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 Objectif Vienne 1945 (2012)

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naga
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MessageSujet: Objectif Vienne 1945 (2012)   Mer 12 Sep - 3:04


Au milieu du mois de mars 1945, les Alliés sont sur le Rhin et l'Armée rouge sur l'Oder, à moins de 100 kilomètres de Berlin. L'offensive menée en Hongrie par la 6. SS-Panzer-Armee s'enlise dans la boue et se trouve confrontée à des troupes russes bien retranchées et de plus en plus nombreuses. Hitler insiste cependant pour que l'opération qui mobilise ses dernières réserves blindées se poursuive.




Ce Sherman M4A2 (76)W appartient au 2e front d'Ukraine.
Il franchit un ponton dans sa progression vers Vienne, en avril 1945.





Le haut commandement russe va encore faire la preuve de sa grande maîtrise opérationnelle. Alors que les Allemands ont de nouveau choisi d'attaquer dans un secteur puissamment fortifié dans les jours précédents, ils font porter leurs efforts sur le point faible du dispositif allemand. Les directives sont envoyées dès le 9 mars. L'objectif final est Vienne. Il est décidé de faire porter l'effort au sud du Danube, dans le secteur du 3e front d'Ukraine qui se voit attribuer la 6e armée blindée de la Garde, déjà en cours de redéploiement à l'ouest de Budapest. Il s'agit d'abord d'user les unités de la 6. SS-Panzer-Armee du generaloberst Sepp Dietrich puis de déclencher une offensive au nord du lac Balaton, dans le secteur de l'Armeegruppe Balck (6. Armee) avec de puissants groupes de combat des 4e et 9e armées de la Garde. Dans une deuxième phase, la 6e armée blindée de Garde mènera une attaque concentrique avec les 26e et 27e armées qui font face aux Panzerdivisionen.

Ensuite, les unités conservées en deuxième échelon pousseront vers l'ouest en direction de la capitale autrichienne de concert avec le 2e front d'Ukraine qui exécutera une attaque en tenaille sur les deux rives du Danube avec la 46e armée renforcée par le 2e corps mécanisé de la Garde au sud et la 7e armée de la Garde au nord.

L'offensive est déclenchée le 16 mars alors que les forces allemandes sont encore à l'attaque dans le secteur de la 6. SS-Panzer-Armee. La 3. SS-Panzer-Divison Totenkopf et la 5. SS-Panzer-Division Wiking sont violemment attaquées dans les environs de Zamoly par le 2e corps mécanisé de la Garde et le 23e corps blindé. Si elles résistent, la 2e division blindée hongroise sur leur flanc gauche et la 1ère division de cavalerie hongroise dans les Montagnes vertes ne peuvent tenir. Depuis la chute de Budapest, le moral de ces deux bonnes unités hongroises est au plus bas et les pertes subies les derniers mois n'ont pas été compensées. Contrairement aux ordres de l'OKH, elles sont encore engagées en unités constituées au lieu d'être dispersées au profit des unités allemandes. Le IV. SS-Panzer-Korps du general der Waffen SS Otto Gilles se trouve donc dans l'obligation d'engager immédiatement ses maigres réserves pour colmater les brèches les plus proches de son secteur. Plus au nord, rien ne peut cependant arrêter les troupes soviétiques. Comme le terrain n'est guère propice aux grandes concentrations blindées, les Russes utilisent leurs chars par groupes d'une vingtaine à une trentaine en soutien de l'infanterie.




Attentisme allemand

La concentration russe autour de Budapest n'a pas échappé au Heeresgruppe Süd qui en réfère à plusieurs reprises à l'OKH dans les semaines précédentes. Quand l'attaque russe se déclenche, le Generaloberst Guderian est vite conscient de la gravité de la situation mais la marge de manœuvre que lui laisse Hitler reste faible.

Détachée de la 2. Panzer-Armee, la 92. Brigade est en cours de transfert mais doit parcourir un long chemin pour rejoindre une poignée de bataillons d'infanterie et d'unités éparses (Gruppe-division Kühl) ainsi que le 325. Sturmgeschütze-bataillon détaché de la 8. Armee au nord du Danube. Le 403. Volks-Artillerie-Korps doit se positionner derrière le IV. SS Panzer-Korps pour frapper les ponts sur le Danube. Ces décisions sont cependant insuffisantes, et il est également proposé de redéployer la 356. Infanterie-Division du III. Panzer-Korps et la 16. SS-Panzer-Grenadier-Division Reichführer SS de la 2. Panzer-Armee pour tenir le secteur des Montagnes vertes.

Mal informée de la situation, la 6. SS-Panzer-Armee continue d'ailleurs à préparer ses opérations offensives, le I. SS-Panzer-Korps reçoit l'ordre de se dégager de la ligne de front pour se regrouper et lancer une attaque décisive avec le II. SS-Panzer-Korps et le III. Panzer-Korps.







Au sud, la 2. Panzer-Armee progresse encore de plusieurs kilomètres malgré de très violentes contre-attaques soviétiques. Durement pressées, les têtes de pont sur la Drau reçoivent l'autorisation d'évacuer leurs positions. Mais Hitler refuse toujours d'affaiblir les forces de ce secteur qu'il considère comme vital en raison de la proximité des champs pétrolifères hongrois, pourtant pratiquement détruits par les raids aériens alliés. L'obsession qui a suscité la dernière grande offensive allemande de la guerre reste vivace.

Pendant ce temps, la percée russe se poursuit sur le même rythme dans les Montagnes vertes. Dans le secteur du IV. SS-Panzer-Korps, la situation devient également critique en fin de journée. Si la 5. SS-Panzer-Division Wiking tient fermement ses positions et inflige de lourdes pertes aux assaillants, la 3. SS-Panzer-Division Totenkopf se trouve dans l'obligation de couvrir son flanc gauche de plus en plus découvert par la déroute de la 2e division blindée hongroise. Plusieurs de ses unités se trouvent encerclées et doivent percer vers l'ouest pendant la nuit. Au sud, le III. Panzer-Korps se trouve aussi menacé sur ses arrières dans le secteur Stuhlweibenburg. A la fin de la journée, la pénétration russe est profonde d'une dizaine de kilomètres et large de trente. Le general Balck, toujours trop optimiste, semble cependant peu préoccupé par la situation de l'aile gauche de son armée et maintient son quartier-général dans le secteur du III. Panzer-Korps.


Ce n'est pas le cas du Heeresgruppe Süd, qui demande l'autorisation d'employer le I. SS-Panzer-Korps pour frapper le flanc de l'offensive russe. Dans la nuit du 17 au 18, Hitler donne enfin l'autorisation de déplacer la 356. Infanterie-Division dans la région de Mor et de positionner le I. SS-Panzer-Korps derrière le IV. qui se voit également attribuer le renfort de la 17. Werfer-Brigade (lance-roquettes).
Toute la journée du 18 mars, la 3e armée hongroise se retrouve pressée par l'ennemi, mais composée pour l'essentiel d'unités allemandes, elle tient fermement ses positions au sud du Danube. Mais malgré un effort significatif de la Lufflotte 4 qui effectue 300 sorties et l'arrivée de la 92. Brigade, les quelques bataillons allemands engagés dans les Montagnes vertes ne peuvent contenir les troupes russes. Le IV. SS-Panzer-Korps réussit à maintenir ses positions mais se trouve menacé d'enveloppement sur son flanc gauche.
La 2. SS-Panzer-Division Das Reich reçoit à son tour l'ordre de se regrouper à l'arrière du front. L'aviation russe est particulièrement active et gêne considérablement les déplacements allemands. Les Soviétiques lancent de puissantes attaques repoussées par les unités allemandes de la 6. SS-Panzer-Armee qui tiennent des secteurs de plus en plus étendus. Les pertes sont lourdes de part et d'autre. Le commandement de la 6. SS-Panzer-Armee commence à mesurer l'ampleur de la catastrophe pour l'Armeegruppe Balck et la menace sur ses lignes de ravitaillement. Il décide aussitôt de les déplacer vers le sud.



Réactions allemandes

Le même jour, le haut-commandement allemand décide que la 6. SS-Panzer-Armee doit prendre en charge le secteur entre le Danube et le lac Valence afin de lancer une contre-attaque de grande envergure. Détaché la veille à l'Armeegruppe Balck, le I. SS-Panzer-Korps revient sous son commandement avec le IV. SS-Panzer-Korps et la 3e armée hongroise. Avec adresse, Balck a obtenu de faire intervertir les secteurs d'opérations entre les deux armées au plus grand profit de la sienne. Le changement doit être opéré en vingt-quatre heures ce qui s'avère vite irréaliste en raison du terrain, du manque de carburant et de l'action de l'ennemi. Le II. SS-Panzer-Korps reste ainsi encore engagé dans le saillant et éprouve les pires difficultés à confier son secteur de front aux unités voisines. Engagé sans interruption dans la région depuis le 1er janvier, le IV. SS-Panzer-Korps est le plus faible des trois et se trouve depuis trois jours confronté sans soutien aux attaques russes. Quant au I. SS-Panzer-Korps, il doit combattre pour occuper les points de regroupement qui lui sont assignés ! La 8. Armee reçoit pour instruction de transférer le quartier-général du XXIII. Korps au sud du Danube pour commander la 356. Infanterie-Division et le Kampfgruppe Wolf, engagés dans les Montagnes vertes. L'Armeegruppe Balck (6.Armee) reçoit l'autorisation de réduire sa ligne de front et de transférer le I. Kavallerie-Korps à la 6. SS-Panzer-Armee dès que possible.



Avec seulement une partie de ses forces rassemblées, le I. SS-Panzer-Korps réussit à stopper la progression russe en détruisant une quarantaine de chars. Toute contre-attaque est cependant impossible. Plus au nord, le II. SS-Panzer-Korps ne peut faire mieux, ses deux divisions (2. SS-Panzer-Division Das Reich et 6. Panzer-Division) étant en cours de transfert sans même leurs bataillons de reconnaissance toujours sur le front tenu par la 6. Armee. Le XXIII. Korps, désormais rattaché à la 6. SS-Panzer-Armee, se retrouve progressivement repoussé vers Komorn dont la défense est assurée par la Panzer-Grenadier-Division Feldhernhalle de la 8. Armee, alors en cours de reconstitution. La ville abrite les dernières raffineries opérationnelles du secteur, vitales pour le ravitaillement du Heeresgruppe Süd. Tourné par le sud et acculée au Danube, la 3e armée hongroise (96. et 711. Infanterie-Divisionen, 92. Brigade motorisée et quelques éléments hongrois) ne dispose plus que du fleuve comme voie de ravitaillement et de repli. La région industrielle de Tatabanya est déjà sous le feu de l'artillerie russe et ne présente cependant plus guère d'intérêt sur le plan économique alors que cette réduction du front apporterait à la VI. SS-Panzer-Armee les unités d'infanterie qui lui font défaut pour libérer une masse de manœuvre blindée.





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naga
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MessageSujet: Re: Objectif Vienne 1945 (2012)   Mer 12 Sep - 3:10



Hitler décide de prendre personnellement en main les opérations et ordonne une attaque en tenaille des unités russes qui ont franchit les Montagnes vertes. De nouveau, les ordres sont en complet décalage avec la réalité sur le terrain. La 6. SS-Panzer-Armee fait désormais face à trois armées russes car le 3e front d'Ukraine vient d'engager la 6e armée blindée de la Garde en soutien des 4e et 9e armées de la Garde. Le Heeresgruppe Süd propose cependant une attaque en tenaille depuis le nord avec le II. SS-Panzer-Korps (Das Reich et 6. Panzer-Division) soutenu par la 356. Infanterie-Division et depuis le sud par le I. SS-Panzer-Korps. Or, si ce dernier compte en théorie quatre Panzer-Divisionen (Leibstandarte, Hitlerjugend, Totenkopf, Hohenstaufen) la dernière et bientôt un kampfgruppe de la première sont retenus par la 6. Armee. La Totenkopf se trouve quant à elle très affaiblie par les sacrifices consentis pour ralentir l'avance russe des premiers jours.



En face, les Russes disposent de moyens impressionnants qui leur permettent de supporter de très lourdes pertes notamment en blindés. L'appui massif procuré par l'artillerie est encore renforcé par une activité intense des forces aériennes, malgré l'intervention de la Luftflotte 4 qui conduit plusieurs centaines de missions par jour avant de devoir reculer ses bases devant l'avance ennemie.







Avant même le début de l'opération, le I. SS-Panzer-Korps se trouve assailli par des forces supérieures en nombre qu'il stoppe cependant en mettant hors de combat une soixantaine de chars. La contre-offensive de la 6. SS-Panzer-Armee est terminée avant d'avoir commencé.

Le 21, la Wiking doit abandonner Stuhlweibenburg après six jours de violents combats contre sept divisions russes. Les Russes cherchent à isoler les forces allemandes mais les 3. et 4. Kavellerie-Divisionen réussissent à stabiliser le front un moment avec le soutien de la 23. Panzer-Division. La 27e armée russe ouvre cependant une brèche d'une dizaine de kilomètres dans le dispositif allemand. La 6. Armee doit engager tous ses moyens disponibles (1. et 3. Panzer-Divisionen, 509. Tiger-Abteilung, I/24. Panzer-Regiment) pour rétablir provisoirement la situation. Les éléments de la Hohenstaufen contre-attaquent en direction de Varpalota, détruisant 46 T-34.


La VI. Armee

Le Heeresgruppe Süd a réagi trop tard et s'avère incapable de faire exécuter ses ordres par la 6. Armee (Armeegruppe Balck) qui continue à retenir les unités dont la VI. SS-Panzer-Armee a besoin pour assurer ses missions. Or, la 6. Armee occupe un secteur de front de plus en plus réduit avec toujours plus de moyens. Le IV. SS-Panzer-Korps lui est de nouveau affecté, ce qui lui permet de récupérer la Wiking et de conserver la Hohenstaufen que le Heeresgruppe Süd lui a pourtant à plusieurs reprises ordonné de transférer et dont il a conservé une partie. La mauvaise foi du general Balck est telle qu'il a même indiqué ne plus savoir où se trouvait la division ! C'est pourtant celle-ci qui se sacrifie pour conserver ouvert un étroit corridor permettant le retrait de ses unités devant l'assaut de la 27e armée russe. Balck réclame par ailleurs presque tous les jours la contre-attaque de la 6. SS-Panzer-Armee. Il demande aussi avec insistance que celle-ci assure la sécurité de sa zone arrière dans la région de Stuhlweibenburg, déclarée ville fortifiée par le Führer. Encerclée de toute part, le chef de la Wiking profite d'une affectation provisoire au III. Panzer-Korps pour éviter à ses hommes un sacrifice inutile tant que la Hohenstaufen et la 1. Panzer-Division peuvent encore assurer son recueil. Cet événement tombe à point pour le chef de la 6. Armee qui va continuer de se plaindre du manque de combativité des divisions de la Waffen SS. Ses récriminations trouvent un écho auprès du General Wöhler, chef du Heeresgruppe Süd, mais aussi de Guderian qui a servi dans le même régiment que lui avant-guerre.


Elles lui servent aussi pour justifier la retraite désordonnée de ses troupes. Trop tardive et mal préparée, avec des lignes de ravitaillement qui ont tardé à se redéployer, elle contraint les unités à abandonner une grande partie de leur matériel lourd. Le chaos ambiant et le manque d'efficacité sont accrus par la mauvaise habitude de disperser sur le terrain les unités des divisions qui perdent ainsi une grande partie de leur cohésion. Les unités de la 6. Panzer-Division resteront ainsi réparties entre les deux armées.




La VI. SS-Panzer-Armee

La 6e armée blindée de la Garde fait porter son effort sur Veszprem pour acculer la 6. Armee au lac Balaton. Le general Balck reçoit l'ordre d'attaquer vers le nord pour faire sa jonction avec le I. SS-Panzer-Korps. Bien que ses unités s'agglutinent sur une zone de plus en plus étroite et qu'il retienne encore sous son commandement des unités malgré les ordres du Heeresgruppe Süd, le general Back refuse que la ligne de partage entre les deux armées soit déplacée vers le nord. La 6. SS-Panzer-Armee se retrouve donc sans moyens pour combler la brèche au centre de son dispositif mais aussi avec son flanc sud dégarni par le refus de la 6. Armee d'occuper les positions qui lui sont attribuées. La première dispose cependant de six divisions et demi pour tenir un front de 85 km contre neuf divisions et demi pour 10 km à la seconde qui place d'ailleurs en réserve l'intégralité de la 1. Panzer-Division. Le tableau ci-joint permet de mesurer la situation respective des deux armées.


Le chef d'état-major de la 6. SS-Panzer-Armee, le general-major Kraemer, signale que faute de renforts, il sera impossible de contenir les Russes, notamment dans la zone forestière au sud de Kisber. Le Heeresgruppe Süd décide alors de transférer la 3e armée hongroise à la 8. Armee et d'affecter à cette dernière la 153. Infanterie-Division. La 232. Panzer-Division reçoit l'ordre de gagner Raab. Toutes les deux ne sont que de faibles unités d'entraînement.


Le general Balck n'hésite pourtant pas à affirmer au commandant en chef du Heeresgruppe Süd que la Hohenstaufen a quitté ses positions avant d'être relevée, que l'ensemble des unités SS font preuve d'un manque de combativité et qu'elles fournissent les trois-quarts des fuyards. Le General Wöhler en informe Guderian sans même demander des éclaircissements à Sepp Dietrich. Dans la foulée, Balck annonce que ses troupes sont dans une situation désespérée et demande même des renforts. A deux reprises, il contacte directement Guderian pour se plaindre notamment de la Hohenstaufen dont le commmandant, l'Oberführer Stadler, lui a directement demandé le transfert de son unité. Même avec le transfert sous son commandement de la 1. Volks-Grenadier-Division, Balck refuse toujours le transfert du Kampfgruppe de la Leibstandarte, lui aussi bizarrement disparu. Puis il va jusqu'à demander à être relevé de son commandement si celui-ci lui est retiré.


La 1. Panzer-Division reçoit l'un de ses derniers Panthers neufs, en avril 1945.
Depuis le début de l'offensive soviétique, les pertes sont surtout dues au manque d'essence
et de pièces de rechange qui conduisent à abandonner les véhicules.






Le 24 mars, le Generaloberst Rendulic est nommée à la tête du Heeresgruppe Süd dont le General Wöhler continue assumer le commandement jusqu'à son arrivée, mi-avril. Le même jour, les troupes alliées se préparent à franchir le Rhin, tandis que 600 bombardiers lourds frappent les usines hydroélectriques de Scharzheide et la région de Vienne.



L'affaire des bandes de bras des SS-Panzer-Divisionen

Lors de l'offensive des Ardennes, Hitler avait été particulièrement touché par les faibles performances de la VI. SS-Panzer-Armee par rapport à celles de la V. Panzer-Armee. L'échec de l'offensive en Hongrie ajoute encore à son mécontentement. Sa fureur explose lors de la réunion d'état-major qui se tient dans la nuit du 26 au 27 mars. Il interdit aux hommes de la Leibstandarte de porter leurs bandes d'épaule avec le nom de la division. Seul le Reichsmarschall Göring, pourtant déjà peu en faveur du führer, prend la parole pour rappeler que l'unité a combattu bravement depuis le début de la guerre, subissant des pertes plusieurs fois égales à ses effectifs initiaux. Il ajoute que cette décision est injustifiée et insultante pour les officiers et les hommes et notamment pour Sepp Dietrich. Un moment silencieux, Hitler demande à Himmler et à Fegelein de le suivre dans la chancellerie. Quelques heures plus tard, l'ordre est maintenu sans qu'il soit encore possible de nos jours de savoir s'il s'applique à la seul Leibstandarte, aux divisions SS de la VI. SS-Panzer-Armee ou à l'ensemble des divisions SS du front.

Contrairement aux assertions de certains par la suite, la décision n'est donc pas celle de Himmler et n'a pas fait l'objet d'une annulation par Hitler ultérieurement. L'ordre ne dépasse cependant pas le quartier-général de Sepp Dietrich. Choqué, celui-ci refuse de le mettre à exécution et en informe seulement les chefs de corps et de divisions. Ses hommes continueront à faire leur devoir mais sans rien attendre désormais du haut-commandement.

Le 28, Himmler vient inspecter les unités sur le terrain et convoque Sepp Dietrich au quartier-général du Heeresgruppe Süd. Kraemer ne laisse pas partir son chef sans une escorte de blindés semi-chenillés et de pièces de flak quadruples qui fait forte impression sur Himmler. Il se dit désolé par la décision d'Hitler et aborde juste la nécessité de mobiliser toutes les énergies.



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MessageSujet: Re: Objectif Vienne 1945 (2012)   Mer 12 Sep - 3:21



Nouvelle percée russe

Au nord, la 3e armée hongroise évacue sa tête de pont mais la 8. Armee se trouve à son tour attaquée par le 2e front d'Ukraine qui engage la 46e armée soutenue par le 2e corps mécanisé et le 23e corps blindé. Plus au nord, en Slovaquie, la 53e armée, la 7e armée de la Garde, la 1ère armée roumaine attaquent avec le soutien de trois ou quatre corps mécanisés. Rien ne semble pouvoir arrêter la progression russe. Au sud du Danube, les troupes allemandes doivent aussi reculer vers Raab comme le long du lac Balaton. La 6. SS-Panzer-Armee propose de tenir une ligne sur le canal Marczal et la rivière Raab ce qui provoque la colère d'Hitler. Celui-ci décide pourtant d'attribuer la 297. Infanterie-Division à la 2. Panzer-Armee. Wöhler transfère le XXIII. Korps à la 8. Armee. En compensation, arrive un faible Kampfgruppe de la 37. SS-Kavallerie-Division en cours de formation. Le quartier-général de la Waffen SS a indiqué à Guderian que chaque division disposait d'un pool de remplacement de 5 000 hommes. Issues des rodomontades entre services qui essayent toujours de se concilier les faveurs du führer, ses informations sont bien éloignées de la réalité. Depuis leur arrivée en Hongrie, les divisions SS se sont vu attribuer quelques milliers de combattants pour la plupart transférés de la Kriegsmarine et de la Luftwaffe et complètement dépourvus d'entraînement au combat. Les éléments en cours de reconstitution ou d'entraînement, comme les blessés de retour au service, sont souvent détournés au profit d'autres unités plus proches.

Wöhler autorise enfin la 6. SS-Panzer-Armee à récupérer directement le reste de la Leibstandarte. La Hohenstaufen est oubliée. Dietrich demande sans succès son retour mais aussi l'affectation de la 1. Volks-Grenadier-Division pour tenir ses positions. Ses hommes ont détruit une centaine de chars russes lors des trois derniers jours, ce qui montre à la fois la détermination des Russes et le courage désespéré des défenseurs.

La 6e armée de la Garde poursuit sa progression dans la forêt de Bakony. Balck va prétexter un retrait trop rapide des hommes de la Leibstandarte pour justifier la brèche qui ne cesse de s'étendre entre les deux armées. La déroute de son armée menace pourtant maintenant directement le flanc de la 2. Panzer-Armee. Le transfert de la 1. Volks-Grenadier-Division est ralenti par le manque de moyens de transport et par l'activité de l'aviation russe. Le nouveau chef d'état-major du Heeresgruppe Süd, le generalleutnant von Gyldenfeldt, prend cependant la mesure de la situation et ordonne à la VI. Armee de renouer le contact avec la VI. SS-Panzer-Armee en engageant cette division en soutien du IV. SS-Panzer-Korps (5. SS-Panzer-Division, 1. et 3. Panzer-Divisionen).



Colonne de ISU-152 allant vers Vienne






Le general de Angelis, commandant la 2. Panzer-Armee se voit attribuer la 297. Infanterie-Division. Il propose de la placer en réserve au nord de son dispositif pour prévenir une nouvelle retraite de la 6. Armee. Il demande aussi la possibilité de se replier sur la ligne de défense Margaret, plus courte, et la subordination du I. Kavallerie-Korps qui n'est alors plus qu'en contact radio avec Balck. Ses deux demandes sont refusées mais il donne cependant à ce dernier l'ordre de se replier pour se rétablir sur des positions mieux ordonnées. Le 29, le 18e corps blindé et le 5e corps de cavalerie de la Garde frappent à la jointure entre les deux armées allemandes. Malgré les demandes pressantes des commandants en chef de la VI. SS-Panzer-Armee mais aussi de la 2. Panzer-Armee et de la 8. Armee, Wöhler refuse d'aligner sa ligne de front sur la frontière austro-hongroise. Avec un centre faible enfoncé sur les deux ailes de la 6. Armee et deux ailes exposées, le Heeresgruppe Süd est pourtant en complet déséquilibre. Alors que les premiers soldats russes foulent le sol du Reich, la décision prise est enfin de transférer la 117. Jäger-Division et la 11. Fallschirmjäger-Division du Heeresgruppe E toujours autour de Sarajevo. La 6. SS-Panzer-Armee reçoit l'autorisation de se retirer sur la ligne Pribina qui s'appuie sur le lac Neusiedl. Quelques renforts lui sont bien tardivement affectés : la 356. Infanterie-Division, le III/ 818. Heeres-Artillerie-Abteilung et le 103e bataillon d'artillerie hongrois.


Un M4A2 (76)W suivi de deux Universal Carriers dans les rues de Vienne. 1 212 furent fournis par les Anglais et 1 348 par les Canadiens.
Les Russes manquaient d'un véritable véhicule blindé de transport de troupes comme le M3 américain ou le SdKfz 251 allemand.






Mise en difficulté par la retraite de la 6. Armee, qui n'a plus de communication ce jour avec le Heeresgruppe Süd alors qu'il est désormais en territoire autrichien, la 2. Panzer-Armee n'est pas autorisée à reculer et doit continuer à protéger des champs pétrolifères en ruines en raison des bombardements alliés. De nouveau Balck trouve un bouc émissaire avec le IV. SS-Panzer-Korps. (5. SS-Panzer-Division, 1. et 3. Panzer-Divisionen) et la division hongroise Szent Laszlo reconstituée après les durs combats du début de l'année. Il annonce que cette dernière est entièrement passée à l'ennemi et désarme les dernières unités hongroises qui se battaient encore avec ténacité aux côtés des Allemands pour protéger les derniers lambeaux du territoire national. Son armée est définitivement coupée de ses deux voisines qui tiennent pourtant des fronts plus larges avec de moindres effectifs. Son habitude de ne pas vouloir annoncer de mauvaises nouvelles à ses supérieurs en tenant ses positions jusqu'au bout et le manque de coordination dans l'emploi de ses unités accélèrent leur usure.

Le 29, Guderian est remplacé par le general Krebs. L'annonce de son départ porte un rude coup au moral des unités allemandes qui voient partir l'un des derniers chefs à avoir leur confiance. Les derniers espoirs de victoire évanouis, les soldats allemands vont désormais chercher à défendre le sol de leur pays contre l'invasion soviétique en attendant l'arrivée des Alliés occidentaux. En cette fin du mois de mars, après deux semaines d'offensive ininterrompue, le haut-commandement soviétique se trouve en situation de répéter la manoeuvre d'encerclement employée pour Budapest. Le 3e front d'Ukraine (6e armée blindée de la Garde, 4e et 9e armées de la Garde) concentre ses forces pour opérer un vaste mouvement tournant par le sud en profitant de la brèche de 50 kilomètres entre la 6. SS-Panzer-Armee et la 6. Armee. Pendant ce temps, le 2e front d'Ukraine (46e armée, 2e corps mécanisé de la Garde et 23e corps blindé) repousse la 8. Armee le long de la rive droit du Danube.



Vers Vienne

Le 1er avril, l'intégralité du territoire hongrois se retrouve sous le contrôle des Soviétiques qui poussent leur avantage en direction de Graz et de Wiener Neustadt. La défense de l'Ostmark (Autriche) n'existe que sur le papier et sa mise en oeuvre s'avère très tardive. Le 2 avril, c'est au tour de la 2. Panzer-Armee de se retrouver en grande difficulté sous la poussée de l'aile gauche du 3e front d'Ukraine (26e, 27e et 57e armées russes, 1re armée bulgare). La 6. Armee reste incapable de rétablir le contact avec elle.


La 6. SS-Panzer-Armee essaye avec difficulté d'établir un front homogène dans la région boisée qui s'étend au sud de Vienne. Le general Bünau prend le commandement de la ville dont la garnison est composée des restes de diverses unités de la Heer ou même de l'armée hongroise, soutenus par les bataillons lourds de la 24. Flak-Division de la Luftwaffe et la 1.Donau-Flotille (flottille du Danube) de la Kriegsmarine. A partir du 6, le 3e front d'Ukraine se contente de fixer les deux armées allemandes plus au sud et concentre ses moyens sur Vienne. Le 18e corps blindé russe est redéployé pour rompre le front toujours tenu par le I. et le II. SS-Panzer-Korps. L'essentiel de la Führer-Grenadier-Division (39 trains sur 48) arrive en renfort dans juste à temps pour les premiers combats dans les faubourgs de la capitale autrichienne. Ce n'est que le lendemain que le Generaloberst Rendulic prend effectivement le commandement du Heeresgruppe Süd. La 6. SS-Panzer-Armee est maintenant à bout de souffle malgré la destruction de 197 chars ennemis pendant la première semaine d'avril. Il faut y ajouter 45 chars, 18 canons antichars et 7 avions détruits par la 24. Flak-Division. L'ennemi intensifie sa pression. De violents combats se déroulent pendant la nuit du 8 au 9 avril. Le lendemain, l'ennemi perd 39 chars face à la défense déterminée des hommes de la Das Reich dans les rues de Vienne. La plupart sont détruits à bout portant ave des Panzerfaust et des Panzerschrek. Les pertes sont aussi élevées dans les autres secteurs, mais les assaillants sont déterminés à prendre la ville au plus tôt et avancent vers son centre. Le même jour, les premiers éléments de la 710. Infanterie-Division, de la 261. Sturmgeschütze-Brigade et du SS-Kampfgruppe Trabandt arrivent en renforts. Le 10, les unités allemandes commencent cependant à traverser le Danube. Au nord, la 8. Armee fait face à une vingtaine de divisions de fusiliers soutenues par deux corps mécanisés. Dans la nuit du 13 avril, des éléments de la Das Reich sont les derniers à évacuer Vienne.



Derniers combats

Le 14 avril, la Luftflotte 4 effectue encore 270 sorties avec même le soutien de quelques appareils hongrois. Pendant toute la durée de l'offensive soviétique, elle a continué à supporter avec efficacité les troupes au sol avec des chasseurs-bombardiers et ses derniers bombardiers, disputant même la supériorité aérienne à un ennemi très largement supérieur en nombre. Mais le manque de carburant et l'arrivée des appareils américains au-dessus de ses bases vont progressivement paralyser son action.

La poussée russe se poursuit malgré la perte de 80 chars face à la 6. SS-Panzer-Armee entre le 11 et le 14. Le 18, la 6. Panzer-Division rejoint le secteur de la 8. Armee menacée par plusieurs pénétrations ennemies. Le 509. Tiger-Abteilung la rejoint tandis que la 10. Fallschirmjäger-Division est attachée au I. SS-Panzer-Korps. Entre le 16 et le 18, celui-ci détruit 42 chars dont 24 pour le seul Kampfgruppe Peiper. Le 22, Hitler décide de rester dans Berlin pratiquement encerclée et de ne pas rejoindre ses dernières armées dans le sud. La situation se stabilise sur l'ensemble du front tenu par le Heeresgruppe Süd qui devient le Heeresgruppe Ostmark le 24. La Das Reich est mise en réserve pour prévenir l'arrivée de troupes alliées par l'ouest. Mais elle reçoit l'ordre avec la Hohenstaufen de se préparer à un transfert vers le Heeresgruppe Mitte pour une contre-attaque en direction de Berlin. Au sud, la 8e armée britannique profite de la capitulation rapide des troupes allemandes en Italie pour menacer les arrières de la 2. Panzer-Armee.


Cette colonne de SdKfz 251 de la Leibstandarte route vers l'ouest pour se rendre aux Américains.
Seuls des éléments de la Totenkopf seront remis aux Russes et connaîtront une longue captivité et une mortalité importante comme tous les prisonniers des camps soviétiques.





Le 7 mai, le generaloberst Rendulic ordonne à ses hommes de gagner l'ouest pour se rendre aux Américains. Heeresgruppe Süd compte encore 450 000 hommes et occupe une ligne de front continue. Il a fallu à l'Armée rouge une offensive continue de 46 jours pour repousser les troupes allemandes au-delà de Vienne. Pendant presque toute cette période, la 6. SS-Panzer-Armee a occupé le secteur du front le plus large en plein centre du dispositif allemand avec des effectifs non seulement insuffisants mais également amputés au profit des armées voisines. La performance catastrophique de l'état-major de la 6. Armee s'est ajouté au refus de l'OKH et de Hitler d'autoriser suffisamment tôt les replis nécessaires pour raccourcir la ligne de front tout en conservant les matériels lourds. Aggravée par le manque de carburant et de pièces de rechange pour les matériels endommagés, cette rigidité habituelle a accéléré l'usure de divisions allemandes déjà affaiblies.

L'engagement de la 6. SS-Panzer-Armee en Hongrie pour une offensive sans espoir, plutôt qu'en Pologne pour barrer la route de l'Oder et de Berlin aux Russes est un non-sens stratégique. Mais l'usure de cette unité dans un combat défensif qui ne lui a pas permis d'utiliser des moyens encore importants pour manœuvrer et frapper encore plus durement l'ennemi, démontre le manque de qualité du commandement exercé par le Heeresgruppe Süd qui va manquer les rares opportunités qui s'offrent à lui, notamment lors de la percée initiale russe dans les Montagnes vertes. C'est l'abandon trop lent du saillant de la 6. Armee à l'Est du lac Balaton, pourtant autorisé par le haut-commandement allemand, qui va déséquilibrer définitivement le dispositif allemand. La 6. SS-Panzer-Armee, transférée de ce saillant qu'elle vient de conquérir, est engagée trop tard vers le nord. Puis elle doit tenir le terrain, faute d'obtenir les divisions dont elle a besoin pour se dégager une marge de manœuvre pour une contre-attaque d'envergure. Le I. Kavallerie-Korps, la 9. SS-Panzer-Division Hohenstaufen et même pendant de longues journées une partie de la 1. SS-Panzer-Division Leibstandarte restent sous le commandement de la 6. Armee qui couvre pourtant un front d'une quinzaine de kilomètres seulement. Le transfert tardif de divisions de la 2. Panzer-Armee au sud et le retrait tout aussi tardif des Infanterie-Divisionen allemandes de la poche le long du Danube au nord aggravent encore la situation. En face, le haut-commandement soviétique analyse parfaitement la situation et exécute à la perfection son plan.



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Net4war.com




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MessageSujet: Re: Objectif Vienne 1945 (2012)   Mer 12 Sep - 11:05

Les soviétiques, à cette époque de la guerre, étaient en fait capables de porter ds coups sévères sur toute l'étendue du front ...
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naga
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MessageSujet: Re: Objectif Vienne 1945 (2012)   Mer 12 Sep - 13:22

les shermans M4A2 (76)W "Emcha" a Vienne 1945








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MessageSujet: Re: Objectif Vienne 1945 (2012)   Jeu 13 Sep - 2:02








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MessageSujet: Re: Objectif Vienne 1945 (2012)   

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