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 Les porte-avions japonais

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naga
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MessageSujet: Les porte-avions japonais   Mer 13 Mar - 4:16

En l'espace d'uns quarantaine d'années, le Japon est littéralement passé du Moyen Age aux Temps Modernes. Pour se faire, il essaya de combiner les traditions avec les nouvelles technologies apprises et/ou copiées dans les pays occidentaux essentiellement en France, en Allemagne et en Grande Bretagne.

Les forces armées japonaises n'échappent à la règle et si l'armée de terre est particulièrement influencée par les méthodes prussiennes, la marine copie ce qui se fait de mieux en Grande Bretagne et en France. Aussi quand ces deux pays s'intéressent à l'aviation pour appuyer leur flotte, les japonais suivent le mouvement.

En juin 1910, la marine impériale créé le Comité de la Marine pour la Recherche Aéronautique, refusant toute collaboration avec l'Armée, inaugurant une rivalité qui allait perdurer jusqu'en 1945 et entraver le bon fonctionement de la machine de guerre nippone.

Les premiers vols ont lieu au Japon à l'automne 1912 avec deux hydravions français Farman et deux hydravions américains Curtiss mais ne font guère l'unanimité, la majorité des officiers de la marine japonaise estimant qu'il ne s'agit que d'un loisir sans aucune necéssité opérationnelle. Quand éclate la guerre en 1914, l'aviation de la marine japonaise ne dispose que de 12 appareils et va devoir justifier son existence.



Ancien charbonnier, le Wakamiya est le premier porte-aéronefs japonais












Avant d'être un porte-avions de la marine Impéraiale Japonaise, l'IJN Wakamiya fut lors de sa mise en service un cargo Russe.
Lancé au chantiers navals de Duncan en Angleterre le 21 Septembre 1900, le navire entre en service en Russie sous le nom de Lethington.

Le navire est capturé par les Japonais durant la guerre Russo-Japopnaise au large Okinoshima en 1905.
Renommé Wakamiya-Maru, il est transformé en navire de transport en 1907.

En 1913, il est livré à la marine Impériale qui le transforme en porte-hydravions, le bâtiment entre en service le 17 Août 1914.
Le bâtiment mettait en œuvre quatre hydravions Farman, deux sur le pont du navire, plus deux en réserve dans les soutes.

L'IJN Wakamiya est engagé dans les opérations navales contre la ville Chinoise de Tsingtao où, le 5 Septembre 1914 ses hydravions bombardèrent les troupes Allemandes en position dans la ville, ceci fut la première opération de bombardement aéronavale de l'histoire.
Lors de ce siège les Farman du Wakamiya effectuèrent quarante-neuf missions contre les défenses Allemandes de la ville de Tsingtao.

En Avril 1920, l'IJN Wakamiya est transformé en porte-avions en étant doté d'un pont plat, il est alors renommé IJN Wakamiya-Kan, en Juin de la même année a lieu à son bord le premier appontage d'un appareil Japonais.
Ce porte-avions permet alors à la Marine Impérial de développer les techniques et doctrines de sa future aéronavale et, de préparer l'entrée en service du premier porte-avions de l'histoire, l'IJN Hosho.
Utilisé comme batiment d'entrainement, l'IJN Wakamiya est retiré du service en 1931 puis ferraillé.






L'IJN Wakamiya en chiffres

Déplacement: 7,844 tonnes
Longueur: 111,25 m
Maitre beau: 14,6 m
Tirant d'eau: 5,8 m

Propulsion: 3x chaudières de 1 590 ch, 1x hélice
Vitesse: 10 noeuds
Equipage: 234

Armement:
2× canon de 79 mm
2× canon anti-aérien de 47 mm






Notoro, 1924-1944, (retransformé en navire-citerne en 1941)

Deux des pétroliers de la classe Shiretoko furent reconvertis en porte-hydravions peu après leur achèvement dans les années vingt. N'ayant pas de catapultes, ce ne fut pas une réussite et l'un d'eux, le Tsurumi redevint un pétrolier dès 1931. Le Notoro continua sa carrière militaire jusqu'en 1942, mais ne prit pas part activement aux conquêtes. Redevenu un pétrolier, il survécut à la guerre contrairement au Tsurumi, mais seulement comme citerne flottante, après qu'il ait été gravement avarié par un bombardement à Singapour en novembre 1944.Le 3 mai 1947,il est mis à la ferraille.











Généralité

Tonnage marchand: 14050 tonnes de jauge brute
Longueur: 138.80 mètres
Largeur: 17.70 mètres
Tirant d'eau: 8.00 mètres
Equipage: 155 hommes


Blindage et Armement
2 canons de 120mm Type 10
2 canons de 80 mm
aucun catapulte
8 Dave


Propulsion
Vitesse maximum: 12.00 noeuds
2 arbres d'hélices
4 chaudières
2 turbines (5 850 CV)


Production
2 unités construites



Dernière édition par naga le Mer 13 Mar - 4:52, édité 2 fois
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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Mer 13 Mar - 4:27



Le porte-avions Hosho

Avec la première guerre mondiale, une nouvelle course aux armements démarre non plus entre la Grande Bretagne et l'Allemagne mais entre le Japon et les Etats Unis pour le contrôle de l'Océan Pacifique.

Les deux pays se lancent dans la construction d'un grand nombre de cuirassés mais ces cuirassés en l'absence de radar doit pouvoir bénéficier d'un éclairage à longue distance pour régler son tir. La catapulte et l'hydravion sont privilégiés par les japonais dans un premier temps mais ils se tournent rapidement vers le porte-avions puisque leur modèle, la Grande Bretagne, y crois.

Le 27 Décembre 1922, le porte-avions Hosho, construit aux chantiers navals de Asano Dock, à Yokosuka, entre en service au sein de la marine Impérial Japonaise.
C'est le premier bâtiment conçu dès le départ pour cette fonction à entrer en service actif dans une marine de guerre (le HMS Hermes Anglais n'entrera en service qu'en 1924), même si sa coque est construite sur le schéma de celles des croiseurs de l'époque.

Le bâtiment est initialement prévu comme porte-hydravions et porte-avions, mais la marine Japonaise qui a reçu le soutien d'ingénieurs Anglais pour la construction du IJN Hosho, comprend rapidement l'importance de l'aviation navale et, le bâtiment est aménagé avant son lancement en porte-avions afin de former ses marins et aviateurs aux doctrines et techniques de l'aviation navale.

Lors de son lancement et des premiers essais, le IJN Hosho est doté d'un pont d'envol "plongeant" au niveau de la proue afin de faciliter l'envol des appareils.
Le bâtiment disposait d'un ilot sur tribord et de six cheminées (trois de par et d'autres du pont d'envol) qui avaient la particularité de basculer afin de libérer l'espace du pont lors des opérations aériennes.
Après les essais de qualifications, l'ilot fut supprimé, ce qui donna une ligne caractéristique à ce bâtiment.










Après avoir été entièrement voué à la formation de l'aéronavale Japonaise, l'IJN Hosho est engagé durant le conflit Sino-Japonais, de Août à Décembre 1937 il soutient les troupes d'invasion Japonaise avec le porte-avions Ryujo, il mettait en œuvre neuf Nakajima A2N et six Yokosuka B3Y1.

Lorsque la WWII éclate dans le Pacifique, ce porte-avions est dépassé, trop lent, avec une capacité d'emport trop faible, son pont trop petit ne lui permet pas d'embarquer les nouveaux chasseurs A6M Zero.
Il est cependant engagé en tant que porte-avions de soutient lors de la bataille de Midway.
A l'issue de cette bataille, il réintègre le Japon où son pont d'envol est rallongé, il est ensuite transformé en navire-école et évolue en mer de Seto dans l'archipel Japonaise, jusqu'à la fin du conflit.

L'IJN Hosho est retiré du service en Juin 1946 et ferraillé en 1947, il est un des rares porte-avions Japonais à avoir survécu à la guerre du Pacifique.









IJN Hosho en chiffres

Déplacement: 10 100 tonnes
Longueur: 176 m
Largeur: 18 m
Tirant d'eau: 6,2 m

Motorisation: 12 chaudières de 30 000 ch, 2 turbines, 2 hélices.
Vitesse: 25 noeuds

Armement:
4x canons de 140 mm
8x canons anti-aériens de 25 mm
2x mitrailleuses de 7,7 mmn

Aéronefs: 26

Equipage: 550 marins






En 1945







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vania
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Mer 13 Mar - 11:40

Sujet méconnu.
On voit bien la base, cargo, et le pont d'envol rajouté dessus.
Pragmatiques ces gens ...
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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Mer 13 Mar - 12:46



Le devellopement de l'aviation japonaise dans l'après guerre doit également beaucoup à la France et à la Grande Bretagne. Si la première au travers de la mission Faure forme les pilotes de l'aviation de l'armée de terre, la Grande Bretagne participe au dévellopement de l'aéronavale nippone au travers de la mission Sempill qui en un an (1921-22) pose les bases de la future puissance navale japonaise.


Genèse du Kaga

En 1925, le capitaine de vaisseau Isoroku Yamamoto est nommé à la tête du Kasumigaura Group, la première unité aérienne embarquée japonaise. Il n'y passe qu'un an mais son influence est décisive et évite tout retour en arrière.

Yamamoto n'est pas aviateur de formation mais il est convaincu de l'utilité de l'aviation dans la future bataille décisive. Dans l'esprit de nombre d'officiers, l'aviation doit éclairer la flotte et ralentir la ligne ennemie par des attaques à la bombe et à la torpille.

Passant lui même son brevet de pilote, il dévellope un cursus de formation qui transforme les pilotes embarqués nippons de simples aventuriers un peu acrobates à une véritable élite.









Les années vingt s'écoulent et peu à peu l'idée de posséder des porte-avions fait son chemin même dans l'esprit de ceux qui étaient les plus réfractaires. Si la majorité sont encore sceptiques sur les capacités de l'avion (qui après tout n'est né qu'il y à une vingtaine d'année seulement), ils ne remettent plus en question l'existence d'une aviation navale.

Le Hosho étant trop petit pour être réellement efficace, le Japon envisage la construction de nouveaux porte-avions mais il hésite encore, faute d'expérience importante dans ce domaine.

C'est finalement le traité de Washington qui lui donne un formidable coup de pouce. Ce dernier signé le 15 février 1922 limite drastiquement les armements navals.



Il fait suite une conférence ouverte en novembre 1921 à la demande des britanniques pour mettre fin à la course au cuirassé que se livrait les américains et les japonais, chaque mise sur cale de l'un répondant à l'autre.

Outre les cuirassés, les capacités des porte-aéronefs sont limités, chaque pays reçoit un contingent précis en l'occurence 135000 tonnes pour les Etats Unis et la Grande Bretagne, 81000 tonnes pour le Japon et 60000 tonnes pour l'Italie et le France.

Les porte-avions ne doit pas dépasser 27000 tonnes de tonnage (ce qui permettrait au Japon de construire 3 porte-avions) mais pour éviter la mise à la feraille de coques de cuirassés bien avancées, les américains obtiennent de pouvoir intégrer dans leur contingent deux navires de 33000 tonnes, amendement qui est accordé aux autres pays.

Si les anglais transforment deux croiseurs de bataille déjà construits et en service (les Glorious) et que les américains transforment deux croiseurs de bataille, les Lexington et les Saratoga (qui déplacent au final 36000 tonnes mais par un tour de passe passe, les 3000 tonnes de la protection anti-torpilles ne sont pas inclus dans le total), les japonais choisissent deux croiseurs de bataille de classe Amagi, l'Amagi et l'Akagi.


La classe Amagi est une version allégée des cuirassés de classe Tosa. Composée de quatre navire baptisés Amagi, Akagi, Takao et Atago, ils auraient déplacé 47000 tonnes à pleine charge, mesurés 251m de long, une vitesse de 30 noeuds et un armement composé de 10 canons de 410mm en cinq tourelles doubles (identiques à ceux des Nagato et des Tosa) et 16 canons de 140mm (20 pour les Tosa).

Seul l'Akagi sera effectivement transformé, l'Amagi étant gravement endommagé par le tremblement de terre de Tokyo le 1er septembre 1923 et remplacé par le cuirassé Kaga de classe Tosa qui devait être démoli.


Les cuirassés de classe Tosa (Tosa et Kaga) si ils avaient été construits auraient été des navires de 44900 tonnes, longs de 230m et filant à 26.5 noeuds. L'armement aurait été composé de 10 canons de 410mm en cinq tourelles doubles et 20 canons de 140mm.







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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Mer 13 Mar - 12:54


Historique


Le Kaga est mis sur cale aux chantiers de Kawasaki Heavy Industries de Kobe le 19 juillet 1920 lancé le 17 novembre 1921. Le traité de Washington signé le 6 février 1922 stoppe tout le programme de construction japonais dit «programme 8-8». Deux navires sont cependant sauvés, les deux cuirassés les plus avancés de la classe Amagi (Amagi Akagi) pour être transformés en porte-avions.

Le 1er septembre 1923, un terrible tremblement de terre ravage la plaine du Kanto, la région de Tokyo, endommageant gravement la coque de l'Amagi. La remise en état étant trop couteuse, l'Amagi est feraillée et le cuirassé Kaga est choisit pour être transformé le 19 novembre 1923 mais les travaux ne commence qu'en 1925 en raison de la remise en état nécessaire de l'Arsenal de Yokosuka. Le Kaga est ainsi admis au service actif le 30 novembre 1929.


Lors de sa mise en service, le Kaga ne dispose pas d'ilôt et possède pas moins de trois ponts d'envol superposés, les deux premiers au niveau des ponts de hangar et un troisième supérieur. Ce choix étrange s'explique par les nécessités de la mise en oeuvre de l'aviation, l'idée étant de pouvoir accélerer le décollage des avions et permettent de récupérer ses avions sur le pont supérieur tout en lançant des avions des ponts inférieurs.








Les anglais ont également eut cette idée avec les Furious, les Glorious et les premiers design de l'Ark Royal mais rapidement cette architecture pose plus de problèmes qu'elle n'apporte de solution.

Les avions sont en effet de plus en plus gros, de plus en plus puissants et nécessitent donc des ponts d'envol de plus en plus longs.

Comme l'Akagi, le Kaga sera refondu avec un pont d'envol unique entre 1933 et 1935 suivit d'une dernière refonte entre décembre 1938 et novembre 1940.

En attendant, le Kaga participa aux opérations au dessus de la Chine. La Chine et le Japon c'est une vieille histoire qui remonte au Moyen Age avec notament l'épisode de l'invasion mongole de 1274 dispersée par un typhon connu sous le nom de vent divin ou Kamikaze (Kami = dieu et Kaze = Vent).

Le repli sur eux de ses deux pays gela les relations pendant plusieurs siècles mais je reveil du Japon au milieu du 19ème siècle et les soubressauts d'une Chine alternant entre hostilité et soumission aux occidentaux provoqua une nouvelle période de tension qui dégénéra en guerre ouverte.









C'est ainsi qu'éclate le 1er août 1894 la première guerre sino-japonaise qui montre la décadence de la dynastie Qing et la montée en puissance du Japon de la dynastie Meiji. La guerre s'achève le 17 avril 1895 par le triomphe du Japon qui récupère Taiwan, les Pescadores et la péninsule de Liaodong au sud de la Mandchourie ainsi que le protectorat qu'exerçait les Qing sur la Corée.

La Chine assista ensuite impuissante à la guerre russo-japonaise (8 février 1904-5 septembre 1905) qui achevée par le traité de Porsmouth qui vit notament les russes évacuer Port Arthur et ses positions en Mandchourie, ouvrant la voie à une future conquête.


Celle-ci commença le 19 septembre 1931 le lendemain de l'attentat de Mundken, une explosion contre le chemin de fer de la Mandchourie du sud dont on sait qu'aujourd'hui, qu'elle à été provoquée par les militaires japonais qui craignaient une véritable unification de la Chine alors qu'ils tentent de maintenir leur influence, influence prospère quand le pays est divisé.

La conquète de la Mandchourie (19 septembre 1931-27 février 1932) et la création de l'Etat fantoche (car non reconnu) du Mandchoukouo provoque une brusque montée du sentiment antijaponais en Chine qui se cristallise dans la grande ville de Shanghai.

Le 28 janvier 1932, les fusiliers marins japonais débarquèrent pour s'emparer de la ville. Ils se heurtent d'ailleurs à la 19ème armée de campagne chinoise. L'aviation embarquée japonais à une occasion unique de se faire les dents.

Le porte-hydravions Notoro était déjà sur zone quand le 29 janvier, la 1ère division de porte-avions, comprennant le Hosho et le Kaga appareillent de Sasebo pour rejoindre Shanghaï. Le groupe aérien du Hosho comprend 10 chasseurs Nakajima A1N2 et 9 bombardiers-torpilleurs Mitsubishi B1M3 alors que celui du Kaga se compose de 16 A1N2 et 32 B1M3.


Le Kaga et le Hosho arrivent sur zone le 31 janvier et pour marquer les esprits des troupes chinoises, les deux navires font décoller tous leurs avions soit 67 appareils.

La première mission se déroule le 3 février 1932 en fin de matinée. 18 A1N2 et 3 B1M3 s'attaquent à la ville mais certains appareils, surpris par l'intensinté de la DCA doivent faire demi-tour. Le lendemain, trois A1N2 du Kaga escortent 3 hydravions Yokosuka E1Y3 du Notoro, les six appareils mitraillent et bombardent des unités de la 19ème armée chinoise et reviennent à leur porte-avions sans aucune perte. Les opérations se succèdent durant les jours suivants, les appareils du Kaga opérant aussi depuis la terre.

Le 26 février 1932, les japonais veulent frapper fort et anéantir définitivement les quelques avions chinois qui perturbent sans arrêt les missions de bombardement. Ainsi à 5h05, 9 B1M3 décollent du Kaga et sont escortés par 6 A1N2 en provenance du Hosho pour bombarder l'aérodrome de Honchao près de la ville de Hangzhou à 180 kilomètres au sud-ouest de Shanghai.

Deux appareils chinois dispersent les appareils japonais mais ces derniers reviennent à la charge sans pour autant être capables de bombarder leur cible.

Les combats se terminent grâce à l'insistance des Occidentaux. De toute façon, les japonais ne parviennent pas à conquérir la ville de Shanghaï, malgré les renforts de l'Armée impériale; une trève est signée le 3 mars 1932, marquant le début des négociations. En mai, une partie de la ville est démilitarisée.



Pont d envol en 1937






Refonte (1933-1935)

De retour de Shanghaï le 22 mars 1932, le porte-avions fût placé en réserve le 20 octobre 1933 en vue d'être reconstruit. La reconstruction commença officiellement le 25 juin 1934. Les premières années de service prouvèrent que le Kaga était inférieur à l'Akagi en raison d'une vitesse inférieur, de ponts d'envols plus petits et de problèmes pour l'évacuation des fumées.

Comme pour l'Akagi, le Kaga perdit ses trois pont d'envol pour un seul pont d'envol couvrant deux hangars permettant de porter le nombre d'avions à 90 (72 plus 18 démontés) au lieu de 60 appareils, le pont d'envol étant servit par trois ascenseurs (au lieu de deux à l'origine) et les élévateurs à munitions sont modifiés pour livrer les bombes et les torpilles directement sur le pont d'envol.








Les brins d'arrêts furent installés et un petit ilôt installé à tribord. La coque est allongée de 10m et un bulge installé pour améliorer la stabilité.

Le système propulsif est totalement remplacé avec de nouvelles turbines et de nouvelles chaudières portant la puissance de 91000 à 127400ch. Des cheminées rabattable suivant un modèle proche de l'Akagi fût installé avec un système de refroidissement d'eau et un système empêcha les fumées de trop gênées les manoeuvres aériennes.

Toutes ses modifications font prendre du poids près de 11000 tonnes (26900 à 37900 tonnes) ce qui fit que la vitesse fût augmenté de presque un noeuds (27.5 à 28.34) et l'augmentation de la distance franchissable.

Au niveau de l'armement, les deux tourelles installées de part et d'autre du pont d'envol milieu furent débarquées et quatre canons de 200mm sont installés en casemates à l'avant. Les canons antiaériens de 120mm sont remplacés par des canons de 127mm (huit affûts doubles). 11 affûts doubles de 25mm furent installés tout comme six mitrailleuses de 6.5mm dont on peut douter de l'efficacité dans le domaine antiaérien.

La refonte s'acheva le 25 juin 1935 lors de la remise en service du porte-avions qui allait de nouveau être engagé en Chine pour la seconde guerre sino-japonaise







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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Mer 13 Mar - 12:58



Le Kaga et la seconde guerre sino-japonaise (1937-1941)


L'échec devant Shanghaï en 1932 n'avait pas découragé les militaires japonais de conquérir la Chine en dépit de l'apparente disproporsion des forces entre le «petit Japon» (70 millions) et la «grande Chine» (500 millions soit 7 fois plus). Ils ne cherchent plus que le prétexte idéal.

Ce pretexte c'est l'incident du pont Marco-Polo. Le 7 juillet 1937, des troupes japonaises à la suite d'un accord lié à la révolte de Boxer en 1900 s'entrainant dans le quartier de Wanping à proximité du pont Marco-Polo.

Les japonais accusèrent les chinois d'avoir enlever un de leur soldat ce que les chinois nièrent avec la dernière énergie. Les japonais sautèrent sur l'occasion et demandèrent de pouvoir fouiller les maisons du quartier s'attendant à une réponse négative des chinois.

La réponse ayant été négative, les japonais amenèrent des renforts qui leur permirent de prendre Pekin le 7 août soit 9 jours après le début officiel d'une guerre qui allait durer huit ans et qui marque le début de la seconde guerre mondiale.

Rapidement, l'Armée et la marine impériale se partagent les responsabilités. A l'armée (et donc son aviation) les opérations autour de Pekin et à la marine impériale et son aviation embarquée les opérations dans le centre et dans le sud du pays.

Cette guerre intervient au pire moment pour l'aviation embarquée en pleine réorganisation et croissance, obligée de participer à un nouveau conflit continental alors que son rôle premier dans l'esprit des stratèges nippon est l'éclairage et les opérations au profit de la flotte.



Au début du conflit, le Kaga dispose comme appareils des chasseurs Nakajima A1N2 ou Type 90, des bombardiers en piqué Aichi D1A1 ou type 94 et des bombardiers torpilleurs Mitsubishi B2M2 ou type 89. Généralement, il embarque 16 A1N2, 16 D1A1, 22 B2M2 et parfois des bombardiers torpilleurs Yokosuka B3Y1.

Le Kaga appareille du Japon le 11 août en escorte des convois de troupes vers le continent. Les navires de la 1ère division de porte-avions (Ryujo et Hosho) quittant Sasebo le 12 août, direction la Chine.

Les trois porte-avions arrivent sur zone le 13 août à 8h00 mais pendant deux jours, un typhon empêchent les opérations aériennes. Il faut donc attendre le 15 août pour qu'une première opération soit menée.

Les avions embarqués ont pour mission de neutraliser l'aviation chinoise sur ses bases. En raison d'un rayon d'action insuffisant, les 16 D1A1, les 13 B3Y1 et les 16 B2M2 du Kaga doivent s'envoler sans escorte de chasse.

La mission est un véritable fiasco entre les B3Y1 qui en raison de la météo doivent faire demi-tour et ne peuvent bombarder Nankin. Les 16 D1A1 qui ne peuvent attaquer Sou-Tchéou doivent se rebattre sur Chao-Chin mais sont interceptés par l'aviation chinoise qui les dispersent. Les pertes japonais ne sont pas connues avec précision mais elles ont du être suffisament graves pour que désormais, les bombardiers ne puissent sortir sans escorte de chasse.

Les B2M2 n'est guère mieux loti. Les 16 avions japonais sont interceptés par 21 Curtiss Hawk III qui ne font pas de quartier : 9 appareils sont abattus.

Le lendemain, 16 août 1937, à 3h00, le Kaga lance 12 D1A1, 12 B3Y1 et 4 A2N1-3 pour bombarder Sou-Tchéou. Le temps est plus clément et les bombardiers qui se séparent en deux groupes arrivent sur l'objectif après une heure de vol et réussisse leur mission en dépit d'une DCA chinoise particulièrement chaleureuse. Un appareil du Kaga est abattu mais parallèlement les chasseurs du Kaga abattent trois avions d'observation chinois.










Le 22 août, les avions du Kaga sont engagés au dessus de Shanghai où l'armée chinoise résiste avec acharnement. Les 6 D1A1 engagés détruisent le dépôt de mines marines à 150km au sud-ouest de la ville pour le prix de deux appareils. Le même jour, de nouveaux appareils arrivent sur le Kaga qu'il s'agisse du D1A2, version améliorée du D1A1 et surtout deux Mitsubishi A5M2, un chasseur monoplan à train fixe qui allait devenir un adversaire redoutable pour les pilotes chinois.

A la mi-septembre 1937, bien que des combats ont encore lieu, l'état major japonais estime que la situation est sous contrôle et envoie le Kaga au large de Nankin à 270km au nord-ouest de Shanghai mais le groupe aérien va le plus souvent opérer depuis la terre et l'aérodrome de Kunda. Les premières opérations ont lieu à partir du 19 septembre jusqu'à 24 date à laquelle le groupe aérien cesse ses opérations tandis que le porte-avions regagne Sasebo le 26 pour ravitaillement en carburant et recomplément de son groupe aérien avec 16 A5M2, 16 D1A2 et 32 B4Y1, certaines sources faisant également mention d'A4N1.

Le Kaga quitte le Japon le 4 octobre 1937 et arrive sur zone quelques jours plus tard pour des opérations au dessus de Canton mais dont on ne sait rien faute d'archives. A l'issue de ce tour d'opérations, il se ravitaille à Sasebo le 27 octobre

Appareillant du Japon le 1er novembre en escorte des transports de troupes qui doivent être débarquées à Hang Tchéou (auj Hanghzou) ce qui est chose faite le 5 novembre 1937. le 11 novembre, le porte-avions est attaqué par 3 avions chinois mais dégâts puisque deux appareils est abattu et le dernier doit s'enfuir.

Le 17 novembre 1937, le porte-avions regagne Sasebo pour se ravitailler. Il en repart le 21 pour participer aux opérations au dessus de Canton du 24 au 29 novembre. L'éloignement du front rend les opérations embarquées difficiles.

Le Kaga regagne Sasebo le 2 décembre 1937 en laissant à terre une partie de son groupe aérien pour se ravitailler jusqu'à son départ le 10 décembre pour Canton où il opère jusqu'au 21 janvier 1938 dans des missions d'appui, peu d'avions chinois se trouvant à cette époque dans le secteur.

Le 25 janvier, le Kaga est de retour à Sasebo puis se rend à Yokosuka probablement pour maintenance jusqu'au 28 février. Il se dirige ensuite vers le sud pour opérer au dessus de Canton, opérations assez intense en raison de la présence renforcée des chasseurs chinois notament de Gloster Gladiator notament le 13 avril 1938 avec quatre bombardiers et un chasseur abattus contre quatre Gladiator chinois.

Après une courte interruption, le Kaga opère tout l'été 1938 au dessus de Canton. Le 30 août, une formation de 6 A5M4, 4B4Y1 et 5D1A2 est envoyée à l'attaque d'un terrain d'aviation mais sont interceptés par des Gladiator chinois qui perdent six appareils contre deux chasseurs japonais.

Canton est finalement pris le 28 octobre après deux mois de durs combats pour lesquels l'aviation embarqué à pesé de tout son poids en deux ravitaillement à Taïwan.




Canon 200mm





En cette fin d'année 1938, le Kaga regagne le Japon et est remplacé par l'Akagi. Il va ainsi subir une refonte de presque deux ans qui commença officiellement le 15 novembre 1939 et s'acheva le 15 novembre 1940 avant d'être affecté à la 1ère division de porte-avions en compagnie de l'Akagi le 10 avril 1941 et de commencer la préparation à la guerre.







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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Mer 13 Mar - 13:01



Pearl Harbor (7 décembre 1941)


La tension avec les Etats Unis devenait de plus en plus palpable, le Japon se prépare activement à la guerre. En fait depuis vingt-cinq, les japonais sont convaincus qu'une guerre avec les Etats Unis est inévitable tant leurs intérêts étaient opposés.

Surtout l'industrie japonaise est terriblement dépendante du pétrole des Indes Néerlandaises et du caoutchouc de Malaisie et les différents embargos imposés par les occidentaux ne peux que pousser le Japon dans une véritable fuite en avant.

Les japonais souhaitent se construire un véritable empire colonial aux dépens des puissances coloniales européennes mais aussi des Etats Unis qui contrôlent les Phillipines.

Une fois cet empire conquis, le Japon devra le défendre contre les Etats Unis, aboutissant à une bataille navale de grande ampleur au cours de laquelle la supériorité technique et tactique de la marine japonaise aboutirait à une victoire décisive de la Nihon Kaigun obligeant les Etats Unis à demander la paix.

A l'automne 1940, la flotte américaine du Pacifique est stationnée à Pearl Harbor dans les îles Hawaï ce qui constitue une menace terrible sur les lignes de communications entre le Japon et ses futures conquêtes, elle doit donc être neutralisée avant toute attaque.

L'éloignement du Japon de la cible rend cette attaque impossible sans l'utilisation de porte-avions et cette voie qui est choisie, les japonais ayant parfaitement pris connaissance de l'attaque britannique sur Tarente en novembre 1940 sans parler des manoeuvres américaines en 1932 et 1933.

L'aéronavale japonaise passe toute l'année 1940 à s'entrainer au torpillage en eaux peu profondes mais aussi au bombardement en piqué et au bombardement horizontal. Le plan est régulièrement remis à jour en fonction des informations recueillis par les japonais d'Oahu.

Le plan définitif est validé le 3 novembre et le 21 novembre 1941, la flotte destinée à cette opération se rassemble en baie d'Hitokappu dans l'île Etorofu dans l'archipel des Kouriles.

Cette flotte se compose de la 1ère division de porte-avions (Akagi et Kaga) ; la 7ème division de destroyers avec les Ushio et Sazanami de classe Fubuki; la 2ème division de porte-avions (Soryu et Hiryu ) et de la 5ème division de porte-avions (Shokaku et Zuikaku).

Le destroyer Akigumo de classe Yugumo; la 3ème division de cuirassés composée des cuirassés rapides Hiei et Kirishima de classe Kongo; la 8ème division de croiseurs composée des croiseurs lourds Tone et Chikuma; la 1ère escadron de destroyers composé du croiseur léger Abukuma de classe Nagara et des 17ème (Urakaze, Isokaze, Tanikaze et Hamakaze de classe Kabero) et 18ème divisions (Kagero et Shiranuhi de classe Kagero, Arare et Kasumi de classe Asashio) de destroyers.

31 sous marins sont également engagés dont cinq transportant des sous marins de poche chargés d'achever les navires endommagés par le bombardement aérien.

La flotte appareille le 26 novembre dans le silence radio absolu. Elle doit même faire demi-tour en cas de rencontre avec un navire ou de succès des négociations avec les Etats Unis. Le 2 décembre, l'amiral Nagumo reçoit le message «Niitaka Yama Noboru» (Gravir le mont Niitaka). Après un dernier ravitaillement les 5 et 6 décembre 1941, la flotte se prépare à lancer l'attaque qui allait provoquer le début de la guerre du Pacifique.

A 5h00 du matin le 7 décembre, les croiseurs lourds Tone et Chikuma catapultent chacun un hydravion Aichi E13A1 tandis que le sous marin I-36 envoie son hydravion Yokosuka E14Y1.

Les porte-avions se mettent face au vent à 5h30 pour lancer la première vague d'assaut composée de 183 appareils (89 bombardiers-torpilleurs Nakajima B5N2 _50 avec torpilles et 40 avec bombes_ 51 bombardiers en piqué Aichi D3A1 et 43 chasseurs Mitsubishi A6M2).




Nakajima B5N2





Le Kaga lance à partir de 6h15 comme les autres porte-avions. Pour cette première vague, il lance 14 B5N2 Kate avec une bombe de 800kg, 12 B5N2 Kate avec une torpille type 91 chargés d'attaquer «L'allée des cuirassés» ainsi que 9 A6M2 Zero chargés de l'attaque (mitraillage) des aérodromes et du contrôle de l'espace aérien. La première vague se regroupe à 6h30 et à 7h40, le commandant Fuchida lance l'ordre d'attaque convenu «Tora Tora Tora».

La deuxième vague est sur zone à 8h40 et ne peut naturellement bénéficier de l'effet de surprise. Les japonais ont donc décidé de ne pas engager de bombardiers-torpilleurs trop vulnérables. Un total de 168 appareils se dirigent sur Pearl Harbor sur les 172 prévus puisque deux Aichi D3A1 ne peuvent décoller et 2 Zero doivent faire demi-tour.

Le Kaga lance pour cette seconde vague 26 bombardiers en piqué Aichi D3A1 Val et 9 chasseurs A6M2 Zero. Les premiers doivent attaquer les navires de l'allée des cuirassés tandis que les seconds sont chargés de parachever le travail de la première vague sur Hickam Field et Wheeler Field.


L'attaque terminée, l'escadre de l'amiral Nagumo se rapproche à 190 miles des îles Hawaï pour faciliter la récupération d'appareils souvent au bord de la panne sèche.

Les premiers appareils, ceux de la première vague, apparaissent au dessus des porte-avions vers 10h15. Tous les appareils sont récupérés à 13h30 et la flotte fait ensuite demi-tour, Nagumo refusant de tenter le sort en lançant une troisième vague.

Au total les japonais perdent 39 appareils. La première vague perd 9 appareils : 5 B5N2 (tous du Kaga), 3 A6M2 (deux appartenaient au Kaga) et 1 D3A1 et la seconde vague pas moins de 20 appareils : 6 A6M2 (deux du Kaga) et 14 D3A1 (six du Kaga).

Les 1er et 5ème divisions de porte-avions arrivent à Hashirajima les 23 et 24 décembre 1941 avant d'aller mouiller à Kure le lendemain, 25 décembre tandis que la 2ème division revient le 28 décembre 1941.





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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Mer 13 Mar - 13:09


Le Kaga en guerre : Australie et Indes Néerlandaises

Une fois les équipages reposés et les navires réparés et ravitaillés, les porte-avions sont engagés dans la conquête de la «sphère de coprospérité» en réalité de l'empire colonial japonais. Le Kaga ne fait pas exception à la règle et en compagnie de l'Akagi, du Shokaku et du Zuikaku, il est engagé dans la conquête de Rabaul, appareillant du Japon le 8 janvier et arrivant sur zone le 14 janvier 1942.

109 avions sont lancés le 20 janvier mais ils trouvent fort peu d'objectif, le plus gros navire touché est un vieux cargo norvégien. Les Wirraway australiens n'arrivent même pas à intercepter les bombardiers japonais, les Zero ayant facilement le dessus. Après un nouveau raid le 22 janvier, les japonais débarquent sur Rabaul et Kavieng le 23.

Les porte-avions japonais regagnent ensuite Truk entre le 25 et le 29 janvier. Le 1er février 1942, les porte-avions Akagi, Kaga et Zuikaku quittent Truk pour intercepter les porte-avions américains qui bombardent les îles Marshall mais la poursuite ne donne rien et les trois navires rentrent à Palau le 8 février pour les prochaines opérations.

Alors que la conquête des Indes Néerlandaises se poursuivent, l'amiral Nagumo reçoit l'ordre avec ses porte-avions de nettoyer la mer de Java de la présence alliée.

Le 9 février 1942, Nagumo reçoit de l'amiral Yamamoto l'ordre d'attaque Darwin, le grand port australien. Les japonais ont eu vent de la possibilité de voir les alliés utiliser ce port ce que les américains ne feront pas, préférant Tjilatap (Java).

Les 1ère et 2ème division de porte-avions sont ainsi mobilisés dans cette attaque (Akagi Kaga Soryu et Hiryu) qui appareille de Palau le 15 février en compagnie des cuirassés Hiei et Kirishima, des croiseurs lourds Tone et Chikuma et des destroyers des 17ème et 18ème divisions.

Face à ce déploiement de force, les alliés ne disposent que de 10 Curtiss P40 ce qui est bien peu face aux groupes aériens de quatre porte-avions japonais.

La première vague décolle le 19 février à 8h30. Elle se compose 99 appareils : 81 B5N2 et 18 A6M2, le Kaga faisant décoller 27 B5N2 Kate. A 9h00, la deuxième vague décolle, composée de 89 appareils : 71 Aichi D3A1 Val et 18 A6M2 Zero, le Kaga fournissant 18 Val et 9 Zero soit 27 appareils. Au final, le Kaga à fournit 54 appareils pour ce raid.



A6M2 Zero





Les avions japonais sont bien signalés mais des problèmes de transmission font qu'aucune mesure défensive n'est prise et les rares attaques de P40 sont assez facilement repoussées par les Zero de couverture.

Les B5N2 et les A3D1 se déchainent sur le port : les cargos et pétroliers Neptuna, British Motorist Zelandia et Admiral Halstaed sont complètement détruits ou gravement endommagés tout comme le navire-hôpital Mamunda pris pour un cargo. Le destroyer USS Peary reçoit une bombe et explose, coulant en quelques minutes. Le tender d'hydravions William B. Preston encaisse une bombe et prend feu mais parvient à s'éloigner des autres navires. D'autres navires sont touchés doivent s'échouer. La DCA entre en action mais n'endommage que quatre Kate qui ne sont pas abattus.

Les Val prennent aussi leur part du gateau, attaquant le port et l'aérodrome détruisant les derniers P40 encore opérationnels.


Le raid s'achève à 10h40. Les pertes japonaises sont negligeables avec seulement quatre appareils perdus (un Zero, deux Val et un Kate) et 34 appareils endommagés, la plupart légèrement. Tous les avions récupérés, les porte-avions regagnent la baie de Sterling le 21 février.

Le Kaga participe également aux opérations contre les Indes Néerlandaises. C'est ainsi que le 1er mars, un B5N2 du Kaga repère le vieux pétrolier américain Pecos qui est attaqué et coulé par trois attaques (!) des bombardiers en piqué du Soryu. Le 5 mars, 180 avions bombardent le port de Tjilatap favorisant grandement la chute du joyau de l'empire néerlandais qui tombe le 8 mars 1942.

A la différence de son compère de la 1ère division de porte-avions, le Kaga ne participe pas au raid dans l'Océan Indien. Le 9 février 1942, alors qu'il se trouvait à Palau, il à heurté un récif ce qui à endommagé sa coque. Si cela n'était guère gênant pour une attaque contre la terre, cela posait davantage de problèmes pour un raid au long cours. Il gagne donc Sasebo où il arrive le 15 mars avant d'entrer au bassin le 27 mars 1942.
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Mer 13 Mar - 13:12

C'est se qu'on peut appeler du "lourd" le Kaga lol!
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Mer 13 Mar - 13:18

La fin du Kaga : la bataille de Midway (4-6 juin 1942)


Alors que la bataille de la mer de Corail se déroule, les japonais préparent déjà le coup suivant, la conquête de Midway, un atoll perdu dans le Pacifique à mi-chemin entre le Japon et les Etats Unis.

Cette opération MI va aboutir à une gigantesque bataille aéronavale, le tournant de la guerre du Pacifique au cours de laquelle, l'aéronavale japonaise va perdre pas moins de quatre porte-avions et plus grave encore des pilotes et des rampants bien entrainés et expérimentés.

A cette opération MI, s'ajoute l'opération AL, la conquête des îles d'Attu et de Kiska dans les Aléoutiennes pour distraire les forces américains, Yamamoto ignorant que ces derniers ont réussi à casser le code JN-25 et connaissent le plan dans ses moindres détails.

Les porte-avions de l'amiral Nagumo (Akagi Kaha Soryu et Hiryu) appareillent du Japon le 27 mai accompagnés par les cuirassés Haruna et Kirishima, les croiseurs lourds Tone et Chikuma, le croiseur léger Nagara et 11 destroyers et sont à pied d'oeuvre le 4 juin à l'aube en même temps que les porte-avions américains : le Hornet et l'Enterprise du contre-amiral Raymons Spruance (surnomé la machine humaine pour son sang froid) et le Yorktown de l'amiral Fletcher qui commande le tout.










Des 4h30, des Dauntless du Yorktown décollent pour trouver les porte-avions japonais. Les japonais envoient également des appareils depuis l'Akagi et le Kaga en même temps que les croiseurs Tone et Chikuma, en même temps que la vague d'assaut. On verra que ce choix aura de lourdes conséquences d'autant que l'appareil du Tone ne sera catapulté qu'à 5h00 du matin.

La première vague d'assaut japonaise décollent juste après les appareils de reconnaissance. Elle se compose de 108 appareils (36 Zero, 36 Val et( 36 B5N2) et doit pilonner Midway, anéantir son aérodrome et ses positions défensives en vue du débarquement prévu le 7 juin à l'aube.

Les appareils japonais sont en vue de Midway vers 5h00 du matin et les 25 chasseurs américians décollent pour les intercepter, nombre bientôt réduit à 23. Les japonais sont d'abord surpris et perdent trois bombardiers mais une fois ressaisis, ils prennent rapidement le dessus sur les pilotes américains qui commettent l'erreur de se lancer dans un combat tournoyant avec les Zero. Sur les 19 Buffalo, 13 sont abattus et sur les 5 Wildcat, deux sont abattus.

Les dégats du bombardement sont importants, normal avec autant d'appareils sur une si petite surface. Sur l'ilôt Eastern, la centrale électrique est détruite et sur l'ilôt Sand le hangar à hydravions et les réservoirs à carburant sont détruits.

L'attaque est achevée à 7h15 mais aussitôt le lieutenant Tomonago demande de préparer une nouvelle attaque. Nagumo ordonne que les appareils prévus pour attaquer les porte-avions japonais et armés de torpilles soient réarmés avec des bombes.

Les japonais revendiquent 47 avions ennemis abattus et les américains revendiquent 11 appareils ennemis abattus plus un probable et quatre endommagés.

A 7h28, l'hydravion n°4 catapulté par le croiseur lourd Tonne annonce la présence de navires américains à 240 miles de Midway. Cette nouvelle fait l'effet d'une bombe et signifie que les américains sont au courant du plan japonais. Nagumo ne sait que faire, il hésite entre envoyer une deuxième attaque sur Midway ou attaquer les navires américains. Cette hésitation s'explique probablement par la série d'attaques menées par les avions basés à Midway qu'il s'agisse des Vindicator ou des B17.

A 7h30, Nagumo ordonne au Soryu d'envoyer un avion de reconnaissance qui n'est autre que le prototype du Yokosuka D4Y1 Suisei.

Les japonais sont dans une situation incofortable puisque la première vague doit revenir de Midway tandis que les chasseurs de couverture commence à manquer de carburant et vont devoir également être ravitaillés.

A 7h00, l'Hornet et l'Enterprise lancent leurs premiers appareils, le Yorktown devant suivre dès qu'il aura récupéré ses Dauntless de reconnaissance. Cette première vague se compose au total de 106 appareils (Enterprise : 14 Douglas Devastator de la VT-6; 33 Douglas Dauntless des VB-6, VS-6 et AGC et 10 Grumman F4F de la VF-6 soit 57 appareils Hornet : 15 Douglas Devastator de la VT-8 et 34 Douglas Dauntless des VB-8, VS-8 et AGC).

Ce n'est qu'à 7h52 que les américains peuvent doncer vers l'objectif. A 8h38, Fletcher décide de faire décoller ses avions, il garde la VS-5 en réserve et envoie un total de 35 appareils : 6 Grumman F4F de la VF-3, 17 Douglas Dauntless de la VB-3 et 12 Douglas Devastator de la VT-3. A 9h05, le formation est rassemblée et peut gagner ses objectifs.

Pendant ce temps, Nagumo fait récupérer les avions de la première vague qui apponte entre 8h35 et 9h18 avant de se retirer vers le nord pour préparer l'attaque des porte-avions ennemis.

Les deux camps maintiennent des Combat Air Patrol (CAP) au dessus de leur porte-avions. Une première patrouille de 8 Wildcat apponte à 9h45 relevée par 8 autres Wildcat qui vont tenir l'air de 9h29 à 11h16.

Le groupe de Hornet du capitaine de corvette Ring est séparée du reste de la force. Ils arrivent à 9h à la position esperée mais ne trouvent rien. 22 Dauntless rentrent sur le Hornet alors que 13 Dauntless et les dix Wildcat gagnent Midway mais les Wildcat et deux Dauntless sont perdus faute de carburant.



Le groupe de l'Enterprise dirigée par le capitaine de corvette Clarence MacClusky se dirige au 239 au lieu du 240 pour le groupe du Hornet. A 9h20, horizon vide, il continue au sud-ouest puis commence une recherche en carré et tourne de 90° à droite à 9h35. A 9h55, un destroyer japonais est repéré. Les Wildcat de la VT-6 doivent eux revenir sur l'Enterprise où ils appontent à 11h.

La VT-8 de Waldron attaque le Soryu à 9h25 sans attendre l'arrivée des Wildcat. C'est un massacre puisqu'aucune torpille ne touche et que tous les avions sont détruits. Un pilote survit, l'enseigne de vaisseau George Gray. Immédiatement derrière vers 9h40, les Devastator de l'Enterprise attaquent le Kaga pour le même résultat, quatre appareils parviennent à regagner le porte-avions mais aucun coup au but n'est enregistré.

Le massacre des avions torpilleurs américains favorisent l'action des bombardiers en piqué de l'Enterprise à 6000m ont repéré la flotte ennemie à 10h02, deux minutes après ceux du Yorktown.

Les japonais ne repèrent pas les bombardiers américains faute de radar et leurs chasseurs sont encore à basse altitude à pourchasser les Devastator et les Wildcat du Yorktown.






Il est 10h22 quand les bombardiers en piqué américains passent à l'attaque. Le premier porte-avions attaqué est le Kaga. Si les trois premières bombes manquent leur cible, la quatrième touche l'arrière du pont suivies de deux autres bombes qui transforme le cuirassé transformé en enfer de flammes.

Le nombre de coups de but n'est pas connu avec certitude car si les japonais annonce quatre coups au but, les américains annoncent huit coups au but.

le Kaga qui coule à 19h25 après deux explosions internes qui achèvent le travail des bombes américaines.









Caracteristiques Techniques du Kaga

Déplacement :
A la construction : standard 26900 tonnes pleine charge 33693 tonnes
Après refonte : standard 37900 tonnes pleine charge 42541 tonnes

Dimensions :

A la construction : longueur (hors tout) 238.50m (flottaison) 230m largeur 31.67m tirant d'eau : 7.92m
Après refonte : longueur (hors tout) 247.65m (flottaison) 240.30m largeur 31.67m tirant d'eau : 9.48m

Propulsion :

A la construction : 4 turbines à engrenages Brown-Curtiss alimentées par 12 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 91000 ch et actionnant 4 hélices
Après refonte : 2 turbines à engrenages Brown-Curtiss et 2 Kampon alimentées par 12 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 127400ch et actionnant 4 hélices

Performances :

A la construction : vitesse maximale 27.5 noeuds distance franchissable : 8000 miles nautiques à 14 noeuds
Après refonte : vitesse maximale 28.34 noeuds distance franchissable : 10000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture 152mm pont blindé 38mm

Armement :

10 canons de 200mm Type 3 (modèle 1914) en deux tourelles doubles et six affûts simples à l'arrière. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 110kg à une distance maximale de 26700m (site +40°) à raison de 3 à 5 coups par minute. La tourelle double type D pèse 157 tonnes et peut pointer de -5° à +40° à raison de 6° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 4° par seconde. La dotation en munitions est de 120 coups par canon soit un total de 1200 coups au total.

-12 canons de 120mm Type 10 (modèle 1921) (4.7 inch) en six affûts doubles. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 34kg à une distance maximale en tir antisurface de 16000 (site +45°) et de 10000m en tir antiaérien (site +75°). La dotation en munitions est de 2400 à 3000 obus

Après refonte, contrairement à l'Akagi, le Kaga conserva ses dix canons de 200mm qui étaient cette fois tous en casemate à l'arrière. Les canons de 120mm sont remplacés par 16 canons de 127mm en huits affûts doubles. 11 affûts doubles de 25mm sont également installés

-12 canons de 127mm type89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux. Ce canon de 40 calibres tire des obus de de 35kg (explosif, perforant, éclairant) à une distance maximale de 14800m en tir à but surface (site : +45°) et de 9400m en tir antiaérien (site : +75°) à raison de 8 à 14 coups par minute.

L'affût double A1mod.3 pèse 29 tonnes et peut pointer en site de -7° à +90° (+8 à +85° selon d'autres sources) à raison de 12° par seconde et en azimut de 70 ou 150° en fonction de l'emplacement à raison de 6° par seconde. Chaque canon dispose de 300 obus soit un total de 3600.


Installations aéronautiques/Groupe aérien

A l'origine, le Kaga possédait 2 hangars superposés ouverts vers l'avant, permettant aux avions de décoller directement du hangar. Le hangar supérieur était surmonté d'un pont d'envol généralement utilisé pour les appontages et relié au hangar par deux ascenseurs axiaux (longueur 171.30m sur 30.48m).

Après refonte entre 1935 et 1938, l'Akagi ne dispose plus que d'un seul pont d'envol long de 248.58m et large de 30.48m relié aux hangars par trois ascenseurs axiaux.

L'appontage est assuré par six brins d'arrêts tranversaux qui remplacent les brins d'arrêts longitudinaux d'origine. A noter que les japonais ont appris la technique des brins tranversaux après un stage en France, le Béarn étant l'un des premiers porte-avions à avoir utilisé ce système

Le groupe aérien se composait à l'origine de 60 avions (généralement 16 chasseurs 28 avions torpilleurs et 16 avions de reconnaissance) et après la refonte, l'Akagi pouvait embarquer 66 à 91 avions.

Equipage : 1269 hommes à l'origine 2000 après refonte




Sources
Simon Liot de Nobrecourt La Flotte Combinée japonaise de Pearl Harbor à Hiroshima

Michel Ledet Samourais sur porte-avions : les groupes embarqués japonais et leurs porte-avions 1922-1944

Encyclopédie des armes éditions atlas tome 4 «les porte-avions du Pacifique» P881-900

Ressources internet diverses




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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Jeu 14 Mar - 0:17




PORTE-AVIONS AKAGI


Le Hosho étant trop petit pour être réellement efficace, le Japon envisage la construction de nouveaux porte-avions mais il hésite encore, faute d'expérience importante dans ce domaine.

C'est finalement le traité de Washington qui lui donne un formidable coup de pouce. Ce dernier signé le 15 février 1922 limite drastiquement les armements navals.

Il fait suite une conférence ouverte en novembre 1921 à la demande des britanniques pour mettre fin à la course au cuirassé que se livrait les américains et les japonais, chaque mise sur cale de l'un répondant à l'autre.

Outre les cuirassés, les capacités des porte-aéronefs sont limités, chaque pays reçoit un contingent précis en l'occurence 135000 tonnes pour les Etats Unis et la Grande Bretagne, 81000 tonnes pour le Japon et 60000 tonnes pour l'Italie et le France.

Les porte-avions ne doit pas dépasser 27000 tonnes de tonnage (ce qui permettrait au Japon de construire 3 porte-avions) mais pour éviter la mise à la feraille de coques de cuirassés bien avancées, les américains obtiennent de pouvoir intégrer dans leur contingent deux navires de 33000 tonnes, amendement qui est accordé aux autres pays.









Si les anglais transforment deux croiseurs de bataille déjà construits et en service (les Glorious) et que les américains transforment deux croiseurs de bataille, les Lexington et les Saratoga (qui déplacent au final 36000 tonnes mais par un tour de passe passe, les 3000 tonnes de la protection anti-torpilles ne sont pas inclus dans le total), les japonais choisissent deux croiseurs de bataille de classe Amagi, l'Amagi et l'Akagi.

La classe Amagi est une version allégée des cuirassés de classe Tosa. Composée de quatre navire baptisés Amagi, Akagi, Takao et Atago, ils auraient déplacé 47000 tonnes à pleine charge, mesurés 251m de long, une vitesse de 30 noeuds et un armement composé de 10 canons de 410mm en cinq tourelles doubles (identiques à ceux des Nagato et des Tosa) et 16 canons de 140mm (20 pour les Tosa).

Seul l'Akagi sera effectivement transformé, l'Amagi étant gravement endommagé par le tremblement de terre de Tokyo le 1er septembre 1923 et remplacé par le cuirassé Kaga de classe Tosa.




Construction de l Akagi en 1925





(1927-1941)

L'Akagi est mis sur cale comme cuirassé à l'Arsenal de Kure le 7 décembre 1920. La construction est stoppée le 5 février 1922 alors qu'il est achevé à 40%. Choisit pour être transformé en porte-avions le 19 novembre 1923, l'Akagi est lancé le 22 avril 1925 et admis au service actif le 27 mars 1927.

Lors de sa mise en service, l'Akagi ne dispose pas d'ilôt et possède pas moins de trois ponts d'envol superposés, les deux premiers au niveau des ponts de hangar et un troisième supérieur. Ce choix étrange s'explique par les nécessités de la mise en oeuvre de l'aviation, l'idée étant de pouvoir accélerer le décollage des avions et permettent de récupérer ses avions sur le pont supérieur tout en lançant des avions des ponts inférieurs.












Les anglais ont également eut cette idée avec les Furious, les Glorious et les premiers design de l'Ark Royal mais rapidement cette architecture pose plus de problèmes qu'elle n'apporte de solution.

Les avions sont en effet de plus en plus gros, de plus en plus puissants et nécessitent donc des ponts d'envol de plus en plus longs.

Il faut cependant attendre les années trente pour voir le porte-avions être totalement refondu. Il est condui à l'Arsenal de Sasebo et refondu du 24 octobre 1935 au 31 août 1938 : les trois ponts d'envol sont supprimés remplacés par un pont d'envol continu et un ilôt est installé à babord à la différence des autres marines qui l'installait à tribord.

Son groupe aérien est reconstituée au début de 1939 se composa de 12 chasseurs Mitsubishi A5M4, de 35 torpilleurs Yokosuka B4Y1 et 19 bombardiers en piqué D1A2 soit un total de 66 appareils.

Il opère ainsi jusqu'en 1940 au large de la Chine pour mener une mission de blocus et de couvrir les opérations de l'armée de terre notament sur l'île d'Haïnan au large de l'Indochine française.










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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Jeu 14 Mar - 0:22


Pearl Harbor (7 décembre 1941)

L'Akagi est le premier à faire décoller ses avions à partir de 6h15. Il lance 15 Mitsubishi B5N2 Kate armés d'une bombe de 800kg, 12 B5N2 armés d'une torpille et 9 Mitsubishi A6M2 soit un total de 36 appareils.

La première vague se regroupe à 6h30 et à 7h40, le commandant Fuchida lance l'ordre d'attaque convenu «Tora Tora Tora». Les B5N2 de l'Akagi sont chargés de l'allée des cuirassés tandis que les chasseurs sont chargés de détruire l'aérodrome de l'armée à Hickam Field et de contrôler l'espace aérien.









La deuxième vague est sur zone à 8h40 et ne peut naturellement bénéficier de l'effet de surprise. Les japonais ont donc décidé de ne pas engager de bombardiers-torpilleurs trop vulnérables. Un total de 168 appareils se dirigent sur Pearl Harbor sur les 172 prévus puisque deux Aichi D3A1 ne peuvent décoller et 2 Zero doivent faire demi-tour.

L'Akagi lance 18 Aichi D3A1 et 9 Mitsubishi A6M2, les premiers doivent bombarder l'île Ford et les navires au mouillage tandis que les seconds attaquent Hickam Field.

L'attaque terminée, l'escadre de l'amiral Nagumo se rapproche à 190 miles des îles Hawaï pour faciliter la récupération d'appareils souvent au bord de la panne sèche.

Les premiers appareils, ceux de la première vague, apparaissent au dessus des porte-avions vers 10h15. Tous les appareils sont récupérés à 13h30 et la flotte fait ensuite demi-tour, Nagumo refusant de tenter le sort en lançant une troisième vague.

Au total les japonais perdent 39 appareils. La première vague perd 9 appareils : 5 B5N2, 3 A6M2 et 1 D3A1 (un A6M2 appartenait à l'Akagi) et la seconde vague pas moins de 20 appareils : 6 A6M2 et 14 D3A1 (4 D3A1 appartenaient à l'Akagi).

Les 1er et 5ème divisions de porte-avions arrivent à Hashirajima les 23 et 24 décembre 1941 avant d'aller mouiller à Kure le lendemain, 25 décembre tandis que la 2ème division revient le 28 décembre 1941.







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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Jeu 14 Mar - 0:30



L'Akagi en guerre : Pacifique-sud et le raid dans l'océan indien


Une fois les équipages reposés et les navires réparés et ravitaillés, les porte-avions sont engagés dans la conquête de la «sphère de coprospérité» en réalité de l'empire colonial japonais. L'Akagi ne fait pas exception à la règle et en compagnie du Kaga, du Shokaku et du Zuikaku, il est engagé dans la conquête de Rabaul, appareillant du Japon le 8 janvier et arrivant sur zone le 14 janvier 1942.

109 avions sont lancés le 20 janvier mais ils trouvent fort peu d'objectif, le plus gros navire touché est un vieux cargo norvégien. Les Wirraway australiens n'arrivent même pas à intercepter les bombardiers japonais, les Zero ayant facilement le dessus. Après un nouveau raid le 22 janvier, les japonais débarquent sur Rabaul et Kavieng le 23.

Les porte-avions japonais regagnent ensuite Truk entre le 25 et le 29 janvier. Le 1er février 1942, les porte-avions Akagi, Kaga et Zuikaku quittent Truk pour intercepter les porte-avions américains qui bombardent les îles Marshall mais la poursuite ne donne rien et les trois navires rentrent à Palau le 8 février pour les prochaines opérations.

Alors que la conquête des Indes Néerlandaises se poursuivent, l'amiral Nagumo reçoit l'ordre avec ses porte-avions de nettoyer la mer de Java de la présence alliée.

Le 9 février 1942, Nagumo reçoit de l'amiral Yamamoto l'ordre d'attaque Darwin, le grand port australien. Les japonais ont eu vent de la possibilité de voir les alliés utiliser ce port ce que les américains ne feront pas, préférant Tjilatap (Java).

Les 1ère et 2ème division de porte-avions sont ainsi mobilisés dans cette attaque (Akagi Kaga Soryu et Hiryu) qui appareille de Palau le 15 février en compagnie des cuirassés Hiei et Kirishima, des croiseurs lourds Tone et Chikuma et des destroyers des 17ème et 18ème divisions.








Face à ce déploiement de force, les alliés ne disposent que de 10 Curtiss P40 ce qui est bien peu face aux groupes aériens de quatre porte-avions japonais.

La première vague décolle le 19 février à 8h30. Elle se compose 99 appareils : 81 B5N2 et 18 A6M2, l'Akagi faisant décoller 18 Kate. A 9h00, la deuxième vague décolle, composée de 89 appareils : 71 Aichi D3A1 Val et 18 A6M2 Zero, l'Akagi fournissant 18 Val et 9 Zero soit 27 appareils. Au final le «Chateau Rouge» (traduction du mot Akagi) fournit 45 appareils sur 188 engagés.

Les avions japonais sont bien signalés mais des problèmes de transmission font qu'aucune mesure défensive n'est prise et les rares attaques de P40 sont assez facilement repoussées par les Zero de couverture.

Les B5N2 et les A3D1 se déchainent sur le port : les cargos et pétroliers Neptuna, British Motorist Zelandia et Admiral Halstaed sont complètement détruits ou gravement endommagés tout comme le navire-hôpital Mamunda pris pour un cargo. Le destroyer USS Peary reçoit une bombe et explose, coulant en quelques minutes. Le tender d'hydravions William B. Preston encaisse une bombe et prend feu mais parvient à s'éloigner des autres navires. D'autres navires sont touchés doivent s'échouer. La DCA entre en action mais n'endommage que quatre Kate qui ne sont pas abattus.

Les Val prennent aussi leur part du gateau, attaquant le port et l'aérodrome détruisant les derniers P40 encore opérationnels.

Le raid s'achève à 10h40. Les pertes japonaises sont negligeables avec seulement quatre appareils perdus (un Zero, deux Val et un Kate) et 34 appareils endommagés, la plupart légèrement. Tous les avions récupérés, les porte-avions regagnent la baie de Sterling le 21 février.

L'Akagi participe également à la prise de Java mais ses avions ne jouent qu'un rôle mineur à comparer avec ceux des autres porte-avions.


A partir de décembre 1941, une véritable tornade s'abat sur les possession européennes en Asie du Sud-Est. En trois mois, les japonais écrasent les Phillipines, la Malaisie et les Indes Néerlandaises, les rares contre-offensives alliées comme l'ABDA commandée par l'amiral néerlandais Karel Doorman sont écrasés par des navires japonais plus modernes, plus puissants et dont les équipages sont remarquablement entrainés notament au combat de nuit.

L'Eastern Fleet britannique comprennant que la situation était sans issue s'était repliée dans l'Océan Indien notament à Ceylan et même au Kenya où ses plus anciens navires avaient été envoyés pour échapper aux japonais.

Les japonais n'ont aucunement l'intention de laisser une telle force menacer leur flanc et notament la Malaisie et les Indes Néerlandaises riches en pétrole et caoutchouc dont ils ont un immense besoin puisque l'Eastern Fleet alignait encore trois porte-avions (Indomitable, Formidable et Hermes) et cinq cuirassés (Warspite de classe Queen Elisabeth et les quatre survivants de la classe Revenge les Ramilies Revenge, Resolution et Royal Sovereign).

Pour écraser cette menace, la marine japonaise choisit deux de ses meilleurs amiraux, l'amiral Chuichi Nagumo, l'homme qui à commandé la force de porte-avions sur Pearl Harbor et le vice-amiral Jisaburo Ozawa qui partisan de l'aéronavale avait recommandé de regrouper les porte-avions en une force commune pour obtenir un impact militaire maximal.


Le plan japonais était simple : l'Amiral Nagumo devait se concentrer sur Ceylan et ses approches tandis que le vice-amiral Ozawa devait nettoyer le golfe du Bengale de toute présence britannique.








L'amiral Nagumo disposait ainsi de la 1st Carrier Air Fleet composé des porte-avions Akagi (navire amiral de Nagumo) qui embarquait 27 chasseurs A6M2, 18 bombardiers en piqué D3A1 et 27 bombardiers-torpilleurs B5N2, de l'Hiryu (21 chasseurs A6M2, 21 bombardiers en piqué D3A1 et 21 bombardiers torpilleurs B5N2) du Soryu (21 chasseurs A6M2, 21 bombardiers en piqué D3A1 et 21 bombardiers torpilleurs B5N2) du Zuikaku (18 chasseurs A6M2, 27 bombardiers en piqué D3A1 et 27 bombardiers torpilleurs B5N2 ) et du Shokaku (18 chasseurs A6M2, 27 bombardiers en piqué D3A1 et 27 bombardiers torpilleurs B5N2 ); du 3rd Battleship Squadron composé des quatre cuirassés rapides de classe Kongo (Kongo Haruna Hiei et Kirishima); du 8th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds Tone et Chikuma, des destroyers Abukuma (Desron 1) Urakaze Tanikaze Isokaze et Hamakaze (Desdiv 17) Kasumi Arare Kagero Shiranushi et Akigumo (Desdiv 17).

le vice-amiral Ozawa disposait de la Malay Force composée du 7th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds classe Mogami (Mogami Suzuya Mikuma et Kumano), du porte-avions Ryujo avec 16 bombardiers-torpilleurs B5N2, des destroyers Yura (Desron 3) Fubuki Shirayuki, Hatsuyki Murakumo (Desdiv 11) remplacée le 3 avril 1942 par la Desdiv 20 composée des destroyers Amagiri Asagiri Shirakumo et Yugiri. Il disposait également des sous marins I-2, I-3, I-4, I-6 et I-7 positionnés à l'ouest de l'Inde.

Face à cette formidable puissance, l'amiral James Sommerville commandant de la Eastern Fleet dispose de la Force A (Fast Force) composée des porte-avions Indomitable (9 Sea Hurricane 12 Fulmar et 24 Albacore) et Formidable (16 Martlet, 21 Albacore et 1 Swordfish), du cuirassé Warspite, des croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire, des croiseurs légers Emerald et Enterprise et des destroyers Napier Nestor (Royal Australian Navy) Paladin, Panther Hotspur et Foxhound.

La Force B ou Slow Force est composée des cuirassés Resolution Ramilles Royal Sovereign et Revenge, du porte-avions Hermes (capitaine Onslow) avec un groupe aérien de 12 Swordfish, les croiseurs légers Caledon, Dragon et Jacob Van Heemskerck (néerlandais) et les destroyers Griffin Norman (australien) Arrow Vampire (australien) Decoy Fortune Scout et Isaac Sweers (néerlandais) sans parler des navires immobilisés à Colombo : le croiseur auxiliaire Hector et le destroyer Tenedos.


Les deux forces japonaises appareillent de Staring Bay dans les Célebes le 26 mars 1942 et les britanniques mis au courant, décide de replier ses forces de Ceylan, direction l'atoll d'Addu dans les Maldives pour limiter les effets d'une attaque prévue pour le 1er ou 2 avril 1942.

C'est le vice-amiral Ozawa qui est le premier à se mette en évidence en attaquant avec le porte-avions Ryujo et ses quatre croiseurs la navigation commerciale britannique dans le golfe de Bengale détruisant 23 navires auxquels s'ajoutentcinq autres navires marchands torpillés par les sous marins japonais déployés sur la côte occidentale de l'Inde.

Quand il se rendit compte que l'attaque qu'il avait escompté sur Ceylan ne s'était pas produite, l'amiral Somerville décida de se renvoyer le porte-avions Hermes sur Trincomalee pour réparations avec comme escorte les croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire et le destroyer australien Vampire.

Le 4 avril au soir, la flotte japonaise fût localisée à 400 miles au sud de Ceylan par un hydravion PBY Catalina piloté par le Squadron Leader Leonard Birchall, 413 Squadron Royal Canadian Air Force qui réussit à transmettre l'information avant d'être abattu par un Zero du Hiryu.

Le 5 avril 1942, les japonais lancèrent 125 avions : 36 bombardiers en piqué Aichi D3A1 Val, 53 bombardiers torpilleurs Nakajima B5N2 Kate et 36 chasseurs Mitsubishi A6M2 Zero comme escorte, le tout sous le commandement du Commander Mitsuo Fuchida de l'Akagi qui avait conduit la première vague d'assaut sur Pearl Harbor.

Les japonais furent bien répérés mais personne ne pensa à prevenir à temps la RAF qui ne put donc défendre efficacement la base navale de Colombo, copieusement bombardée par les japonais qui coulèrent le croiseur auxiliaire Hector et le vieux destroyer Tenedos dans le port. La puissante DCA revendica la destruction de 18 avions japonais mais ces derniers ne reconnurent la perte que de 5 appareils dont trois au dessus de l'objectif et trois fût effectivement le nombre de carcasses d'avions de la Nihon Kaigun retrouvés à proximité de Ceylan. Quand à la RAF elle avait perdu pas moins de 27 appareils.

Le calvaire des britanniques n'était pas terminée car peu avant midi, un hydravion Aichi E13A lancé par le croiseur lourd Tone repéra deux croiseurs lourds (les Dorsetshire et Cornwall) qui avaient quitté Colombo pour rejoindre Sommerville à 200 miles du port attaqué le matin.
L'hydravion garda le contact pendant le temps que les japonais lancent 90 avions qui harcelèrent les deux vieux croiseurs, dépourvus de couverture aérienne et ne disposant que d'une DCA limitée ( 4 affûts doubles de 102mm (4 inch) deux affûts Pom-Pom octuples et deux affûts quadruples de 12.7mm).



L'agonie des croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire





Leur destruction confirma que des navires de surface sans couverture aérienne ne peuvent rien face à une attaque aérienne décidé. Le Cornwall encaissa 9 bombes auxquels s'ajoutèrent six coups à toucher (des bombes tombant à l'eau mais dont le souffle faisait travailler la coque) coulant à 14.00 dix minutes après le Dorsetshire qui avait lui encaissé dix bombes. 1120 survivants furent récupérés sur les 1544 membres d'équipage dont le commandant du Dorsetshire, Augustine Agar qui reçut la Victoria Cross pour le courage manifesté durant cette opération.

La flotte de l'amiral Sommerville tenta de retrouver la flotte de Nagumo pour venger cette attaque mais la flotte japonais s'était retiré plus au nord. Le lendemain 6 avril 1942, le sloop indien Indus fût coulé au large d'Akyab (Birmanie).

Le 9 avril 1942, les avions japonais attaquèrent le port de Trincomalee à 7h00 du matin mais les britanniques prévus avaient évacué le port la veille au soir, la flotte japonaise ayant été repérée dès le 7 avril, le port de Madras étant aussi évacuée par précaution.

Cette fois la RAF était sur le pied de guerre mais face à la puissance japonaise, cela ressemblait à un baroud d'honneur qui vit l'armée de l'air britannique perdre neuf avions pour trois victoires aériennes. Dans le port, un cargo et un dock flottant avaient été coulés ce qui était bien maigre mais comme à Colombo le dieu de la guerre était japonais.

Un «Jake» du cuirassé Haruna repéra le porte-avions Hermes à proximité de la côte vers 8.55, ce dernier avait évacué le port mais s'était rapproché une fois l'attaque terminée. Sans appareil embarqué (mais qu'auraient pu faire une poignée de Swordfish face à la puissance japonaise) et n'ayant pu demander l'aide de la RAF, en raison de problèmes radio, le vénérable porte-avions était condamné.

85 bombardiers l'attaquèrent vers 10.35 au large de Batticaloa (ville à 69 miles au sud est de Tricomalee). Ce fût une véritable exécution, le porte-avions encaissant 40 bombes de 250kg en vingt minutes, chavirant et coulant emportant 307 marins. Le destroyer australien Vampire et la corvette classe Flower HMS Hollyhock ainsi que deux pétroliers connurent le même sort. Le navire hôpital récupéra plus tard 590 survivants.
Au final le raid sur Trincomalee avait coûté aux anglais 8 Hawker Hurricane et un Fairey Fulmar pour cinq bombardiers et six chasseurs japonais dont un qui s'écrasa volontairement sur les réservoirs de carburant.

Suite à ce raid, les japonais regagnèrent le Japon et n'effectuèrent plus aucune incursion aussi importante dans l'Océan Indien. Un raid était prévu en août 1942 mais le déclenchement de l'opération Watchtower par les américains (débarquement à Florida et Tulagi sur l'île de Guadalcanal dans l'archipel des Salomons) annula ce raid et les navires quittèrent Mergui en Birmanie pour les Salomons.



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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Jeu 14 Mar - 0:37



La fin de l'Akagi : la bataille de Midway (4-5 juin 1942)

Alors que la bataille de la mer de Corail se déroule, les japonais préparent déjà le coup suivant, la conquête de Midway, un atoll perdu dans le Pacifique à mi-chemin entre le Japon et les Etats Unis.

Cette opération MI va aboutir à une gigantesque bataille aéronavale, le tournant de la guerre du Pacifique au cours de laquelle, l'aéronavale japonaise va perdre pas moins de quatre porte-avions et plus grave encore des pilotes et des rampants bien entrainés et expérimentés.

A cette opération MI, s'ajoute l'opération AL, la conquête des îles d'Attu et de Kiska dans les Aléoutiennes pour distraire les forces américains, Yamamoto ignorant que ces derniers ont réussi à casser le code JN-25 et connaissent le plan dans ses moindres détails.

Les porte-avions de l'amiral Nagumo (Akagi Kaga Soryu et Hiryu) appareillent du Japon le 27 mai accompagnés par les cuirassés Haruna et Kirishima, les croiseurs lourds Tone et Chikuma, le croiseur léger Nagara et 11 destroyers et sont à pied d'oeuvre le 4 juin à l'aube en même temps que les porte-avions américains : le Hornet et l'Enterprise du contre-amiral Raymons Spruance (surnomé la machine humaine pour son sang froid) et le Yorktown de l'amiral Fletcher qui commande le tout.








Il est 10h22 quand les bombardiers en piqué américains passent à l'attaque. Le premier porte-avions attaqué est le Kaga. Si les trois premières bombes manquent leur cible, la quatrième touche l'arrière du pont suivies de deux autres bombes qui transforme le cuirassé transformé en enfer de flamme. Le nombre de coups de but n'est pas connu avec certitude car si les japonais annonce quatre coups au but, les américains annoncent huit coups au but.

Le Kaga hors de combat, les bombardiers américains se dirigent vers l'Akagi. L'attaque commence à 10h26. Une première bombe touche l'ascenseur central et explose dans le hangar où les munitions entreposées là détonnent. Une deuxième bombe touche le porte-avions au même endroit.


L'Akagi coule le 5 juin à 4h55 après avoir été achevé par les torpilles du destroyer Novaki.








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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Jeu 14 Mar - 0:43








Caracteristiques Techniques

Déplacement :
origines : standard 26900 tonnes pleine charge 34364 tonnes
après refonte : standard 36500 tonnes pleine charge 41300 tonnes

Dimensions :

A la construction : longueur (hors tout) 261.21m (flottaison) 248.95m largeur : 29m tirant d'eau : 8.07m

Après refonte : longueur (hors tout) 260.67m (flottaison) 250.36m largeur : 31.32m tirant d'eau : 8.71m

Propulsion :

8 turbines à engrenages Gihon alimentées par 19 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 131200 ch et actionnant 4 hélices

Performances :
vitesse maximale 32.5 noeuds distance franchissable : 8000 miles à 14 noeuds à la construction, vitesse réduite à 31.5 noeuds après refonte tandis que le rayon d'action est de 8200 miles nautiques à 16 noeuds

Protection : ceinture latérale 254mm




Canons de 127mm





Armement :

-10 canons de 200mm Type 3 (modèle 1914) en deux tourelles doubles et six affûts simples à l'arrière. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 110kg à une distance maximale de 26700m (site +40°) à raison de 3 à 5 coups par minute. La tourelle double type D pèse 157 tonnes et peut pointer de -5° à +40° à raison de 6° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 4° par seconde. La dotation en munitions est de 120 coups par canon soit un total de 1200 coups au total.

-12 canons de 120mm Type 10 (modèle 1921) (4.7 inch) en six affûts doubles. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 34kg à une distance maximale en tir antisurface de 16000 (site +45°) et de 10000m en tir antiaérien (site +75°). La dotation en munitions est de 2400 à 3000 obus

Après refonte, l'armement fût réduit à 6 canons de 200mm en six casemates à l'arrière mais les 12 canons de 120mm sont maintenus et 14 affûts doubles de 25mm



Installations aéronautiques/Groupe aérien




Le choix d'un conduit de cheminée rabattable avait de sérieuses incidences sur l'architecture interne du porte-avions





A l'origine, l'Akagi possédait 2 hangars superposés ouverts vers l'avant, permettant aux avions de décoller directement du hangar. Le hangar supérieur était surmonté d'un pont d'envol généralement utilisé pour les appontages et relié au hangar par deux ascenseurs axiaux (longueur 190.20m sur 30.48m).

Après refonte entre 1935 et 1938, l'Akagi ne dispose plus que d'un seul pont d'envol long de 249.20m et large de 30.48m relié aux hangars par deux ascenseurs axiaux.

L'appontage est assuré par six brins d'arrêts tranversaux qui remplacent les brins d'arrêts longitudinaux d'origine.

Le groupe aérien se composait à l'origine de 60 avions (généralement 16 chasseurs 28 avions torpilleurs et 16 avions de reconnaissance) et après la refonte, l'Akagi pouvait embarquer 66 à 91 avions.

Equipage : 1297 hommes (2000 hommes après refonte)









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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Jeu 14 Mar - 0:48

Si on en croit les derniers travaux américains sur le sujet l'Akagi fut touché par une seule bombe de 500 kg au centre et connu deux near-misses dont un à l'arrière au droit des deux gouvernails.
A priori l'impact au centre scella à lui seul le sort du navire. La bombe détonna dans le hangar où les appareils d'assaut de son groupe aérien étaient en cours de réapprovisionnement. On a longtemps cru (notamment les auteurs US) à la suite des écrits de Fuchida dans les années 60/70 que de nombreux appareils armés et prêts à décoller se trouvaient sur le pont d'envol au moment de l'impact ce qui est faux. Il s'avère que seuls une demi douzaine de Zero des CAP du matin se trouvaient sur le pont d'envol la plupart des autres chasseurs étaient en l'air à la poursuite des TBD ou en train de s'expliquer avec les Wildcat du Yorktown.

La perte de l'Akagi et de ses trois comperes est due avant tout aux incendies incontrôlables et surtout aux explosions qui se déclenchèrent dans les hangars pleins d'avions bombardiers et torpilleurs en cours de réarmement et de réapprovisionnement en carburant.
Les hangars des PA japonais de l'époque étant clos, le souffle des explosions ne pouvait s'évacuer par les ouvertures latérales présentes par exemple sur les PA US. Dès lors les pressions formidables dues aux explosions eurent des effets catastrophiques et totalement incontrôlables.
Le Kaga quand il fut sabordé avait perdu 50% de ses superstructures au dessus de la flottaison, en clair vu de profil le PA présentait à partir de l'îlot et vers l'arrière un trou de 150 mètres de long sur 15/20 mètres de haut ... encore plus impressionnant que l'Hiryu mais les photos du Kaga sont inexistantes et ce sont des témoignages visuels récoltés longtemps après la guerre qui décrivirent l'état du navire totalement soufflé par les explosions.
















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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Jeu 14 Mar - 11:28

Ces porte-avions affichent une artillerie antiaérienne impressionnante, et pourtant il semblent avoir été coulés aisément ... scratch
En tout cas, c'est le sentiment d'un néophyte en matière de combat naval ... Embarassed
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Jeu 14 Mar - 13:08


Vu la surface du pont d envol,il est bien plus facile de toucher un porte-avion qu un destroyer par exemple surtout en larguant les bombes a la verticale.
De plus,certaines bombes US faisaient dans les 900 kilos,l explosion a l impact etait devastatrice.
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Jeu 14 Mar - 13:51


Photos colorisees Akagi

















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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Jeu 14 Mar - 20:02

Citation :
De plus,certaines bombes US faisaient dans les 900 kilos,l explosion a l impact etait devastatrice.
Avec un pont qui semble en bois.
Sûr que même une seule bombe là dessus devait faire très mal ...
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Ven 15 Mar - 0:32



PORTE-AVIONS RYUJO

-Le Ryujo (ryu = dragon jo = sacré «dragon sacré») est mis sur cale aux chantiers Mitsubishi de Yokohama le 26 novembre 1929 lancé le 2 avril 1931 et admis au service actif le 9 mai 1933.

Les premiers essais montrent que le navire est particulièrement instable en mer un peu formé. La marine impériale japonaise avait en effet insisté pour dôter son nouveau porte-avions d'un deuxième hangar ce qui rendit le navire haut sur l'eau et donc instable.

En mars 1934, il subit de sérieux dégâts au cours d'une tempête mais les travaux destinés à améliorer sa stabilité sont peu efficaces. Lors d'une nouvelle tempête en septembre 1935, le château avant fût enfoncé par les vagues ce qui obligea le porte-avions à passer en cale-sêche pour réparations et modifications, la passerelle étant surelevée pour être mise à l'abri des paquets de vague.








A sa mise en service, le Ryujo est affecté à la 2ème division de porte-avions en compagnie de l'Akagi. En décembre 1934, il participe aux essais de bombardement en piqué avec des appareils inadaptés qui rendent les pilotes malades ! Cependant la marine impériale est convaincue du bien fondé de l'expérience et attend avec impatience son premier bombardement en piqué qui sera l'Aichi D1A1 qui va équiper le Ryujo à partir de 1936 à raison de 15 exemplaires. Le 29 octobre 1936, les escadrilles de bombardement en piqué participent pour la première fois aux manoeuvres de la flotte, devenant un corps d'élite au sein de l'aéronavale japonaise, corps qui allait bientôt s'illustrer au combat.











Le Ryujo en 1938

L'échec devant Shanghaï en 1932 n'avait pas découragé les militaires japonais de conquérir la Chine en dépit de l'apparente disproporsion des forces entre le «petit Japon» (70 millions) et la «grande Chine» (500 millions soit 7 fois plus). Ils ne cherchent plus que le prétexte idéal.

Ce pretexte c'est l'incident du pont Marco-Polo. Le 7 juillet 1937, des troupes japonaises à la suite d'un accord lié à la révolte de Boxer en 1900 s'entrainant dans le quartier de Wanping à proximité du pont Marco-Polo.

Les japonais accusèrent les chinois d'avoir enlever un de leur soldat ce que les chinois nièrent avec la dernière énergie. Les japonais sautèrent sur l'occasion et demandèrent de pouvoir fouiller les maisons du quartier s'attendant à une réponse négative des chinois.

La réponse ayant été négative, les japonais amenèrent des renforts qui leur permirent de prendre Pekin le 7 août soit 9 jours après le début officiel d'une guerre qui allait durer huit ans et qui marque le début de la seconde guerre mondiale.

Rapidement, l'Armée et la marine impériale se partagent les responsabilités. A l'armée (et donc son aviation) les opérations autour de Pekin et à la marine impériale et son aviation embarquée les opérations dans le centre et dans le sud du pays.

Cette guerre intervient au pire moment pour l'aviation embarquée en pleine réorganisation et croissance, obligée de participer à un nouveau conflit continental alors que son rôle premier dans l'esprit des stratèges nippon est l'éclairage et les opérations au profit de la flotte. De plus les appareils étaient largement dépassés.

Le Ryujo disposait ainsi de 12 chasseurs Nakajima A4N1 et 15 Aichi D1A1, des biplans dépassés mais qui pouvaient faire encore bonne figure sur le front chinois puisque l'armée de Tchang Kaï Chek ne dispose pas d'un matériel réellement plus moderne. Le nouveau porte-avions opère au sein de la 1ère division de porte-avions en compagnie du Hosho (9 Nakajima A4N1 et 6 Yokosuka B3Y1 de bombardement et de torpillage).


Les groupes aériens des Ryujo et Hosho entrent en action le 16 août, devant frapper à l'aube les terrains d'aviation autour de Shanghai, Hia-King étant la cible des D1A1 du Ryujo mais au moment où leur cible était proche, des Curtiss Hawk III chinois interceptèrent les bombardiers en piqué qui n'eurent leur salut que dans la fuite après avoir largué leurs bombes de 60kg dans la nature.

Leur seconde mission à lieu le 18 août 1937. Les D1A1 et B3Y1 se dirigent sur un objectif situé au sud-ouest de Shanghai mais ne le trouvant pas, ils bombardent des concentrations de troupes chinoises sur le campus de l'université de Ten-Ji. Le lendemain 19 août, les D1A1 et les B3Y1 du Hosho bombardent les aérodromes de Cha-Hsing et de Hang-Tchéou.

Le 22 août 1937, ce sont les chasseurs du Ryujo qui ont l'occasion de s'illustrer puisque quatre A4N1 tombant sur 18 Curtiss Hawk III en abattent cinq et peut être six sans que l'on sache les pertes japonaises.Le lendemain, le 23 août 1937, 4 A4N1 décollent à 8h40 se heurtant à 19 chasseurs chinois, des Boeing 281 (version export du P26) et de Hawk III. Les chinois sont de nouveau surpris par les japonais et perdent deux appareils (neuf revendiqués). Quatre jours plus tard, un D1A1 est abattu par les chinois et sont équipage tué, même chose le lendemain.

A la fin du mois d'août 1937, la 1ère division est à bout de potentiel opérationnel : équipages et rampants épuisés, avions ayant besoin d'une importante remise à niveau, soutes presque vide. Aussi le 1er septembre , les deux navires quittent Shanghai pour Sasebo où ils arrivent le lendemain.

Le répit est bref car dès le 5 septembre 1937, les deux porte-avions doivent regagner la Chine mais non pas au dessus de Shanghaï mais plus au sud, au dessus de Canton. Le mauvais temps retarde leurs actions et la première attaque n'à lieu que le 21 septembre quand 12 bombardiers en piqué D1A1 du Ryujo accompagnés par 3 bombardiers-torpilleurs B3Y1 et couverts par 15 chasseurs A4N1 (9 du Ryujo et 6 du Hosho) sont envoyés pour bombarder Canton. Ils sont interceptés par 7 Curtiss Hawk III du 26th PS (Pursuit Squadron) auxquels s'opposent 6 chasseurs du Hosho pendant que le reste de la formation poursuit sa mission. Deux chasseurs chinois sont abattus mais au retour cinq A4N1 doivent amerrir, leurs pilotes étant récupérés par des navires japonais. Durant l'attaque, les A4N1 du Ryujo revendiquent six victoires sans que l'on puisse confirmer puisque les archives chinoises sont muettes.










Dans l'après midi, 9 A4N1 du Ryujo accompagnant un groupe de 15 bombardiers issus des deux porte-avions sont interceptés par trois Hawk III dont un est abattu même si les japonais revendiquent jusqu'à six avions ennemis ! Les actions de l'aviation embarquée de la 1ère division semble quotidienne jusqu'au 3 octobre quand elle est relevée par le Kaga pour regagner la région de Shanghaï. Sur zone le 5 octobre, les groupes aériens sont mis à terre pour opérer depuis l'aérodrome de Kunda.

Le 17 octobre 1937, le Hosho retourne en métropole après avoir transféré son groupe aérien sur le Ryujo. Il est mis en réserve le 1er décembre pour subir une grande refonte et le jour même, le Ryujo regagne le Japon. La 1ère division est dissoute et le Ryujo utilisé pour l'entrainement.

Le 29 décembre 1937, le Soryu est admis au service actif au sein de la marine impériale japonaise formant une nouvelle 2ème division de porte-avions en compagnie du Ryujo (le Kaga formant une nouvelle 1ère division).

Le groupe aérien du Ryujo se renouvèle partiellement puisqu'à la place des A4N1 il embarque neuf A5M4 et à la place des D1A1, 15 D1A2. Il est de nouveau engagé au dessus de Canton à partir de mars 1938 et ce jusqu'à la fin de l'année sans que l'on sache grand chose des opérations. Le Ryujo regagne alors le Japon pour subir des travaux destinés à améliorer une stabilité toujours préoccupante, le Hiryu _sister-ship du Soryu_ le remplaçant au sein de la 2ème division de porte-avions.




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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Ven 15 Mar - 0:42


Le Ryujo en guerre : des Phillipines aux Aléoutiennes (décembre 1941-juin 1942)



Les japonais ont miticuleusement préparé leur plan d'attaque. La neutralisation de la flotte du Pacifique à Pearl Harbor doit s'accompagner d'une attaque contre les Phillipines, un protectorat américain très avancé sur le chemin de l'indépendance mais aussi contre Hong Kong et la Malaisie (colonies britanniques) et les Indes Néerlandaises, colonie des Pays Bas qui regorgeaient de pétrole et de caoutchouc indispensable pour la machine de guerre nippone.

Les grands porte-avions (Akagi Kaga Soryu Hiryu Shokaku et Zuikaku) étant occupés à Pearl Harbor, ce sont les plus petits qui sont chargés d'appuyer les assauts amphibies de l'armée japonaise . Cependant en raison d'un manque d'appareils et d'entrainement, seuls les Zuiho et Ryujo seront engagés, le Hosho et le Shoho étant réservés à l'entrainement.









Le 29 novembre 1941, le Ryujo est officiellement affecté aux opérations de débarquement amphibies aux Phillipines. Le navire quitte Saeki le jour même et arrive à Palau le 5 décembre 1941. Il appareille le lendemain en compagnie de la 5ème division de croiseurs direction l'île de Mindanao pour neutraliser l'hydrobase de Davao. Le 8 décembre 1941 entre 4h00 et 4h45, le Ryujo lance 9 chasseurs A5M4 «Claude» et 13 bombardiers-torpilleurs B5N1 et 2 «Kate».

Sur place, au lieu des nombreux hydravions pressentis par les japonais, les aviateurs nippons ne trouvent que deux Catalina et le tender d'hydravions USS William B. Preston. Le navire échappe aux bombes des Kate mais les deux Catalina sont mitraillés et incendiés par les Claude. La DCA américaine n'est pas inactive touchant un bombardier et deux chasseurs, le premier devant amerrir à proximité du porte-avions et l'équipage recueilli par un destroyer. Dans l'après midi, un nouveau raid est lancé contre les infrastructures à terre mais les deux B5N et les trois A5M4 ne trouvent que peu de cibles. Un chasseur est touché par la DCA et se pose à terre, son pilote préférant se suicider plutôt que d'être fait prisonnier.

Le 12 décembre, il couvre les débarquements à Legaspi dans le centre des Phillipines puis après une courte escale à Palau, appuie la prise de Davao effective le 20 décembre 1941. Le 23 décembre, 7 A5M4 et 2 B5N2 sont mis à terre pour protéger le terrain de Davao essentiel pour l'appui des opérations contre les Indes Néerlandaises mais les appareils regagnent le Ryujo rapidement après l'arrivée de Zero nettement plus performants. Le 25 décembre, le Ryujo couvre le débarquement sur Jolo avant de gagner Palau le lendemain 26 décembre 1941.


le 28 décembre 1941, le petit porte-avions deécidément fort actif quitte Palau pour gagner Mako puis Cam Ranh Bay en Indochine où il arriva le 7 janvier 1942. Le 23 janvier, il appareilla pour la Malaisie afin d'appuyer les opérations d'occupation de la colonie britannique, opérations qui durèrent quatre jours du 23 au 27 janvier 1942 avant que le Ryujo ne retourne en baie de Cam Ranh le 30 janvier 1942.

Après quelques jours de repos et de réparations, le Ryujo quitta Cam Ranh pour appuyer l'occupation de Palembang puis des Indes Néerlandaises. Le 15 février, des A5M4 du porte-avions interceptèrent 11 bombardiers Bristol Blenheim venus s'attaquer aux navires de transport japonais, en descendant deux et en endommageant six.

Le 14 février à 16h00, une force alliée de cinq croiseurs et de dix destroyers prit la mer pour attaquer les transports japonais. Après avoir perdu dans la nuit un destroyer, les forces du contre-amiral Karel Doorman furent repérés par un hydravion du croiseur lourd Chokaï.
Sept B5N du Ryujo sont envoyés à l'attaque pour affaiblir les alliés et favoriser l'attaque des croiseurs de l'amiral Ozawa. L'attaque fait peu de dégât, l'Exeter perdant son hydravion Walrus et c'est la même chose pour l'attaque menée par des bombardiers G3M2. Une troisième attaque lancée par 6 B5N mais sans effet tout comme celle des G4M1 à cause d'une puissante DCA mais cela ne change rien car l'amiral néerlandais avait décidé de se replier, l'effet de surprise ayant été éventé.

Trois jours plus tard, le 17 février 1942, le destroyer néerlandais Van Nes escortant le paquebot Sloet Van de Beele transportant des troupes entre Oosthaven et Java est attaqué par 15 G3M2 qui parviennent à couler le transport. Le destroyer ne survit quelques minutes puisqu'il coule après avoit été touché par trois bombes lancés par une dizaine de Kate du Ryujo.

Il fût ensuite affecté à la protection des navires transportants les troupes japonaises destinés à la conquête de Java. Il quitte Saint James le 27 février 1942, les troupes japonais débarquant à l'aube le 1er mars. Dans la nuit, l'ABDA est quasiment anéantie par une force de croiseurs et de destroyers mais le destroyer USS Pope parvint à s'enfuir. Pas pour longtemps car il est coulé en début d'après midi le 1er mars par 6 B5N du Ryujo.



Le Raid dans l'Océan Indien

C'est le vice-amiral Ozawa qui est le premier à se mette en évidence en attaquant avec le porte-avions Ryujo et ses quatre croiseurs la navigation commerciale britannique dans le golfe de Bengale

Il entre en action le 4 avril 1942, profitant d'une décision curieuse des autorités britanniques à savoir l'évacuation des cargos des ports du nord de l'Inde sans aucune escorte. Le 5 avril, un hydravion repère un groupe d'une dizaine de navires marchands qui est bientôt attaqué par dix B5N qui endommageant le cargo de 7726t Dardanus qui prit en remorque par un autre cargo le Gandara mais ces deux navires seront coulés le lendemain par les obus des croiseurs japonais.

Le lendemain 6 avril, les B5N du Ryujo attaquent les ports de Cocanada et Vizagatapam et sans opposition des avions britanniques, coulent deux cargos, en endommageant six autres puis incendient un pétrolier. Ils s'attaquent aux installations portuaires qui ne sont que légèrement endommagés mais cela provoque une panique monstre chez les habitants qui fuient vers l'intérieur des terres.

Le 7 avril, Ozawa regroupe ses navires et se dirige vers le détroit de Malaisie, arrivant à Singapour le 11 avril où il reste deux jours. Le 13 avril, il repart en compagnie des navires de Nagumo et de Kondo puis il s'en sépare à nouveau pour gagner la Baie de Cam Ranh où il mouille le 16.

Le 18 avril 1942, les B5N sont envoyés à Takao (Formose) pour s'entrainer notament au lancement de torpilles pendant que les chasseurs à bord du Ryujo rentrent avec le porte-avions au Japon arrivant le 23 avril à Kure, les A5M4 étant enfin remplacés par des A6M2 qui sont pris en compte le 1er mai.








Dans les eaux glaciales des Aléoutiennes


En mars 1942, les japonais ont atteint la majorité de leurs objectifs avec des pertes ridicules. Ils hésitent alors sur la marche à suivre : poursuivre sur le continent en Chine et en URSS, continuer dans le Pacifique est (Hawaï et la côte ouest des Etats Unis) ou direction l'Australie et la Nouvelle Calédonie. Les options continentales (Chine, URSS et Inde) sont rapidement abandonnées et au final, le Japon décide de poursuivre dans le Pacifique au sud et à l'est. Le raid des B25 sur Tokyo le 18 avril 1942 ulcère les japonais qui décident d'éliminer la menace posée par les bases américaines du Pacifique : Midway et Hawaï (opération MI)

Comme souvent chez les japonais, le plan choisit est particulièrement complexe. L'objectif principal est l'atoll de Midway situé à mi-chemin entre le Japon et les Etats Unis mais dans l'espoir d'affaiblir les américains, les japonais décident d'attaquer les Aléoutiennes à plus de 3000km de Midway pour occuper Attu, Kiska et Adak. Ce que Yamamoto et les japonais ignorent c'est que la cellule de cryptographie commandée par le capitaine de vaisseau Rochefort à depuis longtemps cassé le code JN-25 (Code pourpre pour les japonais) et son parfaitement au courant du plan japonais.

Le Ryujo appareille ainsi du Japon le 26 mai 1942 et vers 2h00, le 3 juin 1942, les porte-avions Ryujo et Junyo (4ème division amiral Kakuta) sont prêts à lancer leurs avions contre Dutch Harbor.

Le temps est complètement bouché et le décollage est retardé. Ce n'est qu'à 2h43 que les avions sont lancés à savoir 12 Aichi D3A1 et 6 A6M2 (Junyo) et 6 A6M2 et 14 B5N1 (Ryujo) soit 38 avions mais le temps provoqua la dispersion du groupe d'avions japonais et si les pilotes du Ryujo bien entrainés peuvent supporter, ce n'est pas la même chose pour les pilotes du Junyo bien moins entrainés.

C'est ainsi que seuls deux Zero du Junyo poursuivent la route en compagnie des avions du Ryujo (moins un B5N1 qui s'est crashé à la mer). Alors qu'il sort du port, le ravitailleur d'hydravions Gillis repère au radar les avions japonais et donnant l'alerte en prévénant le port.

Le temps s'étant éclaircit, les avions japonais s'en donnent à coeur joie provoquant de sérieux dégâts sur le port et les environs sans que les américains ne réagissent, les P40 arrivant alors que les avions japonais sont déjà repartis.

Cinq destroyers américains sont bien repérés mais les avions envoyés pour les attaquer (18 Val du Junyo et des B5N du Ryujo) sont obligés de faire demi-tour.

Durant la nuit du 2 au 3 juin, une terrible tempête disperse la flotte japonaise l'obligeant à renoncer au débarquement sur Adak et Kakuta décide de lancer le 3 juin un nouveau raid contre Dutch Harbor.

C'est ainsi qu'à 17h40, une vague de 10 A6M2, 11 D3A1 et 6 B5N soit 27 avions. Un Zero piloté par le second-maitre Koga endommagé se pose en catastrophe sur l'île d'Akutan et en théorie ses deux alliers doivent détruire l'appareil mais pensant le pilote encore en vie ils s'abstiennent (le pilote est en fait décédé sur le coup les vertébres brisées).

Les américains récupéreront l'avion, le remettront en état de vol et pourront ainsi trouver un moyen de le neutraliser. Certains historiens de la guerre du Pacifique estimant que la récupération de l'appareil à été un coup bien plus sévère porté aux japonais que la perte de quatre porte-avions.

Le raid terminé, les avions japonais sont surpris par neuf P40 qui abattent deux Val et endommagent deux Zero en l'échange (selon les japonais) de cinq P40. Vers 10h00, les avions de reconnaissance américains repère la flotte et donnent l'alerte. Six B-26 Marauder armés de torpilles décollent mais un seul appareil parvient à attaquer mais sans succès.

L'attaque de Dutch Harbor est terminée et avec elle la pseudo-diversion qui n'en est pas une. Entre-temps, l'amiral Kakuta à reçu de très mauvaises nouvelles de Yamamoto au sujet du revers subi à Midway et il ordonne aux deux porte-avions de descendre le rejoindre pour reprendre les combats....avant de se retracter et d'ordonner le retour au Japon.


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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Ven 15 Mar - 0:49


Dans l'enfer de Guadalcanal, un enfer fatal au Ryujo

Sur le Front du Pacifique, les américains souhaitent maintenir sures les interminables lignes de communications entre les Etats Unis, Hawaï et l'Australie, lignes que les japonais souhaient bien entendu couper.

L'avancée du «soleil levant» à été stoppée dans le Pacifique par les défaites de Midway et de la mer de Corail mais la marine japonaise est bien décidée à les reprendre et pour cela débarqué 2000 hommes à Buna le 21 juillet et pour couvrir l'opération de la prise de Port Moresby, ils décident de construire un aérodrome dans le nord de l'île de Guadalcanal face à Tulagi qui abrite une base d'hydravions.

Les américains comprennent rapidement le danger de cet aérodrome : des bombardiers à long rayon d'action installés à Guadalcanal et la navigation entre la Nouvelle Calédonie et l'Australie deviendrait problématique pour les alliés.

Le 7 août 1942, les américains lancent l'opération «Watchtower», un débarquement réalisé au nord de Guadalcanal à Florida et sur les îlots de Tulagi, Gavutu et Tanambogo au sud de Florida. La résistance japonaise est féroce mais sans issue et le 8 août au soir, les Marines de la 1ère division contrôlent le terrain d'aviation qui est rebaptisé Henderson Field.

Les américains et les japonais ne le savent pas encore mais cette bataille est le prémice d'une campagne de six mois, d'une férocité et d'une intensité qui lui valu le surnom de «Verdun du Pacifique».

Globalement, les américains contrôlent les eaux dans la journée avec notament une supériorité aérienne de plus en plus évidente mais les japonais passés maitre dans le combat nocturne contrôlent généralement les eaux des Salomons une fois la nuit tombée avec notament le célèbre «Tokyo Express».



La bataille des Salomons Orientales (24 août 1942)

L'une des premières batailles à lieu à la fin du mois d'août. La flotte japonaise se compose de trois cuirassés (Mutsu Hiei et Kirishima), de neuf croiseurs lourds, un croiseur léger, 18 destroyers et surtout les porte-avions Shokaku et Zuikaku sans oublier une force de réserve composée de quatre croiseurs lourds, un croiseur léger et six destroyers.

Les américains sont à 150 miles dans l'est des Salomons avec la TF11 (porte-avions Saratoga, croiseur lourd Minneapolis et croiseur léger Atlanta, cinq destroyers); la TF16 (porte-avions Enterprise, cuirassé North Carolina, croiseur lourd Portland et six destroyers) et la TF18 (porte-avions Wasp, croiseurs San Francisco Salt Lake City et croiseur léger San Juan plus sept destroyers).

Un convoi japonais en route vers Guadalcanal est découvert le 23 août. Des avions du Saratoga (31 Dauntless et 6 Avenger) et d'Henderson Field (23 appareils) puis cinq Catalina ne le retrouvent pas.

Le 24, un hydravion américain découvre un porte-avions léger, un croiseur et deux destroyers dans le nord de Malaita. Fletcher lance 23 Dauntless et Avenger de reconnaissance vers 12h30 alors qu'Henderson Field est attaqué par les japonais.

Les américains repèrent les porte-avions japonais en début d'après midi. Deux Dauntless de l'Enterprise retrouvent un grand porte-avions japonais l'attaquent à 15h15, mettant deux bombes à toucher le Shokaku. A 15h30, les Dauntless du Saratoga attaquent le Ryujo, suivis par les Avenger qui lancent leur torpilles à moins de 900m. Touché par peut être dix bombes et une torpille, le Ryujo coulera à 20h.

La fin du Ryujyo est décrite dans le livre "Japanese destroyer captain" de Tameichi Hara ("Torpilleurs du Soleil Levant", traduction française malheureusement très tronquée). Il y est expliqué que le Ryujyo avait été envoyé en appât, en avant-garde de la force principale comprenant le Shokaku et le Zuikaku. Il était escorté du Tone et des destroyers Tokitsukaze et Amatsukaze (commandé par Tameichi Hara). Son rôle devait être d'attirer les foudres des porte-avions US (ce qu'il fit...) permettant ainsi aux avions des Shokaku et Zuikaku d'attaquer ces derniers pendant ce temps.

La décision de sacrifier ainsi le Ryujyo avait été, paraît-il, motivée par les piètres qualités nautiques du Ryujyo et par une autre de ses limitations : l'ascenseur arrière, fort étroit et conçu à l'époque du biplan, ne pouvait manoeuvrer que les B5N Kate ailes repliées, et ne pouvait accueillir ni les Zéros ni les Vals, de soirte que le Ryujyo était pratiquement devenu un porte-avions à un seul ascenseur, ce qui rendait ses manoeuvres aéro particulièrement lentes.









Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 10600 tonnes pleine charge 13500 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 180m (à la flottaison) 175.39m largeur 20.32m tirant d'eau 5.56m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 6 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 65000 ch et entrainent deux hélices

Performances : vitesse maximale 29 noeuds distance franchissable : 10000 miles nautiques à 14 noeuds

Armement :

-12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux. Ce canon de 40 calibres tire des obus de de 35kg (explosif, perforant, éclairant) à une distance maximale de 14800m en tir à but surface (site : +45°) et de 9400m en tir antiaérien (site : +75°) à raison de 8 à 14 coups par minute.

L'affût double A1mod.3 pèse 29 tonnes et peut pointer en site de -7° à +90° (+8 à +85° selon d'autres sources) à raison de 12° par seconde et en azimut de 70 ou 150° en fonction de l'emplacement à raison de 6° par seconde. Chaque canon dispose de 300 obus soit un total de 3600.
Deux affûts doubles de 127mm furent débarqués à la fin des années trente pour compenser l'augmentation de poids liés aux travaux destinés à améliorer sa stabilité.

-24 mitrailleuses de 13mm en six affûts quadruples.

-4 canons de 25mm type 96 en deux affûts doubles installés à la fin des années trente. Ce canon de 60 calibres tire des obus de 250° à une distance maximale comprise de 7500m en tir à but surface (+50°) et de 3000m en tir antiaérien (+85°) à raison de 220 à 260 coups/minute (théorique, la cadence pratique est de 110 à 120 coups). L'affût double pèse 1100kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360° . La dotation en munitions est de 2000 obus par canon soit 8000 obus au total.

Installations aéronautiques/groupe aérien

-Pont d'envol de 158.60m de long sur 23m de large
-Deux ascenseurs axiaux
Deux hangars superposés
-Pas de catapultes
-Six brins d'arrêts tranversaux.
-Le groupe aérien se compose de 36 appareils plus 12 en réserve démontés.

Equipage : 924 officiers et marins



Sources

Simon Liot de Nobrecourt La Flotte Combinée japonaise de Pearl Harbor à Hiroshima
Michel Ledet Samourais sur porte-avions : les groupes embarqués japonais et leurs porte-avions 1922-1944
Encyclopédie des armes éditions atlas tome 4 «les porte-avions du Pacifique» P881-900


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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Ven 15 Mar - 9:57



PORTE-AVIONS CLASSE SORYU


Après avoir converti deux navires de ligne, l'Akagi et le Kaga, les japonais franchissent le pas de la construction neuve.

Le plan de rénovation de 1934 permet ainsi à la Nihon Kaïgun de commander deux porte-avions modernes.

Baptisés Soryu et Hiryu, ces deux navires étaient plus petits que l'Akagi et le Kaga mais leur architecture générale marquait une nette rupture par rapport aux deux premiers porte-avions japonais opérationnels.

Fini les trois ponts superposés, les Soryu et Hiryu étaient dôtés d'un pont d'envol unique couvrant la coque sur toute sa longueur. Il était également équipé d'un ilôt qui allait équiper les Akagi et Kaga après leur refonte mais ils conservaient les cheminées rabattables










Historique

Le Soryu

Le Soryu (de So «bleu» et de Ryu «dragon», le nom Soryu peut donc être traduit par «dragon bleu») est mis sur cale au Kaigun Kosho (Arsenal Impérial) de Kure le 20 novembre 1934 lancé le 23 décembre 1935 et admis au service actif le 29 décembre 1937.

Les premières années de sa carrière, le Soryu les passa au large de la Chine où il assura avec son sister-ship le Hiryu des missions de blocus et d'appui aux troupes japonaises engagées dans une guerre de conquête contre l'Empire du milieu.

Peu d'informations sont disponibles sur ses opérations qui allaient de toute façon faire pale figure par rapport à ce qui attendait le troisième vrai porte-avions japonais : la Seconde Guerre Mondiale et notament le raid sur Pearl Harbor.








Le Soryu lance à partir de 6h15, ce 7 décembre 1941, un total de 26 appareils : 10 Nakajima B5N2 armés d'une bombe de 800kg, 8 B5N2 armés d'une torpille type 91 chargés d'attaquer l'allée des cuirassés tandis que les 8 Mitsubishi A6M2 sont chargés du mitraillage des aérodromes et de la protection des avions de combat. La première vague se regroupe à 6h30 et à 7h40, le commandant Fuchida lance l'ordre d'attaque convenu «Tora Tora Tora».

Les A6M2 du Soryu participent notament à l'attaque de l'aérodrome de l'USAAC à Wheeler Field, leurs mitrailleuses de 7.7mm et leurs canons de 20mm vont des ravages aggravés par les mesures américaines craignant les sabotages : les appareils étaient regroupés en rangs serrés pour faciliter la surveillance au lieu d'être dispersés ce qui augmente les dégâts.

Les B5N2 torpilleurs du Soryu (et de l'Hiryu) étaient chargés d'attaquer les porte-avions américains censés se retrouver au nord de l'île Ford mais comme nous le savons, aucun «pont plat» ne se trouvait à Pearl Harbor et les «Kate» se rabattent sur l'allée des cuirassés. Ils attaquent notament le cuirassé California, le croiseur léger Helena et le mouilleur de mines de l'Oglala.


La deuxième vague est sur zone à 8h40 et ne peut naturellement bénéficier de l'effet de surprise. Les japonais ont donc décidé de ne pas engager de bombardiers-torpilleurs trop vulnérables. Un total de 168 appareils se dirigent sur Pearl Harbor sur les 172 prévus puisque deux Aichi D3A1 ne peuvent décoller et 2 Zero doivent faire demi-tour.

Le Soryu lance pour cette seconde vague un total de 26 appareils : 17 bombardiers en piqué Aichi D3A1 et 9 Mitsubishi 16M2. Les Val (D3A1) du Soryu attaquent le cuirassé Pennsylvania qui reçoit une bombe tandis que les Zero escortent les B5N2 lancés par le Shokaku qui attaquent la base aéronavale de Kaneohe. Deux Zero sont abattus ou s'écrasent, touchés notament par plusieurs P36 qui avaient réussis à décoller.

L'attaque terminée, l'escadre de l'amiral Nagumo se rapproche à 190 miles des îles Hawaï pour faciliter la récupération d'appareils souvent au bord de la panne sèche.

Les premiers appareils, ceux de la première vague, apparaissent au dessus des porte-avions vers 10h15. Tous les appareils sont récupérés à 13h30 et la flotte fait ensuite demi-tour, Nagumo refusant de tenter le sort en lançant une troisième vague.

Au total les japonais perdent 39 appareils. La première vague perd 9 appareils : 5 B5N2 , 3 A6M2 et 1 D3A1 et la seconde vague pas moins de 20 appareils : 6 A6M2 dont 3 du Soryu et 14 D3A1 dont 2 du Soryu.

Les 1er et 5ème divisions de porte-avions arrivent à Hashirajima les 23 et 24 décembre 1941 avant d'aller mouiller à Kure le lendemain, 25 décembre tandis que la 2ème division revient le 28 décembre 1941 après un détour par Wake.









Le Soryu à Wake

Le jour même de l'attaque sur Pearl Harbor, les japonais attaquent également en Malaisie, à Hong Kong, aux Phillipines et enfin Wake, une île minuscule entre le Japon et Hawaï. Cette opération aurait du être une formalité mais les japonais se heurtent à une telle résistance qu'ils demandent des renforts.

L'amiral Nagumo reçoit l'ordre de se détourner pour porter assistance à l'amiral Inouye mais ces navires sont à court de carburant. Il finit cependant par donner l'ordre le 16 décembre aux croiseurs Tone et Chikuma, à deux destroyers et surtout à la 2ème division de porte-avions (Soryu et Hiryu) de gagner Wake.

Le volume des communications radio fait que les américains sont informés mais ils n'ont guère de moyens à envoyer à la petite île qui est condamnée.

Le 21 décembre 1941 à 7h00, les deux porte-avions se mettent dans le vent pour lancer leur 49 appareils : le Hiryu lance 15 Val, 9 Zero et 2 Kate tandis que le Soryu lui lance 14 Val et 9 Zero. Les avions japonais arrivent au dessus de Wake surprennant les américains qui parviennent à endommager deux appareils. Les dégâts sur les installations de Wake sont importants mais négligeables sur le moral de Leathernecks.

Le 22 décembre à 6h30, le Soryu lance 4 Val pour des missions de patrouille, appareils qui sont relevés à 9h30 par 4 autres appareils du Hiryu. Un troisième raid est lancé à 11h00 avec du côté du Soryu 17 Kate et 3 Zero et 16 Kate et 3 Zero du Hiryu soit 39 appareils qui se heurtent aux deux derniers Wildcat disponibles. Deux Kate sont abattus pour le prix d'un Wildcat tandis que la DCA endommage plusieurs appareils dont un est obligé d'amerrir à proximité des navires.

Le débarquement des troupes japonaises à lieu le 23 décembre mais elles subissent de lourdes pertes obligeant les porte-avions à lancer de nouveaux raids. A 6h12, le Soryu se met dans le sens du vent pour lancer 6 Val et 6 Zero, les 12 appareils arrivant au dessus de Wake à 7h16 mais le bombardement est inefficace en dépit d'une DCA réduite.

Les appareils du Soryu sont suivis à 8h00 par 6 Val et 6 Zero du Hiryu avant que le Soryu n'envoie une nouvelle vague d'attaque composée de 9 Kate et 2 Zero qui arrivent au dessus de Wake à 9h10.

Un quatrième groupe d'attaque décolle du Hiryu à 9h05 avec 9 Kate et 3 Zero suivi de 9 autres Kate. Ce sera la dernière attaque japonaise, le commandant de la garnison de Wake ayant ordonné la capitulation en début de matinée. Wake est officiellement japonaise le 24 décembre, les deux porte-avions regagnant le Japon où il arrivèrent le 28 décembre.






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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Ven 15 Mar - 10:05

La Tornade japonaise (décembre 1941-mars 1942)

Après une période de repos, le Soryu et le Hiryu regagnent le Pacifique pour appuyer la foudroyante avance japonaise. Le 11 janvier, le Soryu et le Hiryu quittent Kure pour gagner Hashirajima puis appareillent le lendemain pour Palau qui est atteinte le 17.

Le 21 janvier, les deux porte-avions accompagnés par un croiseur lourd et cinq destroyers quitte Palau et se dirige vers les Célèbes où doit avoir lieu une opération aéroportée. Arrivée à l'est d'Halmahera, les deux porte-avions lancent une première attaque sur l'île d'Ambon (Indes Néerlandaises) avec 54 appareils (18 Val, 18 Kate et 18 Zero) mais les dégâts sont limités. Un second raid à lieu le lendemain, jour du débarquement.

Le 19 Février 1942, leurs appareils bombardent Darwin, en Australie.
En avril 1942, ils attaquent les bases navales britanniques en Océan Indien, de Colombo et Trincomalee et, participent ensuite à l'attaque et à la destruction des croiseurs HMS Cornwall, HMS Dorsetshire, du porte-avions HMS Hermes et du destroyer australien HMAS Vampire.









La fin du Soryu : Midway (4-6 juin 1942)

A 7h28, l'hydravion n°4 catapulté par le croiseur lourd Tonne annonce la présence de navires américains à 240 miles de Midway. Cette nouvelle fait l'effet d'une bombe et signifie que les américains sont au courant du plan japonais. Nagumo ne sait que faire, il hésite entre envoyer une deuxième attaque sur Midway ou attaquer les navires américains. Cette hésitation s'explique probablement par la série d'attaques menées par les avions basés à Midway qu'il s'agisse des Vindicator ou des B17.

A 10h25, c'est le Soryu qui est attaqué, qui encaisse entre trois (sources japonaises) et six bombes (sources américaines) mais le résultat est le même : le porte-avions est hors de combat. A 10h40, les machines stoppent et le commandant du navire, le capitaine de vaisseau Ryusaku Yanagimoto se laissent périr au milieu des flammes.

Le premier porte-avions à couler est le Soryu qui coule à 19h18 entrainant 718 membres de son équipage dont son commandant. Il est suivi par le Kaga qui coule à 19h25 après deux explosions internes qui achèvent le travail des bombes américaines.











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