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 Photographes de guerre

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naga
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MessageSujet: Photographes de guerre   Ven 27 Jan - 14:15

Kyōichi Sawada (1926-1970) etait un photographe japonais de l'United Press International qui a reçu le prix Pulitzer 1966 pour la Photographie.



Deux de ses photographies ont été choisies comme  "World Press Photos of the Year" en 1965 et 1966.

La photographie 1965 montre une mère vietnamienne et des enfants avançant à travers une rivière pour échapper à un bombardement americain.




Celle de 1966 montre des soldats des États-Unis de la 1ère division d'Infanterie traînant un combattant Viêt-cong mort derrière leur engin blindé M113, après qu'il ai été tué dans une attaque féroce de nuit de plusieurs bataillons Viêt-cong contre les forces australiennes pendant la Bataille de Long Tan le 18 août 1966.




Kyoichi a été tué le 28 octobre 1970, avec Frank Frosch, le chef de bureau d'UPI,tandis qu'ils roulaient en voiture vers la Passe de Kirrirom au Cambodge.
La voiture a ete mitraillee a plusieurs reprises.
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naga
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MessageSujet: Re: Photographes de guerre   Sam 28 Jan - 1:21

Horst Faas (1933-2012) etait un photographe allemand de l Associated Press qui a couvert la guerre du Viêt Nam le plus longtemps de 1962 à 1974.




1965, Prix Pulitzer pour sa couverture de la guerre du Viêt Nam
19 mars 1964 pres de la frontier cambodgienne.



Skyrider largue ses reservoirs de Napalm en 1964




Janvier 1966 a Bao Trai pres de Saigon sous le feu intense des Vietcong




En 1967,il fut serieusement blesse par l explosion d une roquette.

Prix Pulizer en 1972
A Dacca au Bangladesh en decembre 1971 execution de 4 prisonniers a la baionette pendant la guerre civile.




Photo polemique,certains temoins arguant que c est a cause de la presence des photographes que l execution a eu lieu!

Il a parraine un jeune photographe vietnamien Huỳnh Công Út dont la photo d une jeune fille vietnamienne gravement blessee
par un bomberdement US au Napalm a fait le tour du monde.(1972)




Huỳnh Công Út en 2010




Faas rentre a londres en 1976 et arrete sa carriere en 2004.


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naga
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MessageSujet: Re: Photographes de guerre   Lun 30 Jan - 11:33

Margaret Bourke-White, la photographe de guerre



Margaret Bourke-White est née en 1904 à New-York, dans le Bronx, a fait ses études à l’université Columbia, où elle s’intéresse à la photographie. Elle se marie en 1925 et divorce 2 ans après. Elle est diplômée de l’université Cornell en 1927.

En 1928 elle s’installe à Cleveland où elle travaille pour Otis Steel Company. Ses photos industrielles lui valent une reconnaissance dans tout le pays.

En 1929 elle entre au magazine Fortune.

En 1930 elle fait un voyage en Urss. Elle collabore au magazine français Vu et est engagée à Life.

En 1937 elle publie un livre sur la misère dans le sud «You have seen their faces» (vous avez vu leurs visages) avec l’écrivain Erskine Caldwell, qu’elle l’épouse en 1939.



Elle est engagée comme correspondante de guerre par l’armée de l’air américaine. Elle est la première femme à ce poste. Envoyée en Urss, elle trouve refuge à l’ambassade américaine à Moscou, au moment de l’invasion nazie. Elle fait le premier portrait non officiel de Staline.



Elle parcourt d’autres fronts, l‘Afrique du nord, l’Italie, puis l’Allemagne. En 1944 elle suit le général Patton et prend les premiers clichés du camp de concentration de Buchenwald.



En Italie en 1944




Buchenwald



En 1947, elle est en Inde, où elle suit Gandhi jusqu’à son assassinat.




En 1950 elle est en Corée, d’où elle rapporte un cliché qui fera scandale : la tête tranchée d’un nord coréen exhibée par un sud coréen hilare.



Elle meurt en 1971 à Stamford, dans le Connecticut.

Un certain nombre de ses photographies sont devenues des photos mythiques, célèbres dans le monde entier.


source
pentaxklub.com
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vania
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MessageSujet: Re: Photographes de guerre   Lun 30 Jan - 14:00

Une gonzesse "qui en avait" ...
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naga
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MessageSujet: Re: Photographes de guerre   Jeu 2 Fév - 13:19

Robert Capa — pseudonyme d'Endre Ernő Friedmann — né le 22 octobre 1913 à Budapest et mort le 25 mai 1954 en Indochine, est un photographe et correspondant de guerre hongrois.
Il a couvert les plus grands conflits de son époque et est l'un des fondateurs de la coopérative photographique Magnum, première de ce genre à voir le jour.



À l’âge de dix-sept ans, il est arrêté pour avoir participé aux activités politiques d’étudiants de gauche. Le régime politique autoritaire de l’amiral Horthy le libère à la condition de quitter sa contrée natale. Il part en juillet 1931 pour Berlin. Il a alors pour maître à penser l'écrivain Lajos Kassák et se donne pour objectif de faire carrière dans le journalisme. Grâce à son amie d’enfance exilée Eva Besnyö, il trouve un premier travail comme apprenti développeur dans une agence photographique berlinoise. Parallèlement, il suit des études de sciences politiques à la Deutsche Hochschule für Politik .
Il fait la connaissance de Simon Gutman, fondateur de l’agence photos Dephot (Deutscher Photodienst), qui lui donne l’occasion de couvrir son premier sujet, Léon Trotski. Il part en novembre 1932 pour Copenhague afin de photographier le responsable communiste, alors pourchassé par des assassins aux ordres de Staline.
Juif, il quitte en 1933 l’Allemagne lorsqu'Adolf Hitler accède au pouvoir, gagne Vienne mais le chancelier chrétien-social Engelbert Dollfuss y établit une dictature cléricalo-fasciste, aussi émigre-t-il finalement à Paris à l’automne 1934.

Au café A Capoulade dans le quartier latin, il fait en septembre 1934 la connaissance de Gerda Taro, une étudiante allemande antifasciste d'origine polonaise, qui d’assistante, devient photographe. Ils deviennent amants en 1935. Il fréquente l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires où elle est inscrite, comme ses principaux amis ou collègues photographes.

Gerda Taro



En 1936, Taro échafaude un subterfuge en forgeant la légende d’un photographe américain. Ses photos se vendant très mal, elle lui fait prendre un pseudonyme : « Robert Capa », qui sonne plus américain et est plus facile à prononcer. Il invente tout un personnage autour de ce pseudonyme. Capa est américain, Capa est chic, Capa est riche, Capa est mondain.
Plusieurs versions ont été données sur l'origine de ce pseudonyme. Selon André, le prénom aurait été choisi en référence à l'acteur américain en vogue Robert Taylor et le nom « Capa » choisi pour sa ressemblance avec celui du réalisateur américain Frank Capra. Mais cápa signifie aussi « requin » en hongrois, et ce surnom semble avoir été donné au jeune Friedmann8.
La même année, il participe à la création de l’agence Alliance-Photo aux côtés de Pierre Boucher et de Maria Eisner. Il immortalise notamment le Front populaire par sa photo du 14 juillet 1936.


La guerre d’Espagne

En août 1936, il part avec Gerda Taro comme envoyé spécial pour couvrir la Guerre civile espagnole aux côtés de troupes républicaines, pour les magazines Vu de Lucien Vogel et Regards.
En Espagne, il devient un fervent antifasciste mais sa seule arme reste son appareil photo. Il va même jusqu’à monter certaines photos de toutes pièces, notamment une improbable victoire des forces républicaines.

Capa faussaire ?

C'est pendant ce séjour en Espagne qu'il prend la photographie qui lui vaudra sa grande renommée et qui sera à l’origine du mythe Capa. Intitulée Mort d'un soldat républicain, elle représente un soldat des forces républicaines, en chemise blanche, s’effondrant après avoir été touché par une balle.



Cette photo symbolise la guerre d’Espagne et reste gravée dans la mémoire collective. Néanmoins, une polémique sur l’authenticité de la photo naît à partir de 1970.
Une enquête a toutefois permis de découvrir l’identité du soldat : le militant anarchiste Federico Borrell Garcia qui a bien été tué le 5 septembre 1936, le jour où Capa a pris la photo ; la polémique s'arrête un temps mais elle reprend quelques décennies plus tard quand le journal catalan El Periodico affirme en juillet 2009, clichés comparatifs à l’appui, que la photo n’a pas été prise près de Cerro Muriano, mais près de la localité d’Espejo à cinquante kilomètres, endroit où il n’y avait pas de combats à la date de la prise de vue.
Un argument supplémentaire à l'appui de la thèse de la fraude vient du fait que Capa a pris deux photos de soldats républicains différents à cet endroit (une des deux photos étant devenue plus célèbre que l'autre) : aux yeux de certains, la chute de deux soldats exactement au même point devant un appareil se trouvant dans la même position constituerait un hasard difficilement credible.





Alors que Robert Capa est de retour à Paris, Gerda Taro est écrasée accidentellement par un char républicain en Espagne lors des combats de la bataille de Brunete. Elle meurt le 26 juin 1937 et, jusqu’à la fin de sa vie, Capa aimera à dire que Gerda et lui étaient unis par le mariage.

Char T-26B des republicains espagnols




A suivre...
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naga
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MessageSujet: Re: Photographes de guerre   Ven 3 Fév - 1:45

En 1938, il est envoyé par le magazine Life pour suivre la Seconde Guerre sino-japonaise (1937-1945). Avec le documentariste néerlandais Joris Ivens, il couvre notamment les raids aériens japonais contre Hankou et la bataille de Taierzhuang.
Il prend une photo qui fait la couverture de Life, celle d’un enfant chinois, habillé en militaire. Life apposa alors la légende : Un défenseur de la Chine. Le 3 décembre 1938, la revue de photographie anglaise Picture Post le proclame « le plus grand photographe de guerre du monde ».




La Seconde Guerre mondiale

À New York, il est chargé par le magazine Colliers de couvrir le front d’Afrique du Nord en 1942. Il continue ensuite en Sicile, afin de suivre le débarquement des troupes alliées, pour le magazine Life. Ses photos sont empreintes de souffrance et montrent le courage de la population sicilienne dans le conflit. En accompagnant les soldats américains, il prend des clichés partout, même dans les plus petits villages. En effet, la photo symbole du débarquement en Sicile, où l'on voit un soldat américain accroupi et un berger sicilien qui lui indique la route, a été prise près de Sperlinga.



En février 1943, à Londres, il entretient une relation avec l'actrice de cinéma britannique Elaine Justin, alors mariée à l'acteur John Justin. Celle-ci mettra fin à leur liaison en se remariant en 1945 avec un ami d'enfance.

Le 6 juin 1944, toujours pour Life, il est le seul photographe présent lors du débarquement allié en Normandie, sur la plage d’Omaha Beach, dans le secteur désigné « Easy Red » face à Colleville-sur-Mer. Pendant une heure trente, sous les obus et entre les balles, il photographie la guerre au plus près, avec ses deux Contax 24x36 et un Rolleiflex 6x621. Aux côtés des soldats, il prend cent dix neuf photos. Cependant, un laborantin de Life, pressé par le temps (les photos sont arrivées juste avant le bouclage), ferme dans sa hâte la porte de l’appareil de séchage. L’émulsion des pellicules fond. Finalement, il ne reste que onze photos à peu près acceptables, mais plutôt floues. Cette série de photographies est connue sous le titre de Magnificent Eleven.

Cette version est cependant remise en cause en 2014-2015 par le critique new-yorkais A. D. Coleman et le rédacteur en chef de Life John G. Morris qui relèvent plusieurs incohérences. Selon eux, les onze photos connues aujourd'hui sont les seules que Capa ait prises durant le débarquement et l'histoire du laborantin maladroit est une invention destinée à construire la légende d'un Capa héroïque auteur d'une centaine de clichés durant les six heures de la bataille, alors qu'il n'y serait resté qu'entre trente minutes et une heure et demi.

L’une des photos les plus marquantes prises par Capa, le jour J, est celle d’un soldat allié qui, à peine sorti de sa barge de débarquement, tente par tous les moyens de rester hors de l’eau alors que le poids de son arme le gêne, à moins, ce qui est plus plausible, que le GI n'ait choisi de rester au ras de l'eau pour s'exposer le moins possible aux tirs ennemis, la plage d'Omaha, la plus meurtrière du jour J, ayant ensuite été surnommée « Omaha la sanglante » (« Bloody Omaha »). La photo, assez floue pour les raisons évoquées précédemment, mais bien cadrée, est légendée par Life, Slightly out of focus, (« Un peu floue »), titre que Capa reprendra en 1947 pour son autobiographie.




À la Libération, Capa prend des clichés de femmes tondues à Chartres et offre ainsi un témoignage sur l’épuration.




Lors de la Libération de Paris, Leclerc avait interdit aux correspondants de guerre de suivre les troupes de la 2e DB. Robert Capa avait pu le faire grâce aux hommes de La Nueve, 9e compagnie du régiment de marche du Tchad, composée en majorité d'espagnols anti-franquistes intégrés aux troupes françaises qui le prennent sur un de leurs halftracks M3A1 baptisé Teruel du nom de la bataille entre les républicains et les nationalistes que Capa — coïncidence extraordinaire — avait couverte pendant la guerre d'Espagne.


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naga
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MessageSujet: Re: Photographes de guerre   Ven 3 Fév - 1:56

L'après-guerre

Après cette guerre, il a une liaison de deux années avec Ingrid Bergman, révélée bien plus tard lorsqu’elle publie son autobiographie. En décembre 1945, il la suit à Hollywood, où il travaille comme photographe de mode et photographe de plateau pour l'American International Pictures, notamment pour le film d’Alfred Hitchcock Les Enchaînés, le cinéaste britannique s'inspirant de l’idylle du couple pour écrire le scénario de Fenêtre sur cour. Leur relation prend fin à l'été 1946, Capa dans son refus de se fixer (il n'aura jamais de maison et vivra toujours à l'hôtel) s'étant rendu en Turquie.

En 1947, il fonde avec David Seymour, Henri Cartier-Bresson, William Vandivert et George Rodger la coopérative photographique Magnum. Magnum regroupe certainement les plus célèbres photographes et photojournalistes du monde.
Capa et ses amis décident de créer une coopérative et non une agence pour permettre aux photographes de garder l’intégralité des droits sur leurs photos, ce qui jusque là n’était pas le cas dans les agences traditionnelles.
La collection de Magnum comprend une grande variété de sujets comme : la famille, la drogue, la religion, la guerre, la pauvreté, la famine, le crime, le gouvernement et les célébrités[réf. souhaitée].
Il entretient à cette époque une grande amitié avec l’écrivain américain John Steinbeck. Ils partent ensemble en URSS en 1947. De ce voyage naît le livre A Russian Journal, illustré par Capa. À cette époque, il poursuit en parallèle ses activités de photographe de mode.

En 1948, il assiste à la naissance de l’État d’Israël. Il développe un lien étroit avec le jeune État, où il se rend à plusieurs reprises entre 1948 et 1950. Les photos prises au cours de ces séjours font l’objet du livre Report on Israel, publié en 1950 (avec un texte d’Irwin Shaw).




La guerre d'Indochine

En 1954, le magazine Life a besoin d’un photographe pour couvrir la guerre d’Indochine. Se trouvant alors au Japon pour une exposition de Magnum, Robert Capa se porte volontaire. Ainsi, c’est aux côtés des troupes françaises qu’il parcourt le Viêt Nam, une partie de l'Indochine française de l'époque.

Les derniers moments de Robert Capa

Mon coup de cœur va à un cliché de Robert Capa, photographié au Laos par son ami Michel Descamps, correspondant de guerre de Paris Match. Il s’agit selon mes sources de la dernière photo prise de son vivant. Ce document historique, maintes fois publié après sa mort dans toutes les biographies, a systématiquement été recadré et extrait de son contexte, comme on peut le voir dans le n° 271 de Paris Match, et dans l’hommage rendu par Life Magazine le 7 juin 1954.





Je souhaite restituer sa pleine intégrité à cette célèbre photo. En cherchant dans nos archives pour tenter d’apporter quelques précisions, j’ai également retrouvé des images mal connues de ses obsèques. Un excellent article de José Manuel Serrano Esparza, écrit à l’occasion du centenaire de la naissance de Robert Capa, m’a beaucoup aidé pour décrire les derniers jours de ce héros des temps modernes, mort à 41 ans en sautant sur une mine au milieu d’une rizière du Tonkin.Au mois d’avril 1954, Robert Capa est invité au Japon pour une tournée de promotion. Le magazine Life le contacte alors pour remplacer leur photographe en Indochine – obligé de quitter le Vietnam en pleine bataille de Diên Biên Phu –, pour une durée de 30 jours et 2 000 $. Le besoin d’argent lui fait accepter cette proposition, malgré les mises en garde de ses  proches. Le 2 mai, il s’envole pour Bangkok, puis rejoint Hanoï le 9. Diên Biên Phu est tombée depuis deux jours, trop tard ! Il se rend alors au Laos, entre le 10 et le 16 mai, pour couvrir l’évacuation des soldats français blessés rendus par le Viêt-Minh . C’est à cette occasion qu’il est photographié Par Michel Descamps de Paris Match, sur l’aérodrome de Luang Prabang. Il porte son appareil Contax II en bandoulière, et se trouve en pleine conversation avec le professeur Pierre Huard, délégué du Haut-commandement français et de la Croix-Rouge pour le rapatriement des blessés (858 d’entre eux seront évacués entre le 15 et le 26 mai). Capa fait son travail, photographiant avec tact les soldats français encore sous le choc de la défaite, avant de regagner Hanoï.Le 24 mai, Robert Capa quitte Hanoï en direction de la base militaire de Nam Dinh pour suivre René Cogny, le général en chef des troupes françaises au Nord-Vietnam (Tonkin) à bord d’un petit avion Morane Saulnier. Il est accompagné par un correspondant de Life, John Mecklin. Une fois sur place, il prend quelques photos du général Cogny durant sa tournée d’inspection, notamment d’une femme vietnamienne en pleurs avec ses enfants, au cimetière militaire de Nam Dinh… Après un détour vers le village de Phu Ly en ruines, Robert et John Mecklin rencontrent à leur hôtel un confrère, Jim Lucas, correspondant de Scripps-Howard.Le 25 mai, Robert Capa, John Mecklin et Jim Lucas sont invités à suivre le convoi militaire du lieutenant-colonel Lacapelle, responsable du secteur de Nam Dinh, dont la mission est de détruire les deux derniers fortins français dans la région de Thaï Binh (Dongquithon et Doaithan) afin qu’ils ne tombent pas entre les mains des troupes du Viêt-Minh, omniprésentes dans les campagnes du delta du fleuve Rouge. A bord d’une jeep, Capa prend quelques clichés de la région avec ses deux appareils, un Contax II pour le noir et blanc, et un Nikon S pour la couleur : des motards sur la route, un paysan derrière son buffle travaillant dans les rizières au bord d’une route sur laquelle stationne un convoi de ravitaillement à l’arrêt… la colonne militaire est sans cesse attaquée par des tirs de snipers. Les troupes françaises n’ont plus la maîtrise du terrain, le danger est partout.



Arrivées à 3 kilomètres du village de Thanh Né, les troupes franco-vietnamiennes décident de riposter aux tirs ennemis provenant des rizières. C’est à ce moment que Robert Capa décide de quitter la protection de sa jeep, sans prévenir ses confrères, et de suivre les soldats, armé uniquement de ses appareils. Ce seront ses dernières photos. Un malheureux faux pas, et il saute sur une mine ; sa jambe gauche est déchiquetée et il est mortellement blessé à la poitrine. A 15h10 ce 25 mai, Mecklin et Lucas constatent les faits : Capa va mourir de ses blessures. Le docteur vietnamien du fort de Dongquithon ne pourra que certifier son décès. Ses appareils et ses dernières photos sont miraculeusement sauvés. Sa légende, elle, peut naître.Après un rapide hommage rendu par les troupes françaises à l’aéroport de Nam Dinh, le cercueil de Capa est rapatrié sur Hanoï. Le général Cogny organise des funérailles dignes de ce grand reporter, lui décernant la Croix de guerre avec palme. Sur son cercueil, exposé au cimetière militaire, une couronne à l’en-tête de la Bonne Casserole, un restaurant local où Capa aimait terroriser les serveurs et faire du charme aux serveuses (d’après les mots de John Mecklin). Michel Descamps et son collègue de Paris Match René Vital vont immortaliser ces dernières heures en terre vietnamienne. La dépouille de Capa repartira vers les Etats-Unis pour son ultime voyage.


Par Claude Barthe © Michel DESCAMPS/Paris Match


L une des derniere photo prise par Capa qui suit les soldats francais




Source
l-instant.parismatch.com
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MessageSujet: Re: Photographes de guerre   Ven 3 Fév - 10:50

Evgueni Khaldei, "photographe sous Staline", se souvenait avec émotion le jour où Capa lui donna un appareil photo ...
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MessageSujet: Re: Photographes de guerre   Lun 6 Fév - 11:34


Joe Rosenthal (9 octobre 1911, Washington, DC – 20 août 2006 (à 94 ans), Novato, Californie) est un photographe américain. Il a reçu le Prix Pulitzer pour son cliché pris pendant la Seconde Guerre mondiale représentant des soldats hissant le drapeau américain sur l'île d'Iwo Jima.




Les parents de Joseph Rosenthal étaient des immigrants juifs russes; cependant, il s'est converti au catholicisme durant sa jeunesse1. Son intérêt pour la photographie a commencé comme un passe-temps à San Francisco, en Californie, au cours de la Grande Dépression, où il vivait avec son frère en recherchant du travail.

Après avoir gagné son premier appareil photo avec des bons-cadeaux, il pratique la photographie comme un loisir à San Francisco pendant la Grande dépression. Diplômé de l'Université de San Francisco, il commence sa carrière professionnelle en 1932 pour le compte du journal San Francisco News.
Réformé par l'armée américaine en raison de sa mauvaise vue, Rosenthal rejoint l'agence Associated Press (AP) et suit l'US Marine Corps dans le théâtre des opérations du Pacifique, pendant la guerre comme une sorte de « journaliste embarqué » avant la lettre.
Sa photographie de six hommes hissant le drapeau américain sur le mont Suribachi, le 23 février 1945 est devenue célèbre dans le monde entier. Rosenthal quitte l'Associated Press en 1945 et rejoint le journal San Francisco Chronicle, pour lequel il travaille pendant 35 ans. Il part à la retraite en 1981.

Rosenthal a été sollicité par les journalistes après les Attentats du 11 septembre 2001 pour commenter la photographie des pompiers prises par Thomas E. Franklin (en) (Raising the Flag at Ground Zero (en)) ; celle-ci représente en effet trois hommes hissant le drapeau américain sur les ruines du World Trade Center et fait penser à la photographie de Rosenthal.
Rosenthal meurt en 2006 dans sa maison de retraite de Novato, près de San Francisco.


La photographie des soldats américains hissant le drapeau sur l'île japonaise d'Iwo Jima aurait été reproduite sur 3,5 millions de posters, 15 000 panneaux d'affichage, 137 millions de timbres.




De l'avis même de Rosenthal, elle symbolisa pour le peuple américain le début de l'espoir dans une guerre contre le Japon qui paraissait perdue. Depuis 1954, une sculpture monumentale, réalisée d'après la photographie, se dresse au cimetière national d'Arlington en Virginie. Joe Rosenthal n'avait pas les droits sur sa photo et n'en a tiré aucun profit, sinon la gloire, mais il souffrit de la suspicion - encore partagée par beaucoup de spécialistes - qu'il s'agissait d'une mise en scène, et fut contraint à passer les cinquante dernières années de sa vie à s'en expliquer et s'en défendre. La scène avait pourtant été filmée par un sergent américain, Bill Genaust, tué neuf jours plus tard. En octobre 2006, le réalisateur Clint Eastwood a sorti un film qui raconte, en reprenant scrupuleusement la version de Rosenthal, l'histoire de la bataille de Iwo Jima et des soldats qui levèrent la bannière étoilée (Mémoires de nos pères).

Memorial d Arlington




Joe Rosenthal en 1990.




source
Wikipedia.fr
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MessageSujet: Re: Photographes de guerre   Lun 6 Fév - 11:48

La photo de bob Campbell du premier drapeau ou l on voit Joe Rosenthal pres des marines avec son appareil photo en l air .




Echange du petit drapeau pour un plus grand(photo Campbell)

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