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 Les Cyclistes-Frontière - 10 mai 1940, premiers à faire face

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Borislav
Stabsfeldwebel
Stabsfeldwebel
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Date d'inscription : 24/08/2011

MessageSujet: Les Cyclistes-Frontière - 10 mai 1940, premiers à faire face   Lun 20 Aoû - 14:31

Source : freebelgians

Dans les années agitées de l'entre-deux-guerres, la politique
internationale provoque de nombreuses inquiétudes dans les petits états
neutres. Entre ses grands voisins soumis à d'implacables tensions
internes et externes, la Belgique opte pour une position de neutralité
renforcée, qui suppose une défense aussi autonome que possible.
Mais, dès 1933, les revendications successives de l'Allemagne d'Adolf
Hitler, puis le réarmement allemand, supposent, pour ce type de défense,
une forte couverture de la frontière est.
Cependant, en dehors de l'aménagement des fortifications, la défense de
la frontière est presqu'impossible à réaliser en permanence : il s'agit
d'une tâche spécifique, que la courte présence sous les armes des
miliciens ayant terminé leur instruction rend fort aléatoire.
Une solution, originale au vu de la structure de l'Armée Belge (la
structure de l'Armée Belge prévoyait seulement l'encadrement des
miliciens en service actif par un cadre permanent de militaires de
carrière, et non la constitution d'unités homogènes de volontaires), est
alors adoptée: l'engagement de deux mille deux cents volontaires
destinés à assurer une garde permanente dans les abris bétonnés
construits pour la défense des ponts et des axes routiers conduisant
vers l'Allemagne.

Les recrues sont incorporées au sein de compagnies cyclistes, à Léopoldsburg, où leur instruction commence, le 15 mars 1934.
Une partie des volontaires vont former rapidement, au IIIème Corps
d'Armée, des compagnies de cyclistes-frontière pour la protection des
provinces de Limbourg et de Liège, puis du Luxembourg.
Ceci explique pourquoi les diverses unités sont aussitôt stationnées
dans des garnisons proches de la frontière allemande: Visé,
Henri-Chapelle, Hombourg, Eupen, Malmédy, Liège et Verviers.
La garde du Canal Albert et des frontières du Limbourg, séparées de
l'Allemagne par une mince bande de territoire néerlandais, est confiée
en partie au bataillon cycliste-frontière de cette province, stationné à
Lanaken, Maaseik et Kaulille.
Les UCyFr (abréviation officielle) de la province de Luxembourg sont rattachées finalement aux Chasseurs Ardennais.
Il existe tout d'abord trois bataillons : celui de Visé, à deux
compagnies, celui de Verviers, à quatre compagnies (Hombourg,
Henri-Chapelle, Verviers, Malmédy), celui de Liège, à trois compagnies.
Le 1er octobre 1937, les trois bataillons, jusque là indépendants,
deviennent respectivement les IIIème, IIème et IVème bataillons du
Régiment Cyclistes Frontière (RCyFr) dont l'Etat-Major et une compagnie
se constituent à Liège, et dont le 1er bataillon est formé le 1er avril
1938, à deux compagnies : une nouvelle à Eupen, et celle de Malmédy,
enlevée au IIème bataillon. Le régiment reçoit un fanion le 19 mai 1938,
à Verviers, où l'on se souvient encore de la remise de l'emblème, par
le roi Léopold III, au colonel B.E.M. Jacques, chef de corps.
Le 15 mars 1940, le Régiment se dédouble, formant ainsi, sous le
commandement du colonel Tilot, le Deuxième Régiment de
Cyclistes-Frontière lequel, faute de temps, ne recevra jamais son
fanion.

Au matin du 10 mai 1940, les 1er et 2ème Régiments, plus le Bataillon du
Limbourg, forment ce que l'on pourrait appeler une brigade. Vu leur
mission spécifique, ils se trouvent logiquement parmi les premiers, avec
d'autres unités d'avant-garde (gendarmerie, génie, ...) au contact de
l'ennemi et participent, conformément aux instructions reçues, à la
destruction d'une série d'ouvrages d'art.




Poste d'alerte de Losheimersgraben (frontière Belgo-Allemande)


Les unités de CyFr font retraite à partir du 11 mai avec les autres troupes, selon les ordres de décrochage.
Ils participeront notamment, avec un grand héroïsme, à un engagement
majeur, sur le canal de Willebroek, pendant toute la journée du 17 mai.
Les deux Régiments, réduits chacun à deux bataillons, y tiennent un
large front, avec l'aide de détachements des Régiments Légers (formés
par la Gendarmerie), puis du 2ème Chasseurs à Pied ainsi que des
Britanniques.
C'est avec ces hommes que sont engagés pour la première fois les huit
chars de l'Armée Belge, pudiquement camouflés sous le nom d'"autos
blindées". A partir du 18 mai, c'est la retraite...

Les Cyclistes-Frontière ne disposaient pas d'une compagnie-école (à ne
pas confondre avec la compagnie d'instruction), et la formation des
sous-officiers était assurée par les Carabiniers Cyclistes. Mais la
compagnie d'instruction, où les recrues passaient par les mains de leurs
instructeurs avant d'entrer en unité, assimilée à un CRI, n'hésitera
pas, sans armes antichars, à engager le combat contre des blindés
allemands à Beauquesne (France), le 20 mai 1940. Elle y gagnera la Croix
de Guerre française...

Organisation
Sur le plan militaire, l'engagement de volontaires en unités constituées
était une excellente mesure, qui entraînait quelques particularités.
Les Cyclistes-Frontière se distinguaient des autres corps de
l'infanterie par leurs missions particulières. Volontaires de carrière,
ils étaient formés à une discipline très rigoureuse et à un esprit de
corps renforcé par leur coiffure distinctive, le béret basque bleu de
roi orné de la roue, qui leur était propre, à une époque où toute
l'armée, Chasseurs Ardennais exceptés, portait le bonnet de police.
Leur engagement, d'une durée renouvelable de trois ans, était assorti de
conditions sévères : il fallait avoir 18 ans accomplis et moins de 29
ans révolus, être célibataire, veuf ou divorcé sans enfant, et s'engager
à le rester au moins pendant le premier terme de trois ans. En
contrepartie, les cyclistes-frontière avaient l'avantage de servir dans
leurs régions d'origine. Au début, les appointements étaient élevés,
mais ils furent réduits, suite à des restrictions budgétaires.




Prise d'armes


Les tenues
D'une manière générale, la tenue des cyclistes-frontière s'écarte peu
des tenues de l'infanterie. Seules les différences principales sont
mentionnées ci-après.
La casquette réglementaire est rarement portée; ses
insignes distinctifs sont le passepoil bleu de roi, identique à celui de
l'infanterie, et l'insigne du bandeau, la roue de vélo.
Le béret: remplace le bonnet de police et, le plus souvent, la casquette; c'est la grande originalité du Corps.
Il est du type basque de 10 pouces, de couleur bleu de roi, orné de la
roue cycliste dorée pour les officiers, argentée pour les
sous-officiers, bronzée pour la troupe. Il existe cependant des
exceptions : par exemple, les aumôniers portent la croix latine, les
officiers médecins portent le caducée avec guirlande et le personnel
sanitaire, le caducée simple.
Le casque d'acier: l'ensemble des cyclistes-frontière
porte le casque M31. Cependant, les servants des T13 portent, selon les
cas, l'un des deux modèles adaptés des casques de base M15 et M31 pour
les troupes blindées, selon l'exemple français. Dans les deux cas, la
partie avant du rebord (visière) est supprimée et remplacée par un
bandeau de cuir, ce qui oblige à raccourcir le cimier et à déplacer
légèrement le lion. Théoriquement, seul le second modèle, introduit en
1935, aurait dû être utilisé, mais certains documents prouvent le port
de l'ancien modèle. L'autre exception est le casque porté par les
motocyclistes, et qui est du modèle introduit en 1938. Il s'agit d'un
casque protecteur avec bombe et rebord (visière et couvre-nuque) de
liège, peint en kaki. Le casque porte au front le traditionnel lion et
est muni, comme les modèles civils, de protège-oreilles. Son poids est
évidemment plus léger que celui du casque d'acier (plus ou moins 600
grammes).
Bottines et jambières de cuir, bottes d'officier: en
cuir brun ou noir selon les grades; une des tolérances envers les
volontaires de carrière qu'étaient les cyclistes-frontière est le port,
en tenue de sortie, de bottes de cuir noir en lieu et place des bottines
avec jambières.
Capote: du modèle prévu pour les cyclistes, à une
rangée de boutons; deux poches de devant à ouverture horizontale et
patte boutonnée, à la hauteur de la taille; martingale. La capote ne
descend que jusqu'aux genoux. Les officiers portent le manteau en tenue
de sortie, si le temps l'exige. Une autre tolérance accordée à la troupe
est le port du manteau "type officier" en tenue de sortie.
Tenue d'exercice: même coupe que la tenue normale, mais en toile de coton kaki clair.
Veste de cuir, pour les motocyclistes : en cuir brun
foncé, deux rangées de cinq boutons frappés au Lion Belgique; peut être
portée col ouvert ou fermé; deux poches de poitrine appliquées avec un
pli et patte de fermeture avec un bouton; deux poches de hanche avec
patte sans bouton; pattes de col du Corps en principe portées; pas de
patte d'épaule; système de dissimulation des grades.
Pantalon de cuire: coupe de la culotte, jambes fermées par des fermetures-éclair.
Combinaison de toile: les équipages des T13 sont
théoriquement vêtus, du moins pour l'exercice, de combinaisons de toile
kaki d'une seule pièce, type salopette, fermée devant par des boutons, à
col rabattu et à ceinture de toile.




Différentes tenues de Cyclistes-frontière


Insignes:
1. Insignes de grade:
Au béret : les officiers supérieurs portent la barrette verticale de 7 x
35 mm, en métal doré, de part et d'autre de l'insigne central. Sur la
veste de cuir : elle est censée porter les pattes de col identiques à la
veste et donc, s'il y a lieu, les insignes de grade et de spécialité,
de même que les insignes de grade des sous-officiers et de la troupe
(aux manches).
2. Insignes de Corps:
De 1934 à 1937, les Compagnies Cyclistes, unités indépendantes, sont
rattachées à des régiments d'activé dont elles portent les numéros sur
les pattes d'épaule; par exemple, les compagnies de Visé et Liège,
rattachées au 14ème de Ligne, portent à l'épaule le nombre 14 à la place
de la roue cycliste; les compagnies de Henri-Chapelle, Hombourg et
Verviers, rattachées au 1er Régiment de Ligne, portent le chiffre 1.
Quant aux compagnies de Malmédy et d'Eupen, qui sont rattachées au 2ème
Régiment de Carabiniers Cyclistes, elles portent les couleurs de cette
unité, c'est-à-dire l'écusson vert à passepoil jonquille (passepoil
jonquille à la casquette), la roue cycliste sur l'écusson, couronne et
chiffre réglementaire à l'épaule. Pour toutes les autres unités, la
patte de col est celle de l'infanterie, rouge vif à passepoil bleu de
roi, avec la roue cycliste. Cette même roue, en tant qu'insigne de
corps, est portée au centre du bandeau de la casquette et au béret.
Contrairement aux Chasseurs Ardennais, les Cyclistes-Frontière ne
portent pas de numéro au béret.
A partir de 1937, toutes les unités, désormais enrégimentées, portent
les pattes de col rouges à passepoil bleu de roi, avec la roue cycliste;
aux pattes d'épaule, la couronne royale surmontant la roue cycliste.
Quant au personnel médical, il porte les pattes de col du service de
santé : velours amarante et caducée enguirlandé pour les médecins,
écusson de tissu amarante bordé d'un passepoil bleu foncé pour les
infirmiers et les brancardiers. Ce personnel porte la roue cycliste et
la couronne sur les pattes d'épaule; de plus, tous les membres du
service de santé portent le brassard médical, blanc à bords verts, avec
croix rouge brodée, numéro d'immatriculation et cachet.
3. Insignes de manches:
Les exceptions suivantes concernent les Cyclistes-Frontière :
Facteur (vaguemestre): losange de drap jaune de 60 x 40 mm, placé
horizontalement sur la manche gauche, entre le coude et l'épaule.
Servant de T13 : au bras gauche, entre le coude et l'épaule, l'ancien
insigne de béret du Régiment des Chars de Combat, supprimé en 1934 :
heaume posé sur deux canons croisés. L'insigne est or, argent ou bronze
selon les grades; pour la troupe, il est souvent combiné, sur un fond de
tissus d'uniforme, avec le ou les galons d'ancienneté.
L'équipement
D'une manière générale, l'équipement des officiers, des sous-officiers
et de la troupe est semblable à celui de l'infanterie. L'exception
principale est constituée par le système des cartouchières, qui est du
modèle Mills 1908 modifié 1930, non seulement pour les servants de F.M.,
mais pour l'ensemble des cyclistes. Cependant, deux cartouchières de
cuir de plusieurs types furent utilisées pour les exercices; les
équipements de toile étaient généralisés pour le harnachement des vélos.
Le harnachement du vélo
L'homme porte sur lui l'arme de poing s'il en est pourvu, sa pelle et sa
baïonnette (dans un étui combiné); le reste de l'équipement personnel
est porté sur le vélo. Le fusil Mauser 35 est placé en travers du vélo
et maintenu par une boîte pour la crosse et une sangle de cuir sur
plaque de tôle placée sur le cadre, pour le canon.
Deux besaces sont placées de part et d'autre du porte-bagage; sur ce
dernier, une couverture, la capote roulée dans une toile de tente, le
casque sanglé sur le tout. Le masque à gaz est attaché sur une des deux
besaces, lesquelles contiennent la gourde et tout le reste de
l'équipement, qui approche les 40 kilos avec le vélo.

Le matériel roulant

Les vélos:
Les vélos sont de lourds engins, fabriqués spécialement pour l'armée par
deux firmes : Bury et Van Howard; ils pèsent 17 kilos et ont un
développement de 4,20 m. Les pneus sont de type ballon et sont prévus
pour rouler aussi bien sur des routes macadamisées que sur des chemins
de terre. Les garde-boue sont très larges et enveloppent très bien les
roues, afin d'éviter la formation d'amas de boue.
Le guidon est droit et muni de poignées en caoutchouc et d'une sonnette.
Les poignées de frein sont à tringle, de type anglais. Sur la fourche,
se trouve un support qui permet de fixer une lampe à acétylène; sur la
branche gauche de la fourche, un boulon et un écrou servent à fixer une
plaque militaire, quand le service l'exige. Certains vélos sont munis
d'une douille pour placer un fanion; d'autres vélos sont munis d'un
porte-bagages à l'avant, pour y placer une bobine de fil téléphonique.
Ces vélos sont utilisés par les troupes de transmission.
A l'avant du cadre, une plaque de cuir rectangulaire percée par deux
rivets qui y fixent une lanière de cuir, permet d'attacher le fusil. Sur
la partie arrière du cadre, une boîte de bois ou de tôle permet de
loger la crosse du fusil.
La selle possède de gros ressorts, qui assurent la suspension en terrain très accidenté.
Le porte-bagages est très large et possède des moulures sur sa surface,
afin d'éviter que l'équipement ne glisse; sur les côtés, des encoches
permettent de passer les sangles de maintien.
Sur le garde-boue arrière sont inscrits le numéro de la compagnie et les renseignements tactiques.
Les motos
Construites pour l'armée, elles sont de différents types et marques :
Solos (FN, Gillet et Saroléa); sidecars de 600 cm³ (FN) et de 1000 cm³ (FN, Gillet et Saroléa), tricars FN de 1000 cm³.
Les camions sont réquisitionnés, ou de types FN et GMC.
Les T13 type III sont des véhicules chenilles, sur châssis Vickers
Carden-Lloyd, armés d'un canon de 4,7 cm FRC (Fonderies royale des
canons) et d'un F.M. 30. Le 4,7 est monté en semi-tourelle à révolution
totale; l'équipage est composé de trois hommes. Le poids est de 5
tonnes, la longueur de 3,65 m, la largeur de 1,87 m, et le blindage a 9
mm. Moteur Vickers 6 cylindres; vitesse sur route 40 km/h; rapport de 5
vitesses.




Cyclistes-Frontière (à l'arrière plan 2 T13)


L'armement
L'armement des Cyclistes-Frontière, T13 excepté, est celui de l'infanterie belge.
Organisation type d'un régiment
Ci-dessous l'organigramme-type d'un régiment de Cyclistes-Frontière,
étant bien entendu qu'en pratique, certaines compagnies furent
organisées selon des cadres assez différents et bénéficiaient notamment
d'un nombre de chefs de peloton supérieur à la moyenne.
RCyFr
Etat-Major : avec notamment le Chef de Corps (colonel),
l'adjudant-major, l'officier porte-fanion, l'officier de matériel, le
médecin, l'officier-trésorier.
Trois bataillons, comprenant chacun :
-Un Etat-major, avec notamment : un major commandant le bataillon, un
officier adjoint, un officier de matériel, un aumônier, un médecin, un
officier payeur.
-Deux compagnies, comprenant chacune : un commandant de compagnie, 4
officiers, un sous-officier comptable, 4 trompettes, un service de
transmission, du personnel d'observation, un mécanicien à moto, un
armurier, 4 moto-cyclistes, 5 chauffeurs de tricars, 5 chauffeurs de
camions.
Les véhicules comprennent 5 tricars (dont un de réserve), un camion
technique, 2 camions légers, un camion à vivres, un camion à bagages, 4
motos solo, une moto sidecar, 204 vélos.
L'armement d'une compagnie est constitué de 4 mitrailleuses, 12 fusils
mitrailleurs, 6 pistolets mitrailleurs, 9 lance-grenades, 171 fusils, 26
pistolets.
La compagnie comprend trois pelotons de fusiliers (46 hommes au lieu des
65 hommes d'un peloton d'infanterie) et un peloton de mitrailleurs.
Le peloton de fusiliers est à deux groupes de combat (15 hommes et 3
armes automatiques : 2 F.M. et 1 P.M.) avec deux sous-officiers chacun,
dont l'un est chef de groupe et l'autre chef d'équipe des 2 F.M.
Le troisième groupe de chaque peloton de fusiliers est un groupe de trois lance-grenades DBT.
Le peloton de mitrailleurs comprend deux sections de deux mitrailleuses.
Dans le régiment, la 7ème compagnie de mitrailleurs comprend 12 mitrailleuses lourdes transportées sur side-cars.
La 8ème compagnie comprend 12 T13, véhicules blindés à chenilles portant chacun un canon de 4,7 et un F.M.




Deux officiers des Cyclistes-Frontière
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