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 LE CANON QUI BOMBARDA PARIS 14/18

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naga
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MessageSujet: LE CANON QUI BOMBARDA PARIS 14/18   Dim 5 Aoû - 3:30

Souvent confondu à tort avec la GROSSE BERTA le Canon de Paris est à la fois le plus célèbre et le plus mystérieux des canons de toute l'histoire de l'artillerie. Même les personnes les moins familières avec l'histoire contemporaine savent que Paris a été bombardée durant la Première Guerre mondiale par des canons géants de longue portée.
Tout commence aux environs de l'automne 1914, le Grand état-Major allemand espère encore que l'armée va poursuivre son avance le long de la côte de la Manche au-delà de Calais. Une telle avance offrait la possibilité de pilonner le port anglais de Douvres par l'artillerie de longue portée. La plus courte distance entre Douvres et la côte française se situe au cap Gris-Nez, au sud-ouest de Calais, où la largeur de la Manche est de l'ordre de 35 km. On envisagea donc d'utiliser des pièces d'artillerie navales de la Kriegsmarine modifiées pour atteindre de telles portées.

Au début de 1917, le haut commandement allemand réclame un canon à très longue portée qui pourrait, d'un point de la côte française, atteindre Londres et les quais de la Tamise. Et, pour faire d'une pierre deux coups, cette bouche à feu géante devait aussi pouvoir pilonner les ports français situés loin derrière le front, afin de perturber les opérations de débarquement des troupes et du matériel ou de gêner considérablement leur ravitaillement.
C'est le docteur Rausenberger, responsable du développement du canon chez Krupp, qui fut chargé de l'étude et de la réalisation du Wilhelmgeschutze (l'engin-à-Guillaume, l'arme-à-Guillaume), le nom officiel du Paris Kanone. Si le professeur Rausenberger assumait la responsabilité générale du projet, sa direction technique relevait dans les faits du docteur Otto von Eberhard, appuyé par une équipe talentueuse qui maîtrisait parfaitement les techniques les plus avancées dans les domaines du génie mécanique et de la balistique interne.
Eberhard de 1916-1917 étudiera la possibilité d'utiliser un obus sous calibré à sabots.





Rausenberger refuse cependant d'utiliser cette technique novatrice dans le Canon de Paris en affirmant que le risque était trop grand d'avoir recours à une technique non éprouvée, technique qui allait pourtant se révéler par la suite comme la voie de prédilection du développement de l'artillerie. Pourtant, le premier tir expérimental, effectué sur le polygone d'Altenwalde, le 20 novembre 1917, démontre clairement les potentialités de ce type d'obus révolutionnaire. Des projectiles furent lancés à plus de 100 km. Malgré ces premiers résultats très encourageants, le directeur de l'artillerie de chez Krupp maintenait que l'utilisation de ce type de projectile allait soulever des problèmes insurmontables notamment parce que la séparation du sabot risquait de modifier la trajectoire de l'obus
Cette approche ne sera réexpérimentée par les Allemands que 25 ans plus tard durant la Seconde Guerre mondiale. L'emploi des obus sous-calibrés à sabots s'étendra ensuite à toutes les armées du monde.





Le Canons de Paris crachait des projectiles explosifs de 210 mm. L'usure des tubes était telle qu'ils devaient être remplacés après 65 coups. Afin de compenser la détérioration extrêmement rapide de l'âme du canon, les obus étaient numérotés de 1 à 65 et devaient être tirés en ordre séquentiel puisque chaque projectile avait un calibre légèrement supérieur au précédent. Si bien que le calibre du projectile numéro 65 atteignait en fait 235 mm! La charge propulsive s'accroissait également à chaque coup, passant de 180 à 200kg pour un longueur aproximative de 5m. Le plan initial prévoyait suffisamment de tubes de remplacement pour permettre le pilonnage continu de Paris par deux canons durant une année complète. Les tubes usés étaient retournés aux usines Krupp pour y être recalibré à 210 mm. Un total de 7 tubes furent semble-t-il realisés.
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naga
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MessageSujet: Re: LE CANON QUI BOMBARDA PARIS 14/18   Dim 5 Aoû - 3:34

Informations Techniques
Nom officiel:Wilhelmgeschutze (l'arme à Guillaume)
Surnom:Pariser Kanonen, Parisgeschtz (canon de Paris),Ferngeschtz (canon à longue portée).
Calibre: 210mm
longueur du tube:36m
Portée: 126 Kms
Poids total: 750 Tonnes
Poids obus: 104-106 kgs
Vitesse d'éjection: 1600 M/s





Cachés dans la forêt de Saint-Gobain, près de Crépy-en-Laonnois, au nord-est de Paris et 16 km derrière la ligne de front, deux monstres d'acier, en batterie à neuf cents mètres l'un de l'autre, commencent à pilonner la ville de Paris le 23 mars 1918 à 7 heures 15 du matin.
Soit seulement deux jours après le début de l'offensive allemande contre la Cinquième Armée britannique à Amiens qui permit de conquérir les positions de tir. Une troisième bouche à feu se joignit à eux quelques jours plus tard. Les canons sont réglés sur le Palais de Justice sur l'île de la Cité dans le centre de Paris, pour une distance phénoménale de 121km. Une telle distance imposait d'ailleurs des calculs balistiques spéciaux incluant en autre la rotondité et la rotation de la terre. Une équipe de mathématiciens était spécialement venue de Berlin effectuer les calculs de pointage.





Vers 7 h 17 avec un fracas qui est entendu dans tout le centre de Paris, un premier obus tombe sur la place de la République. Quinze minutes plus tard, à la grande consternation des Parisiens, une explosion de même intensité secoue de nouveau la capitale. Le projectile est tombé cette fois-ci rue Charles-V. Puis un troisième obus éclate boulevard de Strasbourg, à deux pas de la Gare de l'Est.
Ce 23 mars fatidique était une magnifique journée de printemps. Le Kaiser lui-même vint inspecter, vers 13 heures, les engins qui pilonnaient Paris depuis le matin.
Le soir on denombra 21 impacts sur Paris et 1 sur Chatillon.


Rue de Vaugirard




En quelques heures, cette nouvelle ahurissante du bombardement de Paris fait le tour du monde grâce au télégraphe et au téléphone. Partout l'information est reçue avec étonnement et incrédulité.
Le commandement allié, croyant dans un premier temps que ces bombes étaient dues à un assaut aérien d'avions ou de dirigeables agissant à très haute altitude, mobilisa la quasi-totalité de la chasse aérienne à investiguer l'espace aérien parisien aux plus hautes altitudes, ce qui ne donna strictement rien si ce n'est la perte d'un pilote américain qui perdit le contrôle de son avion et vint s'écraser en banlieue sud après avoir dépassé le plafond maximum !

L'aviateur René Fonck, écrit à propos du 23 mars 1918 : "L'après-midi, un message téléphonique annonçait que Paris était bombardé par canon, et chacun de rire tant la nouvelle paraissait invraisemblable. Je n'osais trop pour ma part, manifester mon sentiment. L'hypothèse d'un canon installé à plus de 120 kilomètres et posant son projectile aux environs de la gare de l'Est, semblait à tous franchement absurde ! Pourtant, comment croire à des avions en plein jour, semant des bombes durant toute la matinée et passant invisibles à travers une nuée de Spads disposés pour les arrêter ? Seule l'hypothèse du canon arrangeait tout, mais la portée de la pièce restait un phénomène inexpliqué."

Dans les jours qui suivent, les journaux parisiens s'efforcent d'éclaircir le mystère et avancent diverses hypothèses. Pour certains, les obus sont tirés par des canons dissimulés dans des carrières abandonnées ou des secteurs densément boisés de la région parisienne. Pour d'autres, les projectiles sont tirés par un canon pneumatique silencieux installé au cœur même de la capitale! Des recherches furent d'ailleurs entreprisent dans la région de Paris par des journalistes et des militaires pour trouver où se cachaient ces fameux canons.
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naga
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MessageSujet: Re: LE CANON QUI BOMBARDA PARIS 14/18   Dim 5 Aoû - 3:58

Entre temps bien qu'un épais brouillard matinal recouvre le site, empêchant tout repérage visuel, les Français basés sur les hauteurs de Fourdrain purent repérer au son l'emplacement d'une nouvelle pièce d'artillerie.
Le 24 mars, alors que le docteur Rausenberger discute de la réussite du projet avec son équipe rassemblée dans la clairière, des obus français se mettent à pleuvoir! Les premiers éclatent à quelque 200 mètres de distance sans toutefois faire de blessés, mais un projectile de la troisième ou quatrième salve percute un arbre, explose et blesse six ou sept artilleurs du canon numéro un. Durant la période où les canons furent à Crépy, les Français tirèrent ainsi une centaine d'obus contre la batterie sans parvenir à causer d'autres pertes.
Des bombardements aériens et des tirs de contre-batterie sur la forêt de Saint-Gobain par des canons de 320 mm montés sur chemin de fer de l'Armée française ne réussirent jamais à réduire au silence l'arme secrète.
Toutefois, après le début du pilonnage de Paris, un grave accident fit plusieurs victimes. Un obus explosa à l'intérieur du tube et fit éclater le canon.

Crépy-en-Laonnois




Lorsque le front allemand s'avance vers Paris durant l'offensive du printemps 1918, les canons géants suivent. Le premier mai 1918 les canons sont retirés de la forêt de Saint Gobain après avoir tiré 185 obus et sont transférés à Beaumont en Beine dans le bois de Corbie à 109 km de Paris. Du 27 mai au 11 juin 1918 les canons tireront 104 obus de cette position avant d'être démontés à nouveau et transférés à 15 km au nord de Château-Thierry, 200 m au sud de la voie ferr้ qui traverse le Bois de Bruyère-sur-fère à Fère-en-Tardenois et situé seulement à 91 km de la capitale. Cette position rapprochée entraînait une diminution de la puissance des charges propulsives et, par conséquent, de l'usure des tubes des canons. Cependant les Allemands furent rapidement délogés de cette position où les canons ne tirèrent que 14 obus entre le 16 et 17 juillet 1918. En effet devant la contre-offensive alliée (2ème bataille de la Marne) de juillet 1918 les canons furent précipitamment démontés et réexpédiés à Beaumont en Beine ou 64 obus furent encore tirés du 5 au 9 août 1918.


Beaumont en Beine,pas eu le temps d elaguer un peu les branches autour du fut,on dirait!!





Au total c'est plus de 400 obus qui furent tirés dont 367 impacts recensés. 351 obus ateingnirent la ville de Paris pendant plus de quatre mois avec un épisode tragique le 29 mars 1918 à 16 h 27, lorsqu'un obus sectionna le deuxième pilier de la face nord de l'église Saint-Gervais près de l'hôtel de Ville, provoquant l'effondrement de la voûte, en plein office du Vendredi-Saint, causant la mort de 91 fidèles et en blessant 68 autres. Le 9 août, à 15 heures 30, le dernier projectile fut tiré en direction de Paris. Au cours de cette période, huit tubes furent utilisés sur les trois affûts. Les Canons de Paris auront tiré 351 obus sur la ville, d'une distance maximale de 121 km, causant ainsi la mort de 256 personnes et en blessant 620 autres.


Église Saint-Gervais mars 1918



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MessageSujet: Re: LE CANON QUI BOMBARDA PARIS 14/18   Dim 5 Aoû - 4:02

Au début de mai 1918, l'équipe du professeur Rausenberger à la Krupp planche déjà sur un système de 305 mm capable de tirer des obus de 300 kg à une vitesse initiale de 1 700 mètres/seconde et à une distance de 170 km. Dans son manuscrit sur le Canon de Paris, Rausenberger écrira: <<Le concept du tube ainsi que plusieurs approches pour ralentir son usure avaient été définis lorsque la révolution et la signature de l'humiliant armistice détruisirent à jamais tous nos plans d'un seul coup.>>
Entre le moment de l'entrée en vigueur de l'Armistice, le 11 novembre 1918, et l'arrivée des commissions d'inspections militaires alliées en Allemagne après la signature du traité de Versailles, les autorités allemandes retirèrent en vitesse les Canons de Paris qui furent transportés en secret et fondus dans les usines Krupp d'Essen.








L'emplacement de la plateforme métallique démontable du "Pariser Kanone" de Beaumont-en-Beine en septembre 1918.





Aucun des Canons de Paris ne tomba entre les mains des Alliés qui durent se contenter de récupérer les affûts.
Tous les devis, les études d'ingénierie, les documents de référence qui s'y rapportaient furent également détruits ou cachés. Toute divulgation par un citoyen allemand d'informations se rapportant aux Canons de Paris était interdite et les indiscrets risquaient de lourdes peines.

Le Deuxième Bureau français (service de renseignement militaire) et le Secret Intelligence Service britannique offraient des sommes considérables pour obtenir des renseignements sur les Canons de Paris. Deux Allemands seront d'ailleurs condamnés par une cour de Leipzig à des peines de prison pour espionnage. Ils avaient communiqué à une "puissance étrangè" des renseignements au sujet du Wilhelm-geschutze. Les informations obtenues clandestinement par le colonel américain Henry Miller auteur du seul ouvrage détaillé sur les Canons de Paris publié en 1930, provenaient de membres du personnel technique engagé dans le programme expérimental de mise au point de nouvelles munitions pour la Krupp dans son centre de Meppen.


source
html2.free.fr


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MessageSujet: Re: LE CANON QUI BOMBARDA PARIS 14/18   Dim 5 Aoû - 4:09

Carte des obus tombes sur Paris de juin a aout 1918




Trajectoire des obus



Dernière édition par naga le Dim 5 Aoû - 14:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LE CANON QUI BOMBARDA PARIS 14/18   Dim 5 Aoû - 11:04

Un autre de ces obus, tir en aveugle pour terroriser la population, tomba sur un hôpital pas loin du Palais Royal.
Là aussi de nombreuses victimes.
Ces tirs de terreur sont bien dans l'esprit germanique. Rolling Eyes
Même si l'Armée Française avait été à 100KM de Berlin, avec un canon semblable, il est peu probable qu'elle aurait eu recours à ce type d'action...
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naga
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MessageSujet: Re: LE CANON QUI BOMBARDA PARIS 14/18   Dim 5 Aoû - 13:56

La découverte des "Paris Kanonen" vint par les observateurs de la SPA 62

C'est dans la matinée du samedi 23 mars 1918, vers dix heures, que vint à mon escadrille, le commandant de l'aéronautique de l'armée à laquelle j'appartenais. Le commandant nous apprit qu'une pièce boche à longue portée avait commencé à bombarder Paris à six heures quarante-cinq du matin et qu'il fallait coûte que coûte la découvrir. Il s'agissait donc d'aller photographier l'emplacement des pièces, mais où ? Personne n'en savait trop rien. Enfin nous décidâmes d'aller prendre des clichés aux environs de la forêt de Saint-Gobain. Je fus désigné pour accomplir cette mission avec comme observateur le lieutenant Emile Théry (observateur SPA 62) et comme certainement il devait y avoir du Boche en l'air, six avions de chasse devaient nous protéger. Après l'installation de l'appareil photographique et une rapide préparation de l'avion effectuée par mes vaillants mécaniciens, nous étions, mon observateur et moi, en tenue de vol, prêts à partir., nous décollions de suite...

Arrivé à 5.000 mètres, par un signe convenu à l'avance, je fais comprendre à mes compagnons que nous prenons la direction des lignes. Nous voilà chez les Boches. Pas encore un coup de canon sur nous, c'est mauvais signe : il doit y avoir des patrouilles ennemies en nombre; puis tout à coup, au nord-est de la forêt de Saint-Gobain. La DCA boche commence à nous arroser copieusement d'obus qui nous arrivent bien exactement à même hauteur; aussi, pour me dégager, je joue avec les flocons noirs.

Mon observateur a commencé à prendre les clichés et nous voilà au-dessus de Crépy et les batteries continuent à nous sonner consciencieusement. A un moment donné, les SPAD, qui ne m'avaient pas, lâché une minute, piquent au-dessus de moi dans la direction de six avions de chasse boches qui, après avoir descendu un des nôtres, se dirigent vers Marie. Est-ce un boche que je viens de voir descendre en vrille ou un français ? C'est ce que j'ai su cinq minutes plus tard, quand je m'aperçus, en passant nos lignes, que seulement trois SPAD me suivaient, mais j'avais encore espoir que notre camarade n'était que blessé. La mission est terminée et j'atterris le premier et, à mesure que chacun atterrit, nous accourons tous auprès de l'appareil afin d'avoir des détails. Quand tous les appareils furent au sol, nous constatons que c'est le lieutenant Pierre Lecoq (pilote SPA 62) qui manque et nous apprenons un peu plus tard que c'est bien lui qui a été descendu par six boches dans nos lignes et que son corps a été percé de nombreuses balles.


Les clichés n'étaient pas excellents, mais ils donnaient l'emplacement exact des "Berthas" et l'on put commencer à régler le tir de nos pièces d'artillerie destiné à la destruction des "kolossals canons". Au cours de cette expédition, un de mes camarades, l'adjudant pilote Charles Quette (Pilote et As de la SPA 62, dix victoires), a vu une lueur qui était bien un des départs des pièces de Crépy.
Quelques jours plus tard, de nouveaux clichés photographiques étant jugés nécessaires pour compléter les renseignements recueillis au cours de la première excursion et pour constater l'efficacité de nos tirs de destruction, je fus à nouveau désigné avec, comme observateur, le lieutenant Paul Brousse (observateur SPA 62) et avec un autre équipage. Le pilote était l'adjudant Fabien Lambert (pilote SPA 62), qui avait comme observateur le lieutenant Robert Brumault des Allées (chef observateur de la SPA 62). Malgré le temps défavorable, le barrage dense et précis des pièces antiaériennes, malgré la surveillance constante de l'aviation de combat ennemie, de nouveaux clichés ont été pris. Pendant cette mission, un des pilotes de SPAD, André Bosson (pilote SPA 62), abat deux triplans Fokker.


Photo aérienne datée du 11 avril 1918 et révélant les 3 emplacements des 21/36 cm "Wilhelm Geschütze" installés par les Allemands dans la forêt de Saint-Gobain - Origine VIème armée





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MessageSujet: Re: LE CANON QUI BOMBARDA PARIS 14/18   Mer 8 Aoû - 11:17

Crépy-en-Laonnois aujourd hui

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MessageSujet: Re: LE CANON QUI BOMBARDA PARIS 14/18   Jeu 9 Aoû - 2:23

Malgré le manque d'intérêt affiché officiellement pour le Canon de Paris, la France et l'Angleterre se lancèrent dans les années qui suivirent la Grande Guerre dans des programmes destinés à égaler ou surpasser l'exploit allemand, les Français obtenant des résultats significatifs. Les efforts furent de courte durée, les recherches militaires ne soulevaient guère d'enthousiasme après l'hécatombe de 14 -18. Les stratèges alliés citèrent les effets négligeables des obus tombés sur Paris pour conclure que les canons à portée étendue n'avait aucune valeur militaire.

3 prototypes

Saint Chamond 240mm Model 1918





340mm 210L




340mm 224L



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MessageSujet: Re: LE CANON QUI BOMBARDA PARIS 14/18   Jeu 9 Aoû - 10:23

La France aussi a conçu ce genre d'engin !?... Idea
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MessageSujet: Re: LE CANON QUI BOMBARDA PARIS 14/18   

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