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 Les porte-avions americains

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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Sam 5 Sep - 10:05

L USS Bunker Hill (CV-17)

L USS Bunker Hill (CV-17) est mis sur cale dans les chantiers navals Fore River Shipyard de Quincy (Massachussetts) le 15 septembre 1941 lancé le 7 décembre 1942 et commissioné le 24 mai 1943.





Après sa mise en condition opérationnelle, le porte-avions rejoint le Pacifique comme la totalité des porte-avions d'escadre américains (seul le Ranger trop lent et trop peu protégé restera dans l'Atlantique durant toute la guerre) pour porter le fer contre l'empire du Japon et sa sphère de coprospérité censée rendre l'Asie aux asiatiques alors qu'il ne s'agit que d'un nouveau colonialisme dont la dureté fera presque regretter aux colonisés le colonisateur blanc.

A noter qu'en juillet 1943, le F4U Corsair effectue sa qualification à l'appontage sur le Bunker Hill à bord de la VF-17 mais en raison d'une vitesse à l'appontage jugée excessive, il est d'abord utilisé à terre. Il faudra attendre décembre 1944 pour que la VF-124 à bord de l'Essex marque le début de la carrière embarquée de ce formidable oiseau de proie.

Quand il arrive sur zone à l'automne 1943, le vent à tourné en faveur des américains. Après les coups d'arrêt de la mer de Corail et de Midway, la guerre à définitivement basculé du côté des américains après la longue et sanglante campagne de Guadalcanal (août 1942-février 1943).

Reste maintenant aux américains à reconquérir les différents atolls du Pacifique, à s'occuper des Philippines et d'envisager avec angoisse un futur débarquement au Japon même.

Le baptême du feu du Bunker Hill eut lieu le 11 novembre 1943 quand il participa avec l'Essex et l'Independence à un raid sur Rabaul, une base japonaise majeure de la région (où fût notament stationnée le Yamato durant la campagne de Guadalcanal).

Au cours de cet engagement, le Curtiss Helldiver _remplaçant du Dauntless_ connait son baptême du feu au sein de la VB-17 embarquée sur le Bunker Hill.

Il enchaine par l'opération Galvanic, le débarquement amphibie à Tarawa dans les îles Gilbert, la première opération amphibie de reconquête où il est déployé du 13 novembre au 8 décembre 1943 au sein du TG 50.3 composée du Bunker Hill, de l'Essex et de l'Independence.

Au cours des débarquements amphibies dans les îles Bismarck (25 décembre 1943, 1er et 4 janvier 1944), le Bunker Hill accompagné du porte-avions léger Monterey bombardent Kavieng le 25 décembre en coulant un transport et en avariant deux dragueurs et un transport.

Il lance ensuite des raids aériens contre les Marshalls du 29 janvier au 8 février en appui de l'opération Flintlock, les troupes étant mises à terre le 31 juillet, Kwajalein tombant le 7 février 1944.






Il enchaine en participant au mois de février 1944 à l'opération Hailstone, les raids aériens contre la base japonaise de Truk (17-18 février) menée par la TF-58 au complet qui voit l'engagement des porte-avions Enterprise Yorktown Belleau Wood (TG 58-1), Essex Cabot Intrepid (TG 58-2), Bunker Hill Monterey Cowpens (TG 58-3) soit un une force de frappe de six cents appareils qui s'abat sur l'atoll, coulant huit navires de guerre japonais et causant de gros dégâts sur les infrastructures.

C'est ensuite des opérations contre les Mariannes (Guam, Saipan et Tinian) le 23 février suivis d'une action contre Palau, Yap, Ulithi et Woleai dans les Palaus du 30 mars au 1er avril et enfin de raids contre les Carolines (Truk,Satawan et Ponape) du 29 avril au 1er mai.

Entre temps, il couvre avec les autres porte-avions les débarquements de la 7ème armée du général Douglas MacArthur à Hollandia en Nouvelle Guinée du 21 au 28 avril.

Le USS Bunker Hill (CV-17) enchaine ensuite par l'opération Forager, le débarquement dans les îles Mariannes et plus précisément à Saipan (15 juin), à Guam (21 juillet) et Tinian (24 juillet).

Cette opération qui offrait la possibilité aux américains de baser des B-29 pouvant frapper le Japon entraîne une réaction de la marine japonaise.

C'est la bataille de la mer des Phillipines (19-20 juin 1944) avec son «tir aux pigeons des Mariannes» et la destruction de peès de 400 avions japonais (les bilans fluctuent selon les sources).

Le Bunker Hill est d'ailleurs endommagé le 19 par des éclats de bombe qui tue deux marins et en blesse quatre-vingt.

Le 21 juin, le Bunker Hill et le Wasp sont détachés de la TF 58 pour couvrir les cuirassés du TG 58.7 du vice-amiral Lee (Washington, North Carolina Iowa New Jersey Indiana South Dakota et Alabama) qui doivent retrouver et achever les éclopés japonais mais sans succès, le groupe occasionnel rentrant à Eniwetok le 23 juin 1944.

La fin de l'été et le début de l'automne voit la participation du USS Bunker Hill (CV-17) à des raids contre les Carolines Occidentales puis sur Luzon, Formose et Okinawa en vue des débarquements à venir aux Phillipines, prochaine étape de la reconquête américaine.

Le 6 novembre 1944 après presque un an d'opérations non-stop, le Bunker Hill ralie Bremerton pour un carénage au Puget Sound Navy Yard. Outre une remise en état complète, sa DCA est renforcée pour faire face à la menace kamikaze. Désormais il ne s'agit plus d'abattre un avion mais de le pulvériser.

Les travaux terminés, il effectue essais et remise en condition, quittant Bremerton le 24 janvier 1945 pour retourner au combat.

Il participe aux principales opérations américains de cette fin de guerre du Pacifique qu'il s'agisse de l'opération Detachment contre Iwo Jima (février 1945), des raids contre le Japon métropolitain ou de la destruction du cuirassé Yamato par 400 avions de la TF 58 qui en coulant le plus grand cuirassé de tous les temps marque la fin d'une époque et le début d'une autre (7 avril 1945, un croiseur léger et quatre destroyers accompagnant le monstre chez Neptune).





Le 11 mai 1945, au matin, alors qu'il soutenait les troupes débarquées à Okinawa dans le cadre de l'opération Iceberg (troupes à terre le 1er avril), à 76 miles à l'est, il est sévèrement endommagé par deux kamikazes (attaque Kikusui 6)

Le premier, un Zero porteur d'une bombe de 250kg largua sa bombe qui explosa dans le hangar avant que l'avion se crashe sur les avions rassemblés, prêts à être catapultés (et donc plein de carburant et de munitions) soit 30 sur le pont et 48 dans le hangar.

Le second, un autre Zero largua une bombe de 250kg qui s'écrasa à proximité de l’ilot, cible de choix pour les kamikaze. La bombe explosa dans le hangar (mais j'ignore si l'avion s'est crashé en mer où si il à accompagné la bombe).

Outre les dégâts considérables, le bilan humain est très lourd avec la mort de 346 marins (plus 43 disparus dont les corps n'ont jamais été retrouvés) et 264 blessés. L'amiral Mitscher évacué par le destroyer English (DD-696) et passe sur l'Enterprise. Il est assisté par le croiseur léger USS Wilkes-Barre (CL-103) et trois destroyers.






Après des réparations d'urgence à Pearl Harbor, il est envoyé à Bremerton pour remise en état, il y était toujours à la mi-août quand la guerre s'acheva.

Si j'ai utilisé les mêmes sous-titres que pour le Franklin ce n'est pas un hasard. Le Bunker Hill partage en effet avec le Franklin le sort peu enviable d'être le seul Essex à n'avoir jamais réarmé et refondu après guerre, la faute à des dégâts trop importants qui ont du provoquer de sérieux problèmes structuraux rendant délicat des refontes aussi radicales que la SCB-27A/C ou SCB-125.

Remis tout de même état, il va participer à l'opération Magic Carpet dans le Pacifique jusqu'en janvier 1946 quand il rallie Bremerton pour y être désarmé. Son désarmement est officiel est daté du 9 janvier 1947.

Mis sous cocon, le vieux guerrier va attendre vainement un réarmement ce qui ne l'empêche pas  d'être reclassé porte-avions d'attaque (CVA-17) en octobre 1952, porte-avions anti-sous-marin en août 1953 (CVS-17) et enfin Auxiliary aircraft Vessel Transport Nine (AVT-9) en mai 1959.

Rayé du Naval Vessel Register en novembre 1966, il sert de plate-forme pour des tests électroniques à North Island près de San Diego jusqu'en mai 1973 quand il est vendu à la démolition et démantelé.





Une tentative de le préserver comme musée (ce qui aurait permis d'avoir un Essex dans sa configuration d'origine) à malheureusement échoué.


source
forummarine.forumactif.com
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vania
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Lun 7 Sep - 13:09

3 navires à la carrière mouvementée, et somme toute bien rentabilisés ...
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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mer 16 Sep - 2:16

L USS Wasp (CV-18)

L USS Wasp (CV-18) est mis sur cale aux chantiers navals Fore River Shipyard (Bethlehem Steel Comany) installés à Quincy (Massachusetts) le 18 mars 1942 sous le nom d'Oriskany.

Suite au torpillage et à la destruction du CV-7 survenu le 15 septembre 1942, il est rebaptisé le 13 novembre de la même année. Lancé le 17 août 1943, il est commissionné le 24 novembre 1943.





Après sa mise en condition opérationnelle qui l'occupa jusqu'à la fin de l'année, le porte-avions passa un peu de temps au Boston Navy Yard pour des réparations suite à des avaries mineures au cours de sa croisière d’aguerrissement.

Le 10 janvier 1944, le USS Wasp (CV-18) quitta Boston pour rallier Hampton Roads (Virginie) où il resta jusqu'à la fin du mois quand il rallia Trinidad et la base américaine implantée dans cette colonie britannique, y restant jusqu'au 22 février, date à laquelle il mit cap sur Boston où il arriva le 27 pour préparer son transfert dans le Pacifique.

Début mars, il quitta la côte est direction la zone des combats, franchissant le canal de Panama pour rallier San Diego le 21 mars n'y faisait qu'une brève escale car il était à Pearl Harbor dès le 4 avril 1944.

Après des entraînements complémentaires dans les eaux hawaïennes, le nouveau porte-avions rallie Majuro où il intégra le TG 58.6 (contre-amiral Montgomery) composé de l'Essex et du San Jacinto, une partie de la TF 58 alors sous l'autorité de l'amiral Mitscher. Son baptême du feu eut lieu à la mi-mai quand il participa à des raids contre Marcus et Wake.

Alors que le San Jacinto traquait les piquets de surveillance japonais, le Wasp et l'Essex lancèrent leurs avions à l'asaut des îles Marcus les 19 et 20 mai, ces raids devant neutraliser les forces japonaises qui pourraient s'opposer à l'opération Forager prévue à la mi-juin.

Le temps se dégradant, les raids prévus le 21 furent annulés, le Wasp et l'Essex retrouvant le San Jacinto pour rallier les environs de Wake qui fût attaquée le 24 et neutralisée, devenant une «position morte», une île ou un atoll isolée par l'avance américaine que les américains laissaient péricliter et qui servaient de cibles d'entraînement pour les groupes aériens des nouveaux porte-avions ou des ponts plats ralliant le front après un grand carénage sur la côte ouest.

Le 6 juin 1944, le Wasp intégré au TG 58-2 en compagnie du Bunker Hill, du Cabot et du Monterey quitte Majuro pour participer à l'opération Forager, le débarquement dans les Mariannes.

Le 11 juin, les porte-avions de la TF58 lancent leurs chasseurs Hellcat sur Saipan et Guam pour frapper les aérodromes et éliminer la chasse japonaise mais seulement 30 appareils sont abattus. Du 12 au 15 juin, les porte-avions de la Fast Carrier Task Force pilonnent Saipan et Tinian pour neutraliser toutes les positions japonaises.


Les troupes américaines sont mises à terre le 15 juin 1944 mais le 17, les porte-avions rapides cèdent la couverture et l'appui des troupes débarquées aux porte-avions d'escorte pour neutraliser la flotte japonaise dont la présence avait été détectée, la flotte mobile de l'amiral Ozawa ayant quitté Tawi Tawi (extrémité sud-ouest de l'archipel des Sulu au sud-ouest des Philippines à proximité de la Malaisie) dès le 13 juin, deux jours avant le déclenchement de Forager.

C'est le début de la bataille de la mer des Phillipines (19 et 20 juin), bataille qui donnera son nom au dernier Essex. Le 19 juin à lieu le «Mariannas Great Turkey's shot», le tir aux pigeons des mariannes, la destruction ou plutôt le massacre de l'aéronavale japonaise avec 283 appareils japonais détruits en vol ou au sol pour seulement 30 avions côté américain, un rapport de un pour dix. Un marin du Wasp est tué par un coup à toucher.

Le lendemain, 20 juin, les américains lancent un raid mémorable pour détruire les porte-avions japonais, une mission restée célèbre sous le nom de «Mission Beyond Darkness».

La TF-58 et donc le Wasp lancent 96 Hellcat, 54 Avenger,51 Helldiver et 26 Dauntless, tous les appareils étant armés de bombes sauf les Avenger armés de torpilles pour frapper une flotte japonaise trouvée à 18.40.

L'attaque commence au crépuscule et pour la contrer les japonais ont fait décoller 68 chasseurs depuis les porte-avions Junyo, Hiyo, Ryuho,Zuikaku, Chitose, Zuiho et Chiyoda.

Les Avenger du Yorktown et du Belleau Wood armés de torpilles attaquent les porte-avions Zuikaku et Hiyo, ce dernier étant coulé. Le Zuikaku est touché par des bombes, le Chiyoda, le Haruna et le Maya encaisse chacun une bombe et deux pétroliers sont perdus et 65 avions japonais sont abattus.

Le retour des avions américains, de nuit, à bout de carburant, certains endommagés, est resté légendaire. 20 avions ont été perdus au cours de l'attaque et 80 pendant le retour, amerris, faute d'essence ou accidentés à l'appontage.

En depit des risques, l'amiral Mitscher donne l'ordre d'allumer les feux de sa flotte pour aider les aviateurs. Les porte-avions se signalent par un projecteur braqué verticalement, les appareils se posent sur le premier pont disponible avec parfois deux appontages simultanés : un Hellcat sur le brin 2 et un bombardier sur le brin 5.

Durant cette bataille,trois porte-avions japonais furent coulés en l'occurence le Taiho, le Shokaku et le Hiyo, les deux premiers ayant été coulé par des sous-marins et le troisième par l'aviation. A cela s'ajoute la destruction de deux pétroliers _tellement endommagés qu'ils durent être sabordés_ ainsi que plusieurs navires endommagés en l'occurence les porte-avions Ryuho, Junyo et Zuikaku.

Le 21 juin, le Wasp et le Bunker Hill sont détachés de la TF 58 pour couvrir les cuirassés du TG 58.7 du vice-amiral Lee (Washington, North Carolina Iowa New Jersey Indiana South Dakota et Alabama) qui doivent retrouver et achever les éclopés japonais mais sans succès, le groupe occasionnel rentrant à Eniwetok le 23 juin 1944.





Dès le 30 juin, le Wasp et les autres porte-avions du TG 58.2 (Bunker Hill, un nouveau venu _le Franklin_ et les porte-avions légers Cabot et Monterey) accompagnés de ceux du TG 58.1 (Hornet Yorktown Belleau Wood et Bataan) soit une puissance aérienne respectable de 520 appareils (si on part de 100 par Essex et 30 par Independence) reprennent la mer direction Iwo et Chichi Jima pour des raids menés les 3 et 4 juillet, détruisant 75 appareils en l'air et au sol, les croiseurs de l'écran ajoutant aux bombes leurs obus de 203mm (Boston Baltimore Canberra), de 152 (Santa Fe Mobile Biloxi) et de 127mm pour l'Oakland et ceux pendant 2h30.

Le lendemain 5 juillet, les deux Task Groups retournèrent au large des Mariannes, attaquant Guam et Rota pour préparer le futur débarquement américian sur Guam qui à lieu le 21 juillet. Le 22, le Wasp et ses compères du TG 58.2 accompagnés de deux autres task groupes mettent cap au sud-ouest, direction les Carolines Occientales pour frapper les Palaus.

Alors que les TG 58.1 et TG 58.3 mettaient cap au nord pour des raids contre les Bonins et les îles Volcano, le TG 58.2 auquel appartenait le Wasp mit cap sur les Marshalls et Eniwetok où il arriva le 2 août.

Le 26 août, la 5ème flotte devient la 3ème flotte, l'amiral Halsey relevant l'Amiral Spruance. La TF 58 devient donc la TF 38. Outre ce changement de nom, le USS Wasp (CV-18) est réaffecté au TG 38-1 du vice-amiral John S. McCain, groupe occasionnel également composé des porte-avions Hornet, Cowpens et Belleau Wood.

Le 6 septembre 1944, la Fast Carrier Task Force lance une série de raids contre les Palaus, raids achevés le 9 septembre quand les porte-avions d'escadre de l'US Navy rallient les Philippines pour neutraliser les forces aériennes ennemies pendant la conquête de Morotai, de Peleliu et d'Ulithi.

Après les aérodromes implantés sur Mindanao le 10, ce sont ceux des Visayas le 12 et 13 septembre qui furent pilonnés. L'absence de menace japonaise dans le sud des Phillipines poussa les planificateurs à annuler le débarquement sur Mindanao prévu le 16 novembre et avancer le débarquement prévu à Leyte au 20 octobre 1945.

Après de nouveaux raids contre les Phillipines (Mindanao, Visayas), le Wasp rallie Manus dans les îles de l'Amirauté le 29 septembre pour ravitaillement, retournant au combat le 4 octobre, ralliant la mer des Phillipines le 7 octobre à 375 miles à l'ouest des Mariannes.

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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mer 16 Sep - 2:19

Les porte-avions américains devaient mener des missions d'interdiction aérienne contre les aérodromes japonais pour couvrir le débarquement de Leyte _un nom qui allait être donné à un Essex_ , se ravitaillant le 8 pour rallier les Ryu-Kyus _l'archipel où se trouve l'île d'Okinawa_ le 10 et matraquer les aérodromes ainsi que la navigation japonaise.

C'est ensuite Formose qui est attaquée du 12 au 15 octobre, les japonais subissant des pertes considérables qu'il s'agisse d'avions, de navires marchands ou d'infrastructures non sans pertes pour les américains : 79 appareils, 64 pilotes et navigants, les croiseurs Canberra et Houston ainsi que le porte-avions Franklin endommagés mais sans que la blessure soit mortelle.

La TF-38 alors qu'une étape cruciale de la guerre du Pacifique allait être franchie est composée des éléments suivants :

-TG 38.1 : Wasp Hornet Hancock Cowpens et Monterey

-TG 38.2 : Intrepid Bunker Hill Independence et Cabot

-TG 38.3 : Lexington Essex Princeton et Langley

-TG 38.4 : Franklin Enterprise San Jacinto et Belleau Woods

C'est donc une formidable puissance aérienne de près de 1200 appareils qui va s'abattre sur l'île de Leyte pour appuyer le débarquement des troupes du «héros de Corregidor», la 7ème armée du général Douglas MacArthur.

Ce débarquement plus encore que celui des Mariannes devait entraîner une riposte japonaise. Un plan simple et audacieux (Sho-Go 1) _une fois n'est pas coutume pour les japonais_ vit les porte-avions de la marine impériale japonaise sans beaucoup d'avions à bord attirer loin de Leyte les porte-avions de la TF38 pour permettre aux cuirassés et aux croiseurs lourds japonais d'écraser les troupes mises à terre le 20 octobre 1944 en passant par le sud via le détroit de Surigao et par le nord à travers le détroit de San Bernadino.

Du 22 au 25 octobre 1944 à lieu la bataille du golfe de Leyte, la plus grande bataille navale de tous les temps avec le Jutland, l'engagement de plusieurs dizaines de navires sur 900 miles nautiques du nord au sud.

Cette bataille fût le dernier affrontement entre la marine japonaise et la marine américaine, l'orgueilleuse marine impériale y perdant ses derniers porte-avions ainsi que plusieurs cuirassés dont le Musashi, le Fuso et le Yamashiro mais également le croiseur lourd Kumano et le croiseur léger Noshiro.

Le Wasp manqua le début de la bataille, lui et ses autres comparses du TG 38.1 devant se ravitailler à Ulithi. Les porte-avions furent rappelés pour secourir les porte-avions d'escorte, les destroyers et les destroyers d'escorte qui devant Leyte se défendaient comme des diables contre des cuirassés et des croiseurs lourds nettement plus puissants.

La bataille du golfe de Leyte terminée, le Task Group Thirty-Eight-One opéra encore deux jours dans les eaux Philippines avant de regagner Ulithi le 28 octobre pour quelques jours consacrées à des réparations, du ravitaillement et le repos de l'équipage.

Durant les suites de cette gigantesque bataille, les avions du Wasp accompagnés de ceux du Hornet achèvent le destroyer Hayashimo échoué.

Dès le 5 novembre, le USS Wasp (CV-18) était à nouveau sur le pied de guerre, frappant les aérodromes de Luzon, détruisant plus de 400 appareils japonais, la majorité au sol. Après que le Lexington eut été touché par un kamikaze, le Wasp devient navire-amiral de la TF-38, embarquant le vice-amiral McCain.

Peu après, il rallia Guam pour un échange de groupe aériens avant de retourner au combat aux Philippines à la mi-novembre pour quinze jours d'opérations, la force de porte-avions rapides ralliant Ulithi le 26 novembre à une époque où le soutien des troupes au sol avait été transféré à l'USAAF.

Le 10 décembre 1944, la TF-38 quitta Ulithi pour se positionner à l'est de Luzon et frapper l'île du 14 au 16 décembre alors que le débarquement sur Mindoro devait avoir lieu le 15 décembre.

Elle devait ensuite se ravitailler mais le typhon Cobra à la course changeante força les américains à annuler ce ravitaillement et à tenter de sauver le maximum de navires et d'éviter que les vents qui avaient déjà engloutis trois destroyers ne fassent de plus gros dégâts. La TF-38 rentre à Ulithi le 26 décembre après des raids en mer de Chine méridionale notamment contre Formose, les Pescadores et les Sakishimas.

La prochaine opération à laquelle le Wasp allait participer fût l'opération Detachment, l'invasion de l'île d'Iwo Jima dans l'archipel des Volcanos. La conquête de cette île était nécessaire, vitale même pour permettre d'y baser les chasseurs d'escorte, les North American P-51 Mustang et de permettre aux Boeing B-29 Superfortress endommagées de s'y poser.

La TF-58 quitte Ulithi le 10 février pour rallier les eaux japonaises, entamant ses opérations le 16 février par un raid de chasse libre ou sweep pour neutraliser la chasse japonaise avant de s'attaquer à l'industrie aéronautiques dans la région de Tokyo. Les opérations n'eurent pas le succès escompté en raison de mauvaises conditions météorologiques.

Dans la nuit du 16 au 17 février 1945, la force de porte-avions rapide rallie Iwo Jima pour couvrir le débarquement amphibie exécuté à partir du 19. Les chasseurs-bombardiers des porte-avions rapides et des porte-avions légers vont couvrir la mise à terre des marines et des G.I et en assurer leur appui.

Le USS Wasp (CV-18) va assurer cette mission jusqu'au 23 février quand la TF-58 met à nouveau le cap sur le Japon pour de nouvelles frappes sur la région de Tokyo le 25 mais les conditions météorologiques dégradées oblige les américains à annuler les raids du lendemain sur Nagoya puis de mettre cap sur les Ryu-Kyu et Okinawa pour des frappes menées le 1er mars suivies d'un bombardement nocturne mené par des navires de surface. Le Wasp et les autres porte-avions de la TF-58 rallient Ulithi le 4 mars 1945.

Du 17 au 23 mars, le Wasp mène de nombreux raids sur le Japon mais également sur Iwo Jima ce qui lui vaut d'être endommagé le 19 mars par une bombe. Durant cette semaine, son groupe aérien descendit quatorze appareils japonais, en détruisant six au sol auxquels s'ajoute de nombreux navires endommagés par bombes et mitraillages.

Le 13 avril 1945, il arrive au Puget Sound Navy Yard pour réparer les dégâts causés par la bombe et plus généralement une remise en état complète, une modernisation de son électronique et un accroissement de la DCA pour faire face à la menace kamikaze, menace de plus en plus prégnante.

Après presque trois mois de travaux, le USS Wasp (CV-18) quitte la côte ouest pour rallier Pearl Harbor qu'il quitte le 12 juillet pour rallier le «front», attaquant Wake durant le transit.

Après un bref arrêt à Eniwetok, le Wasp rallie la Fast Carrier Task Force au large du Japon pour les dernières opérations de la guerre, les avions du Wasp frappant notamment la base navale de Yokosuka, des aérodromes et des implantations industrielles.

Le 9 août 1945, un kamikaze manque de peu le porte-avions et le 15, le jour de la capitulation japonaise, deux avions nippons tentent d'attaquer le porte-avions mais sont expédiés dans les flots par la patrouille de chasse (C.A.P Combat Air Patrol) couvrant le Wasp.

L USS Wasp après avoir été endommagé par un typhon





Le USS Wasp (CV-18) reste déployé au large du Japon pour couvrir le débarquement des troupes d'occupation, répérer les camps de prisonniers alliés et les ravitailler par des largages.

Le 25 août, un puissant typhon (vents de 140 km/h) endommage le pont du porte-avions qui perd 9m de pont d'envol ce qui ne l'empêche pas de continuer ses opérations, opérations rendues délicates par un pont d'envol racourcci.

Sa mission de présence terminée (31 août), le porte-avions rallie la côte est et Boston pour participer au Navy Day le 27 octobre 1945.

Trois jours plus tard, il rallie le Brooklyn Navy Yard pour des travaux destinés à rapatrier les vétérans du Pacifique dans le cadre de l'opération Magic Carpet, le porte-avions pouvant embarquer 4500 passagers par voyage. Plus tard, il rapatria en Italie des prisonniers italiens libérés.

Le 17 février 1947, le USS Wasp est désarmé avec le statut out of commission in reserve ce qui signifie qu'il ne pouvait être réarmé qu'après plusieurs semaines voir plusieurs mois de travaux.Il est placé sous l'autorité de l'Atlantic Reserve Fleet.

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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mer 16 Sep - 2:23

Les Essex, excellents porte-avions du second conflit mondial (probablement les meilleurs avec les Shokaku et Zuikaku japonais) durent faire face à l'arrivée d'avions à réaction qui étaient nettement plus exigeants en terme de place et d'infrastructures qu'il s'agisse des catapultes ou des brins d'arrêts.

En dépit du lobbying hostile de l'USAF, l'US Navy allait pouvoir refondre ses Essex pour les adapter aux avions à réaction et au bombardement nucléaire.

Le Wasp fût le second porte-avions de classe Essex à subit la refonte SCB-27A avec l'Essex. Les travaux vont être menés par le Brooklyn Navy Yard du 1er septembre 1948 au 28 septembre 1951.

Recommissioné le 10 septembre 1951, le USS Wasp (CV-18) est réaffecté à la 2ème flotte ou Flotte de l'Atlantique en novembre 1951, entamant alors sa mise en condition, celle de l'équipage du navire mais également de son groupe aérien.

Après sa croisière de mise en condition, le porte-avions repasse au Brooklyn Navy Yard en février et mars 1952.

A la fin avril, le USS Wasp (CV-18) met cap à l'est pour son premier et unique déploiement au sein de la 6ème flotte en Méditerranée.

Dans la nuit du 25 au 26 avril 1952, le porte-avions et son groupe de combat sont à 700 miles à l'ouest des Açores. Le transit est l'occasion de nombreux d'exercices de jour comme de nuit.

Au cours d'opérations aériennes, le porte-avions se met vent debout pour permettre l'exercice et les deux destroyers d'escorte, le Hobson (DMS-26) et le Rodman (DD-456) se mettent en position pour permettre de sauver des pilotes tombés à la mer.

Pour une raison inexplicable (et qui restera inexpliquée), le Hobson manœuvre et va se placer dans la route du Wasp. Le choc est inévitable et le destroyer dragueurs de mines de classe Gleaves est coupé en deux. Le navire coule rapidement et seulement 61 marins et officiers sur 237 sont récupérés soit 176 morts dont le commandant du destroyer.





Le porte-avions est suffisamment endommagé pour devoir rallier Bayonne dans le New Jersey pour des réparations. La proue est coupée et remplacée par celle du Hornet alors en conversion SCB-27A, proue découpée au Brooklyn Navy Yard et ramenée sur une barge jusqu'au New Jersey.

Dans un delai record de dix jours, le porte-avions est remis en état et dès le 24 mai 1952, il peut mettre cap à l'est pour enfin réaliser son déploiement au sein de la 6ème flotte.

Le 2 juin 1952, il relève le Tarawa (CV-40) à Gibraltar et retrouve la Carrier Division Six en Méditerranée. Pendant cinq mois, le porte-avions va réaliser de nombreux exercices et des escales de courtoisie dans les ports méditerranéens.

Relevé le 5 septembre par son sister-ship Leyte (CV-32) à Gibraltar, il rallie l'Europe du Nord pour participer à l'exercice Mainbrace au large de Greenock puis à une escale à Plymouth avant de rentrer à Norfolk le 13 octobre 1952.

Reclassé porte-avions d'attaque (Carrier Vessel Attack) le 1er octobre 1952, le USS Wasp (CVA-18) subit un grand carénage de sept mois au Brooklyn Navy Yard pour préparer un véritable tour du monde qui doit le ramener dans le Pacifique.

Les travaux ainsi que la remise en condition terminées, le porte-avions quitte Norfolk le 16 septembre 1953, longe la côte est, pénètre dans la mer des Caraïbes avant de franchir le canal de Panama pour pénétrer dans l'océan baptisé ainsi par Magellan.

Il rallie directement le Japon pour une brève visite de courtoisie avant de participer à des exercices au sein de la TF-77, la composante porte-avions de la 7ème flotte. Entre deux exercices, il fit ainsi escale à Hong-Kong, Manille, Yokosuka et Sasebo.

Des chefs d'état visitèrent le bord qu'il s'agisse de Tchang-Kaï-Chek, le président de Formose ou Ramon Magsaysay, président des Philippines, invité de l'ambassadeur des Etats-Unis à Manille, un certain Raymond A. Spruance.

Relevé en avril 1954 par le Boxer, le Wasp rallie son nouveau porte d'attache en l'occurence San Diego.

Alors qu'il se trouvait dans les eaux philippines, le porte-avions aurait pu participer à l'opération Vulture, un bombardement aérien pour sauver le camp retranché de Dien-Bien-Phu mais des considérations politiques empêchèrent l'exécution de l'opération.

Comme tous les porte-avions de la 3ème flotte, le Wasp va partager son temps en des détachements au sein de la 7ème flotte et des opérations au large de la côte ouest pour entrainer son groupe aérien et maintenir un haut niveau de compétences.

En septembre 1954, il quitte San Diego et les Etats-Unis pour rallier l'Extrême Orient et participer ainsi à son deuxième déploiement au sein de la TF-77. Il fit escale à Pearl Harbor et à Iwo Jima en route, relevant le Boxer en octobre.

Outre des exercices et des escales de représentation, le USS Wasp (CVA-18) participe à la couverture de l'opération d'évacuation des îles Tachen par les nationalistes de Tchang-Kaï-Chek.






De retour aux Etats-Unis en avril, il va subir de mai à décembre 1955 au Hunters Point Navy Yard une nouvelle refonte baptisée SCB-125 qui modifie radicalement sa silhouette avec une proue fermée dite Hurricane Bow, une piste oblique et des catapultes à vapeur. Rentré à San Diego les travaux terminés, le porte-avions va préparer un nouveau déploiement en Extrême-Orient.

Le USS Wasp (CVA-18) quitte San Diego le 23 avril 1956 pour un nouveau déploiement en Extrême-Orient avec le Carrier Air Group Fifteen (CVG-15) à son bord. Au cours d'une escale à Pearl Harbor, il subit une inspection de ses capacités avant de rallier Guam le 14 mai.

Il rallie ensuite le Japon, effectuant durant le transit l'opération Sea Horse, une série d'exercices de jour et de nuit organisées sur cinq jours. Arrivé à Yokosuka le 4 juin, il va effectuer plusieurs escales dans les ports de la région, participant à l'inauguration de la nouvelle base aéronavale de Cubi Point située en face de Subic Bay.

Il est de retour à San Diego le 15 octobre 1956 et dix-sept jours plus tard, le 1er novembre, il est reclassé Carrier Vessel Submarine avec la marque de coque CVS-18. Il va ensuite préparer son transfert sur la côte est.
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mer 16 Sep - 2:27

Le 31 janvier 1957, le USS Wasp (CVS-18) quitte San Diego, franchit le cap Horn, manœuvre dans l'Atlantique Sud et les Caraïbes avant de rallier Boston le 21 mars après presque deux mois de mer.

Il met cap sur Norfolk où il arrive le 6 avril pour un entraînement à la lutte anti-sous-marine qui va l'occuper jusqu'au mois d'août.

Il participe en septembre à deux exercices OTAN codés «Seaspray» et «Strikeback» exécutés au large des côtes écossaises, un lieu qu'auraient sûrement à fréquenter les porte-avions ASM américains en cas de guerre. Le Wasp est de retour à Boston le 23 octobre 1957, subissant un grand carénage au Boston Naval Shipyard qui s'achève le 10 mars 1958.

Après avoir effectué sa remise en condition dans les Caraïbes, il intègre la TF-66, la force anti-sous-marine de la 6ème flotte (Méditerranée) dès son appareillage de Quonset Point (Rhode Island) le 12 mai 1958.

Le programme initial est perturbé par les événements du Liban. Le Wasp était arrivé à Gibraltar le 21 mai et avait ensuite fait escale à La Sude, à Rhodes et à Athènes, effectuant un exercice américano-italien de dix jours au large de la Sardaigne.

Le 15 juillet 1958, au lendemain du coup d'état irakien qui déstabilisa la bien mal nommée «Suisse du Moyen-Orient», le Wasp commença à patrouiller au large du Liban, son squadron d'hélicoptères de transport s'installa sur l'aéroport de Beyrouth d'où il assura le soutien logistique et sanitaire des marines déployés dans la région.

Le Wasp resta déployé au large du Liban jusqu'au 17 septembre date à laquelle il quitta Beyrouth pour rallier Norfolk, arrivant en Virginie le 7 octobre, n'atteignant sa destination finale en l'occurence Boston le 11 octobre après une courte escale à Quonset Point.

Quatre jours plus tard, le USS Wasp (CVS-18) devint le navire amiral du Task Group Bravo, l'un des deux groupes anti-sous-marins _l'autre étant le Task Group Alfa_ de la Flotte de l'Atlantique, chacun de ses groupes étant composé d'un porte-avions anti-sous-marin, de destroyers (sept en l'occurence pour ce groupement) et d'avions de patrouille anti-sous-marins basés à terre, des Lockeed P2V Neptune qui complètent l'action des Trackers et des hélicoptères embarqués.

Pour permettre à ce groupe occasionnel permanent d'être réellement opérationnel, le Task Group Bravo effectue un cycle de manœuvres de dix-sept jours dans l'Atlantique Nord (26 novembre au 13 décembre 1958).






Le USS Wasp (CVS-18) va opérer en compagnie du Task Group Bravo jusqu'en février 1960, subissant un grand carénage du 27 février 1960 à début juillet, ralliant l'Atlantique Sud alors que le Congo belge récement indépendant était déjà secoué par des troubles intérieurs.

Le porte-avions anti-sous-marin se tint prêt à intervenir pour évacuer les ressortissants américains jusqu'à début août, ralliant Boston le 11 août, passant la fin de l'année sur la côte est et dans les Caraïbes, restant au port jusqu'à la fin de l'année et ce partir du 10 décembre.

Après avoir passé la première partie de l'année à s'entraîner au large de la côte est, le porte-avions quitte Norfolk le 9 juin pour une croisière de trois mois en Méditerranée, une croisière qui vit le porte-avions multiplier les escales et les exercices.

De retour à Norfolk le 1er septembre, le porte-avions subit un nouveau carénage au Boston Naval Shipyard et ce jusqu'au 6 novembre 1961 quand il entame sa mise en condition.

Après s'être entraîné au large de la côte est, le porte-avions quitte Boston le 18 février 1962, faisant escale à Portsmouth, à Rotterdam, à Greenock,à Plymouth, à Kiel _le Wasp étant le premier porte-avions à faire escale dans ce port de la Baltique_, à Oslo, Reykjavik et Argentia (Terre-Neuve) pour rallier Boston le 16 juin.

Il participe ensuite au blocus de Cuba durant la crise des missiles, restant en ligne durant toute cette période de tension. Il rallie Boston le 22 novembre pour entretien puis quitte le Massachusetts le 21 décembre pour les Bermudes afin d'executer une croisière au profit d'aspirants officiers. Il rentre à son port d'attache le 29 décembre et y reste jusqu'à la fin de l'année.

Le USS Wasp (CVS-18) commence l'année 1963 par des exercices anti-sous-marins en baie de Chesapeake avant de rallier le Costa-Rica dans le cadre d'une visite présidentielle du président Kennedy qui organisait un sommet avec six nations d'Amérique Centrale (21 mars).

Après des exercices, il rallie Boston le 4 avril 1963 avant de se positionner au large des Bermudes du 11 au 18 mai pour participer à une éventuelle récupération du major Gordon Cooper qui participait à une mission Mercury mais la capsule étant rentrée comme prévue à proximité de Midway, c'est le Kearsarge qui se chargea de la récupération.

Après avoir passé le reste de l'année à effectuer des exercices anti-sous-marins dans l'Atlantique et dans les Caraïbes, le Wasp subit une refonte FRAM (Fleet Rehabilitation and Modernization) au Boston Navy Yard.

Les travaux s'achèvent au printemps suivant et le porte-avions peut effectuer ses essais au mois de mars 1964 suivit d'un mois d'avril consacré à l'entraînement au large de Norfolk et en baie de Narragansett. Après des travaux complémentaires à Boston du 4 au 14 mai, le Wasp effectue sa remise en condition dans les Caraïbes, rentrant à son port d'attache le 3 juin 1964.

Il passe ensuite la fin de l'année en Méditerranée, quittant la côte est le 8 septembre pour y rentrer le 18 décembre après avoir manœuvré dans la Mare Nostrum et fait escale à Valence, dans des ports espagnols, français et italiens.

Le USS Wasp (CVS-18) reprend la mer le 8 février 1965 pour des manœuvres dans les Caraïbes et au large de la côte est, récupérant ensuite la capsule Gemini IV (James McDivitt et Edward H. White 3-7 juin) le 7 juin.

Il passe ensuite l'été à multiplier des exercices, participant au opérations de recherche et de sauvetage d'un C-121 de l'Air Force perdu au large de Nantucket ainsi que des exercices avec les marines ouest-allemandes et françaises.

L'année se termine par la récupération des astronautes des missions Gemini VI (Stafford et Schirra) et VII (Lowell et Borman), la première ayant été dans l'espace les 15 et 16 décembre et la seconde du 4 au 18 décembre, les deux capsules effectuant un vol en formation le 15. Le porte-avions rentre à Boston le 22 décembre et reste au port jusqu'à la fin de l'année.

Pour le Wasp, l'année 1966 doit commencer par des exercices au sein de la flotte de l'Atlantique mais au cours du transit en direction de Porto-Rico, le mauvais temps cause des dégâts suffisament importants pour que le porte-avions soit obligé de rallier Boston le 18 février pour des travaux qui vont l'immobiliser jusqu'au 7 mars.

Après sa remise en condition et divers exercices jusqu'au 24 mars, le porte-avions reste à Boston jusqu'à la mi-avril avant d'amener à Guantanamo le Secrétaire à la Navy et ses invités, le porte-avions quittant le Massachusetts le 18 avril et y revenant le 6 mai.

Décidément fort actif, le vétéran, participe à la récupération de Gemini IX le 6 juin, ramenant à Cap Kennedy le Lieutenant-Colonel Thomas P. Stafford et le Lieutenant Commander Eugène Cernan mais pas la capsule qui fût ramenée à Boston à bord du porte-avions.

Après avoir participé à cette opération de soutien à la conquête spatiale, le USS Wasp (CVS-18) enchaine par deux exercices destinés à entretenir ses capacités dans son domaine de prédilection à savoir la lutte anti-sous-marine. Ces deux exercices sont «ASWEX III» du 20 juin au 1er juillet 1966 et «ASWEX IV» du 25 juillet au 5 août.

Après un petit carénage du 1er au 19 septembre, le porte-avions enchaine par un exercice de lutte anti-sous-marine marquée par la présence à bord d'avions de la marine canadiennes, l'opération de récupération de Gemini XII (5-18 novembre), le porte-avions accueillant à son bord le 15 novembre le capitaine James A. Lovell et le major Edwin E. Aldrin avant de rallier Boston avec eux le 18.

L'année 1966 se termine pour le Wasp par un exercice majeur de la 2ème flotte. Baptisé «Lantflex 66», il voit l'engagement de plus de cent navires du 28 novembre au 16 décembre, date du retour du porte-avions à Boston où il reste jusqu'à la fin de l'année civile.






Après avoir qualifié de jeunes pilotes et manoeuvré dans le Golfe du Mexique du 24 janvier au 26 février 1967 (avec des escales à La Nouvelle Orléans, Pensacola et Mayport), le Wasp est de retour à Boston le 27, y restant jusqu'au 19 mars avant de nouveaux exercices dans les Caraïbes jusqu'au 7 avril, date de son retour à Boston.

Le 11 avril 1967, il quitte Boston pour le Naval Amunitions Depot Earle (New Jersey) (il porte le nom du contre-amiral Ralph Earle, chef du BuOrd ou Bureau of Ordnance _Bureau des Munitions_ pendant le premier conflit mondial) où il débarque ses munitions, visite New York pendant trois jours avant de retourner à Boston et de subir un grand carénage qui va l'immobiliser du 21 avril 1967 au 28 janvier 1968 en incluant les tests préliminaires.

Après les essais opérationnels, le porte-avions entame sa remise en condition le 28 février 1968 pour cinq semaines d'entraînement au large de Guantanamo, ralliant Boston le 6 avril et y restant jusqu'au 29 pour repos de l'équipage et des réparations mineures.

Après avoir participé à l'exercice «Fixwew C» au large des Bahamas, le porte-avions mit cap sur Boston le 20 mais mais cinq jours plus tard, il fût détourné pour participer à des opérations de qualification (CARQUAL) au large de Jacksonville (Floride).

Après une collision avec le pétrolier USS Truckee (AO-147) le 12 juin 1968, le porte-avions rallie Norfolk pour enquête sur cette collision. Le porte-avions n'ayant pas été immobilisé pour réparations, on peut supposer qu'il n'y à eut entre le porte-avions de classe Essex et le pétrolier classe Neosho que de la tôle froissée.

Rentré à Boston le 20 juin, il y reste jusqu'au 3 août quand il quitte le Massachusetts pour la Virginie et Norfolk pour embarquer des munitions et ce cinq jours après que le port d'attache du porte-avions ait été changé, Quonset Point (Rhode Island) remplaçant Boston, le Wasp y arrivant le 10 août pour préparer un déploiement outre-mer.

Le 20 août, il quitte son port d'attache pour l'Europe avec des exercices entrecoupés d'escales à Portsmouth, Firth of Clyde, Hambourg et Lisbonne avant le plus important exercice OTAN depuis quatre ans («Silvertower»).

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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mer 16 Sep - 2:29

Il pénètre en Méditerranée le 25 octobre pour la deuxième partie de la croisière dont le programme ne change pas avec des exercices entrecoupés d'escales à Naples, à Tarente, Naples, Barcelone et Gibraltar. Le USS Wasp (CVS-18) est de retour à Quonset Point le 19 décembre et reste au port jusqu'à la fin de l'année civile.

Après une période d'entretien (que l'on pourrait comparer à notre PEI _Période d'Entretien Intermédiaire_) du 10 janvier au 17 février 1969, le Wasp va manoeuvrer dans les Caraïbes jusqu'au 6 mars date de son retour à Rhode Island où il va préparer un nouveau déploiement outre-mer.

Le 1er avril 1969, il quitte Quonset Point et traverse l'Atlantique direction Lisbonne où le porte-avions arrive le 16 avril. Il participe à l'exercice «Trilant» (21 au 26 avril) en compagnie d'autres navires américains mais également d'unités espagnoles et portugaises.

Le 15 mai, il arrive à Portsmouth et participe à une revue navale organisée pour le vingtième anniversaire de la création de l'OTAN. Cette revue navale organisée le 16 mai en rade de Spithead en présence de la reine Elisabeth II et du prince Philip voit la participation de soixante-quatre navires de onze pays de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

Ces festivités terminées, le USS Wasp (CVS-18) reprend une activité normale avec des exercices et des escales à Rotterdam, Oslo et Copenhague, rentrant aux Etats-Unis le 30 juin et y restant jusqu'au 24 août.

Du 24 août au 6 octobre, le porte-avions anti-sous-marin ne chôme pas, participant à l'entraînement des futurs pilotes de l'US Navy qu'il s'agisse des qualifications préliminaires au large de Pensacola ou des qualifications avancées au large de Corpus Christi. La guerre du Vietnam bat alors son plein et les besoins en pilotes sont très importants.

Après une période de disponibilité limitée, le porte-avions va manoeuvrer en baie de Chesapeake jusqu'au 22 novembre avant de retourner au large de Jacksonville pour qualifier de nouveaux pilotes jusqu'au 10 décembre. Rentré à Naval Air Station Quonset Point le 13 décembre, il y reste jusqu'à la fin de l'année civile.






Le 4 janvier 1970, le USS Wasp quitte Quonset Point direction le Naval Ammunition Depot Earle.

Ce dernier installé en baie de Sandy Hook à été créé durant la seconde guerre mondiale avec comme élément remarquable un quai en trident pour éloigner le plus possible les navires des dépôts pour empêcher qu'une explosion sur un dépôt ne détruise le navire et inversement.

Après avoir déchargé ses bombes, ses torpilles et autres charges de profondeur, le porte-avions rallie le Boston Navy Yard pour un grand carénage de six semaines entamé le 9 janvier et achevé le 16 mars quand le Wasp entame sa remise en condition.

Rentré à Quonset Point le 3 avril, il prépare un nouveau déploiement en Europe qui commence le 25 mai 1970 quand il arrive à Lisbonne.

Après une semaine passée au mouillage dans l'estuaire du Tage, le porte-avions participe à l'exercice «Night Patrol» avec des unités canadiennes, néerlandaises, portugaises, britanniques et ouest-allemandes.

Arrivé le 8 juin 1970 à Rota (près de Cadix, l'une des bases américaines du pays), il embarque un groupe d'aspirants pour une croisière jusqu'à Copenhague. Cette croisière marquée par plusieurs exercices est attentivement surveillée par des navires et des avions soviétiques. Il quitte Copenhague le 26 juin et franchit trois jours plus tard le Cercle Polaire Arctique.

Le 13 juillet 1970, le USS Wasp (CVS-18) arrive à Hambourg. Ouvert au public, plus de 15000 hambourgeois et ouest-allemands vont visiter le porte-avions. Il fait ensuite escale à Edinbourg, à Glasgow avant une série d'exercices en mer de Norvège. Mouillant près de Plymouth le 28 août, il rallie ensuite Quonset Point le 8 septembre.

Le 11 octobre, il quitte Rhode Island pour le Naval Ammunitions Depot où il vide ses soutes à munitions avant de rallier le Boston Naval Shipyard pour un petit carénage du 15 octobre au 14 décembre. Il rembarque alors ses munitions, retourne à Quonset Point le 19 et y reste jusqu'à la fin de l'année.

Le 14 janvier 1971, le USS Wasp (CVS-18) quitte Quonset Point pour entraînement. Après une remise en condition aux Bermudes _colonie britannique mais où une importante base américaine était installée depuis le Second Conflit Mondial et jusqu'en 1994_, il franchit l'Atlantique, direction Rota.

Pénétrant en Méditerranée, il participe à l'exercice «National Week III» avant une visite du secrétaire à la Navy et du commandant de la 6ème flotte le 12 février.

Le 15 février, le Wasp est détaché de l'exercice cité plus haut pour escorter le porte-avions USS John F. Kennedy (CVA-67) lors de sa traversée du détroit de Gibraltar, traversée faite sous la surveillance de navires soviétiques.

Les deux porte-avions naviguent de conserve jusqu'au détroit de Sicile quand ils se séparent, le CVS-18 ralliant Barcelone le 24 février puis après une brève escale, met cap à l'ouest direction Quonset Point où il arrive le 3 mars 1971.

Après une inspection de sécurité nucléaire le 27 avril, il participe à l'exercice «Exotic Dancer» du 3 au 8 mai puis à «Rough ride», un exercice qui le conduit des Bermudes à la Nouvelle Ecosse. Il est de retour à Quonset Point le 2 juillet.

Il passe l'été entre un exercice baptisé «Squeez Play IX» au large des Bermudes puis une croisière d'entraînement au profit d'un groupe aérien de réserve, entraînement mené au large de Mayport en Floride, le vétéran ralliant son port d'attache le 26 août.

Du 23 septembre au 6 octobre, le USS Wasp (CVS-18) participe à l'exercice «Lantcortex 1-72» puis à un entraînement aux opérations embarquées au large des Bermudes, de Mayport et de Norfolk et ce jusqu'au 4 novembre, date de son retour à Quonset Point.

Le 8 novembre 1971, le USS Wasp (CVS-18) quitte Quonset Point pour Newport News et les chantiers navals implantés dans cette région (Newport News Shipbuilding & Drydock co) pour une inspection et des travaux jusqu'au 22 novembre.

Le 1er mars 1972, l'US Navy annonce le désarmement imminent du porte-avions. Ce désarmement est officiel le 1er juillet 1972 et dès le 21 mai 1973, le porte-avions de classe Essex est rayé du Naval Vessel Register, vendu à la démolition le même jour à Union Minerals & Alloys Corporation de New York et promptement démantelé.


source
forummarine.forumactif.com
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mer 16 Sep - 10:52

Une carrière longue et mouvementée, pour finir avec une rapide mise au rebut ...
Merci pour tous ces détails ...
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Lun 21 Sep - 11:28

L USS Hancock (CV-19)

L USS Hancock (CV-19) est mis sur cale aux chantiers navals Fore River Shipyard (Bethlehem Steel Comany) installés à Quincy (Massachusetts) le 26 janvier 1943 sous le nom de Ticonderoga.

Le 1er mai, il est rebaptisé Hancock suite à une proposition de la compagnie d'assurance-vie John Hancock de lancer un bond de guerre pour financer le navire si ce nom était choisit.

Lancé le 24 janvier 1944, il est commissionné le 15 avril 1944. Prêt techniquement, il doit encore assurer sa mise en condition au large de Trinidad et du Venezuela jusqu'au 9 juillet quand il retourne au Boston Navy Yard pour des travaux complémentaires et d'ultimes modifications. Reste à rallier le Pacifique pour connaître son baptême du feu.







Le 31 juillet 1944, le USS Hancock (CV-19) quitte Boston pour rallier le Pacifique, faisant escale à San Diego et à Pearl Harbor. Il quitte les îles hawaïennes le 24 septembre pour rallier la TF 38 à Ulithi le 5 octobre, intégrant le TG 38.2 (contre-amiral Bogan) qu'il forme avec ses sister-ship Intrepid et Bunker Hill ainsi que des porte-avions légers Cabot et Independence.

Il connait son baptême du feu à l'automne 1944, son groupe aérien lançant des raids contre les Ryu-Kyu, Formose et les Phillipines pour paralyser la riposte japonaise contre le débarquement de Leyte exécute à partir du 17 octobre.

C'est d'abord Okinawa le 10 qui est attaqué par les chasseurs et les bombardiers du Hancock, de nombreux navires allant du sampan au ravitailleur de sous-marins sont détruits sans oublier les avions avec sept appareils détruits au sol.

Le 12, c'est Formose _possession japonaise depuis 1895_ qui est attaqué par les porte-avions rapides américains, les pilotes du Hancock détruisant six avions ennemis en vol et neuf au sol. Un cargo est coulé, trois grièvement endommagés et d'autres endommagés plus légèrement. A cela s'ajoute les installations portuaires et aéroportuaires qui systématiquement pilonnés.

Le 14 octobre au cours de la seconde nuit de raids, les japonais ripostèrent à nouveau, la DCA du Hancock détruisant de nouveaux avions japonais mais le 15, le porte-avions est encadré par des bombes, l'une traverse une plate-forme de DCA mais explose en mer.

La TF-38 et donc le Hancock mettent ensuite cap sur Leyte pour couvrir les débarquements exécutés à partir du 20 octobre. Deux jours plus tôt, les avions du CVA-19 sont lâchés sur les aérodromes et les ports pour neutraliser toute résistance japonaise.

Le 19, le TG 38.1 (Wasp, Hornet, Hancock, Cowpens et Monterey) met cap sur Ulithi pour entretien et ravitaillement mais le 23 octobre, il reçoit l'ordre de rallier les Phillipines pour intercepter la flotte japonaise qui tentait de s'opposer aux débarquements de Leyte, provoquant la bataille du Golfe de Leyte (22 au 25 octobre), le dernier grand affrontement de la guerre entre les deux flottes, une victoire américaine non sans frayeurs pour l'US Navy.

Le 26 octobre, il endommage le croiseur lourd Kumano et le croiseur léger Noshiro en baie de Manille.






Du 29 octobre au 19 novembre 1944, le Hancock participent à la campagne de bombardements contre la région de Manille. Comme toujours, les aérodromes et la navigation japonaises sont particulièrement visés, le tout pour faciliter la progression de la 7ème armée du général Douglas MacArthur. Le 17, il devient navire-amiral de la TF38 quand l'amiral McCain met sa marque à bord.

Une période de mauvais temps empêche les opérations jusqu'au 25 novembre quand un kamikaze tombe dangereusement prêt du navire, projetant une partie de son fuselage sur le pont d'envol, prenant feu mais les équipes de sécurité interviennent promptement pour étouffer l'incendie avant qu'il n'endommage gravement le porte-avions. Il rentre à Ulithi deux jours plus tard.

Il ne reprend du service qu'à la mi-décembre, son groupe aérien frappant l'île de Luzon en vue de protéger la flotte amphibie débarquant les troupes à Mindoro. Comme un mois plus tôt en baie de Manille, la navigation japonaise et les aérodromes nippons sont particulièrement visés.

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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Lun 21 Sep - 11:30

Echappant au typhon Cobra (17-18 décembre), il regagne sans dommages Ulithi le 24 décembre qu'il quitte six jours plus tard pour une série de raids aériens contre les aérodromes et la navigation japonaise en mer de Chine Méridionale.

Ses bombardiers attaquent durement les aérodromes de Luzon les 7-8 janvier puis Formose le 9 janvier suivit d'un convoi en baie de Cam-Ranh (Indochine), convoi qui perd deux navires tandis que onze autres sont endommagés.

Le même jour que cette attaque voit les avions du USS Hancock (CV-19) bombarder les aérodromes de Saigon. Les attaques contre cette région s'achèvent le 16 janvier après des raids contre l'île de Hainan, les Pescadores et Hong Kong avant de nouveaux raids contre Formose le 20 janvier 1945, marqué par un accident dramatique, un avion s'écrasa sur l'îlot, tuant 50 hommes et en blessant 75 ce qui n'empêcha pas le porte-avions de lancer le lendemain des raids contre Okinawa.

De retour à Ulithi le 25 janvier 1945, il y reste jusqu'au 10 février quand il appareille pour le Japon afin de pilonner la région de Tokyo le 16 février.

Le groupe aérien du Hancock, le Carrier Air Group Eight (CVG- abat 71 avions ennemis et 12 autres le lendemain alors que les bombardiers attaquent les bases navales ennemies à Chichi et Haha Jima le 19.

Ces raids sont menés pour isoler Iwo Jima, le Hancock ralliant la région le 22 février pour assurer l'appui rapproché des troupes mises à terre le 19 dans le cadre de l'opération Detachment.

Le Hancock retourne fin février dans les eaux japonaises où la menace est moins la flotte que l'aviation et notamment les kamikazes qui mettent à rude épreuves les équipages. Il lance un raid contre les îles Nansei-Shoto le 1er mars avant de retourner à Ulithi le 4 mars pour ravitaillement, réparations et repos de l'équipage.

Après une dizaine de jours de repos à Ulithi, le porte-avions retourne au combat le 18 mars avec toujours le Japon métropolitain comme cible et plus précisément les aérodromes de Kyushu, de Honshu ainsi que le trafic maritime dans la Mer intérieure.

Le 20 mars, il à nouveau légèrement endommagé par un kamikaze désintégré par la DCA du porte-avions et du destroyer qu'il ravitaillait (le USS Halsey Powell DD-686 classe Fletcher) mais dont les fragments s'abattirent sur les deux navires.

Intégré ensuite au TG 58.3 (en compagnie de l'Essex, du Bunker Hill, du Cabot et du Bataan), le USS Hancock participe aux raids sur les îles Nansei-Shoto du 23 au 27 mars puis aux actions contre les îles Minami Daito et l'île de Kyushu jusqu'à la fin du mois.

Le 1er avril 1945, les américains lancent leur dernière opération amphibie de la guerre. Sous le nom de code de Iceberg, les marines et les G.I de la 7ème armée prennent pied sur la principale île des Ryu-Kyu à savoir Okinawa. Le Hancock et les autres porte-avions rapides de la TF 58 vont participer à l'appui rapproché des troupes au sol tout en se défendant contre les raids réguliers de kamikaze.

Le 7 avril 1945, un kamikaze s'écrase sur le pont d'envol sur un groupe avion paré à être catapulté avec donc un plein de carburant, des bombes et des roquettes. Cette attaque cause la mort de soixante deux hommes et en blesse soixante et onze.

Les équipes de lutte contre les avaries font cependant des miracles et le porte-avions peut reprendre son service deux heures après l'attaque.

Néanmoins, le 9 avril, il est détaché de son groupe occasionnel (Task Group) pour rallier Pearl Harbor et y être réparé.

Il retourne au combat à la mi-juin, quittant les eaux hawaïennes le 13, bombardant Wake le 20 alors qu'il ralliait les Philippines, le CV-19 retrouvant en baie de San Pedro les porte-avions d'escadre et les porte-avions légers de la Force de porte-avions rapide.






Le 1er juillet 1945, le USS Hancock quitte la baie de San Pedro en compagnie de ses congénères de la TF 38 pour les dernières opérations de la guerre, les derniers raids contre les aérodromes, les ports et l'industrie japonaise, relayant l'action des B-29 de l'USAAF.

Ces raids vont se poursuivre jusqu'au 15 août, date de la capitulation japonaise qui oblige le porte-avions à rappeler ses bombardiers.

Néanmoins, cela ne se fait pas sans pertes car des avions de reconnaissance sont attaqués par des avions japonais, trois étant perdus et le quatrième s'échappant dans les nuages. L'après midi, une Combat Air Patrol (CAP), abat un avion torpilleur qui visait la Task Force britannique intégrée à la Fast Carrier Task Force.

Les opérations continuent néanmoins mais cette fois se limitent à des missions de reconnaissance pour repérer les camps de prisonniers alliés et y larguer nourritures et médicaments en attendant l'arrivée du personnel médical.

Le 2 septembre 1945, l'acte de capitulation du Japon est signé en baie de Tokyo à bord du cuirassé Missouri.

Le troisième cuirassé de classe Iowa est entouré d'une flotte nombreuse mais les porte-avions rapides sont en mer pour couvrir la cérémonie et permettre aux avions embarqués de survoler l'escadre.

Le 10 septembre, le porte-avions rentre en baie de Tokyo et va y rester jusqu'au 30 septembre quand il appareille pour Okinawa où après avoir embarqué 1500 passagers, il met cap sur San Pedro (Californie) où il arrive le 21 octobre.


Il est ensuite transformé en transport de troupes pour participer à l'opération Magic Carpet, la gigantesque opération de rapatriement des soldats, marins et aviateurs démobilisés entre le Pacifique, l'Europe et les Etats-Unis.

Le groupe aérien est débarqué, l'équipage est réduit, des couchettes sont installées dans le hangar et la capacité des cuisines augmentées. Il appareille de San Pedro le 2 novembre pour Seadler Harbor (Manus, îles de l'Amirauté), embarquant 4000 passagers débarqués à San Diego le 4 décembre 1945.

Une semaine plus tard, il repart pour le Pacifique et un deuxième voyage pour l'opération Magic Carpet, embarquant 3773 passagers à Manille pour les ramener à Alameda (Californie) le 20 janvier 1946.

Le 18 février, il quitte San Diego avec le Carrier Air Group Seven (CVG-7) embarqué pour des opérations aériennes au large des côtes de Californie.

Cet entraînement terminé, il rentre à San Diego d'où il repart le 11 mars sans groupe aérien, servant de transport d'avions avec deux groupes aériens et leurs appareils entre Pearl Harbor et Saïpan où il arrive le 1er avril.

Rembarquant deux autres groupes aériens, il rallie Guam où il embarque des appareils et met cap à l'est direction Alameda (avec une escale à Pearl Harbor), arrivant à destination le 23 avril. Il met ensuite cap sur Seattle (Etat de Washington) où il arrive le 29, première étape de sa désactivation.

Le 9 mai 1947, le USS Hancock est désarmé et affecté à la Pacific Reserve Fleet avec Bremerton pour port d'attache.


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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Lun 21 Sep - 11:34

Après quatre ans et demi sous cocon, le USS Hancock est remorqué au Puget Sound Naval Shipyard le 15 décembre 1951 pour subir la refonte SCB-27C. Au cours de cette refonte, il devient porte-avions d'attaque (Carrier Vessel Attack) avec la marque de coque CVA-19, reclassement effectif le 1er octobre 1952.

Remis en service le 15 février 1954, le USS Hancock (CVA-19) est le premier porte-avions américain à utiliser des catapultes à vapeur plus à même de mettre en œuvre des avions à réaction plus lourds que leurs devanciers à hélice.

Il entame ensuite sa mise en condition au large des côtes de Californie, quittant San Diego le 7 mai 1954. Il passe ensuite un an à mettre en condition son groupe aérien, participant à des opérations spéciales notamment les lancements de missiles Sparrow I et Regulus.

Le 10 août 1955, il quitte la Californie pour son premier déploiement en Extrême Orient au sein de la 7ème flotte et plus précisément de la TF 77, la force de porte-avions de cette flotte chargée de la défense du Japon et du soutien aux pays alliés à savoir la Corée du Sud et Formose mais également les Phillipines. Ce déploiement s'achève le 15 mars 1956 quand il rallie San Diego.

Au cours de ce déploiement, il embarque quatre missiles de croisière Regulus I pour tests, expérimentations voir usage en cas de conflit.

Le 13 avril 1956, le USS Hancock (CVA-19) est à nouveau décommissioné pour subir une nouvelle refonte, la refonte SCB-125 extérieurement marquante (piste oblique et étrave fermée ou Hurricane Bow) mais nécessitant moins de travaux, le porte-avions achevant ses travaux le 15 novembre 1956 quand il est remis en service.







Après plus de six mois passés à s'entraîner au large des côtes californiennes, le porte-avions met cap à l'ouest le 6 avril 1957 pour son deuxième déploiement en Extrême Orient, un déploiement de cinq mois jusqu'à son retour à San Francisco, effectif le 18 septembre.

Son troisième déploiement au sein de la 7ème flotte commence le 15 février 1958 quand il quitte la Californie pour le Japon. Si les deux premiers déploiements ne sont marqués par aucun événement saillant, ce n'est pas le cas pour ce déploiement-ci puisqu'il participe à la deuxième crise du détroit de Taiwan quand les communistes tentent de s'emparer de Matsu et de Quemoy.

Cette crise (23 août-22 septembre 1958) voit le déploiement de la 7ème flotte pour soutenir Formose et empêcher la chute de ces îles, véritables têtes de pont nationalistes sur le continent. Il est de retour à San Francisco le 2 octobre pour subir un petit carénage suivit d'une remise en condition.

Le 1er août 1959, il quitte la Californie pour rallier l'Extrême-Orient et renforcer la 7ème flotte déployée au large de la Péninsule indochinoise alors que le Laos pro-américain est secoué par la sédition communiste du Pathet Lao. Le USS Hancock rentre à San Francisco le 18 janvier 1960.

Après sept mois passés au large de la côte ouest, il retourne en août en Extrême-Orient, toujours au large de Laos puis une fois la tension retombée au large du Japon et des Philippines pour des exercices.

De retour aux Etats-Unis en mars 1961 après ce cinquième déploiement, le Hancock rallie le Puget Sound Naval Shipyard pour un grand carénage suivit des essais et de sa remise en condition.

Le 2 février 1962, le USS Hancock (CVA-19) quitte les Etats-Unis pour un sixième déploiement en Extrême-Orient au large du Laos, du Sud-Vietnam mais également dans le détroit de Taïwan, au Japon et à Okinawa.

Le 6 mai, la prise de la ville laotienne de Nam Tha par le Pathet Lao entraine le déploiement a large de Da Nang (Sud-Vietnam) du Hancock (CVA-19) et du Bennington (CVS-20) pendant qu'un groupe amphibie est déployé dans le golfe de Siam, les marines débarquant en Thaïlande, gagnant la frontière prêt à intervenir mais une coalition gouvernementale est mise sur pied le 23 juillet 1962 et la tension redescend. Le USS Hancock (CVA-19) rentre à San Francisco le 7 octobre 1962.

Il va passer les huit mois suivants à s'entraîner au large des côtes californiennes moins une croisière d'entraînement dans les eaux hawaïennes.

Le 7 juin 1963, il quitte la Californie pour un nouveau déploiement en Extrême-Orient au sein de la 7ème flotte, exécutant des exercices combinés au large de la Corée du Sud avant de rallier le Sud-Vietnam suite au coup d'état (approuvé par les américains) qui renverse le premier président de la République du Sud-Vietnam, Ngo Dinh Diem le 1er novembre 1963.

De retour aux Etats-Unis, il subit un grand carénage au Hunters Point Naval Shipyard à partir de janvier 1964 et jusqu'au mois de mai, entamant alors ses essais et sa remise en condition.

C'est alors qu'éclata le conflit vietnamien auquel le Hancock allait prendre une part importante voir même décisive.


A partir d'octobre 1964, le USS Hancock va donc participer à son deuxième conflit après la seconde guerre mondiale. Il va réaliser pas moins de huit déploiements durant la phase active du conflit (c'est à dire jusqu'à la signature le 21 décembre 1973 des accords de Paris) et d'un neuvième marqué par l'évacuation paniquée de Saigon.

Le premier déploiement du CVA-19 voit le porte-avions quitter Alameda et la baie de San Francisco le 21 octobre 1964 avec à son bord le Carrier Vessel Wing Twenty-One (CVW-21) composé de deux unités de chasse (VF-211 équipée de F-8E et VF-24 équipée de F-8C), de trois unités d'assaut (VA-212 équipée d'A-4E, VA-216 équipée d'A-4C et VA-215 équipée d'A-1H/J) et de détachements d'unités (VAH-4 Det L équipé d'A-3B, VFP-63 Det L équipée de RF-8G Crusader, VAW-11 Det L équipé d'E-1B, HU-1 Det 1 Unit L équipé d'UH-2A ).

Il arrive sur place le 28 décembre et va y rester déployé jusqu'au 28 avril 1965, rentrant en Californie le 29 mai 1965.

Le 2 avril 1965, dans le cadre de l'opération Rolling Thunder, un Skyraider du VA-215 est abattu lors d'une mission au dessus de la piste Ho-Chi-Minh au Laos et son pilote est tué.

Les 3 et 4 avril, les américains attaquent les ponts de Thanh Hoa et perdent sept appareils, six de l'USAF et un Skyhawk du VA-216 pour le seul 3 avril, son pilote étant capturé.







Moins de six mois après son retour à Alameda, le USS Hancock (CVA-19) quitte la Californie pour son deuxième déploiement opérationnel de la guerre, toujours avec le CVW-21 à bord dont la composition est identique à l'exception de l'absence du détachement de Skywarrior et le remplacement des RF-8G par des RF-8A.

Ce deuxième déploiement s'achève le 10 juillet 1966 et le porte-avions est de retour au pays le 1er août.

Du 26 mars au 7 avril, il couvre l'opération amphibie Jackstay dans le Rung Sat pour dégager les approches de Saïgon. Il est relevé au cours de l'opération par le Kitty Hawk.

Il est marqué également par la destruction de trois Mig 17 par les Crusader de la VF-211 (un le 12 juin et deux autres le 17).

Le 1er juillet 1966, des avions du Hancock détruisent deux vedettes P-6 dans le Golfe du Tonkin qui venaient d'attaqer les navires en station SAR (Search and Rescue).

Le USS Hancock s'enfonce alors dans une forme de routine avec une période d'entretien, le repos de l'équipage, la remise en condition et un nouveau déploiement au Vietnam, le troisième du nom qui commence quand il appareille d'Alameda le 5 janvier 1967.

Exit le CVW-21, c'est le CVW-5 qui est la force de frappe du onzième Essex. Ce groupe aérien dispose de la même structure que le précédent avec deux unités de chasse équipées de Vought F-8E Crusader (VF-51 et VF-53), de trois unités d'attaque, deux équipées de Skyhawk (VA-93 avec des A-4E et VA-94 avec des A-4C) et une équipée de vénérables mais efficaces Skyraider (VA-115 avec des AH-1J/H) ainsi que de détachements spécialisés (VAH-4 Det.B équipé d'A-3B, VFP-63 Det.B équipé de RF-8G, VAW-11 Det B/9 équipée de E-1B et le HC-1 Det.19 équipé de UH-2A/B). Ce déploiement s'achève le 27 juin 1967 et le porte-avions rentre à Alameda le 22 juillet 1967.

Il faut ensuite attendre près d'un an pour que le Hancock puisse réaliser son quatrième déploiement de la guerre du Vietnam, appareillant le 18 juillet 1968 avec à son bord le CVW-21.

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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Lun 21 Sep - 11:36

Le Carrier Vessel Wing Twenty One est composé pour ce déploiement de deux unités de chasse équipées de Vought F-8H Crusader (VF-24 et VF-211), de trois unités d'assaut équipées de Skyhawk (VA-55 avec l'A-4F, VA-163 et 164 avec le A-4E) ainsi que des détachements spécialisés qu'il s'agisse de reconnaissance (VFP-63 Det.19 avec des RF-8G), de guerre électronique (VAW-13 Det.19/VAQ-130 det.19 équipée de EKA-3B), de veille aérienne avancée (VAW-111 Det.19 équipé de E-1B) et d'hélicoptères (HC-1 Det.19).

Ce déploiement se déroule du 23 août 1968 au 9 février 1969, le USS Hancock ralliant Alameda et la Californie un mois plus tard, le 3 mars.





Après entretien et repos de l'équipage, le porte-avions entame sa remise en condition et la préparation d'un nouveau déploiement qui manque de peu d'être retardé en raison d'un crash d'un Crusader sur le pont d'envol qui causa de sérieux dommages au pont d'envol, obligeant l'équipage à travailler 24h/24h pour réparer à temps.

Pour ce cinquième déploiement, le USS Hancock embarque le CVW-21 qui dispose de deux unités de chasse équipées de Vought F-8H Crusader (VF-24 et VF-211), de trois unités d'assaut équipées de Skyhawk (VA-55, VA-164 et VA-212, tous équipés de A-4F) ainsi que des détachements spécialisés qu'il s'agisse du ravitaillement en vol (VAH-10 Det.19 équipé de KA-3B), de reconnaissance (VFP-63 Det.19 équipé de RF-8G) d'alerte aérienne avancée (VAW-11 Det 19 équipé de E-1B Tracer) et d'hélicoptères (HC-1 Det.19 équipé de SH-3A).

Ce déploiement commence le 1er septembre 1969 quand le Hancock lance ses premiers raids contre le Nord-Vietnam et s'achève le 26 mars 1970, le CVA-19 rentrant à Alameda le 15 avril.

Six mois plus tard, le USS Hancock quitte la Californie pour son sixième déploiement de la guerre, embarquant le CVW-21 qui dispose de deux unités de chasse équipées de Vought F-8H Crusader (VF-24 et VF-211), de trois unités d'assaut équipées de Skyhawk (VA-55, VA-164 et VA-212, tous équipés de A-4F) ainsi que des détachements spécialisés qu'il s'agisse de guerre électronique (VAQ-129 Det.19 équipé de EKA-3B), de reconnaissance (VFP-63 Det.1 équipé de RF-8G) d'alerte aérienne avancée (VAW-11 Det 3 équipé de E-1B Tracer) et d'hélicoptères (HC-1 Det.7 équipé de UH-2C).

Appareillant le 22 octobre 1970, il est déployé sur zone du 20 novembre 1970 au 3 mai 1971, rentrant en Californie le 3 juin suivant.

Le septième déploiement du Hancock dans la guerre du Vietnam commence le 7 janvier 1972 quand il quitte Alameda pour rallier l'Indochine en compagnie du CVW-21 qui dispose des même unités de chasse que huit mois plus tôt mais ces unités sont équipées de F-8J au lieu du modèle H.

Pour ce qui est des unités d'attaque, la situation n'évolue pas avec les trois même unités toujours équipées d'A-4F. Les détachements embarqués eux évoluent avec pour la reconnaissance toujours le VFP-63 Det 1 équipé de RF-8G mais la guerre électronique est assurée par le VAQ-135 Det.5 toujours équipé d'EKA-B alors que la veille aérienne avancée est assurée par les Tracer du VAW-11 Det.2 et que les hélicoptères sont à nouveau des Sea King (SH-3G du HC-1 Det.7).

Ce déploiement occupe le porte-avions du 7 février au 14 septembre 1972, le Hancock rentrant à son port d'attache le 3 octobre suivant.

Le huitième déploiement du USS Hancock (CVA-19) dans la guerre du Vietnam à lieu à partir du 8 mai 1973 quand il appareille d'Alameda en compagnie du CVW-21.

Il est en ligne du 1er juin au 6 août 1973, rentrant en Californie le 8 janvier 1974 après un crochet par la mer d'Arabie en relève de l'Oriskany alors que le Moyen-Orient est secoué par la guerre du Kippour.

Le neuvième déploiement est particulier puisque le vétéran de deux guerres reçoit l'ordre le 17 mars 1975 de laisser son groupe aérien en Californie et de mettre cap à l'ouest direction Pearl Harbor où il arrive quelques jours plus tard pour embarquer le Marine Heavy Lift Helicopter Squadron HMH-463 et ses nombreux hélicoptères qu'il s'agisse de CH-53 Sea Stallion, de CH-46 Sea Knight, d'AH-1J Sea Cobra et de UH-1E Huey.

Il rallie ensuite les Phillipines et Subic Bay où il embarque d'autres hélicoptères avant d'être affecté à l'Amphibious Ready Group Bravo au large de Vung Tau (Sud-Vietnam) puis à le 11 avril à l'Amphibious Ready Group Alpha dans le Golfe de Thaïlande.

Il va ainsi participer à l'opération Eagle Pull l'évacuation de Phnom Penh le 12 avril 1975 suivit de l'opération Frequent Wind, l'évacuation du personnel américain et de collaborateurs sud-vietnamiens réalisée le 29 et le 30 avril 1975 alors que ce n'était plus qu'une question de temps avant que les nord-vietnamiens n'occupent la capitale sud-vietnamienne.

Les événements se bousculent et les Khmers Rouges, nouveaux maitres de Phnom Penh capturent le porte-conteneurs SS Mayaguez, entraînant une intervention américaine, le Hancock étant mobilisé mais restant en réservant sans intervenir (12-14 mai).





Avant-dernier Essex encore en service, le USS Hancock (CVA-19) est décommissioné le 30 janvier 1976 et rayé du Naval Vessel Register le lendemain. Il est vendu à la démolition le 1er septembre 1976 par le Defense Reutilization and Marketing Service (DRMS) _équivalent américain des Domaines_ et démantelé.

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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Jeu 1 Oct - 4:06

L USS Bennington (CV-20)

L USS Bennington (CV-20) est mis sur cale au Brooklyn Navy Yard le 15 décembre 1942 (un an jour pour jour après sa commande) lancé le 28 février 1944 et commissioné le 6 août 1944 après moins de vingt mois de construction.

Le CV-20 est le premier Essex construit par cet arsenal installé en plein cœur de la ville de New-York. Ouvert en 1800 et fermé en 1966, il va construire plusieurs cuirassés mais également des porte-avions.

Après ses essais et sa mise en condition, le nouveau porte-avions quitte New York le 15 décembre 1944, franchit le canal de Panama le 21 et rallie Pearl Harbor le 8 janvier 1945, n'y faisant qu'une brève escale avant de rallier l'atoll d'Ulithi (Caroline), la grande base avancée de la marine américaine.

Il y intègre le Task Group 58.1 où il retrouve ses sister-ship Hornet et Wasp ainsi que le porte-avions léger Belleau Woods, connaissant son baptême du feu au cours des premiers raids de l'aviation embarquée contre le Japon métropolitain (16 et 17 février ainsi que le 25 février), les îles Volcano (18 février au 4 mars) et Okinawa (le 1er mars).





Le 1er avril 1945, les marines et les G.I prennent pied sur Okinawa pour la dernière opération amphibie de la guerre (opération Iceberg) mais dès le 18 mars et jusqu'au 5 juin, les porte-avions rapides dont le Bennington attaquèrent l'île pour dans un premier temps amoindrir les défenses japonaises puis pour appuyer les troupes au sol.

Seule exception à ce programme bien huilé, le 7 avril 1945, la Fast Carrier Task Force est détournée d'Okinawa pour intercepter une escadre japonaise composée du cuirassé Yamato, du croiseur léger Yahagi et de huit destroyers chargée de rejoindre Okinawa pour soutenir les défenseurs dans une véritable mission suicide puisque le cuirassé géant n'avait pas de carburant pour rentrer au Japon.

Interceptée non pas par des cuirassés mais par des avions, l'escadre japonaise perd le cuirassé, le croiseur léger et quatre destroyers sur huit sans avoir pu approcher la flotte américaine.

Le 5 juin, le USS Bennington est endommagé par un typhon au large d'Okinawa. Les dégâts sont suffisament sérieux pour nécessiter un départ de la première ligne et des réparations à Leyte où il arrive le 12 juin. Durant sa convalescence, il est remplacé par son sister-ship Bonhomme Richard (CV-31).

Les réparations terminées, le USS Bennington (CV-20) quitte Leyte le 1er juillet et va participer du 10 juillet au 15 août aux ultimes raids de l'aéronavale américaine contre le Japon.

Le 15 août 1945, l'empereur du Japon Hiro-Hito consent à «accepter l'inacceptable» à savoir la capitulation. Cette capitulation est effective le 2 septembre quand l'acte est signé en baie de Tokyo à bord du cuirassé Missouri.

Les opérations actives terminées, le Bennington assure le soutien des troupes d'occupation au Japon après avoir repéré les camps de prisonniers alliés et avoir ravitaillé en vivres et médicaments en attendant l'arrivée de secours à terre.

Il reste déployé au large du Japon jusqu'au 21 octobre, son groupe aérien participant le 2 septembre à une parade aérienne massive au dessus de la cérémonie de la rédition du Japon.





Il rentre alors aux Etats-Unis, ralliant San Francisco le 7 novembre 1945 y restant jusqu'au mois de mars quand il rallie la côte Est via le canal de Panama, rentrant à Norfolk où il est désarmé et mis en réserve le 8 novembre 1946.

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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Jeu 1 Oct - 4:11

Après quasiment quatre ans sous cocon, le USS Bennington (CV-20) rallie le Brooklyn Navy Yard pour être refondu selon le projet SCB-27A, travaux l'immobilisant du 29 octobre 1950 au 13 novembre 1952.

Alors qu'il était encore en travaux, le 1er octobre 1952, le porte-avions est reclassé Carrier Vessel Attack avec la nouvelle marque de coque CVA-20. Il est officiellement remis en service le 13 novembre 1952.

Après ses essais, il entame sa remise en condition au large de la Floride, le premier avion à effectuer un appontage le 13 février 1953 étant un Skyraider du VMA-211, une unité d'attaque des Marines du Marine Air Group Fourteen (MAG-14). Cinq jours plus tard, le 18 février, le premier avion à réaction apponte sur le Bennington en l'occurence un F9F-5 (unité inconnue).

Les qualifications terminées, le porte-avions rallie Guantanamo pour entamer onze semaines d'entraînement intensif jusqu'en mai 1953 quand il retourne à Norfolk pour des derniers travaux.

Le 27 avril 1953, une chaudière de la chaufferie n°1 explose provoquant la mort de onze marins et en blessant quatre autres.





Du 14 mai 1953 au 27 mai 1954, le porte-avions opère au large de la côte est, effectuant une croisière pour aspirants officiers en direction Halifax ainsi qu'un déploiement en Méditerranée au sein de la 6ème flotte du 16 septembre 1953 au 21 février 1954.

Le 26 mai 1954, le porte-avions USS Bennington (CVA-20) est à nouveau endeuillé. Alors qu'il manœuvrait en baie de Narragansett, une catapulte hydraulique fuit et le liquide prend feu à cause des flammes d'un réacteur d'un avion catapulté, provoquant une explosion causant la mort de 103 marins alors que 201 sont blessés.

C'est seul qu'il rallie la base aéronavale de Quonset Point (Rhode Island). Cet accident est la goutte d'eau qui fait déborder le vase pour l'US Navy qui abandonne définitivement la catapulte hydraulique pour la catapulte à vapeur plus sure et pouvant lancer des avions lourds. Un monument commémoratif est érigé dans le coin sud-ouest du Fort Adams State Park de de Newport (Rhode Island).

Il rallie le Brooklyn Navy Yard à New-York pour être réparé et refondu, l'US Navy profitant de son immobilisation pour lui faire subir la refonte SCB-125 dont les principaux travaux le voit recevoir des catapultes à vapeur, une piste oblique et une proue fermée appelée hurricane bow.

Les travaux vont l'immobiliser du 12 juin 1954 au 19 mars 1955. Après les essais, il reprend du service à partir du mois d'août 1955, intégrant la Carrier Division Two en compagnie de son sister-ship Lake Champlain pour remise en condition notamment dans les Caraïbes.

A noter que le 8 mai 1955, le Bennington est le premier porte-avions à embarquer le North American FJ-3 Fury, version embarquée du F-86 Sabre avec les appareils de la VF-173.

Le 8 septembre 1955, il quitte Mayport (Floride) pour le Pacifique, contournant le Cap Horn pour rallier San Diego un mois plus tard.

Il est désormais affecté à la 3ème flotte, effectuant des déploiements au sein de la TF 77, la composante porte-avions de la 7ème flotte chargée de défendre le Japon, la Corée du Sud, Formose, le Sud-Vietnam sans parler des Phillipines et du duo Australie-Nouvelle Zélande. Il va effectuer deux déploiements en Extrême-Orient en 1955-1956 et en 1956-1957.

Le 7 mai 1957, il est victime d'un incident plus comique que tragique quand dix étudiants de l'université de Sydney déguisés en pirate montent sur le bateau et annonce avec le haut-parleur que le navire à été capturé, déclenchant le branle-bas de l'équipage. Les marines escortèrent les plaisantins hors du navire et bonne joueuse, l'US Navy ne porte pas plainte.

Le 30 juin 1959, le Bennington cesse d'être un porte-avions d'attaque pour devenir un porte-avions anti-sous-marin avec la marque de coque CVS-20.

Il subit quelques menus travaux pour s'adapter à sa nouvelle mission, recevant un sonar SQS-23 ainsi qu'une modernisation partielle des liaisons et du CIC (Command and Information Center).






Il est déployé en 1960 au large de l'Indochine alors que le royaume du Laos pro-américain est menacé par la guerilla communiste du Pathet Lao. Il livre ainsi quatorze Sikorsky H-34 à l'armée laotienne qui négocie un cessez-le-feu avec ses adversaires en mai 1961.

Le 6 mai, la prise de la ville laotienne de Nam Tha par le Pathet Lao entraine le déploiement au large de Da Nang du Bennington (CVS-20) et du Hancock (CVA-19) pendant qu'un groupe amphibie est déployé dans le golfe de Siam, les marines débarquant en Thaïlande, gagnant la frontière prêts à intervenir mais une coalition gouvernementale est mise sur pied le 23 juillet 1962 et la tension redescend.

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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Jeu 1 Oct - 4:15

Le Bennington va également participer à la guerre du Vietnam avec trois déploiements à l'époque où des porte-avions anti-sous-marins étaient encore déployés pour couvrir la TF 77 contre une éventuelle intervention de sous-marins chinois voir soviétiques.

Le premier déploiement du USS Bennington (CVS-20) commence le 22 mars 1965 quand il quitte la Californie pour rallier le Vietnam où il est déployé du 28 juillet au 9 septembre 1965 avec à son bord le Carrier Vessel Submarine Group Fifty-Nine (Groupe anti-sous-marin embarqué 59) composé de deux squadrons de Grumman S-2E Tracker (VS-33 et VS-38), un squadron d'hélicoptères équipé de Sikorsky SH-3A (HS-, un détachement de veille aérienne avancé équipé de Grumman E-1B Tracer (VAW-11 Det Q.) et un détachement d'A-4B (VA-113 Det Q) chargé de missions d'attaque et de chasse.





Le deuxième déploiement à lieu à partir du 4 novembre 1966 quand il quitte la Californie pour rallier le Sud-Est Asiatique. Il est déployé du 21 décembre 1966 au 15 avril 1967 avec le CVSG-59 qui dispose des mêmes unités exception faite du détachement de Skyhawk absent cette fois ci soit parce que le niveau de menace ne le justifiait ou les groupes aériens d'attaque avaient besoin d'être renforcés.

Le troisième et dernier déploiement vietnamien commence le 1er mai 1968 quand il appareille de San Diego pour être déployé du 25 juin au 20 octobre avec le CVSG-59 dont la composition est identique au déploiement précédent.

Entre le premier et le deuxième déploiement, le Bennington participe aux essais de l'avion de transport expérimental ADAC/V LTV (Ling-Temco-Vought) XC-142A qui ne dépassa pas le statut du prototype. Cinquante posés ont lieu sur le porte-avions dont six en mode totalement vertical.

Entre le deuxième et le troisième déploiement, il participe à la récupération de la capsule Apollo 4 le 9 novembre 1967, capsule qui retomba à seulement dix miles du navire. Cette capsule était une capsule de test donc sans astronautes à bord.

Le USS Bennington (CVS-20) est désarmé le 15 janvier 1970 et va passer presque vingt-ans sous cocon, attendant un hypothétique réarmement en cas de conflit où si la 600 ship-navy de l'Administration Reagan avait pu voir le jour.

Rayé du Naval Vessel Register le 12 janvier 1989, il est vendu à la démolition le 12 janvier 1994 et démantelé dans un chantier de démolition indien, les contraintes environnementales, juridiques et politiques ayant rendu peu rentable le démantèlement d'aussi grosses unités aux Etats-Unis.


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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Ven 2 Oct - 10:04

Magnifiques photos camarade.
Impression de puissance sans limite.
Les bâtiments vus de haut ont de belles lignes, et on imagine que les performances de ces navires sont en proportion.
La différence avec les navires japonais équivalents, souvent conçus à l'arrache avec des coques recyclées...
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Ven 2 Oct - 10:47

Les americains aussi ont du "bricoler" des croiseurs...ce sont les porte-avions legers de Classe Independence.

Prochainement sur vos ecrans... Very Happy
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mer 14 Oct - 3:03

PORTE-AVIONS LEGERS CLASSE INDEPENDENCE

Les porte-avions légers classe Independence ne sont pas les porte-avions américains les plus connus surtout comparés à la légende entourant les Essex mais surtout les premiers porte-avions américains comme l’Enterprise, le Yorktown, le Saratoga ou le premier Lexington, ces porte-avions qui permirent aux américains de tenir le coup en attendant de passer à la contre-attaque.

Les Independence ont pourtant rendus de fiers services aux américains leur permettant d’augmenter leur force de frappe à moindre frais puisqu’il s’agissait de porte-avions d’occasion et par essence «consommables».

Les Independence sont issus de la conversion de croiseurs légers de classe Cleveland. C’est une création de temps de guerre, une conversion à moindre frais.





C’est d’ailleurs de cette façon que les différentes marines ont mis aux point leurs porte-avions. Les britanniques ont converti un croiseur de bataille (le Furious) ou un paquebot (l’Argus), les japonais un pétrolier (le Hosho) ou des navires de ligne (l’Akagi ou le Kaga), les français un cuirassé (le Béarn) et les américains un charbonnier (le Langley) et des croiseurs de bataille (le Lexington et le Saratoga)

A la fin des années vingt, on peut considérer que les américains maitrisent les opérations aéronavales. Le débat n’est pour autant pas tranché entre un grand nombre de porte-avions légers et un petit nombre de grandes unités.

Quand le porte-avions fait son apparition au début des années vingt, il est loin de faire l’unanimité. La majorité des officiers de marine ne jurent que dans le cuirassé, le porte-avions est dénigré ou au mieux relégué à des taches secondaires : l’éclairage et l’attaque de la ligne de bataille ennemie pour la ralentir en attendant le duel décisif entre cuirassés.

Même les japonais qui sont les plus en pointe dans ce domaine ne souhaitent utiliser le porte-avions que pour éliminer les porte-avions ennemis avant le duel décisif au canon (c’est dans cette optique que sont construits les monstres Yamato, Musashi et Shirano _avant d’être converti en porte-avions _ .)

On lui reproche en particulier d’être incapable de se défendre contre les croiseurs et les cuirassés ennemis (la destruction du Glorious britannique en avril 1940,surpris par les cuirassés Scharnhorst et Gneisenau prouvera que ce reproche n’était pas infondé)

D’où l’idée d’un croiseur porte-avions (Flight Deck Cruiser) combinant des installations aéronautiques et une importante artillerie de 152 ou de 203mm. L’un des promoteurs de ce projet est l’amiral Moffet qui propose par exemple en mai 1930 un bâtiment de 10000 tonnes long de 171m avec 20 avions, un pont d’envol de 71m et une artillerie composée de 9 canons de 152mm et 8 canons de 127mm. Un autre projet proposé par le Bureau of Construction and Repair (C&R) en décembre 1930 prévoit un croiseur de 10000 tonnes et de 180m avec un pont d’envol de 90m, un groupe aérien de vingt avion, trois tourelles triples de 152mm et huit canons de 127mm antiaériens. L’étude évolue et en juin 1931, la longueur passée à 194m et le nombre de 24 avions.

Au début des années trente, le collège naval teste l’idée du croiseur à pont d’envol lors des études dans le cadre du plan Orange pour une guerre avec le Japon. Les installations d’aviation handicapent le croiseur mais l’idée est jugée valable. Des études sont poursuivies jusqu’en 1933. Ce bâtiment était souvent désigné CLV (Cruiser Light Vessel) ce qui prouve que le rôle de porte-avions était secondaire par rapport à celui de croiseur.

L’idée de base est d’utiliser les porte-avions conventionnels pour l’attaque et les croiseurs porte-avions pour l’éclairage. Un projet de Scout Carrier donne un navire de 10000 tonnes avec 4 tourelles doubles de 152mm et 24 avions ou un navire de 12000 tonnes avec 18 avions et 12 canons de 127mm en décembre 1939 modifié en janvier 1940 avec deux tourelles triples de 152mm, deux tourelles doubles de 127mm et 36 avions.

Ces projets ne sont suivis d’aucune suite concrète. Les études ultérieures montreront que si ces navires avaient été construits cela aurait donner des navires médiocres et peu efficaces. (A noter que la France à aussi eux ces projets de croiseur porte-avions, la conversion des Tourville et Duquesne avec le maintien d’une ou plusieurs tourelles de 203mm voir durant la seconde guerre mondiale un véritable cuirassé porte-avions avec une tourelle quadruple de 380mm à la poupe.)
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mer 14 Oct - 3:07

En août 1941 alors que l’industrie américaine est loin d’avoir atteint la formidable puissance liée à la guerre et le programme de construction prévoit 31 croiseurs légers type Cleveland, huit croiseurs lourd type Baltimore, six croiseurs de bataille classe Alaska et onze porte-avions classe Essex dont la mise en service est prévue à partir de 1944.

C’est le président des Etats Unis en personne qui s’inquiète du manque de porte-avions ainsi que leur délai de construction. Secrétaire adjoint à la marine de 1913 à 1920, il est particulier qualifié pour gérer les programmes de construction. C’est à son initiative que sont réalisés les premiers porte-avions d’escorte américains, le Long Island étant ainsi mis en service le 2 juin 1941.

Le 18 août 1941, le Bureau of Ships (BuShips) responsable des plans et des projets fût informé que le président Roosevelt en personne souhaitait la conversion en porte-avions de deux des dix croiseurs alors sur cale à Camden. Il est persuadé qu’une conversion similaire à celle réalisée par les britanniques avec l’Audacity (ex-bananier allemand transformé en porte-avions d’escorte). Le BuShips est réservé voir hostile à un tel projet qui donnerait selon lui qu’un porte-avions médiocre en particulier en raison des difficultés d’installations des superstructures sur une coque aussi élancée que celle d’un croiseur.

Le projet est rejeté le 13 octobre mais douze jours plus tard, le président Roosevelt revient à la charge et devant au CNO (Chief of Navals Opérations chef des opérations navales) une étude pour la conversion d’une coque de croiseur de 10000 tonnes en porte-avions. Il reconnait les défaut du projet précédent mais refuse de croire que la conversion d’une coque de croiseur sera plus longue que l’achèvement des Essex.

Le 7 décembre 1941, l’attaque sur Pearl Harbor bouleverse toutes les priorités. Les prudences du temps de paix sont balayés par des besoins plus immédiats. La destruction du corps de bataille ne laisse pas d’autre choix aux américains que réorganiser leur flotte autour de leurs porte-avions. Au 7 décembre 1941, sept porte-avions sont disponibles : les Lexington (CV2) et Saratoga (CV3) construits à partir de coques de croiseurs de bataille, le Ranger (CV4) qui opère dans l’Atlantique, le Yorktown (CV5) l’Enterprise (CV6), le Wasp (CV7) et le Hornet (CV8).

Le manque de plate-formes d’aviation rend alors la conversion de croiseur bien plus séduisante. C’est ainsi que l’on étudie la conversion de coques de croiseurs type Baltimore et même de croiseurs de bataille Alaska. Ces études ne seront pas suivies d’effet même si l’étude sur les Baltimore servira à la construction des Saipan et Wright.



Les choses vont très vite puisque le 10 janvier 1942, un courrier fût envoyé au New York Shipbuilding de Camden amendant le contrat Nod 1437 pour la construction de trois croiseurs (CL59 60 et 61) et autorisant leur conversion en porte-avions. L’étude complète du projet est envoyé au chantier constructeur le 2 février 1942, ce dernier étant chargé des plans de détails. Du 10 janvier au 4 juin 1942, quatre contrats successifs porteront le nombre à 9 navires. Un dixième navire, le USS Santa Fe (CL60) fût finalement achevé en croiseur.
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mer 14 Oct - 10:10

Les militaires ou penseurs militaires, fabricants d'armes ... se sont toujours grattés les neurones à propos des doctrines, armements, technologies.
Après la 2ème G.M., il y a eu la course au nucléaire, aujourd'hui, il semble qu'on soit davantage dans une course à l'électronique.
Entre pouvoir toucher et éviter de l'être, c'est une guerre de puces (!)...
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Jeu 15 Oct - 2:31

C est meme plus petit que les puces,c est la nanotechnologie.
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Sam 17 Oct - 2:50

USS Independence (CVL 22)


L USS Independence (CV puis CVL22 le 15 juillet 1943) fût mis sur cale sous le nom d’Amsterdam (CL59) le 1er mai 1941 au New York Shipbuilding Corporation à Camden (New Jersey), lancé le 22 août 1942 et admis au service actif le 14 janvier 1943.

Il effectua sa mise en condition dans les Caraïbes puis mis le cap sur le Pacifique en franchissant le canal de Panama et arriva à San Francisco le 3 juillet 1943. Arrivant à Pearl Harbor le 14 juillet, il effectua deux semaines d’exercices d’entrainement au combat puis en compagnie des porte-avions Essex (CV9) et Yorktown (CV10), il effectua un raid dévastateur sur les îles Marcus (1er septembre) suivi d’autres raids sur Wake les 5 et 6 octobre.

L’Independence quitta Pearl Harbor pour Espiritu Santo le 21 octobre et durant une attaque sur Rabaul le 11 novembre, la DCA du bord remporta ses premières succès en détruisant six avions japonais. Après une escale de ravitaillement à Espiritu Santo, il mit le cap sur les Gilberts, participant aux bombardements en vue du débarquement sur Tarawa (18-20 novembre 1943). Le 20 novembre, les japonais ripostèrent, perdant six avions ce qui ne les empêcha pas de lancer six torpilles dont une toucha le porte-avions. Gravement endommagé, le porte-avions gagna Funafuti le 23 novembre pour réparations. L’Independence retourna à San Francisco le 2 janvier 1944 pour des réparations plus conséquentes.




De retour à Pearl Harbor le 3 juillet 1944, l’Independence commença aussitôt son entrainement pour servir de porte-avions spécialisé dans les opérations de nuit. Il opéra ainsi au large d’Eniwetok du 24 au 29 novembre. Il opéra ensuite au large de Palau et participa ç la bataille de Peleliu. Il participa aussi aux opérations sur les Philippines au mois d’octobre, effectuant des opérations de chasse et de reconnaissance de nuit au profit de la TF38.

En septembre 1944, le task force de porte-avions rapide bombarda régulièrement les Philippines en préparation de l’invasion. Les japonais étant virtuellement éliminés, l’Independence mena des missions d’attaque de jour sur Luzon. Après une escale de ravitaillement à Ulithi début octobre, la task force quitta les Mariannes le 6 octobre pour Okinawa. Les porte-avions bombardèrent Okinawa, Formose et les Philippines et l’Independence se démultiplia assurant des frappes des jours en plus de ses missions de chasse et de reconnaissance nocturne.

A partir du 23 octobre, les marines américaines et japonaises s’affrontèrent dans une dernière grande bataille, la bataille de Leyte. La flotte japonaise tenta de prendre à revers les forces américaines débarquant dans le golfe de Leyte. Les avions de l’independence repérèrent la flotte de l’amiral de Kurita en mer de Sibuyan le 24 octobre et ses avions participèrent à la destruction du cuirassé Musashi et endommagèrent un croiseur.

C’est à ce moment que l’amiral Halsey décida de quitter Leyte pour poursuivre la flotte de porte-avions de l’amiral Ozawa. Les avions de l’Independence retrouvèrent les navires japonais qui furent anéantis par les avions américains. Dans le détroit de Suriago, les cuirassés américains (quasiment tous des survivants de Pearl Harbor) détruisirent les navires japonais dans le détroit de Surigao. Une force de porte-avions d’escorte résista courageusement aux cuirassés japonais dans la bataille de Samar. Après la bataille, l’Independence continua ses missions de nuit, missions qui profitèrent à tous les porte-avions.

Du 9 au 14 novembre, l’Independence effectua une longue escale de repos et de ravitaillement à Ulithi. Il gagna ensuite les Phillipines pour des missions d’attaque et de chasse de nuit et ce jusqu’au 30 décembre 1944 quand l’ensemble de la Task Force sortit d’Ulithi et gagna le nord. Du 3 au 9 janvier 1945, la Task Force supporta le débarquement de Lingayen à Luzon. Cette opération fût suivie d’opérations sur Formose, sur l’Indochine et la Chine. A la suite de ces opérations, le porte-avions gagna Pearl Harbor pour réparation le 30 janvier 1945.

L’Independence regagna Ulithi le 13 mars 1945 et repris la mer pour des opérations sur Okinawa. Les bombardement commencèrent le 30 mars et le débarquement eut lieu le 1er avril, le CVL22 fournissant des patrouilles de chasse et des bombardements. Le 10 juin 1945, l’Independence gagna Leyte. En juillet et en août, le porte-avions effectua les dernières opérations de la guerre sur le Japon. Après la fin de la guerre, le 15 août, l’Independence effectua des vols de surveillance pour localiser les camps de prisonnier de guerre et couvrit le débarquement des troupes d’occupation. Le navire quitta Tokyo le 22 septembre 1945, arrivant à San Francisco via Saipan et Guam le 31 octobre.

L’Independence participa ensuite à l’opération Magic Carpet qui commença le 15 novembre. Il assura le rapatriement des soldats américains aux Etats Unis jusqu’au 28 janvier 1946.





Il fût affecté ensuite à l’opération Crossroads, une campagne d’essais nucléaires sur l’atoll de Bikini. Le 1er juillet (test Able), il fût placé à 500m du point zéro mais le navire ne coula pas même si il fût gravement endommagé. Après avoir survécu au deuxième test le 25 juillet (test Baker), il fût remorqué à Kwajalein et désarmé le 28 août 1946.

Malgré le très haut taux de radioactivité, le navire fût remorqué de Pearl Harbor à San Francisco pour des tests supplémentaires avant d’être sabordé au large de San Francisco le 29 janvier 1951



Caractéristiques Techniques:

Déplacement : standard 11000 tonnes pleine charge : 14300 tonnes
Dimensions : longueur hors tout 189.74m largeur : 21.78m (pont d’envol) 33.3m (maximale) tirant d’eau : 7.92m

Propulsion : 4 groupes de turbines à vapeur General Electric alimentées par 4 chaudière Babcox et Wilcox développant une puissance totale de 100000ch et actionnant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 31 nœuds distance franchissable : 13000 miles nautiques (24000km) à 15 nœuds (28 km/h)


Armement

L’armement prévu initialement est de deux canons de 127mm (un à la poupe et à la proue) de huit affûts doubles de 40mm Bofors et de dix canons de 20mm Oerlikon.

Le 127mm de proue est rapidement remplacé par un affût Bofors de 40mm quadruple et celui de poupe à été également remplacé par un affût quadruple.

A noter que seul l’USS Independence à été livré avec deux canons de 127mm qui sont rapidement remplacés par deux affûts quadruples de 40mm.


Installations aéronautiques

-Pont d’envol de 186m de long sur 18 (avant) à 22m (arrière) de large

-Hangar de 65.63m sur 17.67m (hauteur : 5.28m celle des Colossus et des Essex est de 5.33m)

-une puis deux catapultes hydrauliques H2

-9 brins d’arrêt

-Deux ascenseurs axiaux, un de 13.4m et un autre de 12.8m


Groupe aérien

Les Independence peuvent embarquer une trentaine d’appareils même si leur nombre est souvent réduit pour faciliter les opérations aériennes.

Parmi les appareils embarqués durant la guerre du Pacifique figure le F4F Wildcat, le F6F Hellcat de chasse, le Grumman TBF Avenger de bombardement et de torpillage.

En 1945, on à envisagé de dôter les Independence d’un groupe aérien composé de F8F Bearcat pour les spécialiser dans la chasse (l’Independence à été un temps spécialisé dans la chasse de nuit).


Equipage

1569 officiers et marins (groupe aérien compris)




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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Sam 17 Oct - 5:37


Encore une fois merci à toi Naga, ce poste sur les portes-avions fait de ce forum une des sources les plus accessibles fiables et précises pour des profanes ou amateurs comme moi.

Vraiment, dès que quelqu'un me pose une question relative aux portes avions du siècle passé, je m'en réfère à ce post et j^y trouve régulièrement les réponses que je cherche.

Bravo et merci pour la somme de travail que tout cela représente et qui donne une crédibilité au forum tout entier, les autres thèmes y étant traités avev autant de sérieux.

Je suis très fier de faire partie de cette communauté de passionnés.

J'en profite pour à tous, vous envoyer mes plus respectueuses salutations.

Pierre

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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Ven 23 Oct - 4:46

Merci pierre. Wink
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Ven 23 Oct - 4:49

USS Princeton (CVL23)

Le USS Princeton (CVL23) fût mis sur cale comme croiseur léger de classe Cleveland sous le nom de Tallahassee (CL61) aux New York Shipbuilding Corporation de Camden le 2 juin 1941. Reclassé porte-avions (CV23) le 16 février 1942, il fût rebaptisé Princeton le 31 mars 1942 lancé le 18 octobre 1942 et admis au service actif le 25 février 1943.

Après la traditionelle croisière de mise en conditions dans les Caraibes et une reclassification le 15 juillet 1943 (CVL23), le Princeton avec le Carrier Air Group 23
(au début de la guerre, le numéro des groupes aériens des porte-avions correspondait à celui du porte-avions mais avec le rythme accéléré des opérations cela devint impossible ou du moins rarement possible) mit le cap sur le Pacifique, arrivant à Pearl Harbor le 9 août, effectuant une première sortie opérationelle avec la TF11 le 25 août pour une mission sur les îles Baker. Navire amiral du TG 11-2, il assura la couverture aérienne lors de l’occupation de l’île et la construction d’un aérodrome (1er-14 septembre). Son groupe aérien détruisant un hydravion Kawanishi H8K «Emily»

Cette mission achevée, le Princeton retrouva la TF15, conduisit plusieurs attaques sur Makin et Tarawa avant de gagner Pearl Harbor.





A la mi-octobre, il gagna Espiritu Santo où il retrouva le TF38 le 20 octobre et commença ses opérations sur Bougainville (1er-2 novembre) pour réduire la pression aérienne japonaise lors du débarquement dans la baie de l’impératrice Augusta. Du 5 au 11 novembre, ses avions bombardèrent Rabaul et le 19 avec la TF50 il aida à la neutralisation de l’aérodrome de Nauru avant de couvrir les forces américaines présentes à Makin et Tarawa. Il échangea alors ses appareils opérationnels contre des appareils endommagés des autres porte-avions avant de gagner Pearl Harbor puis les Etats Unis pour un grand carénage.

Ce grand carénage l’immobilisa à Bremerton (Etat de Washington) jusqu’au 3 janvier 1944 date de son départ pour le Pacifique. A Pearl Harbor, il retrouva les porte-avions rapides de la TF58 (ex TF50). Le 29, intégré au TG58.4 (avec le Saratoga et le Langley) il bombarda Wotie et Taroa, bombardements qui se poursuivirent jusqu’au 31 janvier pour appuyer les débarquement sur Kwajalein et Majuro.

Le 2 février, ses appareils photographièrent Eniwetok puis participèrent à des missions d’assaut pendant trois jours qui visèrent notamment l’aérodrome d’Engebi. Le 7 février, le Princeton se retira à Kwajalein, ne retourna sur Eniwetok que du 10 au 13 et du 16 au 28 quand ses avions appuyèrent le débarquement en assurant leur couverture aérienne et l’appui rapproché. Il se retira ensuite à Majuro puis à Espiritu Santo pour ravitaillement.

Le 23 mars, il reprit la mer pour des bombardement visant les Carolines. Après des missions de bombardement sur Palau, Woleai et Yap, il se ravitailla à Majuro et sortit à nouveau le 13 avril pour la Nouvelle Guinée, assurant l’appui du débarquement à Hollandia (21-29 avril 1944) avant de bombarder Truk (29-30 avril) et Ponape (1er mai).

Le 11 mai, le Princeton retourna à Pearl Harbor pour ne repartir que le 29 pour Majuro où il retrouva les porte-avions rapides qui mirent le cap sur les Mariannes pour mettre le cap sur Saipan. Du 11 au 18 juin, son groupe aérien bombarda Guam, Rota, Tinian, Pagan et Saipan avant de mettre cap à l’ouest pour intercepter la flotte japonaise entre les Mariannes et les Philippines, marquant ainsi le début de la bataille des Phillipine, son groupe aérien détruisant 30 appareils (plus 3 par sa DCA) dans le fameux épisode du « tir aux pigeons des Mariannes »

Regagnant les Mariannes, le Princeton bombarda Pagan, Rota et Guam avant de se ravitailler à Eniwetok. Le 14 juillet, il assura avec les autres porte-avions rapides la couverture aérienne du débarquement sur Guam et Tinian. Après un nouveau ravitaillement à Eniwetok, le Princeton mit le cap sur les Philippines, bombarda durant le transit Palaus puis les aérodromes de Mindanao les 9 et 10 septembre. Le 11, il bombarda ceux de Visayas.

A la mi-septembre, il appuya l’attaque sur Palau avant de bombarder l’île philippine de Luzon se concentra en particulier sur les aérodromes Clark et Nichols. La TF se retira à Ulithi et début octobre bombarda les aérodromes, les ports et la navigation autour des îles Nansei Shoto et Formose en préparation de l’invasion des Philippines.

Le débarquement sur Leyte commença le 20 octobreà Dulag (baie de San Pedro). Le Princeton intégré au TG 38.3 en compagnie du Lexington, de l’Essex et de son sister-ship le Langley (escorte : cuirassés Massachussets et Indiana croiseurs Santa Fe Mobile Birningham Reno) croisa au large de Luzon, son groupe aérien attaquant essentiellement des aérodromes pour empêcher toute riposte japonaise.

Le 24 octobre, le TG fût repéré par l’aviation japonaise basés sur les aérodromes de Clark et de Nichols. Vers 9h35,alors que le TG38 est assailli par des vagues d‘avion japonais, un bombardier en piqué D4Y Judy surgit des nuages et largua une bombe de 250kgqui tomba entre les ascenseurs, transperça le pont en bois et explosa dans le hangar. Le feu ravagea le navire suivi d’une série d’explosions. Le destroyer Irwin apporta son assistance en attaquant le feu à l’avant du hangar bientôt assisté par le croiseur USS Birnimgham.





A 15.24, une seconde explosion (probablement celle de la soute à munitions) secoua le Princeton et endommagea gravement le croiseur (229 morts et 211 blessés). Le destroyer Irwin bien qu’endommagé mit ses chaloupes à la mer et récupéra 646 membres d’équipage du Princeton (il reçut une Navy Unit Commendation Award pour cette action).





Les efforts pour sauver le navire furent vains puisqu’à 16h00, le feu était hors de contrôle. Le personnel restant fût évacué et peu après 17.06, l’Irwin tira plusieurs torpilles pour achever l’épave mais sans succès en raison de dysfonctionnements de ses torpilles. C’est finalement le croiseur Reno qui acheva le navire qui fût secoué par une dernière explosion à 17.49 et sombra moins d’une minute plus tard.

108 hommes du Princeton furent perdus dans cette attaque (10 officiers et 98 marins) 1361 membres d’équipages furent secourus.


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