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 Fiction a venir (2012)

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naga
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MessageSujet: Fiction a venir (2012)   Mar 9 Oct - 6:29

Scenario 1

Techno-explosion

Après l’énième crise cyclique de 2011-2012, le monde reprend sa course à la croissance. Une croissance qui est fortement aidée par la découverte de gisements off-shore au large du Brésil, bien plus vastes que ce que l’on pouvait imaginer. Ce surplus de pétrole bon marché permet de booster l’économie mondiale qui repart à la hausse, malgré une très forte dette des pays occidentaux. La croissance de la Chine et de l’Inde continue son inexorable ascension bien que ces deux pays commencent à subir la concurrence de la productivité bon marché d’autres pays d’Asie du Sud-Est et surtout d’Afrique. Un ouvrier d’une usine de composants électroniques au Congo coûtant dix fois moins qu’un ouvrier chinois, la productivité africaine surpasse rapidement celle de l’Asie !

Les marchés et la finance continuent à s’autogérer sans trop de régulation contraignante et les cycles de création de richesse financière et de bulles spéculatives alternent avec des phases de déclin violent et de volatilisation des valeurs boursières. La population est souvent touchée et si des fortunes colossales peuvent se constituer (en 2016, apparaît le premier trilliardaire en dollars, un Indien, magnat de la finance et des médias), la plupart des épargnants continuent à se faire nettoyer régulièrement. Mais la population globale se préoccupe plutôt des vagues de nouvelles modes globales, de plus en plus technologiques – nouveaux gadgets, nouveaux vêtements intelligents (qui changent de couleur avec l’humeur, qui sont auto-rechargeables ou encore bio-intelligents) – et se lance dans une grande quête d’hédonisme sans entraves. Il faut croire que cette population est heureuse car il n’y quasiment pas de révoltes et le terrorisme est devenu un mauvais souvenir du passé. Les ventes d’antidépresseurs atteignent pourtant des niveaux jamais vus et l’abstentionnisme aux élections est proche des 80%. Les guerres ont pratiquement disparu – à part quelques guérillas chavistes en Amérique latine et quelques razzias dérisoires des fils Ben Laden en Afghanistan.

Selon les tendances observées entre 2010 et 2020, la population de la Terre se stabilisera probablement autour de 10 milliards de personnes vers 2050. La main invisible du marché à fait son travail et, avec les OGM, il y a suffisamment d’eau et de nourriture bon marché et nutritionnellement saine pour que l’ensemble de la population de la planète puisse vivre à sa faim et soit en bonne santé. Cet apport de milliards de nouveau cerveaux sains et enfin dédiés à autre chose qu’à la survie quotidienne permet de lancer un essor économique sans précédent, couplé à une forte croissance de la consommation et du commerce, ce qui fit faire un bond important à la qualité de vie de la civilisation humaine, qui est devenue de plus en plus globale et pacifique grâce à l’interdépendance commerciale entre peuples et nations. Un gouvernement mondial, efficace et responsable se met en place avec Jérusalem comme capitale mondiale et Kissinger-Attali Iers comme co-cyberempereurs (vu leurs grand âges, ils sont essentiellement réduits à deux cerveaux sustentés dans une cuve de liquide amniotique et reliés à un mainframe).

De nouvelles technologies ont permis de réduire significativement la consommation d’électricité et d’énergies fossiles dans les industries, les transports, et les domiciles. La production d’énergie est proche du 100% d’énergies renouvelables. Les catastrophes naturelles des années 2010 n’ont pas entraîné les dégâts que l’on pouvait craindre. Selon les experts et d’après un reportage publié dans la Gazette de Gateway (site web de la station orbitale du même nom), il semble même que les changements climatiques se soient stabilisés par eux-mêmes et n’étaient en réalité qu’une petite phase anormale dans les cycles climatiques longs de la Terre.

Alors, que l’humanité se prépare à lancer, dès 2020, ses premières missions de colonisation et d’exploitation minière sur la Lune et sur Mars, il y a toujours des oiseaux de mauvais augure néomalthusiens et des prophètes du déclin qui parlent de l’impossibilité de croître pour toujours dans un univers théoriquement fini. Ils n’ont vraiment rien compris : tout va toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles !


Dernière édition par naga le Mar 9 Oct - 6:51, édité 1 fois
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naga
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MessageSujet: Re: Fiction a venir (2012)   Mar 9 Oct - 6:34


Scenario 2


Gestion responsable

La crise financière de 2008, qui redémarre en 2011, a des effets terribles sur l’économie. Fort heureusement, les élections de 2012 aux États-Unis mettent au centre du débat les thèmes économiques fondamentaux. À partir de cette même année, la nouvelle administration américaine met en place de sérieuses mesures d’austérité et de contrôle des coûts. Cette politique impopulaire est suivie par l’Union européenne qui, malgré la scission de la zone euro, résiste et impose une politique de coupes budgétaires sévères. Une grande partie de l’économie souffre mais, dès 2015, notamment grâce à la mise en place d’un tribunal international pour les crimes financiers (de nombreuses personnes et personnalités enrichies entre 1980 et 2015 sont poursuivies et condamnées à rendre la quasi-totalité de leur fortune) et à une coupe sévère des budgets sociaux, les déficits commencent à se réduire. Aux États-Unis, la Réserve fédérale est dissoute et un nouveau dollar, qui prend appui sur l’or, est émis. Il vaut un centième de l’ancien dollar et cette dévaluation importante permet de rendre les États-Unis beaucoup plus compétitifs. Évidemment, le niveau de vie et le pouvoir d’achat de la population américaine sont, en moyenne, ceux d’une nation du tiers monde. Des révoltes éclatent, mais le sens du patriotisme – et les marines, déployés dans les rues des villes – font que l’ordre règne.

Une grande série de nationalisation des entreprises, notamment des banques, et des grands distributeurs permet de garantir aux populations une stabilité alimentaire malgré les grandes sécheresses de 2013 et de 2016 qui ont ravagé l’Asie et l’Afrique entraînant la mort des dizaines de millions de personnes. C’est d’ailleurs bien à cause des gros dérèglements climatiques de cette période, survenus bien plus tôt que ce qui avait été prévu par les spécialistes, que les nations du monde commencent à collaborer de plus en plus sérieusement.

Dès 2015, des programmes d’aide à l’émigration des populations latino-américaines, moyennes-orientales et africaines sont mis en place, les pays occidentaux ne pouvant plus subventionner ces populations qui résident en Occident. Malgré quelques troubles mineurs, le rapatriement de dizaines de millions d’immigrés se passe bien – le fait que les pays du tiers monde s’en sortent assez bien dans cette situation de crise (abandon de la dette, prix élevés des exportations de matières premières et de nourriture, etc.) y est pour beaucoup.
Un gouvernement mondial, essentiellement représenté par un G20 et un Conseil de sécurité à 10 des Nations unies (réformées en profondeur en 2013), commence à prendre des mesures importantes pour la limitation des émissions de gaz à effet de serre et par le rationnement du pétrole, qui est déclaré, à l’instar de l’eau, ressource commune de l’humanité. Cela ne plaît pas à de nombreux pays producteurs, mais l’opération de la nouvelle armée des Nations unies (essentiellement l’armée chinoise et l’armée américaine opérant conjointement) contre l’Iran et le Vénézuela fait vite plier les récalcitrants. Le niveau de vie des Américains et des Européens baisse pour rejoindre celui des Chinois mais, grâce aux changements des modes de vie, notamment par un exode progressif de la population urbaine pour les campagnes, ce niveau de vie plus simple semble être devenu acceptable.
Les critiques contre cet ordre mondial autoritaro-socialiste sont nombreuses mais peu de véritables catastrophes sont à signaler. Même les dégâts très graves occasionnés en Floride, en Alabama, en Louisiane et au Texas par une saison des ouragans 2017 exceptionnelle, n’occasionnèrent pas les désastres que l’on pouvait craindre.

Une meilleure gestion des terres et des stocks de nourriture permet de mieux répondre à la grande sécheresse des années 2018-2020. Il faut faire remarquer le très efficace travail de réduction des naissances par la mise en place du plan chinois « une famille = un enfant » sur toute l’Afrique, l’Inde, l’Amérique Latine et le Moyen-Orient qui, abondamment financé par des mécènes privés et mis en place sous la menace de sanctions économiques et militaires sévères, permet de faire fortement baisser les naissances. On estime que la population se stabilisera aux alentours de 8 milliards en 2050, puis régressera à 6 milliards d’ici 2100.



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naga
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MessageSujet: Re: Fiction a venir (2012)   Mar 9 Oct - 6:39



Scenario 3


Asie victorieuse


En ce 1er mai 2020, le premier secrétaire du parti communiste chinois, et président du pays, est fier d’annoncer la création de la nouvelle Sphère de coprospérité asiatique dont font partie le Japon, la Corée Unie, le Viêt-Nam, le Laos, le Cambodge, le Myanmar, la Thaïlande et la Malaisie. La guerre éclair de 2019 pour les ressources contre l’alliance Indo-ANZAC s’est soldée par une glorieuse victoire des armées asiatiques, bien que celles-ci regrettent les très grandes pertes parmi les civils (surtout parmi les civils indonésiens) que les armes chimiques ont causés. Fort heureusement, l’armée populaire de Chine était très bien préparée. Les deux mois de campagne militaire ont permis de mettre à disposition des peuples d’Asie les grandes ressources du Pacifique sud. Si l’Indonésie est sous occupation militaire chinoise, l’Australie et la Nouvelle Zélande s’en sortent plutôt bien, mais ont pour obligation de garantir les contrats de fournitures en matières premières et de droits de pêche. De fait, ces deux pays sont désormais des protectorats chinois.

Pour comprendre la montée en puissance de la République populaire de Chine et de ses trois grands alliés commerciaux et militaires que sont la Russie, l’Inde et le Brésil, il faut remonter quelques années en arrière.

Suite à la grande crise économique de 2012-2013, la Chine dut faire face au ralentissement de son économie et à un chômage qui provoqua des troubles très importants. Contrairement à ce qui se passa en Europe où les gouvernements laissèrent généralement les populations protester sans fin, la Chine décida d’écraser ces mouvements de façon impitoyable, en faisant appel aux services de sécurité intérieure appuyés par les forces militaires.
Au vu de la situation de l’Europe et les États-Unis, où les troubles civils allaient en augmentant, la Chine commença à forger avec ses partenaires commerciaux d’Asie, d’Afrique et du Moyen-Orient une série d’alliances militaires et de soutiens mutuels pour renforcer les liens économiques préexistants. La politique de grands investissements dans une force militaire capable d’opérer au-delà de la région asiatique fut accélérée, notamment grâce aux technologies russes et israéliennes, la Russie et Israël étant très intéressés par une étroite collaboration – voire par une protection – avec la nouvelle puissance économique et militaire chinoise.

Les conflits pour l’influence sur des régions productrices de ressources commencèrent à tourner à la défaveur des États-Unis en déclin et de l’Europe, complètement hors-jeu du fait de la crise de son économie, du démembrement en cours de son union politique et de tensions ethno-sociales. Si les difficiles accords avec le Viêt-Nam et les Philippines pour les îles Spratly, le contrôle du Sud-Soudan, les bombardements puis l’invasion par l’OTAN de la Libye furent pour la Chine des revers sensibles, le désastre de l’enlisement de l’OTAN en Syrie et en Iran provoqua le retournement de nombreux pays qui, de l’Angola au Zimbabwe, passèrent clairement sous la protection de la flotte chinoise de l’océan Indien.
Et lorsque en 2016, l’incident entre le porte-avion chinois Zheng-He et un navire espion américain entraîna une brève mais intense action guerrière entre la Chine et les États-Unis, il fut démontré clairement qui des deux puissances avait pris le dessus. Après la perte de plusieurs de leurs navires et sous-marins, les États-Unis avaient menacé d’attaquer des cibles sur le territoire chinois. La Chine mit alors sa force de frappe nucléaire en alerte, ce qui calma les ardeurs de la présidente des États-Unis. Les émeutes raciales généralisées de Los Angeles, Oakland, Atlanta, Washington DC et Detroit (instiguées, dit-on, par des agents chinois) pesèrent pour beaucoup dans la décision américaine de finalement calmer le jeu et même de se retirer de ses bases de Corée et du Japon. Mais ce furent certainement la mauvaise performance militaire et la présence de forces américaines engagées dans des conflits difficiles un peu partout dans le monde, et le difficile ravitaillement de ces dernières, qui pesèrent le plus dans cette décision.

On admira également le régime chinois pour sa prévoyance car il put aider les pays amis et alliés pendant les grandes famines dues aux sécheresses de 2015 et de 2018. En effet, depuis 2009 déjà, la Chine avait constitué des réserves gigantesques de céréales et de riz qui furent bien utiles pour aider l’Inde et le Pakistan pendant la grave crise qui découla de leur affrontement pour le contrôle de l’eau du Kashmir et de la grande famine de 2017 où près de 150 millions de Pakistanais et d’Indiens furent sauvés d’une mort certaine grâce à l’aide alimentaire chinoise. Le message fut clair pour les pays d’Afrique – grands fournisseurs de main-d’œuvre pour les industries et l’agriculture chinoises – et les pays d’Asie du Sud-Est qui rapprochèrent considérablement leur politique de celle de la Chine. Taiwan fut pacifiquement rattaché à la République populaire de Chine en 2018.

Au début de l’année 2019, la Chine et ses alliés, Singapour et la Malaisie, prétextèrent le mauvais traitement des populations indonésiennes et australiennes d’origine chinoise, victimes, selon eux, de discrimination et de mauvais traitements, pour appeler à une intervention humanitaire. La crise diplomatique qui s’en suivit dégénéra en intervention militaire suite à des révoltes antichinoises à Djakarta qui auraient causé la mort de quelques membres du personnel de l’ambassade de Chine.

Malgré la chute drastique de la production de pétrole due à l’assèchement des puits d’Arabie
Saoudite, la Chine se trouve désormais en très bonne position de leader mondial pour affronter les problèmes énergétiques et climatiques des années 2020 et 2030 et imposer au monde l’exemple de son modèle très efficace d’autoritarisme de marché, que les populations européennes et américaines, épuisées, vont rapidement plébisciter.
La population mondiale est considérablement appauvrie et finit par baisser à 3 ou 4 milliards
d’individus à l’horizon de 2100, mais se retrouve prête à suivre le nouvel ordre de la Pax Sinica.



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naga
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MessageSujet: Re: Fiction a venir (2012)   Mar 9 Oct - 6:49



Scenario 4


Lent déclin


La crise de 2011-2012 fut, comme celle de 2008, le prétexte pour annoncer des changements importants. Il fallait moraliser le capitalisme, pourchasser les banquiers voyous, assainir les comptes toxiques et faire que Wall Street contribue à Main Street. Belles promesses. À la suite de plusieurs réunions d’urgence du G20, des fonds gigantesques furent débloqués (personne ne savait d’où ils sortaient, la seule explication donnée était la planche à billets) afin injecter des liquidités dans l’économie. La Grèce, l’Espagne, l’Italie furent parmi les pays qui reçurent le plus d’aides. Quelques banques firent faillite, mais beaucoup d’autres furent recapitalisées. Alors que les économies mondiales stagnaient et que les populations d’Europe et des États-Unis voyaient progresser le taux de chômage, ces dizaines de milliers de milliards de dollars injectés dans le système contribuèrent en 2013, à relancer la consommation et donc l’économie. Les bourses remontèrent spectaculairement cette année-là. Le pire avait été évité.

Hélas, dès 2014, les marchés commencèrent de nouveau à vaciller, fait qui précéda de quelques mois l’annonce du risque de retour à la récession de l’économie américaine. C’est vrai que la baisse du prix du dollar et de l’euro par rapport aux autres monnaies (à cause de la trop grande quantité de liquidités injectées dans l’économie) avait contribué à créer une inflation très forte. Les populations se plaignaient aussi des mesures d’austérité alors que les annonces constantes de bonus faramineux (et qui battaient tous les records) pour les PDG des multinationales ou des grandes banques renforçaient l’idée qu’aucune réforme en profondeur n’avait été faite. Le cas de ce trader de Wall Street, au train de vie déluré et dépensier, et qui avait touché un bonus de plus d’un milliard de dollars, fit grand bruit. Le prix de l’or continuait à monter, alors que les rares pays aux budgets excédentaires en achetaient de plus en plus, tout comme les rares épargnants qui voyaient l’inflation détruire leurs économies. Le prix de 10 000 dollars l’once fut atteint fin 2014.

En 2014, une énième intifada en Palestine et des tensions avec l’Iran contribuèrent à faire flamber les prix du pétrole, mais les découvertes de gisements non exploités dans le golfe du Bengale permirent d’éviter la panique. Un tremblement de terre au Japon, dans la région de Tokyo, n’aida pas beaucoup l’économie japonaise dans sa deuxième décennie de stagnation. La baisse de la population contribuait aussi à émousser le dynamisme économique de ce pays, mais cela semblait être accepté avec résignation et fatalisme par la population japonaise.

En 2015, ce fut au tour des banques françaises de demander à être sauvées, vu l’état de leur exposition sur l’Italie et l’Espagne, deux pays au bord du défaut de paiement. Le Portugal, l’Irlande et la Grèce furent, quant à eux, mis totalement sous contrôle du FMI. De forts troubles éclatèrent. La Banque centrale européenne et l’Union européenne décidèrent d’un plan d’aide directe aux populations, financé par un nouvel impôt européen. La pression exercée sur la classe moyenne s’accentua encore, mais, pour un temps, cela calma le jeu. Aux États-Unis, un énième Quantitative Easing fut lancé, bénéficiant cette fois directement aux propriétaires de maisons en défaut. L’on fit remarquer que si cela aidait pendant un temps les familles américaines à payer leurs hypothèques, c’est au final dans les banques que l’argent finissait.

L’administration Obama, dans sa dernière année, fut empêtrée dans un scandale qui impliquait des fonds mafieux de Chicago et des enrichissements personnels. Les médias se focalisèrent sur cette histoire avec acharnement et avec une assiduité de tous les instants. Ce faisant, ils ne purent, ou ne voulurent pas couvrir la forte répression des manifestations en Chine, où, à cause de la baisse de la demande mondiale, de nombreux ouvriers au chômage demandaient de l’aide. On parla de centaines de milliers de morts.
Le prix du pétrole, de plus en plus négocié en monnaie chinoise, continuait sa lente progression pour atteindre l’équivalent de 200 dollars en valeur de 2010. Cela n’aida pas l’économie américaine, en pleine stagflation. À cause de la baisse de la production industrielle mondiale, cette progression eut surtout un impact sur les individus qui commençaient à devoir choisir entre payer l’essence pour aller travailler ou acheter à manger. De nombreuses personnes, même dans la classe moyenne, dormaient au bureau ou dans leur voiture pour éviter les trajets. Beaucoup décidèrent de quitter leurs résidences pavillonnaires pour s’établir plus près du centre ville et de leur lieu de travail. Ce mouvement contribua, surtout aux États-Unis (l’Europe, avec son système de transports publics n’eut pas les mêmes problèmes), à faire baisser encore plus le prix des maisons individuelles (situées
en banlieue) et à accentuer la crise financière. Les zones villa se transformèrent ainsi en des lieux à grand taux de chômage, avec une criminalité élevée et peu de services publics efficaces.


Les politiciens populistes, arrivés au pouvoir un peu partout en Europe et aux États-Unis dès
2016-2017, ne parvinrent pas à changer fondamentalement la situation. Les politiques d’austérité et d’immigration, elles, changèrent un peu : un moratoire sur l’immigration dans les pays de l’Union européenne fut décidé en 2018, et une véritable zone de la mort avec champs de mines anti-personnel et mitrailleuses automatiques fut mise en place sur la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Mais ces mesures furent relativement inefficaces, tout comme le protectionnisme douanier qui ne servit qu’à renchérir le prix des biens importés. En effet, l’Europe et les États-Unis ne fabriquaient pratiquement plus aucun bien. Le protectionnisme agricole, en revanche, fit beaucoup de mal à l’agriculture des pays du Sud, qui entrèrent en forte crise. Les guerres civiles très meurtrières qui éclatèrent au Mexique, en Ethiopie, au Mali, au Sénégal et au Kenya, peuvent directement être imputées à ces politiques.

En Asie, c’est essentiellement le conflit entre l’Inde et un Pakistan, en proie à une guerre civile larvée depuis le retrait des forces de l’OTAN d’Afghanistan, qui pesait sur la croissance de la région. La Chine, très sensible à la stabilité du Moyen-Orient (c’est en Iran, en Asie centrale et dans les pays du golfe Persique qu’elle s’approvisionnait en pétrole), travailla main dans la main avec les États-Unis pour soutenir le Pakistan et éviter son effondrement. Ce faisant, elle gardait un œil sur ses armes nucléaires qui, selon ce que disait un rapport de la CIA, étaient dans un état avancé de décrépitude et ne pouvaient pas être utilisées. Personne ne voulut savoir si ce rapport disait vrai.

En 2020, il fallut se rendre à l’évidence : l’économie des États-Unis et de l’Europe avait régressé en moyenne de 20%, un chiffre qui s’élevait à 50% pour les pays les plus touchés. On appela la période 2008-2020 la « Grande Destruction ». Les économies asiatiques subirent elles aussi de plein fouet cette longue période de récession, mais grâce à leurs marchés intérieurs, elles purent au moins garder une certaine stabilité, voire une faible croissance.

Selon les experts, ce déclin économique eut un effet positif sur les émissions de gaz à effet de serre. Personne ne savait avec certitude si ceux-ci avaient un réel impact sur les changements climatiques qui se faisaient de plus en plus évidents (inondations du Mississipi/Missouri en 2016, sécheresse et mousson tardive en Inde en 2017, hiver très rude dans le Nord de l’Europe en 2018, ouragans dévastateurs en Australie, etc.). Les changements climatiques eurent des conséquences sur la production de nourriture et de graves crises alimentaires commencèrent à se faire sentir dès 2017. Des millions de réfugiés s’entassaient dans d’immenses camps de fortune à la frontière des États-Unis ou aux portes de l’Europe. Le Maroc fut fortement déstabilisé en 2022, notamment par un attentat contre le roi et par la montée de toutes sortes d’extrémismes parmi les réfugiés africains. On parla de nouvelles drogues et de nouvelles religions. Le terrorisme, qui avait beaucoup diminué pendant les années 2010, se réveilla avec une énergie renouvelée, crispant les forces armées occidentales et asiatiques. L’attaque au gaz Sarin dans le métro de Shanghai poussa la Chine – ou fut prétexte – à augmenter son intervention au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis. Cette coopération s’accentua en 2022 avec l’intervention en Arabie Saoudite, lorsque, après la chute brutale de sa production de pétrole, le pays plongea dans une guerre civile meurtrière.


C’est justement autour des ces années 2020 que la production de pétrole, qui avait stagné entre 2010 et 2020 commença un peu partout à chuter. Avec la pénurie soudaine, le prix du pétrole flamba. Durant la crise économique des années précédentes, peu d’investissements avaient été faits dans les énergies renouvelables et avec l’immense dette qui s’accumulait, peu de capitaux étaient désormais disponibles pour des investissements lourds dans l’infrastructure. Cette pénurie soudaine de pétrole coïncida avec la forte pénurie d’autres matières premières. Du fait de l’augmentation très rapide du prix des engrais, la productivité agricole – qui baissait progressivement depuis le début des années 2010 – s’effondra. Une crise alimentaire gigantesque explosa dans plusieurs pays d’Afrique, d’Asie centrale et du Moyen-Orient, notamment en Égypte où la population entra dans une période de famine, qui fut suivie par des violences sanglantes. Des millions de réfugiés se présentèrent à la frontière d’Israël, ce qui causa une crise grave, qui fut réglée de manière extrême et expéditive par « l’armée la plus morale du monde ». Des dizaines de millions de réfugiés se déversèrent sur les plages et les ports de Chypre, de Grèce et de Turquie, ce qui entraîna des troubles très graves, souvent violents. Rapidement, des millions de réfugiés du Moyen-Orient, d’Afrique, mais aussi d’Asie suivirent le mouvement d’exode.
La déstabilisation des pays du Sud de la Méditerranée fut très rapide et les forces armées européennes durent se résoudre à refouler les réfugiés, parfois au prix de pertes humaines massives.


Ceux-ci, toujours plus armés et bénéficiant du soutien des forces armées des pays du Maghreb, infligèrent de lourdes pertes aux forces espagnoles, françaises et italiennes.
Aux États-Unis, dès 2023, de nombreuses villes commencèrent à subir des crises d’approvisionnement en nourriture et l’armée dut reprendre le contrôle, souvent au prix d’une lutte antiguérilla qui n’avait rien à envier au combats menés par les précédentes générations de GI en Iraq.

Quelques villes, comme Détroit, Atlanta et des quartiers entiers de Los Angeles et Washington DC furent simplement bouclés et abandonnés à leur sort, lorsqu’ils ne furent pas rasés par les bombardements.
En Europe, avec l’effondrement de la monnaie unique, et afin de faire face aux troubles sociaux et ethniques, de nombreux pays décidèrent unilatéralement de fermer leurs frontières et de mobiliser leurs forces armées pour maintenir l’ordre. Au cours des années 2020 et 2030, ce fut petit à petit un ordre très autoritaire et ethnocentrique qui se mit en place. En 2035, à cause de la pénurie croissante de pétrole, les États-Unis se lancèrent dans la conquête du Canada. La résistance canadienne, peu énergique au début, se renforça considérablement après que les troupes d’occupation américaines commencèrent à commettre des exactions particulièrement brutales sur la population civile.

Les guerres civiles britanniques et françaises de 2036 et 2040 furent très sanglantes et l’on assista à des massacres qui rappelaient les pires conflits africains. L’Espagne, l’Italie, la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie, la Pologne et la Grèce, pays ayant fini par élire des régimes politiques hyper-autoritaires, menèrent de véritables campagnes d’extermination de la population africaine et nord-africaine. Les chiffres ne purent jamais être vérifiés, mais on parla d’une dizaine de millions de morts. La Russie, malgré une courte guerre avec l’Ukraine pour le contrôle du bassin minier du Don, mais grâce à sa relativement faible population, sa forte capacité agricole et ses ressources en gaz et en hydrocarbures, prit petit à petit sous sa tutelle l’Europe orientale et les pays nordiques et devint l’une des rares puissances régionales à s’en sortir assez bien.

La guerre entre l’Inde et ce qui restait du Pakistan permit enfin de savoir si les armes nucléaires pakistanaises fonctionnaient. Ce fut le cas. Malgré la perte de Delhi, de Jaipur et de Bombay, l’Inde put s’approprier les terres agricoles du bassin de l’Indus et mis en place une politique de réduction de la population musulmane – on parle de plus de deux cent millions de morts entre 2040 et 2050 – afin de pouvoir rendre les ressources agricoles disponibles pour la population restante. Toutefois, les grandes crises climatiques qui commencèrent en 2055 signèrent la désintégration du pays qui éclata sous le coup de guerres civiles toujours plus nombreuses, chaque région voulant garantir une surface de terre cultivable suffisante pour satisfaire ses propres besoins.

La Chine connut également de graves crises et se replia sur elle-même, comme elle l’avait souvent fait dans son histoire. Malgré une forte baisse de la population organisée par les organes de l’État communiste, elle réussit à maintenir une stabilité sociale raisonnable qui permit de faire fonctionner des économies locales interconnectées, sous le contrôle d’un État centralisé très autoritaire. La communication globale, sévèrement réduite par le délabrement de l’infrastructure (câbles sous-marins non réparés, etc.), put se maintenir grâce à des techniques plus anciennes comme la radio à longue fréquence ou les communications par satellite qui permettent à qui peut y accéder et en payer le prix, de continuer à communiquer. Vers la fin du XXIe siècle, bon nombre de nations se fragmentèrent pour former des régions indépendantes et capables de mieux fonctionner. Ce fut le cas de l’Australie, de l’Indonésie, de l’Inde, des pays du Moyen-Orient, du Canada et des États-Unis, de la France, de l’Espagne, du Royaume-Uni et du Mexique. D’autres nations disparurent en se désintégrant dans l’anarchie la plus complète. Ce fut le cas de la plupart des pays d’Afrique. Des pays comme la Chine, le Brésil, l’Argentine, la Russie passèrent tous très près de l’éclatement mais surent garder leur cohésion et, avec plus ou moins de succès, leur intégrité territoriale. De petits pays comme la Suisse, l’Islande, la Norvège, la Suède, la Finlande, la république des Boers, le Japon, le Botswana, la Namibie ou encore la Nouvelle Zélande, surent protéger leur nation et la garder autonome grâce à leur autosuffisance en nourriture et en énergie et parfois aussi grâce à leur isolement. Les petites nations insulaires qui ne disparurent pas, comme l’île Maurice, Cuba et le Ski Lanka, purent aussi s’en tirer assez bien en s’aidant de leurs ressources agricoles et de pêche.

Des villes-États d’un type nouveau apparurent. Véritables îlots de confort et de technologie, fortifiées contre les zones de violence alentours, elles émergèrent du chaos dans des régions qui possédaient à la fois une source de pétrole, une capacité de raffinage, une capacité de production industrielle et une base agricole adéquate. Parmi celles-ci, la république de Libreville dans l’ancien Gabon, la ville indépendante de Damman en Arabie, la conurbation Houston-Austin au Texas, le sultanat de Brunei, la ville de Mossoul dans le Kurdistan, Bahreïn, etc. Les nations du monde durent réapprendre à vivre avec moins de technologie, moins d’énergies fossiles et moins de transports. Les guerres pour les ressources se firent plus petites et plus régionales. Bientôt, même les armes nucléaires devinrent inopérantes car l’infrastructure nécessaire pour les garder opérationnelles ne put être financée bien longtemps. La population globale en 2100 baissa fortement pour ne compter plus que 2 milliards d’individus. La plupart consacrèrent leurs énergies à la survie, très difficile sous un climat capricieux et imprévisible, et vécurent dans la crainte qu’une nouvelle épidémie ne vienne donner un coup fatal aux communautés restantes.




A suivre...



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MessageSujet: Re: Fiction a venir (2012)   Mar 9 Oct - 13:53



Scenario 5


Troisième choc pétrolier


L'expression troisième choc pétrolier est utilisée par certains journalistes, spécialistes et hommes politiques pour désigner une augmentation des cours dépassant tous les records historiques au premier semestre 2008. Ils n’avaient encore rien vu.

Le monde continua à aller comme toujours entre crises, conflits au Moyen-Orient, crainte du terrorisme et clash des civilisations. La globalisation se poursuivit, accélérant l’appauvrissement de l’Occident et l’émergence de nouvelles puissances économiques.
Suite à la mort du roi Abdullah d’Arabie Saoudite, le nouveau roi Sultan entreprit, contre toute attente, de nombreuses réformes et, à la surprise générale – ou pour financer les réformes, selon certains – il annonça que les réserves de pétrole d’Arabie Saoudite étaient surévaluées d’un facteur de dix. Ce n’était pas 200 milliards de barils qui restaient à extraire, mais 20. L’effet de cette déclaration se fit immédiatement sentir. Le prix du pétrole partit à la hausse pour doubler en six mois, puis encore doubler en trois mois.

Ajouté à une production de pétrole en baisse depuis 2011, l’impact de ces prix élevés fut rapidement très important. La première phase, une augmentation massive du coût des transports et donc des produits de consommation, provoqua une forte crise ainsi que des tensions sociales très importantes partout dans le monde.
L’augmentation du prix de la nourriture entraîna aussi de grands troubles et plusieurs pays en voie de développement prirent le chemin de la révolution. Parmi ceux-ci, un grand nombre finirent par plonger dans le chaos, ce qui provoqua de forts mouvements migratoires et créa une grande quantité de réfugiés.

La Chine, les États-Unis et, dans leur sillage, l’Europe, se lancèrent dans une course effrénée aux ressources, finançant révolutions et révoltes afin de déstabiliser les fournisseurs de l’autre et de s’assurer le maximum de contrats d’exploitation de gisements. Au final, ces guerres n’arrangèrent pas grand-chose, elles firent même baisser la capacité d’extraction et de raffinage des pays qui y participèrent.

La crise économique qui s’en suivit fut très longue et ses conséquences très profondes. Un mode de vie sans pétrole apparut et des sources d’énergie alternatives furent mises en place par beaucoup de pays qui ressortirent le vieux slogan des années 1970 : « Nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons des idées ». Petit à petit, le choc provoqué par le renchérissement du pétrole força à chercher un plan B. Ce ne fut pas facile, notamment à cause des famines et des révoltes, mais vers 2020 déjà, une nouvelle économie associée à un nouveau mode de vie commença à se faire sentir et, avec une réduction de la population et malgré les premiers effets sérieux des changements climatiques, l’humanité se stabilisa à 6 milliards d’habitants aux alentours de 2050. Son équilibre était très prometteur pour l’avenir. Un changement de civilisation s’était produit, grâce à la sagesse d’un roi saoudien.

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MessageSujet: Re: Fiction a venir (2012)   Mar 9 Oct - 13:56



Scenario 6


Éco-fascisme


La grande crise de 2008-2018, plus connue comme la deuxième grande dépression, ainsi que les grandes catastrophes écologiques qui démarrèrent dès 2014 eurent comme résultat essentiel de propulser au pouvoir un peu partout en Occident des partis politiques populistes (fascistes, selon leur détracteurs) de droite ou écologistes. Tous ces partis avaient en commun un leader charismatique qui utilisait un langage simple et facile à comprendre, ainsi qu’une politique claire et sans atours, censée apporter des solutions simples, directes et autoritaires aux problèmes qui devenaient tous les jours plus évidents.

Alors qu’aux États-Unis, il fallut attendre les élections du mid-term de 2014 et les présidentielles de 2016 pour voir arriver au pouvoir un Tea Party sensiblement teint de vert, c’est surtout en Europe, avec la prise du pouvoir en France, au Royaume Uni, en Allemagne, en Italie et dans la plus part des pays nordiques de coalitions dites vert-foncé, que ces mouvements conservateurs purent mettre en place leur programmes.
Les mesures écologiques connurent un immense succès et assurèrent le remplacement progressif des centrales nucléaires par des sources d’énergie renouvelables, surtout solaires et éoliennes. Ces mesures créèrent un très grand nombre d’emplois et l’exemple européen fut rapidement suivi par les pays d’Amérique du Nord et d’Amérique latine ainsi que par les pays asiatiques, Japon et Chine en tête.

Cette révolution écologique fut un succès économique important et permit, grâce à de grands travaux, d’atténuer les effets de la crise économique et de la dette. Ce succès permit aussi aux gouvernements d’imposer des taxes et des mesures très restrictives pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, la pollution, la sur-utilisation des sols, de l’eau et des engrais. Une politique d’austérité, alliée à un retour sur des frontières moins poreuses et même à un renvoi de nombreux d’immigrés dans leurs pays, entérina une gestion très paternaliste des pays occidentaux. Les populations plébiscitèrent dans leur grande majorité ces politiques en reconduisant la plupart de ces partis ou coalitions pour de nouveaux mandats et pour l’obtention de plus de pouvoirs.

Petit à petit, cet autoritarisme poussa de plus en plus l’Union européenne et les États-Unis, entièrement sous contrôle des partis populistes et verts, à réduire les droits démocratiques, prétextant que l’individualisme des citoyens ne pouvait être en phase avec la résolution des problèmes immenses auquel le monde devait faire face. C’est vrai que le réchauffement climatique causa des sécheresses extrêmes et que l’augmentation du niveau des mers de près d’un mètre entre 2010 et 2020 entraîna une panique telle que les populations furent prêtes à tout céder, pourvu qu’on les sauve.

Des théories eugénistes commencèrent à apparaître, expliquant que, pour réduire la population globale, il fallait limiter les naissances (il fallut bientôt avoir un permis pour avoir un enfant, et un système à points donnait la priorité aux personnes mentalement et physiquement plus douées « afin d’éviter que toute cette masse de gens peu intelligents, obèses et inutiles de la fin du XXe siècle ne se reproduise », pour reprendre les textes de loi de l’amendement Minc, ajoutés aux constitutions de l’Europe et des États-Unis). Une solution dut être trouvée pour les gens trop malades et trop vieux qui coûtaient trop cher au système et utilisaient des ressources de plus en plus rares. (On dépista systématiquement les handicapés mentaux graves et autres trisomiques, qu’on euthanasia, les personnes âgées furent bannies du système public de soins et de santé dès leur 60e année, et l’euthanasie des grands malades fut rendue gratuite et immédiate, sauf ordre contraire de la famille.)
La population de la terre fut surtout réduite par des épidémies qui semblaient venir de nulle part et toucher uniquement les populations les plus pauvres qui ne pouvaient s’offrir les vaccins qui, immanquablement, étaient mis en vente et qui étaient, par un heureux hasard, toujours très efficaces. Petit à petit, sans trop de famines ni de brutalité, et malgré la résistance éphémère de groupes rétifs à ce nouvel ordre mondial, la population humaine diminua jusqu’à attendre 2 milliards d’habitants en 2050, nombre qui fut unanimement salué comme idéal pour une activité humaine soutenable et pérenne.


Vers 2060, un Gouvernement mondial se mettait en place, et établissait son siège à Lhassa.
Cependant, les dérèglements du climat semblaient continuer malgré toutes les mesures. De nombreux scientifiques démontrèrent que l’état de la science climatique du début du XXIe siècle était trop primitive. Quelle arrogance de croire que l’homme pouvait changer le climat ! Quoi qu’il en soit, à voir l’état de l’humanité en 2100, il était d’avis général que d’un mal peut sortir beaucoup de bien.



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MessageSujet: Re: Fiction a venir (2012)   Mar 9 Oct - 14:02



Scenario 7


Armageddon


La crise de 2012 fut terrible pour les États-Unis. L’effondrement financier fut catastrophique et le pays entra dans une spirale de déclin rapide. Le chômage cessa d’être mesuré dès que le chiffre officiel dépassa les 20%. L’économie s’arrêta presque totalement et l’onde de choc se propagea dans toute l’Europe, où la crise éclata, dans le sillage américain, et en Asie où des troubles graves firent suite à l’effondrement des exportations.

Le président Barak Obama disparut de la scène politique encore plus rapidement qu’il n’y était
apparu une dizaine d’années auparavant. C’est une nouvelle administration, populiste et extrémiste, qui arriva au pouvoir. Celle-ci prit rapidement des mesures qui causèrent une grande surprise : les États-Unis n’allaient plus reconnaître leur dette, car ils jugèrent que « des influences étrangères la leur imposait » et un nouveau dollar qui s’appuierait sur l’or allait être émis. Dans le but de fonder cette nouvelle monnaie, l’administration américaine déclara que le pays possédait d’immenses réserves cachées d’or (mais personne ne fut autorisé à vérifier cette affirmation en visitant les lieux de stockage de cet or). Pour résorber le chômage, la nouvelle présidente des États-Unis ordonna la réinstitution du service militaire obligatoire (pour deux ans) et décida de porter les effectifs des forces armées et de la nouvellement créée milice d’État à plus de dix millions de femmes et d’hommes. De nombreux volontaires de tous âges rejoignirent cette milice afin de bénéficier de repas chauds, d’un abri et d’un bel uniforme. Suite aux protestations de nombreux pays créditeurs, notamment la Chine et le Japon, une très forte diatribe contre l’étranger fut de plus en plus utilisée. On encouragea une politique de tension avec la Chine et un programme d’armement massif fut mis en chantier. Les États-Unis doublèrent leur budget de défense en quatre ans. Les médias furent mis au défi : qu’ils osent diffuser un message « antipatriotique » ! Le Patriot Act V limita encore plus les libertés individuelles.

Tout cela ne relança pas vraiment l’économie, car au-delà des discours, peu d’emplois furent créés, l’hyperinflation continua à sévir, les services publics, dont les fonctionnaires ne touchaient plus de salaire, commencèrent à s’effondrer les uns après les autres et une partie de la population, notamment la population afro-américaine et latino-américaine, se sentit de plus en plus discriminée et se vit la cible d’attaques de la part de la nouvelle administration (fiscalité élevée, élimination des programmes sociaux).

Au Moyen-Orient, Israël lança une attaque préventive contre des nids de terroristes dans les
territoires occupés. Comme prévu, la situation dégénéra rapidement et amena Israël à réoccuper le Sinaï et à bombarder le Caire et Damas, en guise d’avertissement, ce qui causa de nombreuses victimes civiles. La riposte des missiles iraniens ne fit, quant à elle, pas beaucoup de victimes sur Jérusalem et Tel-Aviv, mais les États-Unis et Israël utilisèrent, en guise de réponse – une réponse prévue de longue date – et pour la première fois depuis 1945, des armes nucléaires tactiques sur des installations militaires iraniennes. Malgré les timides protestations européennes, chinoises et russes, les bombardements continuèrent et s’intensifièrent alors qu’une vague d’attentats très meurtriers, et de sabotages d’infrastructures, déferla sur les États-Unis.

Malgré cela, la crise continua et, alors que personne ne voulut des bluebacks (surnom des
nouveaux dollars, de couleur bleue), les États-Unis se virent incapables de relancer leur économie, car ils étaient forcés de payer leurs importations en biens tangibles et à l’avance. Plus personne dans le monde ne faisait confiance à la monnaie américaine.
Lorsque, en 2014, le Pakistan, toujours allié de la Chine mais tombé de fait sous le contrôle d’une coalition islamiste, lança une attaque nucléaire surprise contre l’Inde, tout le monde fut pris de court. La riposte indienne fut tout aussi dévastatrice que l’attaque pakistanaise : on parla de plus de 100 millions de morts de chaque côté en moins d’une semaine. Les États-Unis, dont le discours contre la Chine était de plus en plus agressif et guerrier et dont la politique intérieure devenait patriote et sécuritaire à l’extrême, utilisèrent le prétexte de l’alliance entre la Chine et le Pakistan pour imposer un blocus économique total et unilatéral contre tous les belligérants et leurs alliés (dont la Chine). Ils forcèrent également un certain nombre de pays, avec menace de bombardement et débarquement de Marines à l’appui, à dénoncer leurs contrats d’exportation pétrolière vers la Chine. La Chine considéra ce blocus et cette agression commerciale comme une déclaration de guerre mais n’entreprit aucune action agressive.

Lorsqu’en décembre 2014, la Chine mobilisa sa flotte dans l’objectif de protéger et d’escorter les pétroliers venant du golfe Persique, la 7e flotte américaine du Pacifique attaqua cette escadre chinoise. Et quand l’aviation chinoise riposta, les bombardiers américains basés à Guam et au Japon bombardèrent des terrains d’aviation militaires en Chine. C’est à ce moment que la Chine mobilisa toutes ses forces armées et des images satellites montrèrent que la Corée du Nord faisait de même. La présidente des États-Unis annonça dans un discours télévisé que les États-Unis se voyaient forcés de répondre à ces provocations, ainsi qu’au danger d’attentats terroristes sur leur territoire, attentats terroristes qui seraient perpétrés par les populations asiatiques (tous des terroristes en puissance). Simultanément à ce discours, une attaque nucléaire totale fut lancée contre la Chine et la Corée.

Le résultat fut étonnamment rapide. Plus de 500 millions de Chinois périrent lors des frappes
américaines (400 missiles à tête nucléaire furent utilisés). La riposte chinoise ne put pas être interceptée par les défenses antibalistiques américaines (le projet avait été financé, mais les fonds détournés, donc il n’était pas opérationnel) et une cinquantaine de têtes nucléaires s’abattirent sur les grandes villes, les ports et les installations militaires américaines. Une dizaine d’attaques chinoises furent aussi lancées contre les installations militaires américaines au Japon et dans le Pacifique. La Corée du Nord lança une attaque fulgurante, dévastatrice mais de courte durée sur la Corée du Sud (Seoul fut dévastée par l’artillerie nord-coréenne). Des sous-marins lanceurs d’engins continuèrent à mener pendant plusieurs jours des attaques secondaires et le chaos dans lequel l’Asie et l’Amérique du Nord (plusieurs villes canadiennes furent touchées semble-t-il par erreur) furent plongées fut indescriptible. Au total pendant les jours de conflit et les quelques mois qui suivirent, plus de 200 millions de nord-américains et un milliard d’asiatiques périrent de causes diverses.

Le choc économique, écologique et psychologique fut très brutal pour toutes les régions du monde. Des maladies mortelles dues aux radiations se répandirent. À cause des impulsions électromagnétiques (EMP) des armes nucléaires, la plupart des ordinateurs, des réseaux électriques, et des systèmes électroniques et informatiques mondiaux défaillirent et il s’ensuivit un chaos gigantesque et global. Entre 2015 et 2016, plus de quatre milliards d’individus périrent à travers le monde. En 2018, la population mondiale se remettait péniblement de la Grande Guerre sino-américaine.



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MessageSujet: Re: Fiction a venir (2012)   Mar 9 Oct - 14:07



Scenario 8


Eurocalypse


Après la grande crise des années 2010, les gouvernements supranationaux se regroupent de plus en plus en grandes zones. En Amérique, la zone NAFTA rassemble Canada, États-Unis et Mexique ; en Amérique latine, le MERCOSUR devient petit à petit l’équivalent sud-américain de l’Union européenne sous le leadership du Brésil. L’UE, quant à elle, a grandi jusqu’à englober tout le Sud de la mer Méditerranée. La Turquie est aussi sur le point de mettre en place un protectorat économique s’étendant à l’ensemble du Moyen-Orient et du Sud-Caucase. En Asie, la nouvelle Fédération des Nations d’Asie (FNA) placée sous l’égide chinoise et indienne regroupe la plupart des pays de la région, y compris le Japon. La Russie a repris le contrôle politique des dictatures d’Asie centrale du Belarus et d’Ukraine. L’Afrique, vaste continent-gisement ouvert de ressources naturelles et humaines, est littéralement mise en pièces et est souvent la source de conflits entre tous ces grands blocs, mais par un accord tacite et bien compris, jamais ces conflits ne sortent du cadre local.

Ces gouvernements supranationaux œuvrent pour résoudre les problèmes globaux. Mais ce qui se met en place est un système ultralibéral qui divise la population en trois grands groupes : les très riches bénéficient des économies d’échelle globales et de gains en capitaux encore plus grands qu’auparavant et vivent dans les régions les plus protégées des effets climatiques, de la pollution et des troubles. La classe moyenne, qui vit dans les centres villes, est de plus en plus mise sous pression économique. Ses membres n’arrivent que très rarement à sortir de leur condition d’employés de bureau et, lorsqu’ils ne sont pas shootés à l’entertainement, ils vivent dans la terreur de perdre leur emploi et de finir relégués dans les zones de banlieues où habite la troisième catégorie de la population. Cette dernière survit tant bien que mal dans de vastes zones entourées de murs. Une population colorée et bigarrée, au mieux prolétaire mais le plus souvent abandonnée à elle-même, analphabète et violente, et rapidement mise sous la coupe de bandes ethniques et d’ordres mafieux, y a fait son apparition. Toute critique de ce système est sévèrement réprimée grâce à des lois anti-terrorisme très strictes. À chaque scandale financier ou de mœurs (et ils sont fréquents – la pédophilie semble, par exemple, très diffuse chez les élites), un attentat terroriste vient opportunément rappeler qu’il faut se préoccuper des vrais problèmes !

Ce système hyper-centralisé n’a toujours pas réussi à résoudre aucun des problèmes fondamentaux. Le mot d’ordre reste la croissance, pour laquelle il faut continuer à trouver des ressources et, malgré les désastres écologiques que les recherches, les forages et les traitements provoquent, la machine économique continue sa progression à la recherche de la dernière goutte de pétrole et de la dernière miette de minerai.

Heureusement, quelques honnêtes gens arrivent à s'organiser en dehors de ce système. Dans les campagnes, de petites poches de résistance appelées Fractions sont nées pour essayer de sauver ce qui peut encore l'être de l’humanité. Différentes sections de ces fractions sont retranchées dans le Vercors, en Forêt Noire, dans les Highlands d’Écosse, dans les Apennins, dans les montagnes Rocheuses, dans le Rif, dans les Balkans, dans l’Oural, dans l’Altaï, dans l’Himalaya, dans les Andes et dans la Terre de Feu.

Lorsque, avec la disparition définitive des écosystèmes marins, la plupart des écosystèmes commencent à vaciller puis à disparaître les uns après les autres en seulement quelques années, la crise alimentaire devient si grave que chaque région et chaque zone se barricade afin d’éviter que les plus pauvres ne massacrent les plus riches. C’est pourtant ce qui arrive lorsque ce qui reste de la classe moyenne est littéralement massacré et mis en pièces par des hordes affamées. Les plus riches ont beau se barricader ou essayer de fuir – mais pour aller où ? – ils sont le plus souvent massacrés quand ils ne sont pas trahis par leurs propres services de sécurité. Les immenses zones urbaines, issues de la concentration urbanistique de la fin du XXe et début du XXIe siècle, deviennent de véritables zones de jungle urbaine où une société violente et chroniquement affamée se bat pour chaque territoire utile, à mesure qu’elle disparaît.

En 2050, la population mondiale est ainsi réduite à moins d’un demi-milliard d’habitants. Seuls les habitants des fractions – dans des villages et fermes fortifiés à travers le monde – peuvent espérer survivre et reconstruire le monde.



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MessageSujet: Re: Fiction a venir (2012)   Mar 9 Oct - 14:13



Scenario 9


Kali Yuga/Ragnarok


Les hindous croient que la civilisation humaine dégénère spirituellement au cours de la Kali Yuga, qui est dénommée l'âge noir. Dans la mythologie nordique, le Ragnarök est une fin du monde prophétique qui comprend une série d'événements dont trois hivers sans soleil qui se succèderont et qui seront suivis d’une grande bataille dans laquelle la majorité des divinités et des hommes mourront. Aura lieu ensuite une série de désastres naturels : le monde sera submergé par les flots et détruit par les flammes. Une renaissance s’ensuivra, où les dieux restants aideront le seul couple humain survivant à repeupler le monde.

En 2012, la crise financière démarrée aux États-Unis consume les banques les unes après les autres et pulvérise l’épargne de millions d’Américains et d’Européens. Les prix des matières premières continuent de flamber entre rareté et spéculation, le chômage augmente partout dans le monde alors qu’une grave crise alimentaire est provoquée par de très mauvaises récoltes. Dans de nombreux pays, des révoltes de la faim éclatent. Plusieurs guerres éclatent : entre Vénézuela et Colombie, Iraq et Kurdistan, Russie et Géorgie, Chine et rebelles ouïghours, Laos et Thaïlande... Les chefs des gouvernements du monde sont désemparés face à la quantité de crises. Le moral est au plus bas. Soudain, une petite deuxième lune apparaît dans le ciel nocturne. La NASA et l’Agence spatiale fédérale russe annoncent qu’il s’agit d’une comète non répertoriée, qui avait jusqu’à alors échappé aux observatoires. La probabilité d’impact avec la Terre serait de 10% et celui-ci pourrait avoir lieu dans seulement quelques jours.

L'apparition de cette comète paralyse alors toute capacité humaine à réfléchir rationnellement. On assiste à une croissance subite de la religiosité, à des suicides de masse, des paniques, des débauches, des massacres et des assassinats en solde de vieux comptes. Les gouvernements russes, chinois et américains lancent en urgence plusieurs fusées à ogive nucléaire afin d’essayer d’intercepter ou de dévier cette comète. Mais c’est déjà trop tard. Pendant un temps, les guerres cessent et, de tous côtés, les combattants regardent ensemble le ciel. On prie beaucoup. Puis la comète, qui aurait été touchée par un missile, se disloque et percute la Terre de plein fouet en décembre 2012 – date ironique car elle renvoie à la fois aux prophéties maya ou aux histoires farfelues de planète Nibiru.

L’impact des morceaux de comète est redoutable. Une partie de la comète touche la Terre sur la côte nord de la mer Rouge, très près de Jiddah, en Arabie Saoudite, qui est instantanément vaporisée. Sur un rayon de 500 kilomètres, tout se carbonise instantanément, y compris la Mecque. Bien que la mosquée Masjid-Al-Haram soit pulvérisée, la pierre noire de la Ka’aba n‘est pas détruite. Beaucoup parleront de miracle. Un autre morceau de la comète, le plus gros, percute la Terre au niveau du golfe de Guinée, ce qui provoque une vague de plus d’un kilomètre de haut qui tue quasiment toute vie sur un rayon de plus de mille kilomètres, ce qui revient à peu près à 500 millions de personnes en quelques minutes. Les troisième et quatrième parties de la comète disloquée touchent respectivement la région du Mato Grosso au Brésil et la ville de La Paz en Bolivie. Les destructions sont énormes. Près d’un milliard de personnes sont tuées en quelques heures entre l’onde de choc, les tsunamis, les incendies et les autres effets de cet impact.
Hélas, les souffrances de l’humanité ne font que commencer. Cet impact projette dans l’atmosphère des milliers de kilomètres cubes de cendres et de poussière. Sous l’effet du choc sur la croûte terrestre, de nombreux volcans se réveillent et, partout dans le monde, des éruptions et des tremblements de terre provoquent des dégâts considérables. Un nuage de poussière très épais commence à couvrir le globe et empêche la lumière du soleil de passer correctement. Au cours de la décennie suivante, les températures baissent sensiblement. Il y a des hivers très froids et humides, les récoltes sont pratiquement réduites à néant et le peu qui pousse ne tient pas à cause des pluies acides. La faune et la flore mondiale disparaissent pratiquement aussitôt. Bientôt, il n’y a plus un seul animal dans les fermes, dans les forêts, ni dans les océans. Dans un chaos indescriptible, où chacun se bat pour avoir accès à de maigres ressources qui disparaissaient très vite, où une boîte de conserve est le synonyme, et l’espoir, d’un jour de plus de survie. Dans la violence et la barbarie l’espèce humaine se retrouve réduite à un tout petit demi-milliard d’individus en 2020, individus qui se concentrent pour la plupart dans les rarissimes régions qui n’ont pas pâti de l’obscurité ou dans de rares abris souterrains.

Dans un monde détruit, l’humanité se retrouve devant la possibilité réelle de disparaître entièrement. Des hommes et des femmes, un peu paranoïaques et qui s’étaient préparés à l’éventualité de ce genre de catastrophe, émergent un peu partout de leurs abris. Ces survivants, qui sont restés en contact radio pendant ces années de chaos, s’organisent en communautés et deviennent les nouveaux meneurs d’une humanité qu’il faut refonder à partir de zéro.



source:
Survivre piero.com


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