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 la LVF

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guillaumelebrave
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MessageSujet: la LVF   Sam 8 Sep - 14:08

Voila comme caruis m'a donné gentiment l' autorisation je fait un sujet sur la lvf.

La Légion des volontaires français contre le bolchévisme (dite Légion des Volontaires Français), connue sous le nom Infanterieregiment 638 par les allemands, est créée le 8 juillet 1941, 15 jours après le déclenchement de l’opération Barbarossa (l'invasion de l'URSS par l'Allemagne). Cette naissance est portée par une galaxie de partis collaborationnistes : la Ligue française de Pierre Costantini, le Parti franciste de Marcel Bucard, le Rassemblement national populaire de Marcel Déat, le Parti populaire français de Jacques Doriot, le Parti français national-collectiviste de Pierre Clémenti et le Mouvement social révolutionnaire d'Eugène Deloncle

Avant l'intégration à la Waffen SS (1941-1944)

La création

La LVF, association loi de 1901, était dirigé dans la Zone occupée par un Comité central chargé du recrutement, dont faisait partie Eugène Deloncle, Jacques Doriot, Marcel Déat, Marcel Bucard, Pierre Constantini, Paul Chack et Pierre Clémenti, tandis que le recrutement dans la Zone libre était confié à un Comité d'action (à Marseille), dirigé par Simon Sabiani. Un Comité d'honneur donnait une sorte de caution morale par des personnalités intellectuelles, figures éminentes de la collaboration, qui seront toutes condamnées après-guerre (à l'exception du cardinal Baudrillard, décédé) telles que : Jean Luchaire, Abel Bonnard, le cardinal Baudrillart, Georges Claude, Alphonse de Châteaubriant...

Son organe de presse était Le Combattant européen, rédigé par Marc Augier.

L'initiative ne reçoit qu'un soutien du bout des lèvres du régime de Vichy, jusqu'à l'obtention du soutien de l'ambassadeur allemand Otto Abetz.

Le projet avait été envisagé auparavant par Jacques Benoist-Méchin, sous le nom de "Légion tricolore" pour devenir une unité spéciale de l'Armée française. La manœuvre échoue sous pression de l'ambassadeur allemand, Otto Abetz.

De son côté, Hitler accepte le concours de volontaires français avec beaucoup de réticences. Il refusera que sa création entraîne une quelconque obligation envers le gouvernement français et que son effectif dépasse les 15 000 hommes[1].

Sur les 100 000 combattants espérés au départ, seuls 12 000 s'enrôlent. Malgré la craétion de la Milice, la poignée de main de Montoire entre Philippe Pétain et Adolf Hitler, le tristement célèbre « Je souhaire la victoire de l'Allemagne, parce que, sans elle, le bolchevisme s'installerait partout » de Pierre Laval, le régime de Vichy était officiellement « neutre » dans le conflit mondial et restait rétif à tout ce qui pouvait déboucher sur une collaboration militaire ; Vichy interdit ainsi aux officiers d'active de l'armée de s'y engager. Répondant à une lettre d'un officier de la LVF, Pétain lui écrit en novembre 1941 qu'« en participant à cette croisade dont l'Allemagne a pris la tête, acquérant ainsi de justes titres à la reconnaissance du monde, vous contribuez à écarter de nous le péril bolchevique. [...] A la veille de vos prochains combats, je suis heureux de savoir que vous n'oubliez pas que vous détenez une part de notre honneur militaire »[2]


Difficultés de recrutement

Une fois la LVF crée sur le papier, les partis collaborationistes qui la compose s'empressent d'organiser le recrutement. Des bureaux sont ouverts en zone libre et en zone occupée.

La propagande s'empare du sujet et les partis donnent des chiffres abracadabrants. Déat parle de 10.000 volontaires inscris le 16 Juillet 1941[3]. La presse et la radio ne sont pas en reste. Dans les faits le recrutement est extrêment difficile. La population française est plus que réticente à l'idée de voir des soldats français combattre avec les Allemands. De plus les responsables allemands ne voient pas non plus d'un bon oeil ces soldats qu'ils ont sans peine écrasés en 1940...

Devant le peu de succès du recrutement auprès de l'armée d'active (l'armée d'armistice) on comprend aisément le peu d'entousiame des Allemands à envestir dans cette opération qui nécessiterait de former des gens n'ayant aucune expérience au combat et manquant de discipline. C'est pourquoi les conditions de recrutement sont draconiennes et vont permettre d'écarter les 2/3 des aspirants.

Ce à quoi les partis réagissent en promettant monts et merveilles aux français, la libération de deux prisonniers de guerre en échange d'un soldat à la L.V.F, pire parfois de véritables escroqueries. En effet, l'engagement donnait le droit à une prime. Certains disparaissaient dans la nature une fois l'argent touché... d'autres s'inscrivent plusieurs fois etc. Ces fraudes ne sont pas punissables comme des désertions car la L.V.F n'est pas une autorité militaire mais une association.


Critères de recrutement et rémunération [modifier]
Sur le plan administratif, il faut être français de souche aryenne, avoir un casier judiciaire vierge. Il faut avoir entre 18 et 30 ans pour les soldats, jusqu'à 40 ans pour les officiers. Il faut avoir une excellente condition physique, mesurer au moins 1m60 avoir une bonne vision et une excellente dentition.

Les soldes sont réglées par l'Allemagne et elles sont les mêmes que dans l'armée allemande. Un soldat célibataire touche 1.200 francs (un ouvrier gagne en France environ 25 francs par jour travaillé[4]), 2.400 s'il est au front.

Un adjudant peut gagner 5.000 francs et un commandant 10.000 francs.[5] Ces soldes sont définies dans le guide Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme - Ce que tout Français doit savoir.[6]


Effectifs

Sur les 13 400 hommes qui se sont présentés pour s'engager tout au long de l'existence de la légion des volontaires français, 4 600 ont été refusé à la fameuse visite médicale (une mauvaise dentition était un facteur éliminatoire), 3 000 ont été exclu pour diverses raisons, au total seuls 5 800 hommes ont été recruté par la LVF.[7]

Plus globalement, les faibles effectifs de la LVF traduisent une difficulté profonde des Français des années sombres à l'engagement militaire : avec jamais plus de 6 500 combattants simultanément engagés, la France eut la plus faible contribution en volontaires de toute l'Europe collaborationniste, seules la Suisse et la Suède, pays neutres, en fournissant moins. À titre de comparaison, le collaborationniste Léon Degrelle leva plus de 20 000 volontaires belges, pour une population dix fois inférieure.

La LVF recruta un certain nombre de collaborationnistes convaincus (Jacques Doriot, Christian de la Mazière), mais également une proportion considérable d'aventuriers, de marginaux, de droits communs de repris de justice, et même (mais de façon marginale) des anciens des Brigades internationales[8] en rupture avec le Stalinisme. De nombreux cadres et soldats furent réformés ou chassés pour ivrognerie, vols ou incompétence. La qualité combative n'y gagna rien [9].


Entrainement

La caserne nationale de la LVF se trouvait à Versailles (caserne de Borgnis-Desbordes). Ce fut là que lors du premier défilé de la LVF à peine constituée, le 27 août 1941, le résistant Paul Colette tira devant les caméras sur Pierre Laval et Marcel Déat, qu'il blessa tous deux grièvement. Aussitôt arrêté, il avouera qu'il s'était engagé uniquement pour réaliser ce dessein. Le geste, retentissant, eut lieu en présence du gratin de la collaboration et des représentants éminents des autorités allemandes.

Fait symbolique de la collaboration, c'est dans la caserne qui accueillait le premier défilé de la LVF que le drapeau français flotta pour la première fois depuis 1940 [10].

La Wehrmacht se méfiait de ces soldats français, même nazis. On entendit tel général proclamer qu'il utiliserait la LVF à décharger les patates[réf. nécessaire]…

Seule une moitié de ces recrues est retenue pour former le 638e régiment d'infanterie de la Wehrmacht basé au camps de Deba en Pologne. Il leur faudra revêtir l'uniforme allemand, seul un insigne tricolore surmonté du mot "France" pourra les différencier. Quelques volontaires vont préférer rompre leur engagement à ce moment là, dont Marcel Bucard, pour d'autres comme Edgar Puaud ce n'est pas un problème: «Oh! Je le sais, on l'a traînée dans la boue. Elle porte l'uniforme "Feldgrau", cela suffit... Dites seulement aux français que ceux qui se battent à l'Est, sont de vrais français qui se battent pour leur pays».[11]


Sur le front

Fin novembre, les deux premiers bataillons arrivent en Russie. Ils montent en première ligne le 1er décembre 1941 au sud du lac de Djoukova, à une soixantaine de km de Moscou. Ils seront décimés par les combats et surtout par le froid intense. Les survivants sont relevés le 7 décembre. La LVF se disloque : seuls quelques dizaines de rescapés reviendront en France.

Au printemps 1942, la LVF est reconstituée avec les rescapés de l'hiver et plusieurs centaines de volontaires. Elle ne sera plus engagée directement sur le front, mais participera à combattre les groupes de partisans de la région de Briansk et à des opérations de représailles massives contre les civils russes, aidant la Wehrmacht et la Waffen-SS à brûler et assassiner des villages entiers. Toutefois, à d'autres moments, comme au printemps 1943, les légionnaires français furent prudents et préférèrent une sorte de modus vivendi tacite avec les redoutables partisans soviétiques.

Fin 1943, à un meeting qui se tient au Vel’ d’Hiv’, les membres de la LVF prétêrent serment à Adolf Hitler. Jacques Doriot fut quant à lui décoré de la Croix de fer allemande pour sa campagne en Russie.

Le commandant Puaud dirigera la LVF de septembre 1943 jusqu'à sa dissolution en juillet 1944. Son premier porte drapeau, grièvement bléssé au combat et mort à Paris des suites de ses blessures le 4 juillet 1943, Constantin Amilakvari, ancien adjudant-chef de la la Légion étrangère, était le frère du colonel Dimitri Amilakvari tué le 24 octobre 1942 sur le plateau d'El Himeimat, lors de la bataille d'El Alamein, a la tète de la 13eme DBLE. L'oncle du Président Pompidou, le lieutenant Frédéric Pompidou, y servit également ; après la guerre il s'engagea dans la Légion étrangère et finit sa carrière comme capitaine à Sidi-Bel-Abbès.

Durant leur retraite fin juin 1944, ils auront ordre de stopper l'avance des Russes et se battront près de la rivière Bobr en Russie blanche.

En juin 1944, la LVF est entraînée dans la débacle du front Russe. Elle va cependant s'illustrer à quelques kilomètres de la Berezina en livrant une véritable bataille et en bloquant l'armée Rouge pendant plusieurs jours.

La LVF est dissoute officiellement le 1er septembre 1944.


Passage à la Waffen SS

En juillet 1944, la LVF est dissoute par Heinrich Himmler qui souhaite intégrer tous les volontaires étrangers dans la Waffen-SS (Celle-ci comprenant déjà un certain nombre de volontaires français depuis le 23 juillet 1943).

Les 1200 rescapés de la LVF furent regroupés avec les survivants d'autres unités auxiliaires de la Wehrmacht dans la 33e Division SS Charlemagne qui sera pratiquement anéantie au début de l'année 1945 (engagement en Poméranie).

Ses faibles capacités militaires ne lui permirent pas de rendre utiles les sacrifices consentis. (Sur le papier elle comptait 8 000 hommes).[12]

Ironie de l'histoire, la LVF livra des combats particulièrement durs devant Dantzig, six ans après que le futur chef collaborationniste Marcel Déat eut exhorté ses compatriotes à ne pas « mourir pour Dantzig ». De même, il arriva aux Waffen-SS français de se heurter à des troupes d'antifascistes allemands constituées en URSS : c'était symboliser combien dans la Seconde Guerre mondiale, le conflit idéologique inédit l'emportait sur la dimension classique d'affrontement entre nations.

Quelques Français de l'ex-LVF figureront encore parmi les derniers défenseurs du bunker de Hitler à Berlin, fin avril - début mai 1945 face à l'armée rouge. Ces soldats français auraient été parmi les derniers défenseurs de Berlin.









voila donc si vous voulé rajouter des trucs vous pouvait !! Very Happy
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werner41
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MessageSujet: Re   Dim 9 Sep - 17:22

Bon sujet ! Quand la LVF est devenue " SS " , certains volontaires Français refusèrent cet état de fait , ils étaient , comme ils se définissaient , " une armée européenne contre le bolchevisme " , pas nazi au sens propre .Certains légionnaires récalcitrant à ce changement de statut ont désertés . D'autres se sont résignés . Devenir Waffen SS n'a pas été de gaieté de coeur , loin s'en faut . (témoignages à l'appui )
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CM
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MessageSujet: Re: la LVF   Dim 9 Sep - 22:39

Oui, enfin la plupart avaient déjà prété serment à Hitler.

Non définitivement, ils auront choisi le mauvais coté (et cela a un nom juridiquement).

Leur participation aux exactions sur les arrières du front russe (appelées opérations "anti-partisans" mais en pratique horribles et inqualifiables) montrent bien la vraie nature de cet engagement, loin de tout le pseudo-romantisme qui accompagne parfois l'évocation de leur destin tragique.

Juste une remarque : Vichy est loin d'être "neutre" en 1941, et les autorités vont même très loin dans la collaboration (les premières mesures antijuives n'ont pas été demandées par l'occupant mais résultent d'initiatives de l'administration), tout en étant inflexiblement attaché à préserver la fiction de leur indépendance.

Cordialement,

CM
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guillaumelebrave
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MessageSujet: Re: la LVF   Lun 10 Sep - 19:03

merci beaucoup a vous deux pour les précisistions
Very Happy a+
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Carius
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MessageSujet: Re: la LVF   Sam 15 Sep - 0:47

Merci pour cette belle présentation Guillaume, c'est un sujet connu et sur lequel il est difficile et dangeureux de débattre. Plusieurs ouvrages sont intéresants à lire mais attention il y en a des plus objectifs que d'autres @+
Otto

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guillaumelebrave
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MessageSujet: Re: la LVF   Ven 21 Sep - 14:12

de rien dsl pour la connexsion trés tardive mon ordi a de trés gros probléme voila !!! a+ Wink
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Zabrali
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MessageSujet: Re: la LVF   Ven 1 Fév - 22:48

bonjour à tous,

j'aurai voulu savoir la composition d'un régiment allemand en 1944 en vu d'un odb sur la L.V.F. à la même période

zabrali
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rougeau
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MessageSujet: Re: la LVF   Ven 1 Fév - 23:05

Zabrali a écrit:
bonjour à tous,

j'aurai voulu savoir la composition d'un régiment allemand en 1944 en vu d'un odb sur la L.V.F. à la même période

zabrali

Salut et merci de passer par la case recrutement, pour une petite présentation. lol!
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