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 Hirohito, plus coupable que fantoche.

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naga
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MessageSujet: Hirohito, plus coupable que fantoche.   Ven 15 Jan - 3:01

Pour l'historien Herbert Bix, l'empereur du Japon a eu un rôle déterminant pendant la guerre.





Le choix controversé du général américain Douglas MacArthur de disculper Hirohito à la fin de la dernière guerre alimentera longtemps encore les débats d'historiens. Fallait-il, en 1945, présenter l'empereur du Japon comme une marionnette des militaires nippons, facilitant ainsi la collaboration entre la maison impériale et l'occupant américain? Ou valait-il mieux, au contraire, détruire le mythe en jugeant Hirohito avec les autres criminels de guerre du tribunal de Tokyo et risquer une révolte contre les troupes installées dans l'archipel? En optant pour la première solution ­ la plus facile puisqu'elle revenait à faire légitimer l'occupation par l'empereur, facilitant de cette manière la tâche de MacArthur ­, les Etats-Unis n'ont-ils pas absous le Hitler japonais? Ou, au contraire, MacArthur n'avait-il pas raison de considérer Hirohito comme un fantoche tout juste bon à contresigner les ordres des militaires au pouvoir?

Dans un ouvrage très documenté, publié en août aux Etats-Unis (1), l'historien américain Herbert Bix rejette d'emblée cette dernière hypothèse. Depuis son accession au trône, en 1926, jusqu'à la capitulation en 1945, le tenno («empereur») était «au centre de la vie politique, militaire et spirituelle de son pays dans le sens le plus large et le plus profond, exerçant son autorité dans des directions qui se révélèrent désastreuses pour son peuple et pour les pays qui furent envahis». Pour l'auteur (historien diplômé de Harvard, enseignant à l'université de Tokyo), Hirohito a décidé d'entrer en guerre contre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. «Ayant pris cette décision, Hirohito se consacra totalement à gouverner et à conduire la guerre jusqu'à la victoire à tout prix», écrit Bix. Une guerre qui coûta la vie à près de 20 millions de victimes en Asie, 3 millions de Japonais et 60 000 soldats alliés.

La thèse de Bix, dont la presse américaine a fait grand cas lors de la sortie du livre, n'est pourtant pas nouvelle. Dans son ouvrage Hirohito, l'empereur ambigu, publié en 1989, Edouard Behr dressait le portrait d'un «manipulateur» «capable d'actions décisives et impitoyables».
A l'opposé, l'historien du Japon Hugh Borton juge le rôle de Hirohito insignifiant, au point qu'il est à peine mentionné dans ses ouvrages. Qui croire? Hirohito lui-même s'est dépeint en «monarque constitutionnel soumis à un gouvernement constitutionnel». «Je ne pouvais pas éviter d'approuver les décisions du cabinet Tojo (du Premier ministre) au moment de l'ouverture des hostilités», a-t-il écrit dans un «monologue» rédigé pour MacArthur. «En fait, j'étais un prisonnier virtuel et sans pouvoir», plaide-t-il.





Ce monologue est indubitablement une révision de l'Histoire, juge Bix, dont l'ouvrage est étoffé de nombreux documents (notamment les journaux des aides de camp de l'empereur) allant dans son sens: «A partir de 1937, Hirohito est graduellement devenu un véritable chef de guerre, influençant la planification, la stratégie et la conduite des opérations en Chine (envahie par les Japonais, ndlr).» Quelques mois avant l'attaque contre la flotte américaine à Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, Hirohito examine les options bellicistes de ces généraux. «Dès que Votre Majesté aura décidé d'ouvrir les hostilités, nous nous efforcerons de remplir notre devoir», déclare Hideki Tojo, le Premier ministre. Hirohito opine pour signifier son accord. Lorsque l'empereur donne son aval final, note Bix, aucun ministre civil n'était présent. Il n'y avait que les généraux et Hirohito, qui s'inquiétait d'ailleurs du maintien du secret sur cette attaque surprise. Le lendemain de l'offensive, note un aide de camp, «l'empereur portait son uniforme naval et paraissait dans une forme splendide».

On est loin de la version officielle de l'après-guerre, cautionnée par l'état-major américain à Tokyo, présentant Hirohito en «prisonnier virtuel et sans pouvoir». L'empereur n'est pourtant jamais le donneur d'ordre, l'instigateur suprême dans le sens où Adolf Hitler et Staline l'étaient. Dans ses apartés avec ses généraux, Hirohito paraît souvent plus proche de la passivité complice. «Il parlait parfois avec le plus d'éloquence en demeurant silencieux», assure Bix pour convaincre le lecteur... Pouvait-il s'opposer à la guerre? Oui, dit Bix. Mais s'il l'avait fait, ne courait-il pas le risque d'être réduit à l'état de pantin? Là réside sans doute toute l'ambiguïté de cette situation, qu'Edwin O. Reishhauer, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Japon, avait caractérisé, sûrement en minimisant la responsabilité de Hirohito en disant: «Tout le pouvoir découlait de l'empereur, mais il n'exerçait aucun pouvoir.».

(1) Hirohito and the Making of Modern Japan («Hirohito et le Japon moderne»), Harper Collins.


Rencontre du 27 septembre 1945




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liberation.fr
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naga
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MessageSujet: Re: Hirohito, plus coupable que fantoche.   Ven 15 Jan - 3:06


Japon, automne 1945, le démantèlement de l’Empire

S’appuyant tout au long de la conférence sur un pseudo power point bricolé et dont il s’amuse, parfois hilarant, parfois terrifiant, P.F. Souyri abordait le sujet du démantèlement de l’Empire japonais en septembre 1945.

Il fallait avant tout clarifier les choses sur la notion d’Empire. Car la fin de l’Empire est à la fois celle de l’Empire colonial japonais et celle de l’Empire traditionnel immémorial, avec un empereur qui règne mais qui ne gouverne pas, un empereur qui « est », un point c’est tout. Un empereur, Hiro-Hito en l’occurrence qui, entre 1932 et 1940, est plus un shogun qu’un empereur traditionnel. Sa responsabilité en tant que tel, que criminel de guerre, fut d’ailleurs éludée suite à une entrevue atypique avec Mac Arthur au quartier général des forces US de Tokyo. Il faut voir P.F. Souyri raconter avec plaisir et humour cette rencontre, Mac Arthur impressionné, Hiro-Hito craignant pour sa vie, un grand type de l’Arkansas mal à l’aise avec son corps (1,83 m) face à un homme de haute lignée mais mesurant à peine 1,65 mètres. Contraste saisissant immortalisé par ce que P.F. Souyri appelle la « photo de mariage », non sans malice.

Hiro-Hito fut en fait épargné par pragmatisme, contre l’avis de Truman, car Mac Arthur avait besoin de lui pour « tenir » le Japon. L’éviction ou la condamnation de l’Empereur faisait craindre au général une résistance et un ressentiment inouï. On fit donc comme si Hiro-Hito n’avait rien vu, rien su, tout en exécutant des « méchants » plus consensuels, comme Hideki Tojo, Koki Hirota ou Seishiro Itagaki. On tournait la page, et on envoyait ainsi un message fort au simple soldat, au sous-officier : si l’Empereur est innocent, ne le suis-je pas aussi ?

Une des forces de la conférence de P.F. Souyri était de montrer que, contrairement aux idées reçues, les Japonais étaient réellement fatigués de la guerre, et que la capitulation et le passage à un régime démocratique fut un immense soulagement pour le pays tout entier, qui approuva à 70% la nouvelle constitution, avec le fameux article 9 sur le renoncement à la guerre récemment remis en cause par Shinzo Abe, le premier ministre actuel.
Il faut dire qu’en septembre 1945 le Japon est dans un état de délabrement total, littéralement mis à plat par les bombardements, et pas seulement ceux de Hiroshima et de Nagasaki, ou de Tokyo, au napalm.

LES SOVIETIQUES ECRASENT L’ARMEE DU GUANDONG : PLUS FORT QUE HIROSHIMA ET NAGASAKI ?

A ce sujet, P.F. Souyri pense que, plus que les deux bombardements atomiques, c’est l’entrée en guerre de l’URSS contre le Japon le 8 août qui provoque la capitulation. Il faut dire que les Japonais ont déjà l’expérience du combat face aux soviétiques, qu’ils ont combattu de mai à septembre 1939 entre Mongolie intérieure et Sibérie. L’armée du Guandong y subit alors une sévère défaite, ce qui pousse le Japon à signer un pacte de non-agression avec l’URSS en 1941....deux mois avant la rupture du pacte Ribbentrop-Molotov par Hitler !
Or le 8 et le 9 août 1945 l’armée rouge se rue littéralement dans les territoires contrôlés par l’armée japonaise qui détale, officiers en tête. Cette armée du Guandong, intacte, était peut-être la dernière carte du régime Showa. D’où la décision de capituler prise par Hiro-Hito le 10 août et concrétisée le 2 septembre.

Il fallait ensuite rapatrier les Japonais encore situés dans l’ancienne « sphère de coprospérité », vers un un pays exsangue. En somme il convenait de les sortir de cet empire colonial élaboré à la fin du XIX° siècle avec la mise sous tutelle de Taiwan, puis de la Corée, jusqu’à l’invasion de la Mandchourie en 1932. A ce sujet, il est curieux de comprendre que la seconde guerre mondiale est en fait la coexistence d’une « guerre idéologique », dira-t-on, en Europe et d’une guerre de type colonial, du moins dans l’esprit des Japonais, en Asie.

Le rapatriement se fit entre 1945 et 1956. Dans la plupart des anciens pays sous domination japonaise, les choses se passèrent plutôt bien, y compris en Chine, où l’on s’arrangea pour trouver des moyens de ramener les citoyens japonais au bercail, peut être de peur qu’ils ne forment en restant une cinquième colonne. Certains soldats nippons furent même embauchés par les maoistes pour faire la guerre aux nationalistes. En revanche les choses allèrent plutôt mal en Corée, où les soviétiques commirent de nombreuses exactions contre les Japonais et encouragèrent les Coréens à faire de même. Cela amena plus tard une grande partie de la population japonaise à être résolument anti-communiste tandis que, de façon inattendue, la moitié des réfugiés Coréens devenait elle farouchement pro-communistes. La mention des réfugiés japonais, avec une image très forte d’une petite fille portant à son cou un sac avec des restes de sa famille, permettait à P.F. Souyri de faire un parallèle avec les réfugiés d’aujourd’hui, sans moralisme aucun, mais montrant bien l’absence de choix et le désarroi de populations entières.

L’automne 1945 marque au final l’émergence d’un nouveau Japon, pacifique, démocratique, où bientôt Hiro-Hito posera aux côtés de Mickey, traduisant ainsi involontairement la mise sous tutelle militaire du pays par les Américains lors du traité de San Francisco en 1952, traité inégal, comme le rappelait P.F. Souyri qui fut longuement applaudi en fin de conférence.


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vania
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MessageSujet: Re: Hirohito, plus coupable que fantoche.   Dim 17 Jan - 12:04

Citation :
En revanche les choses allèrent plutôt mal en Corée, où les soviétiques commirent de nombreuses exactions contre les Japonais et encouragèrent les Coréens à faire de même.
Il y a des sources là-dessus ?
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naga
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MessageSujet: Re: Hirohito, plus coupable que fantoche.   Lun 18 Jan - 1:41

Moi et la guerre de Coree ca fait deux.. Embarassed Embarassed
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vania
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MessageSujet: Re: Hirohito, plus coupable que fantoche.   Lun 18 Jan - 11:00

J'ai un pote maqué avec une coréenne.
Peut-être a t-il des infos la dessus ... scratch
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Gus Kruk
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MessageSujet: Re: Hirohito, plus coupable que fantoche.   Lun 18 Jan - 20:49


Et bien moi, naïvement peut être, j'ai vraiment cru que l'empereur Hirohito avait été manipulé par ces généraux et qu'il était au fond de lui contre l'entrée en guerre du Japon en tous cas contre les USA.
Reste l'invasion de certaines contrée chinoises depuis 1931 et officiellement depuis 1935 voire même pour certains 1937...Mais la Mandchourie et le Manschouoko (Région de Mongolie) étaient sous le joug des japonais dès 1931-1932.

C'est dans cette région que les Japonais de Mongolie ont tenté de mettre à l'épreuve les troupes soviétiques à Khalkhin Gol et qu'il se rendirent compte que l'ours russe était probablement un trop gros morceaux. Un traité de non-agression fut signé entre le Japon et l'URSS ce qui libéra les troupes sibériennes, et d'autres, qui purent déferler en plein hiver à ski sur les troupes allemandes et ainsi les repousser à près de 100 km de Moscou, dans un premier temps.

Pour en revenir à l'attitude de l'empereur, je reste surpris du rôle qu'il a lui-même joué et je dois dire que Mac Arthur et les Américains ont bien joué le coup en laissant l'empereur en place préservant ainsi le code d'honneur guerrier des japonais (Bushido), et une référence à tout le peuple japonais pour lequel l'empereur est primordial.
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naga
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MessageSujet: Re: Hirohito, plus coupable que fantoche.   Mar 19 Jan - 2:32

Les officiers generaux ont dit liberer l asie du joug colonialiste des occidentaux.
Les francais en indochine
Les anglais a Singapour,la Birmanie,la Malaisie et l Inde(avortee)
Les americains aux Philippines

Helas pour eux,leurs motivations ne tient pas pour la Thailande,un pays qui etait pourtant un allie et
qu ils ont mis en exclavage(80.000 morts Thais rien que pour la construction de la ligne Kanchanaburi-Rangoon en plus des 90,000 Birmans et des 75.000 malaisiens travailleurs forces)
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Madgahst
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MessageSujet: Re: Hirohito, plus coupable que fantoche.   Mar 19 Jan - 12:14

Bonjour,

Tout d'abord, je dirais que le Bushido des années 40 est différents du Bushido des autres périodes historiques japonaises. Ce qu'on nomme "esprit Yamato", est une vision nationaliste et jusque boutiste du code d'honneur des samouraï. Une version de l'honneur martial de super marché, de "consommation de masse" en quelque sorte.

Pour se donner une idée des différents point de vue, il suffit de voir le contraste entre Musashi, qui a écrs le traité des cins roues, et est encencés par la culture populaire japonaise comme étant un véritable maître d'art martiaux, et Jocho Yamamoto, qui a écris le Hagakure.

L'un est méditatif et calculateur dans son approche, l'autre est impulsif et intransigeant, et il est probable que si les deux hommes se seraient rencontrés, ils se seraient détestés et méprisés.

Des samouraï trahissant leur maîtres, rompant leur promesse, sont loin d'être rares en fait et le Japon possède une longue tradition d'empereurs "fantoches", souvent entourés de seigneur de guerre diverses qui s'entre-tue ou intrigue pour exercer le vrai pouvoir.

Oda Nobunaga, Toyotomi, Tokugawa, même la période de transition du Bakufu en disent long sur le caractère de l'honneur a "géométrie variable" du seigneur de guerre japonais.

On sauve souvent les apparences au nom d'une relative stabilité nationale. En ce sens, Douglas MacArthur à par chance, calcul ou instinct, très bien compris cela. Même si l'empereur donnait des ordres, il n'était certainement pas tout puissant.

Les ambitions coloniales japonaises se sont aiguisées dés la guerre Russo-japonaise de 1905, et même avant cela, les japonais avait déjà attaqué la Corée à plusieurs reprises. Hirohito à grandit dans un monde et un entourage nationaliste. Je le vois mal avoir une vision claire de la situation du japon avant que les premières bombes ne frappent le voisinage.

Et même alors, la défaite arrivant, il n'aurait put se dresser contre les militaires, qui savaient que si l'empereur était inattaquable, ils étaient parfaitement sacrifiable sur l'autel de la "real-politic", et de fait, leur défaite les rendaient très vulnérables et il le savaient. Il suffit de se remémorer que la clique des militaires a tenter jusqu'au dernier moment de reprendre la main et d'éviter la diffusion du discours de l'empereur. Ils n'avaient plus rien à perdre sauf l'honneur. En tout cas, c'est ce qu'ils pensaient. Dans les fait, MacArthur à épargner tout de même pas mal de monde, et les officiers et politiques de l'armée japonaise se sont très bien accommodés de cela, même s'il ne s'y attendait pas.



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Gus Kruk
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MessageSujet: Re: Hirohito, plus coupable que fantoche.   Mar 19 Jan - 12:28

C'est vrai qu'on entend beaucoup parler des esclaves coréens ou chinois et des filles coréennes utilisées contre leur gré comme "femmes de réconfort" auprès de l'armée nippone, mais je ne savais pas que la Thailande avait payée un tribut aussi cher à la deuxième guerre mondiale ...

En ce qui concerne la Birmanie et les Birmans, on pouvait s'en douter sachant l'absence de route et les difficultés à déplacer des troupes militaires dans cette jungle.

Encore une fois, Naga met le doigt sur des faits gravissimes dont malheureusement on ne parle pas assez et il ne faut pas que toutes ces exactions retombent dans l'oubli.

Oui, cette guerre était bien une vraie guerre mondiale, tellement de gens en ont souffert. Les troupes japonaises ont été d'une rare violence et d'une cruauté qui a laissé des traces indélébiles dans certains esprits.

L'attitude du Japon est très différente de celle de l'Allemagne. Alors que l'Allemagne lutte contre le nationalisme et le racisme de façon radicale, le Japon nie et relativise généralement ses responsabilités pour défendre son identité nationale. Pendant les décennies qui ont suivi la guerre, le Japon n'a pas reconnu sa responsabilité particulière et est allé jusqu'à modifier les contenus des manuels scolaires, transformant son agression en "guerre pour libérer l'Asie de l'Est", posant le Japon en victime de la guerre, ce qui est tout de même culotté ...

Il faut savoir que les plus conservateurs pensent que le Japon s'est "sacrifié" pour éradiquer le colonialisme occidental de toute l'Asie, c'est pour ça que tous ces généraux accusés de crimes de guerres et crimes contre l'humanité sont encore aux panthéon des héros de la nation nippone.


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vania
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MessageSujet: Re: Hirohito, plus coupable que fantoche.   Mer 20 Jan - 11:07

A propos des crimes de guerre soviétiques contre les japonais

Staline a stoppé ses troupes sur le 48e parallèle en mettant la main sur le potentiel industriel de la région (industrie lourde de Mandchourie et du nord de la coree construite par le Japon durant la période coloniale puis développé au fur et a mesure du conflit, la région étant considérée comme base arrière hors de portée des bombardiers us)
Si exactions il y a eu, elles ont du être commises sur le territoire actuel de la Chine populaire et de la Corée du Nord contre l'armée du guandong de bien sinistre mémoire dans cette région ( les japonais et leurs collabos ont été a la base de ce qu'on a appelé "la mer de sang" dans l'imaginaire collectif coréen et qui explique aussi une certaine forme de paranoïa militaire des deux républiques coréennes a la fin du conflit)
Au nord, le régime de Kim a pratiqué une épuration très sévère, au sud, les soulèvements populaires (principalement ouvriers dans les grands ports) a été très violemment réprimé par une aristocratie traditionnelle (yanban) de grands propriétaires terriens mouilles avec les japonais (qui écoulaient la production ou la transformait)
Après, la guerre froide fourni l'emballage idéologique d'un conflit civil. Au résultat, les japonais peuvent remercier les coréens, puisque le développement économique du pays s'est appuyé sur le potentiel industriel nippon qui a tourne a plein durant la guerre de 1950, avec la mise en place d'un aide américaine dans le cadre de la politique de containment


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