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 La bataille d'Ouman et la conquête de la boucle du Dniepr

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Erich Marcks
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MessageSujet: La bataille d'Ouman et la conquête de la boucle du Dniepr   Mar 19 Aoû - 11:44

La bataille d'Ouman et la conquête de la boucle du Dniepr 12 juillet-21 août 1941



Le 10 juillet, le GA « Sud » reçoit pour mission de s'emparer de Kiev, du Donbass et des bases navales de la flotte de la mer Noire et de créer ainsi les conditions nécessaires au développement d'une offensive ultérieure le long de la rive gauche du Dniepr vers le sud-est et le sud afin de détruire les dernières unités de l'Armée Rouge stationnées en Ukraine.
Face au dispositif allemand et allié et comme dans les autres grands secteurs du front, l'organisation du commandement soviétique à été modifiée depuis le 10 juillet. Les forces constituant le front du Sud-Ouest, du Sud et de la flotte de la mer Noire ont été réunies dans une « direction du Sud-Ouest » placées sous le commandement du Maréchal Boudienny épaule par N.S.Kroutchev, membre du soviet militaire, chargé en fait d'organiser l'évacuation du potentiel industriel vers l'est.

Boudienny
Au cours du mois de juillet, Boudienny qui a reçu de Staline la mission de défendre Kiev à tout prix, reçoit d'importants renforts acheminés par voies de chemin de fer. En raison de la configuration du système ferroviaire ukrainien, ces forces sont réparties en deux groupements : le premier est centré autour de Kiev, le second, qui draine les troupes venues de Nikopol et Krivoï Rog et des districts de Crimée et d'Azov, autour d'Ouman. Ce second groupe est destiné à contre-attaquer vers la Bessarabie et les pétroles roumains. En tout, Boudienny dispose de plus d'un million et demi d'hommes, reprsésentant plus de la moitié des grandes unités de l'Armée Rouge et 2500 chars.
A la mi-juillet, la 6.Arme reprend son offensive en direction de Kiev. Mais son flanc nord ne tarde pas à être menacé par des contre-attaques répétées de la 5e armée du général Potapov, les divisions des XVII., et LV.A.K., sont obligées de mener de durs combats défensifs.
Devant cet échec, Hitler décide de diviser la Panzergruppe 1 en trois groupements. A défaut de créer une poche à l'ouest du Dniepr ces trois groupements en établiront deux plus petites : une première autour de Vinnitsa, après quoi, la Panzergruppe pourra, en coopération avec la 6.Armee, établir une tête de pont sur la rive gauche du Dniepr. Mais le Generalfeldmarschall von Runstedt s'oppose au fractionnement de sa Panzergruppe. A force de persuasion, il parvient à convaincre Hitler de tenter un encerclement autour de la ville d'Ouman, important noeud routier, situé à environ 200 km au sud de Kiev, à l'aide d'action convergente de la Pz.Gr.1 arrivant au nord et de la 17.Armee et du corps rapide hongrois arrivant de l'ouest.
La bataille d'Ouman

Von Kleist
Le 12 juillet, le generaloberts von Kleist, qui a achevé de concentrer ses trois corps motorisés autour de Jitomir, est prêt à repartir à l'offensive. Les 15 et 16 juillet, les III.et XXXXVIII. A.K.(mot) constituant respectivement les ailes gauche et droite de la Pz.Gr.1, percent vers le sud-est de part et d'autre de Belaja-Zerkov. A l'aile droite, e le XXXXVIII.A.K.(mot) qui a reçu l'ordre de se diriger vers Ouman, s'empare de la ville de Kazatin. Les communications nord-sud de Boudienny sont coupées. Au lieu d'engager un vaste repli général vers la boucle de Dniepr en accrochant solidement ses flancs à Kiev et à Odessa, le maréchal soviétique se contente de demi mesures. Ainsi, le 16 juillet, il ordonne l'évacuation de Kichinev et un premier repli sur le Dniestr tandis que le 17 juillet, il prescrit la concentration des réserves autour d'Ouman.
Pendant ce temps, la Pz.Gr.1 poursuit son avance vers le sud. Le 18 juillet, l'aile gauche du III.A.K.(mot) prend Belaja-Tzerkov. Le 20 juillet, six divisions d'infanterie et deux de cavalerie de la 26e armée soviétique contre-attaquent dans le secteur du même III.A.K.(mot). Mais la préparation de cette opération ayant été décelée par l'écoute des communications radio imprudemment faites en clair, cette tentative est brisée en quelques heures et n'affecte en rien la progression des chars allemands.
Il n'en est pas de même pour l'aile droite de la Pz.Gr. Le 20 juillet, le 11. et 16.Pz.Div. reçoivent l'ordre de poursuivre leur progression vers le sud-est. Les deux division s'enfoncent profondément dans le dispositif soviétique en direction d'Ouman mais elle ne tardent pas à être contre-attaquées.

Crüwell
Dans le secteur de la 11.Pz.Div., la route est ouverte par la I.Abteilung du Pz.Rgt.15. Cette dernière se met en route aux premières heures de la matinée avec comme objectif Ouman.
Les Panzers progressent sur des chemins boueux. Les fantassins ont pris place sur les chars, formant d'épaisses grappes humaines. Une légère résistance est brisée près de Bazowka et un peu plus au sud. A 1500h la petite localité de Sokolowka est prise. Mais, entre-temps, la météo s'améliore et l'aviation soviétique ne tarde pas à intervenir. Les unités de tête de la division sont prises à partie par les bombes et les armes de bord. La progression est ralentie mais pas interrompue. La voie ferrée apparaît alors, à environ 4 km au sud de Vestorawska. Un trafic intense se déroule en direction de l'est. Les tankistes demandent l'intervention de la Luftwaffe mais en vain. Aussi, la I.Abteilung est lancée à l'attaque. Elle parvient à bloquer le long train de marchandises sur lequel sont chargées des carcasses de T-34 et à couper la voie. La progression vers Ouman reprend, mais le Kampfgruppe s'est largement étiré, ce qui oblige à faire de fréquentes pauses. La 5e compagnie ferme la marche. Au moment où elle s'apprête à franchir la voie un homme s'exclame : il y a là des chars de la 16.Pz.Div. ! Effectivement, les tankistes peuvent voir sur leur droite une colonne de chars progressant à la parallèle sur un axe très proche. Les chars avancent toutes trappes ouvertes avec une partie de leurs équipage à l'extérieur. Cependant, le chef de la 5e compagnie, le Hauptmann Zügner, qui se méfie de cette paix apparente, commence à avoir quelques doutes. Par radio, il demande au PC de l'Abteilung qui avance devant lui s'il s'agit bien de panzers amis. Peu satisfait de la réponse qu'on lui donne, il saisit des jumelles et observe les chars. Il reconnaît à temps les engins, se sont des Russes ! Zügner envoie aussitôt un nouveau message radio à l'Abteilung et signale qu'il s'agit de chars ennemis et qu'il s'apprête à les attaquer. Les chars de la compagnie ont entendu le message. Auusitôt, les fantassins sautent à terre et les panzers effectuent un virage à droite, fonçant vers l'ennemi. L'attaque surprend les Russes qui n'offrent quasiment pas de résistance. Trois T-34 son t touchés et restent bloqués, les chenilles démolies. Mais il est difficile de faire mieux avec un canon court de 5cm et encore moins avec un 3,7cm KwK. Une fois revenus de leur surprise, les autres chars soviétique font demi-tour. Cherchant leur salut dans la fuite, ils disparaissent bientôt dans un bois situé à l'ouest de l'axe de progression. Entre-temps, les hommes de la 5e compagnie s'approchent des chars immobilisés. Mais les équipages ignorent les injonctions de se rendre. Ayant récupéré du choc initial, certains d'entre eux s'enhardissent. Des hommes prennent des bidons, grimpent sur les T-34 et les arrosent d'essence. Les chars s'enflamment aussitôt comme des torches.

La 5e compagnie reçoit l'ordre d'assurer la protection de l'axe de progression vers l'ouest et de rester sur la ligne de chemin de fer. Elle quitte l'ordre de marche de la division et part se mettre en position à gauche et à droite de la voie ferrée avec les 7 panzers qui lui restent. Deux pièces de Flak de 8,8 cm complètent le dispositif. Pendant que se déroule ces événements, la tête de la division dépasse Zibermanovka. Elle poursuit sa progression et atteint les abords de la cote 251 à environ 15 km au nord d'Ouman. Cette position est particulièrement importante pour la suite des opérations et doit être prise à tout prix. Mais elle est bien défendue par une unité blindée. Pour la première fois depuis plusieurs jours, le Pz.Rgt.15 va rencontrer une forte résistance. Un duel s'engage entre les chars de la 11.Pz.Div. et les engins soviétiques. Au cours de ces combats, le char du commandeur du régiment, l'Oberst Riebel, s'arrête à côté de celui du commandeur de la

Oberst Riebel
I.Abteilung, le Hauptmann Pricken, alors que leurs panzers sont en train de se replier sous le feu de l'ennemi. Riebel hurle à Pricken : « tirez, tirez ! » ce à quoi Pricken rétorque : «  Oui, mais je n'ai qu'un canon en caoutchouc ! ». Dans la fièvre du combat et oubliant qu'un panzer de commandement n'avait qu'un canon factice, le commandeur du régiment lui rétorque avec force : »Rien à foutre, tirez ! » peu après, la I.Abteilung repart à l'attaque et parvient finalement à s'emparer de la cote 251.
Mais la pluie se remet à tomber avec plus d'intensité. Les chemins se transforment en bourbier, rendant impossible l'arrivée des renforts et le ravitaillement en munitions et en carburant plus que nécessaire. La poursuite de l'attaque sur Ouman est donc repoussée au lendemain. Les troupes se mettent en hérisson pour la nuit.
Le 21 juillet, les soviétiques qui ont pris conscience du danger qui menace Ouman attaquent depuis cette ville fortement occupée par des forces blindées. Une partie des chars vise la pointe du Kampfgruppe de la 11.Pz.Div. Et cherche à contourner la cote 251 par l'ouest. Une autre partie se dirige vers l'axe emprunté par les compagnies de ravitaillement de la division.
Au moment où se déclenche cette attaque, le Generalmajor Crüwell, chef de la 11.Pz.Div., se trouve auprès du Kampfgruppe. Il est en discussion avec le chef de la 4e compagnie,Bruno Freiherr von Brackel, lorsque lui arrive la nouvelle que des T-34 sont en train d'attaquer les flancs des unités de ravitaillement. Le général se tourne alors vers von Brackel et lui dit d'un ton calme : »Hein, Bruno, qu'allons nous faire là-bas ? », se dernier très décontracté, lève la main droite pour saluer et répond tout aussi calmement : »Excuser moi mon général, je vais allez voir ce qui s'y passe. » Peu après, la 4e compagnie fait demi-tour et se trouve bientôt face aux T-34. Ces derniers se sont rassemblés dans une dépression et commencent à avancer. La compagnie laisse les Russes arriver à une distance de 50m avant d'ouvrir le feu. Grâce à l'appoint d'une pièce de Pak de 5cm, les chars russes subissent e de lourdes pertes et sont mis en fuite. Au cours des combats menés autour de la cote 251 les 20 et 21 juillet, trente blindés soviétiques sont détruits et plusieurs colonnes adverses sévèrement étrillées par l'artillerie. Mais faute de munitions, les hommes du général Crüwel ne parviennent pas à écraser  complètement leurs adversaires. La 11.Pz.Div. est donc obligée une nouvelle fois de se mettre sur la défensive tandis que la Luftwaffe poursuit ses attaques sur les routes situées à l'ouest d'Ouman.
Que ce passe t'-il pendant ce temps à l'arrière du Pz.Rgt.15, dans le secteur de la 5e compagnie. Ecoutons le témoignage de Gustav Schrodek : »Après avoir repoussé les chars russes, nous ne pensions pas que l'ennemi tenterait de percer là et nous installons nos panzers le long de la voie ferrée. Avec quelques morceaux de toiles de tente que nous attachons au garde boues des chenilles, nous formons des demi tentes dans l'espoir de pouvoir détendre nos membres en dormant. Malheureusement, nous ne pouvons jouir très longtemps de cette occupation, la préférée des soldats. Car soudain survient un violent orage et nous sommes obligés de nous mettre à l'abri dans nos panzers. Il pleut jusque dans la matinée du 21 juillet. Subitement, la pluie cesse comme elle a commencé et le soleil se met à briller. Et, quoique le sol est devenu boueux, nous espérons que les toiles de tente sécheront vite sous l'action du soleil.
Un groupe est formé et pars en reconnaissance vers le bois où les chars russes avaient disparus la veille. Vers 11h00, l'une des deux pièces de Flak s'en va mais le Hauptmann Zügner, commandeur de la compagnie signale au PC du régiment que, d'après lui, l'ennemi est en train de recevoir des renforts en face de sa position. Il a remarqué une petite colonne de fumée provenant de derrière le bois. Cependant, malgré cet avertissement, vers 12h30, la deuxième pièce de Flak est retirée à son tour.  L'après-midi est calme lorsque vers 19h00, Schrodek et ses camarades, qui se préparent à déguster une oie qu'ils viennent de faire cuire, se retrouvent soudain sous le feu des chars soviétiques qui surgissent du petit bois. Revenus très vite de leur surprise, ils bondissent dans leurs panzers. Schrodek compte déjà neuf chars adverses mais il en arrive toujours plus.


Tous viennent du côté sud de la voie ferrée et se dirigent vers la position occupée par les quatre panzers de la 5e compagnie. Le rapport des forces est très défavorable d'autant plus que certains chars ne sont armés que de canon de 3,7cm, inefficace contre le T-34. Dès la sortie du bois, les chars soviétiques ouvrent le feu. Les obus sifflent autour des tourelles des panzers. Le char e Schrodek fait mouvement vers la droite afin d'adopter une meilleure position de tir possible. Il ouvre le feu, mais les tirs successifs restent sans effet. Il en est de même pour les autres panzers de la compagnie. Sur ordre du Hauptmann Zügner, des obus explosifs sont utilisés contre l'infanterie qui accompagne les chars soviétiques. Très efficace, ils jettent les fantassins au sol mais il faut maintenant ses mesurer aux chars....résultat de cette bataille....trois chars perdus et les équipages survivant en fuite...

Le 22 juillet alors que les soviétiques acheminent d'autres troupes au sud-ouest de la coupure de la voie ferrée dans l'objectif de se diriger vers Ouman. Le Kampfgruppe de la 11.Pz.Div.  est enfin ravitaillé en munitions et en carburant. L'attaque reprend dans l'après-midi. Malgré une vigoureuse défense depuis les limites nord d'Ouman, la progression se poursuit. Une contre-attaque lancée sur les flancs du Kampfgruppe est repoussée et cinq nouveaux chars adverses sont détruits. C'est alors que les avions soviétiques entrent dans la danse. L'un d'eux est abattu par une MG de tourelle ! Au cours de la nuit du 22-23 juillet, le Pz.Rgt.15 repousse les forces blindées soviétiques qui avaient réussis à percer au nord de Zibermanovka.
Le lendemain 23 juillet, la situation se raidit. Pour éviter l'encerclement, le Kampfgruppe est obligé de se replier. Le régiment repousse de nouvelles attaques. Les raisons de ce regain d'activité sont simples : le commandement soviétique a repéré la brèche d'environ 20 km séparant la 11.Pz.Div., de la 16.Pz.Div., et tente d'y engouffrer ses unités blindées. Ces dernières parviennent d'ailleurs à atteindre l'axe de progression allemand à 30km au nord, entre Sokolovka et Buzovka, et à prendre Konela. Cette percée est toutefois circonscrite et l'attaque pour la reprise de Konela repoussée dans la soirée après de durs combats. Jusqu'à la nuit, la tête de pont  élargie est attaquée par les soviétiques, soutenus par une artillerie puissante.
Le 24 juillet, malgré les attaques incessantes de la nuit et de plusieurs percées réalisées localement par l'infanterie adverse, les hommes de la 11.Pz.Div., tiennent toujours la tête de pont de  Zibermanovka. Après l'intervention d'un groupe de Stukas, un bataillon de fusiliers du régiment « Hermann Göring » parvient même à reprendre Konela. L'axe de progression de la division est ainsi dégagé et, vers midi, les liaisons entre l'avant et l'arrière de la division sont rétablies.
Cependant, malgré l'intervention des Stukas, la bataille continue de faire rage dans le secteur du Pz.Rgt.15 qui déplore de nombreuses pertes.
Au cours de la nuit du 24-25 juillet, le front est replié sur la ligne de Sokolovka.
Le 25 juillet, les combats perdent en intensité. Toutes les tentatives de percées soviétiques sont brisées.

Le 26 juillet, des forces importantes repassent à l'attaque au sud de Sokolovka. Les combats se poursuivent jusque dans la soirée mais, une fois encore, les Russes ne parviennent pas à percer.
Le 27 juillet, les positions de la 11.Pz.Div., sont prises à partie par un fort feu défensif. Par ailleurs, des pluies violentes transforment le terrain en bourbier aussi, les mouvements sont rendus très difficiles. Sur la droite, la 16.Pz.Div. Est aussi confrontée aux contre-attaques soviétiques, le 21 juillet, les chars du Genéral-Major Hube se dirigent vers Monastyrische, là-même où, la veille, Boudienny avait établi son quartier général. Les éléments avancés de la division, coupent la ligne de chemin de fer relaiant Ouman à Monastyrische. Mais, le commandement soviétique, conscient du danger, ordonne à ses troupes de percer immédiatement vers l'est afin d'échapper à l'encerclement qui se dessine. Ce mouvement, mené par d'importants éléments blindés, touchent de plein fouet la 16.Pz.Div., et la 16.I.D.(mot), déployés au nord et dans le secteur de Monastyrische. La bataille dure toute la journée du 23 juillet. De terribles combats au corps à corps


La situation s'améliore le 25 jullet avec l'arrivée de la « LSSAH », rapatriée d'urgence des environs de Kiev où elle était arrivée les jours précédents.
Pendant ce temps, le XIV.A.K.(mot) qui avait poursuivi son chemin jusqu'au Dniepr au sud de Fastov, avance à l'aile droite du XXXXVIII.A.K.(mot). La 9.Pz.Div. Et la 25.I.D.(mot) gagnent rapidement du terrain., contribuant à fermer la poche à l'est.
Le 26 juillet, l'étau commence à se refermer autour d'Ouman. Bloqué à l'est et donc dans l'impossibilité de se replier sur l'Ingul, Boudienny n'a plus qu'à ordonner la retraite générale vers le sud en direction de Nikolaïev. Mais, il est trop tard, car entre-temps la 11.Armee et le corps rapide hongrois ont réussi à franchir le Bug à Gaivoron et se dirigent, malgré les puissants barrages d'artillerie soviétiques, le long de la rive gauche du Bug à la rencontre des unités de la Pz.Gruppe 1.

Général Hube
Le 1 août, le XIV.A.K.(mot) poursuit son avance vers le sud et atteint Novo Arkhangelsk puis se rabat vers l'ouest en direction de Pervomaisk (sud d'Ouman). Au cours de ces combats, la « LSSAH » joue un rôle de plus en plus important. Dès le 1 août, le gros de la brigade atteint l'est de Novo Arkhangelsk avec pour mission d'empêcher les soviétiques de percer. Au cours de l'après-midi, les hommes de Sepp Dietrich doivent faire face à des tentatives de percée. Puis le groupe de reconnaissance de Kurt Meyer parvient à pousser vers l'ouest de Novo Arkhangelsk et à stopper de nouvelles tentatives soviétiques.
De son côté, la 11.Pz.Div., est elle aussi engagée dans de rudes combats. Elle doit faire face à de nouvelles tentatives de percée des forces soviétiques. Puis au cours de la journée du 2 août, elle nettoie le secteur de Talnoje de ce qui constitue un exploit compte tenu de l'état des routes. Un Kampgruppe est formé avec le Pz.Rgt.15 afin d'aider la « Leibstandarte » à fermer la brèche se trouvant entre Novo Arkhangelsk et de Tischkova. Dans la nuit du 3-4 août, à la suite d'une progression particulièrement difficile, le Kampfgruppe atteint Novo Arkhangelsk puis dans le secteur de Ssinjucha vers 06h00 du matin. Après un dur combat, la hauteur située au nord de Konstantinovka est prise. Ces opérations de nettoyage se poursuivent avec la 9.Pz.Div., les jours suivants et se soldent par un important butin.

Entre-temps, le 3 août, jonction est faite avec l'autre pince de la tenaille constituée par la 11.Armee et le corps d'armée rapide hongrois. Dans la poche qui se forme autour d'Ouman, sont encerclées le 6, 12 et 18e armée soviétiques. Du 4-8 août, les divisions d'infanterie de la 11.Armee et 17.Armee achèvent le travail en avançant vers l'est en cercles concentriques afin de fermer la poche le plus hermétiquement possible. Les chefs de 6e et 12e armée soviétiques se rendent. Les Allemands capturent plus de 300 chars et 103000 hommes « seulement » car de nombreuses unités parviennent à s'échapper malgré les efforts du XXXXIX Geb.Korps de la 17.Armee et du corps rapide hongrois dans la région de Golovanesk au sud de la poche. Ce butin s'ajoute aux 255000 soldats soviétiques et au 2287 chars tombés dans les mains des unités du GA depuis le début de la campagne.

Outre l'important butin récupéré et la mise hors combat de plusieurs armées ennemies, la victoire d'Ouman donne au commandement allemand de nouvelles perspectives. Plus rien n'empêche désormais le commandant du GA »Sud » de la lancer la Pz.Gr.1 en direction de la région minière de Krivoï-Rog dans la boucle du Dniepr et vers les ports de la mer Noire (Odessa et Nikolaïev).

Conquête de la boucle du Dniepr

Tandis que les opérations de nettoyage se poursuivent dans la région d'Ouman, la Pz.Gruppe.1, à peine remise des derniers combats poursuit son avance vers le sud-est avec pour mission d'investir la boucle du Dniepr. A l'aile droite, après avoir pris Novo Ukrainka, les éléments de tête du III.A.K.(mot) rentrent le 5 août dans Kirovograd, à 160 km au su-est de la masse concentrée par Boudienny autour d'Ouman, préparant ainsi la percée sur le Dniepr à la hauteur de Krementschug.
A l'aile gauche, le XXXXVIII.A.K.(mot) et la brigade « Leibstandarte SS Adolf Hitler » se dirigent à partir du 11 août vers le sud avec pour objectif Nikolaïev, ville portuaire située sur le Boug  om se trouvent d'important chantiers travaillant pour la marine de guerre soviétique. L'attaque contre Nikolaïev débute le lendemain 12 août et le 16 août dans la matinée, la 16.Pz.Div., pénètre dans la ville et dans les chantiers navals où elle découvre de nombreux bâtiments de guerre en construction (dont des sous-marins).
Au même moment, les XIV. Et III.A.K. (mot), se répandent en éventail dans la partie la plus resserrée de la boucle du Dniepr. Le XIV.A.K.(mot)  s'empare de Krivïo-Rog le 17 août puis atteint le Dniepr à Zaporojié où les russes ont saboté au cours de leur retraite l'immense barrage construit sur le Dniepr. Le 21 août, le III.A.K.(mot) franchit le Dniepr à la hauteur de Dniépropétrovsk et s'empare de cette ville le 25 août.
A la fin du mois d'août, tous les territoires situés à l'ouest du Dniepr sauf Odessa sont conquis. La Pz.Gruppe 1 suivie par la 17.Armee s'aligne le long du fleuve, prête à poursuivre son avance vers l'est....



FIN
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