Le Forum du Front de l'Est

Tout savoir sur le Front de l'Est
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 La bataille de Peleliu

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
naga
Feldmarshall
Feldmarshall
avatar

Nombre de messages : 5519
Age : 52
Localisation : Bangkok(Thailande)
Date d'inscription : 02/02/2009

MessageSujet: La bataille de Peleliu   Sam 11 Aoû - 3:06


Peleliu la sanglante






« Bloody Peleliu », « a horrible place » selon les propres mots du correspondant de guerre Robert Martin qui accompagna les Marines pour le Time : la bataille sur cet atoll de l’archipel des Palaus (15 septembre 1944-27 novembre 1944) a donné lieu à bon nombre de surnoms macabres. L’opération Stalemate II (« impasse », un nom de code qui a rarement été aussi prémonitoire) s’est en effet avérée être la plus coûteuse en hommes pour les Marines, par rapport à l’effectif engagé, de toute la guerre du Pacifique. Les planificateurs de l’opération et le général Rupertus, commandant la 1st Marine Division, tablaient sur quatre jours pour s’emparer de Peleliu. Il faudra en fait plus de deux mois de combats acharnés pour y parvenir.
Le souvenir de ce dur sacrifice est d’autant plus épineux que s’est toujours posée la question de l’utilité de la conquête de Peleliu, de sa valeur stratégique pour les Etats-Unis à ce moment précis de la guerre. C’est peut-être d’ailleurs pour cela que la bataille n’a pas fait l’objet d’adaptation cinématographique, contrairement à d’autres affrontements ultérieurs comme Iwo Jima1. Il aura fallu attendre la récente mini-série The Pacific de HBO (2010), qui retrace le parcours de plusieurs hommes de la 1st Marine Division, de Guadalcanal à Okinawa, pour voir enfin Peleliu à l’écran2. Qu’en est-il alors de ce qui fut considéré par le musée national du corps des Marines comme « le combat le plus féroce de la guerre » ?


Un objectif indispensable ?

Le débarquement sur Peleliu s’inscrit dans la grande stratégie américaine dans le Pacifique, et ses deux « pointes » : d’un côté, les forces du Pacifique central sous le commandement de l’amiral Nimitz, de l’autre les forces du Pacifique du sud-ouest commandées par le général Mac Arthur. Les premières mènent, le 15 juin 1944, l’assaut sur l’île de Saïpan, dans l’archipel des Mariannes, avant de s’attaquer aux îles de Tinian et de Guam, qui, une fois prises, vont permettre les premiers bombardements de B-29 efficaces sur le Japon3. Le général MacArthur, quant à lui, après les opérations en et au large de Nouvelle-Guinée, se prépare à revenir aux Philippines, qu’il avait dramatiquement quittées en mars 1942. L‘US Navy et l’US Army, qui représentent en fait chacune des deux pointes, divergent sur la stratégie à suivre pour mettre à genoux le Japon : si la Navy privilégie le saut d’île en île pour se rapprocher au plus près du territoire adverse, l’armée de terre préfère l’assaut sur les Philipines, après la Nouvelle-Guinée, en direction de la Chine continentale. Mais les vastes ressources humaines et matérielles des Etats-Unis permettent de mener à bien les deux stratégies : Peleliu se trouve en quelque sorte placée au milieu de ces deux approches.


Dans le cadre de la reconquête de l’archipel des Philippines, Marc Arthur demande que l’île de Peleliu, dans l’archipel des Palaus, soit neutralisée : elle dispose en effet d’un aérodrome et d’une garnison de 10 000 hommes qui pourraient interférer dans ses opérations amphibies. Ce sera la justification principale de l’assaut contre Peleliu. La Navy souhaite aussi installer une base importante à Ulithi, un autre atoll du même archipel qui présente des caractéristiques favorables au mouillage de bâtiments de guerre ou de transport. Il faut dire qu’à ce moment-là, la doctrine d’assaut amphibie américaine dans le Pacifique est arrivée à des sommets, perfectionnée depuis les jours incertains de Guadalcanal, à travers les expériences douloureuses des Gilbert, pour aboutir à celles plus heureuses des Marshall, puis des Mariannes. L’instrument de cette opération, côté américain, sera la 1st Marine Division, une unité expérimentée alors au repos depuis son intervention à Cap Gloucester (décembre 1943-février 1944), dans la campagne de Nouvelle-Guinée.




Peleliu : les Japonais à l’école de leurs échecs

C’est en mai 1944, soit avant l’attaque sur les Mariannes, que l’amiral Nimitz fixe le débarquement sur Peleliu (nom de code opération Stalemate) au 8 septembre suivant. Les Palaus, qui se trouvent en fait à l’extrémité ouest du grand archipel des Carolines -dont la plupart des points forts japonais ont été contournés volontairement par les Américain- ont été renforcées par l’Empire du Soleil Levant : à l’été 1944, on y compte pas moins de 30 000 soldats japonais soutenus par 10 000 travailleurs pour beaucoup coréens. Ces troupes sont dispersées sur les îles principales de l’archipel, comme Babelthuap, Yap, Koror, et Peleliu. La plupart des hommes proviennent de la 14ème division japonaise, basée à Koror, commandée par le général Inoue : arrivée sur place en avril 1944, c’est une unité d’élite qui a combattu en Mandchourie. Les trois régiments de la division disposent d’élément d’artillerie et de soutien qui leur permettent d’opérer en toute indépendance l’un de l’autre. Le colonel Nakagawa, commandant le 2ème régiment d’infanterie, est spécialement chargé de la défense de Peleliu. Jusqu’alors, les Japonais ont paradoxalement privilégié une posture offensive dans la défense des îles, : ils alignent leurs troupes sur les plages, dans l’espoir de rejeter les Américains à la mer, et n’hésitent pas à mener des charges banzaï, comme cela a été encore le cas à Saïpan, en juin 1944. C’est toujours la doctrine préconisée par les manuels militaires japonais fin 1944.

Nimitz, quant à lui, planifie l’opération sous le nom de code Stalemate II, avec quelques modifications, pour le 15 septembre : il escompte bien que le débarquement rencontrera le même succès qu’aux Marshalls ou aux Mariannes dans les mois qui ont précédé. Le premier débarquement aura lieu à Peleliu, suivi par d’autres sur les atolls d’Angaur et d’Ulithi. En réalité, les Japonais ont changé d’approche après le désastre que représente la perte des Mariannes et la bataille de la mer des Philippines4 : leur stratégie consiste désormais, lors des débarquements américains, à mener une bataille d’attrition la plus coûteuse possible. Le colonel Nakagawa applique avec zèle ce changement de stratégie : il met à profit les particularités naturelles de Peleliu pour bâtir des positions fortifiées solides et un système de défense souterrain, à partir des nombreuses grottes de l’île (en japonais, cette doctrine est baptisée fukkaku). Celle-ci se prête remarquablement bien à ce banc d’essai : recouverte de corail (à un point tel que les Marines ne pourront creuser de protection défensive, et subiront de nombreuses pertes de par le tir de l’artillerie), de végétation basse et de rochers près des plages, elle est par ailleurs entourée d’un récif de corail. La partie nord est constituée d’un ensemble de collines difficilement accessibles, les monts Umurbrogol. Ces hauteurs contrôlent le reste de l’île et offrent une vue imprenable sur l’aérodrome, au sud. Les Japonais vont y creuser des installations souterraines (dont certaines ont été bâties par des troupes du génie naval, véritables terrassiers) : la plus vaste peut abriter un millier d’hommes. Ils y installent leurs armes lourdes : mortiers de 81 mm, canons antiaériens bitubes de 20 mm et surtout de nouveaux mortiers lourds de 141 mm utilisés pour la première fois à Peleliu. Ils disposent aussi d’un détachement de chars d’une vingtaine de véhicules (chars légers du type 95 Ha-Go, armés d’un canon de 37 mm et de deux mitrailleuses de 7,7 mm). Les plages les plus propices à un débarquement sont fortement défendues : les Japonais y ont placé des obus de marine avec détonateur pour combler leur manque de mines antichars. Le colonel Nakagawa veut simplement mener une action de retardement sur la plage, sacrifiant pour ce faire un bataillon : le gros de la bataille aura lieu quand les Américains s’enfonceront à l’intérieur des terres.


Defense japonaise









« Bloody Peleliu »

Pendant ce temps, la 1st Marine Division se prépare elle aussi au combat. Au besoin, elle pourra être renforcée par la 81st Division de l’armée de terre, les « Wildcats », également disponible pour l’opération Stalemate. Les Américains ont choisi de débarquer sur les plages du sud-ouest de l’île, qui sont les plus proches de l’aérodrome ; un bombardement naval de plusieurs jours doit « sonner » les défenses japonaises. Les commandants des troupes de débarquement demandent trois jours de bombardement naval, mais le manque de munitions (les dépenses ont été importantes lors du débarquement sur Guam, dans les Mariannes, qui s’est prolongé) fera qu’il n’y en aura que deux. Les Marines, qui stationnent sur l’île de Pavuvu (dans l’archipel des Russell, près de Guadalcanal) depuis la campagne du Cap Gloucester, n’ont en fait guère eu le loisir de se reposer : l’endroit est infect, il a fallu entièrement l’aménager, et par ailleurs le rééquipement en matériel se fait au compte-gouttes en raison des besoins des grandes campagnes de l’année 1944 (Mariannes notamment). Arrivant au large juste avant le jour J, les Marines assistent à la préparation navale, impressionnante pour eux, mais qui sera en fait assez inefficace. Les débarquements commencent à 8h32 le 15 septembre : 1st Marines à gauche, 5th Marines au centre et 7th Marines à droite. Les deux régiments sur les flancs doivent pousser au nord et au sud, tandis que le 5th Marines doit foncer via l’aérodrome sur la côte est pour couper l’île en deux. En procédant ainsi, le général Rupertus pense s’emparer de Peleliu en quelques jours. Les Japonais, quant à eux, se sont terrés dans leurs abris pendant le bombardement naval ; on l’a dit, peu de troupes sont postées sur les plages, la plupart est sur les hauteurs environnantes ou sur celles dominant l’aérodrome. La discipline de feu est remarquable : les pièces japonaises ne se dévoilent qu’au dernier moment pour ne pas attirer le feu de l’artillerie navale.





Le débarquement rencontre immédiatement une sérieuse résistance : le 1st Marines, en particulier, se retrouve bloqué par les défenseurs d’un massif de corail de 10 mètres de haut. Le 7th Marines est lui aussi cloué au sol. Seul le 5th Marines, au centre, réussit à atteindre la côte est de l’île à 15h le premier jour. Les Japonais ne lancent pas de charges banzaï inconsidérées : en fin d’après-midi, Nakagawa monte cependant une contre-attaque sur l’aérodrome, impliquant entre 11 et 17 chars. Malheureusement pour lui, ceux-ci distancent l’infanterie d’accompagnement, bientôt taillée en pièces par la puissance de feu américaine ; les chars, eux, finissent par être détruits par les blindés ou les armes antichars des Marines. La situation côté américain est tellement critique que le général Rupertus débarque sur l’île le lendemain : mais les communications sont ténues (des LVT transportant les installations radio ont été détruits) et la situation tactique peu claire, en particulier pour les 1st et 7th Marines. La phase suivante de la campagne voit la prise coûteuse de « Bloody Nose Ridge », une hauteur de corail dominant l’aérodrome. Rupertus indique pourtant que la situation est satisfaisante, ce qui permet le lancement des autres débarquements, à Angaur notamment, par la 81st Division. Il a pourtant engagé sa divison entière, y compris les deux bataillons de réserve, dès les premiers jours du débarquement, et les régiments de Marines sont déjà sérieusement entamés.






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
naga
Feldmarshall
Feldmarshall
avatar

Nombre de messages : 5519
Age : 52
Localisation : Bangkok(Thailande)
Date d'inscription : 02/02/2009

MessageSujet: Re: La bataille de Peleliu   Sam 11 Aoû - 3:17


Au bout d’une semaine, les 5th et 7th Marines se sont emparés de l’aérodrome et ont nettoyé la partie sud de l’île. Le 24 septembre, les premiers appareils se posent sur le terrain d’aviation. Les Marines feront largement usage de l’appui aérien au sol des appareils de porte-avions et de ceux basés sur l’île (en particulier les F4U Corsair de la VMF-114, qui larguent des bidons de napalm), en plus de leur artillerie divisionnaire. Pendant ce temps, la 81st Division s’empare facilement des îles d’Angaur et d’Ulithi, légèrement défendues. Le général Geiger, commandant le IIIème corps amphibie qui chapeaute l’opération Stalemate, demande alors à Rupertus si le besoin de troupes fraîches venant de l’US Army ne serait pas adéquat pour relever, en particulier, le 1st Marines, qui a bien souffert. Rupertus se braque et Geiger, qui vient sur place le 21 septembre, impose à celui-ci l’engagement du 321st Regimental Combat Team de la 81st Division pour relever le 1st Marines. Dans la semaine suivante, les Américains atteignent l’extrémité nord de Peleliu et réalisent un mini-débarquement sur l’îlot de Ngesebus. Ainsi, ils bloquent toute arrivée de renforts en provenance de Koror ou Babelthuap par voie de mer pour les défenseurs de Peleliu, tout en encerclant le massif de l’Umurbrogol. Les Japonais essaient d’expédier des troupes par des convois de barges nocturnes : 600 hommes au moins parviennent à passer, mais sans matériel lourd, la plupart des barges ayant été coulées par l’aviation ou des patrouilles de LVT.






La phase suivante voit la réduction des défenses souterraines des monts Umurbrogol, où le colonel Nakagawa s’est retranché avec le gros de la garnison. Les Américans y font un usage intensif des lance-flammes, portés à dos d’homme, ou montés sur LVT, exemplaires spéciaux dont c’est là encore la première utilisation, et des charges de démolition. Début octobre, la poche se réduit à un terrain de 800 m sur 300, tout le reste de l’île étant entre les mains des Américains. Ceux-ci ont déjà, à cette date, perdu 900 morts et 4500 blessés ou disparus, quasiment tous de la 1st Marine Division. Le 12 octobre, Geiger déclare l’île sécurisée et fait relever la plus grosse partie des Marines par la 81st Division. Celle-ci, avec l’aide des unités de soutien des Marines, se voit confier la tâche de nettoyage des monts Umubrogol à partir de la troisième semaine d’octobre. L’unité de l’US Army mène une véritable guerre de siège : constructions défensives en sacs de sable pour se ménager des abris, recours massif à l’artillerie et à l’aviation, charges satchel descendues en filin sur l’entrée des grottes, intervention de Shermans Dozer pour boucher les entrées de celles-ci. Il faudra encore six semaines, jusqu’à la fin novembre, pour que cesse toute résistance organisée ; des défenseurs seront pourtant découverts plusieurs années après la fin de la guerre (un officier et 26 soldats se rendront aux Marines encore présents sur l’île le 21 avril 1947). Au total, les pertes de la 1st Marine Division se montent à 6526 hommes, dont 1252 tués. La 81st Division a perdu 3089 hommes, dont 404 tués. Les pertes finales des débarquements à Peleliu, Angaur et Ngesebus se montent donc à 9615 hommes dont 1656 tués. Les Japonais, malgré leurs changement stratégie, ont continué de se battre jusqu’à la mort : si 203 hommes se sont rendus, la plupart sont des travailleurs coréens, 19 seulement des Japonais (7 de l’armée, 12 de la marine). Faible total comparé aux 10900 autres soldas qui ont péri dans les combats. Moins de 2 pour 1000 se sont rendus, ce qui est infime. Pour chaque Japonais tué, les Américains auront dû dépensé 1589 munitions en moyenne (1331 balles de calibre 30, 152 de calibre 45, 69 de calibre 50, 9 obus de mortier de 60 mm, 5 de 81 mm, une grenade à fusil, 10 grenades à main, 6 obus de 75 mm, 5 obus de 105 mm, 1 de 155 mm, plus les bombes de 250 et 500 kg, les lance-flammes et le napalm).



Un sacrifice nécessaire ?

Le débarquement sur Peleliu a été l’une des opérations les plus contestées de la guerre du Pacifique. Mac Arthur et Nimitz, cependant, qui collaboraient ensemble pour la reconquête des Philippines, estimaient tous deux qu’on ne pouvait laisser cette épine dans le flanc droit des forces américaines partant pour l’archipel. L’amiral Halsey, commandant la IIIème flotte américaine, indiquait pourtant dès la fin août, et encore le 12 septembre, que Marc Arthur ne risquait pas, vraisemblablement, de rencontrer une résistance sérieuse sur la zone choisie. Il recommandait d’annuler le débarquement à Peleliu et de transférer les forces prévues en soutien de celles destinées aux Philippines. Nimitz ne suivit pas ses avis, notamment parce qu’il pensait que la stratégie prévue par Halsey, d’étouffer Peleliu par un blocus de la flotte, risquait d’être inopérante, alors que par ailleurs, la flotte de transport était déjà en chemin, et que l’on pouvait avoir besoin des navires de guerre au large des Philippines. Pour les Américains, de fait, les Palaus constituaient une menace : situées sur l’axe de progression, elles pouvaient être renforcées par les Japonais -ce qui fut bien le cas-, même si ces derniers n’avaient pas prévu d’en faire un môle de résistance entravant l’effort américain sur les Philippines.

Le bombardement naval sur Peleliu a été raté : ce n’est malheureusement pas la première fois, alors, que l’US Navy surestime la puissance de son feu sur les îles fortifiées japonaises (une préparation courte et intense avant le débarquement sur Guam, dans les Mariannes, avait eu plus de résultats). Plus grave, le renseignement a fait défaut, non pas sur l’effectif de la garnison, parfaitement connu (des documents importants comprenant tous les organigrammes des forces japonaises dans les Palaus avaient été capturés par les Américains à Saïpan), mais sur la nature du terrain à Peleliu : les photographies aériennes, faites tardivement, ne montraient pas les particularités naturelles (corail, falaises, collines) en raison de l’abondante végétation. Enfin, le commandement lui-même n’a pas forcément été à la hauteur des circonstances : le général Rupertus, vétéran de Guadalcanal, gonflé à bloc par la réussite des débarquements de l’année 1944 et la validation du concept d’assaut amphibie des Marines, a sans doute cru à une répétition sans accroc de l’opération des Mariannes, alors même que ce ne fut absolument pas le cas à Peleliu. Ce trop plein de confiance en ses propres capacités a conduit Rupertus à minimiser la dureté des combats, nonobstant que les pertes étaient épouvantables, et les régiments de Marines étrillés. Il a constamment critiqué la qualité de la 81st Division, pensant que ses Marines suffiraient amplement à la tâche, et ce faisant, il a affaibli, aussi, le moral de sa troupe. Il s’est également privé, dès le départ, de la réserve que constituait cette unité de l’Army en soutenant mordicus que tout allait bien sur Peleliu, tandis que les pertes étaient effrayantes, aussi bien par l’action des Japonais que par le manque d’eau et de nourriture, particulièrement criant dans les premiers jours


Cimetiere a Orange beach 2





Au final, Peleliu ne servit pas particulièrement comme base de soutien aux opérations ultérieures, même si les leçons tirées des nouvelles tactiques et de la nouvelle stratégie japonaise seront appliquées, plus ou moins bien, à Iwo Jima et Okinawa. Les survivants du croiseur Indianapolis, torpillé par un sous-marin japonais le 29 juillet 1945 après avoir amené les éléments de la bombe atomique d’Hiroshima sur l’île de Tinian, pensent sans doute autrement : en effet, l’appareil de patrouille qui les repéra dans l’océan quatre jours après le naufrage avait décollé de Peleliu. Ironie cruelle : le mouillage d’Ulithi et l’aérodrome d’Angaur, les objectifs pris rapidement avec le moins de pertes par la 81st Division, seront ceux qui deviendront les plus utiles à la progression américaine finale dans le Pacifique. En définitive, la question qu’il revient de se poser ne réside pas peut-être uniquement dans l’utilité de l’opération Stalemate, mais bien plutôt dans son exécution, et dans les failles qui y sont apparues.



Par Stephane Mantoux
alliancegeostrategique.com
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
naga
Feldmarshall
Feldmarshall
avatar

Nombre de messages : 5519
Age : 52
Localisation : Bangkok(Thailande)
Date d'inscription : 02/02/2009

MessageSujet: Re: La bataille de Peleliu   Dim 12 Aoû - 1:29

Paleliu (ile de Palau) aujourd hui.
L ile n a pas d entreprise qui recycle la ferraille et ca se voit!
Les carcasses de blindes,les canons sont restes sur place tel quel.Meme les munitions trainent un peu partout,il doit y avoir des accidents de temps en temps.



LVT












Canon jap











Dernière édition par naga le Dim 12 Aoû - 1:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
naga
Feldmarshall
Feldmarshall
avatar

Nombre de messages : 5519
Age : 52
Localisation : Bangkok(Thailande)
Date d'inscription : 02/02/2009

MessageSujet: Re: La bataille de Peleliu   Dim 12 Aoû - 1:36


Peniche LCVP


















Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
naga
Feldmarshall
Feldmarshall
avatar

Nombre de messages : 5519
Age : 52
Localisation : Bangkok(Thailande)
Date d'inscription : 02/02/2009

MessageSujet: Re: La bataille de Peleliu   Lun 13 Aoû - 2:19


Sherman







Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
naga
Feldmarshall
Feldmarshall
avatar

Nombre de messages : 5519
Age : 52
Localisation : Bangkok(Thailande)
Date d'inscription : 02/02/2009

MessageSujet: Re: La bataille de Peleliu   Lun 13 Aoû - 2:29


Char japonais type 97 chi cha

















LCVP



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
v2
Feldmarshall
Feldmarshall
avatar

Nombre de messages : 1178
Date d'inscription : 19/11/2011

MessageSujet: Re: La bataille de Peleliu   Ven 17 Aoû - 19:52

un si petit bout de terre avec autant de morts ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La bataille de Peleliu   

Revenir en haut Aller en bas
 
La bataille de Peleliu
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Bataille d'EYLAU (Russie)
» Ordre de bataille des Armées à Waterloo. E-M, et Garde
» Bataille de la NIVELLE (Pyrénées-Atlantiques), 10 novembre..
» Historique de la bataille de Ligny
» Sondage bataille d’Eylau.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Forum du Front de l'Est :: Les autres Fronts :: Pacifique-
Sauter vers: