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 Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013

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Erich Marcks
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MessageSujet: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Sam 2 Mar - 16:44

PREPARATION AU DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

Veillée d'armes

Le 2 juin 1944, la brigade de commandos fait mouvement vers la zone de regroupement appelée le Common, une vaste étendue de prairies plantées d'arbres à proximité de la route principale en direction de Southampton. Ces hommes forment une troupe d'élite qui sera engagée majoritairement dans le secteur de Sword Beach quelques jours plus tard.

Lord Lovat
Cette Brigade très originale, est placée sous le commandement d'un chef emblématique, Simon Fraser Baron Lovat, un Ecossais aux fortes traditions qui marque cette unité de son panache et de son empreinte. Né en 1911, son prénom est souvent orthographié à la mode écossaise « Shimi ».
Lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale, ce concept du raid rapide en territoire ennemi est repris et, l'armée de terre britannique constitue des unités de Commandos. L'un des premiers volontaires est Simon Fraser Lovat. En août 1942 ; il est promu lieutenant-colonel. A la tête du commando N°4 et participe au raid sur Dieppe qui est un échec. On lui confie le commandement de la 1st Special Service Brigade, regroupant quatre Commandos dont le N°4, à la veille de l'opération Overlord.

Derek Mils-Roberts

A ces côtés, on trouvera l'un de ses anciens camarades d'université, Derek-Mills-Roberts, il est major et commande en second, sous ses ordres, le N°4 Commando dont il mène la moitié au combat lors du débarquement de Dieppe en août 1942. Pour overlord, il est à la tête du N°6 Commando, sous les ordres de lord Lovat qu'il remplacera à la tête de la Brigade à partir du 12 juin.


Les Commandos de l'Armée de Terre et ceux de la Marine ont été placés sous le commandement de Lord Mountbatten, Chef des Combined Operations dès 1941. pour l'opération, les deux brigades de commandos britanniques sont placées sous le contrôle du Special Service Group commandé par le Major-Général Robert G. Sturges (des Royal Marines), totalisant environ 5000 Commandos.
La 1st Special Service Brigade est commandée par le Brigadier Lord Lovat. Elle regroupe plus de 2500 hommes et est constituée des : N°3-4-6 Commando et des N°41-45-46-47-48 Royal Marine Commando et du 4th Special Service Brigade. Cette 1st Special Service Brigade est ainsi engagée en bloc au sein d'une des trois divisions du I Corps du Lieutenant-General John Crocker, la 3rd Britisch Infantry Division. Ce I Corps est chargé de l'assaut sur les plages du secteur de la Second British Army. D'ouest en est la 50th British Infantry Division débarquera sur Gold Beach, la 3rd Canadian Infantry Division débarquera sur Juno Beach et la 3rd British Infantry Division sur Sword Beach.
Ainsi, deux divisions d'infanterie portent le même nuuméro, une canadienne au centre et une britannique sur l'aile orientale, face au secteur Sword. Cette dernière est moins solide et moins combative que son homologue canadienne qui va s'illustrer dans les premières semaines de combats en Normandie, particulièrement face aux jeunes grenadiers de la 12.SS-Panzer-Division « Htlerjugend ». Cet esprit offensif moindre jouera négativement le jour J comme nous le verrons.......A Suivre...

Sources : Heimdal + Google + La 2e guerre mondiale de P.Michel
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Lun 11 Mar - 13:37

3rd British Infantry Division

En mai 1944, cette division a déjà derrière elle un important vécu historique. C'est une division de l'armée régulière qui existait déjà en temps de paix et est engagée depuis le début de la guerre. Elle reste division d'infanterie jusqu'en juin 1942 pour devenir une division mixte ; l'une de ses brigades est alors remplacée par une brigade de chars. Mais, au mois d'avril 1943, elle redevient une division d'infanterie à trois brigades. Au début de la guerre, elle est

commandée par le Major Général B.L. Montgomery et comporte la 7th Infantry Brigade (Guards), la 8th Infantry Brigade et la 9th Infantry Brigade. Elle devient l'une des composantes de la BEF et rejoint la France le 30 septembre 1939. Elle combat à Ypres et Comines, en Belgique, puis rejoint la poche de Dunkerque et est évacuée sur l'Angleterre le 31 mai 1940. Elle y restera jusqu'à l'opération Overlord. En mai 1944, la 3rd Division a toujours ses 8th et 9th Brigades d'Infanterie mais elle a perdu sa 7th Brigade (Guards), remplacée par la 185th Brigade. Une division d'infanterie britannique dispose en effet de trois brigades d'infanterie. Ces brigades comportent trois bataillons provenant de régiments, différents le plus souvent. En effet, le système britannique est très particulier. Les régiments sont liés à un terroir précis, généralement d'un comté (shire en anglais). En fonction de l'importance des recrues disponibles dans le comté où est levé un régiment, des bataillons sont constitués, aussi nombreux que le nombre des recrues disponibles le permet. Ainsi, l'un des bataillons de la 9th Brigade est le 2nd Batalion The Lincolnshire Regiment. Le régiment du comté de Lincoln a « produit » de nombreux bataillons qui sont dispersés dans l'armée britannique. En Norvège on trouvera un autre bataillon de ce régiment, le 4th Lincolnshire, intégré à l'une des brigades de la 49th (West Riding)Division. Pour certains grands comtés, il y a plusieurs régiments. Ce système sophistiqué, démontre que les Anglais ne font jamais rien comme les autres. Un brigade d'infanterie britannique est l'équivalent exact d'un régiment d'infanterie, à trois bataillons (numérotés simplement de 1 à 3), des armées française, allemande ou américaine, entre autre. Une particularité, dans toutes les armées, un régiment est commandé par un colonel, la brigade britannique (ou canadienne) est commandée par un Brigadier, les compagnies généralement par un capitaine, celle de l'armée britannique (ou canadienne) par un Major.
Les trois brigades d'infanterie de la division s'articulent comme suit :
La 8th Brigade commandée par le Brigadier Cass
La 9th Brigade commandée par le Brigadier Cunningham
La 185th Brigade commandée par le Brigadier Smith......A suivre

Monument 3th Division à Caen
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vania
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Lun 11 Mar - 17:25

Citation :
Ce système sophistiqué, démontre que les Anglais ne font jamais rien comme les autres.
C'est sûr, sans pour autant être plus efficaces, mais traditions et culture obligent ... Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Jeu 14 Mar - 17:41

PREPARATION AU DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

Chaque brigade d'infanterie est constituée d'un EM (Brigade HQ) avec sa section de protection (Brigade HQ Ground Defense Platoon), et trois bataillons d'infanterie. Chacun d'eux aligne 35 officiers et 786 sous-officiers et hommes de troupe, répartis en trois compagnies de combat (rifles companies) et une compagnie d'appui. Cette dernière comporte une section de mortiers (mortar platoon) avec six mortiers de 3-in (3 pouces), une section de chenillettes avec 13 universal (ou Bren) Carriers et une section antichar tractant six canons antichars de 6 livres et une section du Génie d'assaut. Chaque compagnie d'infanterie comporte trois sections (platoons) de trois équipes (sections). Chaque compagnie rassemble 127 hommes dont 5 officiers avec trois armes antichar (Piat) au sein du groupe de commandement. Chaque section rassemblera 37 hommes dont un officier, avec un mortier de 2 pouces. Chaque équipe rassemblera 10 hommes avec un fusil mitrailleur Bren.
Les éléments organiques de la division (Organic Divisional troops) sont, tout d'abord, l'artillerie (Royal Artillery) avec aussi un groupe antichar. Chaque régiment d'artillerie comporte trois batteries de deux sections (troops) chacune de quatre canons ou obusiers de 25 livres ; pour un total de 24 canons.Chauqe canon dispose de 144 obus HE (explosifs), 16 obus fumigènes et 12 obus perforants. Le régiment antichar comporte quatre batteries comprenant, chacune une section (troop) de canons de 6 livres et deux sections de canons de 17 livres. Au total, le régiment dispose de 48 pièces. Un régiment anti-aérien léger aligne trois batteries de trois sections de six pièces de DCA de 40 mm automotrice chacune, soit un total de 54 pièces.

Sten
Le bataillon du Génie (Royal Engineers) se compose de 3 compagnies.
Les autres unités organiques, outre le QG (HQ 3rd Infantry Division), la police militaire, les transmissions et le bataillon médical.

Lee-Enfield
La division aligne 18347 hommes et dispose de 4330 véhicules et 266 remorques, 983 motos, 495 véhicules divers, 52 ambulances, 881 camions de 15cwt, 1056 camions de 3 tonnes, 205 tracteurs divers, 31 véhicules blindés, 32 véhicules de reconnaissance légers, 595 chenillettes (Carriers). Elle dispose de 1011 pistolets, 11254 fusils Lee-Enfield, 625 pistolets-mitrailleurs Sten, 1262 mitrailleuses (Bren Light machine guns), 40 mitrailleuses lourdes Vickers Mk I medium/heavy guns M.G., 359 mortiers, 436 Piat, 125 canons anti-aériens (71 et 20mm tractés, 36 de 40mm tractés et 18 de 40mm automoteurs, 182 canons (72 canons et obusiers de 25 livres tractés de 32 canons antichars de 17 livres tractés et de 78 canons antichars de 6 livres tractés.

Piat

6 livres antichars

17 livres antichars



Mais pour le jour J, cette division va être considérablement renforcée d'unités diverses, mais surtout d'une brigade de chars, la 27th Armoured Brigade......

La 27th Armoured Brigade

Elle est commandée par le Brigadier G.E. Prior Palmer. Elle aligne 3400 hommes répartis en 3 bataillons de chars.
Elle dispose de 33 chars légers Stuart et de 190 chars Sherman.
Chacun des bataillons de chars de la brigade aligne un HQ (Compagnie de commandement) et 3 compagnies de combat, les Squadrons A, B et C.
Chacun de ses squadrons aligne une section de commandement (HQ Troop) disposant de trois chars et cinq troops (numérotés de 1 à 15) de trois chars, soit un total de quinze chars ou 18 pour le squadron.
Mais ce n'est pas le seul renfort que va recevoir la 3rd Infantry Division, on lui rattache aussi une force d'élite, la 1st Special Service Brigade, évoquée précédemment, la brigade de commandos forte de 2500 hommes. Ainsi, avec une brigade de chars et un brigade de commandos ainsi que diverses unités spécialisées (groupes de plages etc...), et une brigade de chars supplémentaire, les fameux Funnies de la 79th Armoured Division, ainsi que nous le verrons plus loin, le Major General Rennie disposera d'un véritable corps de bataille doté de moyens puissants pour écraser les positions côtières allemandes de Sword Beach......A suivre
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Dim 17 Mar - 13:40

PREPARATION AU DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

Les forces allemandes et le mur de l'Atlantique

Général Richter
La 716.Infa nterie-Division ne compte que 7771 hommes le 1 mai 1944, soit la moitié des effectifs théoriques. Elle s'étale tout au long de la moitié occidentale de la côte du Calvados, entre l'estuaire de la Vire, à l'ouest, et celui de l'orne à l'est. Lorsque la 352.I.D est venue l'épauler dans la partie occidentale de ce long secteur, entre Isigny-sur-Mer et Bayeux, certains des bataillons de la 716.I.D., y sont restés. Cette division a été mise sur pied au début du mois de mai 1941 comme division d'occupation ; elle est composée de soldats âgés, elle est commandée par le général Richter âgé de 52 ans, considéré comme pas assez efficace, il sera relevé de son commandement en septembre 1944.
Dans le secteur situé entre Bayeux et l'estuaire de l'Orne nous trouvons le Grenadier regiment 736, placé sous les ordres de l'Oberst Ludwig Krug, son PC est installé dans une importante position retranchée du Wn17, que les alliés appeleront « Hillman », situé sur la colline de Colleville-sur-Orne. La puissance de cette position démontrera son efficacité.
Le 1er bataillon (I./736) a son PC à l'est de Colleville, il dispose de 4 compagnies dont l'armement total est de 48 mitrailleuses (12 par compagnie), cinq mortiers de 5cm et sept mortiers de 8cm. La prmière compagnie est cycliste.
Le 2e bataillon (II./736) a son PC implanté au château de Tailleville. Ses 4 compagnies de combat installées dans le secteur de Ver-sur-Mer à Bernières, disposent aussi de 48 mitrailleuses mais de six mortiers de 5cm et de six mortiers de 8cm. La 4e compagnie est cycliste.
Le 3e bataillon (III./736) a son PC à Cresserons, il est implanté entre le 1e et le 2e bataillon, avec ses compagnies dans le secteur de Langrune à Hermanville.
Ses 4 compagnies de combat disposent aussi de 48 mitrailleuses et de quatre mortiers de 5cm et de sept mortiers de 8cm. Sa 3e compagnie est cycliste.

Plus à l'ouest, est implanté un bataillon des « Volontaires de l'Est », l'Ost-Bataillon 441, des soldats russes recrutés sur le front de l'Est. Ce bataillon arrive dans le secteur le 19 mars 1944. Il stationne entre Arromanches et Courseulles. Son armement est plus faible, 28 mitrailleuses et cinq mortiers seulement. Ce bataillon restera indépendant, mais reste rattaché au GR 736. Mais un autre bataillon de « Volontaires de l'Est », l'Ost-Bataillon 642, sera rattaché quant à lui au GR 736. Il arrive un mois plus tard, en mai 1944 et un mois plus tard, il sera intégré pleinement au GR 736, il formera son 4e bataillon. Il est installé à l'est de l'estuaire de l'Orne avec son PC à Amfreville. Il dispose de 48 mitrailleuses et de neuf mortiers.......A suivre

Le Gr.Rgt. 729, fort aussi de 3 bataillons, à son PC au château de Sully, au nord de Bayeux. Deux de ses bataillons sont engagés plus à l'ouest, dans la zone couverte maintenant par la 352.I.D.
La troisième grande unité de la division, l'Artillerie Regiment 1716 est fort de trois groupes, dont le 1er dispose d'une batterie supplémentaire, il aligne :
4 pièces tchèques de 100mm (10cm LFH 14/19 (t)) dans le 2 premières batteries
la troisième batterie est encore équipée de 75mm FK16 n.A en attente de ses pièces de 10cm (tchèques).
La quatrième batterie est équipée de :
4 obusiers français de 155mm (15cm sFH 414(f)).
Le 2eme groupe dispose de 3 batteries disposant chacune de :

Pièce Tchèque de 100mm
4 pièces tchèques de 100mm (10cm LFH 14/19 (t))
Le 3eme groupe ne concerne pas notre sujet (région de Maisy).

Pièce de 155mm GPF
Ainsi, le régiment n'aligne que 7 batteries dans le secteur situé entre Bayeux et l'estuaire de l'Orne.
La division dispose de trois bataillons spécialisés, le Pz.Jäg.Abt. 716.
Ce groupe de chasseurs de chars dispose de 3 compagnies :
1 Compagnie : 10 canons lourds sur véhicules chenillés (75mm Pak 40)
2 Compagnie : 11 pièces antichars (9 Pak 40 de 75mm+2 Pak 43/41 de 88mm)
3 Compagnie : 02 Flak 20mm sur automoteurs.
Le Pi.Btl. 716 ne dispose que de deux compagnies
La division dispose aussi de 2 compagnies de transmissions, d'un bataillon médical (2 compagnies) d'une compagnie vétérinaire, d'une unité de Feldgendarme et d'un bataillon de transport et de services.


Dernière édition par Erich Marcks le Jeu 21 Mar - 16:36, édité 2 fois
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naga
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Lun 18 Mar - 1:08


C est quoi ces blindes sur la derniere photo?
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Lun 18 Mar - 11:44

Transformation de chars de prise français....voir le train de roulement !
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Lun 18 Mar - 13:39

Merci, oui ,suis-je bete,c est le 4.7cm monte sur un chassis de R35.
4.7cm Pak (t) auf PzKpfw 35R(f)


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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Ven 22 Mar - 16:26

La Kriegsmarine
La marine de guerre allemande est présente dans le secteur. Entre l'estuaire de l'Orne et le cap Fréhel, elle dispose d'une vingtaine de dragueurs de mines dépourvus de rôle offensif, sauf à Cherbourg (E-Boote) et au Havre (5.T.-Flottille).

Mais aussi la 21.Panzer-Division
Outre les unités côtières, de la 716.I.D. Une batterie d'artillerie de la HKAA 1260, les forces du secteur ont reçu un renfort appréciable, la 21.Pz.Div. A quitté le secteur de Rennes pour celui de Caen. Mais il y a encore d'autres unités redoutables pour une contre-attaque, la Panzer-Abteilung 200, a établi ses trois compagnies, fortes chacune de huit redoutables pièces de 88mm, au sud de Creully. Mais la plus redoutable pour un débarquement allié reste le régiment de chars de cette division, le Panzer-Regiment 22, il se trouve en ré »serve au sud-est de Caen, dans le secteur de Saint-Pierre-sur-Dives. Mais très mobile, il peut rejoindre la côte très rapidement. En outre, la Sturmgeschütz-Abteilung 200 du Major Becker, et dont les batteries stationnent au sud-est de Caen, elle est équipée de redoutables canons automoteurs. Ces éléments de la 21.Panzer-Division constituent une réelle menace pour les troupes débarquées, à laquelle s'ajoute celle d'une autre division blindée, la 12.SS-Panzer-Division répartie au pays d'Auge et Evreux à quelques heures seulement de cette zone côtière. Tout dépend donc de sa rapidité d'intervention. Sa présence seulement quelques heures après le débarquement serait une réelle menace pour celui-ci. Les autres divisions de Panzers, la Panzer-Lehr (dans l'Eure-et-Loir) et la 116.Pz.Div. (au nord de la Seine) ne pourront rejoindre la côte avant moins d'une journée, d'autant plus que les alliés disposent d'une suprématie aérienne absolue.
Une longue attente
Les troupes allemandes en place au nord de Caen se doutent-elles alors de ce qui les attends ? Ou redoutent-elles un proche affrontement qui les jetteraient à nouveau dans la guerre tandis que leurs camarades vivent l'apocalypse à l'est, face à l'Armée-Rouge ?




A suivre......
Sources : Heimdal+Google+La 2e guerre mondiale de P.Michel+revue 39/45
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Dim 24 Mar - 14:08


Le tout premier d'entre eux, le prestigieux Maréchal Erwin Rommel, chef de la Heeresgruppe « B » et inspecteur général des défenses côtières, redoute son affrontement, sur les plages de Normandie ! Et il n'est pas le seul. Alors que l'EM allemand est persuadé de l'imminence d'un débarquement allié dans le Pas-de-Calais, attitude confortée par l'intoxication des services alliés (Opération Fortitude), Hitler a prévu qu'il aurait lieu en Normandie. Et, pour cette raison, il a fait renforcer le secteur avec l'envoi de division supplémentaires : la 91.Luftlande-Division dans le Cotentin, la 352.I.D., dans l'ouest du Calvados (face au futur secteur d'Omaha) pour soulager la 716.I.D. Et surtout, la 21.Pz.Div. Qui a quitté la région de rennes pour le secteur de Caen, soit six semaines avant le débarquement allié et n'oublions pas la 12.SS-Panzer-Division « Hitlerjugend » qui a quitté les Flandres en avril 1944 pour rejoindre un secteur situé en Normandie dans le départment de l'Eure et à l'est du Calvados et de l'Orne.

Ainsi, fin 1943, la côte du Calvados n'était tenue que par deux divisions d'infanterie statiques. Renforcées comme nous venons de l'évoquer. En effet, dès la mi-février, Hitler a porté son regard sur la Bretagne et la Normandie, à cause des ports de Brest et de Cherbourg, il s'est intéressé à la zone de défense de la 7.Armee qu'il a considéré comme fortement menacée. Dès le 16 février, il ordonne la mise sur pied des 3. et 5.Fallschirmjäger-Division pour la Bretagne et l'acheminement de la 91.Luftlande-Division pour le Cotentin. Au début du mois de mai, Hitler dira « Les Alliés débarqueront entre l'Orne et la Vire ».
Mais si contrairement à ses généraux, Hitler a bien cerné le lieu possible du débarquement allié, il est suivi dans cette analyse par le Maréchal Rommel. Au début 1943, il est effaré par l'insuffisance des préparatifs dans ce secteur et du manque de fortifications côtières. Il fait accélérer rapidement les travaux, installer des obstacles, sur les plages et à l'intérieur des terres, contre un débarquement aérien. Il demande à ce que les réserves en unités blindées soient rapprochées de la côte. Rommel insiste encore sur l'importance de la ville de Caen comme noeud de communication.

Il a fait rapprocher de la côte la Pz.Abt.200 (désormais placée entre Caen et Bayeux) etc....
Le 30 mai, il rend visite aux hommes de la 716.I.D., et leur annonce prophétiquement : « Messieurs, je connais les anglais depuis l'Afrique et l'Italie. Et je vous dis qu'ils choisiront un endroit pour débarquer où ils supposent que nous n'y attendons pas le débarquement. Et cela sera ici, à cet endroit, pas avant deux à trois semaines ». Il se trompe seulement de quelques jours, fatale erreur car il ne sera pas sur place au jour « J ».....A suivre
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Jeu 28 Mar - 17:39


En fait, à la fin de l'année 1943, la situation des forces allemandes à l'Ouest du Calvados étaient désespérément faibles. La défense côtière, à part quelques points d'appui bétonnés, se réduisent souvent à des positions de campagne protégées par de simples rondins. La plupart des pièces d'artillerie sont encore sans protection, les obstacles des plages sont plus que dispersés. Dans le Calvados, le mur de l'atlantique est une illusion. C'est l'arrivée de Rommel qui bouleverse tout et accélère radicalement les travaux qui seront loin d'être achevé le 6 juin 1944. les casemates ébauchées à Mont Fleury à Ver-sur-Mer en sont un témoignage parmi d'autres.
Quant aux troupes affectées à la défense de ce « Mur », la 716.I.D. N'aligne alors que 7771 hommes, soit moins de la moitié de l'effectif normal. Alors que son effectif était de 17000 hommes, lorsque cette division est arrivée en Normandie, en novembre 1942, les ponctions permanentes pour le front de l'Est l'on réduite à un tel niveau. L'âge moyen des soldats est élevé, il est de 35 ans.
Certains sont âgés mais il y a aussi de très jeunes recrues sans expérience du combat. En outre, pour obtenir un tel effectif il a fallu inclure trois bataillons « Ost » des volontaires russes dont la motivation et le niveau militaire laisse à désirer. Bien plus, face au futur secteur de débarquement de la 2nd British Army, entre Arromanches et Ouistreham,

cette faible division n'aligne qu'une partie de ses effectifs, deux bataillons et une batterie d'artillerie sont restés plus à l'ouest dans le secteur tenu principalement par la 352.I.D.
Les blindés de la 21.Pz.Div. Seront la menace la plus sérieuse pour les troupes débarquées. Mais chacune des trois divisions qui vont débarquer dispose d'une brigade de chars en renfort, comme nous le verrons. Ce seront donc l'équivalent de trois divisions blindées à trois brigades d'infanterie chacune qui débarqueront, plus les chars spéciaux de la 79th Armoured Division (à quatre brigades de chars). Les Alliés aligneront ainsi sept brigades de chars. Le rapport de force en ce qui concerne les blindés est donc de 7 contre 1 en faveur des Alliés. Les seuls atouts dont disposent encore les Allemands sont les défenses côtières, les obstacles de plage tout d'abord, mais surtout les casemates qui balaieront les plages des tirs croisés d'enfilade des canons et mitrailleuses. Ainsi, Rommel avait totalement raison de dire que le sort de la bataille se jouerait sur la plage. Le rapport des forces très favorables aux Alliés sur le plan terrestre mais surtout aérien et naval donnerait peu de chance à une contre-attaque allemande. Mais les Alliés connaissent à peu près tout des défenses allemandes qu'ils vont affronter. Maîtres du ciel, les photos aériennes leur ont montré les chantiers entrepris par les Allemands. Ils ont suivi l'avancement des travaux et ont ainsi pu établir les plans des positions allemandes. Ces renseignements ont pu être précisés par la Résistance française. Un témoignage allemand est, à ce sujet particulièrement éclairant.....A suivre

Eléments de la 21.Pz.Div.


Sources : Heimdal, Google, La 2e Guerre Mondiale de P.Miguel....Magazines divers...
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Dim 31 Mar - 12:38


Cairon
Le lieutenant Höller commande la 1re section de la 8./192, basée dans le petit village de Cairon. Il exprime sa surprise quant au secret militaire très aléatoire concernant les positions : « Notre 8e compagnie toute entière est mise en place autour de Cairon pour des missions défensives. Des positions en hérisson sont aménagées pour les armes lourdes, chacun de mes 7,5cm Pak Sfl (Automoteurs) peut rentrer dans des positions enterrées et préparées à la limite de la localité. Mais nous exprimons notre mécontentement parce que nous ne comprenons pas que tant de monde connaisse l'ensemble de notre programme de défense. Chaque position, toutes les armes, les champs de mines (ceux-ci sont entourés de fils de fer barbelé et dotés de panneaux de signalisation), point d'appui, installations camouflées etc...sont dévoilés et ainsi connu de l'ennemi. Il y a beaucoup de discussions à ce sujet et nous éprouvons un sentiment désagréable. » puis un avion de reconnaissance allié vient tranquillement photographier les positions de la 8e compagnie, sans être perturbé par la Luftwaffe. Le lieutenant Höller le déplore : »Nos avions sont aussi absents. Nou sommes très surpris et déprimés à propose de la découverte de nos intallations défensives devant la population civile et aussi maintenant cette démonstration aérienne. Le fait que l'ennemi possédera de meilleures cartes détaillées que nous, sera sûrement un handicap pour nous lors de l'invasion. Une incursion d'avion de reconnaissance de ce type, derrière les fortifications côtières, sans réaction immédiate de notre aviation, est impensable pour nous....Cet incident est un coup pour le moral »

Mais rejoignons la côte pour y voir le moral des troupes en ce mois de mai 1944.
Dimanche 4 juin
Depuis leur arrivée au camp, les Commandos ont étudié longuement les objectifs et chaque groupe connaît à la perfection les moindres détails des points forts qui leur feront face en Normandie. Les Commandos français n'ont pas été dupes. Ils sont arrivés au camp de Tichefield le 22 mai, et le 27, par groupes et sections, dans une grande salle gardée jour et nuit, ils ont examinés des maquettes et relief reproduisant les secteurs du débarquement, des cartes, des photographies (sans indications de lieux). Ceux qui connaissent la Normandie ont reconnu Caen....Les Commandos français savent qu'ils vont débarquer en Normandie. Lord Lovat est prévenu, il convoque Kieffer et lui

Kieffer
demande que ses hommes soient discrets et gardent le secret pour eux. Les instructeurs britanniques n'ont pas manqué de noter que, malgré le bombardement naval et aérien des positions allemandes, 50% de pertes sont à envisager ! Ils ont une chance sur deux de s'en sortir intacts...A suivre
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MessageSujet: Normandie    Ven 5 Avr - 16:11

Moi j'ais deja été en Normandie Very Happy
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Sam 6 Avr - 12:34


Lovat (tiré du film...)
Le dimanche 4 juin, dernier jour de détente avant le jour J, pour les croyants et pratiquants des diverses confessions, des offices religieux sont organisés dans ce camp coupé du monde pour des raisons de sécurité. Pour vaincre l'ennui, pour garder le moral le commandement avait organisé des séances de cinéma, des matches de football, Bill Millin avait passé son temps à jouer de la cornemuse au profit des différentes unités de la brigade. Il note dans ses mémoires : »heureusement pour moi, une grande majorité des troupes de la Première brigade commando apprécie ce genre de musique et les gars m'accueillent très poliment à chaque fois que je leur rends visite. Parfois, je les soupçonne de faire semblant d'être polis du fait que je suis le joueur de cornemuse officiel de la brigade et en plus le joueur attitré de Lovat. Le général jouit d'une grande popularité parmi ses hommes, surtout auprès de ceux du 4e Commando ».

Bill Millin
Et, ce dimanche, après les offices, les quatre commandos de la brigade sont rassemblés en un vaste demi-cercle autour de Lovat. Trois mille commandos vont l'écouter attentivement. Il est là, dans une tenue peu conforme au règlement militaire : pull blanc, col roulé, pantalon de velours côtelé kaki, gilet sans manche. Il tient un fusil de chasse à la main, plus chef des Lovat Scouts qu'officier de sa gracieuse Majesté. Il débarquera le 6 juin dans cette tenue. Il leur dit : »Je vous souhaite à tous bonne chance pour ce qui va suivre : ce sera la plus grande aventure militaire de tous les temps, n'oubliez surtout pas que la brigade commando à un rôle important à jouer ! Dans cent ans, les fils de vos fils diront : les hommes de cette époque devaient être des géants ! » Et il ajoute à l'attention des français : »vous aller rentrer chez vous. Vous serez les premiers Français en uniforme à casser la gueule des salauds en France même. A chacun son Boche. Vous allez nous montrer ce que vous savez faire. Demain matin, on les aura ! »
La nuit la plus longue
Rassemblée dans les ports et les estuaires du sud de l'Angleterre, la plus grande armada de tous les temps quitte progressivement ses mouillages le 4 juin 1944 en fin de journée, après un premier départ annulé. L'ordre d'appareiller a été donné à 22h00. 7016 unités navales de tous types se dirigent maintenant vers la zone Z, baptisée « Picadilly Circus », au sud de l'île de Wight, où les différents convois vont se concentrer le 5 juin dans la matinée avant de se diriger vers les dix chenaux déminés attribués aux différentes forces. Mais auparavant, une force navale beaucoup plus discrète a déjà rejoint la côte normande...
C'est là que nous retrouvons les hommes du COPP. Le 2 juin 1944, deux X-Crafts, des sous-marins de poche, ont quitté Portsmouth sous remorquage en direction de la côte normande. Ils ont pour mission de baliser le secteur du débarquement britannique, les américains ayant décliné l'offre du COPP....A suivre

Sous-marins X-Craft
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Sam 6 Avr - 13:20

Je ne c'est pas si quelqu'un l'a dit, mais le débarquement a était repousser de 24h a cause de mauvais temps
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Sam 6 Avr - 14:34

Et le temps était encore mauvais mais avec une légère amélioration tout de, même clown
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Sam 6 Avr - 14:43

Oui mais si il l'aurait reporter il devait attendre le mois d'aout pale
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Dim 7 Avr - 12:42


Amiral Vian
Il leur a fallu deux jours pour atteindre leurs objectifs respectifs : Ver-sur-mer et l'estuaire de l'Orne, les deux extrémités du secteur de débarquement de la Second British Army (le X23 à l'est, le X20 à l'ouest). Pendant la journée ils restent immergés et ils rechargent leurs batteries en surface pendant la nuit. Par radio, ils apprennent le report d'une journée des opérations de débarquement. Confinés dans cet espace réduit, face à la côte normande et aux Allemands qui ignorent leur présence. Ils se préparent enfin à guider la flotte alliée dans la nuit du 5 au 6 juin. Juste avant l'aurore, il sortent un mât de six mètres capable de transmettre un signal radio automatique et une lumière tamisée. Ils utilisent aussi, une sorte de marteau mécanique agissant sur le fond de la mer et provoquant un son rythmique pouvant être perçu sur les bateaux. Il est actionné par un homme assis à califourchon sur les caisses et dont les jambes pendent dans l'eau, un bricolage qui mène au but des centaines de navires.

Général Rennie
La flotte avance au milieu de la mer encore dure, le vent est ouest-nord-ouest, force 4 avec des creux de 1,5 à 2 mètres rendant la navigation difficile. Beaucoup d'hommes ont le mal de mer. La difficulté réside surtout dans l'orientation de ces longues colonnes de navires, qui ont des vitesses différentes et doivent progresser pour que tous puissent suivre et éviter les télescopages, il y aura quelques abordages entre les unités navales mais, globalement, ce sera une immense réussite due à une remarquable organisation. Dans le secteur qui nous intéresse, la Force S se dirige vers Sword Beach, la Force J vers Juno Beach et la Force G vers Gold Beach. Toutes ses forces sont placées sous l'autorité de l'Eastern Task Force commandée par le Rear-Admiral Sir Philipp L.Vian sur le HMS Scylla. En ce qui concerne Sword Beach, la Force S est placée sous le commandement du Rear-Admiral A.G. Talbot sur le HMS Largs. Ce navire amène le Major General R.G.Rennie, qui commande la 3rd Infantry Division. L'opération

HMS Waspite

HMS Ramillies
Neptune (la composante maritime d'Overlord) a dû tout d'abord affronter un problème important : les champs de mines marine placées par les Allemands en travers de la Manche. Un rôle peu spectaculaire mais vital pour les opérations de débarquement, le déminage témoigne d'un haut degré de compétence et de courage de la part des équipages de dragueurs de mines. Il a donc fallu dégager dix chenaux à travers ce barrage, soit deux par force et secteur de plage. Chaque force d'assaut est accompagnée d'une force de bombardement (Bombarding Force) composée de navires de guerre disposant d'une puissante artillerie navale destinée à écraser les défenses côtières mais surtout museler les batteries d'artillerie côtière. Ainsi, la Force S est appuyée par la Bombarding Force D avec les HMS Waspite, Ramillies, Roberts, Mauritius, Arethusa, Frobisher, Danae, 13 Fleet Destroyer, 2 Hunt Destoyer. Les plus puissants sont le Waspite et le Ramillies......A suivre

Chenaux vers les plages
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Dim 7 Avr - 13:56

Merci pour la carte si bien détaillée Very Happy
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Sam 13 Avr - 14:15

Mais avant que les forces de bombardement n'interviennent, à l'aube, la côte a subi un ultime bombardement de l'aviation. Toute la côte normande sera violemment bombardée en cette nuit de 5 au 6 juin mais ces bombardement n'ont rien d'exceptionnels et ne sont pas signe d'un proche débarquement pour la population civile. Depuis de semaines, ils sont continuels. Ainsi, parmi les milliers de civils qui les subirent, Roger Malet a alors douze ans. Avec ses parents il habite à Saint-Aubin-d'Arquenay, mais à proximité de la batterie allemande Wn 12 dite du château d'eau. Ce voisinage est dangereux, la famille se replie à Lion-sur-mer pour se mettre à l'abri, très relatif.

Peu après 23h00, le 5 juin, 1136 bombardiers écrasent les défenses côtières situées entre Cherbourg et le Havre sous 7944 tonnes de bombes. Le 6n à 3h43 à 5 heures du matin, en arrière du futur secteur de Sword Beach quatre positions sont bombardées. Mais la visibilité est mauvaise, beaucoup de bombes tombent sur des habitations dont, heureusement, de nombreuses sont vides. Avant la guerre, à Ouistreham, il y avait 4000 habitants ; il n'en reste que 400, un tiers sera tué le 6 juin, sous les bombes et dans les combats. C'est le début d'une longue liste de « dégâts collatéraux », des milliers de Normands vont périr. Quelques minutes après 0h30, 110 bombardiers lourds
bombardent les batteries de DCA du secteur Caen-Carpiquet. A Caen, les premières bombes tombent à 05h00 du matin, la gare est attaquée, plusieurs wagons flambent. 47 B17 américains visent les ponts sur l'Orne qu'ils ne voient pas et lancent un peu plus loin leurs bombes. A 06h30, les bombardiers moyens bimoteurs s'attaqueront aux stations de repérage de l'aérodrome de Carpiquet. A 07h00, la cartoucherie de lebisey (nord de Caen) disparaîtra dans la fumée noire, 45 victimes civiles...
le pire reste à venir.
La nuit la plus longue pour les Commandos
Au milieu de cette immense armada, les hommes qui débarqueront les premiers ne vont pas beaucoup dormir, ce sera leur nuit la plus longue. Ecoutons ce qu'en dira Bill Millin : « La mer devient un peu agitée et un vent mordant balaie le pont. Je m'arrête de jouer car cela devient trop difficile de rester debout. Nous venons de passer en haute mer, l'île de Wight est maintenant loin derrière nous et c'est le moment pour moi de mettre ma cornemuse à l'abri pour un certain temps. En bas, les gars sont serrés comme des sardines et ils marient dans un brouillard épais de fumée de cigarettes. Un des types est en train de vomir ses tripes et boyaux dans ce qui sert de latrines pendant que d'autres sont entrain d'observer avec appréhension, le visage tourne déjà au vert kaki. Maintenant, l'odeur du vomi se mélange avec celle du tabac et j'imagine qu'avant la fin de la nuit, il y aura encore d'autres odeurs dans ce cocktail. Je trouve une place à côté de quatre types qui jouent aux cartes, deux autres soldats sont entrain de vérifier leur armement, d'autres se couchent en chien de fusil pour essayer de trouver le sommeil....A suivre
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Dim 14 Avr - 12:39

Bien que la plupart des membres du Commando Kieffer sont de rudes marins bretons, beaucoup ne trouveront pas le sommeil lors de cette traversée les menant sur la côte normande, beaucoup sont malades et souffrent du mal de mer, il seront réveillés vers 04h30 et les tasses de café seront distribuées.
Ainsi, les convois ont traversé les champs de mines par leurs chenaux respectifs et sont arrivés à Lowering position, la « position de transfert », sans aucun problème pour la Force G. A l'est, la Force S subit l'attaque des torpilleurs allemands. La Bombarding Force se trouve déjà au bout du chenal 10 en train de bombarder les batteries allemandes. Un écran de fumée masque cette force aux vues des batteries lourdes du Havre qui pourrait les menacer. Mais cet écran va aussi camoufler l'arrivée des torpilleurs de la 5e Flotille.
La Kriegsmarine à l'attaque

Torpedo Boote Jaguar
Devant cette immense armada, la Kriegsmarine a bien peu de navires à aligner. Elle ne disposait dans le secteur de la Manche, entre Cherbourg et Boulogne, que de petits torpilleurs et de vedettes lance-torpilles (S-Boote). En ce qui concerne ces dernières, elle ne peut en aligner que 34, 15 à Cherbourg, 8 à Boulogne et, plus à l'est, 5 à Ostende, 6 à Ijmuiden et 5 autres en réparation.
Et face à la puissance de feu de l'armada alliée, elle ne pourra pas faire grand chose à l'aube du 6 juin. Ainsi, les rapides Schnell-Boote ne pourront entrer en action ce jour si décisif, ils pourront cependant partir à l'attaque la nuit prochaine et pourront couler alors deux navires de débarquement britannique au large de Saint-Vaast.
Cependant, les torpilleurs (Torpedo-Boote) réussiront à passer à l'attaque, avec succès. A 04h35 après avoir reçu les premières informations sur les opérations en cours, le Marinegruppen-Kommando West donne l'ordre à la flotille d'effectuer une reconnaissance, le K.Kpt.Hoffman appareille avec le Jaguar, le Möwe et le T28 en direction de l'ouest et de la flotte alliée. A 05h30, couverts par la fumée artificielle, ils arrivent au contact des premiers navires, au large de Ouistreham ; ils n'ont pas été repérés, les écrans de radar alliés sont complètement saturés par les milliers d'échos de la flotte immense. Ils vont lancer 15 torpilles. L'une d'elle atteint un navire norvégien, au centre, près de la salle des machines, soulevant un jet de fumée. L'arrière du navire disparait et le Svenner sombre rapidement, une grande partie de ceux qu'il transportait pourront être sauvés. Le Waspite repère les intrus, il ouvre le feu à 14000 mètres et pense avoir coulé l'un d'eux, mais ils rentrent tous intacts au Havre.
D'autres tentatives tentées la nuit suivante ne donneront pas de résultats. Notons aussi les pertes subies par d'autres unités navales de l'Eastern Task Force : le HMS Westler sautera sur une mine de même qu'un LST, un LCT coulera en étant remorqué ce qui sera aussi le cas de 12 LCA.....A suivre

S-Boote
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Sam 20 Avr - 13:32


Alors que se termine l'accrochage avec la Kriegsmarine, les premiers groupes d'assaut se préparent sur la lowering position (à environ douze kilomètres de la côte). Les troupes vont être transférées des navires de transport aux péniches de débarquement. Les premières opérations, pour Sword Beach, ont lieu à H-125.
Les groupes d'assaut seront encadrés par les destroyers qui ouvriront le feu sur les défenses côtières, ils seront précédés par les LCTs (Landing Craft Tank), transportant les chars DD qui doivent être les premiers à atteindre la plage pour ouvrir le chemin à l'infanterie d'assaut, derrière suivent d'autres LCTs transportant les chars spéciaux,

puis sont les LCAs (Landing Craft Assault) transportant l'infanterie d'assaut. Chaque LCA transporte quatre hommes d'équipage, plus 35 fantassins, soit une section, avec 400 kilos d'équipement. Puis les LCT(R)s (Landing Craft Rocket)

enverront leurs salves de roquettes sur les objectifs côtiers, appuyés en outre par les LCTs transportant les pièces d'artillerie automotrices qui feront feu en permanence depuis les péniches.
Et les Panzers ?
Dès 00h30, l'Oberleutnant Brandenburger, qui commande le 5./125, transmet un premier compte rendu, sur des parachutages britanniques à l'est de l'Orne. Il observe ces parachutages depuis le secteur de Troarn et transmet ces informations au PC du Panzergrandier-Regiment 125 établi à Virmont, à l'est de Caen. D'autres rapports arrivent rapidement. En effet, des exercices de nuit ont lieu dans le secteur et les parachutages sont aussitôt repérés, par la 6./125 près de Banneville, la 8.(schw.).125 près de Colombelles ou des éléments de la 716.I.D dans le secteur de Ranville. Des coups de feu claquent déjà dans la nuit. Tous les rapports transmis par les compagnies du Pz.Gren.-125 sont immédiatement transmis au « 0I » de la 21.Pz.D., l'Oberleutnant Messner qui les envoie au PC de Sainbt-Pierre-

sur Dives. Mais le général commandant la division, le Generalmajor Edgar Feuchtinger, n'est pas là, il est à Paris, de même que son « Ia », son premier officier d'état-major chargé des opérations, l'Oberstleutnant von Berlichingen. En ces moments graves, la division n'a personne pour la commander ! Et les raisons de cette absence sont tout à fait rocambolesque. Le général Feuchtinger menait une vie de Bohème et jouissait d'une mauvaise réputation personnelle auprès des officiers généraux qui le connaissaient. On disait de lui qu'il aimait « vivre et laisser vivre ». Ses relations avec des personnalités du régime nazi l'avait protégé et l'avait sûrement aidé dans ses promotions. Mais, en ce mois de juin 1944, sa vie privée est pour le moins singulière pour un officier général d'une division de panzers. Il a alors une relation amoureuse avec la « Noire du théâtre », une comédienne noire bien connue de tous les soldats de la division et avec qui il se trouvait, à Paris, pendant la nuit du 5 au 6 juin 1944. A la fin de l'année 1944, un tribunal militaire se penchera sur son absence remarquée lors de cette nuit décisive. L'enquête établira que Feuchtinger faisait parvenir des marchandises de la Wehrmacht à sa maîtresse. Le 24 décembre 1944, l'OB West ira chercher le général dans l'appartement de celle-ci, aménagé pour elle à Celle, en Allemagne, et y découvrira un stock surprenant de produits alimentaires et de boissons....Alors qu'il avait obtenu la Ritterkreuz le 6 août 1944, il sera arrêté, incarcéré à Torgau, condamné à mort en janvier 1945, gracié puis dégradé comme simple canonnier et affecté à la 20.Pz.Gren.Div. sur le front de l'Est. Mais il sera capturé par les britanniques à Celle avant de rejoindre sa nouvelle affectation ; il sera libéré en 1945.
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Dim 21 Avr - 12:38

Alors que Feuchtinger est à paris, au PC de la division vers deux heures du matin, le Hauptmann Wagemann, détaché auprès de la division pour un stage d'officier d'état-major, tente de pallier à l'absence du « Ia », il est alors convaincu qu'il s'agit bien de l'invasion et met la division au niveau d'alerte II, prescrivant la mise en mouvement des unités motorisées dans un délai d'une heure et demie. Il arrive à joindre le général Feuchtinger qui annonce son retour « immédiat ». Le Generalleutnant Speidel, chef d'EM du Heeresgruppe B téléphone alors au PC de la division est est furieux de l'absence de Feuchtinger ; les seuls officiers d'état-major présents sur place sont là depuis peu, débordés, ils connaissent mal les rouages du fonctionnement de cette division...notons au passage que le chef du Heeresgruppe B, le maréchal Rommel, est lui aussi absent, il est en Allemagne, dans sa famille.

Général Speidel
Cependant, vers 2 heures du matin, le général Feuchtinger téléphone à l'Oberst von Oppeln-Bronikowski, le chef de son régiment de chars, pour qu'il se prépare à se mettre en route. Les équipages des panzers ont ainsi ravitaillé leurs engins et sont prêts à être engagés, moteur tournant au ralenti, dès 03h30. Mais à part des informations parfois confuses, sur les parachutages, pas encore de débarquement annoncé. Le Generallleutnant Speidel écrira : »il fallait dominer ses nerfs et attendre ». Mais déjà, dès 03h09 (heure allemande et française), les premiers navires alliés sont repérés. A 04h10, la Panzergruppe West est mise en Alarmstufe II. Cependant, à l'est de l'Orne, des compagnies du Major von Luck, le Pz.Gren.-Rgt.125 sont déjà engagées contre les paras.

Flak 38 sur Unic
Et, à l'ouest, alors que des paras de la 5e Brigade tiennent déjà une tête de pont à l'ouest du canal de Caen à la mer, le 8./192 de l'Oberleutnant Braatz lanbce sa contre attaque à 03h00 (heure allemande -2h pour les Britanniques). A travers l'obscurité, cette compagnie motorisée équipée de trois pièces de 7,5cm Pak 40 sur Somua et de trois pièces de 2cm Flak 38 sur Unic P107, traverse la petite localité de Biéville et de Blainville en se dirigeant vers Bénouville. Tous feux éteints, cette marche d'approche est difficile d'autant qu'une mise en garde contre les parachutistes a été transmise. Voici le témoignage du Leutnant Höller alors chef de section dans cette compagnie : « nos trois 7,5cm Pak40 chargés d'obus explosifs, roulent en avant pour le moment, ensuite les

Pak 40 sur Somua
Granatwerfer et, pour finir les 3 automoteurs portant les 2cm Flak. En formation largement étirée, les véhicules traversent les localités où les endroits non dégagés, près des fermes isolées et des murs et de haies, sont couverts par notre Pak et notre Flak. Pendant ces nombreuses manoeuvres de tâtonnement à travers les ruelles en coude des villages, nous n'avons encore nulle part de contact avec l'ennemi. Partour nous voyons les habitants des localités observer nos mouvements avec une grande curiosité, depuis les fermes et à travers les fenêtres. Il fait gris et c'est dans l'aube nébuleuse que nous atteignons Blainville, c'est l'objectif qui nous est destiné.....A suivre

Blainville/Orne
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Sam 27 Avr - 11:58

Mardi 6 Juin

En tête, face à Queen Beach, progressent les huit LCTs. Ils doivent s'arrêter vers 6 heures, avec l'aube qui pointe sous le ciel gris, à environ 4,5 km de la côte pour mettre meurs chars DD à l'eau, il avait été prévu de la mettre à l'eau plus tôt, mais impossible à cause de l'état de la mer. Cette manoeuvre n'est pas agréable pour les équipages. Les jupes de flottaisons sont relevées, bloquant toute visibilité et il faut naviguer à la boussole, elle doit indiquer 180° pour rejoindre la côte. L'eau atteint presque le haut de la jupe et il faut évacuer celle qui est embarquée avec des pompes et la rudesse de la mer va retarder leur progression. 34 chars DD ont été débarqués sur les 40 transports, 31 arriveront sur la plage.
A partir de 06h44, les bâtiments d'appui arrosent la côte de leurs salves, ajoutant leur fracas à celui de la Bombarding Force qui a ouvert le feu il y a plus d'une heure. Les salves de roquettes partent en hurlant et rassurent

les fantassins tassés dans les LCAs depuis 05h30 et qui sont en proie au mal de mer. Et, derrière ces frêles embarcations, le 18 LCTs transportant les canons automoteurs du 7th Field Regiment R.A., du 76th (Highland) Field Regiment R.A. Et 33rd Field Regiment R.A., envoient leurs obus vers la côte. Dans chaque LCT, il y a deux canons automoteurs à l'avant et deux à l'arrière, avec des véhicules divers au centre.
Vers 06h30, à 13,5km de la côte, les 18LCTs de l'artillerie se préparent au Run-in-Shoot, à tirer tout en naviguant. Un ML (Motor Launch) équipé d'un radar va diriger leurs tirs. La troisième salve touche la côte. Les 72 canons de 105mm automoteurs sont maintenant en train de bombarder les défenses de Queen Beach à la cadence de 200 coups à la minute, à la fin du bombardement, 6500 coups auront été tirés. Tous le personnel disponible sur les LCTs sont mobilisés pour transporter les obus et balancer à la mer les emballages en carton laissant un sillage derrière les LCTs. Mais bientôt, les Allemands répliqueront et il faudra manoeuvrer pour éviter ces tirs. Le feu cessera à H-5.

Finalement les chars DD ayant été retardés, 10 LCTs amènent les chars Flails du 22nd Dragoons à 07h20 puis les chars AVRE du 5th Assault Regiment R.E.
Puis se sont 31 chars DD des squadrons A et B du 13th et 18th Hussars. Tous ces engins blindés s'attaquent alors aux obstacles de plage, mines pour les Flails, obstacles et bunkers pour les AVRE, positions défensives pour les DD. Et, malgré un déluge de feu qui s'abat sur le secteur depuis près de deux heures, les positions allemandes semblent quasiment intactes et répliquent à l'assaut. Les balles de mitrailleuses claquent sur les superstructures des LCAs, les embarcations de tête doivent manoeuvrer pour éviter les obus qui tombent en soulevant des gerbes d'écume. Ainsi, des milliers de bombes, roquettes et obus n'auront pas servi à grand chose, le béton a assuré une bonne protection aux garnisons côtières ; il faudra les prendre d'assaut.....A suivre
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Dim 28 Avr - 13:00

Queen Red

Il est 07h30, dix LCAs débarquent les compagnies d'assaut sur Queen Red, la plage orientale face à la position fortifiée de Hermanville la Brèche (en fait Colleville) (StP20) que les alliés appellent « Cod ». C'est l'enfer, les défenses sont presque intactes, les balles sifflent face aux péniches qui débarquent les hommes des compagnies A et B du 2nd East Yorkshire Regiment. Une pièce de 88mm a pris la plage en enfilade et les mitrailleuses crépitent. Les chars DD et les chars spéciaux répliquent. Mais, en quelques minutes, les East Yorks vont perdre 200 hommes sur la plage ! Au milieu des obstacles et des barbelés, il y a peu de possibilité de s'abriter des tirs.
Queen White

Sur la droite (à l'ouest), dix autres LCAs amènent les compagnies A et C du 1st South Lancashire Regiment commandées par le lieutenant-colonel Richard Burbury. Avançant à un e vitesse de quatre noeuds, les LCAs ont atteint la plage et, déjà, des chars DD sont en train de brûler. La A Company débarque à droite et tombe sur des tirs violents. Son chef, le Major Harwood, est mortellement blessé. L'un des subalternes est tué en traversant la plage. Le lieutenant Pierce prend le commandement de la compagnie qu'il mène sur la droite pour nettoyer des maisons fortifiées en direction de la station balnéaire de Hermanville. Sur la gauche, la C Company a plus de chance et traverse la plage avec des pertes assez faibles. Son chef, le Major Eric Johnson, à l'ouest du Stp 20 (Cod). La compagnie de renfort, la B Company, commandée par le Major Harrison, a dérivé et elle arrive trop à gauche face à la position « Cod » et elle va, elle aussi subir de lourdes pertes. Le major Harrison est tué immédiatement et l'un de ses subalternes prend le commandement. Celui-ci amène une section sur la gauche pour prendre une casemate en béton qui envoie un feu dévastateur tout le long de la plage sur la droite, il attaque alors comme à l'instruction, il rampe derrière la casemate, lance une grenade dans l'embrasure pour tirer à l'intérieur avec un Sten-Gun. Mais aussitôt, il est tué par un tir de mitrailleuse provenant du point d'appui, sur la gauche. Cependant, cette action a permis d'ouvrir une issue qui permet à la B Company de quitter la plage. Entre-temps, le chef de bataillon, le lieutenant-colonel Richard Burbury, a débarqué à son tour. Il avait prévu de guider les mouvements des South Lancs sur la plage avec des petits fanions, mais il est tué par un sniper en atteignant les barbelés. Le commandant en second, le Major Jack Stone, prend le commandement des South Lancs. Le combat est alors confus, se résumant à diverses actions comme celle menée contre la casemate. Les South lancs vont pouvoir prendre la position par l'arrière et soulager ainsi les East Yorks et établir la jonction entre les deux plages vers 08h45.
A H+30.(8 heures) une section antichar débarque et un caporal dirige le tir d'une des pièces de six livres depuis la plage, en s'en prenant efficacement aux positions de mitrailleuses. Par ailleurs, les South Lancs avaient pour mission de rejoindre Hermanville, lieu de rendez-vous du bataillon, ce qu'ils commencent à faire maintenant. Il est temps, car la plage est complètement congestionnée, d'autant plus qu'ayant débarqué à mi-marée, hommes et véhicules sont maintenant repoussés progressivement par la marée, vers les dunes où ils vont s'accumuler. Il y a là les chars DD et les chars spéciaux, et le lieutenant-colonel Cocks, qui commande le 5th Assault Regiment R.E., a été tué en débarquant de son LCT.....A suivre


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