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 Les porte-avions japonais

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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Ven 15 Mar - 10:15


Le Hiryu

Le Hiryu (de Hi «voler» et de Ryu «dragon» soit «dragon volant») est mis sur cale au Kaigun Kosho (Arsenal impérial) de Yokosuka le 8 juillet 1936 lancé le 16 novembre 1937 et admis au service actif le 5 juillet 1939.









Les premières années de sa carrière, le Soryu les passa au large de la Chine où il assura avec son sister-ship le Hiryu des missions de blocus et d'appui aux troupes japonaises engagées dans une guerre de conquête contre l'Empire du milieu.

Peu d'informations sont disponibles sur ses opérations qui allaient de toute façon faire pale figure par rapport à ce qui attendait le troisième vrai porte-avions japonais : la Seconde Guerre Mondiale et notament le raid sur Pearl Harbor.


Le 7 Décembre 1941, les IJN Soryu et Hiryu font partie de la deuxième Division de porte-avions qui attaque Pearl-Harbor.
Les deux bâtiments vont ensuite participer aux opérations contre l'ile de Wake fin Décembre.
Le 19 Février 1942, leurs appareils bombardent Darwin, en Australie.
En avril 1942, ils attaquent les bases navales britanniques en Océan Indien, de Colombo et Trincomalee et, participent ensuite à l'attaque et à la destruction des croiseurs HMS Cornwall, HMS Dorsetshire, du porte-avions HMS Hermes et du destroyer australien HMAS Vampire.









Midway (4-6 juin 1942)

Les porte-avions de l'amiral Nagumo (Akagi Kaha Soryu et Hiryu) appareillent du Japon le 27 mai accompagnés par les cuirassés Haruna et Kirishima, les croiseurs lourds Tone et Chikuma, le croiseur léger Nagara et 11 destroyers et sont à pied d'oeuvre le 4 juin à l'aube en même temps que les porte-avions américains : le Hornet et l'Enterprise du contre-amiral Raymons Spruance (surnomé la machine humaine pour son sang froid) et le Yorktown de l'amiral Fletcher qui commande le tout.


Le groupe de Hornet du capitaine de corvette Ring est séparée du reste de la force. Ils arrivent à 9h à la position esperée mais ne trouvent rien. 22 Dauntless rentrent sur le Hornet alors que 13 Dauntless et les dix Wildcat gagnent Midway mais les Wildcat et deux Dauntless sont perdus faute de carburant.

Le groupe de l'Enterprise dirigée par le capitaine de corvette Clarence MacClusky se dirige au 239 au lieu du 240 pour le groupe du Hornet. A 9h20, horizon vide, il continue au sud-ouest puis commence une recherche en carré et tourne de 90° à droite à 9h35. A 9h55, un destroyer japonais est repéré. Les Wildcat de la VT-6 doivent eux revenir sur l'Enterprise où ils appontent à 11h.

La VT-8 de Waldron attaque le Soryu à 9h25 sans attendre l'arrivée des Wildcat. C'est un massacre puisqu'aucune torpille ne touche et que tous les avions sont détruits. Un pilote survit, l'enseigne de vaisseau George Gray. Immédiatement derrière vers 9h40, les Devastator de l'Enterprise attaquent le Kaga pour le même résultat, quatre appareils parviennent à regagner le porte-avions mais aucun coup au but n'est enregistré.
Le massacre des avions torpilleurs américains favorisent l'action des bombardiers en piqué de l'Enterprise à 6000m ont repéré la flotte ennemie à 10h02, deux minutes après ceux du Yorktown.

Les japonais ne repèrent pas les bombardiers américains faute de radar et leurs chasseurs sont encore à basse altitude à pourchasser les Devastator et les Wildcat du Yorktown.









A 10h25, c'est le Soryu qui est attaqué, qui encaisse entre trois (sources japonaises) et six bombes (sources américaines) mais le résultat est le même : le porte-avions est hors de combat. A 10h40, les machines stoppent et le commandant du navire, le capitaine de vaisseau Ryusaku Yanagimoto se laissent périr au milieu des flammes.

Les japonais riposent. Le Hiryu seul porte-avions japonais intact lance à 10h45 une formation de 19 bombardiers en piqué Aichi D3A Val escorté par 6 Mitsubishi A6M Zero. Les Val attaquent sans escorte mais 8 d'entre eux réussissent à franchir le rideau de 12 Wildcat et placent trois bombes qui stoppent le porte-avions de 12h15 à 14h40.


Le Hiryu lance une seconde vague à 12h45 avec les avions qui restent en état à savoir dix avions torpilleurs Nakajima B5N «Kate» couverts par six Zero. Cette fois le Yorktown encaisse deux torpilles à bâbord à 14h46 pour la perte de trois chasseurs et cinq avions torpilleurs. Le Yorktown prend une giye de 26° et l'ordre d'évacuation est donnée à 15h. Le grand porte-avions finira par couler le 7 juin à 4h58 après avoir été touché par les torpilles du I-168

A la suite de cette attaque le Hiryu est repéré par deux Dauntless. Les porte-avions Hornet et Enterprise lancent un total de 39 bombardiers Dauntless qui attaquent à 16h45. Les 14 Zero ne peuvent faire grand chose et le dernier porte-avions encaisse 4 bombes. Le souffle est si puissant que l'ascenseur avant est projeté au pied de la passerelle !









Le Hiryu est le dernier porte-avions touché et le dernier à sombrer. Il stoppe à 21h23 et le destroyer Kazagumo accoste pour l'aider à stopper les incendies via ses propres lances et fournis des vivres aux équipes de secours. A 2h30, l'amiral Yamaguchi ordonne l'évacuation mais reste à bord tout comme le commandant du navire.

A 5h10, les destroyers Kazagumo et Yugumo lancent des torpilles avant de s'éloigner mais un B4Y1 du Hosho (le vieux porte-avions assurait la protection ASM du Yamato) repère que l'épave flotte toujours à 7h00 avant de couler à 8h20, de rares rescapés sont fait prisonniers le 19 juin par les américains.








Caracteristiques Techniques

Déplacement : (Soryu) standard 15900 tonnes pleine charge 18800 tonnes (Hiryu) standard 17300 tonnes pleine charge 20250 tonnes

Dimensions : longueur : (hors tout) 227.50m (ligne de flottaison) 222m (222.93m pour le Hiryu)
largeur : 21.30m (22.32m pour le Hiryu) tirant d'eau : 7.62m (7.74m pour le Hiryu)

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 152000 ch et entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 34.5 noeuds distance franchissable : 7680 miles nautiques à 18 noeuds (7670 miles nautiques à 18 noeuds)

Protection : inconnue

Armement :

12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux. Ce canon de 40 calibres tire des obus de de 35kg (explosif, perforant, éclairant) à une distance maximale de 14800m en tir à but surface (site : +45°) et de 9400m en tir antiaérien (site : +75°) à raison de 8 à 14 coups par minute.

L'affût double A1mod.3 pèse 29 tonnes et peut pointer en site de -7° à +90° (+8 à +85° selon d'autres sources) à raison de 12° par seconde et en azimut de 70 ou 150° en fonction de l'emplacement à raison de 6° par seconde. Chaque canon dispose de 300 obus soit un total de 3600.

28 canons de 25mm type 96 en 14 affûts doubles. Ce canon de 60 calibres tire des obus de 250° à une distance maximale comprise de 7500m en tir à but surface (+50°) et de 3000m en tir antiaérien (+85°) à raison de 220 à 260 coups/minute (théorique, la cadence pratique est de 110 à 120 coups). L'affût double pèse 1100kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360° . La dotation en munitions est de 2000 obus par canon soit un total de 48000 projectiles. Le nombre par pièce à probablement décru avec l'augmentation du nombre des pièces.

Le Hiryu dispose lui de 31 canons de 25mm du même modèle en 5 affûts doubles et 7 affûts triples.

Installations Aéronautiques/Groupe Aérien

-Pont d'envol de 227.50m de long sur 21.30m reliés à deux hangars superposés par trois ascenseurs

-Aucune catapulte

Sept brins d'arrêts et trois barrières

Le groupe aérien se compose de 57 appareils (en 1941 18 Val 18 Kate et 18 Zero) et 16 appareils démontés peuvent être transportés

Equipage : 1101 hommes et 23 hommes de plus quand il sert de navire amiral




Sources

Simon Liot de Nobrecourt La Flotte Combinée japonaise de Pearl Harbor à Hiroshima

Michel Ledet Samourais sur porte-avions : les groupes embarqués japonais et leurs porte-avions 1922-1944

Encyclopédie des armes éditions atlas tome 4 «les porte-avions du Pacifique» P881-900




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vania
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Ven 15 Mar - 10:50

Les Kaga, Akagi, Ryujo, Hiryu et Soryu sont de grosses bêtes, quand on voit la taille des marins embarqués dessus.
Ils font aussi un peu "Mécano", et ce type de montage se prête mal à la production de masse.
Chaque perte est irremplaçable et donc définitive ...
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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Sam 16 Mar - 2:15



PORTE-AVIONS CLASSE ZUIHO


HISTORIQUE


Le Zuiho (phoenix chanceux) est mis sur cale au Yokosuka Navy Yard comme ravitailleur de sous-marin sous le nom de Takasaki le 20 juin 1935, lancé le 19 juin 1936. Son achèvement en porte-avions ayant été décidé, il n'est mis en service que le 27 décembre 1940, formant la 3ème division de porte-avions en compagnie du porte-avions Hosho.









Les japonais ont parfaitement planifié leur entrée en guerre. Il faut dire qu'ils y travaillent depuis 1905, du temps pour tout planifier même si les moyens ont naturellement évolué.

La neutralisation de la flotte du Pacifique à Pearl Harbor doit s'accompagner d'une attaque contre les Phillipines, un protectorat américain très avancé sur le chemin de l'indépendance mais aussi contre Hong Kong et la Malaisie (colonies britanniques) et les Indes Néerlandaises, colonie des Pays Bas qui regorgeaient de pétrole et de caoutchouc indispensable pour la machine de guerre nippone.

Les grands porte-avions (Akagi Kaga Soryu Hiryu Shokaku et Zuikaku) étant occupés à Pearl Harbor, ce sont les plus petits qui sont chargés d'appuyer les assauts amphibies de l'armée japonaise . Cependant en raison d'un manque d'appareils et d'entrainement, seuls les Zuiho et Ryujo seront engagés, le Hosho et le Shoho étant réservés à l'entrainement.

Ce n'est que le 11 janvier que le porte-avions Zuiho entre en guerre, soutenant la prise de Menado (Indes Néerlandaises). Faute d'opposition aérienne, son groupe aérienne mène surtout des missions d'appui-feu.

Il est ensuite engagé dans la bataille de Midway. Cette bataille de quatre jours (3-7 juin 1942) est le tournant de la guerre du Pacifique puisque la progression japonaise est définitivement stoppée et le Japon ne fera plus que reculer.

Dans cette bataille, le Zuiho est intégré à la force d'invasion de Midway (vice-amiral Kondo) avec un groupe aérien composé de douze chasseurs (six A5M et six A6M2) et douze bombardiers-torpilleurs B5N2. A la différence des quatre porte-avions de l'amiral Nagumo, le Zuiho sort intact de cette bataille.

A partir du mois d'août 1942, les américains et les japonais s'affrontent durement pour le contrôle d'une petite île de l'archipel des Salomons : Guadalcanal. Du contrôle de cette île dépend soit la sanctuarisation de la sphère de coprospérité ou la sécurisation des lignes de communications entre l'Australie et les Etats Unis.

Outre une véritable guerilla navale symbolisé côté japonais par le «Tokyo Express», plusieurs affrontements «au dela de l'horizon» vont avoir lieu.











Le Zuiho si il manque la bataille des Salomons Orientales du 23 au 25 août, va participer à la bataille de Santa Cruz du 25 au 27 octobre au sein de la 1ère division de porte-avions en compagnie des Shokaku et Zuikaku.

Le 25 octobre, les américains disposent de la TF16 (amiral Kinkaid) avec le porte-avions Enterprise, le cuirassé South Dakota, le croiseur lourd Portland, le croiseur léger antiaérien San Juan et les 8 destroyers (Desron 5 et Desron 3); de la TF17 (amiral Murray) avec le porte-avions Hornet, les croiseurs lourds Northampton et Pensacola, les croiseurs légers antiaériens San Diego et Juneau et les 5 destroyers du Desron 2 et enfin de la TF64 de l'amiral Lee composée du cuirassé Washington, du croiseur léger Helena, du croiseur léger antiaérien Atlanta et de six destroyers du Desron 12.

Face à ce déploiement, les japonais disposent d'une force d'attaque avec trois porte-avions, un croiseur et huit destroyers; une force d'avant garde avec deux cuirassés, quatre croiseurs et sept destroyers; une force avancée avec six croiseurs, six destroyers et un porte-avions; une force d'appui avec deux cuirassés et six destroyers; une force d'assaut et de bombardement avec deux croiseurs et quatre destroyers et une force d'éclairage avec 12 sous marins et 220 avions basés à terre (la TF63 américaine dispose de 261 appareils basés à Guadalcanal _60_ Espiritu Santo _111_ et Nouméa avec 90 appareils).

Le 25 octobre, l'Enterprise lance seize Dauntless armés de reconnaissance peu après cinq heures qui découvrent le groupe d'avant garde à 6h17 (deux cuirassés quatre croiseurs et sept destroyers) mais ne voient pas les porte-avions croisant des Kate chargés de la même mission.

Les porte-avions de Nagumo sont localisés à 6h50 à moins de 200 miles des américains, les deux Dauntless attaquent malgré huit Zero dont trois sont abattus. Les nuages permettent ensuite aux américains de se camoufler. Une autre paire de Dauntless attaque à 7h40 plaçant deux bombes sur le Zuiho, les Dauntless abattent ensuite deux Zero. Une autre paire de Dauntless bombardent sans succès le Tone. Tous les appareils regagnent le porte-avions.

Les japonais ont aussi trouvé le Hornet à 6h30. Une première vague de 65 appareils décollent du Shokaku, du Zuikaku et du Zuiho à 7h. Une seconde vague de 44 avions se prépare ensuite dont 29 sur le Junyo, le Zuiho étant hors de combat.

Le Hornet fait partir le 26 à 7h30 une force de 15 Dauntless, 6 Avenger et 8 Wildcat alors que l'Enterprise envoie 3 Dauntless, 8 Avenger et 8 Wildcat suivis à 8h15 par 9 Dauntless, 9 Avenger et 7 Wildcat du Hornet. Les avions américains et japonais se croisent et une douzaine de Zero attaquent le groupe de l'Enterprise qui y perd quatre Wildcat et autant d'Avenger en perdant trois des leurs.

Les porte-avions américains séparés de dix milles sont couverts par 38 Wildcat dirigés par l'Enterprise mais mal positionnés ils interviennent trop tard et si l'Enterprise est sauvé par un grain, le Hornet est touché à mort.

Les japonais rassemblent ce qui leur reste d'appareils et le Junyo lance 15 avions à 13h15. Les Kate attaquent le groupe du Hornet à 15h15. Le Northampton largue la remorque juste à temps pour éviter les torpilles. Le Hornet en encaisse une puis les Val se présentent à 15h40 mais ne touchent rien. A 15h50, six Kate font un bombardement horizontal et touchent encore le Hornet à tribord arrière. Le Hornet est évacué alors qu'une dernière attaque par six chasseurs et quatre bombardiers qui mettent au but une bombe qui touche le pont du hangar.

L'évacuation achevée, le Mustin lance huit torpilles pour achever le porte-avions mais trois seulement le touchent. L'Anderson en place ensuite six mais le Hornet flotte toujours. Alors que les japonais se rapprochent, le Mustin et l'Anderson tirent 430 coups de 127mm. Le porte-avions se finalement achever par les japonais, le Hornet coulant à 1h35 le 27 octobre.

Envoyé à l'attaque des bâtiments japonais, les 52 avions du Hornet et les 12 survivants de l'Enterprise sont divisés. Un premier groupe du Hornet avec 15 Dauntless et 4 Wildcat est intercepté par les Zero mais les Wildcat les dégagent au prix de deux appareils. Le Shokaku encaisse au minimum quatre et probablement six bombes, une bombe tombant derrière l'ilôt et les autres groupés au milieu du navire derrière les ascenseurs.

Le pont d'envol éventré, un feu généralisé, le Shokaku est sauvé par miracle et gagne Truk le 28 octobre pour des réparations d'urgence lui permettant de rentrer au Japon. Il quitta Truk le 2 novembre 1942 arrivant à Yokosuka le 6 novembre 1942. il est mis au bassin du 8 février au 19 mars 1943 avant de gagner Kure le 27 mars 1943.

Remis en état, le porte-avions participe en janvier-février 1943 à l'évacuation japonaise de Guadalcanal en compagnie du Junyo et du Zuikaku.
Le 30 octobre 1943, il quitta Truk en compagnie des Zuikaku et Shokaku, du croiseur léger Agano pour renforcer les défenses de Rabaul, le Zuikaku lançant 24 chasseurs pour renforcer les défenses de Rabaul (opération RO) qui allait être attaquée sans répit par les américains jusqu'en février 1944 et peu à peu déperrir jusqu'à tomber comme un fruit mur à la fin de la guerre.


Les 19 et 20 juin 1944, le porte-avions Zuiho participe à la bataille de la mer des Philippines. Cette bataille provoquée par l'opération Forager _le débarquement américain sur les Mariannes_ est un véritable désastre pour l'aéronavale japonaise qui cesse d'exister avec la perte de 400 appareils («The Mariannas Turkey Shot») et de deux porte-avions, les Taiho et Shokaku.

Durant cette bataille, le porte-avions léger Zuiho intégré à la 3ème division en compagnie des porte-avions légers Chitose et Chiyoda, intégré à la force C du vice-amiral Kurita sort indemne de cette bataille.

Le 18 octobre 1944, la flotte japonaise à Brunei lança l'opération Sho-1, la contre-attaque planifiée contre le débarquement américain dans le Golfe de Leyte.

Le plan était une fois n'est pas coutume pour les japonais d'une simplicité biblique : les porte-avions de l'amiral Ozawa devaient attirer les porte-avions américains au nord de Leyte pour permettre à la Force Centrale de l'amiral Kurita d'entrer dans le golfe de Leyte et de détruire les navires américains couvrant le débarquement, il disposait pour cela de cinq cuirassés (Nagato, Kongo, Haruna, Yamato et Musashi)de 7 croiseurs lourd, de 2 croiseurs légers et 15 destroyers. La flotte japonaise appareilla ainsi de Brunei le 20 octobre.

Pourtant peu après son appareillage, la flotte japonaise fût repérée par deux sous marins américains qui torpillèrent deux croiseurs lourds dont le navire-amiral de Kurita, l'Atago. Kurita fût repêché par le Yamato mais en perdant du temps et des documents. Le 24 octobre 1944, la Force Centrale entra dans la mer de Sibuyan mais fût attaquée par cinq vagues d'appareils américains.









Le plan fonctionne à merveille et pendant que les cuirassés de l'amira Kurita s'attaquent aux destroyers, destroyers d'escorte et porte-avions d'escorte couvrant les troupes de la 7ème armée débarquée, les porte-avions d'Ozawa furent attaqués par les porte-avions de l'amiral Halsey. C'est la bataille du Cap Engano le 24 octobre 1944.

Le Zuiho survit que quelques minutes au dernier survivant du raid sur Pearl Harbor. Il est touché au même moment par trois bombes et deux torpilles sans compter les coups à toucher. La vitesse tombe à 12 noeuds à 14.00.

Le dernier moteur en marche est innondé, immobilisant le navire qui subit une quatrième et dernière attaque. La gite atteint 23° à 15.00 et l'ordre d'évacuation est donnée. Le Zuiho s'enfonce par l'arrière puis chavire sur tribord à 15.26, sa proue disparaissant en dernier. 759 hommes sont sauvés.




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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Sam 16 Mar - 2:23


Le Shoho


Le Shoho (Phoenix heureux) est mis sur cale au Yokosuka Navy Yard comme ravitailleur de sous-marins sous le nom de Tsurugisaki le 3 décembre 1934, lancé le 1er juin 1935 et admis au service actif le 15 janvier 1939.









Début 1940, il est retiré du service pour être transformé en porte-avions, travaux qui s'achève le 30 novembre 1941 quand le navire est remis en service. Il est rebaptisé Shoho en janvier 1942.

Basé dans un premier temps à Yokosuka au sein de la 4ème division de porte-avions pour entrainement, le porte-avions appareille pour Truk où il arrive le 10 février 1942. De retour à Yokosuka le 11 avril 1942, il reprend la mer le 18 avril pour un entrainement au large de Yokosuka, rentrant au port le 24 avril 1942.

Il regagne ensuite Truk, appareillant pour participer à l'opération en mer de Corail qui déboucha sur la bataille de la mer de Corail. La bataille de la mer de Corail est liée à la volonté de l'armée impériale de renforcer la sphère de coprospérité et de menacer l'Australie en s'emparant de la Papouasie Nouvelle Guinée en installant notament des aérodromes à Tulagi et à Port Moresby.

Cet affrontement allait être la première bataille «over the horizon» (au delà de l'horizon), les groupes aériens portant les coups sans que les navires ne soient au contact direct.









Les japonais annulent l'opération MO de débarquement à Port Moresby le 6 mai quand la TF17 organisée autour des porte-avions Lexington et Yorktown est signalée en mer de Corail. Les deux Task Force ennemies passe la journée du 6 mai à lancer des reconnaissances pour trouver l'ennemi.

Le 7 mai 1942, 12 Nakajima B5N2 décollent des Shokaku et Zuikaku. A 7h22, l'un de ces appareils, repère un porte-avions et un croiseur. En réalité, il s'agit du pétrolier Neosho et du destroyer Sims mais la force d'assaut japonaise ne va le découvrir qu'au moment où elle arrivera sur zone.

Cette force d'assaut se compose de 36 Aichi D3A1 Val (19 du Shokaku et 17 du Zuikaku), de 24 Nakajima B5N2 Kate (13 du Shokaku et 11 du Zuikaku) et 19 Mitsubishi A6M2 répartis de manière égale entre les deux porte-avions. Cette erreur était d'autant plus incompréhensible qu'à 8h10 un hydravion du croiseur Furutaka à repéré la TF17 à 80 miles de la position du «porte-avions» et du «croiseur».

Arrivé au dessus du Neosho et du Sims, les bombardiers en piqué attaquent alors que les torpilleurs font demi-tour. Le pétrolier encaisse 7 bombes plus un bombardier abattu qui s'écrase sur le navire alors que le Sims encaisse trois bombes et se casse en deux.

Le pétrolier réussit à se maintenir à flot jusqu'au 11 mai quand le destroyer Henley récupère 123 survivants du pétrolier et du destroyer avant d'achever l'épave au canon.

Côté américain, les Douglas Dauntless envoyés en reconnaissance repèrent les croiseurs Furutaka et Kinugasa à 7h15 puis à 8h15 2 porte-avions et 4 croiseurs. Fletcher est certain qu'il s'agit des Shokaku et Zuikaku, distants de quelque 200 miles de la TF17.









"Scratch one flat-top"

Les américains lancent 93 appareils (50 du Lexington et 43 du Yorktown ou 53 Dauntless, 22 Devastator et 18 Wildcat) mais en réalité il ne s'agit par des deux grands porte-avions mais du porte-avions léger Shoho. Ce dernier encaisse 13 bombes et 7 torpilles et coule à 11h30 ne laissant que 300 survivants. A cette occasion, le capitaine de frégate R.E Dixon lance le message resté célèbre «Scratch one flat-top» (rayez un pont plat).







Le Shoho est rayé des registres le 20 mai 1942.




CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Déplacement : standard 11262 tonnes pleine charge 13950 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 205.50m à la flottaison 201.43m largeur à la flottaison 18m tirant d'eau 6.63m

Propulsion : deux turbines à engrenages Kampon alimentées en vapeur par quatre chaudières Kampon Ro dévellopant 52000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 28 noeuds distance franchissable 7800 miles nautiques à 18 noeuds

Armement : 8 canons de 127mm en quatre affûts doubles (deux à tribord et deux à babord) et 12 canons de 25mm en quatre affûts triples

Installations aéronautiques :

-Pont d'envol de 180m de long sur 23m de large

-Deux ascenseurs axiaux

-Deux hangars superposés

-Cinq brins d'arrêts

Groupe aérien : 27 avions +3 de réserve

Equipage : 785 officiers et marins


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v2
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Sam 16 Mar - 14:08

Étrange le camouflage du Zuiho scratch
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vania
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Dim 17 Mar - 0:29

Beau montage en tout cas entre profils des navires et leurs photos colorisées ... Cool
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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Dim 17 Mar - 2:58



PORTE-AVIONS CLASSE JUNYO


Le Junyo

Présentation

Le Junyo est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki le 20 mars 1939 sous le nom de Kashiwara Maru. Réquisitionné le 10 février 1941, il fût lancé le 26 juin 1941 et admis au service actif le 3 mai 1942.

Cette conversion ne fût pas une réussite. Ces navires étaient aussi gros que les Shokaku avec un solide groupe aérien (53 aéronefs) mais ils n'avaient aucun blindage et une faible vitesse (25.5 noeuds) qu'ils les rendaient incapables de suivre le reste de l'escadre qui pouvait filer plus de 30 noeuds.



Kashiwara Maru











Carrière opérationnelle

A peine un mois après sa mise en service, le Junyo fût appelé à participer à l'opération MI, une opération destinée à provoquer la fameuse bataille décisive que les japonais appelent de leurs voeux depuis le début de la guerre.

Pour rappel au moment où la bataille va s'engager, le Japon est en pleine euphorie. Les objectifs ont été atteint en l'espace de trois mois (décembre 1941-mars 1942) et un vertige prend les autorités militaires et civiles japonaises : que faire ? Où aller ?

Il y à les hypothèses continentales comme l'URSS et la Chine, les hypothèses occidentales (Ceylan, océan Indien ce qui poussera les britanniques à s'emparer de Madagascar à titre préventif) ou encore une poussée en direction de l'Australie. C'est cette hypothèse qui est choisit avec une opération visant les Salomons, la Nouvelle Guinée lié à une opération contre Midway, la grande base américaine du Pacifique.

Le raid américain sur Tokyo et cinq autres villes japonaises le 18 avril 1942 réveille les japonais qui prennent conscience de la vulnérabilité de leur territoire métropolitain ce qui renforce la position de Yamamoto, promoteur de l'opération MI qui comme souvent du côté japonais est d'une incroyable complexité.

La cible principal est l'atoll de Midway qui doit être bombardé par les avions embarqués de Nagumo avant que les forces de l'amiral Kondo ne débarquent pour priver les américains de cette précieuse base.

Et pour simplifier ce plan, les japonais tentent de distraire les américains en voulant débarquer dans les Aléoutiennes à plusieurs milliers de kilomètres de là.

Vers 2h00, le 3 juin 1942, les porte-avions Ryujo et Junyo (4ème division amiral Kakuta) sont prêts à lancer leurs avions contre Dutch Harbor.


Le temps est complètement bouché et le décollage est retardé. Ce n'est qu'à 2h43 que les avions sont lancés à savoir 12 Aichi D3A1 et 6 A6M2 (Junyo) et 6 A6M2 et 14 B5N1 (Ryujo) soit 38 avions mais le temps provoqua la dispersion du groupe d'avions japonais et si les pilotes du Ryujo bien entrainés peuvent supporter, ce n'est pas la même chose pour les pilotes du Junyo bien moins entrainés.

C'est ainsi que seuls deux Zero du Junyo poursuivent la route en compagnie des avions du Ryujo (moins un B5N1 qui s'est crashé à la mer). Alors qu'il sort du port, le ravitailleur d'hydravions Gillis repère au radar les avions japonais et donnant l'alerte en prévénant le port.

Le temps s'étant éclaircit, les avions japonais s'en donnent à coeur joie provoquant de sérieux dégâts sur le port et les environs sans que les américains ne réagissent, les P40 arrivant alors que les avions japonais sont déjà repartis.

Cinq destroyers américains sont bien repérés mais les avions envoyés pour les attaquer (18 Val du Junyo et des B5N du Ryujo) sont obligés de faire demi-tour.

Durant la nuit du 2 au 3 juin, une terrible tempête disperse la flotte japonaise l'obligeant à renoncer au débarquement sur Adak et Kakuta décide de lancer le 3 juin un nouveau raid contre Dutch Harbor.

C'est ainsi qu'à 17h40, une vague de 10 A6M2, 11 D3A1 et 6 B5N soit 27 avions. Un Zero endommagé se pose en catastrophe sur l'île d'Akutan et en théorie ses deux alliers doivent détruire l'appareil mais pensant le pilote encore en vie ils s'abstiennent (le pilote est en fait décédé sur le coup les vertébres brisées). Les américains récupéreront l'avion, le remettront en état de vol et pourront ainsi trouver un moyen de le neutraliser.











Le raid terminé, les avions japonais sont surpris par neuf P40 qui abattent deux Val et endommagent deux Zero en l'échange (selon les japonais) de cinq P40. Vers 10h00, les avions de reconnaissance américains repère la flotte et donnent l'alerte. Six B-26 Marauder armés de torpilles décollent mais un seul appareil parvient à attaquer mais sans succès.

L'attaque de Dutch Harbor est terminée et avec elle la pseudo-diversion qui n'en est pas une. Entre-temps, l'amiral Kakuta à reçu de très mauvaises nouvelles de Yamamoto au sujet du revers subi à Midway et il ordonne aux deux porte-avions de descendre le rejoindre pour reprendre les combats....avant de se retracter et d'ordonner le retour au Japon.

Le Junyo est de retour à Ominato le 24 juin 1942 avant de regagner la mer intérieure où ils restèrent tout l'été et le début de l'automne. Ce n'est que le 9 octobre que le Junyo reprend le combat en arrivant à Truk pour participer aux opérations dans les Salomons et plus particulièrement près de Guadalcanal. Il participa à la bataille de Santa Cruz du 23 au 25 octobre mais ne subit aucun dommage.

Le 6 novembre 1942, il appareilla de Truk en compagnie des croiseurs de bataille Kongo et Haruna et du croiseur lourd Tone pour couvrir un convoi de renforcement des troupes japonaises à Guadalcanal, en ressortant indemne puisqu'il était de retour à Truk le 9 novembre. Il resta dans la région jusqu'à son départ pour Kure où il arriva le 11 décembre pour une truc courte escale.

En effet le 16 décembre 1942, il appareilla de Truk en compagnie du croiseur léger Agano et trois destroyers pour couvrir un convoi de ravitaillement à destination de Wewak (Nouvelle-Guinée) avant de regagner Truk le 20 décembre 1942.

Il assura des missions de couverture de convoi jusqu'à la fin de l'année 1942 et durant le mois de janvier 1943. Le 31 janvier 1943, il appareilla de Truk pour participer à l'opération KE, l'évacuation de la garnison japonaise de Guadalcanal, opération qui s'acheva par son retour à Truk le 2 février 1943.


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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Dim 17 Mar - 3:05



Le 16 février 1943, le Junyo appareilla de Truk pour regagner la mer Intérieure, arrivant à Kure le 22 février 1943. Il resta un mois au Japon avant d'appareiller du Japon le 22 mars 1943 et d'arriver à le 27 mars 1943. Le porte-avions ne participa pas à de grandes opérations, passant le plus clair de son temps à Truk à l'ancre.

Le 19 juillet, il appareilla de Truk pour Kure où il arriva le 25 juillet. Mis au bassin le lendemain, il y passa cinq jours jusqu'au 31 juillet avant de terminer son carénage à quai et de quitter l'Arsenal de Kure le 9 août puis de quitter le Japon le 15 août pour Singapour dans une mission de transport d'aviation, arrivant à l'ancienne base anglaise le 28 août 1943.

Le 4 septembre, le Junyo quitta «L'île aux lions» pour le Japon arrivant à Kure le 11 septembre où il resta jusqu'au 19 septembre quand il appareilla de Truk avec des troupes et des fournitures à destination des Carolines, arrivant à Truk le 24 septembre 1943.

Dès le 29 septembre, il quitta le «Pearl Harbor japonais» le 29 octobre 1943 pour Kure où il arriva le 5 octobre pour une semaine puisqu'il appareilla pour Truk le 12 octobre, arrivant à destination le 19 octobre 1943.

Le 31 octobre, il quitte Truk en compagnie du porte-avions d'escorte Unyo, des cuirassés Yamashiro et Ise et du croiseur lourd Tone pour Kure. Lors de ce transit, il est attaqué le 5 novembre par le sous marin américain USS Halibut qui place une torpille à tribord qui provoque la mort de quatre marins mais les dégâts matériels sont limités et le porte-avions peut regagner Kure avec comme seul handicap, une vitesse légèrement réduite.

Arrivé à destination le 19 novembre, il entre aussitôt au bassin pour un premier carénage du 19 au 25 novembre suivit d'un second du 21 décembre 1943 au 29 février 1944 (je ne connais pas les raisons de ce double carénage, peut être que les dégâts étaient plus importants que prévus et repérés à la sortie du premier carénage ? ).











Le 11 mai 1944, le porte-avions Junyo quitta le Japon en compagnie de son sister-ship Hiyo, des porte-avions Zuiho, Chitose et Chiyoda ainsi que du supercuirassé Musashi pour Tawi Tawi (une île au sud des Philippines à proximité de la Malaisie), arrivant à destination le 16 mai 1944.


Il est affecté à la flotte mobile de l'amiral Ozawa pour participer à l'opération «A-GO», la réponse japonaise au débarquement américain dans les îles Mariannes. Cette riposte débouche sur la bataille de la mer des Philippines (19-20 juin 1944) avec le célébrissime «Mariannas Turkey's Shot» au cours duquel 400 avions japonais furent abattus par les américains, marquant la fin de l'aéronavale japonaise comme entitée constituée.

Les américains ripostent le lendemain avec la mission au délà du crépuscule (Mission beyond the Darkness) à plus de 350 miles de leurs porte-avions. Le Junyo s'en tire mieux que son sister-ship puisqu'il encaisse vers 17.30 deux bombes à proxmité de l'îlot qui brise le conduit de cheminée et crible le pont d'envol d'éclats mais ne freine pas sa mobilité alors que le Hiyo touché par deux torpilles aéroportées allait sombrer après une violente explosion.

Le Junyo parvient à regagner sans encombre Hashirajima le 24 juin 1944 avant de gagner Kure le 6 juillet où il entra aussitôt au bassin où il resta immobilisé jusqu'au 14 juillet 1944. Il resta au Japon jusq'au mois d'octobre, appareillant de Sasebo le 30 octobre pour une mission de transport en direction de la baie de Brunei sur l'île de Bornéo en compagnie du croiseur léger Kiso et de trois destroyers.

Lors de son transit, le 3 novembre 1944, il est attaqué par le sous marin américain USS Pintado au sud de Mako vers 22.50 mais les torpilles qui lui était destiné sont interceptés par l'Akikaze qui se sacrifie pour protéger le précieux chargement et coule instantanément, les autres navires japonais en profitant pour s'enfuir vers l'ouest et arriver à destination le 6 novembre 1944.

Le 8 novembre 1944, il appareilla de Brunei pour Manille en compagnie du croiseur lourd Tone, du croiseur léger Kiso et des destroyers Yuzukin Uzuki et Shigure, arrivant à destination le 10 novembre pour une escale de 24h puisqu'il appareilla dès le lendemain pour Kure en compagnie des navires cités précédément moins le Kiso.


Le 13 novembre, il est attaqué au sud de Mako à 6.40 par le USS Jallao mais ne reçoit aucun dommage et arrive à Mako dans l'après midi probablement pour ravitailler puisque dès le lendemain, 14 novembre, il appareille pour Kure où il arriva le 23 novembre après avoir échappé à une nouvelle attaque d'un sous marin du «Service-silencieux».

Le 25 novembre 1944, il quitta Sasebo pour Manille via Mako, arrivant à destination le 30 novembre 1944. Il ne resta que 24h dans la capitale des Philippines puisque dès le lendemain il appareilla de Mako en compagnie des destroyers Fuyuzuki et Suzutsuki, retrouvant à Mako le 5 décembre, le croiseur de bataille Haruna et les destroyers Kasumi et Hatsushimo.

Il quitta Mako le 6 décembre 1944 embarquant 200 survivants du supercuirassé Musashi en compagnie du croiseur de bataille Haruna et des destroyers Suzutsuki, Fuyutsuki et Maki. Dans la nuit du 8 au 9 décembre vers 4.00, la task force fût attaqué par une meute composée des sous marins Sea Devil, Place, Barb et Redfish.

Le Junyo encaissa trois torpilles : deux à tribord qui noyèrent la soute à carburant aviation et la salle des machines tribord, une troisième torpille le touchant à la poupe. Embarquant 5000 tonnes d'eau et affichant une gite de 10 à 12° à tribord, perdant quatre officiers et 15 marins, ne devant son salut que par son entrée dans un haut fond où les sous marins ne pouvaient le suivre. Le 10 décembre, il arriva enfin avec le Haruna le 10 décembre 1944.

Le 18 décembre 1944, il entra au bassin pour réparations mais dès le lendemain, il quitta le bassin, les japonais renonçant à le réparer probablement en raison d'avaries trop importantes pour une industrie militaire aux abois.









Camouflé en baie d'Ebisu, le porte-avions fût attaqué à plusieurs reprises par les avions américains qui l'endommagèrent à plusieurs reprises. Placé en réserve au sein de la 4ème flotte, il resta mouillé en baie d'Ebisu en compagnie des porte-avions inachevés Kasagi (classe Unryu) et Ibuki (un croiseur lourd de classe Mogami dont la transformation en porte-avions ne fût jamais achevée).

Reclassé comme navire de défense côtière le 20 juin 1945, il ne devint plus qu'une épave flottante quand le 5 août 1945, il fût privé de tout son armement et de ses équipements pouvant être utilisés pour la défense côtière.













Une délégation d'officiers américains visita le navire mais sa remise en état (pour rapatrier les troupes japonaises) étant jugée trop couteuse, il fût décidé de le démanteler. Rayé des registres le 30 novembre 1945, il disparu sous les chalumeaux des démolisseurs en 1947 à Sasebo



Une faiblesse des JUNYO / HIYO était leur machinerie de destroyers, qui supportait mal les accélérations répétées des manoeuvres avia. Sous-motorisés, ces porte-avions connurent un taux de panne record qui ne fut guère dépassé que par le RYUHO.
On peut d'ailleurs penser que cette faiblesse aurait aussi touché les AMAGI et ASO de la classe UNRYU, égalements équipés de deux machineries de destroyers.

Deux raisons qui poussèrent à ne pas réparer le JUNYO fin 1944 furent la pénurie de carburant et de pilotes, ainsi que l'envoi des ouvriers des chantiers mobilisés dans les unités de défense côtière ou dans l'armée de terre.


Dernière édition par naga le Dim 17 Mar - 3:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Dim 17 Mar - 3:15



Le Hiyo

Présentation

Le Hiyo est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki de Kobe comme paquebot sous le nom d'Izumo Maru (Nippon Yusen Kaisan/Compagnie japonaise de navires à vapeur) le 30 novembre 1939. Réquisitionné le 10 février 1941, il est lancé le 24 juin 1941 et admis au service actif le 31 juillet 1942.

Cette conversion ne fût pas une réussite. Ces navires étaient aussi gros que les Shokaku avec un solide groupe aérien (53 aéronefs) mais ils n'avaient aucun blindage et une faible vitesse (25.5 noeuds) qu'ils les rendaient incapables de suivre le reste de l'escadre qui pouvait filer plus de 30 noeuds.










Carrière opérationnelle

Le 4 octobre 1942, le Hiyo appareilla de Saeki pour Truk, arrivant à destination le 9 octobre 1942, étant à cette occasion intégrée à la 2ème division de porte-avions de la 3ème flotte. Il appareilla le 11 octobre 1942 pour participer aux opérations qui allaient déboucher sur la bataille de Santa Cruz (23-25 octobre 1942).

Le 17 octobre 1942 alors qu'il opérait au large de Guadalcanal, un feu se déclara dans la salle diesels alternateurs. Les dégâts sont considérables, réduisant la vitesse du navire à 16 noeuds. Le porte-avions transfera une partie de ses avions et de ses pilotes au Junyo avant de gagner Truk où il arriva le 26 octobre 1942 pour des réparations.

En réparation à Truk, il reçut une bombe qui l'endommagea légèrement le 13 novembre et une autre le 30 novembre ce qui retarda les réparations qui furent néanmoins achevés le 5 décembre quand le porte-avions quita Truk pour Kure où il arriva le 11 décembre 1942.

Après des exercices en mer Intérieure en janvier et en février, il entra au bassin à Kure pour un petit carénage du 26 février au 4 mars 1943. Il appareilla pour Truk le 22 mars 1943 arrivant à destination le 27 mars. Le 12 avril 1943, il est légèrement endommagé par un raid aérien sur Truk.









Le 17 mai 1943, il appareilla de Truk en compagnie du reste de la flotte combinée qui ramena les cendres de l'amiral Yamamoto, tué le 18 avril 1943 quand son avion et celui de son état major furent abattus par des P-38 de l'USAAF.

Le 10 juin 1943, le Hiyo comme navire amiral de la 2ème division de porte-avions appareilla de Yokosuka pour Truk, escorté par les destroyers Ariake et Yugure. Le soir même à 20.00 au large de l'île de Miyake, le porte-avions fût touché par deux torpilles à tribord tirées par le sous marin Trigger. La salle des chaudières n°1 et 2 furent noyées et le navire privé de propulsion commença à s'enfoncer par la proue. Le navire fût cependant sauvé, la propulsion pu être remise en service et le navire regagna Tateyama vers minuit le 11 juin en gouvernant aux hélices.


Le navire regagna Yokosuka le 12 juin et le 15 juin, son groupe aérien (21 chasseurs, 9 torpilleurs et 18 bombardiers en piqué) étant affecté temporairement au porte-avions Ryuho (jusqu'au 31 août 1943). Entrant au bassin à l'Arsenal de Yokosuka le 29 juin, il y resta jusqu'au 15 septembre 1943.

Il gagna Kure le 29 octobre 1943, appareillant pour Singapour le 24 novembre 1943. Après une escale le 29 novembre 1943 à Manille, il appareilla le lendemain pour Singapour, arrivant à destination le 3 décembre.

Affecté à une mission de transport d'avions, il quitta Singapour pour Truk le 9 décembre avec des escales à Tarakan les 14/15 décembre et Palau les 18/19 décembre, arrivant à destination le 22 décembre 1943. Le 27 décembre 1943, il quitta l'atoll de Truk pour Saipan arrivant à destination le 29 décembre 1943.

Le 11 mai 1944, il appareilla de Saeki (Japon) pour Tawi Tawi (Philippines) en compagnie de son sister-ship Junyo, du Zuiho, des Chitose et Chiyoda et du supercuirassé Musashi, arrivant à destination le 16 mai 1944 après une escale à Okinawa le 12 mai.

Il est affecté à la flotte mobile de l'amiral Ozawa pour participer à l'opération «A-GO», la réponse japonaise au débarquement américain dans les îles Mariannes. Cette riposte débouche sur la bataille de la mer des Philippines (19-20 juin 1944) avec le célébrissime «Mariannas Turkey's Shot» au cours duquel 400 avions japonais furent abattus par les américains, marquant la fin de l'aéronavale japonaise comme entitée constituée.

Les américains ripostent le lendemain avec la mission au délà du crépuscule (Mission beyond the Darkness) à plus de 350 miles de leurs porte-avions. A 17.45, le Hiyo, le Junyo et le Ryuho escortés par le cuirassé Nagato, le croiseur lourd Mogami et des destroyers furent attaqués par des avions du porte-avions Enterprise.

une bombe toucha le porte-avions sur l'ilôt provoquant de sévères dégâts, une deuxième explosa sur le pont d'envol. Alors que l'équipage était encore sonné, six Grumman TBF Avenger du porte-avions léger Belleau Wood attaqua.

Deux appareils furent abattus mais un appareil parvint à lancer sa torpille qui toucha la salle des machines à tribord, l'appareil fût touché, heurta l'ilôt et se crasha en mer. Le porte-avions perdit rapidement de la vitesse. Le porte-avions s'écarta du reste de la flotte et deux heures après l'attaque, une terrible explosion secoua le navire peut être liée à une torpille lancé par un sous marin qui priva le navire de propulsion.

Le destroyer Uranami se posta à couple pour évacuer le navire mais l'incendie et les explosions l'obligèrent à battre en retraite. Le Hiyo commença à couler par la proue.

A 19.32, le Hiyo commença à s'enfonça dans l'eau entrainant 247 officiers et marins au royaume de Neptune. Plus de 1000 hommes furent récupérés par les destroyers Shigure, Michishio, Hamakaze, Hamanamin Akishimo et Hayashimo.

Le navire est rayé des registres le 10 novembre 1944.





Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 24140 tonnes pleine charge 27400 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 219.32m (flottaison) 215.30m largeur : 26.70m tirant d'eau : 8.15m

Propulsion : deux turbines à engrenages Kawasaki alimentées par 6 chaudières Kawasaki-Ramont dévellopant une puissance totale de 56630ch (57000 pour le Junyo) et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale : 26 noeuds (Junyo) 25.63m (Hiyo) distance franchissable : 10000 miles nautiques à 18 noeuds

Protection : aucune

Armement :

-12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux. Ce canon de 40 calibres tire des obus de de 35kg (explosif, perforant, éclairant) à une distance maximale de 14800m en tir à but surface (site : +45°) et de 9400m en tir antiaérien (site : +75°) à raison de 8 à 14 coups par minute.

L'affût double A1mod.3 pèse 29 tonnes et peut pointer en site de -7° à +90° (+8 à +85° selon d'autres sources) à raison de 12° par seconde et en azimut de 70 ou 150° en fonction de l'emplacement à raison de 6° par seconde. Chaque canon dispose de 300 obus soit un total de 3600.

-24 canons de 25mm type 96 en 8 affûts triples. Ce canon de 60 calibres tire des obus de 250° à une distance maximale comprise de 7500m en tir à but surface (+50°) et de 3000m en tir antiaérien (+85°) à raison de 220 à 260 coups/minute (théorique, la cadence pratique est de 110 à 120 coups).

L'affût triple pèse 1800kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360° . La dotation en munitions est de 2000 obus par canon soit un total de 48000 projectiles. Le nombre par pièce à probablement décru avec l'augmentation du nombre des pièces.

Le nombre de canons de 25mm fût régulièrement accru avec pour le Hiyo 8 affûts triples de 25mm supplémentaires en 1943 et douze autres canons en 1944 soit un total de 60 canons au moment de sa destruction.

Le Junyo reçut 8 affûts triples de 25mm en 1943 et en août 1944 31 autres canons de 25mm répartis en 3 affûts triples, deux affûts doubles et 18 en affûts simples soit un total en fin de carrière de 81 canons de 25mm (certaines sources cite 91 pièces). Le Junyo reçut également 6 lance-roquettes AA de 120mm.

Installations aéronautiques et groupe aérien
-Pont d'envol de 210.30m de long sur 27.30m de large relié aux deux hangars superposés par deux ascenseurs axiaux

-Sept brins d'arrêt

-Groupe aérien de 48 appareils (+22 en réserve)

Equipage : 1220 officiers et matelots




Sources

Simon Liot de Nobrecourt La Flotte Combinée japonaise de Pearl Harbor à Hiroshima
Michel Ledet Samourais sur porte-avions : les groupes embarqués japonais et leurs porte-avions 1922-1944
Encyclopédie des armes éditions atlas tome 4 «les porte-avions du Pacifique» P881-900

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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Lun 18 Mar - 13:31

Les porte-avions classe Chitose

La classe Chitose était constitué de deux unités, l'IJN Chitose et l'IJN Chiyoda.
Ces deux porte-avions légers étaient initialement des bâtiments de soutien d'hydravions, un an après le début de guerre avec les Etats-Unis, l'amirauté japonaise décida de convertir ces bâtiments en porte-avions.












L'IJN Chitose fut modifié par les chantiers navals de Sasebo et, l'IJN Chiyoda par les chantiers navals de Yokosuka.
Les deux porte-avions furent de nouveaux opérationnels au début de 1944, après avoir reçu un pont d'envol qui couvrait toute la surface du bâtiment et qui était desservi par deux ascenseurs.








La seule mission de ces porte-avions fut un sacrifice, qui se révéla inutile à l'issue de la bataille, engagé dans l'opération "Sho-Go", aussi appelé Bataille du Golfe de Leyte, cette dernière devait empêcher les troupes du général Mc Arthur de reconquérir les Philippines, les IJN Chitose et Chiyoda faisaient partie des bâtiments de la flotte "appât" de l'amiral Osawa.
Après avoir lancé sans succès leurs appareils dans un raid contre la Task-Force 38 de l'amiral Hasley, où la plupart des 116 avions japonais se firent abattre, les deux porte-avions subirent les assauts des appareils de l'US Navy.
Touchés à plusieurs reprises, l'IJN Chitose sombra le 25 Octobre à 09h37, suivi par l'IJN Chiyoda à 10h18.











Chitose Class en chiffres:

Déplacement: 15 500 tonnes
Longueur: 201,45 m
Maitre Beau: 20,8 m
Tirant d'eau: 7,5 m

Propulsion: 4 chaudières de 56 800 ch
Vitesse: 28,9 nœuds
Distance franchissable: 5 000 nautiques

Armement:
8× canons de 127 mm
30× canons anti-aériens de 25 mm

Appareils: 30

Equipage: 800 marins




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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Lun 18 Mar - 23:58


PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU


Genèse des Shokaku

Libérée des contraintes du traité de Washington, la marine japonaise peut se dôter des porte-avions qu'elle estime nécessaire pour sa guerre future qu'elle sait inévitable contre les Etats Unis. Les Soryu et les Hiryu se révèle à l'usage mal adaptés en raison d'un hangar trop étroit et de machines trop faibles.


Ces porte-avions bénéficient de toutes les innovations technologiques de l'époque.
Ils font partis du même programme de construction que le cuirassé Yamato, ce qui fait que ces navires se révèlent en de nombreux points, bien plus performants que ceux des alliés présents dans le Pacifique au moment de la déclaration de guerre du Japon.

L'IJN Shokaku et l'IJN Zuikaku disposent également des chaudières plus puissantes jamais montés sur un bâtiment de guerre de l'époque, ces dernières peuvent développer une puissance de 160 000 ch et propulser ces porte-avions à plus de 34 nœuds.

Ces deux porte-avions vont constituer la 5ème Division de porte-avions Japonais et opéreront de concert jusqu'à ce que le premier d'entre-eux sombre.








Le Shokaku participe à l'attaque de Pearl-Harbor, puis à l'invasion de la Nouvelle-Guinée. Il participe à la bataille de la mer de Corail où il est endommagé et doit retourner au Japon pour y subir des réparations.
L'IJN Shokaku prend part à deux autres batailles en 1942, la bataille des Salomon orientales et, la bataille des iles Santa Cruz.








Le 21 mai 1943, il gagna Yokosuka et retrouva le 22 mai les cuirassés Musashi, Kongo et Haruna, les porte-avions Junyo et Hiyo, les croiseurs Mogami, Kumano, Suzuya (7ème division) Tone et Chikuma (8ème division) venant de Truk et les croiseurs légers Agano et Oyodo ainsi que 11 destroyers pour défendre Attu et Kiska mais Attu tomba avant même que la force japonaise ait pu appareiller du Japon.

Le 31 mai 1943, le Shokaku appareille de Yokosuka pour Kure où il arrive le 2 juin 1943 et passa tout le moins de juin à s'entrainer notament avec son sister-ship le Zuikaku. Les deux porte-avions quittent le Japon le 9 juillet pour Truk où ils arrivent le 15. Il passa tout le mois d'août à l'ancre à l'exception d'une petite sortie le 3 et le 25 août 1943.

Le Shokaku quitta régulièrement Truk pour contrer les opérations des porte-avions américains mais réussir à bloquer les forces américaines pour la bataille décisive tant attendue par les japonais. Le 30 octobre, il quitta Truk en compagnie de son sister-ship le Zuikaku, du porte-avions léger Zuiho, du croiseur léger Agano pour renforcer les défenses de Rabaul, le Zuikaku lançant 24 chasseurs pour renforcer les défenses de Rabaul (opération RO) qui allait être attaquée sans répit par les américains jusqu'en février 1944 et peu à peu déperrir jusqu'à tomber comme un fruit mur à la fin de la guerre.

De retour à Truk, il quitta le «Pearl Harbor japonais» le 11 novembre 1943 pour gagner Yokosuka où il arriva le 15 novembre. Ce passage au Japon fût de courte durée puiqu'il quitta Yokosuka pour Truk le 26 novembre 1943, arrivant à destination le 1er décembre mais dès le 12 décembre, le porte-avions regagna Yokosuka où il arriva le 17 décembre 1943.

Il entra au bassin à Yokosuka le 27 décembre pour carénage qui l'immobilisa jusqu'au 6 janvier 1944 et les travaux achevés, il quitta Yokosuka pour retrouver le Zuikaku en Mer Intérieure afin de se remettre en condition en vue des futures opérations.

Il quitta le Japon le 6 février 1944 direction Singapour où il arriva le 13 février avant de gagner une semaine plus tard les îles Lingga au sud de Singapour et à l'est de Sumatra. Il passa le mois de mars à alterner entre les deux bases sus-nomées.

Le 25 mars 1944 alors qu'il était basé à Lingga, il devint le navire-amiral de la Flotte Mobile de l'amiral Ozawa jusqu'au 6 avril 1944 quand le Taiho le remplaçant. Il gagna ensuite le 15 mai 1944 Tawi Tawi, une île au sud-ouest des Phillipines à proximité de la Malaisie.

Le 13 juin 1944, le Shokaku appareilla de Tawi tawi pour participer à la défense de Saïpan qui allait être attaquée par les américains le 15 juin (opération Forager).

Les 18 et 19 juin, il participe aux attaques japonaises contre la TF58, attaque qui tourne au désastre (Mariannas turkeys shot).

Le 19 juin à 11h10, il récupéra 10 des 17 Mitsubishi A6M lancés pour couvrir les porte-avions mais douze minutes plus tard, à 11h22, le sous marin américain Cavalla (SS-244) le toucha avec trois torpilles à tribord, deux à l'avant à proximité des générateurs électriques et une à l'arrière du navire, provoquant la rupture des canalisations de carburant et de violents incendies.

Le Shokaku réussit cependant à se maintenir à flot en innodants les compartiments à babord, les japonais espérant sauver leur porte-avions mais à 12h10, une bombe stockée explosa provoquant de sérieux avaries, obligeant le commandant du navire à ordonner à ses avions de se poser sur le Zuikaku et le Taiho à 13h50 puis d'ordonner l'abandon du navire mais avant même que l'évacuation se termine, le porte-avions chavira et coula à 14h01, l'épave étant secouée par quatre explosives. 1272 marins et aviateurs furent tués et seuls 570 survivants furent récupérés par le croiseur léger Yahagi et les destroyers Urakaze et Hatsuzuki. Le Shokaku est rayé des registres le 31 août 1945.










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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Mar 19 Mar - 0:08



Le Zuikaku

Le Zuikaku («grue fortunée ou chanceuse») est mis sur cale aux chantiers Kawasaki de Kobé le 25 mai 1938 lancé le 27 novembre 1939 et admis au service actif le 25 septembre 1941.

La mise en service du Shokaku et du Zuikaku est accelerée pour participer à l'opération qui allait ouvrir la seconde guerre mondiale dans le Pacifique : l'attaque sur Pearl Harbor.







Le Zuikaku lance à partir de 6h15 25 Aichi D3A1 armés d'une bombe de 250kg et 8 Mitsubishi A6M2 de chasse, ayant pour cible pour les premiers l'aérodrome de Wheeler Field et les second devant attaquer Kaneohe et Bellows Field.

L'attaque sur Wheeler Field fût une réussite totale facilitée par le rassemblement des appareils pour contrer un sabotage. En quelques minutes, la base aérienne n'est plus qu'un amas de tolles fumantes d'autant que les Zéro du Soryu et du Hiryu s'étaient joins à la fête.

La deuxième vague est sur zone à 8h40 et ne peut naturellement bénéficier de l'effet de surprise. Les japonais ont donc décidé de ne pas engager de bombardiers-torpilleurs trop vulnérables. Un total de 168 appareils se dirigent sur Pearl Harbor sur les 172 prévus puisque deux Aichi D3A1 ne peuvent décoller et 2 Zero doivent faire demi-tour.

Le Zuikaku lance pour la deuxième vague 27 Nakajima B5N2 armés de bombes (deux de 250kg ou une bombe de 250kg et six de 60kg) chargés d'achever la besogne sur Kaneohe et sur Pearl Harbor.

L'attaque terminée, l'escadre de l'amiral Nagumo se rapproche à 190 miles des îles Hawaï pour faciliter la récupération d'appareils souvent au bord de la panne sèche.

Les premiers appareils, ceux de la première vague, apparaissent au dessus des porte-avions vers 10h15. Tous les appareils sont récupérés à 13h30 et la flotte fait ensuite demi-tour, Nagumo refusant de tenter le sort en lançant une troisième vague.

Au total les japonais perdent 39 appareils. La première vague perd 9 appareils : 5 B5N2 , 3 A6M2 et 1 D3A1 et la seconde vague pas moins de 20 appareils : 6 A6M2 dont et 14 D3A1 . Aucun appareil du Zuikaku n'à donc été abattu.


Après repos et ravitaillement, la 5ème division de porte-avions (Shokaku et Zuikaku) appareille de Hashirajima le 7 janvier 1942 pour participer au soutien des opérations contre Rabaul et Kavieng.

109 appareils sont lancés sur Rabaul le 20 janvier mais il y à si peu d'objectifs que tous les bombardiers ne peuvent larguer leurs projectiles. Quand aux défenseurs australiens, ils sont balayés sans que les chasseurs Zéro ne tremblent.

Le lendemain, 21 janvier, les Shokaku et Zuikaku escortés par le croiseur lourd Chikuma et de 3 destroyers pénètrent en mer de Bismarck (mer entre l'île de Nouvelle Guinée et l'archipel des Salomons, nom rappelant la courte période durant laquelle l'Allemagne avait été une puissance coloniale).

Les avions du Shokaku sont envoyés bombarder Kavieng puis les aérodromes de Lae, Salamaua, Wau et Madang. Les dégâts sont importants mais l'opposition est quais-inexistante. Le 22 janvier, 45 appareils des deux porte-avions vont bombarder Port Moresby provoquant de nombreux dégats puis d'effectuer un dernier raid sur Rabaul.

Les japonais s'emparent de Rabaul et de Kavieng le 23 janvier, les porte-avions reviennent ensuite à Truk mais si le Zuikaku y reste du 25 au 29 janvier, le Shokaku rentre au Japon le 3 février 1942.








Du 1er au 8 février 1942, il quitte Truk en compagnie des destroyers Shiranuhi, Kasumi et Urakaze pour poursuivre les porte-avions américains attaquant les îles Marshall mais il échoue à retrouver l'ennemi et rentre à Yokosuka le 13 février 1942.



Le Zuikaku à Guadalcanal

Inséparable de son sister-ship, le Zuikaku participe à la longue et terrible campagne de Guadalcanal déclenchée par la construction d'un aérodrome japonais sur l'île de Guadalcanal dans les Salomons ce qui aurait mis en danger les navires américains entre la Papouasie Nouvelle Guinée, la Nouvelle Calédonie et l'Australie et la riposte américaine avec le débarquement le 7 août 1942 (opération Watchtower).

Auparavant, il subit un carénage à Kure du 30 juillet au 12 août 1942 avant de gagner les Salomons et de participer le 24 août 1942 à la bataille des Salomons orientales au cours de laquelle il en sort intact à la différence du Ryujo qui est coulé. Même scénario le 26 octobre 1942 lors de la bataille de Santa Cruz au cours de laquelle ses appareils participe à la destruction du Hornet.

De retour à Truk le 30 octobre, il appareille pour Kure où il arrive le 9 novembre avant d'y passer près d'un mois puisqu'il gagne à la fin de l'année (28 décembre) Yokosuka.

Il ne s'attarde guère puisque dès le 4 janvier 1943 il est à Truk mais ce passage est éphémère puisqu'il retourne au Japon quasiment imédiatement y restant une dizaine de jours avant d'appareiller pour Truk le 18 janvier et d'arriver à destination 5 jours plus tard, le 23 janvier 1943.

Le 14 janvier 1943, les japonais débarquent un bataillon à Guadalcanal mais ce bataillon amené par le Tokyo Express n'est pas un énième renfort mais une unité destinée à couvrir le rembarquement de la garnison japonaise.







Le Zuikaku participe ainsi du 29 janvier au 8 février 1943 à l'opération KE d'évacuation, couvrant les destroyers de la 8ème flotte qui évacuèrent 10652 hommes sans que les américains ne s'en rendent compte, prennant l'arrivée des destroyers pour un nouveau convoi de renfort. Ils ne s'en rendirent compte que le 9 février permettant au général Patch de déclarer l'île sécurisée et aux mains des américains.





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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Mar 19 Mar - 0:14



De Guadalcanal aux Philippines (1943-44)


Le 3 mai 1943, le porte-avions quitta Truk pour la métropole, arrivant à Yokosuka le 8 mai 1943 probablement pour carénage et entretien mais le 15 mai, il appareilla de Kure pour contrer l'invasion américaine de l'île d'Attu, île des Aléoutiennes occupée depuis juin 1942 mais avant même que la force japonaise ne quitte le Japon, l'île était déjà aux mains des américains rendant inutile voir dangereux l'envoie d'une telle force pour une position somme tout secondaire.

Le 11 juin 1943, il est mis au bassin pour un petit carénage jusqu'au 19 juin 1943. Ravitaillé et prêt au combat, il appareilla de Kure le 10 juillet 1943 pour Truk où il arriva le 15 juillet 1943 mais sa première grande sortie eut lieu du 18 au 25 septembre pour tenter de contrer la TF15 américaine qui venait de bombarder Tarawa et Makin mais sans succès.








Il sortit une nouvelle fois à la mer du 17 au 26 octobre 1943 pour contrer la TF16 bombardant Wake mais là encore échoua à la surprendre pour provoquer une nouvelle bataille.

Il participa ensuite à l'opération RO de renforcement de Rabaul en compagnie de son jumeau, du porte-avions léger Zuiho et du croiseur léger Agano, lançant à 200 miles de la grande base japonaise 24 chasseurs pour renforcer les défenses malmenées par une campagne implacable de bombardement menée par l'US Navy et l'USAAF.

Le 7 décembre 1943, il quitta Truk pour Kure afin de subir un carénage qui l'immobilisa jusqu'à la fin janvier 1944. Le 6 février 1944, il quitta le Japon pour Singapour où il arriva une semaine plus tard, le 13 février mais il n'y resta qu'une semaine puisqu'il quitta le joyau de l'empire britannique le 20 février pour gagner Kure où il arriva le 27 février 1944.

Le 8 mars 1944, il quitta Kure pour Singapour où il arriva le 15 mars avant d'alterner entre Singapour et Lingga puis de gagner le 15 mai 1944 le mouillage de Tawitawi. Il participe ensuite la bataille de la mer des Philippines les 19 et 20 juin provoquée par la réponse japonaise au débarquement américains dans les îles Mariannes (opération Forager).

Alors que la flotte s'est déployée et à lancer une série d'attaques aériennes facilement repoussée par les chasseurs américains («The Great Mariannas Turkey's Shot») avec près de 400 appareils japonais abattus, les porte-avions japonais de la 1ère division (Taiho, Shokaku et Zuikaku) sont attaqués par des sous marins américains qui coulent le Taiho et le Shokaku, le Zuikaku devant récupérer tous les avions japonais survivants.

Le lendemain, il est attaqué par les avions américains qui placent une bombe juste derrière l'ilôt pendant que cinq autres bombes explosent à proximité fragilisant la coque par le souffle. Par chance, toutes les torpilles sont évitées et le début d'incendie jugulée. Le navire peut ainsi rentrer par ses propres moyens à Hashirajima le 24 juin 1944.









Entrant au bassin à Kure le 14 juillet 1944, il y resta jusqu'au 2 août avant de gagner les travaux de réparation achevées Oita, vivant sans le savoir ses derniers instants.

Le 18 octobre 1944, la flotte japonaise à Brunei lança l'opération Sho-1, la contre-attaque planifiée contre le débarquement américain dans le Golfe de Leyte. Le plan était une fois n'est pas coutume pour les japonais d'une simplicité biblique : les porte-avions de l'amiral Ozawa (sans avions à bord !) devaient attirer les porte-avions américains au nord de Leyte pour permettre à la Force Centrale de l'amiral Kurita d'entrer dans le golfe de Leyte et de détruire les navires américains couvrant le débarquement, il disposait pour cela de cinq cuirassés (Nagato, Kongo, Haruna, Yamato et Musashi)de 7 croiseurs lourd, de 2 croiseurs légers et 15 destroyers. La flotte japonaise appareilla ainsi de Brunei le 20 octobre.

Pourtant peu après son appareillage, la flotte japonaise fût repérée par deux sous marins américains qui torpillèrent deux croiseurs lourds dont le navire-amiral de Kurita, l'Atago. Kurita fût repêché par le Yamato mais en perdant du temps et des documents. Le 24 octobre 1944, la Force Centrale entra dans la mer de Sibuyan mais fût attaquée par cinq vagues d'appareils américains.









Le plan fonctionne à merveille et pendant que les cuirassés de l'amira Kurita s'attaquent aux destroyers, destroyers d'escorte et porte-avions d'escorte couvrant les troupes de la 7ème armée débarquée, les porte-avions d'Ozawa furent attaqués par les porte-avions de l'amiral Halsey.

Le Zuikaku en dépit de sa puissante DCA et du sacrifice de ses pilotes est touché par sept torpilles et neuf bombes ne lui laissant strictement aucune chance de survie. L'ordre d'abandonner le navire est annoncé à 13.58 et le pavillon est amené. Il commença à chavirer par babord et coula par la poupe à 14.14 entrainant avec lui le commandant du navire et 842 officiers et marins mais laissant 862 survivants.
Il est rayé des registres le 26 août 1945.











Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 25675 tonnes pleine charge 29800 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 257.50m (flottaison) 250m largeur : 28m tirant d'eau : 8.87m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 160000 ch et entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale 34.2 noeuds distance franchissable : 9700 miles nautiques à 18 noeuds en début de carrière portée ensuite à 12251 miles nautiques pour le Shokaku et 11789 miles nautiques pour le Zuikaku

Protection : ceinture blindée 51 à 150mm

Electronique : un radar type 13 de veille aérienne et un radar type 21 de veille combinée

Armement :

-12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux. Ce canon de 40 calibres tire des obus de de 35kg (explosif, perforant, éclairant) à une distance maximale de 14800m en tir à but surface (site : +45°) et de 9400m en tir antiaérien (site : +75°) à raison de 8 à 14 coups par minute.

L'affût double A1mod.3 pèse 29 tonnes et peut pointer en site de -7° à +90° (+8 à +85° selon d'autres sources) à raison de 12° par seconde et en azimut de 70 ou 150° en fonction de l'emplacement à raison de 6° par seconde. Chaque canon dispose de 300 obus soit un total de 3600.

36 canons de 25mm type 96 en 12 affûts triples. Ce canon de 60 calibres tire des obus de 250° à une distance maximale comprise de 7500m en tir à but surface (+50°) et de 3000m en tir antiaérien (+85°) à raison de 220 à 260 coups/minute (théorique, la cadence pratique est de 110 à 120 coups).

L'affût triple pèse 1800kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360° . La dotation en munitions est de 2000 obus par canon soit un total de 48000 projectiles. Le nombre par pièce à probablement décru avec l'augmentation du nombre des pièces.

En juin 1942, le Shokaku reçut 4 affûs triples supplémentaires de 25mm et en juillet 1943 deux affûts triples et 16 affûts simples de 25mm. Le Zuikaku reçut 26 pièces supplémentaires de 25mm en juillet 1944 et 6 lance-roquettes AA

Installations Aéronautiques/Groupe d'aérien :

-Pont d'envol de 242.50m de long sur 29m de large relié à deux hangars superposés par trois ascenseurs.
-Sept brins d'arrêt et trois ascenseurs
-Groupe aérien de 72 appareils et 12 en réserve (en décembre 1942, 18 Zero, 27 Val et 27 Kate)

Equipage : 1660 officiers et marins




Sources

Simon Liot de Nobrecourt La Flotte Combinée japonaise de Pearl Harbor à Hiroshima

Michel Ledet Samourais sur porte-avions : les groupes embarqués japonais et leurs porte-avions 1922-1944

Encyclopédie des armes éditions atlas tome 4 «les porte-avions du Pacifique» P881-900


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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Ven 22 Mar - 4:07

Historique

Le Taiho (grand phoenix) est mis sur cale aux chantiers Kawasaki de Kobe le 10 juillet 1941 lancé le 7 avril 1943 et admis au service actif le 7 mars 1944.

Une fois admis au service actif, le Taiho effectua sa mise en condition opérationnelle en Mer intérieure avant de gagner Singapour où il arriva le 5 avril 1944. Affecté à la 1ère division de porte-avions en compagnie des Shokaku et Zuikaku, le Taiho gagna la base de Lingga au nord de Sumatra mais le manque de carburant perturba l'entrainement des pilotes sans parler de la menace des sous marins américains qui rendait perilleuse toute sortie d'entrainement.









Le 15 avril, le vice-amiral Jisaburo Ozawa fit du Taiho son navire amiral et peu de temps après, la 1ère force mobile quitta Sumatra pour Bornéo et plus précisément la base de Tawi Tawi pour préparer la bataille décisive suivant l'opération A-Go




Une carrière opérationnelle de trois mois (mars-juin 1944)

Depuis avril 1943 et les premiers débarquement de MacArthur en Nouvelle Guinée les américains reconquièrent le Pacifique île après île, archipel après archipel avec chaque fois des batailles plus dures, le saut de puce devient de plus en plus sanglant.

En ce mois de juin 1944 la cible des américains est un groupe d'îles, l'archipel des Mariannes en plein Pacifique entre les Philippines et les Marshall, un positionement stratégique puisque des B29 basés ici pourraient atteindre le Japon.

Les deux camps sont donc conscients de l'importance de ces îles, cela ne pouvait donc déboucher que sur un affrontement : la bataille de la mer des Philippines dont son volet le plus important est connu sous le nom de «Mariannas Turkey's Shot» (le tir au pigeon des Mariannes).

L'opération amphibie américaine répond au nom de code «Forager» et prévoit le débarquement du Vème corps amphibie du général Smith, transporté et appuyé par des moyens navals considérables :

-551 navires de transport pour la 2ème et 4ème division de Marines (TG 52.3 pour la premère et TG 52.4 pour la seconde)

-Deux Task Group d'appui, le TG 52.10 avec les cuirassés Pennsylvania New Mexico et Idaho, les croiseurs lourds Minneapolis et San Francisco, les croiseurs légers Honolulu et Saint Louis et 9 destroyers et le TG 52.17 avec les cuirassés Tennessee, Maryland Colorado, les croiseurs lourds Indianapolis Louisville,Wichita,Mineapolis,San Francisco et New Orleans, les croiseurs légers Birmingham Montpelier et Cleveland et 25 destroyers

-Deux Task Group de couverture, le TG 52.11 composé des porte-avions d'escorte Kitkun Bay, Gambier Bay, Corregidor et Coral Sea et de 6 destroyers et le TG 52.14 qui lui dispose des porte-avions d'escorte Fanshaw Bay Midway, White Plains et Kalinin Bay et de 6 destroyers,

La TF58 qui assure l'appui et la couverture lointaine aligne à cette occasion sous le commandement de l'amiral Mitscher cinq Task Group :

-TG 58.1 : porte-avions Hornet, Yorktown, Belleau Wood et Bataan; croiseurs lourds Boston Baltimore et Canberra, croiseur léger Oakland et San Juan et 14 destroyers

-TG 58.2 : porte-avions Bunker Hill, Wasp, Franklin, Monterey et Cabot; croiseurs légers Mobile Santa Fe Biloxi et San Juan et 16 destroyers

-TG 58.3 : porte-avions Lexington, Enterprise, San Jacinto et Princeton; croiseur lourd Indianapolis croiseurs légers Montpelier Cleveland Birmingham; croiseur léger antiaérien Reno; 14 destroyers

-TG 58.4 : porte-avions Essex, Langley, Cowpens et Belleau Wood; croiseurs légers Vincennes Houston et Miami; croiseur léger antiaérien San Diego et 24 destroyers)

-TG 58.7 avec les cuirassés Washington et North Carolina (BatDiv 6) Iowa et New Jersey (BatDiv 7) Indiana (BatDiv Alabama et South Dakota (BatDiv 9); les croiseurs lourds Wichita, Minneapolis, New Orleans et San Francisco plus 13 destroyers).

La Fast Carrier Task Force lancent ses premiers raids aériens le 11 juin, les quatre groupes de porte-avions lançant 208 Hellcat et 8 Avenger sur Saipan et Guam dans le but d'y balayer l'aviation japonaise. Les 12 et 13 juin, le TG 58.1 se concentre sur Guam et les trois autres s'attaquent à Saïpan et Tinian. Après un bombardement mené par les cuirassés de la TF52, les deux divisions de Marines débarquent le 15 juin suivi par la 27ème DI le lendemain. Saïpan est prise le 9 juillet.

A l'annonce des premiers bombardements américains, l'opération A-GO est déclenchée le 11 juin et la 1ère Force Mobile appareille de Tawi Tawi le 13 juin 1944 pour les Philippines puis pour Saipan afin de localiser et de détruire les grands porte-avions américains.










Le 19 juin 1944 à 7.45, le Taiho se met face au vent pour lancer ses avions à savoir 16 A6M Zero, 17 D4Y Judy et 9 B6N Jill qui constitue une partie de la deuxième vague d'Ozawa.

Alors que les avions du Taiho se regroupaient, le sous marin américain Albacore (SS-218) repéra cette magnifique cible et lança à 8.10 une gerbe de six torpilles. Un des pilotes du Taiho, le premier maitre Sakio Komatsu jeta son appareil dans le sillage des torpilles et réussit à faire détonner une. Quatre des cinq torpilles survivantes ratèrent leur cible et une seule atteignit sa cible mais cette seule torpille scella le sort du plus moderne des porte-avions japonais.

Cette dernière explosa à tribord au niveau de l'ilot, brisant les citernes de carburant aviation et bloquant l'ascenseur avant. La brèche provoqua une entrée massive d'eau de mer ce qui obligea le capitaine à réduire sa vitesse. Aucun incendie ne s'étant déclarée, le Taiho continua ses opérations aériennes avec un ascenseur en moins.

Pourtant sournoisement, les vapeurs d'essence s'accumelèrent dans tout le navire, le mettant à la merci de la moindre étincelle. Faute d'expérience ou par malchance, les japonais tentèrent d'évacuer l'eau de mer à l'aide de pompes.

Le système de ventilation étant incapable d'évacuer les vapeurs d'essence, ce qui devait arriver arriva : une étincelle enflamma les vapeurs d'essence provoqua une gigantesque explosion à 15.20 (14.30 selon d'autres sources).
Selon un membre de l'état major d'Ozawa, elle fût si forte que le pont se souleva, laissant une plaie béante.

Le porte-avions rompit la formation et commença à s'enfoncer dans l'eau. L'amiral Ozawa aurait voulu sombrer avec le navire mais son état major réussit à le convaincre d'évacuer et de gagner le croiseur lourd Haguro à l'aide d'un destroyer.

Peu après le départ de l'amiral, le Taiho fût victime d'une nouvelle explosion et coula par la poupe sur les coups de 16.28 entrainant avec lui 1650 officiers et marins sur un total de 2150 hommes.

Le bilan de cette journée du 19 juin est resté dans l'histoire comme le «Mariannas Turkey Shot», les américains perdent 27 aviateurs, 31 marins, 108 blessés et 30 avions et les japonais 243 avions embarqués et une cinquantaine d'avions basés à terre. A cela s'ajoute les torpillages du Taiho et du Shokaku.



Plusieurs porte-avions japonais de la fin de la guerre furent perdus suite à l'explosion de leurs soutes à essence aviation : HIYO, TAIHO, TAIYO, ... Cela était dû à une faiblesse de conception.

Tandis que les Américains avaient adopté les soutes à essences entièrement isolées des parois de leur compartiment par des vides, les Japonais ne le faisaient que sur les parois verticales. Le fond et le sommet des réservoirs étaient les ponts, ce qui les rendait moins résistants aux avaries de combat.

Pire, une décision fut prise en 1944 de combler les lames vides autour des réservoirs avec du béton, sensé freiner les éclats d'obus, de bombe ou de métal en cas d'impact. En pratique, ce béton transmettait les ondes de choc aux réservoirs, et contribuait à les fracturer. Les vapeurs d'essence n'étaient plus contenues dans la lame d'air, puisqu'elle était comblée, et se répandaient dans le bord, rendant l'incendie ou l'explosion incontrolable.









Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 29300 tonnes pleine charge 34200 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout)260.50m (flottaison) 253m largeur : 27.70m tirant d'eau : 9.67m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 160000ch et actionnant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 33.3 noeuds distance franchissable : 10000 miles nautiques à 18 noeuds

Protection : ceinture de 55 à 152mm pont d'envol 75 à 80mm pont du hangar et parois latérales blindées à 32mm

Electronique : un radar de veille combinée type 21 (Radar de veille combinée disposant de deux antennes fonctionnant sur une longueur d'ondes métrique (1.5m) et pouvant détecter une formation aérienne à 120km et un avion isolé à 70km.)

un radar de veille aérienne type 13 (Un radar de veille aérienne équipé de deux antennes, l'une pour émettre et l'autre pour recevoir. C'était un radar métrique (longueur 2.0m) pouvant détecter un groupe d'avions à 100km et un avion isolé à 50km avec une marge d'erreur de 2 à 3km et de 10°.)

Armement :
12 canons de 100mm type 98 en six tourelles doubles (trois tribord et trois babord). Ce canon de 65 calibres tire des obus explosifs de 28kg à une distance maximale de 19500m en tir antisurface (+45°) et de 13000m en tir antiaérien à raison de 15 à 21 coups par minute.

La tourelle Model A pèse 34.5 tonnes en ordre de combat et peut pointer en site de -10° à +90° à raison de 16° par seconde et en azimut sur 70° à raison de 11 à 16° par seconde. La dotation en munitions est de 400 obus par tourelles soit un total de 2400 obus

-66 canons de 25mm type 96 en 22 affûts triples. Ce canon de 60 calibres tire des obus de 250° à une distance maximale comprise de 7500m en tir à but surface (+50°) et de 3000m en tir antiaérien (+85°) à raison de 220 à 260 coups/minute (théorique, la cadence pratique est de 110 à 120 coups).


L'affût triple pèse 1800kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360° . La dotation en munitions est de 2000 obus par canon soit un total de 44000 projectiles.








Installations aéronautiques

-Pont d'envol de 257.50m de long sur 30m de large relié aux deux hangars de 150m de long sur 5m de haut (largeur inconnue) superposés par deux ascenseurs axiaux. Le pont d'envol est en acier recouvert d'une couche de latex de 6mm d'épaisseur.

-Les deux ascenseurs d'une capacité de 7.5 tonnes mesurent 14m de long sur 14m de large. Un troisième était prévu dans les plans originaux mais abandonné pour accélerer la construction

-14 brins d'arrêt longitudinaux


Deux catapultes prévues à l'origine mais non installées (aucun porte-avions japonais ne reçut de catapultes)

Groupe aérien

Entre le design et la construction, le nombre d'appareils du Taiho connu des variations considérables. Il était prévu à l'origine pas moins de 126 appareils embarquables dont 30 en réserve démontés.

Il fût ensuite réduit à 64 appareils puis porté à 78 et enfin réduit à 53. cette variation s'explique par le fait que les appareils qui devaient être embarqués à l'origine n'étaient plus ceux que le Taiho pouvait espérer embarquer.


Ainsi, il n'embarqua jamais les 24 chasseurs Mitsubishi A7M2 Reppu («Sam»), 25 bombardiers-torpilleurs Aichi B7A2 Ryusei («Grace») et 4 avions de reconnaissance Nakajima C6N1 Saiun («Myrt»).

A la place, il embarqua 65 appareils dont 22 Mitsubishi A6M5 Reisen («Zero»), 22 Yokosuka D4Y1 Susei («Judy») dont 4 en version de reconnaissance D4Y1-C, 3 Aichi D3A2 («Val») et 18 Nakajima B6N2 Tenzan («Jill») (réduit à 56 le 19 juin 1944)

Equipage : 1649 hommes




Sources

Simon Liot de Nobrecourt La Flotte Combinée japonaise de Pearl Harbor à Hiroshima

Michel Ledet Samourais sur porte-avions : les groupes embarqués japonais et leurs porte-avions 1922-1944
Alexandre Sheldon-Duplaix Histoire mondiale des porte-avions des origines à nos jours
Encyclopédie des armes éditions atlas tome 4 «les porte-avions du Pacifique» P881-900



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vania
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Ven 22 Mar - 12:15

Liste impressionnante, mais à lire les caractéristiques et l'historique des ces navires, il en ressort que flotte japonaise avait la quantité, mais des faiblesses en qualité.
Les productions des chantiers navals rivalisant semble t-il difficilement dans ce domaine avec les occidentaux ...
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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Sam 23 Mar - 3:08



PORTE-AVIONS CLASSE UNRYU

Genèse des Unryu

Les Etats Unis et le Japon sont rivaux pour le contrôle du Pacifique depuis le début du siècle. La victoire des Etats Unis sur l'Espagne en 1898 voit le géant yankee prendre pied dans une zone que Tokyo considère comme sa chasse gardée (Philippines, Guam, le Pacifique en général). Cette rivalité s'exprime dans une folle course aux armements navals avec notament des programmes de construction de cuirassés démants dont on peut douter de la capacité des deux pays à les mener au bout.

Depuis sa victoire sur la Russie en 1905, la marine impériale japonaise (Nihon Teikoku Kaigun) se prépare à la guerre contre les américains. Conscient de la faiblesse de leur outil industriel par rapport au géant américain («un dragon qui dort» selon Yamamoto), elle pense compenser l'infériorité quantitative par une supériorité qualitative, faire plus gros, plus grand et plus puissant que les américains.

Ce choix concerne tous les navires qu'ils s'agissent des destroyers (les Fubuki sont considérés comme les meilleurs destroyers du monde) des croiseurs (les croiseurs lourds japonais donnent des sueurs froides aux amiraux américains par leur vitesse, leur puissance de feu et leur protection) des cuirassés (inutile de vous présenter les Yamato) mais aussi des porte-avions, les marines japonaises et américaines ayant compris leur importance dans une guerre future.

En septembre 1939, le Japon lance son 4ème plan naval qui prévoit la construction de deux cuirassés (les 3ème et 4ème Yamato), un porte-avions, six porte-avions d'escorte, six croiseurs, 22 destroyers et 25 sous marins.

Le plan suivit, le plan n°5 prévoit la construction de trois cuirassés, trois porte-avions, deux super-croiseurs (à canons de 305mm) 32 destroyers et 45 sous marins mais il est révisé après la connaissance du programme américain de la marine des deux océans (Two Ocean Navy) des 14 juin et 19 juillet 1940. Au final, les plans 5 et 6 totaliseraient sept cuirassés (des Super Yamato armés de 6 canons de 510mm) et pas moins de vingt-un porte-avions : cinq dérivés du Taiho et seize d'un nouveau type, une version simplifiée des Soryu, la classe Unryu.

Ce programme était naturellement un programme à long terme puisqu'il était prévu l'achèvement de 4 unités en 1944, 5 unités en 1945, 3 unités en 1946, 4 unités en 1947 et 4 unités en 1948.




Le Unryu

Le Unryu («dragons des nuages») est mis sur cale à l'Arsenal de Yokosuka le 1er août 1942 lancé le 25 septembre 1943 et admis au service actif le 6 août 1944.

Entré en service au moment du déclin de l'aéronavale japonaise, le Unryu ne participa à aucune opération offensive, étant par exemple absent de la bataille de Leyte, le champ du signe de l'aéronavale japonaise.








Le 13 décembre 1944, le Unryu chargea trente avions-fusées suicides Ohka pour le corps d'attaque spéciale de la marine impériale, destination Manille (Philippines). Le 17 décembre 1944, le porte-avions appareilla de Kure escorté par les destroyers Shigure, Hinoki et Momi, arrivant aux Philippines au moment des débarquements américains sur Luzon.







Le 19 décembre 1944, le Unryu est attaqué par le sous marin américain Redfish. Le submersible américain tira quatre torpilles, une toucha le navire à tribord le privant de toute propulsion à 16.35. Le sous marin fit surface et le porte-avions l'attaqua avec ses canons de 127mm mais à 16.50, une autre torpille explosa à tribord à l'arrière, faisant détonner les avions-fusées Ohka et les réservoirs de carburant. Le porte-avions était condamné avec pas de propulsion et une gite de 30° et le commandant du navire ordonna l'évacuation du navire qui coula en sept minutes engloutissant 1239 officiers et marins. Seulement un officier et 146 hommes furent repéchés par le Shigure qui les ramena à Sasebo le 22 décembre 1944.










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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Sam 23 Mar - 3:13



L'Amagi

L'Amagi («chateau fort» mais c'est surtout le nom d'un volcan) est mis sur cale à l'Arsenal de Nagasaki le 1er octobre 1942 lancé le 15 octobre 1943 et admis au service actif le 10 août 1944.








Bien que dôté d'un groupe aérien (23 Mitsubishi A6M Zero, 21 Aichi D3A Val et 21 Nakajima B6N Jill), l'Amagi ne participa à aucune mission opérationnelle. Il perdit rapidement son groupe aérien et ne servit plus que de batteries antiaérienne pour défendre la base navale de Kure. Attaqué une première fois le 19 mars 1945 sans incidence, il fût touché à quatre reprises les 24 et 28 juillet et finit par chavirer. Remis à flot à la fin de 1946, il fût démantelé en 1947.







Amagi coule a Kure





Amagi en 1946





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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Sam 23 Mar - 3:17



Le Katsuragi

Le Katsuragi (nom d'une montagne japonaise) est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki implantés à Kobe le 15 octobre 1942 lancé le 15 octobre 1943 et admis au service actif le 10 août 1944.






Le 27 novembre 1944, l'Amagi et le Katsuragi participent à un exercice avec les derniers aviateurs restants qui l'occupa jusqu'à la dissolution de la 1ère division de porte-avions le 10 février 1945.

Les deux navires restèrent désormais à quai, les avions du Katsuragi servant au sein du corps spécial d'attaque de la marine impériale au dessus d'Iwo Jima contre la flotte américaine.


Le 28 juillet 1945, une bombe d'une tonne toucha le Katsuragi et l'endommagea sévèrement. Remis en état, il servit de transport de troupes pour rapatrier les troupes japonais dispersées avant d'être vendu à la démolition le 22 décembre 1946 et démantelé en 1947.



Katsugari en 1946 (navire de transport)




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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Dim 24 Mar - 3:18


Le Kasagi


Le Kasagi est mis sur cale le 14 avril 1943 (chantier inconnu) lancé le 19 octobre 1944 mais comme les navires suivants, il ne fût pas achevé, les travaux étant arrêtés alors qu'il était à 84% d'achèvement en avril 1945. Il à été démantelé en 1946/47 à Sasebo.


















L'Aso

L'Aso est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki implantés à Kobe le 8 juin 1943 et lancé le 1er novembre 1944. En raison d'un manque de fournitures, l'Aso ne fût jamais mis en service (achevé à 80%), les travaux étant stoppés en janvier 1945. Démantelé en 1947, il servit entre-temps de cible pour les charges destinées à armer les kamikaze.











Fin 1946








Dernière édition par naga le Dim 24 Mar - 3:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Dim 24 Mar - 3:23



L'Ikoma


L'Ikoma est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki de Kobe le 5 juillet 1943 et lancé le 17 novembre 1944. Achevé à 60% au moment de la capitulation japonaise, il fût démantelé en 1947 comme tous les autres Unryu survivants.











Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard : 17150 tonnes (Unryu) 17460 tonnes (Amagi) 17260 tonnes (Katsuragi)
pleine charge : 20400 tonnes (Unryu) 20450 tonnes (Amagi) 20200 tonnes (Katsuragi)

Dimensions : longueur (hors tout) 227.35m (à la flottaison) 223m largeur : 22m tirant d'eau : 7.76m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 152000 ch (104000 ch pour le Katsuragi et l'Aso munis du système de propulsif d'un destroyer) entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale 34 noeuds (32 noeuds pour le Katsuragi et l'Aso) distance franchissable : 8000 miles nautiques à 18 noeuds.


Protection : pont blindé (probablement celui du hangar) 25mm ceinture blindée 46mm (50mm pour le Katsuragi et l'Aso)

Electronique : un radar de veille combinée type 21 (Radar de veille combinée disposant de deux antennes fonctionnant sur une longueur d'ondes métrique (1.5m) et pouvant détecter une formation aérienne à 120km et un avion isolé à 70km.)

un radar de veille aérienne type 13 (Un radar de veille aérienne équipé de deux antennes, l'une pour émettre et l'autre pour recevoir. C'était un radar métrique (longueur 2.0m) pouvant détecter un groupe d'avions à 100km et un avion isolé à 50km avec une marge d'erreur de 2 à 3km et de 10°.)

Armement :

12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux. Ce canon de 40 calibres tire des obus de de 35kg (explosif, perforant, éclairant) à une distance maximale de 14800m en tir à but surface (site : +45°) et de 9400m en tir antiaérien (site : +75°) à raison de 8 à 14 coups par minute.

L'affût double A1mod.3 pèse 29 tonnes et peut pointer en site de -7° à +90° (+8 à +85° selon d'autres sources) à raison de 12° par seconde et en azimut de 70 ou 150° en fonction de l'emplacement à raison de 6° par seconde. Chaque canon dispose de 300 obus soit un total de 3600 projectiles.

-63 canons de 25mm type 96 en 13 affûts triples et 24 affûts simples. Ce canon de 60 calibres tire des obus de 250° à une distance maximale comprise de 7500m en tir à but surface (+50°) et de 3000m en tir antiaérien (+85°) à raison de 220 à 260 coups/minute (théorique, la cadence pratique est de 110 à 120 coups).

L'affût triple pèse 1800kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360° . l'affût simple pèse 785kg et dispose des mêmes performances.

La dotation en munitions qu'elle soit globale ou particulière est inconnue.

Le Katsuragi reçut également en 1944, 180 roquettes de 120mm antiaériennes en six affûts à 30 tubes. L'Aso inachevé aurait du également recevoir un tel armement. Les autres Unryu disposaient eux de 168 roquettes de 120mm antiaériennes en six affûts à 28 tubes.

Cette roquette censée créer un véritable barrage contre les attaques aériennes massives avait une portée comprise entre 1000 et 4800m mais comme toutes les tentatives de roquettes antiaériennes, le système semble avoir été assez peu efficace.


Installations aéronautiques et groupe aérien

-Pont d'envol de 216.90m de long sur 27m de large
-Deux hangars
-Deux ascenseurs axiaux
-Pas de catapulte
-neuf brins d'arrêts
-Groupe aérien de 57 appareils plus 8 en réserve.

Equipage : 1376 officiers et marins pour l'Unryu et l'Amagi et 1500 officiers et marins pour les autres.



Sources

Simon Liot de Nobrecourt La Flotte Combinée japonaise de Pearl Harbor à Hiroshima
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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Lun 25 Mar - 10:07



Porte-avion Ibuki inacheve

Au commencement,un croiseur.

Le Croiseur Ibuki devait avoir un armement semblable au Mogami,avec dix canons de 203 mm montées dans cinq tourelles jumelles.
Il devait avoir un armement secondaire de huit canons de 127 mm double, seize tubes 600 mm de torpilles et deux catapultes pour trois hydravions.Il devait avoir une vitesse maximale de 33 kn (61 km/h;38 kms/h).Le Mogami avait été construit pour économiser le plus de poids possible,mais a dû être largement reconstruit peu de temps après pour réparer plusieurs défauts.
Parce que l'on a commandé l Ibuki après que le Japon avait ete retiré du Traité Naval de Washington,il n'a pas été gêné par la limitation de 10,000 tonnes de déplacement pour les croiseurs,il a été conçu pour peser 12,200 tonnes avec un bon équilibre en armement,enblindage,en vitesse et navigabilité.
L Ibuki a été lancé au Chantier naval de Kure le 21 mai 1943.









Le porte-avion

La Marine imperiale japonaise a envisagé pour l Ibuki d en faire un transporteur pour le reaprovisionement des troupes,mais,puisque la coque de l'Ibuki était déjà complète et que le Japon avait grand besoin de porte-avions,elle a été remorquée à Sasebo en novembre 1943 pour
être converti en porte-avions léger.







L Ibuki a été construit avec un pont d envol de 205 mètres de long,deux ascenseurs qui desservent un hangar simple et une petite structure d'île de tribord.Il devait avoir un armement très léger de seulement quatre canons de 76 mm et quarante-huit canons de 25 mm antiaériens.
Quand même,il aurait seulement pu exploiter 27 avions dans son hangar et encore 10 à 11 sur son pont,moins que d'autres porte-avions légers japonais.Sa vitesse maximale a été réduite à 29 kn (54 km/h; 33 kms/h),qui était toujours assez pour des opérations de flotte.
Deux radars 21 devaient être adaptés et des lanceurs pour des roquettes 120 mm antiaériennes étaient postérieurement incluses.








À la fin 1944,la Marine japonaise a aussi manqué d'avion,d'équipage formé et de carburant aviation.Le manque de porte-avion était devenu obsolete.Les travaux ont continue cependant,jusqu'à mars 1945,quand le chantier naval endommage et les manques matériels du aux bombardements Américains et aux attaques sous-marines ont fait que la construction devenait impossible.
Le 16 mars 1945,le travail sur l Ibuki a officiellement cessé quand il était a 80 % complet.Il a été abandonnée à Sasebo en 1947.











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MessageSujet: Re: Les porte-avions japonais   Lun 25 Mar - 11:15

Citation :
La Marine imperiale japonaise a envisagé pour l Ibuki d en faire un transporteur pour le reaprovisionement des troupes,mais,puisque la coque de l'Ibuki était déjà complète et que le Japon avait grand besoin de porte-avions,elle a été remorquée à Sasebo en novembre 1943 pour être converti en porte-avions léger.
Pragmatiques ces japs, mais ces transformations n'étaient vraiment pas adaptées à la production de masse, alors que de l'autre côté c'était le contraire, tout était conçu pour réduire les coûts et sortir le maximum de navires.
Difficile aux japonais de rivaliser avec les U.S.A. en matière de production industrielle ...
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