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 Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013

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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Sam 4 Mai - 12:14

Les commandos

Les commandos débarquent juste derrière les fantassins de la 8e Brigade. A l'ouest, derrière les South Lancs, débarque le 4th Special Service Brigade avec les N°41 Royal Marine Commando et N°46 Royal marine Commando. A l'est, dans le secteur Queen Red va débarquer le 1st Special Service Brigade de Lord Lovat. Et, le commandement britannique, en particulier le lieutenant-colonel Dawson qui commande le N°4 Commando, accorde aux Français du 1er BFMC l'honneur d'être les premiers commandos à débarquer.
Le 1er BFMC du commandant Kieffer, N°10 (Inter allied) pour les Britanniques, débarque à 07h31 alors qu'un obus allemand arrive sur l'avant tribord du LCI 527 et des commandos s'écroulent, le commandant jean Pinelli a les jambes criblées d'éclats. Puis, les commandos continuent leur chemin vers la dune où le second maître Thubé ouvre une brèche dans les barbelés avec une pince coupante. Parmi les blessés, il y a aussi le commandant Philippe Kieffer, blessé sur la plage et rapidement pansé et qui reste en contact avec ses hommes et les officiers britanniques. Avec lui, 40 commandos français, tués et blessés sont restés sur la plage. Les commandos français sont répartis en en trois groupes. Mais il faut d'abord nettoyer le petit réseau de bunkers en direction du point d'appui de Riva-Bella, mission de la Troop 8 de Lofi. Pendant ce temps, la troop 1 avance vers Ouistreham, son chef, Guy Vourch, a été blessé parmi les premiers et il est remplacé par le premier-maître Hubert Faure. Cette troop suit la voie de chemin de fer à voie étroite et la route principale menant au coeur de Riva-Bella, au nord du vieux village de Ouistreham. Les français ont récupéré une troop anglaise qui a perdu son officier. La troop 8 de Lofi prend le boulevard Maréchal Joffre. La troop 1 de Faure, avec les K Guns d'Amaury et la troop anglaise avancent sur la route de Lion, le long de la voie ferrée et arrivent à l'angle de la rue Pasteur, à l'angle du restaurant le Châteaubriand. Ces deux axes sont parallèles aux bords de la plage et les casemates et nids de mitrailleuses sont nettoyés par l'arrière, souvent au lance-flammes. Les tireurs isolés Allemands, éclaircissent les rangs des commandos. Et maintenant, il faut prendre les

fondations de l'ancien casino transformé en fortin par les Allemands.
Il est 09h00, la rue Pasteur, perpendiculaire à la mer, mène au casino. Le second maître de Montlaur s'apprête alors à le prendre à revers par cette voie. Mais l'extrémité de la rue est bloquée par un mur en béton en chicane. Le matelot Paul Rollin se risque de l'autre côté de ce mur et il s'écroule frappé d'une balle d'un tireur invisible. Avec Bolloré, le médecin capitaine lion tire le matelot à l'abri et il est touché à son tour d'une balle en plein coeur, mort. Bolloré est blessé. Montlaur va chercher Rollin qui va agoniser. Le casino est défendu par un canon de 20mm et Montlaur veut en venir à bout avec ses deux lance-roquettes PIAT. Il grimpe dans une maison vers la gauche (à l'ouest) de la rue Pasteur avec le second-maître Lardenois et les deux PIATs. Les deux premiers projectiles atteignent le soubassement du casino et deux autres encore ; le canon semble réduit au silence.....A suivre

Grand Bunker Ouistreham
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Dim 5 Mai - 12:37


Riva-Bella
Mais, depuis la cuve de Flak en béton située sur la droite (qui existe toujours), les Allemands ont repérés d'où venaient ces tirs et règlent le tir d'une pièce d'artillerie vers cette position des commandos. Montlaur et Lardenois ont juste le temps de bondir dans la rue, le matelot Renault est tué. La progression de la Troop 1 est bloquée. Mais, pendant ce temps, la Troop 8 de Lofi a continué son nettoyage des positions fortifiées du côté de la plage. Et le commandant Kieffer arrive à son tour grimpé sur un char DD du 13th/18th Hussars ; il ordonne au matelot Morel de rejoindre la plage pour rameuter la Troop 8. Il est 09h30. Le char réduit définitivement au silence la position du casino et les commandos progressent en deux colonnes vers la cuve de Flak ; il obtienneent la reddition d'un vingtaine de soldats allemands. Le commandant Kieffer sera blessé une seconde fois et les commandos français, mission accomplie dans Ouistreham, rejoindront vers 11h30 la colonie de vacances, pour reprendre leurs sacs et avancer vers 13h00 derrière les commandos britanniques, par Saint-Aubin-d'Arquenay, vers le pont de Bénouville franchi par Lord Lovat. Par ailleurs, alors que les commandos français nettoyaient le point d'appui de Riva-Bella, des commandos britanniques (N°4Commando) ont avancé vers le pont de Ouistreham atteint vers 10h00 où la résistance allemande se durcira près des écluses ; il faudra attendre 15h30 et l'intervention d'un AVRE pour éliminer toute

Cuve Flak aujourd'hui
résistance. D'autres éléments du commando N°4 nettoient le point d'appui de Riva-Bella, constatant l'absence de canon de 155mm, mais n'inspectant pas la tour de béton du poste de direction de tir ; 53 allemands y resteront retranchés jusqu'au 9 juin dans la soirée, à l'insu de tous !...

Télémétrie du grand bunker Ouistreham
Mais revenons sur la plage pour suivre le débarquement et la progression du reste de la 1st S.S.Brigade.
L'avance de la 1st S.S.Brigade
Ainsi, il avait été prévu que la 1st Special Service Brigade débarque à l'extrême gauche (à l'est) du secteur de Sword Beach, soit à l'est du Stp18 (Cod), en face de la colonie de vacances. Le N°4 Commando, avec les Français, a été le premier à débarquer (àH+30) et a aussitôt obliqué vers Ouistreham, ainsi que nous venons de la voir. Le reste de la brigade débarque trente minutes plus tard.
Le QG de la brigade débarquera à 08h40 avec Lord Lovat, suivi des N°6 et N°3 Commando à H+90, puis le N°45 (RM) Commando.

Grand bunker Ouistreham
Face à la plage, les LCIs amenant la seconde vague des commandos avancent en formation en coin. Sur le LCI 519, Bill Millin rejoint les commandos vers l'avant du navire. Les tirs allemands soulèvent des paquets de mer. Une péniche est touchée de plein fouet sur la droite et l'incendie fait rage ; les occupants sautent par-dessus bord. Mais malgré ces tirs, les yeux sont rivés sur la côte.
Deux chars brûlent sur la plage, dégageant une épaisse fumée noire. La plage n'est plus qu'à une centaine de mètres. Doucement, les rampes de bois sont abaissées et déjà Shimi Lovat avance avec de l'eau jusqu'à la ceinture. Bill Millin le suit, manquant de basculer à cause de son sac à dos. Puis, quand l'eau ne lui arrive plus qu'aux genoux, il se met à jouer Highland Laddie (« le garçon des Highlands »)......A suivre
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Sam 11 Mai - 12:34


Lord Lovat se retourne alors et lui adresse un sourire. En arrivant sur la plage , le fracas est terrible. Le N° 4 Commando s'est frayé un passage à cet endroit mais les positions allemandes ne sont pas toutes réduites au silence et des hommes s'écroulent. Bill Millin voit deux cadavres, l'un deux à la moitié du visage arraché. Il faut monter le plus vite possible en haut de la plage. Les commandos ont enlevé les protections waterproof de leurs armes. 1200 commandos se sont rués vers le haut de la plage ? Sur la droite Derek Mills-Roberts crie « comme le maréchal Ney à Waterloo » pour regrouper ses hommes du N°6 Commando. Lord Lovat est en haut des dunes, il est en train de discuter. C'est alors que Bill Millin aperçoit huit à neuf blessés et, quelques instant plus tard, un char Flail arrive en déminant et ne voit pas les blessés, ne laissant que des corps déchiquetés. Des Allemands se rendent, les bras levés, en criant « Engeland, Engeland !» C'est alors que Bill Millin rejoint Lord Lovat alors que le Brigadier Major annonce à son chef qu'un message radio vient de communiquer la prise du pont sur l'Orne et le canal par les troupes aéroportées. Le brigadier Major se tourne alors vers Bill Millin et lui demande de jouer quelque chose, The road to the isles. Et Bill Millin se met à jouer le long de la plage, poursuivi par la vindicte d'un sergent qui redoute qu'en plus du bordel régnant sur la plage, son « engin » rameute les putains d'Allemands....Les obus continuent de tomber, les coups de feu claquent. Bill Millin voit le long de la route, un commando blessé qui lisait un livre de cow-boy sur le bateau. Puis la 1st S.S Brigade, sans le N°4 Commando qui rejoindra plus tard traverse Colleville puis oblique vers le sud-ouest pour traverser Saint-Aubin-d'Arquenay où les commandos sont salués par des applaudissements aux cris de « des Anglais, des Anglais », Bill Millin joue Rawentree (le houx, « arbre sacré des Ecossais »). Ce sont maintenant les champs (où les planeurs de la 6th Airlanding Brigade se poseront en fin d'après-midi) traversée par la route menant à Bénouville. A la sortie de Saint-Aubin, Bill Millin marche en tête suivi de Lovat, les commandos marchent en double file. A la sortie du village Bill Millin joue à nouveau Highland laddie. Deux coups de feu claquent, un Allemand était caché dans un arbre, il a tiré sur la colonne puis s'est échappé dans les blés. Puis la brigade

approche de Bénouville, Lovat demande à son piper de continuer à jouer marquant l'avance des commandos partis vers la jonction avec la tête de pont aéroportée. Les commandos pressent le pas en approchant de Bénouville d'où proviennent des bruits de canonnade. Ils croisent un groupe de prisonniers allemands qui semblent terrorisés. La route oblique à droite en arrivant dans le village, arrivant à l'église. Des tirs d'armes automatiques bloquent la colonne. Puis un char léger arrive, Mills Roberts, le chef du N°6 Commando donne l'ordre à Bill Millin de suivre le char et celui-ci se met à jouer « Blue Bonnets over the Border »(« les bérets bleus par dessus la frontière ». Le char ouvre le feu sur le clocher de l'église d'où des Allemands ont tiré....... A suivre
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Dim 12 Mai - 12:54


La chambre des cloches est éventrée, les Allemands sont tués. Bill Millin a cessé de jouer, la progression reprend, et le contact a lieu avec les premiers paras qui semblent aussi hébétés que les civils après plusieurs heures de combat, au milieu d'une ambiance irréelle ou l'air est saturé par la poussière en suspension. Lord Lovat demande à Bill Millin que sa cornemuse puisse être entendue des hommes qui tiennent le pont et le piper reprend Blue Bonnets. Une courbe puis la route du pont est à sa gauche, il est à deux cents mètres, recouvert d'un voile de fumée noire. Lord Lovat salue le Major Howard puis la colonne reprend sa marche, Bill Millin en tête. Les balles claquent toujours sur les structures métalliques du pont. Il est midi. Bill Millin reçoit l'ordre de cesser de jouer. La colonne traverse maintenant le pont penché en avant derrière la rambarde pour échapper aux balles qui proviennent du château de Bénouville, au sud-ouest.
Bill Millin à cessé de jouer de la cornemuse à la sortie du pont de Bénouville. Le franchissement de ce premier pont s'était fait, sous les balles allemandes sonnant avec fracas en percutant les montants métalliques du pont. L'une d'elle ricoche sur une poutrelle et passe au ras de la tête de Bill Millin. Arrivé de l'autre côté, Lovat, s'avance pour aller parler avec un officier des paras sur cette bande de terrain située entre le canal et l'Orne, Bill Millin a du mal à jouer, fatigué par son sac à dos, la longue marche depuis la plage et par le fait qu'il n'a quasiment pas cessé de jouer depuis le débarquement. Devant, la route est à moitié dissimulée par un nuage de poussière du pont de Ranville dont les superstructures sont plus basses. A cinquante mètres du pont, deux paras leur font signe de ne pas traverser, le pont étant encore sous le feu de tireurs embusqués. Lord Lovat est en tête de la colonne, décontracté et faisant signe d'avancer. Soudain, surgit un para qui tend la main à celle de

Pont de RanvilleLovat en lui disant : »Je suis bougrement content de vous voir mon vieux ! » Lovat lui répond : »moi aussi, je suis sacrément content de vous voir ! Désolé d'avoir deux minutes et demie de retard sur l'horaire ! » Il est alors un peu plus de midi (heure anglaise) et des commandos traversent le pont très rapidement en portant trois blessés qu'ils déposent sur le talus à l'extrémité du pont. Il y a toujours des tirs d'armes automatiques aux alentours des deux ponts. Des obus de mortiers explosent sur la droite. La colonne des commandos est maintenant engagée, rive droite sur la route principale bordée d'arbres qui est rapidement quittée par un petit chemin bordé de haies assez hautes sur la gauche. Les bâtiments de ferme de l'Ecarde se dressent plus loin, à quelques centaines de mètres au nord-est du pont ! Au bout de dix minutes de marche, arrivé à un carrefour, des obus de mortiers s'abattent dans un champ de l'autre côté de la haie. Un groupe de commandos descend la route, ils sont épuisés et portent l'un des leurs sur un brancards....
A l'autre extrémité du secteur de Queen Beach débarquent d'autres commandos. Ainsi, il y a des commandos sur les deux ailes de cette plage britannique. Ceux-ci ont comme objectif, le château de Lion-sur-Mer, les alliés supposent qu'un état-major allemand y est installé. Sur la plage, les royal Marines subissent des pertes : le Major Barclay (Y Troop) est tué avant d'avoir atteint la dune, le capitaine Stadfford et environ 25 homme sont mis hors de combat.......A suivre

Château de Lion-sur-Mer
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Dim 19 Mai - 12:47


Bientôt, véhicules et chars incendiés, morts et blessés jonchent la plage. Mais le capitaine Sloley emmène rapidement ses hommes de la P Troop vers l'est pour neutraliser les défenses de plage de ce secteur. Cinq minutes plus tard arrive la B Troop. Son chef, le capitaine Morris est tué sur la plage, un officier (Powell) le remplace. Les Troops vont alors rejoindre la route départementale 154 pour se diriger vers Lion, vers l'ouest. D'après des civils, des Allemands auraient quittés la position « Trout » dès 7 heures du matin. Le lieutenant-colonel Gray envoie sa première force dans cette direction. La P Troop avance en tête, ralentie par des tireurs d'élite, tirant depuis des maisons situées de part et d'autre de « Trout ». Les South Lancs, qui ont progressés plus au sud, sont eux aussi bloqués et ne peuvent appuyer les Royal Marines. Sur la gauche aussi, un élément de la B Troop avance vers le château et tente en vain de déborder le Wn21 que le lieutenant-colonel Gray ne peut faire bombarder ; tous ses postes de radio ont été endommagés sur la plage. L'autre élément de la première force la Y Troop, est appuyée par 3 chars Centaur du 2nd

Armoured (Royal Marines) Support Regiment ; elle part à son tour à l'assaut de « Trout ». Mais les Allemands qui ne sont pas partis contrairement aux informations des civils, les laissent venir avec une grande discipline et n'ouvrent le feu presqu'à bout portant, à moins d'une centaine de mètres ; les trois Centaur sont détuits (l'un d'eux est actuellement à Bénouville) et des obus de mortiers causent de lourdes pertes dans les rangs des Royal Marines. Une autre unité, la A Troop, rejoint alors les deux forces et arrive jusqu'aux maisons situées au sud de « Trout » mais subit des tirs violents venant de sa gauche. Dans le même secteur, la B Troop qui avançait vers le château, progresse avant de subir à son tour de violents tirs de mortiers et d'être prise à partie par un canon automoteur. Bien plus, vers 13h00, les Allemands lancent une contre-attaque avec une soixantaine de fantassins, un canon automoteur et un appui de mortiers. La B Troop subit de plein fouet cette contre-attaque. Le lieutenant-colonel Gray est contraint de se replier sur une ligne défensive à l'est de « Trout » . Il ne pourra établir aujourd'hui la liaison avec d'autres Royal Marines qui sont maintenant à Langrune, à l'ouest dans le secteur de « Juno Beach », ceux du 48th RM Commando. Entre Langrune à l'ouest et Lion à l'est, Luc-sur-Mer, reste aux mains des Allemands, qui contrôlent ainsi encore neuf kilomètres de plage entre Juno Beach et Sword Beach où contre-attaquera la 21.Pz.Div. Lion-sur-mer, ne tombera aux mains des Britanniques que le lendemain.
La 8e Brigade progresse vers l'intérieur 
Alors que la 1st S.S.Brigade accomplit ses missions, la 8e Brigade va commencer à s'enfoncer vers l'intérieur après avoir percé les défenses côtières. Ici, derrière la bade littorale, un cordon dunaire où ont été édifiées des villas des stations balnéaires de Colleville et d'Hermanville, s'étend une zone basse et une partie marécageuse, seules quelques routes conduisent vers l'intérieur, vers les deux villages que nous venons de citer et qu'il faudra traverser. A l'ouest, à partir de Queen White, le 1st South Lancashire se met en route avec quatre compagnies, avançant depuis les trois sorties ouvertes depuis la plage, à la Brèche d'Hermanville......A Suivre
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Sam 25 Mai - 11:48


De là, elles devront avancer sur Biéville puis Caen. Ce vieux village qui s'étire en longueur dans le sens nord-sud, est distant de deux kilomètres et demi de la bande littorale, accessible par une seule route encadrée de terrains bas et partiellement marécageux. Ces compagnies des South Lancs sont accompagnées dans leur progression par les mitrailleurs Middlesex Regiment montés sur des chenillettes renforcées par des tôles d'acier constituant une sorte d'habitacle. Vers l'entrée du village, les éléments de pointes sont pris à partie par des snipers installés dans le clocher de l'église qui se dresse à droite de la rue principale ; ils seront rapidement neutralisés et, à 09h30, Hermanville est


Biéville
sous le contrôle des South Lancs qui sont accueillis avec du cidre par la population civile. Puis, ils arrivent à la sortie méridionale du village, rejoint par les chars du A Squadron du 13th/18th Hussars. Là, ils ont pour mission de foncer plein sud, par la D60, en direction de Biéville. A 09h45, une reconnaissance aérienne signale des blindés allemands au nord de Caen. Mais il ne peut s'agir du Panzer-Regiment 22 ; il est encore dans la région de Falaise. Le pilote de la RAF a-t'il eu la berlue ? Quels sont ces blindés ?
Les seuls disponibles dans le secteur sont les canons d'assaut de la 5e compagnie de la Sturmgeschütz-Abteilung 200 du Major Becker. Cette compagnie stationnait à Epron, au nord de Caen, dans ce secteur. Ce sont dond 17 puissants canons automoteurs qui sont aperçus par la RAF. Les Hussars du A Squadron et les compagnies B, C et D des South Lancs progressent de 1,5 kilomètre plein sud vers Biéville mais le terrain monte doucement vers la crête dominant tout le paysage jusqu'à la côte, du haut de ses cinquantes mètres d'altitude. Mais là, les 8,8cm Flak de la Panzerjäger-Abteilung 200, unité de chasseurs de chars de la 21.Pz.Div., les attendent. Ces pièces vont bloquer la progression britannique et les chars des Hussars resteront au pied de la crête...
au lieu de la prendre d'assaut, les South Lancs vont creuser des tranchées pour s'enterrer. Pourtant, derrière ces pièces de 88, il n'y a quasiment rien jusqu'à Caen. La 8th brigade pouvait y être en début d'après-midi alors que les chars du Panzer-Regiment 22 ne sont toujours pas passé à l'offensive. Le Brigadier cass, au lieu de foncer et d'emporter la position préfère attendre le renfort de la 185th Brigade. Tous les officiers supérieurs britanniques du secteur de Sword beach n'ont toujours rien appris des techniques de la Blitzkrieg. Leur prudence plus qu'excessive coûtera beaucoup de vies humaines plus tard. Caen pouvait être pris rapidement, alors ne tombera qu'un mois plus tard au prix de durs combats.
Le commandement britannique accumulera de tragiques incompétences ce jour-là dans ce secteur. Les atermoiements seront aussi très lourds de conséquences du côté allemand, comme nous le verrons plus loin, mais sauveront le secteur Sword Beach d'un possible désastre......A suivre
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Dim 26 Mai - 13:17

Quand au 2nd East Yokshire débarqué sur Queen red, il a terminé le nettoyage de tous les ouvrages de « Cod » et, à 09h30, appuyé par B Squadron du 13th/18th Hussars, il atteint la route côtière. Deux de ses compagnies, marchent alors sur Riva Bella pour y relever le N°4 Commando et prendre la batterie « Daimler » (le Wn12 ou batterie du château d'eau). Cette attaque aura lieu depuis le village de Ouistreham en direction du sud (la batterie se trouve entre Ouistreham et Saint-Aubin-d'Arquenay). Mais derrière ses barbelés et champs de mines et mitrailleuse, ses obusiers de 15,5cm vont être difficiles à prendre et les combats dureront jusque dans la nuit, causant de lourdes pertes aux East Yorks. Les deux autres compagnies du bataillon suivent la D60a, la 1st S.S.Brigade jusqu'à Colleville, puis obliquent vers l'est, par une petite route menant à la position « Sole » (Wn14), cette position est à proximité de « Daimler », au nord-ouest. Elle est moins puissante mais les combats dureront jusqu'à 15h45, en un violent corps à corps ; 40 soldats seront capturés.
Le troisième bataillon de la brigade, le 1st
Position Hilmann
Suffolk, débarque vers 09h30 et il ne perd que 4 hommes, le secteur de la plage étant nettoyé. Le Captain Lummis commande la compagnie de renfort de ce bataillon, forte de 150 hommes. Il aperçoit un civil avec son casque de pompier, dépeint dans le « le Jour le plus long », il s'agissait du maire de Colleville, Monsieur Lenauld, qui offre du Calvados à la mairie. Ce bataillon marche à son tour vers Colleville avec pour mission de prendre « Morris » et « Hillman ». La première de ces positions est située au sud-est de Colleville, vers la sortie du village. Il s'agit d'une batterie d'artillerie, retranchée dans le Wn16 avec des casemates, barbelés et champs de mines. Mais les 67 artilleurs qui sont pour la plupart polonais, sont complètement hébétés par le bombardement et peu enclins à mourir pour le Reich ; ils se rendent à la B Company avant l'assaut des Suffolks.

Batterie "Morris"
Les renforts de la 185th Brigade
La « brigade intermédiaire » (Intermediate Brigade). La 185th Brigade, commandée par le Brigadier K.P.Smith, débarque entre H+150 et H+250 avec ses 3 bataillons. Les trois bataillons sont à pied d'oeuvre au nord d'Hermanville. Cette brigade à l'ordre de foncer sur Caen après que les South Lancs et les Suffolks de la 8th Brigade lui en aient ouvert le chemin en prenant les crêtes de Périers et la position « Hilmann », deux obstacles situés sur cet axe de progression. Mais rien ne bouge et le Brigadier Smith attend avec ses bataillons...La progression doit avoir lieu avec le K.S.L.I. Du lieutenant-colonel
F.J. Maurice au centre du fer de lance avec les 65 chars des Staffords. Le 1st Norfolk doit avancer sur l'aile gauche et le 2nd Warwick sur l'aile droite. Mais les chars, qui doivent transporter les hommes ne sont toujours par là alors que l'offensive doit commencer à 11h15, le lieutenant-colonel Maurice part en bicyclette vers la plage pour voir ce qui se passe ; A suivre...
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Sam 1 Juin - 12:19


Les chars sont sur la plage, moteurs tournants au ralenti, bloqués dans les embouteillages. En effet, les planificateurs de l'opération avaient prévu que la haute mer laisserait un secteur de plage suffisant mais un vent puissant fait remonter la haute mer jusqu'à dix mètres de la dune et les véhicules se sont entassés en une incroyable confusion que les beach masters tentent d'organiser. Bien plus, les ballons dominent maintenant la plage pour empêcher les attaques de la Luftwaffe mais ces ballons sont d'excellents repères pour les artilleurs allemands qui savent comment atteindre les plages ; les amarres sont bientôt coupées et les tirs allemands vont bientôt diminuer. Le lieutenant-colonel Mauris fait alors demi-tour et rejoint son chef, le Brigadier Smith. Celui-ci lui donne, à 11h30 l'ordre d'attaquer malgré l'échec de la 8th Brigade et l'absence de chars. Comme seul appui, il ne dispose que de Bren Gun Carriers de la compagnie de soutien de son bataillon et d'une section de mitrailleuses du 2nd Middelsex Regiment.

Arrivée de la 9th Brigade
En fin de matinée, dans un verger près d' Hermanville, une conférence réunit, le Lieutenant-General Crocker, chef du I Corps, et le Major General Rennie, chef de la 3rd Division. Tous deux sont fort préoccupés par la situation. A l'ouest, les Royal Marines n'ont pu prendre la position de Lion-su-mer. Au centre, la 8th Brigade est bloquée, inactive. A l'est, la 6th Airborne Division subit les assauts du Kampfgruppe Leck (Panzer-Grenadier 125 renforcé). Crocker propose la prudence ! Mais c'est alors qu'arrive la Reserve Brigade, la 9th Brigade commandée par le Brigadier Cunningham, qui a débarqué entre H+150 et H+250 minutes. Le Brigadier Cunningham se présente aussitôt aux autres généraux pour recevoir ses ordres ! Il avait en effet pour mission d'avancer sur le flanc droit de la 185th Brigade et de tenter d'établir la jonction avec les forces canadiennes débarquées sur Juno Beach, son objectif final pour le jour J, l'aérodrome de Carpiquet à l'ouest de Caen. Mais, étant donné l'échec des Royal Marines à Lion et la situation peu satisfaisante, à la grande déception de Cunningham, Crocker annule cette mission. La 9th Brigade est envoyée sur l'autre aile, à l'est, pour renforcer la liaison avec la 6th Airborne Division. Cette mesure va rendre la tête de pont plus compacte et plus solide mais elle laisse une large brèche entre les secteurs de Sword et Juno qui peut être très dangereuse comme nous le verrons plus loin. Ainsi, la 1st K.O.S.B est envoyée à Bénouville pour protéger l'accès de la tête de pont aéroportée et renforcer la 7th Parachute Battalion du lieutenant-colonel Pine-Coffin. Et, finalement les deux autres bataillons seront dispersés pour s'établir au centre, au sud de Périers et au sud de Lion et de Cresserons pour couvrir le flanc droit. Mais, là encore, les blindés ne sont pas là. La soixantaine de chars de l'East Riding attend au large sur des LCTs ; la plage est complètement saturée et ne peut recevoir de nouveaux véhicules......A suivre
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Dim 2 Juin - 12:17


Brigadier Cunningham
C'est en revenant de la plage après avoir constaté cette situation que le Brigadier Cunningham rejoint son PC et le drame va survenir. Voici le témoignage du Captain Lummis : »Nous venons de terminer nos tranchée (au sud-ouest d'Hermanville-plage) quand nous voyons arriver d'autres troupes. D'abord, quelques hommes du Beach Group suivis par des véhicules du 9 Brigade Headquarters (QG 9e Brigade) avec le chef de cette unité (Brigadier Cunningham) dans une chenillette. Ils continuent la route. Quelques minutes plus tard, trois explosions sont entendues à proximité de nos positions. Les obus de mortiers ont touché les véhicules du QG que nous avons vu passer, blessant le brigadier Cunningham ainsi que son officier de renseignements, et tuant trois autres officiers dont un officier de liaison canadien appartenant à la brigade canadienne qui est sur notre droite ». Le Brigadier Cunningham est inconscient et ne peut plus donner ses ordres. Le colonel Denis Orr, qui pourrait le remplacer, se trouve à Bénouville. La brigade est décapitée, elle est paralysée en ces heures décisives.
La menace Hillman

Cependant, à 12h00, les 105 automoteurs Priest du 7th Field Regiment RA se sont enfin sortis des embouteillages et ils viennent se mettre en position au sud d'Hermanville pour soutenir la 185th Brigade dans sa progression vers Caen.
A 12h30, ne supportant plus l'inertie de la 8th Brigade, le brigadier Smith met en route la 185th Brigade, le 2nd K.S.L.I progresse alors à pied vers Biéville.

Par ailleurs, le 1st Norfolk (autre bataillon de la 185th Brigade) avance à l'est de Colleville. Mais en passant devant cette position « Hillman », qu'il devait éviter, le bataillon avait sous estimé le danger et est pris à partie par des tirs de MG venant de cette position, 160 Norfolks sont fauchés par ces tirs vers 15h00. Le 1st Suffolk (8th Brigade) et son chef, le lieutenant-colonel Goodwin avaient reçu l'ordre de prendre cette position vers 13h00 mais la mise en oeuvre de l'attaque prendra du temps. Il faudra tout d'abord ouvrir des brèches dans les barbelés avec des Bangalores. Une section d'assaut de la D Company va alors progresser dans le champ de mines et attaquer les coupoles blindées avec des obus de Piat, sans résultat. Le lieutenant-colonel Goodwin doit alors appeler les chars des Hussars et des Flails du 22nd Dragoons (pour déminer). Les Britanniques ne pénètrent dans la position que vers 22h00. Mais, revenons vers la crête située au nord de Biéville où le K.S.L.I va affronter des éléments de la 21.Panzer-Division.
Mais que fait la 21.Panzer-Division
Alors qu'à 08h00 du matin, le 6 juin, la plupart des débarquements ont eu lieu dans le secteur des plages de la Second Army et que les premières percées au-delà de la bande côtière ont déjà eu lieu, partout, les troupes allemandes de défense côtière sont en voie d'être écrasées, submergées. Bien plus, dans le secteur de Sword-Beach, à l'est de l'Orne, la 6th Airborne Division tient déjà une vaste tête de pont. Mais quand est-il de la contre-attaque des blindés allemands, tant redoutée par les Alliés, que fait la 21.Panzer.....A suivre
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Lun 3 Juin - 12:06


A 05h20, le Generalmajor Feuchtinger est enfin arrivé à son PC de Saint-Pierre-sur-Dives. A 07h00 la 21.Pz.Div., passe sous le commandement du LXXXIV.A.K. Et son chef, le général d'artillerie Marcks, ordonne à cette division de se diriger vers le nord pour contre-attaquer la tête de pont « aéroportée » à l'est de l'Orne. Et, à 08h00h, alors que les troupes britanniques combattent déjà sur Sword Beach, les deux bataillons de chars du Panzer-Regiment 22 reçoivent enfin l'ordre de faire mouvement, et alors que le premier état d'alerte a été donné six heures plus tôt au 1er de ces bataillons. Et ils se trouvent encore dans la région de Falaise, à cinquante kilomètres de la côte !
Mais d'autres éléments de la 21.Pz.Div. vont être engagé contre les Alliés.
Depuis plusieurs heures, des éléments du régiment 125 du major von Luck sont engagés contre la 9th Airborne Division. Des éléments du IIe Bataillon du Pz.Gren.Rgt.192 sont engagés face au secteur de Sword Beach. Par ailleurs, le Panzerjäger-Abteilung 200, qui se trouvait de part et d'autre de la RN13 entre Caen et Bayeux, reçoit, à 08h05 l'ordre de se rassembler dans le secteur de Martragny, de Vendes et de Basly et ces chasseurs de chars affronteront des blindés adverses (canadiens) dans la vallée de la Seulles, vers 11h00, trop tard pour aider le II./726 qui a été submergé. Ces pièces antichars, mal orientées, manqueront dans la région de Périers-sur-le-Dan, face à la poussée britannique dirigée vers Caen.

La contre-attaque de la 21.Pz.Div.
A 15h00, les chars de Staffordshire Yeomanry interviennent enfin. Leur chef, le lieutenant-colonel Eddie, engage son B Squadron sur la crête de Périers qui est finalement prise. Le C Squadron est lancé sur Beuville où il parvient. Le flnc droit à découvert est protégé par les antichars de 17 livres. Mais un groupement blindé de la 21.Panzer arrive maintenant dans ce secteur. Il est signalé autour de Lebisey vers 16h00. En effet, à 10h15, le chef du LXXXIV.A.K., le General Marcks, se trouve au PC du Generalleutnant Richter (chef de la 716.I.D.). Devant l'évolution de la situation, il modifie ses ordres : la contre-attaque, qui devait avoir lieu contre la tête de pont aéroportée à l'est de l'Orne, est en grande partie réorientée à l'ouest de ce fleuve, au nord de Caen, en direction de Sword Beach, la II./Panzer-Regiment 22 se retrouve alors en tête et les blindés se préparent à traverser l'Orne à Caen alors que survient le bombardement de 13h30 sur la ville. Trois groupements tactiques sont constitués :
Le Kampfgruppe von Oppeln, sous les ordres de l'Oberst von Oppeln-Bronikowski, est constitué des chars de la I./22 (sans sa 4e compagnie aus ordres du major von Luck à l'est de l'Orne), des chars de la II./22 (des chars Somua S35 et cinq Panzer IV seulement par compagnie), le 1er Bataillon (sur véhicules blindés semi-chenillés) du Pz.Gren.Rgt.125 (moins sa 3e compagnie), la 1ere compagnie du bataillon du Génie, le IIIe Groupe du régiment d'artillerie.
Le Kampfgruppe Rauch, sous les ordres du lieutenant-colonel Rauch, est formé du 1./192, de l'EM des 9e et 10e compagnies du Pz-Rgt.192, de la 2e compagnie du Génie et du IIe groupe du régiment d'artillerie......A suivre
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MessageSujet: Re: Préparation au débarquement en Normandie - 3/2013   Mar 4 Juin - 11:44


Major von Luck
Le troisième groupe tactique est constitué, la Kampfgruppe Luck, sous le commandement du Major von Luck, mais il est engagé à l'est de l'Orne, contre la tête de pont aéroportée et ne concerne pas cette étude....
Et, en effet, après bien de retards et des détours, la 5e compagnie de la II./Panzer-Regiment 22 vient aux environs de 15h00 (14h00 pour les Britanniques) entre Lebisey et Biéville. Les 2e et 3e compagnies (I./22) parviennent à 16h00 (15h00) à proximité des hauteurs de Périers-sur-le-Dan. Ainsi, par manque d'initiative, les Britanniques ont laissé les Panzer arriver, mais, à cause de retards répétés, ceux-ci n'arrivent que maintenant. Les deux offensives vont se télescoper ! Les deux Kampfgruppen de la 21.Pz sont maintenant sur leurs bases de départ mais certains de leurs éléments sont encore en marche d'approche. A proximité de Caen, six panzers (dont cinq de commandement) sont détruits par 8 Typhoons. Près de Périers-sur-le-Dan, le General der Artillerie Marcks rejoint le General Major

General Marcks
Feuchtinger, alors qu'au loin se profile l'armada alliée. Rouge de colère, le chef de corps d'armée rend Feuchtinger responsable des retards, Marcks prend alors les opérations en mains et dit à von Oppeln : »Oppeln, mon ami, si vous ne réussissez pas à rejeter les Anglais à la mer, je crois bien que nous aurons perdu cette guerre ». Ainsi, le sort de la guerre dépend des 98 chars de von Oppeln....les deux Kampfgruppen passent à l'attaque à 16h20 (15h20) 25 chars avancent vers les Britanniques qui ont eu le temps d'installer leurs canons antichars comme nous l'avons vu.

Oberst von Oppeln-Bronikowski
Alors que le 2nd K.S.L.I., combat dans Biéville, deux panzers IV sont touchés vers 16h45 à l'ouest de ce village par les chars du Staffordshire Yeomanry et les pièces antichars. Le A Squadron repousse les panzers tandis que le B Squadron se met en position autour de Périers Alors que les panzers sont mis en échec devant Biéville face à un solide verrou, à l'ouest, 14 panzers de la II./22 arrivent jusqu'à Douvres-la-Délivrande, rejoionts par des éléments de la I./192. Ce groupement tactique, qui s'est glissé entre les têtes de pont de Juno et de Sword parvient jusqu'à la côte et arrive à Luc-sur-Mer vers 20h00 avec six panzers. Mais, à 21h00 (20h00), une armada de planeurs (opération Mallard) survole se secteur avant d'aterrir près de Saint-Aubin-d'Arquenay. Ce groupement tactique, craignant une opération sur ses arrières, préfère se replier. Plus à l'est, dans le secteur de Biéville, 13 panzers ont été perdus dans plusieurs contre-attaques ; l'attaque est suspendue. La 21.Panzer a échoué mais a bloqué la route de Caen à la 3rd Infantry Division. Et, déjà, une autre division blindée arrive en renfort ; le 6 juin au soir, les premiers éléments de la 12.SS-Panzer-Division Hitlerjugend s'installent à l'ouest de Caen, près de l'abbaye d'Ardenne. La bataille de Caen va durer un mois, elle sera terrible, particulièrement pour la population civile, durement touchée au milieu d'une ville en partie rasée.....

FIN
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