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 Dmitriy Fedorovich Loza

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naga
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MessageSujet: Dmitriy Fedorovich Loza   Mer 5 Sep - 13:18

Dmitriy Fedorovich Loza,commandant de char Matilda,T-34 et Sherman.
par Valeri Potapov (interview)










Dmitriy Fedorovich,sur quel char américain,vous êtes-vous battus ?

Sur Sherman. Nous les avons appelés "Emchas",
Initialement ils avaient un canon de 75mm court,plus tard ils ont commencé à arriver avec le canon long 76mm avec un frein de bouche.
Sur le blindage incliné de devant,il y avait une serrure de voyage pour sécuriser le canon pendant le roulage.L'arme à feu principale était tout à fait longue.
En général,le sherman etait un bon char,mais,comme n'importe quel char,il avait ses côtés positifs et negatifs. Quand quelqu'un me dit que c était un mauvais char,je réponds,"Excusez-moi!". On ne peut pas dire que c était un mauvais char.
Mauvais comparé à quoi ?



Dmitriy Fedorovich Loza et son pere fedor





Aviez-vous juste des chars américains dans votre unité ?

Notre 6e Armée de Char de Gardes(oui,nous avions en six d'entre eux) s est battu en Ukraine,en Roumanie,en Hongrie,en Tchécoslovaquie et en Autriche.Nous avons fini la guerre pour nous,en Tchécoslovaquie.
On nous a alors envoyes en Extrême-Orient et nous nous sommes battus contre le Japon.Je vous rappelle brièvement que l'armée a consisté en deux corps : le 5e Corps de char de garde Stalingrad sur nos propres T-34 et le 5è Corps Mécanisé,dans lequel je me suis battu.
Pour la première fois,ce corps avait des Matilda britannique,Valentine et Churchill.



Ils ont livré le Churchill plus tard?

-Oui,un peu plus tard.Après 1943,nous avons en grande partie décliné des chars britanniques parce qu'ils avaient des manques significatifs.
Particulièrement,ils avaient 12-14 CV par tonne à la fois quand de bons chars avaient 18-20 CV par tonne.
De ces trois chars britanniques,le mieux était le Valentine produit au Canada. Son blindage a été rationalisé mais ce qui est plus important,il a disposé d un canon long de 57mm.
Mon unité a ete transforme sur Sherman à la fin de 1943.
Après l'Opération Kishinev,notre corps est devenu la 9e Corp de Garde Mécanisé.J'ai manqué de vous dire que chaque corps a consisté en quatre brigades.Notre corps mécanisé avait trois brigades mécanisées et une brigade de char,dans laquelle je me suis battu.
Les blindés avaient trois brigades de char et une brigade mécanisée.
Oui,nous avions des Shermans dans notre brigade à la fin de 1943.



Mais les chars britanniques n'ont pas été retirés du service,donc ils se sont battus jusqu'à ce qu'ils soient partis. Il n'y avait pas de période où votre corps avait un mélange de chars,tant Américain que britannique ?
Là,quels problèmes ont-ils été associés à la présence d'une si large variété de véhicules de pays différents ?Par exemple,avec provision en munitions et en maintenance ?


Eh bien,il y avait toujours des problèmes. En général,le Matilda était un char incroyablement sans valeur! Je vous parlerai d'un des manques du Matilda qui nous a causé beaucoup d'ennuis.Un certain imbécile dans le Personnel Général a planifié une opération et a envoyé notre corps dans la zone d'Yelnya, Smolensk et Roslavl. Le terrain était un
marais boisé.Le Matilda avait des jupes le long des côtés.
Le char a été développé principalement pour des opérations dans le désert.Ces jupes etaient efficaces dans le désert - le sable passait par les fentes rectangulaires.Mais dans les marais boisés de la Russie la boue se bourrait dans l'espace entre les traces(pistes) et ces jupes
de côté. La transmission du Matilda avait un servomécanisme pour la facilité de changement.Dans nos conditions ce composant était faible,constamment surchauffé et a ensuite casse. Ceci était excellent pour les Anglais.
Avant 1943,ils avaient développé une unité de rechange qui pourrait être installée simplement en dévissant quatre boulons(verrous) montants,retirant la vieille unité et installant la nouvelle unité.







Le Sherman était légèrement mieux à cet égard.Avez-vous su qu'un des concepteurs du Sherman etait un ingénieur russe nommé Timoshenko?
Il était parent eloigne avec le Marechal S. K. Timoshenko.

Le Sherman avait ses faiblesses,la plus grande,c était son centre de gravité haut perche. Le char basculait fréquemment sur le côté,comme une poupée Matryoshka.
Mais si je suis vivant aujourd'hui,c est grace a ce probleme.
Nous nous battions en Hongrie en décembre 1944. Je menais le bataillon et sur un virage,mon mécanicien-conducteur a percute un grand trottoir(une restriction). Mon char a bascule sur le côté.
Nous avons été remues a l interieur, bien sûr, mais nous avons réchappé a l incident.En attendant,les quatre autres de mes chars sont allés en avant et ete pris dans une embuscade. Ils ont été tous détruits.






Dernière édition par naga le Sam 8 Sep - 3:26, édité 1 fois
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vania
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MessageSujet: Re: Dmitriy Fedorovich Loza   Mer 5 Sep - 15:18

Citation :
il y avait une serrure de voyage pour sécuriser le canon pendant le roulage
Autrement appelé en occident "chaise de route".
Le point de vue d'un russe sur les détails techniques des Mathida et Sherman est très interessant ...
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naga
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MessageSujet: Re: Dmitriy Fedorovich Loza   Jeu 6 Sep - 3:07


Le Sherman avait une piste metallique couverte de caoutchouc sur les chenilles.Certain auteurs contemporains ont dit que c etait un probleme, en combat,le caoutchouc pouvait etre incendie.Avec la piste ainsi deshabille et nue, le char est mis hors de service.Que pouvait vous dire a ce sujet?


Cette piste couverte de caoutchouc était un grande plus.En premier lieu,elle avait une durée d'utilisation approximativement deux fois superieure celle des pistes en acier.Je pourrais me tromper,mais je crois que la durée d'utilisation de la piste de T-34 était de
2500 kilomètres.La durée d'utilisation de la piste de Sherman était de plus de 5000 kilomètres.
Deuxièmement,le Sherman roulait comme une voiture sur des surfaces dures alors que notre T-34 faisait tant de bruit qu on pouvait l entendre a des kilomètres loin de la.



Quel était le mauvais côté de la piste du Sherman ?

Dans mon livre,"Commandant de Char Sherman de l'Armée Rouge",il y a un chapitre s appelant "Aux pieds nus".Là,j ai fait le recit d'un incident qui est arrivé en août 1944 en Roumanie,pendant l'Opération Jassy-Kishinev. La chaleur était effrayante, quelque part autour de 30°C. Nous avions conduit approximativement 100 km le long d'une autoroute en un seul jour .Les alignements en caoutchouc sur nos rouleaux de support sont devenus si chauds que le caoutchouc s est séparé et s est détaché en de longues pièces.
Notre corps a fait une pause pas loin de Bucarest. Le caoutchouc volait autour,les rouleaux avaient commencé à bloquer en haut,le bruit était épouvantable et à la fin nous avions été arrêtés. Ceci a été immédiatement rapporté à Moscou.
À notre surprise,l assistance nous a apporté des nouveaux rouleaux de support rapidement et nous avons passé trois jours a les installer.
Je ne sais pas où ils ont trouvé tant de rouleaux de support en si peu de temps.
Il y avait encore un autre point negatif pour les pistes en caoutchouc.
Même sur une surface légèrement verglace, le char glissait comme une vache grasse.
Quand cela arrivait,nous lions du fil de fer barbelé autour de la piste ou mettions des chaînes ou des boulons,quoi que ce soit pour nous donner de la traction.Mais ceci était avec la première expédition de chars 75mm.Ayant vu ceci,le représentant américain a fait un rapport à sa société et l'expédition suivante de chars a été accompagnée par des blocs de piste supplémentaires avec maillons et des pointes.
Si je me rappelle,il y avait jusqu'à sept blocs pour chaque piste,pour un total de quatorze par char.
Nous les avons portés dans notre boite de pieces detachees.
En général,le représentant américain a travaillé efficacement.
N'importe quel probleme qu'il a observé,a fait l objet d un rapport qui a été rapidement et efficacement corrigé.

Un autre défaut du Sherman était la construction de la porte d acces du conducteur.La porte sur la première serie de Shermans a été placée dans le toit de la coque et ouverte simplement vers le haut.
Fréquemment,le mécanicien-conducteur l ouvrait et levait sa tête pour voir mieux. Il y a eu plusieurs occasions quand pendant la rotation de la tourelle,le canon principal frappait cette écoutille et tapait dans la tête du conducteur.Ceci est arrive de temps en temps
dans ma propre unité.
Plus tard,les Américains ont corrigé ce probleme.Maintenant,la porte monte vers le haut et se déplace simplement sur le côté,comme sur les chars modernes.

Le grand plus du Sherman était la recharge de ses batteries.
Sur notre T-34,il était nécessaire faire tourner le moteur a pleine puissance de ses 500CV pour charger les batteries.Sur le Sherman,dans le compartiment d'équipage,il y avait un moteur à essence auxiliaire,petit comme une moto. Mettez-le en marche et il chargeait les batteries.
Ceci était un gros soucis en moins pour nous!

Longtemps après la guerre,j'ai cherché une réponse à une question.
Si un T-34 commencait à brûler,nous essayons de partir aussi loin que possible,bien que cela etait interdit.Les munitions à bord éclatait.
Pendant une brève periode,peut-être six semaines,je me suis battu sur un T-34 autour de Smolensk. Le commandant d'une de nos brigades a été touche dans son char.L'équipage a sauté du char,mais était incapable d'en partir en courant parce que les allemands tiraient sur eux a la mitrailleuse.Ils se sont couchés là dans le champ de blé pendant que
le char brûlait et ont explose.En soirée,quand la bataille etait fini,nous sommes allés vers eux. J'ai trouvé le capitaine qui se trouvait sur le sol avec un grand morceau de piece de blindage deformee dans sa tête.
Quand un Sherman brulait,les munitions du canon principal n éclatait pas.
Pourquoi?




@Naga
A precisez que le cdt Loza parle surement de son Sherman M4A2 76mm modifie au niveau des caissons de munitions avec plaques de blindage supplementaires qu il a recu en 1944 non pas du M4A1 75mm qui avait les memes problemes que le T34 point de vue explosion des munitions.



Un tel cas nous est arrivé une fois en Ukraine. Notre char a été touche. Nous avons sauté du char mais les allemands laissaient tomber des obus de mortier autour de nous. Nous sommes couchés sous le char quand il brûlait.Nous sommes reste là longtemps avec nul-part ou aller.
Les allemands couvraient le champ vide autour du char avec des tirs de mortier et de mitrailleuse.
Nous etions couchés là.L'uniforme sur mon dos commençait à chauffer a cause du char brûlant. Nous avons pensé que nous etions finis!
Nous entendrions un big bang et cela serait fini!
La tombe des frères! Nous avons entendu beaucoup de grands coups forts venant de la tourelle.C était les obus perforants qui explosaient hors de leurs casiers. Ensuite,le feu atteignait les obus explosifs et tout l'enfer se dechainerait sur nous! Mais rien n'est arrivé.



Pourquoi nos obus explosifs russes ont détonés et que les obus américains ne l ont pas fait ?

Je pense parce que la poudre américaine etait plus raffinée.La nôtre était avec des composants qui augmentait la force de l'explosion une et demie fois plus intense.Il y avait donc un risque de détonation accrues des munitions en cas d incendie.


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naga
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MessageSujet: Re: Dmitriy Fedorovich Loza   Ven 7 Sep - 3:15

On considère que le Sherman avait un confort remarquable a l'intérieur. Était est-ce si vrai ?

C'était vrai. Ce ne sont pas juste des mots! Ils étaient beaux!
Pour nous alors ceci était quelque chose.
En premier lieu, il avait été peint admirablement.
Deuxièmement, les sièges etaient confortables,couverts de cuir synthétique spécial remarquable. Si un char etait abandonne ou endommagé, donc s'il a été laissé sans surveillance pour juste quelques minutes,l'infanterie chapardait tout ce tissu d'ameublement.
Ils en faisaient d excellentes bottes!Simplement belles!



Comment aviez-vous considéré les allemands ? Comme fascistes et
occupants ou pas?

Quand ils sont debout devant vous avec une arme dans les mains,c'est une question de qui tuera qui,il y avait seulement une réponse.
Ils étaient les ennemis.Aussitôt,que l'allemand a jeté en bas son arme ou que nous l'avions capturé,alors c'était tout à fait une autre chose.
Je n'étais pas en Allemagne. Je vous ai déjà dit où je me suis battu.




Ainsi,vous n'aviez pas de haine pour ces soldats ennemis,n'est-ce pas?

Non,bien sûr que non.Nous avons compris qu'ils étaient aussi humains



Quelles etaient vos relations avec la population civile ?

Quand le 2ème Front ukrainien a atteint la frontière roumaine en mars 1944,nous nous sommes arrêtés et sommes restés en place jusqu'à août.
Conformément aux lois de la guerre, a population civile entière a dû être enlevée de la zone du front à une profondeur de 100 kilomètres.
Ces gens avaient déjà planté leurs jardins dans les champ.Les autorités ont annoncé l'évacuation à la population sur la radio et ont fait sortir les camions pour les prendre le lendemain matin.
Avec des larmes aux yeux,ces Moldavians ont secoué leurs têtes.
Comment pouvait-il être autrement?Ils ont dû abandonner leurs champs!
Qu'est-ce qui serait laissé a leur retour ?
Donc l'évacuation est allée en avant comme exigé,nous n'avions pratiquement aucun contact avec la population civile. À l'époque,j'étais le chef d'état-major pour la provision de munitions pour le bataillon. Le commandant de brigade m'a convoqué et a dit:
"Loza,etes vous responsable du stock?" J'ai répondu affirmativement.
"Je vous nomme comme le chef d'équipe! Vous serez responsables de désherber ces jardins et assurer que tout grandisse bien etc....
Et Dieu nous en garde que même un concombre est gâté! Ne touchez rien!
Si nécessaire,plantez votre propre récolte."
Les Équipes ont été organisées;dans ma brigade nous avions 25 hommes.
Tout le printemps et l'été,nous avons été aux petits soin auprès de ces jardins.A l'automne,quand les troupes sont parties, on nous a dit d'inviter un président de kolkhoz comme représentant et nous lui avons formellement cédé tout ces champs et potagers.
Quand la ménagère est retourné à la maison où moi-même je vivais, elle est immédiatement sortie en courant à son jardin et a été ahurie.
Là,elle a vu d'énormes potirons,des tomates et des melons. Elle est retourné à la maison, est tombé à mes pieds et a commencé à embrasser mes bottines.
" Cher fils!Nous avons pensé que tout serait séché.
Mais il s'avère que nous avons tout et tout ce que nous devons faire est d en faire la ceuillette! "
Ceci est un exemple comment nous nous sommes comportes face à notre population.


Les shermans de Loza en Roumanie en Septembre 1944





Le medecine de guerre marchait bien,mais il y avait des cas pour lesquels les toubibs ne pourraient rien faire!
La Roumanie était à ce moment-là, simplement la fosse d'aisance vénérienne de toute l'Europe! Nous avions un proverbe:
"si vous avez 100 lei(la monnaie roumaine),vous pouvez dormir avec une reine!"Quand quelques prisonniers de guerre allemands sont tombés entre nos mains,leurs poches étaient pleines de prophylactics,bien 5 a 10. Nos responsables politiques en ont fait tout un plat
"Regardez! Ils ont cela, ainsi ils peuvent violer nos femmes!"
Mais les allemands étaient plus intelligents que nous étions et avaient compris quelles maladies vénériennes pouvaient faire perdre une armée.
Si seulement,nos propres toubibs nous avaient avertis de ces maladies!
Bien que nous sommes passé par la Roumanie rapidement,nous avions une éruption épouvantable de maladies vénériennes dans nos unités.
Notre armée avait deux hôpitaux : un pour les cas chirurgicaux et l autre pour blessures légères.
Ils ont été forcés d'ouvrir une section vénérienne, bien qu'il n'ait pas été prévu dans la table d'organisation et l'équipement.

Voici comment nous avons interagi avec la population hongroise.
Quand nous sommes entrés en Hongrie en octobre 1944, nous avons vu des villages pratiquement déserts. Quand nous sommes entrés dans les maisons,nous avons trouvé des fourneaux chauds, avec le réchauffage de nourriture dessus, mais pas une personne dans la maison.
Je me rappelle que dans une ville,une bannière gigantesque etait accrochée au mur d'une maison. Il etait peint un soldat russe mangeant un bébé. Ces gens ont été si terrifiés que quand ils ont pu fuir, ils se sont enfuis! Ils ont abandonné tous leurs biens.
Plus tard,avec le temps,quand ils ont commencé à comprendre que tout ca était des absurdités et de la propagande,ils ont commencé à retourner à leurs maisons.

Je me rappelle quand nous avons fait halte en Hongrie du nord,à la frontière avec la Tchécoslovaquie. À ce moment-là,j'étais déjà le chef d'état-major du bataillon.Un matin,on m a rapporté qu'une vieille femme hongroise était entrée dans une grange la nuit précédente.
Nous avions le personnel du contre-espionnage de notre armée qui a travaillé pour SMERSH
(le russe pour "Smert Shpionam" ou "la mort aux espions", le NKVD structure dans l'Armée Rouge).Il y avait un officier SMERSH dans chaque bataillon de char et dans les unités d'infanterie.
J'ai dit a mon officier SMERSH d aller le vérifie.Ils ont ete dans l'abri et ont trouvé une jeune fille de 18 ou 19 ans. Quand ils l'ont sortie de la, elle etait toute couverte de croûtes et avait la toux.
Cette vieille femme était en larmes,pensant que maintenant nous violerions sa fille. Absurdités!
Personne n'a mis un doigt sur elle! Au contraire, nous avons donné un traitement médical. Plus tard elle est venue souvent,passant plus de temps avec nous qu'à la maison.
Quand j'ai visité la Hongrie vingt ans après la guerre, je l'ai revue. Quelle belle femme! Elle etait mariée et avait des enfants.




Donc, vous n'avez pas observé d'excès avec la population civile,n'est-ce pas ?

Non,nous n'avons rien fait.Une fois j'ai dû aller quelque part en Hongrie.Nous avons pris un hongrois comme un guide pour que nous ne nous perdions pas - après tout,ceci était un pays étranger.
Il a fait son travail et nous lui avons donné de l'argent et de la viande en conserve et laisser partir.



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MessageSujet: Re: Dmitriy Fedorovich Loza   Ven 7 Sep - 18:49

Le Sherman avait cet avantange sur le T34.
Ca a l'air de rien, mais l'ergonomie et le confort ont de l'importance quand on reste des heures, voire des jours dans la même boite en ferraille, et qu'en plus on s'avale des paquets de kilomètres.
le T34 était un très bon engin, équilibré sur tous les points, mais d'après les témoignages de vétérans soviétiques, il ressort quand même qu'entre la promiscuité, le bruit, les vapeurs d'essence et d'huile, les chocs contre les parois ..., les longues veilles ou chevauchées dans cet engin étaient exténuantes.
Sinon, un témoignage bien "dans le jus" ...
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naga
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MessageSujet: Re: Dmitriy Fedorovich Loza   Sam 8 Sep - 3:33








Dans votre livre "Commandant de Char Sherman de l'Armee Rouge" vous avez ecrit que la 233eme Brigade de Char Sherman M4A2 a ete arme non pas avec le canon court 75mm, mais avec le canon long 76mm en janvier 1944.
N'etait pas un peu tot ? Ces chars sont ils apparu plus tard ? Expliquez encore une fois quels canons ont ete montes sur le Shermans de la 233eme Brigade de Char.


Hmm,Je ne sais pas.Nous avions tres peu de Sherman avec le canon court.
Les notres avaient un canon 76mm long.Pas juste notre brigade s'est battue sur Shermans.Peut-etre ceux-ci etaient dans d'autres brigades.
Dans le corps,j'ai vu de tels chars,mais nous avions les chars avec les canons longs.




Dmitriy Fedorovich,il y avait des armes personnelles dans chaque Sherman qui sont arrive en URSS,des mitraillettes Thompson (aussi connu comme l'arme a feu Tommy).J'ai lu que le personnel de l arriere a vole ces armes et que peu de chars sont arrives dans des unites toujours equipees.Quel genre d'armes aviez-vous,Americaines ou sovietique ?


Chaque Sherman est venu avec deux Thompson de calibre 11.43mm(.45 Cal),une cartouche puissante en effet! Mais la mitraillette etait sans valeur.Nous avions plusieurs mauvaises experiences avec cela.
Prenez une mitraillette allemande avec la crosse pliante(la MP 40 SMG).
Nous l'avons aime pour sa compacite.Le Thompson etait trop grand.
Vous ne pouviez pas vous retourner dans le char le tenat.




Le Sherman avait une mitrailleuse antiaerienne M2 calibre 50.L'avez-vous souvent utilise ?


Je ne sais pas pourquoi,mais une livraison de chars est arrive avec des mitrailleuses et une autre sans.Nous avons utilise cette mitrailleuse contre les avions et contre des cibles terrestres.Nous l'avons utilise moins frequemment contre des cibles aeriennes parce que les allemands n'etaient pas des imbeciles.Ils bombardaient en altitude ou en passe de
tir plongeante. La mitrailleuse etait bonne a 400-600 metres de distance.
Les allemands larguaient leurs bombes a 800 metres ou plus haut,laissaient tomber leurs bombes et partaient rapidement.
Ainsi oui,nous l'avons utilise, mais ce n'etait pas tres efficace.
Nous avons meme utilise notre canon de 76mm contre les avions.
Nous avons place le char sur le flanc d'une colline et avons tire.L impression generale de la mitrailleuse etait bonne. Ces mitrailleuses avaient une grande utilisation dans la guerre avec le Japon,contre les kamikazes.Nous avons tires tellement avec celles-ci qu'elles s sont
devenus rouges et chaudes et ont commence a s enrayer.
A ce jour,j'ai un eclat dans ma tete venant d'une mitrailleuse antiaerienne.




Dans votre livre,vous racontez une bataille a Tynovka par les unites du 5eme Corps Mecanise. Vous ecrivez que la bataille etait le 26 janvier 1944.Quelqu'un est parti la et a trouve quelques cartes allemandes,montrant par lequel Tynovka etait deja dans les mains
sovietiques le 26 janvier 1944. De plus,l'homme a aussi trouve un rapport d'intelligence allemand, base sur l'interrogation d'un lieutenant sovietique du bataillon antichar de la 359eme division de Fusilles.
Ce rapport a indique que des T-34 sovietiques et des chars moyens americains,avec un certain KVS camoufle avec de la paille de chaume,ont ete places dans Tynovka. Cet homme demande si vous pourriez vous tromper quant a la date.Il indique qu'une semaine plus
tot,Tynovka etait en fait dans des mains allemandes.


C'etait tout a fait possible.Gardez a l'esprit comment etait embrouillante la situation! Les camarades etaient la dans un tel desordre!
La situation changeait pas au jour, mais a l'heure. Nous avons encercle le groupement des allemands a Korsun-Shevchenkovskiy.Des allemands a l'exterieur de l'anneau nous attaquaient pour aider leurs camarades a l'interieur.
Ces batailles etaient si lourdes que Tynovka a change de main plusieurs fois en dans la journee.



Vous ecrivez que le 29 janvier,le 5eme Corps Mecanise s'est avance a l'ouest des unites de soutien du 1er Front ukrainien, qui retenaient les allemands des contre-attaque.Plusieurs jours plus tard,le corps mecanise etait dans la zone de Vinograd.
Par la suite,le 1er fevrier le corps etait dans le chemin de l'attaque principale des 16ème et 17ème Divisions de Panzer allemands.
Cette attaque a été lancée de la zone de Rusakovka et Novay Greblya au nord et au nord-est.Après plusieurs jours,les allemands ont capturé Vinograd et Tynovka,ont traverse le Fleuve Gniloy Tikich et ont atteint Antonovka.Pourriez-vous décrire le rôle de votre corps
mécanisé dans le deroulement de la bataille?


Nous avons encerclé les allemands et avons fermé la poche.
Ils nous ont immédiatement jetés à l exterieur de l'anneau. Le temps était épouvantable;le dégel a commence pendant la journée.Je suis descendu d'un bond de mon char dans la boue. Il était plus facile de tirer mes pieds de mes bottines que de tirer mes bottines de la boue.
La nuit,la température a baissée au-dessous de la congélation et la boue s'est gelée.
Nous avions laisse juste quelques chars en place pour créer l'apparence de force, la nuit nous avons demarrer notre char et allume les phares et avons avancé.
Notre corps entier est entré en défensive.
En fait,le corps était à environ 30 pour cent de la force des chars.
Le combat avait été si dur que nos armes à feu étaient rouges et chaudes.De temps en temps,les balles ont même fondu. Vous avez tiré et elles tombaient lourdement dans la saleté cent mètres devant le char.
Les allemands se battaient pour leurs vies et indépendamment de la situation, n'avait rien à perdre. Certains ont réussi à éclater en petits groupes.
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MessageSujet: Re: Dmitriy Fedorovich Loza   Mar 11 Sep - 2:30






L'aviation allemande a t elle infligé des pertes significatives sur votre équipement ? Particulièrement que pouvez-vous dire du Henschel Hs-129 ?

Non,mais c'est arrivé.Je ne me rappelle pas du Henschel;peut-être il y avait un tel avion. Parfois nous avons pu éviter des bombes.
Vous pouviez les voir venir,vous savez.Nous avons ouvert nos trappes ,sorti nos têtes pour scruter le ciel.On criait a nos conducteurs dans l'interphone :
"la bombe tombera devant nous"par exemple. Mais en général il y avait des cas ou les chars ont été touches et incendies. Les pertes du a ces attaques n'ont pas excédé 3 a 5 chars dans le bataillon.
C'était plus commun pour un char seul d être endommagé ou détruit.
Nous avons fait face a un danger beaucoup plus grand dans les agglomérations,les Panzerfaust.En Hongrie je me rappelle que j'ai été si fatigué que j'ai dit à mon adjoint de mener le bataillon tandis que je dormais.Je me suis endormi directement là dans le compartiment de mon Sherman.Autour de Beltsy,ils nous avaient laissé tomber des munitions par parachutage. Nous avons pris un parachute pour nous.
J'ai utilisé ce parachute comme mon oreiller.Le parachute etait en soie et n'a pas fait entrer les poux.Et j'ai eu un bon sommeil!
Soudainement,je me suis réveillé.Pourquoi?
Je me suis réveillé a cause de silence.Pourquoi ce silence ?Il s'avère que l'attaque d un avion avait incendié deux chars.
Pendant le roulage,beaucoup de choses ont été accumulées sur les chars:caisses,bâche.Le bataillon avait fait halte,avait coupé les moteurs et c'était devenu silencieux. Et je me suis réveillé.




Avez-vous fermé vos écoutilles pendant le combat dans des agglomérations ?

Nous avons absolument fermé nos écoutilles de l'intérieur.
De ma propre expérience,quand nous avons fait irruption a Vienne,les allemands nous jetaient des grenades des étages supérieurs des bâtiments.J'ai ordonné à tous les chars d'être garé sous les voûtes des constructions et des ponts.
De temps en temps,j'ai dû retirer mon char de l abri couvert pour détendre mon antenne et envoyer et recevoir des communications de mon commandement.
Sur une occasion,un opérateur radio et un mécanicien-conducteur ont fait quelque chose à l'intérieur de leur char et ont avaient laisse l 'écoutille ouverte. Quelqu'un a laissé tomber une grenade par l'écoutille.Elle a frappé le dos de l'opérateur radio et a explose.
Tous les deux ont été tués.




Le mécanisme principal des munitions HEAT (charge creuse), dont le panzerfaust était un des type,est la deflagration a haute pression dans le char qui met hors de service l'équipage.
Si les écoutilles avaient ete légèrement ouvertes,celle-ci ne fournirait pas un certain degré de protection ?
Un ordre spécial a été publié avant que nos forces entre en Allemagne.



Ceci est vrai,mais tout de même nous avons gardé nos écoutilles fermées.Cela pouvait avoir été différent dans d'autres unités.Les antichars panzerfaust tiraient le plus souvent dans le compartiment de moteur.
Si le char etait prenait feu,qu'on le veuille ou non,l'équipage devait sortir.Ensuite,les allemands tiraient sur l'équipage avec une mitrailleuse.



Quelles étaient les chances de survie si votre char etait touche?


Mon char a été touche le 19 avril 1945 en Autriche.Un Tigre nous a mis un obus tout droit devant nous.Le projectile a traverse le compartiment de combat en entier et ensuite le compartiment de moteur.
Il y avait trois officiers dans le char:
Moi,comme commandant de bataillon,
le capitaine Sasha Ionov (dont le propre char avait déjà été touché)
le commandant du char ou l on etait.
Trois officiers,un mécanicien-conducteur et un opérateur radio.
Quand le Tigre nous touche,le mécanicien-conducteur a été tué immediatement.Ma jambe gauche entière a été blessée; à ma droite,Sasha Ionov a subi une amputation traumatisante de sa jambe droite.
Le commandant du char a été blessé et au-dessous de moi,etait assis l'artilleur,Lesha Romashkin.Ses deux jambes ont été arrachees.Avant cette bataille,nous etions assis à un repas et Lesha m'a dit:
"si je perds mes jambes,je me tuerai.Qui aura besoin de moi ?"
Il était un orphelin et n'avait aucun parent connu.
Dans un étrange de destin,c est ce qui lui est arrivé.
Nous avons tiré Sasha du char,ensuite Lesha et commencions l'évacuation des autres.À ce moment la, Lesha s'est tué.
En général,un ou deux hommes étaient toujours blessés ou tués.


Sherman "Emcha' detruit








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naga
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MessageSujet: Re: Dmitriy Fedorovich Loza   Mer 12 Sep - 2:20



Les soldats ou les commandants juniors ont-ils recu de l argent de poche? Paye,allocation?


En comparaison des simples soldats des autres unités,les soldats,sergents jusqu'au sergent senior ont reçu une paie double et les officiers une fois et demi la paie normale dans des unités de gardes.
Par exemple, mon capitaine a reçu 800 roubles. Quand je suis devenu commandant de bataillon, j'ai reçu 1200 ou 1500 roubles. Je ne me rappelle pas le montant exact.En tout cas,nous n'avons pas reçu toute notre paye.Elle a été gardé dans une caisse d'épargne de terrain avec un compte personnel.
Nous pouvions stocker de l'argent ou l envoyer à notre famille.
Nous n emmenions d'argent dans notre poche. Le gouvernement était chic à cet égard. Pour ce qu'avons-nous eu besoin d'argent dans la bataille ?


Que pourriez-vous acheter avec l'argent que vous aviez ?

Eh bien, par exemple, quand nous nous etions a Gorkiy,je suis alle au marché avec mon ami Kolya Averkiev.C était un bon camarade,mais il est mort dans les premières batailles!
Nous marchions là-bas et nous nous sommes heurtés contre un spéculateur vendant du pain de seigle. Il tenait un pain dans ses mains et en avait deux autres dans son cartable. Kolya lui a demandé:
"Combien pour le pain ?" Il a répondu, "Trois kosykh" (Kosaya -argot russe, cela signifie 100 roubles);donc le spéculateur a demandé 300 roubles.Kolya ne comprenant pas,lui donna 3 roubles
L'homme a dit: "Est-ce que vous êtes fous ?" Kolya tira en arrière,
"Qu'est-ce qu'il y a ? Vous avez demandé trois kosykh et je vous ai donné trois roubles!" Le spéculateur a dit, "Trois kosykh sont trois cents roubles!" Kolya a répondu, "Vous êtes une peste! Vous faites de
la spéculation ici alors que nous donnons notre sang pour vous en première ligne!"
Comme officiers,nous avions toujours nos armes personnelles. Kolya a sorti son pistolet.
L'homme a saisi les trois roubles et battu en retraite hâtive.

En plus de l'argent,une fois par mois,les officiers recevaient un paquet supplémentaire. Il contenait 200 grammes de beurre, un carton de biscuits, un paquet de cookies et, je crois, du fromage.
Nous découpions le pain,atalions le beurre puis le fromage.Quel banquet c'était!





Quel genre de la nourriture avez-vous reçu dans vos paquets supplémentaires?Soviétique ou américain?

Les deux.Parfois un et parfois l'autre.




Les soldats et les officiers subalternes ont-ils reçu quoi que ce soit apres être blessé ?Argent,nourriture,congé,ou d'autres formes de compensation?

Aucune disposition spéciale n'a été faite.




Quelle genre de la compensation a été donne pour la destruction d'un char enemi,d un canon,etc...? Qu est ce qui a déterminé ou était les règles strictes aux primes et aux récompenses?
L'équipage entier a-t-il été récompensé pour la destruction d'un char enemi ou bien quelques membres a titre individuel?

On a donné l'argent à l'équipage et divisé également parmi les équipiers.
En Hongrie au milieu de 1944,à une de nos réunions,nous avons décidé que nous rassemblerions dans "un pot" général tout l'argent que l'on nous a attribué pour les materiels enemis détruits et d envoyer plus tard cet argent aux familles de nos camarades morts.
Après la guerre,cherchant dans les archives, je suis tombé sur des listes que j'avais personnellement signées quant à la transmission de sommes d'argent aux familles de nos amis : trois mille roubles,
cinq mille roubles,etc...

Au Lac Balaton,nous avons fait irruption a l'arrière des allemands et nous avons attaque une colonne de chars allemands,détruisant 19 chars,dont 11 étaient de chars lourds .Beaucoup de véhicules à roues. En tout nous avons compté 29 véhicules détruits de combat.
Nous avons reçu 1000 roubles pour chaque AFV détruit.

Dans notre brigade,il y avait un grand nombre d'équipiers de char de Moscou, puisque notre brigade avait été formée a Naro-Fominsk (une petite ville près de Moscou) et nos remplaçants sont venus des
conseils de révision de Moscou. Donc, quand après la guerre, je suis allé étudier à l'Académie Militaire Frunze, j'ai essayé autant que possible de rencontrer les familles de nos soldats tombés. Bien sûr,
la conversation était triste, mais c'était si nécessaire pour eux parce que là c était une personne qui connaissait,leur fils, père, ou le frère étaient morts.Fréquemment,j'ai pu leur raconter les détails,
et même la date.
Alors ils ont reçu l'argent.Parfois nous avons pu leur envoyer non juste de l'argent, mais des colis contenant des articles capturés.




Ainsi,un char détruit a été compté au score personnel de chaque membre de l'équipage.

Oui.




Qui a gardé la liste des pertes ennemies ?

Le personnel et le bataillon et les capitaines. Le commandant adjoint pour la maintenance a aussi gardé la trace.
De plus, nous avions créé un groupe pour l'évacuation de chars endommagés.Ne les confondez pas avec des unités de zone arrière!
Ce groupe consistait normalement de 3-5 hommes avec un véhicule de tractage(generalement un char sans tourelle) commandé par le commandant adjoint pour la maintenance. Ils se déplacaient derrière les formations de combat,gardant la trace tant de nos chars que les pertes des allemands les enregistrant tous les deux.




Par quelle méthode a t-il été déterminé qui a détruit quel char ou canon? si plusieurs équipages ont simultanément revendiqué avoir détruit le même char allemand ?


Ceci est arrivé occasionnellement,quoique non fréquemment.
Normalement,ils ont crédité les deux équipages et ont fait une annotation,"conjointement". Il est note dans le rapport comme un seul char détruit. L'argent etaient dédoublé:500 roubles à chaque équipage.




Quelles étaient les actions de l'équipage d'un char endommagé dans le combat?

Sauver le char,essayer de le réparer.Si l'équipage a manqué de ressources suffisantes pour réparer,ils installaient une défense autour de leur char.Il etait catégoriquement interdit d'abandonner un blinde.J'ai déjà mentionné que nous avions un officier SMERSH dans chaque
bataillon. Dieu nous en garde que vous abandonniez un char! Nous avions quelques cas où avant une attaque,un équipier a desserré des maillons de chenilles.Ca n'a pas pris beaucoup d'effort au mécanicien-conducteur pour resserrer l ensemble.Mais notre officier SMERSH en a pris note et a regroupé les coupables.
Bien sûr,c'était une lâcheté sans aucun doute!




Sherman detruit a Kowel





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MessageSujet: Re: Dmitriy Fedorovich Loza   Jeu 13 Sep - 3:12




Pouvait-il arriver que si par négligence,l'équipage n'avait pas serré ou oublier de serrer des maillons de chenilles,que l'équipage pouvait être condanne pour lâcheté ?

Oui,cela pourrait arriver.L'équipage s'occupait de leur char.
Autrement,ils pouvaient simplement se réveiller un matin dans un bataillon pénal.Donc,c'était l'obligation des commandants de char et des capitaines de vérifier la tension des chenilles avant chaque
missions.



Avez-vous jamais dû tirer sur nos propres soldats ou nos chars ?

Quoi que ce soit pouvait arriver pendant la guerre.
Un tel incident a eu lieu à l'ouest d'Yukhnov.
Notre brigade avait atteint cet emplacement et s'était arrêtée dans une forêt. On etait a trois kilomètres des combats devant nous.
Les allemands avaient capturé une tête de pont à travers un cours d'eau et avaient commencé à s étendre. Notre commandant de corps a ordonné aux Matildas de notre brigade de contre-attaquer les allemands.
Les allemands n'avaient aucun chars;les Matildas ont réussi à liquider la tête de pont et les allemands ont reculé à travers le cours d'eau.
Maintenant nos Matildas revenait vers l arriere du front. Un peu plus tôt,craignant une percée par les allemands,notre commandant avait avancé et avait déployé un bataillon d'artillerie antichar.Ils ont déployé a 300 mètres devant nous et se retranchaient. Notre artillerie n'a pas su que nos chars étaient ici,ou qu'ils étaient des véhicules amis. Donc, n ayant jamais vu de Matilda,ils ont ouvert le feu sur nous et ont détruit trois ou quatre chars. Les chars restants ont rapidement tourné et ont cherché une couverture. Le commandant de bataillon,un artilleur,a ete voir un des chars détruits,regardé à l'intérieur et a vu là, nos propres soldats. Un d'entre eux avait la poitrine pleine
de médailles. L'artilleur était hors de lui.

Sur une autre occasion,quand des 1e et 2ème Fronts ukrainiens,reliés a Zvenigorodka,a fermé l'encerclement de la poche Korsun-Shevchenkovskiy, la 5ème Armée équipée de T-34 s'est approchée du sud et nos Shermans sont entré du nord.Nos troupes,sur les T-34,n'avaient pas été averties
qu'il y avait des Shermans dans la zone et ils ont tiré sur le char de mon commandant de bataillon,Nikolay Nikolaevich Malyukov.
Il est mort dans son sherman.




Ont-ils puni quelqu'un pour ceci ?

Je ne sais pas. Peut-être ils ont puni quelqu'un. Chaque cas a été examiné par des organisations de l arrière.



Comment avez-vous coopéré avec l'infanterie pendant les combats ?

Par TOE,la brigade avait trois bataillons de 21 chars chacun et un bataillon d'artilleurs.Un bataillon de fusilles avait trois compagnies, une pour chaque bataillon de chars.Nous avions cette structure à trois
bataillons seulement à la fin 1943 et au début 1944. Tout le reste du temps,nous avions deux bataillons de chars dans la brigade.
Nos Fusilles étaient comme des frères d armes pour nous.
Pendant les missions,ils etaient assis sur nos chars.Ils etaient au chaud là,ont séché leurs affaires et ont dormi. Nous avons roule un long moment puis nous nous sommes ensuite arrêtés quelque part.
Les equipages pouvaient dormir tranquilles,nos fusilles protégaient nos chars et nous.
Au fil du temps,beaucoup de fusilles sont devenus des membres de nos équipages,initialement comme chargeurs et plus tard comme opérateurs radio. Nous avons divisé nos trophées également :eux avec nous et nous avec eux.Ils ont eu plus de facilité que les fantassins ordinaires.

Pendant les combats,ils etaient assis sur les chars jusqu'a ce que les tirs commencaient.Aussitôt que les allemands ouvraient le feu,ils sautaient et couraient derrière les chars.




Comment avez-vous tiré,par courts arrets ou en mouvement?

Les deux a la fois.Si nous tirions en mouvement,la vitesse du char ne devait pas excéder 12 km/h. Mais nous tirions rarement en mouvement, seulement pour inciter la panique dans les rangs ennemis.Principalement nous tirions apres de courts arrets.Nous nous sommes précipités dans
une position,s'arrêtions pendant une seconde,tirions puis nous nous déplacions en avant.




Que voudriez-vous dire du Tigre allemand ?

C'était un véhicule extremement lourd. Le Sherman ne pouvait jamais battre un Tigre avec un tir frontal. Nous devions forcer le Tigre a exposer son flanc.Si nous défendions et que les allemands attaquaient, nous avions une tactique spéciale.
Deux Shermans ont été désignés pour chaque Tigre.Le premier Sherman tirait sur une chenille pour arreter le Tigre.Le véhicule lourd avançait donc toujours sur une chenille qui le faisait pivoter sur lui-
meme. À ce moment,le seconde Sherman lui tirait dans le côté, essayant de frapper le reservoir de carburant.
Un char allemand a été detruit par deux des nôtres,donc la victoire a été créditée aux deux équipages.Il y a une histoire de ce combat "Chassant avec des Barzoïs" dans mon livre.











Le frein de bouche a un défaut significatif :un nuage de poussière se souleve pendant le tir du canon ainsi équipée.
Certains equipages ont essayé d'y remedier, par exemple, en mouillant la terre devant leur char.
Quelles contre-mesures avez-vous employé ?


c est correct! Nous pouvions aussi aplatir la terre et la couvrir de nos bâches.Je ne me rappelle pas de problèmes spéciaux.






Dmitriy Fedorovich,nos equipages qui se sont battus sur Churchill britannique ont indiqué que l'appareil de chauffage etait faible dans le compartiment d'équipage. L'appareil de chauffage électrique standard
était inadéquat pour les conditions de l'hiver russe.
Comment le Sherman a-t-il été équipé à cet égard ?


-Le Sherman avait deux moteurs diesel connectés par une articulation d'accouplement.Ceci était tant bon que mauvais.
Il y avait des cas quand un de ces moteurs a été mis hors service dans la bataille,l'articulation d'accouplement pouvait être déclenché du compartiment d'équipage,le char pouvait rouler loin du combat sur seul un moteur.
D'autre part,il y avait des ventilateurs puissants situés au-dessus des deux moteurs.Nous avons eu l'habitude de dire,
"Ouvrez la bouche et le vent sortira de votre cul!"
Peut-être qu il y avait la chaleur venant des moteurs,mais je ne vous dirai pas que c'était chaud.
Quand nous faisions halte,nous couvrions immédiatement le compartiment des moteurs avec notre bâche.Alors,ca restait chaud dans le sherman pendant plusieurs heures;nous avons dormi dans le char.Ce n est pas pour rien que les Américains nous donnaient des combinaisons doublées
en peau de mouton.
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MessageSujet: Re: Dmitriy Fedorovich Loza   Dim 16 Sep - 2:52


Quel genre d obus,aviez-vous porté dans le sherman ?

Explosif(IL) et perforant(AP). Il n'y avait rien d'autre. Le ratio était d environ un tiers IL et deux tiers d'AP.




En général,ceci dépendait peut etre du type de char,non? Sur nos chars lourds JS-2,c'était environ un tiers d AP et deux tiersd'IL.

C est correct.Mais le tir du JS-2 était si puissant qu'un tir était suffisant pour quoi que ce soit.Quand nous sommes entrés à Vienne,ils nous ont donné une batterie de 3 JSU-152.
Comment ils nous ont retenus! Sur l'autoroute,nous pourrions faire du 50 km/h avec nos Shermans mais les JSU à peine 20 km/h. Quand nous sommes entrés dans Vienne,il y a eu un incident que j'ai décrit dans mon livre.Les allemands nous ont contre-attaqués avec plusieurs Panthers.
Le Panthèr était un char lourd. J'ai ordonné à un JSU d'avancer et d engager les chars allemands.
"Eh bien,tirez!" Et oh, il tire! Je dois dire que les rues à Vienne étaient étroites,les bâtiments etaient haus et grands.
Beaucoup de mes hommes ont voulu observer cet engagement entre un Panthèr et un JSU.
Ils sont restés dans la rue. Le JSU a tire et l'obus a frappé
la Panthèr a l arrière (distance de 400-500 mètres). Sa tourelle s est séparé du chassis et s est posé quelques mètres loin.
Mais suite au tir,le verre cassé est tombé d'en haut.les batiments avaient beaucoup de fenêtres et les vitres brisees sont tombés sur nos têtes.
À ce jour je me blâme que je ne ceci n ai pas ete prévu!
Nous avions plusieurs blessés!C'était une bonne chose que nous portions des casques,mais nos bras et nos épaules ont été tout coupés.Ceci etait ma premiere expérience de combat dans une grande
ville.Nous disons toujours,
"un homme intelligent n'entre pas à une ville, mais il la contourne".
Mais dans ce cas la, j'avais des ordres spécifiques d'entrer dans la ville.




Vienne a-t-elle été lourdement détruite ?

Non, non terriblement. Pas en comparaison de,disons Varsovie.
Ma mission de base était de capturer le centre de Vienne et la banque.
Là,nous avons capturé dix-huit tonnes d'or.
Mes hommes ont plaisanté avec moi,"si seulement vous pourriez prendre juste un sac!" Et j'ai répondu:"Les gars,pendant combien d'années je casserais des caillous pour ce sac ?"




Comment avez-vous ravitaillé en carburant ?

Chaque bataillon avait plusieurs camions de carburant.
Avant une bataille les chars devaient être remplis. Si nous partions faire un raid,nous chargions des futs de gasoil sur les chars et nous les laissions tomber apres le plein avant le combat.
Les camions de carburant venaient de l'arrière du bataillon et nous ont avancé le carburant.Tous les camions n étaient pas en avant en même temps.Aussitôt qu'un camion etait vidé,le suivant etait avancé.
En Ukraine,nous avons dû remorquer ces camions de carburant avec nos chars à cause de la boue.La boue était horrible.En Roumanie,c'est arrivé que nous avons fait irruption a l'arrière des allemands car ils nousavaient coupe de notre propre logistique.
Nous avons fait un cocktail,un mélange d'essence et de kérosène les M4A2 Shermans ont fonctionné mais les moteurs ont surchauffés.



Vous avez des aides,des hommes d equipage sans chars, qu'avez-vous fait avec eux ?

Absolument.Normalement,un tiers du nombre total de personnel.
Ils ont tout fait. Ils ont aidé avec la maintenance,le réapprovisionnement de munitions,le ravitaillement en carburant et quoi que ce soit d autre.Ils l'ont fait.




Aviez-vous des véhicules camouflés dans votre unité ?

Il y avait certains,mais je ne me les rappelle pas. Nous avions tout.
En hiver,nous avons peint nos chars en blanc dans un plan obligatoire etabli ,avec de la peinture.



Une permission a-t-elle été exigée pour le camouflage ?
Avez-vous besoin d autorisation pour peindre des slogans sur le char,par exemple, "Za rodinu" (Pour la Patrie)?

Non, aucune sorte de permission n'a été exigée. Ceci était votre choix
- vous voulez peindre, vous peignez.
Pour les inscriptions concernées, je crois qu'ils ont dû être approuvés par le représentant politique. C'était une sorte de propagande, une déclaration politique.




Les allemands ont fait l'utilisation répandue du camouflage. Les a-t-il aidés ?

Oui,il les a vraiment aidés.Parfois c'était crucial à eux!



Alors pourquoi vous ne l'avez pas fait ?

Nous avons manqué de matières. Nous n'avions pas de grand choix de couleurs. Il y avait une couleur protectrice et nous l'avons peint. Il fallait beaucoup de peinture pour couvrir un char!
Si nous avions pu obtenir d'autres couleurs,peut-être nous aurions camouflé nos chars.En général,il y avait beaucoup d'autres tâches de proximité, comme la réparation,le ravitaillement en carburant,etc...
Les allemands étaient plus riches que nous. Ils avaient non seulement le camouflage mais ils ont utilisé la zimmerit sur leurs chars lourds.
De plus, ils ont accroché des blocs de maillons de chenilles sur leurs chars. Parfois c'était tout à fait efficace!




L'équipage reçoit un choc quand un obus frappe le char,même s'il n'a pas pénétré le blindage ?

Généralement,non.Ca dépend où l obus frappe.Disons que,une fois, j etais assis sur le côté gauche de la tourelle et un obus a frappé près de moi.J'ai entendu ce coup mais il ne m'a pas nui.
Si il frappait quelque part sur la coque, je ne pourrais pas l'entendre du tout. Ceci est arrivé plusieurs fois. Nous sortions d'un engagement et inspections le char.En plusieurs endroits,le blindage
montrerait des impacts, comme un couteau chaud qui avait coupé du beurre. Mais je n'avais pas entendu les impacts.
Parfois le conducteur crierait:"Ils tirent à gauche!" Mais il n'y avait aucun son.
Bien sûr,si une arme à feu puissante comme le JSU-152 vous frappe, vous l' entenderiez!Et il enlèverait votre tête avec la tourelle.

Je veux aussi ajouter que la blindage du Sherman était dure. Il y avait des cas sur notre T-34,quand un obus frappait et n'avait pas pénétré.l'équipage avait été blessé parce que des morceaux de blindage
s etaient envolées de la coque intérieure et avaient frappé les équipiers dans les mains et les yeux. Ceci n'est jamais arrivé sur le Sherman.




Quel adversaire etait le plus dangereux ? un canon antichar ?Un char? Un avion ?

Il l était tous.Mais en général,les canons antichars étaient les plus dangereux.Il était très difficiles de les distinguer et de les detruire.
Les artilleurs creusaient le sol pour que leurs canons depassent legerement. Vous pouviez les voir seulement plusieurs centimètres de leur bouclier d'arme à feu.
C'était une bonne chose s'il avait un frein de bouche car la poussière se soulevait pendant le tir! Mais s il pleuvait ou bien en hiver,alors quoi ?




Y avait-il des cas ou vous n'aviez pas vu de votre char d'où le feu venait,mais votre infanterie SMG l avait vraiment vu ?Comment vous ont-ils guidés à la source du feu ?

Parfois,ils ont martelé sur la tourelle et ont criés. Parfois ils ont commencé à tirer dans la direction avec des balles traçantes ou ont tiré une fusee de signal dans cette direction. Et ensuite,
vous savez,quand nous sommes partis à l'attaque,le commandant regardait souvent autour de soi de la tourelle.Aucun des épiscopes, même dans la coupole du commandant,ne nous a donné la bonne visibilité.



Comment avez-vous maintenu des communications avec votre commandant et les autres chars ?

Par radio.Le Sherman avait deux postes de radio, HF et UHF,de très bonne qualité. Nous avons utilisé le HF pour des communications avec notre commandant et avec la brigade et l'UHF pour des communications dans la companie et le bataillon. Pour la conversation à l'intérieur
du char,nous avons utilisé le système d'interphone.Il a marché super!
Mais aussitôt que le char ai été frappé,les membres d equipage devaient rejeter son casque et son microphone de gorge d'abord .Si un de nous avait oublié et commencé à sauter du char,il se serait accroché.



Interview: Valeri Potapov, Artem Drabkin


Dimitry Fedorovich Loza est ne pres de Kharkov le 14 avril 1922.
Il a rejoint l'Armee Rouge en 1940 et a termine ses etudes a l'ecole de Saratov Armour en 1942.

En octobre de 1944,la Brigade de Loza a lutte autour de Debrecen avant que ses equipages ont recu finalement l ordre de se reposer.
En novembre 1944,la Brigade se re-equipe avec des M4A2 (76)W.









Source:
http://english.iremember.ru



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MessageSujet: Re: Dmitriy Fedorovich Loza   Dim 16 Sep - 11:21

Témoignages précieux et originaux, qui pour une fois ne viennent pas du S.S. sturmfuhrer X ou du feldwebel Y "montés" sur Tiger ...
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MessageSujet: Re: Dmitriy Fedorovich Loza   

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Dmitriy Fedorovich Loza
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