la 6 éme flotte sous les ordres de l'amiral Teruhisa Komatsuqui qui eut l'honneur d'inaugurer le trajet vers Lorient le 2 août 1942 : à son arrivée, il fut reçu en grande pompe par l'amiral Dönitz en personne, avec fanfare sur le quai, etc. Aux côtés de Donitz, le Grand Admiral Erich Raeder, à la tête de la Kriegsmarine ; et même le capitaineTadao Yokoi, l'attaché naval japonais à Berlin. Désireux d'aider les japonais dont les sous-marins faisaient trop de bruit et étaient plus détectables, les allemands équipèrent l'I-30 d'un "Metox" anti radar, et changèrent son canon de 25 mm de Type 96 pour un affut Mauser quadruple de 20 mm spécialisé anti-avions. L'avion de bord, un Yokosuka E14Y1 fut aussi repeint à l'occasion ! Le sous-marin fut ensuite chargé d'une cargaison particulière : un radar Würzburg (voir notre épisode 7) complet avec les plans ("blueprints") et des torpilles allemandes nouvelles, mais aussi des diamants industriels d'une valeur d'un million de yens et 50 machines de codage Enigma .Un mois plus tard l'I-30 était déjà au Cap de Bonne espérance, et dès le 8 octobre à Penang, pour y être accueilli par l'amiral Zenshiro Hoshina, qui se saisit de 10 des Enigmas. Reparti pour Singapour avec le Wurzburg et le reste des Enigmas, le sous-marin tomba hélas sur une mine le 13 octobre et sombra, après que l'on eut constaté que le radar était devenu inutilisable. Le japon se passera du Würzburg quelques mois encore.


Le I-8 arrive a Lorient




Dans l'autre sens, le 8 juin, le sous-marin I-8 part avec le I-10, deux cargos de type B et leur navie de soutien, leur "nounou" le Hie Maru (qui finira la guerre intact !), sous la direction du Commandant Shinji Uchino, toujours direction Lorient. A bord, deux torpilles de Type 95 à l'oxygène, et des plans pour un système de trim automatique pour avions, ceux des torpilles et ceux du Seitan. A bord de l'I-8, le Lieutenant Commandant Sadatoshi Norita, qui une fois arrivé en Allemagne ira s'entraîner en Baltique pour commander l'U-1224, un sous-marin de Type IXC/40.... la coopération de l'axe fonctionnait à plein ! Le 5 avril 1943, nouveau voyage avec à bord de I-29 11 tonnes de chargement, dont une torpille Type 89, deux de Type 2 (des torpilles lancées par voie aériennes) et deux tonnes d'or en lingots pour l'ambassade japonaise à Berlin, les plans d'un mini sous-marin de Type A et surtout ceux de l'Akagi, dont les allemands s'inspireront pour fabriquer leur porte-vions Graf Zeppelin !


Le système est plus qu'organisé, et les sous-marins des deux pays se croisent à deux endroits privilégiés : au Cap Vert, ou au large de Madagascar. Sur le chemin de Madagascar, justement, l'i-29 croisera l'U-180, du Capitaine Werner Musenberg qui lui descendait jusque là avec les plans du Type IXC/40 de la quinine, des munitions et trois sortes de leurres pour radars : les deux cargaisons seront échangées en pleine mer par des bateaux gonflables. Les échanges de ce genre seront communs : le 12 février 44, un sous marin japonais recevra aux Açores le contenu de U-518 du lieutenant Hans-Werner Offermann, dont un détecteur radar neuf, le FuMB 7 Naxos qui sera monté sur place par les allemands sur le sous-marin japonais. Une photo des marins japonais immortalisera l'échange. Deux autres personnages particuliers feront partie du transvasement : "de l' U-180 furent transférés Netaji Subhash Chandra Bose, un leader du mouvement indien pour l'indépendance qui allait de Berlin à Tokyo, et son adjudant, Hasan Abid " nous apprend Wikipedia. Chandra Bose (ici avec Musenberg) était le leader de l'Indian National Congress qui avait dû se résoudre à démissionner face à... Gandhi !
L'homme avait clairement des sympathies fascistes, en dehors de venir sonner aux portes des forces de l'Axe pour se débarrasser de la tutelle anglaise sur son pays : l'indépendance indienne n'a pas toujours été aussi rose qu'on a pu la décrire ! Une vidéo, ici, retrace le surprenant voyage de l'I-180 et de son Hitler indou : ils partageaient tous deux la même svastika !


Le 16 avril 44, l'I-29 du Commandant Takakazu Kinashi Kinashi, qui vient de recevoir la croix de fer à Berlin repart vers le japon. L'I-29, de la série des I-15 a comme base le lagon de Truk dans les îles Carolines et s'est déjà frotté aux côtes australiennes, en emportant sur son dos comme ses collègues des mini sous-marins. Encore une fois, c'est un transfert de technologie auquel on assiste avec son départ.
A bord de son sous-marin, en effet, il y a le moteur HWK 509A-1 du Messerschmitt Me-163 Komet et un réacteur Jumo de Messerschmitt Me-262, mais aussi les plans du moteur Isotta-Fraschini, et un corps complet de V-1 en caisse, plus semble-t-il de l'uranium 235, des plans de radars et d'une bombe planante allemande. Le sous-marin arrivera à Singapour, escorté par des navires de surface venus à a rencontre à partir du 13 juillet. Mais ses mouvements sont à ce moment là suivis depuis longtemps par les américains, qui ont réagi depuis les deux années précédentes où il n'ont rien fait pour empêcher les transferts, et leur service de transcriptions de la Fleet Radio Unit, Pacific (FRUPAC), qui lance à ses trousses une "meute de loups" avec les trois sous marins USS Tilefish, Rock et Sawfish.
Le 25 juilet, le Sawfish le repère dans le détroit de Balintang et lui envoie 4 torpilles dont trois au but. L'I-29 (Matsu) sombre en quelques minutes.


Selon l'histoire racontée dès l'événement, trois marins japonais avaient réussi à s'extraire de l'I-29 avec...les plans des avions allemands. Ils deviendront des... copies, avec le Nakajima Kikka, un Me-262 japonais nettemet inférieur en capacité, et le Mitsubishi J8MI Shusui une copie de Me-163... qui présentera les mêmes déboires que le petit avion fusée allemand.



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naga
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MessageSujet: Re: les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin   Mar 17 Juil - 13:57

Le I-52




Le 24 juin 1944, un sous-marin japonais, l'I-52, repéré par l'un des 14 Avengers du VC-69 du petit porte-avions USS Bogue est coulé à l'aide de mines de fond et de torpilles... reperé à 1200 miles à l'ouest des îles du Cap Vert, il s'échappe et sombre par 5 000 mètres de profondeur.... Seule une tâche d'huile indique le désastre. Le petit porte-avion était parti de... Casablanca. Le sous-marin qu'il poursuivait était énorme, faisait 108 mètres de long, déplaçait 2 564 tonnes et pouvait faire 39 000 km sans ravitailler, c'est un de ses sous-marins cargos dont se servait le Japon pour se ravitailler en appareils de pointe, achetés aux allemands, ou en produits dont il manquait, comme le caoutchouc ou des métaux rares, ou même de l'étain (il y en avait 160 tonnes à bord !). Il pouvait en effet emporter 300 tonnes ! Le sous-marin a fait un drôle de périple : il est passé par Singapour, pour charger du caoutchouc, de l'opium et de la quinine, et devait se rendre comme convenu en Allemagne, mais le débarquement allié a saboté sa mission initiale : après avoir rencontré au large des Açores un U-Boot allemand, l'U-530, commandé par le capitaine Kurt Lange, chargé un radar Naxos FuMB 7 et une machine Enigma, il file vers Trinidad et non plus... Lorient, ou il était attendu. A Lorient où l'attendait l'assistant de l'attaché naval japonais en Suisse, Yoshikazu Fujimura, avec une cargaison comprenant un moteur Jumo (un réacteur allemand de Me 262), deux torpilles acoustiques "Zaukönig" T-11 et 800 kilos d'uranium 235 pour réacteur nucléaire... Qu'avait tenté de faire le sous-marin en partant vers... les Barbades et les Etats-Unis, c'est là tout son mystère... qu'emportait donc encore le sous marin... en dehors de deux tonnes de barres d'or ?

USS Bogue (octobre 1944)




Victoires USS Bogue "chasseur de U-Boot"






L'histoire de l'I-52 est en effet une des plus extraordinaires de la seconde guerre mondiale, car l'engin qui gît à plus de 5 000 mètres de profondeur retrouvé en 1995 contient peut-être bien un secret fondamental. Avant de découvrir lequel, il serait intéressant d'en étudier la carrière, et celle de ses semblables, car l'engin na n'a pas été le seul dans sa catégorie, et chez les allemands aussi, des sous-marins cargos ont servi à d'étranges trafics, dont un, notamment, l'U-234, retrouvé en 2009, alors qu'il avait sciemment été coulé par les américains au prétexte que sa "technologie " ne devait tomber aux mains de personne (sous entendu, des russes).

A peine coulé, les marins ébahis de l'USS Bogue voient la mer se couvrir de cubes noirs. Des morceaux de coutchouc, qui remplissaient l'avant de l'engin détruit et réduit en miettes par une torpille d'Avenger. Une fois l'épave retrouvée, un sous-marin (russe, loué pour l'occasion) descendra ausculter les entrailles de la bête. Et se fera immédiatement interdire de pénétrer à l'intérieur avec un rover téléguidé. Les japonais prétextant la qualité de "tombe" au cercueil d'acier des marins emprisonnés. Le sous-marin fit néanmoins quelques prélèvements, dont des lingots d'étain, et des boites mystérieuses contenant en fait de... l'opium. Mais pas de barreau d'or, restés à l'intérieur. Mais ce n'était pas non plus ce que cherchait le plus Tidwell : non, ce qu'il cherchait, et qui pourrait expliquer la réaction japonaise et le fort peu d'empressement des autorités américaines sur le sujet.. c'était des rouleaux de papiers. Selon lui restés intacts à cette profondeur (ce qui n'est pas sûr du tout). Et selon lui aussi ce qui pourrait faire revoir la fin de la seconde guerre d'une autre façon.

Si à Lorient un envoyé de l'ambassade suisse avait été dépêché c'était aussi pour recevoir des documents qui auraient dû être ensuite transmis aux USA. "Selon ses documents, Yoshikazu Fujimura, l'assistant attaché naval japonais de l'ambassade en Suisse, était en négociation de paix secrète avec un représentant des États-Unis, Allen Dulles. M. Fujimura avait été envoyé au port de Lorient en France occupée pour rejoindre l' I-52, et, quelques historiens le pensent, pour y recevoir la proposition de paix japonaise.
Lorsque le sous-marin ne s'est pas présenté, il est revenu en Suisse les mains vides. M. Tidwell espère en avoir terminé avec la spéculation sur le sujet l'année prochaine. "En raison de la profondeur, le papier est préservé," selon lui..." Si c'est le cas, c'est une autre bombe de découverte... rappelons que l'on est alors en juin 44, et que la guerre au Japon allait encore durer 15 mois, parmi les plus terribles, avec les combats les plus violents dans le Pacifique. Qui aurait pu vouloir saboter cette tentative de paix ? L'influent John Foster Dulles, ou plutôt son frère Allen, chef des opérations à New York pour le compte du COI (Coordinator of Information) l'organisme qui deviendra l'Office of Strategic Services (ou OSS) en 1942, l'ancêtre officiel de la CIA ?




En 1995, apre่s des ann้ees de recherches passionn้es sur le sujet, Paul Tildwell, un sauveteur de la Nouvelle-Orl้eans, monta une expe้dition sur le site de l'้epave, esp้erant retrouver l'or perdu.
Le 21 novembre 1998 le I-52 est enfin retrouv้e. Le sous-marin japonais repose par 5240 m่ dans les fosses abyssales de l'Atlantique, a 870 milles des ๎iles du Cap-Vert. En comparaison le Titanic est situe a้ 1,5 km plus haut, a 3780m.

Un coffre-fort m้etallique parvint e๊tre remonte้ a la surface au prix d'un effort consid้rable. Contenait-il une partie du tr้esor ? Lorsqu'il fut ouvert c'est de l'opium vieux de 50 ans qui apparut... l'or devait e๊tre tout au fond de cales, totalement hors d'atteinte avec les moyens actuels !



N้eanmoins Paul Tidwell rapporta de cette exp้edition de superbes photographies. La pression extre๊me re้gnant a plus de 5000 m่etres de fond a parfaitement conserv้ e l'e้pave ainsi que sa fabuleuse cargaison. Elle attend toujours que l'on vienne la chercher.






Les canons 25mm anti-aerien




Drapeau du soleil Levant laisse en l honneur de l equipage de l I-52







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naga
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MessageSujet: Re: les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin   Mer 18 Juil - 2:22

Le U-864




L'U-864, un sous marin de Type IX lancé le 9 décembre 1943, et commandé par le Korvettenkapitän Ralf-Reimar Wolfram, partait lui de Kiel le 5 décembre 1944 pour une opération du même type, appelée "Opération César". A bord, des réacteurs de Messerschmitt Me 262, mais aussi des scientifiques allemands et japonais et 1 857 récipients d'acier contenant 65 tonnes de mercure, produit dont manquait le Japon. Mais le capitaine Wolfram va faire une erreur de navigation et s'échouer sur le fond, obligeant le sous-marin à remonter vers Bergen pour réparer : la route normale lui aurait fait faire le tour par le nord de l'angleterre, c'était donc sur sa route.
Hélas, ses communications sont écoutées et les anglais lancent à sa poursuite le sous-marin HMS Venturer, parti de Lerwick, la base idéale des Shetlands pour contrecarrer les trajets des U-Boots contournant l'Angleterre : c'est quasiment à la hauteur de Bergen. Les lancasters anglais, justement, bombarderont la base allemande à la TallBoy, mais sans arriver à la détruire ni détruire les sous-marins à l'intérieur. Ce qu'il y a d'étonnant, alors, c'est que le sous-marin allemand emporte 22 torpilles à bord contre... 4 seulement à son adversaire.
Et malgré cela, c'est le navire anglais qui arrivera à couler son adversaire à la torpille, réalisant l'exploit jamais produit d'un combat entre sous-marins ! Lors du tir anglais après une longue poursuite, seule la 4eme torpille atteignit l'U-Boot, mais en plein milieu, coupant le sous-marin en deux. Il repose désormais par 150 m de fond.... avec autour de lui un paysage fantomatique, contaminé au dernier degré par.... une partie des 17 tonnes de mercure répandu lors de l'explosion du sous-marin.












Dernière édition par naga le Ven 20 Juil - 3:10, édité 2 fois
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naga
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MessageSujet: Re: les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin   Mer 18 Juil - 2:33


Le U-534





Un autre sous-marin cargo contenant des choses surprenantes sera coulé le 5 mai 1945 au nord-ouest du Danemark, dans le Kattegat, par 10 charges de profondeur larguées par un bombardier Liberator anglais du Squadron 86/G du Costal Command.
Remonté en 1998, l'U-534 révèlera un bien étrange chargement. Une véritable "time capsule" à bord. Dont deux Enigma (étrangement reliées ensemble, encore plus incompréhensible, à moins de chercher à augmenter la complexité du code !) des têtes de torpilles T-11, et ce qui fut pris pour des "capotes" et qui étaient des ballons météo et des leurres radars appelés "Aphrodite", lancés du pont grâce aux bouteilles d'hélium à bord. Le système n'était utilisé que pour l'Océan Indien : l'U-534 était donc en partance.. pour le Japon.
L'engin était fort évolué, avec son tube arrière de lancer de torpilles et ses nombreux microphones disséminés sur sa coque. Selon certaines informations, l'U-Boat 534 était relié en radio à un équipement particulier, une station de radio mobile ulta-performante montée sur un camion, relayant le 'Goliath", un système qui pouvait émettre partout... (sauf au fond des Fjords norvégien) sur 1000 km en mer du Nord ou en Baltique et jusque 8000 km dans l'Océan Indien. Le Goliath a été décrit en détail en 2004 par Omer Tolga Inan comme étant une des plus grandes avancés technologiques de la seconde guerre mondiale. Les bateaux américains furent équipés à la hâte à la fin de la guerre d'antennes spéciales pour détecter les émissions des sous marins.
L'U-534, confronté à un problème de place a été déplacé et tronçonné en 5 parties afin de montrer davantage son contenu : la démarche, qui ne cherchait qu'à minimiser le coût de son nouveau déplacement, est discutable, mais il a failli être détruit alors qu'aujourd'hui il devient au moins visitable, car son musée actuel est une réussite indiscutable.


Le U-534 en 2007




En 2008 decoupe pour le musee



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vania
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MessageSujet: Re: les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin   Mer 18 Juil - 10:43

P..... ! ces histoires sont plus trippantes que n'importe quel film d'espionnage ... Shocked
Merci camarade ! Wink
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naga
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MessageSujet: Re: les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin   Jeu 19 Juil - 2:36

C est pas fini!


Le U-234





De 24 Mars 1945 au 27 Mars 1945, départ de Kiel, arrivée à Horten (Norvège).
Il poursuit son entraînement et effectue des essais avec son 'Schnorchel'. La direction des U-Boote décide de le transformer en sous-marin 'cargo'. Des modifications sont apportées, entre autres, au niveau des puits de mines et par ajout de containers. A la fin des modifications, les techniciens allemands estiment que l'U-234 peut transporter 250 tonnes de cargaison et avoir suffisamment de gas-oil et de provisions pour six à neuf mois de voyage...
Il embarque : 74 tonnes de fils électriques, 26 tonnes de mercure, 12 tonnes d'acier, 7 tonnes de verre optique, 43 tonnes de matériel aéronautique (plans, instruments, armement), 5 tonnes de munitions de 20mm et de 37mm, 6 tonnes d'équipement pour les bases sous-marines, 1 tonne de courrier et de films, 1232 livres de minerai d'oxyde d'uranium et 1 ME-262 démonté.
Il embarque également : deux officiers japonais, le Colonel de l'armée de l'air (Taisa) Genzo SHOSI (Ingénieur en aéronautique) et le Capitaine (Taisa) Hideo TOMONAGA (Architecte naval, spécialiste des sous-marins), arrivés tous deux en Europe avec l'U-180 - Trois officiers de la 'Luftwaffe', le Colonel (Oberst) Fritz von SANDRATH (Flak), le Colonel (Oberst) Erich MENZEL (Communication) et
le Lieutenant-Colonel (Leutnant-Oberst) Kai NIESCHLING (Juge militaire) - Quatre Officiers de la 'Kriegsmarine ', le K.K. Heinrich HELLENDORN (Artillerie navale), le K.z.S Heinz SCHLICKE (Electronique), le K.z.S. Gerhard FALK (Architecte naval) et le K.K. Richard BULLA (Coopération Air/Mer et IWO de l'U-234) - Deux civils de chez 'Messerschmitt', August BRINGEWALD (Ingénieur) et Franz RUF (Fournitures).

Des essais, entre autres, de 'Schnorchel' sont effectués, le 29 Mars 1945. Pendant ces exercices l'U-234 est éperonné par l'U-1301 (K.L. Paul LENKEIT). Aucune victime n'est à signaler. Arrivé à Horten, l'U-234 est réparé. Il y embarque le Luftwaffe General Ulrich KESSLER, destiné à prendre son nouveau poste d'Attaché de la 'Luftwaffe' à Tokyo.
Du 05 Avril 1945 au 06 Avril 1945, départ d'Horten, arrivée à Kristiansand.
Du 16 Avril 1945 au 14 Mai 1945, départ de Kristiansand. FEHLER doute de rejoindre le Japon.
Le 18 Avril 1945, il est à l'Ouest de Bergen et passe entre les Féroés et l'Islande.
Le 05 Mai 1945, il se trouve à l'Ouest de l'Irlande. Une panne de radio, l'empêche de recevoir l'ordre de cesser les hostilités et de rentrer en Norvège. Il le reçoit tout de même le 08 Mai 1945. Lorsqu'ils l'apprennent, les deux Officiers japonais se suicident en absorbant des tablettes de 'Luminal' (du Phénobarbital). Leurs corps sont immergés, avec leurs sabres de Samouraï. FEHLER ne désire pas retourner en Norvège et décide de se rendre aux U.S.A.
.L'U-Boot fait route vers l'Atlantique Nord. Le 14 Mai 1945, il se rend au destroyer U.S.S. "Sutton", à l'Est du Cap Flemish. L'U-234 est escorté jusqu'aux docks de Kittery (Maine), où il arrive le 19 Mai 1945.



redition du U-234




Après l'interrogatoire à la prison navale, FEHLER et son équipage se rendent à la prison de Boston où d'autres sous-mariniers les attendent. Le traitement des prisonniers est très dur et un des Commandants de U-Boote se suicide à l'issue d'un interrogatoire.
FEHLER et son équipage partent ensuite pour l'Europe, en Belgique, comme prisonniers de guerre où là aussi les conditions d'internement sont très mauvaises.
Ils sont libérés et partent pour l'Allemagne en 1947.
L'U-234 sert dans l'U.S. Navy comme bâtiment expérimental. Il est coulé comme cible, en Novembre 1946, au large du Cap Code.


Destruction du U-234






L'auteur du livre "Germany's Last Mission to Japan, The Failed Voyage of U-234".
C'est indiqué dans le "Manifest of Cargo for Tokyo on Board U-234," l'inventaire précis du contenu du cargo", en date du 26 Juin 1945, extrait de la microfiche F-3160, NHC." Il y avait 11 containers pour le Me-262 et deux seulement pour le Me-163 à bord. Les plans papiers fournis faisaient 3 tonnes au total !
"Après avoir été déballée et inventoriée, la majeure partie de U-234 a été envoyé par fret aérien à l'US Army Air Force(AAF), installée au terrain d'essais de Wright à Dayton, Ohio. Bien que les fonctionnaires de la Marine aient envoyé immédiatement le ME 262 et 163 à l'AAF, ils rechignèrent à céder le reste de leur prise à un service rival et ont retenu les accessoires restants pour que les autorités navales puissent aussi les exploiter. " Dans l'inventaire à la Prévert de la saisie de l'U-234, il y avait d'autres choses encore : une tonne de courrier diplomatique divers, des liasses complètes de plans, on l'a vu, et notamment de plans de radars, mais aussi des hommes, et pas n'importe lesquels : le général de la Luftwaffe Ulrich Kessler, ancien responsable des bombardements installé en Norvège, parti devenir l'attaché d'ambassade au Japon, et qui sera présenté à la presse comme un acteur hollywoodien, tant il ressemblait à une caricature complète d'officier nazi avec son uniforme, ses médailles, et son long manteau de cuir noir. Il posera complaisamment pour la presse US, avide de sensationnel.
Mais aussi le Lieutenant-Colonel Fritz von Sandrart et le Lieutenant Erich Menzel, deux experts en DCA, en radar et en télécommunications, quatre officiers de la Kriegsmarine dont un expert naval, Heinrich Hellendorn, et un ingénieur spécilalisé, Richard Bulla, et encore August Brinewald et Franz Ruf, deux experts aéronautiques responsables des études sur le Me 262 et enfin le Dr. Heinz Schlike, spécialisé en radar et en rayonnement infra-rouge, un des meilleurs cerveaux de l'époque.
Comme capitaine, en prime, l'U-234 avait Johann Fehler, surnommé "“Dynamite”, pour sa propension à faire sauter les cargos, un vétéran de notre corsaire bien connu, l'Atlantis ! Tous deviendront consultants de l'armée américaine au lieu d'être envoyé au camp d'attente des prisonniers de Fort Hunt, en Virginie, : il n'y a pas que PaperClip qui a beaucoup rapporté en cerveaux : là, c'est une prise de guerre... colossale. Tous furent logés dans un hôtel de Washington pour y être interrogés, avant d'aller habiter un manoir sur la côte est, le camp de Fort Hunt étant passé au bulldozer dès 1946.
Le programme Overcast, qui prévoyait d'intégrer les nazis dans la société américaine fut mis sous l'éteignoir par peur des réactions de la population... ils se firent tout simplement plus discrets.

Selon les témoignages il y avait en tout 240 tonnes de marchandises à bord du sous marins, et parmi cet amas, dix containers saisis contenaient 560 kilos d'uranium enrichi. Soit une production phénoménale à l'origine...très supérieure à ce que tentait péniblement de produire le projet Manhattan, faite à l'aide de centrifugeuses dont on n'a jamais entendu parler après guerre... Comment les allemands avaient-ils fait pour en fabriquer autant, et que voulaient-ils en faire?


Le plus surprenant était ce qu'il y avait à bord, mais aussi comment cela avait été rangé à bord. "Les conteneurs chargés ont été conçus de même diamètre que les puits de mines verticaux, et ont été chargés et maintenus en place par le mécanisme de libération habituel. Les quatre compartiments, deux de chaque côté, étaient chargés avec des tubes horizontaux, (ces tubes étaient à l'origine sur le pont des torpilles et leurs conteneurs ont été simplement un peu raccourcis pour être utilisés comme des conteneurs de fret). L'U-234 possédait six conteneurs au milieu du bateau vers l'avant et, six conteneurs verticaux dans les puits de mines de chaque côté, et dans chacun des quatre espaces de fret avaient été placés huit tubes de fret, placés horizontalement." Bref, les allemands avaient chargé les containers à U-234 dans les puits de mines : à tout instant, l'U-Boot aurait pu les larguer pour qu'ils ne tombent pas aux mains de l'ennemi ! Cette façon de procéder explique l'extrême importance accordée au chargement "spécial" à bord !

L'envoi de ce produit fort rare aux japonais signifiait en effet deux choses : l'Allemagne en avait à revendre, ce qui est étonnant, et cela intéressait les japonais qui dont, obligatoirement préparaient eux aussi une bombe nucléaire ou quelque chose d'équivalent ! Autre étonnante découverte ! La quantité d'uranium et les deux 262 n'étaient pas ce qui avaient intrigué le plus les américains : c'est la quantité colossale de nourriture qu'il y avait à bord : le sous-marin aurait pu tenir des mois avec, ou nourrir des gens pendant des mois... le trajet de l'U-234 aussi avait intrigué : désireux soi-disant de se rendre au Canada, il se dirigeait plutôt plus au sud, vers ... Newport News, en Virginie !



A bord du navire il y avait aussi le Lieutenant General Ulrich Kessler, le responsable des bombardements en Norvège. Le personnage, avec son monocle, n'avait pas fait mystère de voir cingler l'U-Boot vers... l'Argentine, pays dont il citera le nom dès son premier interrogatoire. "Mais, en affichant un autre côté, plus pratique, Kessler admis au cours de l'interrogatoire qu'il avait essayé de descendre le long des côtes de l'Argentine - une histoire qui n'était pas incroyable à la lumière du fait que de nombreux hauts responsables Allemands avaient déjà fui vers ce pays d' d'Amérique du Sud. Ce que Kessler savait de la cargaison atomique reste un mystère aujourd'hui. Les chercheurs trouvent plutôt que Kessler, sachant que la guerre était sur le point d'être perdue, était monté à bord du sous-marin comme un simple moyen d'évasion. L'écart entre les déclarations de Fehler (le commandant de l'U-Boot) et les faits réels ont été rapidement reconnus par les autorités américaines qui avaient envoyé deux destroyers pour intercepter U-234, là où il l'a été".


General Ulrich Kessler





L'objectif était clair. Mais en ce cas, qu'allaient donc faire des nazis avec ce plutonium en Argentine ? La reddition de l'U-234, et surtout le détail de sa cargaison restera longtemps ignorée du public, ou présentée comme la capture d'un U-Boot ordinaire, ce qui, visiblement, n'était pas du tout le cas ! Les marins qui s'étaient rendus seront gardés deux bonnes années aux USA avant d'être libérés, sans qu'on puisse les retrouver en Allemagne, ou pour certains restés aux USA. Autre mystère. En 1985, Robert K Wilcox, historien, dans son livre "Japan's Secret War — Japan's Race Against Time To Build Its : Own Atomic Bomb," affirmait que les japonais aussi travaillaient à une bombe atomique. Et que la capture de l'U-234 arrivait trois mois à peine avant Hiroshima...


C'était clair pour certains en tout cas :" l'Uranium saisi par les autorités américaines à partir d'un U-boat allemand au Portsmouth Naval Yard en 1945 aurait pu être utilisé dans plus tard, dans les explosions US de tests atomiques dans le Nevada et l'atoll de Bikini atoll dans le Pacifique, selon une autorité travaillant sur le cas". Un peu moins clair chez d'autres, dont Wllma Hunt, qui s'occupera plus tard du cas de Three Misles Island : "Retraitée de l'Université Penn State de santé environnementale la professeur Vilma Hunt a déclaré que sur la base limitée d'informations disponibles, elle ne peut pas exclure la possibilité que l'uranium allemand ait été utilisé dans les attaques atomiques américaines sur le Japon. C'est, cependant, très peu probable". Hunt regrettera toujours de n'avoir obtenu aucune réponse à ses questions au gouvernement sur le sujet.
Car il reste plusieurs interrogations sur la reddition de l'U-234, et elles tournent toutes à propos du rôle joué par son commandant et des barres d'uranium saisies : "le Capitaine Fehler," selon un journaliste : "tout en se plaignant au sujet du pillage (de son U-Boot), a mentionné qu'il était d'autant plus indigné à ce sujet, car tout ce qu'il avait à faire était de tirer sur un levier et tous les leurres pour les mines de profondeur auraient été vidés de leur contenu dans l'océan" "Ce qui aurait inclus l'uranium", a-t-il déclaré. Visiblement, en effet , les américains se sont servis, et aucune trace de cet "emprunt" n'est resté dans les documents officiels. Toute allusion aux barres d'uranium a été gommée ! Fehler, à peine débarqué comparera son arraisonnement à l'arrivée d'une "bande de gangsters". Car une fois à quai, un visiteur civil est venu voir le contenu de son sous-marin. Et pas n'importe lequel, selon l' autre officier allemand à bord (Pfaff).

"Un "grand garçon maigre" portant un chapeau à la "Eillot Ness"- un chapeau à la mode dans les années 1930 et 40 - est apparu. Seul civil dans la salle, il est allé sur superviser l'ouverture des boîtes. Qui est-ce ? A demandé Pfaff. Oppenheimer, dit quelqu'un. "Je n'avais aucune idée sur qui pouvait bien être Oppenheimer," a dit Pfaff. Mais plus tard, quand la guerre a finalement pris fin, Pfaff, dans un centre de détention de la Louisiane, a pu lire les rapports des nouvelles sur le physicien atomiste J. Robert Oppenheimer, directeur de la Laboratoire de Los Alamos, où la conception et la construction de la première bombe atomique ont eu lieu". Oppenheimer, père de la bombe atomique ultra-secrète alors, dépêché pour venir voir le contenu d'un sous-marin ? L'histoire est tout simplement ahurissante, et laisse entendre un nombre important d'interrogations sur l'état d'avancée du programme atomique allemand !


J. Robert Oppenheimer en 1946










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MessageSujet: Re: les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin   Ven 20 Juil - 2:32


Le U-219







Du 30 Avril 1944 au 22 Mai 1944, départ de Bordeaux en passant par La Pallice, pour Pénang. Il a embarqué à son bord une station radio entière pour Kobé, des pièces de rechanges pour réparer les diesels et une station d'équilibrage de torpilles pour Pénang, des approvisionnements pour l'hôpital et un équipement pour la station radio allemande de Singapour, des pièces de rechanges pour "Arado Ar 196" et des barres d'aluminium, du verre et du mercure dans des flacons en aciers. Arrivée à La Pallice. La mission est annulée et la cargaison est débarquée. L'U-219 retourne à Bordeaux.

Du 22 Août 1944 au 11 Décembre 1944, départ de Bordeaux pour l'Extrême-Orient. Il est maintenant équipé d'un Schnorchel. Il remonte la Gironde accompagné par l'U-180 (O.L. Rolf RIESEN) et l'U-195 (O.L. Friedrich STEINFELDT) jusqu'au Golfe de Gascogne. Un "Sunderland" et un "Mosquito" les découvrent. Il y a un échange d'artillerie entre les trois U-Boote et les deux appareils britanniques, sans aucun résultat d'un côté comme de l'autre. Quelques temps plus tard les U-Boote plongent et se dirigent vers leurs lieux de patrouille.
L'U-219 se dirige vers la Malaisie. BURGHAGEN rencontre des problèmes avec son Schnorchel. Les techniciens du bord arrivent à le réparer. Le 28 Septembre 1944, l'U-219 reçoit l'ordre de ravitailler l'U-1062 (O.L. Karl ALBRECHT), parti de Pénang le 15 Juillet 1944, avec 105 tonnes de cargaison pour l'Allemagne. Le rendez-vous est fixé à 600 nautiques à l'Ouest-Sud-Ouest des îles du Cap Vert. Les messages entre le B.d.U. et l'U-Boot sont interceptés et une force alliée se dirige vers la zone prévue. Elle coule l'U-1062. Il n'y a aucun survivant.
L'U-219 arrive sur les lieux quelques temps après. Il y reste deux jours et découvre des débris, des traces d'huile, etc... Deux appareils, un "Avenger" (Lt W.R. GILLESPIE) et un "Wildcat" du VC-9 de l'U.S.S. "Tripoli" découvrent l'U-219 et l'attaquent. La flak du bord ouvre également le feu et abat l'Avanger. L'équipage de l'appareil est tué lors de l'action. Deux autres appareils attaquent l'U-Boot mais sans causer de dégât. Après quelques autres péripéties, l'U-219 arrive à Batavia.

Le 06 Mai 1945, l'U-219 est saisi par la Marine Impériale Japonaise, à Batavia et prend le numéro I-505. Il est repris en Août 1945, toujours à Batavia, par les alliés. Il est ferraillé en 1948.



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MessageSujet: Re: les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin   Ven 20 Juil - 2:39


Le U-180

Echange de materiel avec le sous-marin japonais I-29





Du 09 Février 1943 au 02 Juillet 1943, départ de Kiel pour opération spéciale.
Cette opération consiste à retrouver un sous-marin japonais, dans l'Océan Indien, pour échanger personnel et cargaison. L'U-180 embarque le nationaliste Indien Subhas Chandra Bose, fils du président du Congré National Indien et le chef nationaliste Arabe Abid Hasan. Bose a été prisonnier en Grande-Bretagne en 1940 pour ses vues pro-allemandes. Il s'est échappé de sa geôle et s'est rendu en Allemagne. Son ambition est de créer une armée de libération 'encadrée' par des soldats indiens capturés par les japonais, en Asie du Sud-Est... Cette armée se battrait contre les britanniques pour libérer l'Inde.
Le départ de l'U-180 est connu des alliés, car le code diplomatique japonais est décrypté. L'U-180 arrive dans l'Atlantique Sud et se trouve début Avril au large de Cap Town (Afrique du Sud). Le 18 Avril 1943 au matin, il torpille et coule un pétrolier britannique à 800 nautiques à l'Est-Sud-Est de Port Elizabeth (Afrique du Sud).
Le 23 Avril 1943, il se trouve dans l'Océan Indien, à environ 450 nautiques au Sud-Est de Madagascar. Il y retrouve l'I-29 et jusqu'au 27 Avril 1943, ils échangent personnel et matériel. Bose et Hasan embarquent sur l'I-29, deux sous-mariniers japonais, le commandant Tetsusiro Emi et l'ingénieur Hideo Tomogaga embarquent sur l'U-180 en vue d'étudier les pratiques des U-Boote. Côté matériel, les allemands donnent des munitions, des documents, des dessins techniques d'armes, d'avions et de sous-marins et trois caisses contenant 432 'Bolde' (leurre chimique simulant un écho identique à un U-Boot). Les japonais en échange donnent 21 torpilles 'aériennes' Modèle n°2, plusieurs caisses de quinine, de l'armement, des documents, des dessins provenant de l'ambassade d'Allemagne à Tokyo ainsi que deux tonnes d'or en 146 lingots. En tout, les nippons transfèrent onze tonnes de matériel à bord de l'U-180. MUSENBERG est autorisé à attaquer les indépendants le long des côtes de l'Afrique du Sud et ensuite il rentre dans l'Atlantique Sud.
Pendant la patrouille il est approché par deux avions britanniques. Le premier est un "Avro Anson" attiré par les fumées des diesels, le second est un "Handley Page Hampden". Ce dernier attaque l'U-Boot et le rate. Gêné par ces problèmes de fumée et par des problèmes de réfrigérant, MUSENBERG fait route vers la France.
Le 03 Juin 1943, il coule un cargo grec, à 250 nautiques, à l'Ouest-Nord-Ouest d'Ascension(Milieu de l'Atlantique Sud). Le 19 Juin 1943, il se ravitaille auprès de l'U-530 (K.L. Kurt LANGE), au Sud-Ouest des Canaries. Arrivée à Bordeaux.

Après sa patrouille, l'U-180 est désarmé, le 30 Septembre 1943. Il est transformé en sous-marin cargo capable de transporter 252 tonnes de marchandise. On lui remplace ses diesels, par deux diesels conventionnels de 1400 cv. Les tubes lance-torpilles et quelques éléments de batteries sont débarqués. Il est équipé d'un schnorchel.

Du 24 Août 1944 au 26 Août 1944, départ de Bordeaux pour un transport de cargaison pour l'Asie du Sud-Est. Le 26 Août 1944, il coule probablement après avoir heurté une mine, à 40 nautiques à l'Ouest de Lacanau-Océan.
56 victimes, aucun survivant.

Notes
Une rumeur après guerre dit que l'U-180 transportait deux tonnes d'or, au départ de Bordeaux, pour le Japon.


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MessageSujet: Re: les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin   Ven 20 Juil - 3:00


Le U-511




Du 10 Mai 1943 au 07 Août 1943, départ de Lorient pour le Japon. L'U-511 est renommé "Marco Polo I". SCHNEEWIND embarque six passagers, incluant l'Amiral Kichisaburo NOMURA attaché naval, le Dr Ernest WOERMANN, l'Ambassadeur du Japon en Allemagne et des ingénieurs de la Kriegsmarine. Fin Mai 1943, il se ravitaille auprès de l'U-460 (K.L. Ebe SCHNOOR), à l'Ouest de Freetown. Après avoir passé le Cap de Bonne Espérance, il torpille et coule un américain, au Sud-Est de Madagascar, le 27 Juin 1943. Le 09 Juillet 1943, c'est au tour d'un autre américain d'être envoyé par le fond, à l'Est-Sud-Est de l'Archipel des Chagos. L'U-511 arrive à Penang (Malaysie), le 20 Juillet 1943. Il est remis à un équipage Japonais qui le conduit jusqu'à Kure (Japon) où il arrive le 07 Août 1943.


Reception en l honneur des marins allemands du U-511 a Penang(Malaisie)




L'U-511 reste ensuite à Penang et est canibalisé pour permettre aux U-Boote venant dans la région d'effectuer leurs réparations.
Le 16 Septembre 1943, il est renommé 'RO 500' dans la Marine Impériale Japonaise.
Il est pris par les forces américaines à Maizuru (Japon) en Août 1945.
Il est sabordé par l'U.S. Navy le 30 Avril 1946 dans le Golfe de Maizuru.



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MessageSujet: Re: les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin   Sam 21 Juil - 2:04


Le U-195 meme type que le U-180


En Novembre 1943, les travaux pour le convertir en sous-marin cargo capable de transporter 252 tonnes de marchandise débutent. On lui remplace ses diesels, par deux diesels conventionnels de 1400 cv. Les tubes lance-torpilles et quelques éléments de batteries sont débarqués. Il est équipé d'un schnorchel. En Avril 1944, il rejoint la 12.U-Flottille.

Du 24 Août 1944 au 28 Décembre 1944, départ de Bordeaux pour l'Asie du Sud-Est. L'U-195 transite par l'Atlantique Sud, double le Cap et entre dans l'Océan Indien. Le 20 Décembre 1944, il se ravitaille auprès de l'U-843 (K.L. Oskar HERWARTZ) qui fait route vers l'Europe. Arrivée à Batavia.
Du 19 Janvier 1945 au 04 Mars 1945, départ de Batavia pour l'Europe. Vers le 09 Février 1945, il ravitaille l'U-532 (F.K. Ottoheinrich JUNKER). Des problèmes mécaniques empêchent l'U-195 de continuer sa route vers la France. Arrivée à Batavia.
Du 05 Mars 1945 au 07 Mars 1945, départ de Batavia, arrivée à Surabaya.

Après la capitulation de l'Allemagne, l'U-195 est capturé par les Japonais, le 06 Mai 1945.
Le 15 Juillet 1945, il est désarmé.
En 1947, il est ferraillé.



source

U-boote.fr




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MessageSujet: Re: les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin   Sam 21 Juil - 2:17


LES SOUS-MARINS JAPONAIS VENUS EN FRANCE

Les Sous-Marins japonais apporteront à Lorient :
- des produits rares.
- de l'or.
- du caoutchouc.
- du tungstène.
- des médicaments.


Le 05 Août 1942, arrive à Lorient l'I 30 (Kaigun/B1) commandé par le Chu-sa (*) Shinobu ENDO, emportant des produits indispensables à la Wehrmacht (1500 kg de mica et 660 kg de gomme (laque) entre autres). Les états-majors de la 2.U-Flottille et de la 10.U-Flottille avec leurs têtes les Amiraux DÖNITZ et RAEDER accueillent l'équipage du I 30 sur l"Isère" qui est au mouillage, avant d'être transféré vers l'U-Bunker du Scorff. C'est le premier des trois voyages réussis par les sous-marins japonais d'Extrême-Orient vers la France. Le 22 Août 1942, départ de Lorient, mission "Kirchblüte", avec comme cargaison un calculateur pour torpilles 'Bold', le radar 'Seetakt', le 'Métox', la machine 'Enigma' ainsi que des torpilles G7a et G7e.

Le 08 Août 1943, l'U-161 (K.L. Albrecht ACHILLES) reçoit l'ordre avant de commencer sa mission au large du Brésil, d'aller au rendez-vous avec l'I 8 au Sud des Açores. La mission 'Flieder' est d'aider l'I 8 à arriver à bon port en France. Deux officiers de la Kriegsmarine embarquent sur le sous-marin japonais. L'I 8 est commandé par le Tai-sa UCHINO. Les japonais arrivent à Lorient avec une cargaison comprenant de la quinine, un équipage de 48 hommes destiné à l'armement de l'U-1224 (qui devient par la suite Ro 501). L'I 8 fait route vers Brest en Septembre 1943. Pour le retour vers le Japon, l'I 8 embarque des torpilles, des moteurs d'avions, des canons anti-aérien et 10 consultants allemands.


Le I-8 a Brest





Le 25 Février 1944, l'U-518 (O.L. Hans OFFERMANN) a rendez-vous avec l'I 29 (nom de code : U-Kiefer, 'Matsu' pour les japonais). Le Chu-sa (*) Kinashi TAKAKAZU emmène avec lui 14 passagers (des scientifiques, des ingénieurs ainsi que l'Attaché Naval à Berlin : le Vice-Amiral Kojima HIDEO, l'Attaché Naval pour l'Espagne : le Chusa Muchaku SENMEI et l'Assistant Naval rattaché à la Kriegsmarine : le Chusa Ogi KAZUTO). L'I 29 arrive à Lorient, le 11 Mars 1944 avec sa cargaison de caoutchouc, de 80 tonnes de tungstène, 50 tonnes d'étain et deux tonnes d'or en barres. Cette cargaison est débarquée à Kéroman. L'équipage réside au camp Lager Lemp, va visiter Paris et est initié au football par les hommes de la 2.U-Flottille. Le 29 Mars 1944, une réception est donnée aux officiers de l'I 29 au mess du camp Larger Lemp. Les japonais font connaître à leurs alliés, les produits de chez eux (sushi, saké, fungi).. L'I 29 quitte Lorient, le 19 Avril 1944, pour Penang. Il emporte avec lui plusieurs plans d'un radar allemand, des équipements de communication et un Me 163 et un Me 262.
(*) Commandant


Le I-29 a Lorient








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MessageSujet: Re: les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin   Sam 21 Juil - 2:26



Les U-boot devenus japonais:

U-511 du type IXC devenu le RO-500

U-1224 du type IXC est devenu le RO-501:
Après sa formation à Hambourg en Allemagne au sein de la 31. Unterseebootsflottille jusqu'au 15 février 1944, l'U-1224 sert dans les forces japonaises sous la désignation RO 501.
L'U-1224 est coulé le 14 mai 1944 dans l'Atlantique au Nord-Ouest du Cap-Vert, par des charges de profondeurs lancées du destroyer d'escorte américain USS Francis M. Robinson.



RO-501 au japon






D'autres grands sous marins allemands ont été reclassés avec la lettre I:

U-181 du type IXD2 est devenu I-501:
L'U-181 reçoit sa formation de base dans la 4. Unterseebootsflottille à Stettin en Allemagne jusqu'au 30 novembre 1942, où il rejoint la formation de combat 10. Unterseebootsflottille à Lorient en France jusqu'au 31 octobre 1942. De là, il reçoit une nouvelle affectation à Bordeaux en France avec la 12. Unterseebootsflottille.
Suite à l'avance des forces alliées et les pertes des bases françaises, il est affecté à la 33. Unterseebootsflottille à partir du 1er octobre 1944.
Ses dernières patrouilles se passent dans l'Océan Pacifique avec comme port d'attache Penang et Jakarta. Il fait partie de la meute de loups gris croisant dans le Pacifique sous le nom de Monsun (mousson en allemand). Suite à la reddition de l'Allemagne le 8 mai 1945, le commandement de l'U-181 est repris par l'armée impériale japonaise et est renommé I 501 le 15 juillet 1945. Il se rend en août 1945 à Singapour, puis est sabordé le 12 février 1946.


U-862 du type IXD2 est devenu I-502:
L'U-862 reçoit sa formation de base dans la 4. Unterseebootsflottille à Stettin en Allemagne jusqu'au 30 avril 1944, où il rejoint la formation de combat la 12. Unterseebootsflottille à Bordeaux en France. Avec l'avance des forces alliées en France et pour éviter la captivité, il part rejoindre en octobre 1944 sa nouvelle affectation dans la 33. Unterseebootsflottille à Penang en Malaisie et Jakarta en Indonésie.
Après la reddition de l'Allemagne nazie, l'U-862 est récupéré à Singapour par la marine impériale japonaise et est renommée I 502 et navigue sous pavillon japonais. Il se rend aux forces alliées en août 1945 et sera sabordé le 13 février 1946.


U-219 du type XB est devenu I-505
U-195 du type IXD1 est devenu I-506

Sous-marins Italien recuperes par les allemands apres capitulation
de l Italie puis donne aux japonais:

UIT-24 devenu I-503





UIT-25 devenu I-504





IXD1 sont des sous-marins de transports du type IX allongés mais
moins rapides que le type IX pour accroitre la capacité de transport;
IXD2 amélioration du type IXD1, même taille que le IXD1 mais plus
rapide et plus grand rayon d'action, le IXD1 n'ayant pas donné
satisfaction.
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MessageSujet: Re: les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin   Sam 21 Juil - 2:53

Le sous-marin italien "Commandante Cappellini" devenu UIT-24 puis I-503


L UIT 24 en mer






Type de navire: Sous-marin de hauteur.
Classe: Marcello.
Nom: Commandant Alfredo « Cappellini ».
Chantiers navals: Odero Terni Orlando, La Spezia (Italie) 1938/1939.
Déplacement: 960/1.340 Tn.
Dimensions: 72.1 x 7.2 x 4.8 m
Propulsion: 2 Moteurs Diesel Fiat de 3.600 Hp, 2 moteurs électriques de 1.300Hp, 2 hélices.
Vitesse: 17 noeuds en surface et 8.5 noeuds en plongée.
Armement: 2 canons de 100/47 mm, 4 mitrailleuses aa de 13.2 mm, 8 tubes de 533 mm (4 à proue et 4 a poupe).
Effectif: 57 hommes (7 officiers et 50 membres d'équipage).


Le 9 septembre 1943, après avoir reçu les nouvelles de la signature de l'armistice par le gouvernement italien, le Vice-amiral Hiraoka Kumeichi, Commandant de la 9ª base à Sabang, ordonnait que l´équipage de celui-ci soit fait prisonniers à Singapour et postérieurement transférés à un campt interne. Les Japonais livrerait le sous-marin au allemand, concluant ainsi la vie opérationnelle de ce navire dans la Marine italienne.
Le 10 septembre 1943 le sous-marin est affecté dans la Kriesgsmarine (armée allemande) et nomme « UIT-24 », les allemands lui installe un canon de 105 mm et des mitrailleuses de 20 mm sur la plate-forme de poupe de la tour, du fait que la plus part de l'équipage décide de continuer combattre à côté des allemands, a celui-ci on l´assigné un équipage italo-allemand.

Le 10 mai 1945 l'Allemagne se rend et le« UIT-24 » se trouve dans les chantiers navals de Mitsubishi en carênage dans le port de Kobe (Japon), il est requisitionné par la marine impériale japonaise, cella le commissionnerait postérieurement avec le nom de« I-503 ». On ne lui assignérait aucun équipage japonais et sur le rôle on l´affecterait au secteur Naval de Kure pour la protection de cette base en cas d'invasion alliée, mais l'envoi réel à cette affectation ne s'est jamais produit.

Le 30 août 1945 le Japon se rend et le« I-503 » fait la même chose à Kobe, l´armée Américaine se chargerait de le detruire le 16 avril 1946 à Kii Suidé (Japon).
Le « I-503 » (Ex Cappellini) et le « I-504 » (Ex Luigi Torelli) constituent un relatif fondamental dans l'appui aux forces en litige, puisque qui ont été les seuls sous-marins des Forces de l'Axe qui hisserais les trois drapeaux pendant la Seconde Guerre Mondiale, l´italien comme le « Commandante Cappellini » , l' allemand comme le « UIT-24 » et le Japonais comme le « I-503 ».





Dernière édition par naga le Sam 21 Juil - 3:22, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin   Sam 21 Juil - 3:06


Le Luigi Torelli devenu UIT-25 puis I-504






En 1943 il devient "fourgon de livraison" spécialisé en matières premières à destination du Japon.
En septembre de cette année-là l'Italie capitule, il se trouve alors au large de Singapour et il est arraisonné par la Kriegsmarine qui l'utilise un peu dans le secteur sous le nom d'UIT-25.

En mai 1945 les Japonais le récupère afin de le mettre en ligne dans leur flotte du Pacifique, mais le Luigi Torelli n'est plus vraiment en état...
Il est envoyé au port de Kobé afin d'envisager un changement des moteurs Italien trop fatigués par une production locale.
La reddition Japonaise interviendra avant le début des travaux.
C'est à quai que les Américains le découvre, et ce dans un état lamentable...
D'origine "exotique" et en trop mauvaise condition ils ne savent qu'en faire et décident de le remorquer au large pour le couler en août 1946...
Ainsi fini le Luigi Torelli, un sous-marin de la classe Marconi, de 76m de long pour 1490 tonnes.
En navigation de surface il pouvait franchir 19 500km, d'où l'intérêt d'en faire un "spécialiste" de la route Allemagne-Japon...

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MessageSujet: Re: les transferts de technologie Japon-Allemagne par sous-marin   

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