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 La bataille De Khalkhin Gol

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Gus Kruk
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MessageSujet: La bataille De Khalkhin Gol   Mer 4 Nov - 0:24

LA BATAILLE DE KHALKHIN GOL OU LA DEFAITE JAPONAISE QUI A PEUT ETRE EVITE UN DEUXIEME FRONT A L'URSS


https://www.youtube.com/watch?v=fKCC1xE5ZXQ

La bataille de Khalkhin Gol fut probablement l'une des batailles les plus importantes par ses conséquences, de toute le seconde guerre mondiale. En effet, cette défaite infligée aux japonais les a tellement traumatisés qu'ils ne se sont plus jamais frottés aux forces soviétiques. Ce n'est qu'à la toute fin de la guerre , lorsque l'URSS a enfin déclaré la guerre au Japon et qu'ils se sont avancés jusqu'au fleuve Amour qu'ils ont trouvé en face d' eux, 1 million de fantassins japonais qui se sont rendus sans combattre, la guerre étant dors et déjà perdue.
Mais si l'on réfléchi un tant soit peu, on peut très bien imaginer le problème qu'aurait créé un deuxième front à l'est de la Russie.
Ce n'est que quand Staline et son état major reçurent le rapport de leur espion Richard Sorge, qu'ils furent certains que le Japon ne constituait plus une menace qu'ils ont pu envoyer les troupes sibériennes et tous les autres renforts disponibles afin de lancer une grande contre-offensive encore plus meurtrière contre les troupes du IIIème Reich, déjà stoppées aux portes de Moscou.
Comme quoi, encore une fois, la défaite des troupes de l'axe ne fut acquise que sur des détails en plus de l'incompétence affligeante d'Hitler qui ne faisait plus confiance à ses officiers supérieurs pourtant parmi les meilleurs du monde.


La bataille de Khalkhin Gol se déroula de la manière suivante, si l'un de vous a des détails supplémentaires ou qu'il a remarqué quelques erreurs, qu'ils m'en fasse part afin d'affiner le contexte et les conséquences de cette bataille peu connue, mais primordiale pour la puissance de feu dont l'armée rouge a pu disposer contre les Allemands, et ainsi ralentir puis stopper l'opération "Barbarossa".


Le 11 mai 1939, quelques centaines de cavaliers de Mongolie-Intérieure (ou Mandchourie occupée), accompagnés par leurs « conseillers » japonais de la 23ème division du lieutenant général Mitchitaro Komatsubara, franchirent la frontière et galopèrent jusqu'au village de Nomonhan. Les habitants n’eurent même pas le temps d’alerter les gardes-frontières soviétiques cantonnés dans un fortin de rondins à huit kilomètres de là, sur la rive ouest. Le lendemain, les envahisseurs retraversaient la frontière à l’issue d’une action plus proche du conflit tribal traditionnel que de l’affrontement entre deux superpuissances du XXème siècle ! Une horde de cavaliers tsirik poussant des cris stridents tournoyait au grand galop autour de ses ennemis héréditaires, les Bargut, dirigés par les Japonais.


Le 14 mai, les envahisseurs revinrent en force, soutenus cette fois par 300 cavaliers japonais. Il n’avait fallut que quelques heures pour reconduire les Tsirik sur le périmètre de la garnison. Dans la nuit, le conseiller soviétique local, le major Bykov, fut appelé à la rescousse. Le lendemain matin, comme il se rendait sur ce site médiéval, les japonais lancèrent un raid aérien qui terrorisa ses hommes et ne laissa que ruines fumantes derrière lui. Par prudence, Bykov demanda l’envoi immédiat de la 6ème division de cavalerie mongole et des quelques détachements de troupes soviétiques disponibles dans les parages. Mais, tandis que les renforts se massaient sur la rive ouest du fleuve, les agresseurs nippons disparaissaient dans la nature sur l’autre rive.


Dans la nuit du 22 mai, le major Bykov effectua silencieusement une reconnaissance en force de l’autre côté du fleuve. Les Japonais l’y attendaient, cachés dans les hautes herbes de Nomonhan, petit village près de la frontière entre la Mongolie et la Mongolie intérieure, en Chine, au sud de la ville chinoise de Manzhouli. Le combat fut féroce. Le 25 mai, Bykov fit progresser toutes ses forces avec précaution vers l’avant. Les deux jours suivants furent consacrés à nettoyer la rive est et à réoccuper le village abandonné de Nomonhan.


le 28 mai, une nouvelle étape fut franchie. Cinq mille réguliers japonais, escortés d’une horde tribale, tombèrent avant l’aube sur les troupes de Bykov. Cell- ci fut l'agression de trop et le signal d'alarme fut tiré au Kremlin. le soir-même, les unités du 149ème régiment soviétique d’infanterie motorisée se rassemblaient pour aussitôt monter en ligne. Les Japonais se défensirent avec force et fanatisme,  la bataille se poursuivit donc toute la nuit et, le matin, une contre-attaque russo-mongole rejeta, une fois encore, les Japonais sur la frontière.


Désormais, à Moscou, on prenait la situation très au sérieux. En dépit de renseignements précis sur les plans japonais à long terme émanant de son maître espion Richard Sorge infiltré à Tokyo, Staline commençait, et on le comprend, à envisager l’éventualité redoutable d’une guerre sur deux fronts, contre l’Allemagne d'un côté et le Japon de l'autre. En conséquence, rien ne devait être négligé pour écraser dans l’oeuf l’aventure japonaise, avant qu’elle ne menace toute la Sibérie au-delà du lac Baïkal. Première décision à prendre, affecter à cette tâche des troupes prélevées sur l’intérieur du pays ; deuxième décision, nommer à leur tête un homme nouveau, de grande classe, inspirant confiance, et ambitieux. Le choix de Staline se porta sur Georgi Contantinovitch Joukov, alors général de corps d’armée.
Une anecdote amusante circule au sujet de la convocation de Joukov à Moscou lorsqu'il y alla pour prendre ses ordres. L'ambiance était telle au sein de l'armée rouge que lorsque joukov arriva à Moscou, il se présenta au NKVD pensant qu'il serait l'une des prochaines victimes des purges de Staline, il n'en fut évidemment rien et il fut amené à Staline avec les honneurs dus à son rang.


On sait ce qu'il advint de la carrière du maréchal Joukov, mais, en ce jour de juin 1939 alors qu'il il volait vers la Mongolie-Extérieure avec son petit état-major, son avenir et peut-être sa vie dépendaient de la victoire sur le Khalkhin-Gol. Seul l’anéantissement des Japonais satisferait Staline.


Lorsqu'il arriva le 5 juin au Q.G. du 57ème corps spécial de l’Armée rouge, seule grande unité soviétique présente dans la zone, il constata que L’ambiance n’était pas à la joie, les reconnaissances signalaient clairement des préparatifs japonais hors de proportions avec ceux que nécessitait un simple incident de frontière. De plus, les Japonais profitaient de leur supériorité aérienne pour observer et bombarder les postions soviétiques.


Au début de juillet, 38 000 hommes, 135 chars et 225 avions étaient concentrés du côté japonais de la frontière, à l’est du Khalkhin-Gol. Les forces soviétiques et mongoles ne comptaient que 12500 hommes, mais Joukov disposait de 186 chars de classe supérieure et de 226 véhicules blindés. Il allait en avoir besoin. Le plan japonais prévoyait l’envoi d’une force importante qui aurait pour mission d’envelopper le flanc gauche soviétique, de franchir le fleuve et de s’emparer du point culminant du secteur (Bain-Tsagan). Ainsi, tandis que le gros des forces attaquerait, chars en tête, le dispositif frontal ennemi, l’aile marchante discrètement le prendrait à revers pour détruire le saillant de la rive est.


Le 2 juillet, le Japon déclencha les hostilités par une attaque des positions défensives relativement faibles de la rive est. A la fin de la journée, les chars et l’infanterie japonais atteignaient le fleuve en plusieurs points à l’intérieur de la 3ème ligne des défenses soviétiques. Mais Joukov était un chef bien trop avisé pour engager prématurément ses réserves. Le 3 juillet au petit matin, le colonel russe Afonine, chef des conseillers de l’armée de Mongolie, procédait à une inspection de la 6ème division de cavalerie mongole à Bain-Tsagan lorsqu'il se heurta à des troupes japonaises qui venaient de franchir le fleuve par surprise sur un pont de bateaux. N’ayant ni l’instruction ni l’équipement de leurs maîtres soviétiques, les Mongoles se firent balayer.
Joukov perçu alors le danger d'une poussée japonaise par le sud et engagea ses dernières unités blindées, qui constituaient son unique réserve : la 11ème brigade de chars avec mission d’attaquer par le nord, la 7ème brigade mécanisée par le sud, et le 24ème régiment d’infanterie motorisée par le nord-ouest.


La rapidité de la manoeuvre soviétique surpris et démoralisa bientôt les Japonais. Dès 7 heures, tous les bombardiers dont disposait Joukov avaient commencé leur matraquage et, pour la première fois, les soldats du mikado sentirent le poids d’une artillerie lourde soviétique fortement structurée. Dès 9 heures, les éléments avancés des blindés russes arrivaient sur le champ de bataille ; l’attaque générale fut lancée à 10h 45. Par manque de temps, les Japonais n’avaient pu creuser d’abris profonds et leur instruction au combat contre les chars laissait généralement à désirer. Le 4 juillet, une tentative de contre-attaque japonaise fut brisée par l’artillerie et l’aviation soviétique et, circonstance aggravante, des bombes détruisirent le pont de bateaux sur le Khalkhin-Gol.


Komatsubara eut la chance de pouvoir se replier avec son état-major, mais la quasi-totalité des soldats qui avaient attaqué Bain-Tsagan gisaient, morts ou blessés, sur les pentes de la colline.
Lorsque les plus gros combats eurent pris fin, dans la nuit du 4 au 5 juillet, les Japonais avaient perdu la moitié de leurs chars de Mandchourie. Et bien que la journée du 3 juillet ait coûté aux Soviétiques une bonne centaine de blindés, l’Armée rouge avait su exploiter les insuffisances criantes des Japonais en matière d’artillerie de campagne et d’antichars.


Mais l’armée du Kwangtoung n’avait pas pour autant l’intention de renoncer à son aventure de Mongolie. A la fin du mois de juillet, elle avait doublé ses effectifs du secteur et récupéré, pour renforcer ses positions sur le Khalkhin-Gol, les unités antichars des divisions qui n’avaient pas encore été engagées. Le 10 août vit la création de la VIème armée japonaise, sous les ordres du général Ogisu Rippo. Forte de 75 000 hommes, elle comprenait 2 divisions d’infanterie à plein effectif, les 7ème et 23ème divisions d'infanterie, une brigade du Mandchoukouo, 3 régiments de
cavalerie, 182 chars, 300 véhicules blindés et 3 régiments d’artillerie appuyés par plus de 450 avions. Après l’échec d’une attaque lancée le 23 juillet et immédiatement enrayée par les bombardements soviétiques, une offensive générale et définitive fut prévue pour le 24 août sur un front large de 70 kilomètres. Dans le camp russe, la victoire demeurait aléatoire.


Tout au long des mois de juillet et d’août, les Soviétiques rassemblèrent 3 divisions d’infanterie, 2 de cavalerie, 7 brigades autonomes dont 5 blindées, auxquelles s’ajoutaient des unités d’artillerie et d’aviation. Ce n’était pas un mince exploit. L’année précédente, les Japonais avaient achevé de construire une voie ferrée arrivant à quelques kilomètres de la frontière ; Par contre  la plus proche, base de ravitaillement du premier groupe d’armées soviétique nouvellement créé, en était distante de 650 kilomètres. Or, l’offensive future de Joukov nécessitait l’acheminement sur les pistes rudimentaires de Mongolie, plus de 55 000 tonnes de ravitaillement dont 18 000 tonnes de munitions d’artillerie...


Joukov avait son plan. Puisque les Japonais avaient tenté une vaste manoeuvre d’encerclement, on allait leur offrir un cours de tactique. Il organisa ses nouvelles forces en trois groupements : nord, sud et centre, et déploya sur les ailes des unités blindées rapides et disponibles en permanence. Il serait prêt le 20 août, quatre jours avant l’ennemi.

Jusqu’à cette date, Joukov dissimula soigneusement ses plans et ses mouvements de troupes ; il conserva l’effet de surprise en mettant en place des camouflages ingénieux. De faux messages radio passant commande d’énormes quantités de matériel de terrassement incitèrent les Japonais à penser que les Russes allaient s’enterrer sur place pour passer l’automne. Des effets sonores leur donnèrent l’impression qu’on effectuait de gros travaux de pose de pilotis. Les mouvements des grandes unités blindées et motorisées ne s’effectuèrent que de nuit, bruyamment couverts par les bombardements aériens et l’artillerie.


Le dimanche 20 août, à l’insu des Japonais, 35 bataillons d’infanterie, 20 escadrons de cavalerie, 498 chars, 346 véhicules blindés et 502 canons de tous calibres attendaient en silence l’heure H, celle de passer à l'action.


Pour les Japonais, le signe avant-coureur de la tempête fut, à 5 h 45, un raid aérien de saturation, fort de 150 bombardiers escortés par 100 chasseurs. Ce raid frappa les lignes avancées et les positions d’artillerie. Avant que les Japonais, abasourdis, aient pu se ressaisir, les 250 canons et mortiers lourds de Joukov ouvrirent le feu sur leurs concentrations de troupes en réserve. A 8 h 45, l’infanterie partit à la charge en hurlant, derrière les chars. Sur toute la largeur du front, les vagues d’assaut russes enfoncèrent les lignes japonaises. Leurs défenseurs étaient moralement et physiquement brisés par les trois heures de bombardement : l’artillerie soviétique disposait de pièces plus nombreuses et de plus de munitions que l’adversaire.


Les Japonais ne se laissèrent cependant pas abattre. Au nord, l’attaque de leurs fortifications par une division russe assez peu aguerrie se solda par un échec sanglant. Cette division, probablement la 82ème d’infanterie venue de l’Oural, se trouva clouée sur place par un feu nourri. Son chef demanda à Joukov de nouveaux ordres,mais sans succès et Joukov furieux envoya alors un des officiers de son propre état major qui enleva la position au prix de pertes effroyables.


Le 26 août, la 6ème brigade blindée repoussa une attaque japonaise et tout espoir s’évanouit pour les troupes encerclées. La supériorité croissante de l’aviation soviétique suffisait à interdire l’arrivée de troupes fraîches de renfort dans la zone des combats.
En fait, à ce moment là, tout le monde se retrouvait sur ses positions initiales pour le plus grand déplaisir de Joukov qui donna l'ordre de poursuivre et d'anéantir les troupes japonaises. Le groupement sud de Joukov eut plus de chance. De puissants éléments blindés, comprenant un groupe de canons automoteurs et une compagnie de chars armés de lance-flammes, effectuèrent un mouvement tournant autour du flanc gauche. Le 21 août, ils se trouvaient sur des positions solides, derrière les forces japonaises qui opéraient au sud du Khailastyn-Gol, un affluent orienté est-ouest du Khalkhin-Gol. Deux jours plus tard, le groupement nord, appuyé par la 212ème brigade aéroportée (engagée à terre), qui formait la réserve de Joukov, se fraya un chemin à travers les hauteurs de Palets à la rencontre du groupement sud. La jonction effectuée, l’ennemi se trouva encerclé. Les combats ne diminuèrent pas d’intensité pour autant.


Terrés dans leurs abris, les Japonais devaient en être délogés au lance-flammes. et bien rares furent les redditions. Mais. du côté soviétique, la détermination n’était pas moins sauvage. 600 morts tombés dans des corps à corps farouches, ce fut le tribut à payer pour la neutralisation des abris enterrés de la zone de Palets, lors de la phase finale de l’encerclement.
A ce moment, Joukov et son état major décidèrent de poursuivre et d’anéantir toutes les forces japonaises de la région.


C'est là qu'intervint Staline qui ordonna de stopper cette contre offensive arguant qu'il ne voulait pas d'une guerre majeure sur ses frontières est ne faisant pas confiance au traité de non-agression qu'il venait de signer avec l'Allemagne nazie, il dit qu'il ne voulait surtout pas devoir, plus tard,  se battre su deux fronts...On peut dire qu'il a eu fin nez, le petit père du peuple...


Mais ni Joukov ni les autorités Soviétiques ne se tenaient pour satisfaits de ce simple retour aux frontières. Joukov organisa méthodiquement la liquidation des unités japonaises prises au piège en divers points de la zone des collines. Le féroce nettoyage se poursuivit toute une semaine. Pendant cette phase, Joukov fit de nouveau la preuve de son sens tactique et l’Armée rouge de sa supériorité technique. Les troupes japonaises retranchées sur les hauteurs de Remizov comptaient sur les fondrières du Khailastyn-Gol au lit peu profond pour protéger leur flanc sud. Une nuit, les sapeurs russes renforcèrent le lit du fleuve pour en permettre le franchissement par des chars ; armés de lance-flammes, les blindés soviétiques liquidèrent ainsi les derniers bastions de résistance japonais.



Le 31 août au matin, tous les Japonais encore présents en territoire mongol étaient morts ou prisonniers. Sur les 60 000 hommes pris dans la nasse, 50 000 furent par la suite déclarés morts, blessés ou disparus. La 23ème division formée de vétérans subit 99 % de pertes.


Depuis cette défaite, le Japon s'est plus concentré sur l'Asie du sud-est, Shangai et Singapour et ne vint plus "titiller les soviétiques du côté de la Mandchourie, plus au nord, ni nulle part ailleurs.


Et même si Hitler aurait certainement apprécié que le Japon continue au moins à harceler les soviétiques de ce côté là, les japonais s'y refusèrent jusqu'à 1945 et leur défaite finale.


Réf Article Hachette Histoire du monde par Alain Lothian
Ref Wikipédia
Ref Warner japonaise armée 1931-1942


Dernière édition par Gus Kruk le Jeu 21 Juil - 15:40, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: La bataille De Khalkhin Gol   Mer 4 Nov - 1:54

Au niveau du matériel engagé, l'armée japonaise disposait de plusieurs types de véhicules blindés.

3e régiment de blindés :

Type 89 I-Go (char moyen) - 26 chars
Type 97 Chi-Ha (char moyen) - 4
type 94 Te-Ke (chenillette) - 7
Type 97 Te-Ke (chenillette) - 4
4e régiment de blindés :

Type 95 Ha-Go (char léger) - 35
Type 89 I-Go (char moyen) - 8
type 94 Te-Ke (chenillette) - 3
Le char moyen Type 89 I-Go (33 chars) a été conçu dans les années 1920. Son canon de 57 mm, avec une vitesse de tir de 380 m⋅s-1 ne peut que percer un blindage de 20 mm à 500 m de distance. Lors de la bataille, il est déjà considéré comme obsolète40, et va être d'ailleurs retiré du service à partir de 1942.

Le Type 97 Chi-Ha (4 chars) est un char moyen moderne datant de 1938 dont le blindage reste modeste (8 à 33 mm)41, et son armement principal est le même 57 mm que pour le Type 89 I-Go.

Le Type 95 Ha-Go (35 chars), un char moyen assez récent (mis en production en 1935), n'a qu'un blindage de 6 à 13 mm, et n'embarque qu'un canon de 37 mm, suffisant contre de l'infanterie mais pas contre des blindés.

Le type 94 Te-Ke (10 chenillettes) n'est qu'une chenillette avec un blindage de 12 mm (aisément percé par des tirs de mitrailleuse 12,7 mm) et une simple mitrailleuse de 6,5 mm comme arme offensive. Elle est en fait prévue plus pour la reconnaissance que pour le combat direct41,42. Elle aussi est considérée comme obsolète dès l'époque de la bataille.

Enfin, le Type 97 Te-Ke (4 chenillettes) est plus récent, puisque sa production ne date que de 1938, mais cette machine n'en reste pas moins une simple chenillette au blindage mince (12 mm) et à l'armement limité : un canon de 37 mm pour certaines chenillettes (suffisant contre l'infanterie ou des petits bunkers, mais inefficace face à n'importe quel type de blindé), ou une mitrailleuse de 7,70 mm pour la majorité des cas41,43.

Ces blindés sont donc, dans l'ensemble, peu performants.

Du côté soviétique on pouvait s'appuyer sur des chars de qualité supérieur:
Il s'agit évidemment des BT5 et BT7 qui étaient déjà parmi les meilleurs chars de leur époque.
On peut aussi parler des T-37, des T-38, des T-40, des T-46 des T-28, donc une pléiade de chars parfaitement efficaces par rapport aux chars nippons. Ils étaient mieux armés, mieux blindés et plus fiables.
Il y avait aussi le T-27 qui était une chenillette produite dans les années 1930 par l'Union des républiques socialistes soviétiques.
3 versions ont permis d'augmenter la puissance de feu de ces véhicules légers:

une version avec un canon PS-1 Hotchkiss de 37 mm et une remorque pour l'emport des munitions,
une version avec un canon KT de 76,2 mm, l'équipage devant alors être embarqué dans un deuxième véhicule,
une version avec un canon sans recul Kurchevsky 76,2 mm.

Les lances-flammes:

OT130 char lance-flamme (KS25) dérivé du modèle 1933 (403 exemplaires).
OT131 char lance-flamme (quelques exemplaires).
OT132 char lance-flamme (quelques exemplaires).
OT133 char lance-flamme dérivé du modèle 1939 (182 exemplaires).
OT134 char lance-flamme avec canon de 45 mm dérivé du modèle 1939 (2 exemplaires).
OT26 char avec lance-flamme KS24 dérivé du modèle 1933 avec une tourelle enlevée.

Et tous les véhicules légers et tous ceux que j'oublie et tous ceux qui se sont encore modernisé avec évidement la sortie du fameux T-34, le KV2, les Josef Staline 1 et 2 jusqu'au JS 3 sorti en 1945 des usines d'assemblages soviétiques.
.

Au niveau des armes légères, des mortiers et de l'artillerie, je n'ai pas vu de différence flagrantes , peut être que quelqu'un s'y est intéressé et pourrait m'aider à boucler cet épineux dossier de la bataille de Khalkhin Gol.

Et c'est évidemment là que je me dois de présenter mes excuses à Naga qui a déjà fait des recherches poussées sur ces combats, mais que je n'ai vu que trop tard, lors d'une recherche sur wikipédia qui m'a renvoyée sur ce forum.
Inutile de vous dire à quel point j'étais déçu de découvrir que mon sujet avait déjà été traité, mais j'ai quand même décidé de terminer puisque j'avais déjà bien avancé et que je ne pouvais objectivement plus le laisser tomber.

De plus, Naga parle plus du contexte politique et géopolitique mondial et moi de la bataille proprement dites. C'est vrai que je n'ai pas penser regarder sous le post "Pacifique" tellement je suis obnubilé par le fait que si les japonais avaient maintenu une pression de ce côté de l'URSS, les deux alliés de l'axe qu'étaient l'Allemagne et le Japon, Barbarossa aurait pu réussir...peut être...

Encore une fois désolé Naga, mais j'étais sûr d'avoir trouvé LA bataille dont on avait pas encore débattu sur ce forum

J'espère que tu ne m'en veux pas, amicalement

Pierre


Dernière édition par Gustav Krukenberg le Mer 4 Nov - 17:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La bataille De Khalkhin Gol   Mer 4 Nov - 11:20

Très bon "post", qui nous permet d'en savoir davantage sur cette bataille souvent méconnue et pourtant importante ...
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MessageSujet: Re: La bataille De Khalkhin Gol   

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