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 Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl

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naga
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MessageSujet: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Jeu 3 Mar - 1:22

Immense cimetiere de vehicules contamines









Dernière édition par naga le Jeu 3 Mar - 1:39, édité 1 fois
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naga
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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Jeu 3 Mar - 1:37

Un certains nombre de ISU-152 Ukrainiens furent utilises comme bulldozer en 1986 pour la destruction de batiments
contamines dans les environs de la Centrale nucleaire et de la ville de Pripyat.






Ces pauvres gars ne doivent plus etre de ce monde!




Les ISU-152 aujourd hui










source
lplaces.com
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vania
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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Jeu 3 Mar - 11:33

Ils pensaient sûrement qu'on était davantage à l'abri dans les blindés.
Qu'en est-il vraiment ?
Et tout ce matos, s'il était passé au laminoir de 1200 ° serait toujours radioactif ?
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naga
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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Ven 4 Mar - 3:41

Les essais aériens d’Hammoudia

Voici un temoignage pratiquement inconnu du grand public-et pour cause!- d un Tankiste francais pendant l essai nucleaire "Gerboise verte" d un 1kilotonne dans le sahara(sud de l Algerie) le 25 avril 1961.

En fait, il s’agissait de vérifier le comportement des troupes et des matériels en mouvement sous une attaque nucléaires. Les Américains et les Soviétiques avaient fait de telles expériences au Nevada et à Totsk, près d’Orenburg (Russie). Sous Gerboise verte, le 25 avril 1961, la France a déployé sous la bombe un exercice militaire avec « l’infanterie », c’est-à-dire des fantassins à pied, disposés à 3 300 mètres du point zéro, et qui, 20 minutes après le tir ont dû manœuvrer jusqu’à 650 mètres du point d’explosion : c’était l’exercice « Garigliano ». La manœuvre comportait également une section de « l’arme blindée-cavalerie » conduite par des chars Patton venus spécialement d’Allemagne avec leurs personnels militaires. L’objectif de cet exercice était explicite : il s’agit « d’étudier les effets physiologiques et psychologiques produits sur l’homme par l’arme atomique ». Vous avez dit cobayes ?


Le peloton Patton sous Gerboise verte
(Hammoudia 25 avril 1961)

En janvier 1961, j’étais soldat au Régiment du 12ème Cuirassiers à Tübingen en Allemagne.
J’appartenais au contingent 59 2B et sursitaire de la classe 58.
Un matin, nous avons été invités à nous rassembler au milieu de la caserne pour apprendre qu’une vingtaine d’hommes devaient partir quelque part pour une mission secrète et que l’on souhaitait connaître des
volontaires. Je me suis porté volontaire comme une bonne cinquantaine de mes compagnons, car notre vie à
Tübingen n’était pas très agréable.



Le lendemain,une liste de 20 soldats a été fixée et j’en faisais partie.Nous avons appris immédiatement
que nous partirions avec 5 chars Patton M47 et qu’il fallait es mettre en état de marche dans
les meilleurs délais.
J’avais la qualification de radiochargeur et j’avais appris à piloter ces chars américains de 48 tonnes.
Néanmoins, ma mission consistait à servir de chauffeur au commandant du peloton, le Lieutenant LIVACHE
et à être son assistant.



Une semaine plus tard, nous avons emmené les chars à la gare de Tübingen pour les charger sur des trains.
Puis, nous sommes partis sur ce train avec nos chars sans savoir quelle était notre destination.
Nous nous sommes ainsi retrouvés à Strasbourg, puis à Dijon, à Lyon et finalement à Marseille. Là, nous avons compris que nous partirions en Algérie. Nous nous posions beaucoup de questions et, apparemment,
notre commandant n’était pas très informé car il recevait ses ordres de mission au compte gouttes.

M47 Patton




Nous avons ensuite embarqué les chars sur un bateau (le Commandant Quéré) et après 2-3 jours de mer,
on s’est retrouvé à Oran en Algérie. Dans le port, nous avons démonté la tourelle des chars pour les placer
sur de gros porte-chars américains. Puis, nous avons pris la direction de Sidi Bel Abès pour nous rendre
dans une caserne de légionnaires.
Nous étions l’objet de multiples questions, car,à cette époque, il y avait des problèmes du côté de la frontière marocaine par laquelle des fellagas essayaient de s’introduire. Les légionnaires pensaient que nous venions les
assister et nous, de même !

Finalement, nous avons repris la route en direction du Sud, armés jusqu’aux dents car il y avait des risques d’embuscade. Après plusieurs jours pénibles en raison des pannes mécaniques de nos porte-chars,
nous nous sommes retrouvés à Colomb Béchar pour une nuit tranquille sur un bon lit de camp.
Le lendemain, nous repartions de nouveau vers le Sud après avoir appris enfin que nous allions
au centre nucléaire de Reggane. Après 500 kms de piste ondulée, nous arrivâmes à Reggane où se trouvait
un campement militaire comprenant quelques bâtiments et un immense rocher sous lequel il y avait des civils
travaillant pour le centre nucléaire. Ce campement était fortement protégé par des hommes en armes et
des clôtures électriques.

Notre peloton de 20 personnes était logé sous des tentes. Nous dormions sur des
matelas pneumatiques ; le lieutenant Livache avait le privilège de dormir dans un bâtiment climatisé.
Comme il faisait très chaud dès 10 h, nous recevions un jerrican d’eau fraîche par jour pour 2 personnes.
Cette eau était parfumée au « coco » et nous donnait des coliques monstrueuses qui nous ont fait perdre
plus de 15 kg durant les 2 mois de séjour à Reggane.




Notre premier travail consista à s’habituer avec une tenue spéciale qui nous avait été remise :
il s’agissait d’une combinaison blanche avec bonnet, d’un masque à gaz, de gants en caoutchouc et
des bottes. Il fallait rester des heures dans le char sous des températures de 40-50°C. Puis,progressivement, nous avons appris notre mission finale qui consistait à servir de cobaye dans une explosion atomique.
Jusqu’à la veille de l’explosion, nous ne savions pas exactement comment cela se passerait et on continuait
à se poser énormément de questions. Nous avions quand même peur mais lorsque nous pensions à nos collègues
qui se trouvaient en Algérie, nous nous considérions un peu plus en sécurité. Parmi le peloton, j’étais le seul
à avoir étudié les sciences ; malgré cela, j’étais incapable d’apprécier les risques d’autant plus que nous
n’avions aucune information sur les conditions de l’explosion et sur le danger que nous  courrions.
De toutes façons, nous ne pouvions rien faire et surtout pas nous évader en plein milieu du désert,
à 1500 km d’Oran!
D’ailleurs,il était impossible d’avoir des contacts avec les militaires et les civils travaillant dans le centre.
Notre seule distraction consistait à aller visiter un oasis qui s’appelait Adrar, à 40 kms de Reggane.
J’y suis allé 2-3 fois pour y acheter des dattes et discuter avec les autochtones dont on se demandait
comment ils pouvaient vivre dans un tel endroit.


A suivre...
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naga
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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Ven 4 Mar - 8:20

Puis le jour « J » a été fixé au 25 avril 1961. Subitement,nous avons tous pris conscience
des risques et je me souviens que nous n’avions plus envie de plaisanter.
Après le déjeuner du 24 avril, nous sommes montés dans nos chars Patton pour nous
diriger vers le point 0, à 10 kmde Reggane. Il faisait une chaleur brûlante et le char créait une poussière qui rendait la situation encore plus pénible. Bref, nous sommes arrivés vers 18 heures à un endroit se trouvant
à environ 1500 mètres du point 0. Il y avait une petite tour métallique qui ressemblait à la tour Effel ; la
bombe se trouvait à son sommet et elle nous paraissait bien innocente !



Nous étions seuls à plusieurs kilomètres à la ronde.
Autour du point 0, il y avait, à différentes distances, des camions militaires vides et quelques petites baraques…
Après un petit repas traditionnel basé sur des boites de conserves appelées « rations », nous essayâmes
de dormir sur le sable. Ce n’est que vers 2 heures du matin que quelques-uns réussirent à s’endormir.
Dès le lever du soleil, vers 4 h 30, nous prîmes une tasse de « nescafé » avec quelques biscuits et
vers 5 heures, nous étions dans nos chars respectifs en attendant les instructions.
L’ordre vint de nous préparer :
fermer les écoutilles, mettre nos masques et nos gants et mettre la tête sur les genoux.
Le bruit de l’explosion fut assourdissant.
Mais ce qui nous effraya davantage,ce furent les vibrations du char provoquées par l’onde de choc aller
et l’onde de choc retour :
notre char de 48 tonnes était comme une feuille dans le vent. Ces vibrations nous parurent très longues et
nous eûmes tous très peur.PuisPuis, tout est redevenu calme. De mon hublot, je pouvais voir le champignon atomique s’élever lentement tandis que nous recevions des projectiles sur le char.
Une demi-heure après l’explosion, nous reçûmes l’ordre d’avancer en direction du point 0.
Je me trouvais dans le char de commandement avec le Lieutenant Livache qui jouait le rôle de Chef de Char. J’étais copilote et j’entendais à la radio les instructions : notre char devait passer sur le point 0 et
les 4 autres passaient à proximité. La zone de l’explosion était noircie et fumait abondamment.
Le sable devait être encore bien chaud car le caoutchouc qui entourait les patins de chenilles se consumait
et nous en sentions l’odeur acre.
L’un de mes collègues ne put s’empêcher de chier dans sa combinaison qui n’était pas étanche aux odeurs. Pendant 3-4 heures, il fallut rester ainsi dans le char en mouvement, avec notre tenue.
Avec la montée progressive de la chaleur, cela devenait suffocant !



Enfin, nous arrivâmes dans un centre de décontamination : c’était une grande tente avec des citernes d’eau
en caoutchouc. Il y avait là une vingtaine de militaires qui nous attendaient pour nous laver soigneusement
à l’eau savonneuse : ils ne portaient pas de tenue spéciale ! Après chaque lavage, un contrôle de radioactivité était réalisé avec des appareils Geiger. Plusieurs fois, nous dûmes repasser sous la douche
car l’appareil détectait une radioactivité due vraisemblablement aux poussières que nous avions encore sur nous.
Vers midi, nous sommes retournés à Reggane pour y prendre notre déjeuner : nous n’avions pas faim car
nous étions encore sous le choc de cette expérience exceptionnelle.
Le lendemain matin, quelques collègues sont repartis vers le point 0 pour rechercher des animaux ayant servis
de tests dans cette explosion atomique. Ils étaient bien sûr équipés de la tenue spéciale.
Puis, nous avons nettoyé nos chars avec de l’eau savonneuse pour réduire leur radioactivité qui était très
élevée. Je me souviens que quelques-uns de mes collègues en avaient marre de porter la tenue devenue insupportable en raison de la chaleur et qu’ils travaillaient sans aucune protection !
Nous avons à nouveau démonté les tourelles pour replacer les chars sur les porte-chars et pour les couvrir
de bâches.

Deux semaines après l’explosion, nous sommes repartis en direction d’Oran, sans nos chars que
je n’ai jamais plus revus. A Oran, nous avons embarqué pour Marseille et de là, nous sommes rentrés à Tübingen en Allemagne à notre 12ème Régiment de Cuirassiers.
Par la suite, je suis retourné en Algérie, au 4ème RCA situé à la frontière tunisienne près de Souk Aras
et de Tebessa.

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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Ven 4 Mar - 8:30

Commentaires :

1/ Entre le 25 avril 1961 et ma libération en octobre 1962 à Bône en Algérie, je n’ai jamais été convié
par l’Etat français à des contrôles médicaux. Idem entre octobre 62 à ce jour.

2/ Sur mon livret militaire n’apparaît pas en détail ma campagne de Reggane. Il est simplement
indiqué « Algérie Sud ». Les rapports sur Reggane, inscrits sur des annexes de mon livret ont été
enlevés lors de ma libération.

3/ Même si les risques n’étaient pas bien connus en 1961, les conclusions des explosions atomiques
à Hiroshima et à Nagasaki montrent clairement les risques de cancer lors d’exposition à de fortes
radioactivités. Or, je me souviens que lors de notre décontamination, l’appareil Geiger indiquait pour
tous mes collègues et moi-même, une nette activité.

4/ Jusqu’à présent, je n’ai pas eu de problèmes de santé en liaison avec l’explosion atomique. Je
voudrais cependant savoir ce qui a pu arriver à mes anciens compagnons qui n’avaient pas toujours
suivi les consignes de sécurité. Mon témoignage est motivé par le fait qu’un risque existe pour tous les
participants à ces essais nucléaires et que je souhaite décrire les conditions dans lesquelles j’ai vécu
ces essais.

5/ Je ne peux pas m’imaginer que les Responsables politiques et militaires n’étaient point au courant
des risques potentiels auxquels nous étions tous exposés. Je voudrais leur dire ma désapprobation et
mon étonnement vis-à-vis de leur lâcheté. Ils auraient pu au moins se racheter un peu en nous invitant
à des contrôles de santé.

6/ Je n’ai jamais porté plainte contre « X » mais il ne s’est jamais passé une semaine depuis 1961
sans que je ne pense à Reggane et aux risques que j’ai été obligé de prendre. La dernière émission
télévisée que j’ai vue la semaine dernière sur Mururoa et la déclaration abominable de l’ex Ministre M.
Messmer que j’ai entendue, me conduisent à réagir et à vouloir soutenir ceux qui, comme vous,
s’insurgent devant l’irresponsabilité de nos dirigeants de l’époque.

Jean-Francis R.
Ex Brigadier du 12ème Cuir de Tübingen-Allemagne et
Ex Maréchal des Logis chef du 4ème RCA de Souk Aras-Algérie


source
moruroa.org


Archives declasses 2013 - Essai Gervoise bleue 1960

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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Ven 4 Mar - 10:14

La version officielle a fait etat d un "incident" qui aurait irradie 195 soldats presents autour du site.
La raison:une precipitation de l essai nucleaire du au "Putch des generaux" a Alger qui a eu lieu quelques jours plutot d ou la peur que l'engin nucléaire ne puisse tomber dans les mains des généraux putschistes qui l'avaient localisé dans un entrepôt du port d'Alger ; la bombe est rapidement acheminée sur Reggane en 2 CV lol!


Les Troupes au sol

Temoignage de GUIMARD

J'ai participé à différents essais nucléaires notamment celui appelé Gerboise Verte.J'étais affecté dans une cellule de décontamination des véhicules lors de leur retour du lieu de l'explosion.Lors du tir gerboise verte je faisais partie d'un groupe stationné à 1km5 du point zéro dans une cuvette entre deux dunes et nous étions équipé de notre tenue spéciale blanche(scaphandre masque bottes etc).Une demi-heure après l'explosion nous avons vu apparaitre, avec stupéfaction, à 500m de nous environ une section de militaires en manoeuvre,équipée d'une tenue kaki différente de la nôtre ainsi que des blindés se dirigeant vers le point zéro.
Malgré l'échec du tir et de sa faible puissance je reste convaincu que ces "cobayes" ont pris le maxi au niveau de la contamination et que les doses reçues ont été bien plus dangereuses que ce qui a été laissé entendre et je pense que plusieurs d'entre eux ont été gravement atteints .

A noter qu il y avait plus de 6000 civils et militaires dans la region.



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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Ven 4 Mar - 11:15

Très bon article, édifiant sur la mauvaise foi des autorités concernant les essais nucléaires.
Il aura fallu attendre des décénnies pour qu'on se penche sur le cas de tous ces gens, civils et militaires, sacrifiés sur l'autel de la course aux armements ...
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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Ven 4 Mar - 12:09

Témoignage
Le nettoyage du champ de tir d’Hammoudia

Je suis arrivé sur le champ de tir d’Hammoudia en août (1965). C’était pour nettoyer le terrain d’Hammoudia.
On a travaillé en zone contaminée. Cela consistait à faire des tranchées, détruire tous les avions
qui étaient sur le site, et puis les enfouir, passer du sable par-dessus. Il fallait rendre tout ça
à l’Algérie, rendre le terrain propre.
Les conditions de travail étaient assez pénibles. Il faisait très chaud. On commençait le matin vers 5 heures,
on finissait le matin vers 10 heures. Ensuite, quand on sortait du champ de tir, il fallait prendre des douches,
des douches avec du Teepol et compagnie.
Parfois on était contaminé, donc il fallait reprendre une autre douche. On a pris jusqu’à 4 ou 5 douches pour être sûr d’être débarrassé de la contamination.
Ensuite,on sortait, on allait se reposer,on allait dîner, et on faisait la sieste, et on repartait sur le champ de tir vers 15 heures pour aller faire l’entretien des véhicules.
Il fallait être très prudent, ne pas enlever le masque et tout ça.

Moi, j’étais chauffeur. Ma mission,c’était d’être à la disposition de tous ces gens qui étaient sur le site.
J’allais livrer du matériel, on nous chargeait dans nos camions aussi tout ce qu’on devait faire exploser,
les pains de plastique et on mettait ça dans les trous.
On a travaillé sur le point zéro. J’ai roulé sur le point zéro car on nous avait demandé de faire des prélèvements sur ce point zéro, une tâche noire, comme du charbon : on l’a traversée de fond en comble.

Gerboise bleue-Point Zero-1960



Sable vitrifie




Ensuite, cette tache noire, il a fallu la faire disparaître avec des bulldozers et des scrapers.
Ils ont tout retourné le sable, c’était aberrant… Je sais qu’il y avait des camarades qui ne voulaient pas y aller, ils avaient peur, mais nous n’avions pas le choix. On nous a dit qu’il fallait y aller, on y a été. On nous avait dit
qu’il fallait mettre le masque, mais on ne nousa jamais expliqué pourquoi.
Il fallait mettre le terrain à nu, pour tout rendre. Tout ce qu’on a mis en terre c’était contaminé à mort.
C’est recouvert d’un mètre cinquante de sable, c’est tout je vous le garantis, pas plus deux mètres au mieux.
Et en dessous, les avions, tout est contaminé.

Avions radoactifs Vautours a enterrer




Il y a quelque chose qui m’échappe toujours : j’étais chauffeur, j’avais un camion,mais ce camion
était contaminé. Donc parfois,on me disait, « G. il faut que tu sortes de ton camion parce qu’il faut
qu’il aille à l’entretien ».
Donc avant de sortir le camion du point zéro, il fallait le décontaminer. Et moi, j’étais de l’autre côté
de la barrière, je montais dedans, j’étais en short, torse nu… On arrivait au garage, on montait sur la fosse.
C’est vrai qu’on faisait du graissage, la vidange, il y avait plein de petites poussières qui descendaient.
On se posait des questions : franchement , il y a quelque chose qui nous échappe.
Tous ces camions dont on s’est servi là-bas, ils sont restés. On les a fait sauter et tout le matériel est
resté là-bas : il y avait des grues, elles sont contaminées à vie, des camions grues, c’est colossal.
On a rendu le terrain tout propre partout, la mission était accomplie. Les chefs étaient contents,
ils ont rendu ça à l’Algérie.

Jacques G.


Dernière édition par naga le Ven 4 Mar - 12:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Ven 4 Mar - 12:19

Un mot sur les avions Vautour en question

Les Vautours "renifleurs" au sahara



Temoignages

"Vautours, il y en a eu à Reggan qui devaient traverser le nuage radioactif.
La bombe Gerboise Rouge, une des plus sale,passage et prelevement a 1/4 d'heure après le top d'explosion.
Sous l'avion, deux "bidons" équipés de papier buvard pour prélever des poussières que le CEA a récupéré apres l'atterrissage.
Les préleveurs agissaient derrière un mètre de plomb avec de longues tiges de 4 ou 5 mètres et enfermaient les buvards dans un cylindre de plomb.
Le navigateur était chargé de noter les indications des compteurs geiger : facile, ils ont toujours été au maxi !
Le pilote et le navigateur sont allé prendre une longue douche à l'eau et au teepol dans une tente.
Le lendemain on les a mis dans des "cercueils" pour mesurer la radio activité de leurs corps ( 7 roentgens ?).
-
J'ai lu que le pilote d'un avion Vautour chargé d'effectuer, le 13 février 1960, des prélèvements dans l'atmosphère est décédé 4 mois après sa mission."




et encore

"Sur les Vautours, le poste de pilotage était pressurisé il pouvait passer dans le nuage récupérer le prélèvement mais une foi au sol je n'ai pas vu la décontamination de ces avions.
L 'équipage descendait comme si de rien était et nous y faisions la maintenance comme à la suite d'un vol ordinaire chose qui à l'époque ne m'ai jamais venu à l'esprit"

source
amis-pic-laperrine.forumpro.fr
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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Sam 5 Mar - 0:22

TCHERNOBYL, UNE TRAGÉDIE SANS FIN
Article de 2014

Le 26 avril 1986, il y a 28 ans, l’Ukraine allait connaitre la pire tragédie environnementale que la planète ait connue. Le réacteur 4 du plan nucléaire de Tchernobyl  explose en pleine nuit, laissant échapper des émanations radioactives 100 fois plus destructrices que les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki combinées.

Les Héros de Tchernobyl

L’explosion fait instantanément 2 morts. Mais les victimes s’accumuleront rapidement et longtemps. La bataille de Tchernobyl commence.

Au lendemain de l’explosion, le photographe Igor Kostin vole au-dessus de la centrale en hélicoptère et ouvre sa fenêtre pour mieux immortaliser ses clichés. La plupart sont illisibles, détruits par la radioactivité. Lui-même ne sait pas qu’il inhale des doses importantes de fumée toxique mortelle.


Les pompiers et les pilotes



Aucune information ne filtre à travers le pays. Pendant ce temps, des pompiers sont appelés en renfort pour essayer d’éteindre le feu avec de l’eau, ce qui aggrave la situation. Le danger est grand que les autres réacteurs explosent car des brèches se sont formées dans le béton sous le réacteur numéro 4. Après l’échec d’extinction par l’eau, on dépêche des pilotes d’hélicoptères pour essayer d’éteindre le feu avec du sable. Ceux-ci respirent les fumées toxiques sans se rendre compte qu’ils le font au péril de leur vie. Plus de 600 pilotes périssent à la suite de cette opération.

Les victimes affectées directement sur les lieux du drame éprouvent rapidement les premiers symptômes de vomissements, diarrhée et nausée. Puis, de graves brulures apparaissent sur leur corps, les grugeant jusqu’à la moelle, décimant les populations touchées.

L’explosion contamine en quelques jours, 40% de l’Europe. C’est d’ailleurs la Suède, découvrant des taux élevés de radiation chez elle, qui sonne l’alarme sur cette catastrophe.


La population

Deux jours après le drame,  on pense enfin à relocaliser les habitants de la zone la plus affectée, incluant Pripyat, une ville florissante de 50 000 personnes. On leur dira qu’ils quittent leur maison pour 3 jours. Ils emportent un peu d’argent, leur passeport et quelques vêtements. Ils ne remettront plus jamais les pieds chez eux. Les zones où ils vivaient sont déclarées humainement inhabitables. Ils laissent derrière eux tous leurs souvenirs : photos, bijoux, jouets.

Le sable a maitrisé le feu, mais celui-ci couve maintenant sous la terre et sa lave menace de créer une seconde explosion. On commence alors à déployer du plomb au-dessus du site pour combler le trou brûlant et absorber la chaleur. La tactique fonctionne sur le coup, mais vingt ans plus tard, les taux de plomb dans le sang des enfants est encore anormalement haut.


Les trois plongeurs

L’eau menace de créer une explosion. Trois héros sacrifient leur vie et se portent volontaire pour une mission suicide: plonger pour aller ouvrir les valves qui permettront à l’eau de s’écouler, ce qui  sauvera le pays d’une catastrophe encore plus grande. Les trois plongeurs réussissent leur mission mais meurent dans les jours qui suivent. Ils sont enterrés dans des cercueils de plomb.

Les mineurs

17 jours après l’accident, on décide d’envoyer des mineurs creuser une tranchée sous la centrale, pour pouvoir installer un système de refroidissement sous le réacteur. Il faut faire vite. S’il y a une seconde explosion, elle pourrait rayer l’Europe tout entier de la mappe.

Ils sont des centaines de mineurs âgés entre 20 et 30 ans qui travaillent dans la zone contaminée pendant 10 jours, à des températures allant jusqu’à 120 degrés, sans équipement. Une fois leur exploit réussi, le système de réfrigération ne sera finalement pas installé. On comblera avec du béton pour empêcher la lave d’atteindre le niveau d’eau souterraine et de créer une nouvelle explosion. Le quart des mineurs ayant travaillé 10 jours près du réacteur, seront morts avant l’âge de 40 ans dans d’immenses douleurs.

Dix-huit jours après la tragédie que Gorbatchev daigne enfin s’adresser au monde pour laisser filtrer quelques informations sur le drame.

Les liquidateurs

Une fois le feu maitrisé, on envoie des centaines de milliers de reservistes (autour de 600 000)  qu’on appellera les liquidateurs. Ils sont chargés d’arroser tous les bâtiments contaminés pour empêcher la poussière de s’envoler. On estime aujourd’hui à 20 000 le nombre de liquidateurs morts et 200 000 invalides. Les réservistes âgés dans la vingtaine à l’époque n’ont aujourd’hui que la jeune cinquantaine, bien qu’ils en paraissent 80.




Les bio-robots

12 semaines après l’explosion, on décide de construire un immense sarcophage autour du réacteur 4 pour contenir les émanations. Cependant, les doses de radiation sont si élevées que les hommes ne peuvent rester sur le site plus de 90 secondes. Ils découvrent alors que le toit doit être nettoyé des débris radioactifs. On déploie des robots qui poussent les débris au sol. Les mécanismes des  robots fondent littéralement et tombent en ruine après quelque temps. On les remplace par les bio-robots, des hommes. Ces bio-robots se vêtissent d’une armure de plomb qu’ils fabriquent eux-mêmes pour tenter de bloquer les radiations. Armés seulement de petites pelles, ils travaillent à la chaine, telle une colonie de fourmis, à débarrasser le toit des débris de graphite mortels. Lorsqu’ils commencent à saigner du nez, on les envoie à l’hôpital. S’ils perdent connaissance, on les renvoie chez eux. 3500 soldats y travaillent pendant 10 jours au risque de leur vie.

Le sarcophage est complété 7 mois après l’explosion. Il avait une durée de vie prévue de 30 ans, mais a rapidement connu des signes de faiblesse. Un deuxième sarcophage sera construit. Les travaux ne font  que débuter. Celui-ci aura une durée de vie prévue de 100 ans. Le sarcophage couvre 200 tonnes d’uranium fondu et cours toujours le risque d’une réaction en chaine qui pouvant provoquer une explosion si intense quelle pourrait tuer 100 millions de gens.

Nouveau sarcophage fin des travaux prevus fin 2017





Les enfants de Tchernobyl

Bien que la catastrophe de Tchernobyl ait encore beaucoup d’impacts sur la vie de millions d’Ukrainiens, les données sont rares, les études aussi. Le gouvernement ne reconnait que 59 morts liées à la catastrophe. On dénombre par contre que la population de l’Ukraine a décliné de 7 millions, que les enfants de Tchernobyl sont presque tous nés avec des maladies chroniques ou des infirmités et que seulement 5 à 10 % des enfants naissent en santé. Les taux de cancer de la thyroide sont, à certains endroits, jusqu’à 10 000 fois supérieurs à la norme. Nombre d’enfants sont nés avec des anomalies congénitales, des retards mentaux et des paralysies cérébrales.



Ils auront été plus de 500 000 à œuvrer pour combattre le monstre du réacteur #4. Tous ou presque, ignorant les dangers encourus. Tous des héros inconnus qui ont sauvé l’Europe de la grande catastrophe en payant de leur vie ou de leur santé. Des héros à qui on a on avait promis la gloire et qui ont fini dans l’oubli du gouvernement, sans grande compensation, ni soins adaptés.

Une histoire que plusieurs voudraient oublier mais qu’il faut continuer à raconter pour célébrer la mémoire de tous ces héros et victimes et nous rappeler que nous ne sommes pas à l’abri d’un autre drame.


source
bonheursetmalheursdesophie.com
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vania
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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Sam 5 Mar - 11:01

C'est épouvantable.
Et on se doute bien que c'est pas avec les problèmes actuels en Ukraine que la situation de ces gens doit s'améliorer.
L'Ukraine veut s'émanciper de son histoire Soviétique, mais elle en garde beaucoup de ses tares, comme la désinformation...
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Gus Kruk
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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Sam 5 Mar - 17:25


Oui, c'est affreux, et ces gens qui sont de véritables héros sont morts et meurent encore dans l'indifférence d'une Europe qui grâce, à ces braves restés anonymes, à évité le pire ...

En ce qui concerne le post qui parle de "Gerboise verte" ayant eu lieu le 25 avril 1961 à Hammoudia en Algérie, sait-on de quand date le témoignage de cet homme, Jean-Francis R. et si il est encore parmi nous ?? Le dossier a été déclassifié en 2013, mais j'imagine que ses commentaires sont d'avant cette date...
L'inconscience, l'ignorance et la légèreté qu'ont montré les autorités sont incompréhensibles, c'est tout simplement affligeant de constater à quel point ces "cobayes"ont été carrément abandonnés.

A quoi bon faire des expériences risquées de ce genre, si c'est pour ne pas aller jusqu'au bout des recherches ? C'est débile ...
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naga
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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Dim 6 Mar - 1:16

Photos des essais nucleaires aerien a Mururoa (Polynesie francaise).
On peut voir que toutes les precautions vestimentaires ont ete prises Shocked Shocked




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vania
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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Dim 6 Mar - 12:17

Inconscience et ignorance de l'époque ... Rolling Eyes
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naga
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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Lun 7 Mar - 1:22

Tchernobyl camions de pompier contamines




Camion MAZ 537




On dirait un char KV-1 modifie?? Shocked Shocked

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vania
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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Lun 7 Mar - 11:37

Oui, c'est curieux.
Il parait que comme la région est abandonnée, la faune revient, abondante, sans trop de dommages malgré la radioactivité.
Cerfs, sangliers, loups, renards ...
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Gus Kruk
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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Mar 8 Mar - 4:34


Oui,c'est étonnant, j'avais vu un reportage sur de vieilles personnes ayant refusé de quitter leur domiciles dans la région de Tchernobyl, la faune y était sereine et magnifique et ces gens se nourrissaient exactement comme avant l'accident, de champignons et autres légumes ayant poussé sur place et contenant une radio activité au taux exceptionnel.
Mais ces gens semblaient heureux et pour rien au monde ne voulaient quitter leurs logis...C'était une vingtaine d'année après. Evidemment, leurs enfants et petits-enfants s'en étaient allé, mais je me souviens particulièrement d'une petite dame pleine de vie, merveilleuse.

C'était hallucinant, d'ailleurs on peut voir à Fukuchima au Japon, certaines personnes défiant les autorités et revenant nourrir les animaux ou même tenter de vivre sur place dans leur maison de famille.

Que ferait-on à leur place ???
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naga
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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   Mer 9 Mar - 0:54

Grue du port

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MessageSujet: Re: Materiels contamines abandonnes a Tchernobyl   

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