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 Fadin Alexander Mikhailovich (2012)

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naga
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MessageSujet: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Lun 1 Oct - 2:50


Fadin Alexander Mikhailovich



Je suis né le 10 octobre 1924 dans le village de Knyazevka a Arzamas de Nizhniy Novgorod oblast.

Dimanche 22 juin 1941,je me suis réveillé tard,à environ 10h00.
Je me suis décidé a aller voir ma tante.Quand je suis arrive,je l'ai vue en larmes.elle m'a dit que la guerre avait éclaté et que son mari Pavel était parti au Commissariat Militaire pour s'inscrire a l'Armée Rouge comme volontaire.J'ai alors décidé de ne pas m'attarder et
suis retourne a l'École de Navigation Fluviale de Gorky où j'étais étudiant. En route par le tram,j'ai entendu les gens parler de la guerre et dire que cela ne durerait pas longtemps.


Mardi 24 juin,je suis allé au Commissariat Militaire.La place,était pleine de monde.J'ai réussi a trouver ma voie dans le couloir du Commissariat Militaire où un responsable politique m'a rencontré. Il a demandé pourquoi j'étais là et j'ai répondu que je voulais aller au
front.Ayant appris mon âge,il m'a dit :
"vous savez,garçon,retournez à l'école et quand le temps viendra,vous irez a la guerre.Vous voyez combien de personnes sont ici aujourd'hui".
Environ un mois plus tard,je suis allé de nouveau au Commissariat Militaire.Après le conseil d un ami,j'ai ajouté deux ans à mon âge.
Ayant passé l'examen médical,j ai été assigné à Gorky a la 2ème École de Formation Auto-moto.

Nous avons été envoyés à la station nommée Iliyno, où nous avons été informés que nous étions a la 9ème Compagnie sous le troisième Bataillon de Motocyclette. La formation a commencé le jour suivant.
Nous avons étudié les règlements militaires et avons marche au pas en chantant.
Nous avions des fusils factices.Le 7 août 1941, nous avons preté le serment militaire et,c'était la première fois,nous nous sommes baigné et avons recus nos uniformes militaires d'été et des armes de combat nous ont été remis.

Nous avons commencé notre mission d entrainement avec des motos modèle AM-600 sidecar et IZh-9.Plus tard,nous avons continué sur les M 72.
Après quelques classes théoriques,nous avons été emmenés à l'autodrome pour conduite.

L'hiver 1941 s'est révélé être très sévère.Les gelees en décembre ont fréquemment atteints moins 42-45 degres.C'était tellement froid!
La température de l'air dans des salles de classe n'étaient pas beaucoup plus haut.
Dans la classe,nous devions être assis immobiles écoutant un instructeur.En outre,nous étions assez légèrement vêtus:
Un budenovka (casque de tissu pointu),un uniforme de coton,un pardessus,des bottines de bâche portées sur un tissu enveloppant,des sous-vêtements d'été et des mitaines d'un doigt (pour tirer).

À ce moment-là,la route de la gare de chemin de fer etait complètement enneigée par la tempête,etait devenue impassable,la livraison de produits alimentaires etait impossibles en décembre.Donc,pendant le mois entier,notre ration quotidienne etait de deux morceaux séchés de pain (au lieu de sept cents grammes habituel) et cinq morceaux de sucre.
Le petit-déjeuner,le déjeuner et le dîner ont consisté a en bol de soupe de betterave.De toute façon,ca n'a pas endommagé notre moral car nous etions sûrs que ces difficultés étaient provisoires.










Fin novembre 1941,les allemands se sont approchés de Moscou,la 2ème Formation Auto-moto a écrit une lettre au Commandant en chef Staline pour demander qu'il nous envoie au front.
Juste deux jours plus tard,un télégramme de réponse de lui-meme est arrivé à l'adresse de l'École de Formation.Il a remercié l'École de Formation pour son empressement, mais a indiqué que la Patrie aurait besoin de nous plus tard et nous a recommandés vivement de continuer à étudier et a être mieux préparée pour les batailles prochaines.
Ce télégramme nous a faits comprendre que Moscou ne serait pas livré,ce qui était la chose la plus importante.
Après quelques jours,la contre-offensive a commencé.

En mars,après huit mois de formation,l'école a envoyé environ quatre cents personnes au front.On nous a ordonné,les cadets du 3ème Bataillon de Moto,de continuer à étudier,mais à partir de ce moment-là,nous avons étudié le programme de formation avec des commandants de peloton automobiles.

Nous avons fini le cours de formation pour automobiles en juin 1942 et fin juillet nous avons été envoyés à Moscou MARF-3 (usine de réparation automobile de Moscou) pour une formation pratique.
Après le stage,nous sommes retourné à l'école et avons continué à nous préparer pour les examens finaux.

Fin août,au milieu de la nuit,le QG a sonne l'alarme et tous les cadets ont été envoyés à l'unité médicale.
Cent hommes ont ete choisis,y compris moi,pour faire parti d une nouvelle École de Formation de chars.
Ceux qui n avaient pas ete choisi sont restes dans le peloton automobiles.Nous avons crie:
"hourra!".Les aînés,qui se sont battus pendant Khalkhin-Gol et les guerres de Finlandaises et/ou ont participé à la campagne de libération de l'Ukraine occidentale et la Biélorussie,nous ont dit :
"pourquoi vous êtes gais ? Vous brûlerez dans ces boîtes en fer".
Nous avions été déjà bien formés sur le programme de formation automobile,donc à l'étude des chars,ce n'était pas une grosse affaire pour nous.



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naga
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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Ven 5 Oct - 7:29



Dans les premiers jours d'avril 1943,le Jury d'état est arrivé pour donner pouvoir à la première classe et de former des diplômés scolaires.
La formation sur les armes et les vehicules est considere comme le plus important,si une personne a eu une "Bonne" note aux examens,il serait conféré au rang de lieutenant junior,si il a eu une note "Excellente",il serait conféré au rang de lieutenant.
J'ai passé l'examen de Vehicules avec une note "Excellente".
Ce programme de formation exigait de tirer quand le char etait arrete pour une courte halte.Une note "Excellente" etait donnée si un tir a été fait en moins de 8 secondes et "une Bonne" note pour 9 secondes; une note "Satisfaisante" pour 10 secondes et "une Mauvaise" note si ca a pris plus longtemps.Mais moi,peut-être,j était le premier à l'école pour commencer le tir
Un tracteur tirait une cible avec un câble de remorquage d environ 300 mètres de long.Nous tirerions à la gamme de 1,200-1,500 mètres.
Tout le monde a craint de tirer sur le tracteur.Notre commandant de bataillon était un Major,un ancien combattant du front qui a ete ampute de son bras droit.Il avait eu l'habitude de nous enseigner :

"les arrêts doivent être plus courts, ou on ne s'arrête pas du tout".

Quand j'ai dit à mes camarades la première fois que je tirais tandis que j etais en mouvement,mon capitaine a essayé de me dissuader,mais je me suis décidé de faire la tentative de toute façon.Ca a marché! J'ai touché la cible au premier tir!Je me suis arrêté.
Le Capitaine Glazkov s'est précipité jusqu'à moi :

"Eh bien, le flemmard, je ne vous ai dit jamais ..!Supposons que,vous avez manqué la cible ?" Il a commencé à me parer en chuchotant.

Le commandant de bataillon est arrive:

"qui a tiré ?"
- "Eh bien,le cadet Fadin l a fait,étourdi".
- "Quoi ?! Mais il a fait un bon travail! Ceci est la voie, Major.Vous devriez enseigner aux autres le tir en mouvement,comme il a juste fait!"

Ensuite à l'examen,on m'a donné la permission pour tirer toujours en mouvement.Cependant,l'examinateur,un colonel,m'a averti:

"attention,si vous ne touchez pas a tout les trois coups,vous n'obtiendrez même pas le grade de lieutenant junior,vous obtiendrez un rang de sergent senior".Je suis entré dans le char.
Le mécanicien-conducteur était un instructeur expérimenté.
En entendant l ordre de depart,je me placais dans la viseur du canon.Aussitôt que nous avons atteint la ligne de tir,le conducteur a dit :

"attendez,attendez,on va être sur la zone "bientôt".

J'ai mis l'objectif dans le viseur,et tiré -la coque arrière de la cible a été renversée!
La deuxième cible a été aussi frappée. sensassionnel! Nous sommes retourné à la position de départ.Le colonel est monté sur le char, m a secoué la main,a enlevé sa montre-bracelet et m en a fait cadeau.
Aucun autre cadet n'a essayé de tirer comme moi,parce que c'était très risqué.



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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Dim 7 Oct - 3:51


Le 25 avril 1943,j'ai été conféré au rang de lieutenant.
Début mai,nous avons été envoyés au 3ème Régiment de Char de Réserve,qui etait basé près de l'Usine No 112.

Mon équipage de char etait constitue d un mécanicien-conducteur,le sergent Vasily Dubovitsky,né en 1906,qui etait en 1936 le chauffeur de M. Je. Kalinin,le tireur,le sergent junior Golubenko,né en 1925,le mitrailleur-opérateur de radio,le sergent junior Vasily Voznyuk, un Odessian,né en 1919 et moi-meme,le commandant de peloton.

Fin mai 1943,la formation de notre compagnie de marche etait presque finie.Autour du 30 mai,nous avons reçu de tout nouveaux chars d'usine.
Nous avons charge les T-34 sur un train et sommes partis vers le front.

À l'aube,vers mi-juin,le train militaire a été déchargé à la station nommée Maryino à la province de Koursk.Nous avons marché au pas quelques kilomètres où nous avons rejoint les troupes du 207ème Bataillon sous la 22ème Brigade de Char de Gardes des 5ème Blindés de Gardes Stalingrad,qui avaient été battus dans des actions défensives.

Le 14 juillet,juste après-midi,ayant pris le déjeuner et examiné nos véhicules de combat,on nous a commandé que nous soyons alignés par rangs de compagnie.Après l appel,des soldats avec l'expérience de combat sont entrés dans nos rangs tandis que les nouvellement arrivés,qui n'avaient pas été encore dans l'action,ont été enlevés et envoyés
en réserve.Une telle réforme a changé mon poste de commandant de peloton de char en un commandant de char T-34.
Le jour suivant,nous avons continué l'offensive.

Trois fusées de signalisation rouges sont montées en flèche dans le ciel.
Après la chute des fusees,nous avons vu des chars allemands partir en avant.
Les roquettes Katyusha sont partis au dessus de nos tetes et ont explose vers les défenses allemandes qui ont été enveloppées dans un nuage de poussière.Là,nous nous sommes approchés.Je ne pouvais pas m imaginer que je me trouverais dans telle bataille,un massacre.J'ai craint que je puisse me perdre et tirer sur un des chars amis voisins!
Après deux tirs,je tenais beaucoup à attraper un char ennemi dans mon viseur et le détruire.Seulement en fin d'après-midi,j ai réussis à toucher un Panzer IV ,qui s est enflamme directement après mon tir.
Un peu plus tard,j'ai detruit en mouvement,un transporteur de personnels blindé avec un drapeau sur l'aile,avec 2 obus explosif.
En chargeant en avant plus loin,j'ai essayé de ne pas casser la ligne de notre compagnie.
À la fin du 14 juillet,les allemands etaient en retraite organisée et à la tombée de la nuit,nous avons capturé la ville de Chapayev.
À l'aube,on avait perdu 18 chars sur les 65 chars de la brigade.
Nous nous sommes lavés et bien que nous n ayons pas très faim,nous avons mangé un morceau et nous sommes retourné à la bataille.

Pour moi,l'offensive s est fini le 16 juillet quand notre char a pris deux obus et s est enflamme.
À ce moment-là,il y avait quatre ou cinq chars utilisables laissés dans la brigade.Nous passions au bord d'un champ de tournesol.
Imaginez juste l'image :le quatrième jour de l'offensive,nous n'avions pratiquement pas dormi,épuisé … le premier coup a frappe une de nos chenille,le suivant dans le moteur.Nous avons sauté et nous nous sommes cachés dans les tournesols.
De retour dans nos lignes,j'ai vu 4 chars T-34 à la distance de trois cents mètres.J'étais sur le point de partir vers eux,mais le mécanicien a saisi mon épaule :

"N y allez pas,Lieutenant,vous voyez des croix sur leurs coques!
Ceux-là sont des allemands utilisant nos chars".

"Cripes,c'est vrai! Je parie que ces chars sont ceux qui nous ont abattu".

Nous nous sommes cachés,attendu qu'ils partent plus loin.
Nous avons marché environ une heure et demie et nous avons heureusement
rencontrés notre officier de bataillon,qui serait plus tard tué près de Kiev:

"bon travail,lieutenant,je vous ai déjà recommandé pour le titre d homme la Garde"
Si un Officier prouvait sa capacité a se battre dans la première bataille alors on lui attribuait ce titre.

Sur 62 hommes diplomes de l école de formation qui était venu avec moi pour rejoindre le corps,après quatre jours d'offensive,seulement 7 etaient encore vivants et à l'automne 1944 seulement 2 d'entre nous était encore survivant.

Nous nous sommes trouvés dans une réserve de bataillon pendant quelques jours.On a pris un bon repos et nous avons bien mange.
Bien qu en 1943,nous avons été alimentés assez bien,la malnutrition,s'était accumulée depuis 1941 et 1942.J'ai vu un cuisinier mettre des entrées dans ma gamelle.Pendant quelques secondes,je me suis cru en temps de paix vu l abondance de nourriture.



T 34-76 captures par la 2eme panzer division"Das Reich" 1943






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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Mar 9 Oct - 13:47


Ensuite la préparation pour l'opération d'Offensive de Belgorod-Kharkov a commencé.Je n'ai pas obtenu de char,mais ai été nommé officier de liaison de personnel de brigade.J'étais en guerre dans ce poste jusqu'au 14 octobre quand on m'a ordonné de prendre le char du Lieutenant de Gardes Nikolai Alekseyevich Polyansky,mort au combat.

Ayant trouvé le char,je me suis approché de l'équipage.À ce moment,le mécanicien-conducteur Vasily Semiletov travaillait dans le compartiment de transmission,les autres etaient au repos et j'ai
remarqué que tous les trois me scrutaient.Ils étaient tous plus vieux que moi,sauf le chargeur Golubenko qui était du même âge que moi et avait à l'origine été un membre de mon premier équipage.
Je me suis rendu compte immédiatement qu'ils ne m'ont pas aimé.
"En effet,ils ne me prennent pas comme leur vrai commandant"-j'ai pensé
"Maintenant je dois le devenir pour cet équipage,autrement dans la vraie bataille suivante,le char et son équipage peuvent périr,ou,plus probablement,les membres d'équipage plus vieux peuvent faire les malades pour éluder des batailles sous n'importe quel prétexte".

Mon assurance développée pendant mon travail de personnel m'a aidé et j'ai demandé:

"Pourquoi l'équipage se repose-t-il ?"

Le plus jeune ,le sergent Golubenko,s'est levé et a fait un rapport:
"Camarade Lieutenant,l'équipage a fini la maintenance et attend maintenant un nouveau commandant ".

-"Camarades! S'il vous plaît,tout le monde,s'approche de moi ".
Ils ont obéi,cependant à contre-coeur.Ils se sont approché de moi non rasé,négligemment vêtu,avec des cigarettes dans les mains.En tenant a la main mon calot,je me suis présenté et ai dit que j'avais entendu beaucoup de bonnes choses de leur dernier commandant,mais que l'équipage
ne lui ressemble pas du tout.Alors,ayant passé devant le char,je me suis arrêté un mètre à droite et ai commandé :

"Garde a vous! ".Tout le monde s est levé,mais n'a pas renoncé aux cigarettes.J'ai commandé:

" arrêtez de fumer! "

Ils les ont laissés tomber à contrecoeur.Marchant de la ligne,je me suis retourné pour leur faire face et ai dit que je n'avais pas le plaisir d'entrer dans la bataille dans un char si taché et sale avec un equipage peu familier.

"Est ce que la machine est utilisable ?"- ai je demandé.

"Oui",- repondit le mécanicien,- "mais le moteur de rotation de tourelle a casse et nous n'avons pas de pièce détachée".

-"bien, nous nous battrons avec ce que nous avons. À bord!"

Ils ont suivi l ordre,plus ou moins.Je suis monté sur le char et leur ai dit que nous irions au poste de la compagnie commandée par Avetisyan.
J'ai mené le char au village de Valky.A l arrivee du village de Noviye Petrivtsy,nous etions sous le feu de l'artillerie enemie.
Donc nous avons dû cacher le char derrière un mur en pierre d'un bâtiment délabré par le bombardement pour attendre le crépuscule.
A l'arrêt du moteur,j'ai expliqué à l'équipage quelle etait notre destination et les motifs de ma manoeuvre.

"Vous êtes un bon lecteur de carte,lieutenant!" -dit le chargeur Golubenko - "Et,apparemment,un bon tacticien,aussi"- dit l'opérateur radio Voznyuk .

Seul le conducteur Semiletov était silencieux Mais je me suis rendu compte que la glace avait été cassée,ils ont cru en moi.


Comme la lumière du jour s'est effacée,nous partons et bientôt,sous l'accompagnement de l'artillerie ennemie et le feu de mortier,nous sommes arrivé aux positions de la compagnie.Pratiquement toute la nuit entière,avec deux pelles,nous avons creusé une tranchée.Nous y mettons le char et l'avons camouflé soigneusement.

Notre préparation pour attaquer Kiev,où on a supposé que notre brigade allait,a commencé le 2 novembre 1943 quand tout les chars,le peloton et les capitaines ont été appelés au QG du commandant de bataillon.
Il y avait une pluie fine et c etait assez sombre.Il y avait treize d'entre nous et trois commandants de chasseurs de chars d'assaut.
Le Lieutenant-Colonel Molokanov,le commandant de la brigade du département politique,a assigné la tâche au commandant de brigade très brièvement.La charge commencerait le lendemain matin à 8 heures.

Cette nuit tous,sauf les guetteurs,ont dormi fermement.À six heures et demie,le 3 novembre,nous avons été invités à prendre le petit-déjeuner.
Nous n'avons pas voulu le manger dans l abri,mais à l'extérieur.
Pas loin de nous,a vingt-cinq ou trente mètres de distance,une cuisine roulante de bataillon etait la,émettant de la fumée et de la vapeur.
Comme nous etions assis à l'aise,l'ennemi a ouvert le feu d'artillerie. J'ai juste réussi à pousser un cri:

"couchez-vous!"

Un des obus est tombé derrière nous,a environ sept à dix mètres,mais n'a blessé personne.
Un autre est tombé à dix mètres de nous,a cassé une roue de la cuisine roulante et l'a renversé.
Après un tir de deux ou encore trois obus,l'ennemi s'est calmé.Mais nous n'avons pas eu envie de prendre le petit-déjeuner.Ayant pris nos affaires,nous sommes allés dans le char pour attendre la charge.
Nos nerfs etaient deja a bouts.
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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Dim 14 Oct - 3:47



Le raid d'artillerie a commencé et j'ai commandé :

"démarrage!"le moteur s ebroue.
"avancez!"

Une couverture de fumée et des explosions d'obus étaient devant nous.Le char s'est mû par saccades lourdement - nous avions passé sur la première ligne de tranchées.
Soudainement,j'ai vu à gauche et à droite du char,des fantassins courants et tirants.Dans mon viseur,j'ai vu des arbres entassés.J'ai commandé au chargeur du canon:

"charge d'Éclat!"

J'ai tiré sur le premier tas de rondins entassés croyant que c'était la première ligne ennemie.
Observant mon explosion,je me suis calmé complètement.Puis, je tirais dans la direction des soldats,des uniformes colorés.
J ai commandé:

"accélérez la vitesse!".

Il y avait une forêt.Semiletov ralenti brusquement.

"Ne vous arrêtez pas!"
"Dans quelle direction allons nous?
"Avancent,avancent!"

Le vieux moteur de char grondait lourdement tandis que nous brisions quelques arbres les uns après les autre.À droite,il y avait le char de Vanyusha (Ivan Abashin),mon commandant de peloton,cassant lui aussi un arbre pour avancer.
Par l'écoutille j'ai vu un dégagement étroit pour passer vers l'intérieur de la forêt. J'y ai été à la tête du peloton.

En avant à gauche,j'ai entendu des tirs d'arme de char et le son jappant rendant la pareille des armes à feu antichar des fascistes.
À droite, j'ai juste entendu le hurlement de moteurs de char,mais je n'ai pas vu les chars.Mon char s'avançait sur le dégagement forestier.
Voyant les Hitlériens courant çà et là,j'ai tiré un obus.Immédiatement, une mitrailleuse enemie a repondu intensivement venant des collines sur le côté opposé de l'ouverture.J'ai apercu un groupe d'hommes entre les collines et tout à coup - un flash :un canon antichar.
J'ai crié au chargeur de notre char:

"éclat!"

Ensuite,nous avons senti un coup,comme si le char avait percute un obstacle,s'était arrêté un instant et avait ensuite avancé avec une traction soudaine à gauche.De nouveau j'ai attrapé dans le viseur
le groupe d'hommes s'affairant sur leur canon et leur ai tiré un obus.
"Le canon antichar et les artilleurs ont ete déchirés aux morceaux!"
- j'ai entendu le cri de Fedya (Feodor) Voznyuk.Le mécanicien a poussé des cris:

"Commandant,nous avons notre chenille cassée"
"Vous et l'opérateur radio,sortez par le sas de secours et
réparez la chenille!Je vous couvrirai".

À ce moment-là,nos fusiliers sont entrés dans la foret.
La réparation de la chenille nous a pris environ une heure.
Le char avait été pris dans le sol marécageux et a environ dix mètres de distance,il y avait un champ de mine vers la partie sèche d un chemin.
Donc,l'extraction du char a dû être exécutée en arrière,ce qui a pris encore environ deux heures.

Nous avons réussi à rattraper notre bataillon quand il faisait déjà sombre.Les allemands avaient réussi à arrêter nos chars devant leur deuxième ligne de défense.Pendant la nuit entière du 3 au matin du 4
novembre,nous ravitaillions le char en combustible et remplissions de nouveau les machines de munitions.Nous avions peu de repos.
À l'aube du 4 novembre,le commandant de bataillon a réuni tous les commandants de char pour la reconnaissance.Des 13 hommes qui avaient commencé la charge vingt-quatre heures auparavant,seulement 9 etaient vivants.Nous avions toujours avec nous,nos 3 chasseurs de chars
d assaut.Nous nous sommes approchés des tranchées des fusiliers et Chumachenko nous a dit:

"vous voyez là-bas,a trois cents mètres de distance devant nous, l enchevêtrement d'arbres fait de rondins? "
-"Oui, nous voyons ".
-"Derrière ces enchevêtrements,il y a l'ennemi.Alignez-vous et attaquez l'ennemi ".

Pourquoi les allemands n'ont pas tiré lorsque nous etions devant leur ligne de défense,Je ne sais pas.

Nos chars sont entrés dans le bord forestier,aligné et ont chargé.
Nous avons réussi à disperser les allemands par les dégagements forestiers et les fourrés,avant que l'obscurité ne soit tombée.
Près de la Ferme soviétique nommée "Vinogradar", nous avons été faits face a une contre-attaque d un bataillon de chars allemands, y compris "les Tigres" (le Panzer VI).. Nous avons dû reculer à la forêt et
établir des défenses.
Ayant atteint la forêt,les allemands ont avancé avec trois chars moyens, tandis que les forces principales se sont étirées en deux colonnes et se sont déplacés dans la forêt.C'était déjà sombre,mais de toute façon,ils ont osé se lancer dans une bataille de nuit,qu'ils ont tellement détestée.

On m'a ordonné de bloquer l attaque avec mon char,le dégagement central.
À droite et un peu derrière moi,on a supposé le char de Vanyusha Abashin pour me couvrir, à gauche,j'ai été couvert par un char ISU-152.
La patrouille de reconnaissance ennemie,que nous avions laissée passer,s'avançait profondément dans la forêt.
Les forces principales s'approchaient. Les bruits d un moteur,nous a alertés qu'un char lourd "le Tigre" avançait.


J ai commandé au mécanicien-conducteur Semiletov :

"Vasya,avancent un peu à faible vitesse,un arbre étant debout devant nous,m'empêche de tirer sur l'ennemi ".

Après deux jours de batailles,nous avions forgé une bonne amitié.
Ayant amélioré notre position,j'ai vu le char ennemi.Sans attendre, que mon conducteur s'arrête,j'ai tiré le premier obus sur le premier char enemi,qui était déjà à distance de cinquante mètres de nous.
Un flash instantané est apparu à la partie frontale du char ennemi, on voyait dans les flammes la colonne entière illuminee. Le mécanicien-conducteur a poussé des cris :

"commandant,Bon Dieu!Pourquoi avez-vous tiré ?
Je n'avais pas fermé l'écoutille!Maintenant,les gaz m'ont rendu aveugle".
J'avais tout oublié a ce moment sauf les chars ennemis.

Golubenko,a rapporté:

"le sous-calibre est prêt!"

Le tir du deuxième coup a ete pour le deuxième char ennemi,qui venait derrière le premier char en combustion.Il s'est aussi enflammé.
La forêt a été illuminée au grand jour.J'ai entendu le tir du char de Vanyusha Abashin et le long à gauche le tir du 152 mm.
Dans le viseur,j'ai vu quelques chars déjà en feu.J'ai poussé des cris au mécanicien :

"Vasya, rapprochez-vous des chars brûlants,pour faire fuir les allemands".

M'étant approché du premier char en combustion de près,j'ai vu la cible
suivante, un StuG III.
Un tir - et cela est fait. Nous avons poursuivi l'ennemi jusqu'à la Ferme soviétique de "Vinogradar" où nous nous sommes arrêtés

Nous avons ravitaillé en combustible les machines avec n'importe quel carburant que nous pouvions trouver,dans la préparation pour une attaque décisive sur la ville.
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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Mar 30 Oct - 12:14




Le matin du 5 novembre,le Commandant de Brigade de Garde,le Colonel Koshelev et un cadre supérieur du département politique,le lieutenant Colonel Molokanov,sont arrivé à nos postes.Les équipages restants de sept chars et de trois chasseurs de char ont défilé devant leurs machines.Les commandants nous ont assignés la tâche de capturer la ville,ajoutant que les premiers équipages entrés dans la ville seront fait Héros de l'Union soviétique.

Trente minutes plus tard,ayant déployé une ligne de combat,nous avons chargé et avons rapidement capturé la banlieue sud de Pusha-Voditsa, traversé Svyatoshino et ensuite la Route de Kiev-Zhitomir.La voie etait entravée par un fossé antichar,qui avait été creusé en 1941 et que l'on
a dû passer pour entrer dans la ville.
Étant descendu dans le fossé le char est resté bloque:le moteur a hurlé à toute vitesse,un mètre de longues flammes échappées de ses pots d'échappement,qui ont indiqué son état d usure extrême,
mais il ne pouvait pas sortir.
Pour augmenter la puissance,j'ai poussé des cris au mécanicien:

"marche arrière!" Et nous voici sorti.Et c'est reparti!
Maintenant,nous sommes entrés dans les rues pavées.Nous nous sommes arrêtés,puis emprunté une piste.

On a donné au bataillon,la mission de s'avancer au centre de la ville.
Le char principal avait atteint un croisement en T et soudainement,en feu,il a tourné à droite et s'est heurté à une des maisons du coin.
Le char de reconnaissance touché a été enlevé.
Le lieutenant Abashin et moi avons ouvert le feu sur un canon automoteur ennemi qui s'enfuyait.J'ai frappé avec le deuxième obus son arrière et ai arrêté son mouvement.Une halte courte.Le commandant de bataillon a marché à grands pas jusqu'à nous et a assigné le char du lieutenant Abashin a être dans l'avant-garde.Sur le signal "En avant!", Nous nous sommes déplacés plus loin et brièvement nous sommes entrés dans la Rue Kreschatyk.La ville a été capturée.

En soirée,on nous a ordonné de nous déplacer vers la ville de Vasilkov.
Cependant,en passant sur une petite rivière,à travers son lit,notre char s'est embourbé et en raison de l'état usé de son moteur ne pouvait pas sortir.Nous avons dû le retirer avec un moteur de traction et
l évacuer à un atelier de réparations.
Après un sept jours d efforts futiles pour reanimer mon char,les équipes de réparation ont annoncé que le char était au-delà de la réparation de terrain,ajoutant que je ne pourrais pas continuer la guerre avec
lui.Voila comment les batailles pour Kiev ont fini pour moi.Pour ces batailles,le commandant de bataillon m'a recommandé ainsi que six autres commandants pour le titre du Héros de l'Union soviétique.

Dans la période de préparation pour de nouvelles batailles,on m'a permis de choisir les gens de mon nouvel équipage.
Je n'ai pas l'intention de me vanter,mais je pourrais dire que les gens désiraient rejoindre mon équipage.En fait,je n'ai changé personne dans l'équipage d'origine à part le mécanicien-conducteur.
Un jeune garçon avec le nom de famille Kleshevoy(je ne me souviens pas son prénom) était l'opérateur radio,un sergent-major de nationalité Tungus était un commandant d'arme à feu.Quelques mécaniciens
expérimentés du bataillon m'ont persuadé de prendre Peter Tyurin pour le poste de mécanicien-conducteur.

Le 27 décembre 1943,on a ordonné à la brigade de s'avancer vers les villages de Chekovichy,Guta-Dobrynskaya,Kameny Brod et Andreyev.
C'était la première fois que j etais en avant-garde.

Nous nous sommes dirigés vers la première ligne la nuit.Le temps était glacial,le sol dur.Une couche mince de neige,qui était tombée le matin,avait légèrement fait taire le grondement des chenilles du char.
La traction avec le nouveau moteur était bonne et nous nous déplacions à grande vitesse.J'étais nerveux parce que je ne savais pas ou etait l enemi.
Ayant couvert environ vingt kilomètres,nous sommes entrés dans un village et nous nous sommes arrêtés.La colonne de formation de brigade nous a rattrapés.Nous avons pris un repos très court et ensuite on nous a ordonné d'avancer.Mais j'avais des ennuis.
Mon mécanicien-conducteur Peter Tyurin a annoncé qu'il ne pouvait pas rouler davantage,parce qu'il ne pouvait pas voir dans l'obscurité.
Nous etions inquiets,car nous n'avions personne pour le remplacer.
Les membres d'équipage n'ont pas été formés a conduire.Je pourrais conduire si il le fallait.Apres environ vingt minutes j'ai estimé qu'il mentait.S'il était vraiment devenu aveugle, il se serait comporté différemment. Je me suis mis en colère et ai levé la voix :

"pourquoi m'avez-vous demandé de vous prendre comme un membre d'équipage ?"
-J ai ensuite dit au commandant de bataillon adjoint Arseniyev :

"Camarade Lieutenant senior de Garde,changez s'il vous plaît Tyurin au campement suivant."
Rendant au mécanicien-conducteur, j'ai lui ai ordonné grossièrement :

"Retournez maintenant aux leviers et conduisez le char!"

J'ai commandé:

"en avant!" Ensuite tendu mes yeux essayant de voir quelque chose dans l'obscurité ,des flocons de neige tombants,communiquant les directions par le dispositif de communication de char (TPU-10 en russe).


À l'aube,le village nommé Kameny Brod (Lapide Ford) est apparu,a environ cinq cents mètres de distance,j'ai vu une silhouette sombre,que dans le crépuscule,j'ai pris pour un char.J'ai tiré deux obus
perforant et ai vu l'impact et des fragments noirs explosants.
Je me suis rendu compte que je m'étais trompé et quand nous sommes arrive tout près,nous avons vu un rocher.Soudainement,deux Panzer IV sont sortis rapidement du village et se sont enfuis à droite,
vers la ville de Chernyakhovsk.J'ai poussé des cris:

"Tyurin,suivez-les maintenant".
Mais il a hésité et s'est arrêté.Ils étaient déjà a 1.5 - 2 kilomètres de distance.J'ai tiré deux ou trois obus,mais j ai manqué.
Tant pis,nous devions capturer le village.




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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Mar 6 Nov - 1:52



A environ trois cents mètres,j'ai rencontré un vieil homme qui m'a montré une ruelle dans et il a dit qu'il n'y avait aucun allemand dans le village,mais dans le voisinage,il y avait beaucoup de
chars allemands. J'ai remercié le vieil homme et je suis entré dans le village et traverse le long de la rue.Les maisons etaient alignees le long de la route et derrière elles,à droite et à gauche,on a vu de
larges champs.Deux de nos chars,y compris le char du commandant de peloton Vanyusha Abashin,m'ont rejoint.
En atteignant la fin de la rue,j'ai vu à une distance d'environ un et demi kilomètre le village voisin tendu le long de la route.
Avant que je n'aie eu l occasion de vérifier son nom sur la carte, à droite,des chars moyens allemands Panzer IV peint en blanc etaient la,roulant dans le champ.
Ils etaient suivis par un Tigre et un Panther,qui ont commencé à venir de derrière les maisons et se former en une ligne de combat.
J'en ai compté sept.Derrière eux,la deuxième ligne de Panzers IV était aussi formée,environ une demie douzaine.











Sans hésitation,j'ai commandé :

"chargez obus perforant!"
-"l obus est prêt".J'ai tiré sur le Tigre sur son flanc droit.

-manqué!Qu'est-ce que cela? j'ai regardé dans le viseur-il a été frappé de cinq points à droite.C'est pourquoi ces deux chars s'étaient échappés vers le village.J'ai entendu dire à la radio que les
commandants de notre compagnie déployaient les chars en ordre de combat.
J'ai vu le bataillon entier dans le champ à droite faire face aux chars ennemis de front.C'était une décision stupide de la part du commandant de bataillon,qui serait payé chèrement, mais j'en parlerai plus loin.

Je ne sais pas ce qu il m a pris,mais j'ai décidé d'attaquer les allemands.Mon char contre vingt chars allemands! J'ai commandé au mécanicien :

"chargez en avant! vers ce village!"
J'ai été suivi par le deuxième char de notre peloton,Vanyusha.
À droite de la route,j'ai vu une pente vers la rivière;là je pourrais descendre de la route et me cacher de l'ennemi.Une fois que cette idée est venue à mon esprit,le Tigre le plus éloigné a tiré sur moi a une
distance de 1 km.Il m'aurait tué,mais l obus a touche tres legerement une charrue,qui avait été laissé dans le champ depuis l'automne et qui était gelé dans le sol.L obus a devié sa trajectoire juste assez pour manquer la tourelle de mon char de quelques centimètres.
C'était la chance!Si les chars allemands avaient tiré tous ensemble,ils auraient fait de mon char de la viande hachée en conserve.Mais pourquoi ils n'ont pas tiré ?
J ai crié à Tyurin :

"tournez à gauche et mouvement par les basses terres le long de la rivière vers la maison la plus éloignée du village!"
Mon ordre a été suivi par Vanyusha Abashin dans son char.

J'ai roulé jusqu'à la maison la plus éloignée croyant que j etais couvert du déploiement des chars allemands.
J'allais jeter un coup d'oeil au coin de la maison pour voir ce que les allemands faisaient et faire mon rapport au capitaine par la radio.
Je suis sorti du char et me suis précipité au coin de la maison, quand soudain un obus tiré par un char caché derrière une meule de foin,une et demie a explose et m'a jeté en arrière de mon char.
Mes jambes étaient lourdes et je pouvais à peine me déplacer.
J'ai marché en traînant les pieds jusqu à mon char.
Et là,a environ trois cents ou quatre cents mètres de distance devant nous,un Tigre de couleur jaune est sorti d'une tranchée.
Nous étions debout en plein air.Pourquoi il n'a pas tiré ?
Je ne sais pas …

Avant que je ne sois entré dans le char,j'ai poussé des cris à Vanyusha:

"Feu, feu sur lui,bon Dieu!"
Mais il a juste été debout et a regardé fixement.Apparemment,il était abasourdi.

Avec un grand effort,je suis entré dans mon char et ai visé au canon le Tigre.Cependant,a cause du choc et de ma grande anxiété, je ne pouvais pas précisément calculer la gamme.J'ai pris la décision
de reculer.J'ai commandé à Tyurin de retourner à Kameny Brod par le même parcours qu a l aller.Ensuite,les chars allemands ont chargé notre bataillon et ont tiré.Nos chars brûlaient.Je me déplaçais en parallèle,environ deux cents mètres à leur droite à une vitesse de 50-60 km/h.










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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Mar 6 Nov - 11:36

N'empêche, fallait quand même avoir ou du courage, ou bien une certaine inconscience pour aller ainsi se frotter à l'adversaire, sachant qu'un erreur ou une faute d'attention pouvait se payer par une mort affreuse, dans les deux camps d'ailleurs ...
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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Lun 12 Nov - 4:15


Les ayant passés,j'ai conduit le char derrière la maison la plus éloignée,tourné brusquement puis je me suis arrêté entre la maison et une grange avec une meule de foin debout tout près.
"Maintenant,je vais tirer sur vos côtés."je pensais tout bas.
Les chars enemis eviteraient le village par le côté et passeraient par moi.J'ai examiné le viseur- un tas de fumier entravait la vue.
J'ai avancé un peu et tourné la tourelle autour et j ai vu que l'ennemi un Tigre passant avec son côté juste devant moi qui était prêt à tirer sur un de nos chars debout dans sa voie.
Le Tigre a tiré brusquement et s est arrêté.
Le char de Kostya (Konstantin Grozdeyev),le 2ème commandant de peloton,qui devait me suivre a ete touche.Il devrait etre derrière l'autre maison pour ouvrir le feu.
Sa tourelle a été enlevée et a atterri sur le toit de la maison voisine.Kostya a sauté … ou plutôt le haut de son corps,le bas de son corps etait resté dans le char.Il a griffé le sol de ses mains,clignotant des yeux.
Vous savez?!J'ai poussé des cris au mécanicien :

"en arrière,Bon Dieu !"

Dans la manoeuvre,nous avons senti un coup! Notre char a commencé à filer et s'est arrêté sur le côté opposé de la rue.
Un tir avait frappé l arriere de notre char en bas et avait déchiré un grand fragment blindé,exposant le mécanisme de vitesse,mais n'a pas causé de dégâts sérieux au char.Les chars allemands ont tournés à gauche et se sont regroupes.

Nous avons detruit quatre de leurs chars,y compris "un Tigre",mais nos pertes ont totalisées jusqu'à huit machines,car nous leur avions fait face de front! Nous aurions mieux fait de nous cacher derrière les maisons,de les laisser passer puis ensuite tirer sur leur flanc.
Nous avons perdu la force d'une compagnie! Principalement,les jeunes inexpérimentés,nouvellement arrivée pour le renforcement de l unite.
Et par-dessus tout,nous les avons laisse filer ces allemands.
Plus tard,nous avons découvert que notre arrivée à Kameny Brod avait fait que les allemands etaient encercles donc ils ont entrepris l'attaque ultime pour passer à travers notre compagnie de combat pour s'échapper.

Apres regroupement,la brigade est partie dans la poursuite.Mais,c'etait devenu sombre.L'humeur était un dégoût :
"nous avons perdu tant d'hommes" - j'ai pensé.
"Maintenant nous ne devons pas les laisser consolider leur défense.

À neuf heures,l obscurité,la pluie fine et la neige m'a rendu complètement aveugle.L'avance a ralenti.Les autres chars m'ont rattrapé.Nous avons déployé la ligne de combat.
Aucun signe de l'ennemi.Nous avons commencé à tirer des obus explosif le long du chemin.
Un chemin de terre battue a apparu en avant.J'ai entendu à la radio:

"Fadin prenez votre position".

J'ai accéléré et préparé pour agir comme le char d'avant-garde.Deux chars me suivaient.
J'ai vu dans la brume,les grands traits d'une place peuplé. J'ai pensé que cela pourrait être la ville de Chernyakhov.Alors que l on arrivait,l artillerie lourde ennemie nous a frappé.

Le déploiement et l'attaque hâtive ont commencé instantanément.
À gauche,a deux cents mètres de distance de moi,une batterie du nouveau SU-85 ripostent immédiatement. Nous,nos trois chars,avons tire sur les maisons les plus éloignées.

J'ai examiné le viseur et j ai vu une colonne de chars qui avançait a la perpendiculaire a deux kilomètres de distance,entrant dans la ville par l'autre côté.Il y avait aussi des tirs d'artillerie à eux et à nous de quelque part à droite.
J'ai remarqué un homme dans un manteau de fourrure blanc courant de la maison la plus éloignée vers nous.
Il est monté sur le SU-85 du commandant de batterie et lui a donné un coup de poing dans son visage.Il s est avéré que la 21e Brigade de Char de Gardes était déjà entrée dans la ville et nous tirions aux sur des positions amis.Nous avons pris note et sommes
entres au centre de ville.J'ai entendu a la radio:

"Fadin et Abashin doivent partir pour la gare de chemin de fer".
J'ai tourné à gauche et ai vu un batimet de deux étages,c etait la gare de chemin de fer.

J'ai tourné la tourelle pour tirer le long de la rue et soudainement, le char a frissonné avec une explosion puissante d'un obus a fragmentation de calibre lourd.Il avait frappé notre arrière.Le char a continué son mouvement tournant lentement à droite.





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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Mar 13 Nov - 11:12



Le mécanicien-conducteur a poussé des cris :

"Commandant,ils ont detruit notre transmission"
-"pouvons-nous nous déplacer ?"
-"Nous le pouvons à peine !"

Nous avons roulé vers la maison la plus éloignée de la gare de chemin de fer. Je suis sorti du char pour évaluer les dégâts.
Le résidu de la plaque de blindage,qui a l'habitude de couvrir le mécanisme de
transmission,était comme si il avait été rompu par un couteau.Deux mécanismes ont été cassés,d'autres avaient des fentes.Je ne peux pas toujours comprendre comment nous pourrions toujours nous déplacer avec de tels dégâts.
À ce moment la,le commandant de bataillon D. A. Chumachenko a roulé vers nous et nous a ordonné de se mettre en défense et d attendre les mecaniciens de maintenance.

Nous avons garé la machine au milieu d'un jardin de pommiers,qui était adjacent à la maison.Les mecaniciens de maintenance expédié par le commandant sont arrivés. Après une conversation courte avec l'équipe d'entretien,j'ai décidé de marcher vers le bâtiment de gare
de chemin de fer pour vérifier la situation dans la ville.

Tout à coup,j'ai entendu des cris,des explosions et des tirs de mitraillette puis un tir du canon de mon char.Je me suis retourné et ai marché à grands pas vers lui.Les allemands,qui avaient été laissés a l'arrière,ont essayé d attaquer le char.
Les mecaniciens de maintenance et l'équipage ont pris la défense.
Mon chargeur a tiré pratiquement au jugé sur l'infanterie enemie.
En conséquence,les allemands ont perdu environ dix hommes et treize ont ete fait prisonniers.

Les réparations du char ont pris environ vingt-quatre heures et ensuite nous avons dû rattraper notre brigade,qui avait été dans l'action jour et nuit. Je ne peux pas me souvenir quand nous avons en réalité eu l occasion de dormir. Nous l'avons fait en plusieurs fois,une à
heures par jour.La fatigue a incité l'apathie,qui a provoqué des pertes humaines.

C'était déjà la nuit quand nous sommes entrés dans la ville de Skvira.
Tous ont été si épuisés que personne n'avait remarqué que la Nouvelle année 1944 était arrivee. Nous avons réussi à prendre trois ou quatre heures du repos. Nous avons été réveillés par un bâton frappant sur la tourelle - le personnel de cuisine roulante nous a
invités pour le petit-déjeuner. Pendant le petit-dejeuner,nous avons été convoqués par le commandant de bataillon.Environ onze hommes réunis près du véhicule de bataillon,y compris trois -des commandants de canons autopropulses.

Il restait huit chars dans le bataillon,qui étaient en bon etat,plus deux équipes du peloton de reconnaissance de brigade.
En sortant de la cabine,le commandant de bataillon,d'abord,nous a présenté le nouveau capitaine,un ingénieur-lieutenant Karabuta et ensuite il nous a assignés la tâche de rouler vers la ville de Tarascha,de la capturer et de la tenir jusqu'à ce que la brigade
entiere arrive.

Nous avons demarré a la lumière du jour.Cinq chars et de nouveau jai dû ouvrir la voie dans la colonne,un à un et demi kilomètres en avant.
"Un Cadre"(le surnom russe pour allemand Focke-Wulf Fw189,l'avion de reconnaissance) a plané sur nos têtes. Cela signifiait que nous allions avoir bientôt de la compagnie.
En effet! Dix-huit Stukas Ju-87 sont apparus.Ils ont formé une ligne de combat avec des intervalles de 100-150 mètres entre les avions et sont tombé sur nous à grande vitesse. Le bombardement était intensif, mais futile:aucun char n a ete touche.
Un petit village était devant,nous avons entendu le tir des canons et les rafales de mitraillettes.
Nous avons ouvert le feu et detruit l enemi.

Nous avons continué à avancer en ordre de combat,l'ennemi était près et nous le rencontrerions bientôt.Les dix-huit avions qui avaient fini leur bombardement étaient parti et ont été suivi par deux autres groupes de dix-huit avions chacun.Ils ont fait une grande boucle
et ont continué leur bombardement.Cela a prouvé ma supposition que l'ennemi était très près.
Un grand village est apparu devant nos yeux.Noire contre la neige blanche environnante et énorme,une colonne ennemie continue se déplaçait par le village.

La tete de la colonne,qui consistait en des camions et des équipes a cheval,avait déjà passé le village,prenant de la vitesse pour s'esquiver.Ceux ci ont semblé avoir ete retiré des unités de la 88ème division d'infanterie ennemie nouvellement arrivée.
En voyant pratiquement un ennemi sans défense devant nous, nous avons tire en mouvement et avons rompu l'ordre de combat par la largeur de la colonne pour en empêcher l'évasion de même une partie.
Malheureusement,la population du village de Berezyanka est sorti de leurs maisons pour nous saluer,ce qui a empêché notre tir sur les allemands.Ainsi,nous avons dû tirer par dessus leurs têtes,les allemands s'enfuyaient laissant leurs chariots attelés et leurs camions.
Je laissais passer la colonne,tuant les allemands s'enfuyant en désordre avec des mitrailleuses. Soudainement à la fin du village j'ai vu un groupe de Fritz agité près de quelques chariots et des chevaux.
J'ai tiré un obus explosif en leur milieu,les ai vus dispersé loin et seulement alors,j ai remarque un canon antichar qu'ils avaient essayé de manutentionner contre nous en plein milieu de la route.









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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Mar 13 Nov - 11:31

C'est chaud !
18 Stukas , et pas d'effet, ça devait pas être la crème des pilotes !
Je viens de finir (pour la 2ème fois), le bouquin de J.Lopez sur la bataille sur le Dniepr.
C'est une vue générale de ce que décrit le sergent A.Fadin au niveau du bataillon.
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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Mer 14 Nov - 1:13


Les stukas en 1944 etaient des avions depasses,le commandement a du mettre les jeunes
recrues comme pilotes!
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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Sam 17 Nov - 3:13


De la tourelle,j'ai vu encore trois hommes du groupe essayant de pousser les chevaux traînant des canons.J'ai réussi à tirer trois ou quatre obus,sur cette batterie d'artillerie.En m'arrêtant pres du premier canon,j'ai ordonné à Tyurin de le contourner,en tirant a
la mitrailleuse sur les autres.Quand je suis revenu à mes esprits,
je suis resté dans la tourelle pour vérifier les degats.C'était épouvantable. Des chariots allemands abandonnés et des camions au milieu de la route,dtruits ou intacts,chargés de produits alimentaires et de munitions.Les cadavres d'hommes allemands tués et les chevaux …

Il y avait environ deux cents prisonniers de guerre et nous n'avons pas su quoi faire d eux car nous avions avec nous seulement un peloton de reconnaissance monté sur les chars. Ainsi,nous avons dû détacher quelques hommes de chez nous pour leur garde et convoiement.
Nous nous sommes concentrés dans le village,s appropriant les dépouilles de la guerre.Tyurin et Kleshevoy ont apporté une grande carcasse de porc chacun et les ont mis sur le chapeau de transmission.
"Nous les donnerons aux propriétaires de maisons où nous resterons" -ont ils dit.
Ensuite Tyurin m'a remis de toutes nouvelles bottines d'officier en cuir,disant que les bottines comme celles-là ne seraient jamais données à un lieutenant.

le capitaine,lieutenant senior Volodya (Vladimir Karabuta) s'est approché de moi et nous a assignés la tâche d'avancement à la ville de Tarascha, qui était environ dix kilomètres à l'ouest du village de Berezanka. Le chemin de terre battue gelé a permis le
voyage à grande vitesse. Après quelques kilomètres nous nous sommes approchés du village de Lesovichy. Il n'y avait aucun allemand .

Il y avait à peu près encore trois kilomètres a couvrir, ce que nous avons facilement fait. Dans le crépuscule, tandis que j'observais par loe viseur, nous avons fait irruption dans une rue de la ville. On n'a vu aucun habitant. C'était un mauvais signe.
Une embuscade pourvait être quelque part. J'ai vu un carrefour en avant. À ce moment une femme a couru d'une maison et a fait signe de la main .J'ai arrêté le char et lui ai
crié, mais le tumulte du moteur du char a fait taire sa réponse.Je suis sorti du char et ai demandé :

"Qu'est-ce qu'il y a ?"

Elle a dit qu a environ trois cents mètres en avant,au carrefour,il y avait des chars allemands.Je l'ai remerciée et me suis dirigé de nouveau vers mon char.À ce moment le capitaine Vladimir Karabuta a sauté de son char qui suivait le mien.En entendant mon rapport de l'ennemi,il m'a dit :

"Fadin,vous êtes, le Héros de l'Union soviétique,donc, je chargerai d'abord" - et il est passe devant moi.
J'ai dis à Peter Tyurin :

"suivez-les et une fois qu'ils seront detruits,repassez devant!"

Tyurin a suivi.Et tout est arrivé exactement comme j'avais dit.
Après environ cent mètres,le char de Karabuta a pris un obus et s est enflamme.Je l'ai rattrapé et tirant aveuglément,j ai pris la tête.
A cent mètres en avant,un lourd canon autopropulsé Ferdinand( Sd. Kfz. 184),etait la,pres d une petite structure en pierre, qui contrôlait le carrefour.
Quand j'ai vu le Ferdinand,j'ai tiré sur son blindage frontal avec un obus perforant et j ai commandé à Tyurin de foncer sur lui.
L'équipage enemi a essayé de s'échapper en sortant du vehicule,mais a ete touche par le feu de la mitrailleuse de notre char.Quatre d'entre eux sont morts,seulement un allemand a réussi à s'échapper.
J ai commande a Tyurin de reculer.
J'ai vu nos chars et nos canons autopropulsées avancant dans la rue en train de tirer.

Calmé,nous avons fait mouvement vers la rue menant au centre de la ville.Les tirs avaient cessé et une sorte de silence sinistre régnait.Le capitaine Karabuta et son équipage étaient apparemment morts (plus tard on a su qu il avait survécu) nous n'avions personne pour
nous commander:

"en avant!"Quelqu'un a dû prendre la tête.Et puisque,j ouvrais la route et avais exécuté le Ferdinand si facilement,c'était mon destin d avancer en premier.
Au croisement,j'ai tourné à gauche et me suis avancé le long de la rue descendant à la rivière.
Je me suis approché d'un pont et pensais:

"j'espère qu'il ne va pas s'effondrer" quand soudain un engin lourd a apparu sur la berge opposée au tournant de la rue.
Dans l'obscurité,les allemands n'ont pas vu notre char sur le pont.
Il a presque percupe la partie frontale de notre char.Le conducteur a réagi rapidement et a sauté du camion,directement sur le côté du pont.
J'ai seulement dû tirer un obus explosif sur le camion,faisant éclater l'intérieur du vehicule pleins d'allemands.Feu d'artifice!:

"Petya,avancez!"Nous avons poussé l'épave du camion du pont,écrasé les cadavres et avons monté la rue.Puis,nous avons sauté du char près du pont et évidemment sommes allé prendre le butin,des montre-bracelets,des pistolets -Le tireur restant dans
le char. Les montre-bracelets étaient très rares alors.Même un commandant de char avait seulement une grosse horloge de cabine dans la tourelle.
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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Jeu 22 Nov - 10:37





Nous avons avancé lentement,nous avons fait un virage et tire un obus le long de la rue vers le centre de la ville.
Nous nous sommes approchés d'un croisement en T.J'ai garé le char dans l ombre contre un mur de la maison qui constituait le "T".
On n'a pas vu d allemands,ni nos chars.Nous arrêtames le moteur,on s'est caché et observé.C'était sinistre pour s'avancer pendant la nuit le long des rues éclairées par la lune.
Un silence horrible était tout autour.Soudainement,j'ai entendu un bruit de quelques moteurs de chars et instantanément trois de nos chars sont passes devant moi à grande vitesse le long de la rue.
Les bruits d'explosions et des tirs d'armes sont venus directement de la direction où ils venaient de partir.La bataille faisait rage a la banlieue orientale de la ville où le gros de la brigade avait été concentrée.J'ai attendu.Les bruits de bataille où les trois chars
étaient partis se sont arretes.

Environ 15-20 minutes plus tard,j'ai entendu un bruit de char allemand venant de là.J'ai décidé de le laisser m'approcher et de le détruire à une distance de cent mètres.Soudainement,une idée idiote m'a traverse l esprit.J'ai voulu le détruire gentiment,avec style et ensuite écrire avec a la craie sur sa coque :

"le lieutenant Fadin l'a detruit". Quelle folie!

Pour que cela arrive,je devrais l'avoir laissé atteindre le croisement,c'est-à-dire à une distance de 15-20 mètres de moi et le frapper avec un perforant sur son côté quand il tournerai à gauche (d'une façon ou d'une autre j étais sûr qu'il tournerait à la rue a gauche).
Donc j'ai visé le char ennemi.Le char n'était pas grand:
Panzer III ou Panzer IV.Il a atteint la jonction et a tourné à gauche.
J'ai commencé à faire tourner la tourelle à droite.Mais,elle s est arretee.Le char ennemi a fait un passage le long de la rue.J'ai crie à Tyurin :

"démarrage et entre dans cette rue,nous tirerons dans son dos!"

Mais le char n'a pas ete mis en marche immédiatement.On les a manque!
J'ai sauté de l'écoutille de tourelle à l'arrière du char.La bâche avait bloque la tourelle pris dans le mecanisme.Comment etais ce possible?
Après la guerre,j'ai raconte cette histoire à ma mère. J'ai dit :

"la bâche ne pouvait pas juste être coincée sous la tourelle".
À cela elle m'a répondu :

"combien de fois Dieu vous a-t-il sauvés ?

4 fois.

Dieu est un pour tout. Il pourrait y avoir eu les gens justes dans ce
char. Ainsi, Il a vraiment collé la bâche sous votre tourelle".

Ayant extrait la bâche et sauté dans le char,j'ai ordonné à Tyurin de sortir de la rue le long de laquelle le char enemi était parti,espérant le rattraper.À ce moment,j'ai entendu à la radio :

"Fadin, Fadin,reviens d'urgence!"

Nous sommes donc retourne en arrière au pont.
Apparemment,la bataille diminuait.Ayant encouru des pertes humaines,les allemands ont commencé à retirer leurs unités.
C etait la 4eme nuit et les premières heures du 5 janvier,nous avons libéré la ville de Tarascha.

Avant midi,le 5 janvier,nous avons dormi un peu.À 14.00 heures,le 5 janvier 1944,nous avons commencé à avancer à travers la ville entière vers l'ouest de Lysaya Gora (la Montagne Chauve).Comme auparavant, quatre eclaireurs sont monté sur mon char et nous avons pris la tête de l'avant-garde de la colonne.

Nous sommes entrés dans la banlieue de Lysaya Gora.
À droite,j'ai vu des huttes ukrainiennes blanches et une forêt sombre en avant contre la neige blanche. J'ai commandé à Tyurin d accélérer.Se précipitant à travers les rues de Lysaya Gora,mon côté gauche a pris trois ou quatre obus tirées par un canon semi-automatique.
Le char est parti à droite dans une fosse.Nous nous sommes arrêtés et j'ai ouvert l'écoutille,suis sorti du char et ai vu que ma transmission gauche a été cassée.Le char n'était plus capable de rouler.Le commandant de bataillon a ordonné d attendre l equipe de maintenance,laissant une équipe de fusiliers avec leur commandant pour nous proteger.

En quittant le poste de garde,nous avons pris la carcasse de porc, que nous avions capturée de la colonne enemie pour l emener vers une maison dont on avait réveillé le propriétaire,un vieil homme nommé Ivan et sa femme.On leur avait demandé de nous le faire frire.
Nous avons eu un bon dîner.
Mais nous ne pouvions pas nous endormir.Nous avons commencé à préparer la défense de notre char endommage.
Nous avons enlevé du char,la mitrailleuse coaxiale et la mitrailleuse de l'opérateur radio,les grenades préparées et une mitraillette.
Sept fusiliers et leur commandant ont rejoint notre effort.Ainsi,nous avions assez de force pour repousser une attaque de l'infanterie ennemie.À l'aube,nous avons fait un tour autour de la défense et j'ai attendu les tentatives des Fascistes de capturer notre char.
À environ neuf heures du matin,quatre gens du pays sont venus et nous ont dit que les allemands,un groupe de vingt hommes ou plus, s'approchaient pour nous attaquer. J'ai renvoyé les gens du pays pour éviter des pertes humaines supplémentaires et nous nous sommes préparé pour une bataille.

Littéralement trois ou quatre minutes plus tard,des allemands portant le camouflage blanc avec des mitraillettes dans un groupe désordonné,sont arrives des maisons vers nous.Sur mon commandement,nous avons ouvert le feu intensement sur eux et tué,apparemment,dix hommes.
À 1400 heures,les forces principales de la brigade sont arrivées,

Du 6ème jour,le 9 janvier 1944 les équipes de maintenance réparaient mon char le faisant opérationnel et prêt pour l'action.
Nous nous sommes amusés a parler aux beautés locales vivant dans le voisinage.La nuit,nous etions réuni et avons parlé de nos enfances ou avons joué aux cartes.
Le matin du 9 janvier le commandant de bataillon Dmitry Chumachenko est arrivé. Il a loué ma performance dans la ville de Tarascha et a ordonné que quand les réparations seront finies,je devrait prendre le commandement d'une demi-companie de chars,revenant de la maintenance comme le mien et les pousser à libérer un village,localisé a quelques kilomètres
de la ville de Vinograd et nous l'avons fait.




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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Lun 3 Déc - 4:21





Autour du 17 janvier,on nous a ordonné de remettre quelques-uns des chars survivants à la 20ème Brigade de Char de Gardes sous notre Corps et de se retirer à la réserve de corps pour la renforcer avec des équipages arrivant de l'arrière.Nous étions refournis et remplis de
nouveau près de la ville de Medvin pendant juste quelques jours.
Pour la première fois depuis le dernier réapprovisionnement en novembre,les officiers de la brigade se sont réunis.
Nous étions a courts d'hommes.Bien sûr,les premiers à mourir étaient les équipages nouvellement arrivés avec des compagnies marchantes au pas,qui avaient été mal formées pendant le développement de l'esprit d'équipe.La brigade a encouru les pertes humaines les plus hautes pendant les premières batailles après le réapprovisionnement.Ceux qui
ont réchappé aux premières batailles ont été habitués rapidement et ont ensuite constitué le squelette des unités.

Pendant la période de réapprovisionnement,j'ai été nommé commandant de bataillon.Le nouvel équipage de mon char etait très expérimentés,
ils avaient été en guerre pendant une année,si non plus:
le mécanicien-conducteur,le Sergent-major Peter Doroshenko,décoré des
Ordres de la Guerre Patriotique de 1ere Classe et 2ème Classe et de
l'Ordre de l'Étoile Rouge.
le tireur,le Sergent Fetisov,décoré de deux médailles "Pour le Courage"
et l'opérateur radio,le Sergent Elsukov,décoré de l'Ordre de la Guerre Patriotique de 2ème Classe et l'Ordre de l'Étoile Rouge.
En plus,tous ont été décoré des médailles"Pour la Défense de Stalingrad".
Même en 1944 où la pratique des décorations etait devenue plus fréquente,ils avaient des décorations très fortement estimées,c etait le seul dans la brigade.L'équipage a vécu séparément et il n'a pas fréquenté les trente autres équipages.Quand après l'annonce de l'ordre,
je suis arrivé à la maison où ils avaient été cantonnés,il y avait un certain malaise.En effet,ce n'était pas facile pour eux de m'accepter comme leur supérieur puisque j'étais le lieutenant le plus jeune de la brigade avec seulement trois à quatre mois d experiences de batailles;
en plus,Peter Doroshenko et Elsukov étaient beaucoup plus vieux que moi.
Je me suis aussi rendu compte que j'avais encore a prouver mon droit de commander ces gens.

Aussitôt,le 24 janvier,la brigade a été engagée dans la percée,qui avait été donne par le 5ème corps mécanisé vers la ville de Vinograd.
L'engagement dans le combat a été exécuté à l'aube pratiquement par saute-mouton sur les fusiliers du 5ème corps mécanisé,qui venait d'attaquer l'ennemi.Le champ de bataille entier devant la ligne de défense allemande etait semé de cadavres de nos soldats.
Comment cela se fait-il ?!Ce n'était pas l'année 1941 ou 1942 où il y avait eu un manque de d'obus.
Au lieu d'une attaque,nous rampions sur le terrain labouré,contournant ou partant à droite ou à gauche de notre char evitant les cadavres de nos soldats.Ayant passé la première ligne de fusiliers,nous avons brusquement accéléré la charge et avons rapidement capturé la ville de
Vinograd.

Le matin du 26 janvier,on a donné au commandant de bataillon,l'ordre de remettre son char avec son équipage à la disposition du commandant de brigade,le Colonel Feodor Andreyevich Zhilin,qui avait perdu son char pendant les batailles de Janvier.Dans les derniers jours de
janvier 1944,j etais devenu le 22ème Commandant de Brigade de Char.

Étant en guerre au printemps de 1944 en Ukraine,c était un supplice complet.Le dégel,la neige humide ont tourné les routes en marais.
Les munitions,le carburant et les produits alimentaires ont été fournis par des chevaux,puisque tous les véhicules ont été embourbes.
Nous avons dû demander de l'aide aux citoyens - des femmes et des adolescents - qui de village en village ont porté sur leurs épaules un obus chacun; ou une boîte de cartouche par paires,marchants leurs genoux dans la boue.

À la fin janvier,le groupe d'armée enemi de Korsun-Shevchenko,nous a encerclés et nous nous sommes échappés à la peine,faisant couler huit chars à la rivière de Gorny Tikich.Alors nous repoussions les attaques des Fascistes.Bref,avant le 18 février,quand on nous a ordonné de nous concentrer près du village de Dashukovka,le char du commandant de brigade
- mon char et un bataillon de fusilles motorisé d'artilleurs étions les seuls qui avaient survécu dans la brigade.
Le bataillon avait seulement 60-80 hommes survivants et deux canons de 76 mm,qui étaient embourbé dans la boue a l arriere.
Le commandement de la brigade a été concentrée dans un village situé pas loin de Dashukovka.Les fusiliers motorisés ont dû arriver en 5-6 heures.L'ennemi venait de forcer nos troupes de Dashukovka, ainsi cassant pratiquement l'encerclement.
Le commandant de brigade,le commandant du département politique et moi avons conduit jusqu'à un ravin profond,qui nous a coupés de Dashukovka,qui était a la distance de 1 km de nous.Le village etait debout sur une colline s'étirant du nord au sud avec une rue d environ deux kilomètres de long.Il etait entouré sur trois côtés avec des ravins et seulement
le nord,le plus éloigné de nous,avait une pente plate pour un chemin de terre battue venant du village de Lysyanka.Une bataille inactive était en cours près du village.

Apparemment,les deux belligérants étaient extrêmement épuisés, sans renforts.De temps en temps,le canon six futs de l'ennemi ("Nebelwerfer") lancait des roquettes quelque part vers la banlieue du nord de Dashukovka vers notre infanterie.
Nous retournions au village étant debout devant le ravin.



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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Lun 3 Déc - 13:54

Toujours aussi captivant ce témoignage ...
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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Mer 5 Déc - 12:54



Ayant garé notre char près de la maison choisie par le commandant de brigade,j'y suis entré pour me réchauffer et avoir mes bottines trempées a sécher.Quand je suis entré dans la maison, j'ai entendu une conversation radio entre le commandant de brigade et le
commandant de corps,le Héros de l'Union soviétique Alexeyev :

"Zhilin,faites sautez l encerclement!"

-"Mais nous avons seulement qu un char".

-"Ainsi,faites-le avec ce char!"

Après que la conversation était finie,il s'est retourné vers moi:

"avez-vous entendu,fils?"

La tâche était claire;pour soutenir l'infanterie du 242ème Régiment de Fusilles qui avait abandonné Dashukovka trente minutes auparavant et avait ainsi ouvert un trou de 3 kilomètres,il fallait capturer Dashukovka,atteindre sa banlieue du nord et empêcher l'approche et la percée de l'ennemi par le seul chemin de terre passant a 500-600
mètres au nord de Dashukovka jusqu'à ce que la réserve de corps arrive.
J'ai vite quitté la maison.
Mes membres d'équipage mâchaient impassiblement du ragoût et du pain.
La dame de la maison m'a suivi avec une cruche de lait et l'a offert pour moi pour boire.
Je n'ai pas su ce qui se passait dans Dashukovka,que l ennemi était là et comment les sortir de force. J'ai crie à l'équipage :

"préparez-vous pour l'action!"

Ils m'ont regardé abasourdi d'abord,disant deux ou trois plaisanteries de mon ardeur,mais en voyant que je ne plaisantais pas,ils ont mis de côté leur nourriture et sont montes sur le char ,chargeant les munitions.
Ainsi,j'allais à la bataille avec une attribution double d obus: cent cinquante au lieu des soixante-dix-sept habituel.

EN vingt minutes,le char a été préparé pour la bataille.
Le commandement en entier est venu nous voir.J'ai fait signe de la main à tous et ai commandé :

"en avant!"

Pour la première fois,je n'ai pas eu de petite peur au ventre comme je le sentais toujours avant une attaque.

Les derniers mots de séparation du commandant de département politique
Nikolai Vasiliyevich Molokanov :

"Ceci doit être fait, Sasha!" - m'a réconforté.

Atteignant la courbe du ravin,qui a offert le chemin le plus court vers le village de Dashukovka,nous avons commencé à descendre lentement en bas de la pente.Il y avait seulement une voie:
Passer sur le ravin et lancer une attaque contre la banlieue sud de Dashukovka.Nous avons descendu facilement,mais nous avons pas su monter au côté opposé,le char est rapidement redescendu en bas au fond du ravin.Nous avons fait encore quelques tentatives,mais chaque fois le char retombait.








Comme c'est devenu plus sombre,une croûte de glace a apparu sur le sol,ce qui a donne notre tâche encore plus difficile.

Épuisé,je me suis souvenu comment nous avions passé le fossé près de Kiev utilisant la marche arrière.
Nous avons trouvé douze pointes de chenille dans SPTA (des pièces de rechange, des outils et des accessoires)et avons attaché six d'entre eux par chenilles.
Nous avons fini avec cela en une demi-heure,retourné le char pour son mouvement en arrière et tous les trois d'entre nous :

le chargeur,l'opérateur radio et moi-meme avons saisi le bombement de la plaque d'armure frontale et avons commencé à pousser le char vers le haut.
Nous étions si lourdement épuisés qu on ne s'est pas rendu compte que notre effort pour une machine de vingt-huit tonnes n'était pas efficace!
Le char est descendu de nouveau,on aurait pu etre tous tués.
Néanmoins,notre colère,les compétences du mécanicien-conducteur et les pointes attachées ont fait leur travail.Tous hurlant,le char montait lentement mais sûrement en haut.

En élevant son arrière sur le bord du ravin,le char s'est gelé un instant,mais s'accrochant à la terre est enfin arrive au côté opposé.

En entendant le bruit du moteur,les allemands ont commencé à lancer des fusées d'illumination.Le canon et le feu de mitrailleuse se sont intensifiés.

Un coup fort sur la tourelle m'a surpris.
J'ai demandé qui était là.Le commandant du 242ème Régiment de Fusilles m'a répondu.J'ai ouvert l'écoutille et me suis présenté.
Il a commenté mon passage réussi sur un ravin si profond et a dit:

"Regardez là-bas des lumières.Ce sont le passage de véhicules automobile allemand.Je pense qu'un certain nombre d'unités ennemies sont déjà sur cette route.
Sur ce secteur nous avons rassemblé le reste de mon régiment -d'une forte compagnie.
Vous devez,à l'abri d'obscurité,soutenir l'attaque de mon infanterie,atteindre la banlieue nord et le haut de la route sous votre feu.
Un bataillon de fusilles motorisé de votre brigade est sur le chemin,donc l'aide est prète".

J'ai vu des feux de cigarettes vacillantes a environ deux cents mètres en avant;C'était l'infanterie se trouvant sur la neige humide.J'ai ordonné au mécanicien de m'approcher de l'infanterie et ai commandé :

"préparez-vous pour l'action!"

J'ai montré au chargeur un obus explosif a tirer.


A suivre...
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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Mar 11 Déc - 4:27













En arrêtant le char à une distance de dix mètres des fusiliers,j'ai regardé les soldats armés de fusils se trouvant sur la neige.
Seulement quelques-uns d'entre eux étaient armés de mitraillettes.
J'ai évalue leur nombre à environ cinquante hommes a 300-400 mètres de long.
Sortant de l'écoutille,je leur ai adressé:

"les gars,maintenant nous allons nous battre avec l'ennemi du village et atteindre la banlieue,où nous prendrons la défense.
Donc,ne perdez pas vos pelles dans la bataille.
Maintenant,vous avancerez devant le char a environ 20-25 mètres en avant puis tirerez sur l'ennemi à pied.Ne soyez pas effrayé de mon tir parce que je tirerai par dessus vos têtes!"

Un d'entre eux m'a dit :

"depuis quand les chars chargent-ils à la suite de l'infanterie ?

"J'ai dit que la question était juste.." Mais aujourd'hui nous devons agir par cette voie. Je détruirai l'ennemi et une fois que nous serons à une distance de deux cents mètres du village,je prendrai la tête et vous serrez derrière moi.

Allez en avant! "

Le moteur a hurlé dans les tours.Les allemands ont lancé quelques fusées de signalisation et sept points d appuis de mitrailleuse ont commencé à tirer tout de suite.J'ai commuté le viseur du canon pour le tir de nuit.
En deux minutes mes tirs ont supprimé trois ou quatre points d attaques enemis.J ai commandé :

"en avant! "

A la suite de mon adresse au tir,l'infanterie est montée,avec hésitation d'abord, mais a continué l'attaque.
L enemi a tiré.Apparemment,les allemands avaient,là,une petite force de couverture,jusqu'à un peloton fort et n'avaient même pas d'arme antichar,
C'était un moment décisif,l'infanterie crue en moi,elle avait continué a faire feu.
C'était un moment si favorable,qui ne pouvait pas être gaspillé.Donc,j ai crie:

"les gars,c est bien et chargez maintenant !"

Avec la reprise de leur ligne et leurs tirs en mouvement j'ai fait irruption dans le village.J'ai fait halte pour un instant,ai tiré deux obus le long de la rue sur les allemands s'enfuyant .
J'ai vu une certaine structure essayer de tourner d'une cour de maison a la rue.J'ai crié à Peter :

"écrasez-le!" Le mécanicien a poussé brusquement le char en avant,frappant le grand monstre sur le côté,qui a finalement semblé être Nebelwerfer sur chenilles.

Nous avons continué l'avance,tuant les allemands et tirant sur des véhicules çà et là.Beaucoup d'entre eux ont réussi à aller au ravin,mais ceux qui couraient le long de la rue à cause de la crainte del'obscurité se faisaient descendre.
Atteignant la banlieue nord,j'ai commencé à envisager de choisir une bonne position pour la défense.A environ deux cents mètres de la plupart des maisons,une hutte solitaire était debout.
J'ai conduit mon char jusqu'à elle et me suis garé du côté gauche contre le mur de la maison.En avant,a environ huit cents mètres, des véhicules passaient sur la route.

À ce moment-là,mon infanterie a commencé à s'approcher de moi.
Environ deux douzaines d'entre eux sont restés.
Comme je l'avais pensé,les fantassins n'avaient aucune pelle et ils se blottissaient autour de mon char cherchant une protection.En voyant ca,j'ai commandé la dispersion en positions défensives confortables et d être préparé pour repousser l'ennemi qui pourrait contre-attaquer à l'aube .Quelques minutes plus tard,d'un bosquet à gauche,une colonne
de véhicules automobile portant l'infanterie avec leurs feux allumes (les allemands avait voyagé la nuit avec leurs lumières au cours de la guerre entière).J'ai déterminé par le viseur,la vitesse du convoi - environ 40 km/h et les ai attendus pour sortir juste en face
de nos défenses.
Je ne m'étais pas attendu à une telle générosité des Fascistes.J'ai déterminé la distance de tir et vise le premier véhicule.
En un instant,il s est transformé en boule de feu. J'ai tourné le canon vers le dernier véhicule dans la colonne et ai tire.
Une panique a commencé sur la route.Un transporteur de personnel blindé,etant second dans la colonne,est sorti rapidement pour contourner le véhicule principal brûlant et a été coincé dans la boue.
D'autres véhicules ont essayé de quitter la route à droite et à gauche mais se sont immédiatement enlisés dans la boue.
Mon troisième coup,qui a été tiré pas plus de six ou huit secondes après le premier, a incendié le transporteur de personnel blindé. Mon mécanicien m'a dit :

"lieutenant,ne détruisez pas tous les véhicules,nous prendrons leur butin".

"Bien".

L'endroit a été éclairé au grand jour.
J ai tiré encore plus d obus explosifs,vidé les chargeurs de la mitrailleuse Degtyaryov coaxiale sur les allemands en deroute.

L'ennemi n'a pas contre-attaqué,mais extrayait juste les blessés du champ de bataille.

Nos fusilles montaient la garde.Nos combattants expérimentés,ils se sont rendus compte que bientôt les allemands tomberaient sur nous pour nous sortir de force.En effet,un jeune soldat s'est approché du char et a crié:

"camarade Lieutenant,les chars ennemis!"

J'ai essayé d'ouvrir l'écoutille pour regarder autour,mais avant la levée de ma tête,j ai senti une balle siffler sur le plomb d'écoutille,un fragment minuscule a écaillé le blindage et
a griffé mon cou. J'ai fermé l'écoutille et ai commencé à examiner des triplex à la direction que m'a indiqué le soldat.
À droite,a un et demi kilomètre de distance,deux chars Panzer-IV étaient la.
J'ai commandé a l'infanterie et a mon équipage :

"préparez-vous pour l'action!"

J'ai ordonné de charger un obus explosif parce que les chars étaient loin et que j avais besoin de faire un ajustement de tir.L obus a explose a cinq à dix mètres du premier char.
Le char s'est arrêté. J'ai frappé le deuxième sur son côté.
Le deuxième char a fait une tentative de partir, mais après le deuxième coup il s est arrêté et un des membres d'équipage a sauté de la tourelle par terre.


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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Mar 11 Déc - 12:03

On lit rarement ce type de récit dans les revues "Batailles et blindés", "39/45 " etc ..., comme s'il n'y en avait que pour l'allemand.
Pourtant, les aventures de ce Fadin sont captivantes et mériteraient, comme sûrement d'autres soviétiques, l'attention des lecteurs de ces magazines ... Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Mar 18 Déc - 3:13





Le matin du 19 janvier 1944 était bon;j etais détendu et ai presque payé pour cela: une balle a frappé au bord de l écoutille quand j'ai essayé de l'ouvrir pour regarder autour.
Le soldat,qui m'avait indiqué les chars auparavant,s'est présenté et m'a dit qu'à gauche derrière le ravin,quelques officiers allemands regardaient nos positions par des jumelles.Puis,il s'en est retourné pour partir,mais soudain,il a ete secoué et est tombé sur son dos.
Regardant par le triplex,j'ai vu son sang couler goutte à goutte de sa tête.
J'ai crié au mécanicien:

"Petya,contourne la maison en marche arriere".

Le char a lentement roulé de derrière la maison.J'ai tourné la tourelle et ai vu quatre hommes en position sur la neige directement derrière le ravin,a environ quatre cents mètres de distance.
Ceux-là pouvaient etre un groupe d'officiers avec un général,le col de son pardessus etait avec de la fourrure de renard, J'ai crié:

"Fetisov,obus explosif!".

Fetisov a repondu:

"l'éxplosif est prêt!"

J'ai tiré et l obus a éclaté en plein milieu de ce groupe.
Immédiatement j'ai vu qu'au moins cinquante hommes dans des habits de camouflage blancs se précipitaient de partout.J'ai vengé le jeune soldat,en tirant encore une quinzaine de coups d obus.

Silence.Nous sommes retourné à notre position(au côté de la maison)et nous avons attendu une nouvelle activité de l'ennemi.
La radio était silencieuse à nos appels.Il nous restait seulement quatorze obus en magasin ,y compris un sous-calibre,un perforant et douze d'éxplosifs,en plus d'un magasin de chargeurs de mitrailleuse incomplet pour chacun,Elsukov et moi.

Soudainement,du bosquet,qui était à droite de notre poste,un avion est passe à travers de la route(au front nous avons appelé ces "Caproni" - de production italienne).
Il s'est retourné à une hauteur de 50-70 mètres et a volé le long du ravin,qui était à gauche du village,dont au bord opposé,j'avais tué le groupe d'officiers allemands.
Le mécanicien a conduit notre char derrière la maison de nouveau et j'ai commencé à observer l'avion.
L'avion a volé le long du ravin de nouveau vers nous.
Les allemands ont lancé trois fusées de signalisation vertes et il leur a répondu avec un éclat vert.L avion a largue une grande boîte et a volé plus loin.
L'avion croisait le long de la route principale et je connaissait la distance approximative entre des poteaux télégraphiques.J'ai calculé sa vitesse. Ce n'était pas rapide,environ 50-60 km/h.
Apres que l'avion ai laissé tomber sa charge et ai volé vers nous,j'ai décidé que s'il refaisait un passage, j'essayerais de l'abattre.
J'ai ordonné à Fetisov charger un obus explosif. L'avion est passé, je l'ai tiré.Un coup directement dans son moteur,l'avion etait en flamme.
De nombreux allemands se sont précipités vers l'épave d'avion.En oubliant du manque d obus,j'ai tiré dix explosifs sur eux.


J'ai garé le char à sa position,à droite de la maison et je ne pouvais pas descendre mon excitation.Le combat avec l'avion était quelque chose d'extraordinaire!
La radio était toujours silencieuse.
J'avais des munitions pour deux objectifs et des cartouches pour repousser une attaque d'un peloton ennemi.Un silence de mort était sur notre secteur.
J'ai entendu un gars de l'infanterie me disant :

"Camarade Lieutenant,un char Ferdinand est venu a gauche du bosquet derrière le ravin". J'ai commandé à Peter :

"Allez en arrière pour contourner la maison comme nous l avons fait auparavant "

Derrière la maison,je n'ai pas vu le Ferdinand avec son long canon mais ils ne pouvaient pas m'avoir vu donc je me suis caché rapidement derrière la maison.
Cependant,ma façon de reculer a été entendu.En effet,quelques minutes apres,ils lancerent une attaque pour passer.

Une attaque irréfléchie des Hitlériens a été lancée directement de la route.Environ cent allemands portant des habits de camouflage blancs ont charges faisant feu,étant à une distance d'environ trois cents à quatre cents mètres de nous.
D'abord,je ne me suis pas rendu compte d'où venait une telle confiance de leur attaque.J avait moins d une douzaine d'obus explosifs et quatre ou cinq chargeurs de mitrailleuse.
Du grondement de mitraillette,J'ai entendu le moteur d'un char lourd:"tigre" ou "panther".
Ainsi,ce qui les avait mis en confiance,c etait qu ils avaient un char lourd en protection.J'ai crié a trois ou quatre fantassins,demandant de jeter un coup d'oeil de la maison pour voir ce qui arrivait à gauchesur la route. Mais aucun n'a répondu.

La décision m est venue instantanément:laisser "le tigre" approcher d'une distance de deux cents mètres et tirer ensuite.J'ai commandé au mécanicien :

"Petya,démarrage du moteur et ne bouge pas.
Le tigre se rapprochant,nous sortirons précipitamment de derriere la maison et après nous ferons feu!"

L'opérateur radio et moi avons tiré a la mitrailleuse sur chaque attaque enemi en attendant.
Le bruit du moteur du Tigre était maintenant très proche.J'ai crié au mécanicien:

"en avant!"

En sortant rapidement de la maison,j ai vu en avant,a environ cent mètres,"un tigre" qui venait de repartir en avant après une halte courte.Il était exactement a la bonne distance de tir.
J'ai ajusté l ennemi et ai tiré sur le char allemand de front.
Aucune conséquence!
Peter a brusquement passe la marche arrière et j'ai expressement demande au chargeur de prendre un obus explosif.Alors j'ai vu que l infanterie allemande s etait arrêtée.
J ai tiré sur eux au jugé avec le dernier obus explosif et je les ai vus courir.Sortant précipitamment de la maison pour un instant,nous avons étions perplexes à ce que nous voyons.
"Le Tigre etait lentement englouti par les flammes. Un des membres d'équipage était mort a demi sorti de la tourelle.Une explosion a tonné.Le char fasciste est detruit. Nous avons gagné de nouveau.

En oubliant que j'avais seulement un obus perforant,j ai ordonné sa charge et ai décidé de détruire le char Ferdinand dans un duel.



A suivre...



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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Mer 26 Déc - 10:43



Ferdinand ou Elefant qu a du affronter l equipage de Fadin,helas en vain...














Peter a fait la meme chose qu auparavant dans cette bataille:
sur mon commandement,il a contourne la maison par la gauche et m'a amené derriere juste en face du Ferdinand en tete-a-tete.
Mais il m'avait attendu,m'ayant a porter de canon.
Il m'a laissé l'attraper dans le viseur mais a tiré d'abord en frappant d'un tir solide au-dessous de notre tourelle.Le tir a casse les contrepoids de notre canon,a tué sur le coup Fetisov notre chargeur.
Le deuxième tir a casse le mantlet de canon et a fait pivoter la tourelle sur le cote,bloquant l'écoutille.J'ai crié:

"sortons d'ici"

Nous avons essayé d'ouvrir l'écoutille bloquée.Après la troisième tentative,j avais à peine ouvert que le Ferdinand fit feu une troisième fois,j'ai remonté mes bras,suit sorti du char puis je me suis jete au sol.
Dans un porte-documents directement à bord dans la tourelle,j'avais stocké un pantalon diagonal et une tunique - un cadeau de la Reine anglaise pour les officiers soviétiques.
J'avais pensé auparavant que si j'avais dû évacuer le char,je les saisirais en sortant.En fait Non probablement pas!La survie était la priorité absolue!
J'ai vu mon mitrailleur-opérateur radio Elsukov courir quinze mètres en avant.J'ai regardé derrière moi et ai vu que les allemands qui s'enfuyaient précédements ont repris leur attaque.
Ils étaient à la distance de cent cinquante mètres de moi.

J'ai suivi l'allure de l'opérateur radio vers les maisons les plus proches, mais après quelques pas,j'ai entendu Peter Doroshenko me supplier:

"lieutenant,a l aide!"

J'ai regardé derrière moi et ai vu que Peter etait toujours a l'écoutille de mécanicien-conducteur coince dans le char.Sous le feu,je suis retourné vers le char et l ai aide a sortir.
Sept taches rouges sont apparues sur son jersey.
En avant,devant les maisons,il y avait un fossé exposé au feu ennemi
de la rive opposée du ravin.
J'ai pensé que je le sauterais mais quand je fut arrive a une distance de 2-3 mètres,l'ennemi a soudainement cessé le feu,donc je l'ai facilement franchi portant Peter Doroshenko sur mon dos.
J'avais toujours 20-30 mètres pour aller atteindre les maisons les plus éloignées,j'ai vu notre bataillon de fusilles mécanisé étirant deux canons se préparant pour la bataille et nos artilleurs se déployer sur une ligne entrant à l'attaque.
J'ai ralentit et je me suis presque évanoui.
Le commandant de bataillon Capitaine Zinoviev a ordonne expressement a une fille du service médicale de s occuper de Peter Doroshenko.
Nous avons été emmenés dans un chariot au village,ou nous etions un jour auparavant.


Le commandant de brigade est sorti pour me retrouver sous le porche.
Il m'a étreint,m a embrassé et a dit:

"merci,fils" et m a conduit dans la maison,où je lui ai parlé de la mission.En m'entendant,le commandant de brigade m'a dit qu il me recommanderait pour le titre du Héros de l'Union soviétique,le mécanicien-conducteur Peter Doroshenko pour la décoration avec
l'Ordre de Lénine,le sergent chargeur du canon principal Fetisov pour la décoration avec
l'Ordre de la Guerre Patriotique de 1ere Classe (à titre posthume)
et le sergent de mitrailleur-opérateur de radio Elsukov - pour la décoration avec l'Ordre de la Guerre Patriotique de 1ere Classe.
Je dois dire que c'était ma deuxième recommandation pour le titre du Héros;cependant,on me la attribué finalement avec l'Étoile D'or du Héros seulement en 1992.


En rendant des premiers secours à Peter Doroshenko,les toubibs m'ont abordé.En utilisant une paire de tenailles,une infirmière a enleve un petit fragment,dont la moitié était entrée dans ma zone de cou.
Alors on m'a demandé de me lever,mais je ne pouvais pas.Une douleur vive dans mon genou droit m empechait de le faire.

Ils ont essayé d'enlever ma botte,mais j avais une douleur vive dans ma jambe.Le commandant de brigade Feodor Andreyevich Zhilin a dit aux toubibs:

"qu'attendez-vous ? Coupez le sommet de la botte".

Mais j'avais sur moi ces bottines capturées,que Peter Tyurin avait trouvées pour moi.
J'ai plaidé pour ne pas détruire de telles bottines agréables.

"Coupe!- a t il insisté,-et,fils,je te donnerai mes nouvelles bottines en cuir de veau,qui avaient été faites pour moi et apportées plus tôt ce matin".

En disant ca,il a posé près de ma chaise une paire de bottes en cuir agréable.Après la coupe de la botte et du bas de pantalon,j'ai vu que mon genou avait gonflé d une et demie fois de son volume.Apparemment,quelques fragments avaient pénétré le genou.
Mais j'étais toujours tendu et ne pouvais pas me calmer.
Le commandant a commandé de me donner de la vodka.
J'ai bu la moitié d'un verre,comme de l'eau et me suis endormi.

En soirée,Peter et moi avons été envoyés à l'arrière.
Il a été emmené à l'hôpital en civière et moi,vers l'hôpital pour blessé leger. L'hôpital etait mal équipé et sale.
Personne ne s'occupait des blesses en arrivant.J'ai décidé de partir immédiatement.
En trouvant un bâton,je suis allé à pas hésitants jusqu'à une des filles qui ont vécu dans la banlieue de Lysaya Gora où nous nous étions réunis en janvier.
J'ai été accueilli chaleureusement et bien soigne.
J'ai achevé mon traitement à la maison,a Arzamas,où on m'a donné des vacances par le commandant de brigade.


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naga
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MessageSujet: Re: Fadin Alexander Mikhailovich (2012)   Mer 2 Jan - 2:24








En avril,je suis retourné à la brigade,le personnel de commandement a été placé dans le village de Boksha,près de la frontière avec la Roumanie.Nous n etions plus commandé par Zhilin désormais,mais par le lieutenant Colonel Pavlovsky,qui,comme il m'a semblé,etait plus préoccupé par des concerts d'interprètes amateurs,plus qu'avec la préparation de la brigade pour des batailles.
Le jour suivant après mon arrivée,il m'a convoqué et en présence du commandant de département politique le lieutenant Colonel Molokanov m'a dit :

"je vous nomme commandant de mon char et simultanément vous serez mon aide de camp".

Il venait d'arriver au front,mon Ordre de la Bannière Rouge, quel'on m'avait attribuée a la place de l Etoile du Héros pour la capture de Kiev,avait ete apparemment obtenu a lui meme.
J'ai répondu que le poste "aide de camp" n'existait pas,que j'avais déjà été commandant de char,avais été dans des batailles pendant une année et que je méritais un autre poste dans la brigade,disons,
commandant de peloton de char.J'ai demandé d'être assigné à la réserve.

"Ah,c'est ce que vous dites" -S'est il exclamé, -"alors vous êtes écartés".

Le matin meme,j'ai été informé que je devais aller à mon ancien 207ème Bataillon de Char de Gardes pour prendre le poste de commandant de peloton.Quand je suis venu au bataillon je n'étais pas heureux.
La brigade etait commandé par un commandant,un vieil homme voûté portant des lunettes,qui étaient aussi arrivés de l'arrière du front et qui n'avait aucune expérience du combat.
J'ai pensé que ce serait la fin de ma carrière dans cette guerre.
J'ai eu peur pour l'avenir de la brigade.Soudain,j'ai découvert qu'un nouveau troisième bataillon allait etre formé dans la brigade,dont le commandement allait etre assignée à Dmitry Alexanderovich Puzyrev,un commandant expérimenté.
J'ai demandé de rejoindre son bataillon,j ai ete heureusement accepte.


L'été entier de 1944,nous préparions l'offensive;de nouvelles machines nous ont été fournies.Nous n'avons reçu aucun T-34-85,seulement des T-34/76 derniers modeles.

Nous avons été placés dans des tranchées de char creusé sur une pente d'un vignoble.A un kilomètre,il y avait un monastère.
Soudain un char" Tigre" est arrive de derrière un mur en pierre,il s'est arrêté.Il a été suivi par un autre,puis d autres.En tout,ils etaient dix.

"Tout ça! nous sommes morts; ils vont nous aneantir"- nous avons pensé.

De façon impromptue,deux de nos lourd JS-2 sont arrives.
C'était la première fois que je les voyais. Ils se sont aligné avec nous et se sont arrêtés.
Deux "Tigres" se sont avancé un peu comme une invitation à un duel.
Un de nos JS-2 a tiré le premier et a enlevé la tourelle d un des Tigres.Les autres se sont cachés derrière le mur.À ce moment-là,j'ai entendu à la radio :

"Fadin,Fadin,Tu dois venir voir le commandant de bataillon a la salle d'opérations".

Au QG de personnel de brigade,j'ai été envoyé au corps puis j'ai été remis aux ordres d'Alexander Nevskiy pour une mission a l'École de Char Blindée a Leningrad,pour former des capitaines de char de JS-2.

J'ai fini la guerre à Vienne comme Capitaine adjoint dans la 20ème Brigade de Char de Gardes.Nous n'avions aucun chars désormais et étions dans la réserve. Le capitaine adjoint de la maintenance,
Victor Tarasovich Chebudalidze,qui avait été en guerre aussi tôt la bataille de Stalingrad,m'avait dit :

"lieutenant,j'ai pris une voiture amphibie refroidie par air,qui roule à 200 km/h.
Allons à Paris voir les filles et cetera!"

Donc,nous nous sommes vraiment esquivés,nous n'avions aucun char de toute façon.J'avais rêvé de voir Paris depuis que j'étais enfant.
En réalité,nous n'avons pas eu beaucoup de succes la-bas.
Il y avait une grande fete,les filles etaient adorables et chaleureuses
Une telle agitation était partout:tant les Anglais que les Américains -tous ont fraternisé.
Nous avons passé le jour entier là-bas puis sommes retourné à la brigade, où on nous a grondés pour absence sans congé.






Alexander Mikhailovich Fadin est décédé le 10 novembre 2011 à Moscou
et a été enterré dans le cimetière Troyekurov.

En 1945




En 2004







Source
english.iremember.ru




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Fadin Alexander Mikhailovich (2012)
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