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 Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger"

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leclerc1944
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MessageSujet: Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger"   Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger" Icon_minitimeSam 8 Juin - 16:25

Hummmmm! par quoi vais je donc commencé?.
Ben en premier je vais vous donné l'image satellite, ou a eu lieu l'opération.

Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger" Dogger10

Donc ici pour les personnes n'étant pas marin, mais qui ont déjà entendu parler de la bataille de la 1ère guerre mondiale "Dogger bank", ben oui, c'est bien de cette zone ou est former un banc de sable, profondeur entre 15-36 mètres, qui se trouve entre la grande-bretagne et le Danemark. Comme cela ont dirait que c'est juste une petite zone. Mais en fait elle fait tout de même 17 600 km2, et c'est aussi la raison, que si vous vous êtes posé la question, pour quelle raisons, les Anglais n'ont jamais navigué en ligne droite pour attaquer l’Allemagne et devait faire un détour, soit en naviguant près des côtes anglaises, ou soit en naviguant près des côtes du Danemark, ici, la raison est expliquer.

Et à cet endroit c'est un vrai cimetière de navire.

Alors pour commencé le récit, je vais en premier lieu, vous donnez deux Navires Allemands.
Classe Zerstörer (destroyer) type 34.
Z-1 " Leberecht Maaß"
et le Z-3 "Max Schultz"
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leclerc1944
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MessageSujet: Re: Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger"   Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger" Icon_minitimeSam 8 Juin - 17:31

alors commençons par les premières données:

Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger" Maass10


Citation :
Type de Destroyer:
Le destroyer Z 1 "Leberecht Maaß" était un destroyer de type 34.

dénomination:
Le destroyer a été nommé d'après le contre-amiral Leberecht Friedrich Max Maass. Qui était le chef des torpilleurs et, en même temps, l'amiral en second des forces de reconnaissance. En tant que Premier amiral pendant la Première Guerre mondiale, il est tombé le 28 août 1914 sur le croiseur léger Cöln.

Nom de code Morse: LM.

Donnée du Navire:

Pose à la quille: 10 octobre 1934

Date du lancement: 18 août 1935

Chantier naval: Deutsche Werke, Kiel

Equipage: 313 - 325 hommes

Coûts de construction: 13,7 millions de Reichsmark

Déplacement: 2 232 t. officiellement, 3 156 t. max

Longueur totale: 119.3 m.

Largeur: 11,36 m.

Tirant d'eau: 3,82 m / 4,23 m maximum

Machines: 6 chaudières à vapeur de type Wagner-Deschimag; 2 turbines à vapeur Wagner

Nombre d'hélices: 2

Puissance sur les hélices: 63 000 KW.

Vitesse maximale: 38,2 Noeuds

Distance Maximale: 1900 Miles nautiques à 19 Noeuds

Réservoir de carburant: 715 t.

armement:

Artillerie navale: 5 × 12,7 cm L / 45 Tk C / 34 dans simples Affût

Flak: 4 × 3,7 cm L/83 FlaMK C / 30 en Double Affût C / 30,
6 × 2 cm L/ 65 Fla MK / 30 en simple affût

Torpilles: 8 tubes lance-torpilles de 53,3 cm en deux paires de quatre avec un total de 12 torpilles

Grenade sous-marine: quatre rampes de drainage à l'arrière

Chargement de mine navale: max. 60 mines

Dispositifs de surveillance:

1 GHG (appareil d'écoute de groupe), 1 sondeur Atlas et 1 sonar pivotant à 160 °.
il faut juste que je promène ma chienne à présent.
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MessageSujet: Re: Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger"   Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger" Icon_minitimeSam 8 Juin - 21:21

bien poursuivons
Citation :
Les commandants:

14 janvier 1937 Capitaine Corvette Friedrich Traugott Schmidt

5 octobre 1937 Gerhard Wagner, capitaine de corvette / puis de frégate

5 avril 1939 Fritz Bassenge, capitaine de corvette

Carrière navale:

Le 7 mars 1934, le contrat de construction du Z 1 a été attribué au Deutsche Werke de Kiel.
Le 10 octobre 1934, il a été posé dans la quille.
Le 18 août 1935, c'était sa date de mise à l'eau.
En décembre 1936, le bateau termina les essais des chaudière à vapeur et au quai de l'équipement des chantiers allemands à Kiel et,
à partir de janvier 1937, eurent lieu les essais des chantiers dans la mer Baltique.
Le 14 janvier 1937, le Z-1 fut mis en service et comme il fut le premier destroyer mis en service, il devenu le bateau-leader de la Kriegsmarine destiné au chef des torpilleurs.
À la fin du mois de janvier 1937, le Z-1 appareilla pour la première fois avec son propre équipage à Kiel, en direction de la mer Baltique. Swinemünde devint la principale base de mouillage du destroyer, à partir duquel un programme d’essais et de formation de plusieurs mois fut réalisé.
............
Au début de la guerre, le 1 er septembre 1939, Z-1 Leberecht Maaß s’installa avec le F.d.T. (Konteradmiral Günther Lütjens) sa position pour le blocus devant la baie de Gdansk.

Le 3 septembre 1939, en compagnie du Wolfgang Zenker (Z-9) le matin, un raid de feu a été ouvert sur le destroyer polonais Wicher et sur le mouilleur de mine Geyr à Gedingen. Les navires polonais et une batterie de 15 cm stationnée sur Hela ont riposté et ont visé le Leberecht Maass et d'un coup ils avaient envoyé son deuxième canon Hors d'usage. L’arme était hors d'usage, 4 membres d’équipage ont été tués et 4 autres blessés. Les deux destroyers allemands se sont enfuis car les tirs d'obus étaient très violents depuis la terre. Le Z-1 s'est rendu à Swinemünde, où il était prêt à être utilisé à nouveau le 9 septembre 1939.
 
Le 16 septembre, le bateau s'est ensuite rendu en mer du Nord.
le 25 septembre en compagnie du Bruno Heinemann (Z-Cool a effectué un essai de navigation à Heligoland.

Le 26 septembre, Z 1 a pris en charge le service de détresse dans la baie allemande.

Le 29 septembre, Le Leberecht Maaß a été remplacé par le Friedrick Eckoldt (Z-16) et libéré à Stettin (Szczecin), où il s'est rendu au chantier naval. Le temps de mise sur quille dans le chantier naval a duré jusqu’à la deuxième moitié de décembre. En raison de la forte glace pendant l'hiver 1939-1940, le destroyer est resté à Schwinemünde (Świnoujście) au cours des prochaines semaines.

Le 12 février 1940, le Z-1 Leberecht Maass a pris l'ordre de mouillage de mines d'une opération de mouillage offensive sur la côte est britannique. L'opération devait démarrer le 15 février 1940, mais a été retardée en raison de mauvaises conditions météorologiques et du gel important.

Le 18 février 1940, la nouvelle opération "Nordmark" a été lancé pour accompagné en sécurité les croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau. Le Z-1 Leberecht Maaß a également participé pour les tâches de couverture, mais est à nouveau rentré le lendemain.

Le 22 février 1940, débuta l'opération "Viking", l'avancée des destroyers allemands contre la découverte sur la Dogger Bank de bateau de pêche britannique. Le chef de la 1ère flottille de destroyers (Fregatten-Kapitän Berger) y participa avec le Friedrich Eckoldt (Z-16), Richard Beitzen (Z-4), Erich Koellner (Z-13), Theodor Riedel (Z-6) et Max Schultz (Z-3). Sur les Destroyer était monté à bord aussi des commando d’arraisonnements. Pour se rendre sur la côte britannique, l'unité devait emprunté le barrage du Westwall en empruntant un passage non-miné.
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MessageSujet: Re: Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger"   Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger" Icon_minitimeDim 9 Juin - 1:48

Bien passons de suite au Z-3, comme il était aussi du type 34, ainsi comme il n'existe aucun changement technique, cela m'épargne donc de les recopier.

Citation :
Le Destroyer Z-3 "Max Schultz"
dénomination:
Le destroyer a été nommé d'après le capitaine de Corvette Max Konrad Felix Schultz. Qui en tant que chef de la 6e flottille de torpilleurs, il était tombé le 23 janvier 1917 à bord de son bateau-leader le V-69 dans une attaque de la flottille dans la Manche dans une bataille devant l'embouchure de la Meuse. La flottille a eu une rude bataille avec des croiseurs et des destroyers anglais qui furent supérieurs en nombre. le V-69 a été gravement endommagé, le chef de la flottille est tombé. Cependant, le commandant du V-69 a pu ramener le bateau très endommagé à Yjmuiden.

Nom de code Morse: MS
Identification pendant la période de paix: n°13
(Numéro d'identification pendant la période de paix: Les destroyers allemands disposaient avant la 2e guerre mondiale des numéros peints sur leurs navires. Ce numéro est souvent confondu avec la désignation du destroyer. Le nombre, cependant, n'a rien à voir avec cela.
Il se composait du chiffre de la division à laquelle appartenait le destroyer et de la position que celui ci à occupée au sein de la division.

Exemple: Z-2 Georg Thiele 1: Division 3.Position = Identification 13

Pour certains la position ou l'appartenance à la division a changé. Par conséquent, il existe plusieurs identifications de paix.
Telle pour cet exemple:
Z-8 BRUNO HEINEMANN Id. Paix 61,63

Z-9 WOLFGANG ZENKER Id. Paix 61,62,63
C'est deux là, ont composé donc la 6ème Division, mais ils eurent changé de positions. (Attention aux photo que vous pourrez retrouvé ici c'est suivant les dates que les numéros ont changé, il n'existait non plus deux bateaux disposant du même numéro I.D. pendant la même période.)

Et pour le Z-1, comme c'était le Destroyer Leader, celui ci, il n'en disposait d'aucun numéro.)

Les Commandants:
14 janvier 1937 Martin Baltzer, capitaine de corvette
25 octobre 1938 Claus Trampedach, capitaine de corvette

Carrière navale:
Le destroyer Z 3 "Max Schultz" a été lancé le 30 novembre 1935 et mis en service le 8 avril 1937. Le bateau était subordonné à la 1re Division de destroyers et avait effectué de nombreux essais en mer Baltique au cours des mois suivants. Le port d'attache était Swinemünde (Świnoujście).
........

Le 26 août 1939, le Z-3 avec "Richard Beitzen" (Z-4) et "Georg Thiele" (Z-2) en raison de la menace de danger de guerre dans l'ouest de la mer Baltique pour la mise sous surveillance de Sund.

Le 27 août, pendant la nuit tombé à l'est de Bornholm le "Max Schultz" a percuté le torpilleur "Tiger". Le destroyer a été lourdement endommagé à l'avant du bateau, le torpilleur lui a coulé peu de temps après. Dans la collision, deux hommes de l'équipage du "Tiger"ont été tués et six autres membres de l'équipage ont été partiellement grièvement blessés. Tous les survivants ont été sauvés par le"Max Schultz". Le destroyer lui-même a ensuite été remorqué par le "Georg Thiele" et remorqué jusqu'à Swinemünde (Świnoujście). Dans les chantiers navale de stettin Oder (Szczecin) , le destroyer a ensuite été réparé. Au 1er octobre 1939, les réparations sont terminées et le destroyer termine des essais de navigation dans la baie de Swinemünde.

Le 6 octobre 1939, il est réaffecté dans la mer du Nord.

Le 8 octobre 1939, Z-3 participa à la sortie navale du "Gneisenau" et du "Cologne" en direction de la côte sud de la Norvège.
 
Le 10 octobre, les unités sont revenues sans succès.

Le 22 octobre 1939, Z-3 se rendit au service d'avant-poste dans la baie allemande, mais revint le 24 octobre.

Le 27 octobre, "Hans Lody" (Z-10), "Bernd von Armin" (Z-11) et "Karl Galster" (Z-12) sont sortie pour effectuer une opération de guerre marchande dans les baies allemande, puis sur la côte sud de la Norvège. En raison de trop de houle, l'opération a été annulée le lendemain. Le "Max Schultz" a eu dans la soirée une fermeture rapide dans la pompe d'alimentation principale ou par la suite une explosion de turbine a ensuite eu lieu, suite à une mer mer agitée. Il y avait un blessé grave qui est mort la nuit suivante, ainsi que deux légèrement blessés. La chaufferie 1 du destroyer était à pleine capacité en raison d'une vanne à clapet non fermée. En conséquence, toutes les chaudières sont tombées en panne peu de temps après. À 22h05 sur le "Max Schultz", la pression de la chaudière avait chuté à 35 atm. Le destroyer, était contraint de traverser la mer, vint jeter l'ancre peu de temps après. Les tentatives de remorquage de "Friedrich Ihn" (Z-14) et "Erich Steinbrinck" (Z-15) ont échoué en raison de la forte mer. À 22h40, la pression de vapeur sur "Max Schultz" a augmenté à 60 atm. Un peu plus tard, le destroyer a pu continuer son chemin pour entrer dans la baie allemande. Cela a été suivi d'un séjour plus long au chantier naval pour réparer les dégâts.

Le 16 janvier 1940, le destroyer réparé s'est déplacé à Wilhelmshaven pour participer aux opérations de minages contre l'Angleterre.
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MessageSujet: Re: Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger"   Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger" Icon_minitimeDim 9 Juin - 11:43

Bien passons à présent à l'opération elle même!
Citation :
Unternehmen Wikinger
par Michael Emmerich

introduction
Il est bien connu que la coopération entre la Kriegsmarine Allemande  et la Luftwaffe n’a pas été la meilleure pendant la Seconde Guerre mondiale. Au lieu de détenir sa propre aviation navale - le Marineflieger - que réclamait la Kriegsmarine, c’était en fonction des avions que la Luftwaffe était prêt à donner pour les opérations navales. De plus, le refus de Görings de placer sous le commandement de la Kriegsmarine les quelques avions disponibles pour la guerre navale imposait de suivre une longue chaîne de commandement entre les deux branches de l'armée allemande afin de coordonner les opérations ou même d'informer l'autre branche d'opération individuel que les deux branches exécuteraient dans la même zone. Cette mauvaise coopération trouva son apogée au début de la guerre en février 1940. Le résultat fut ce que l'on dénommerait aujourd'hui cela par
tir d'ami - et la perte de deux destroyers allemands.

Guerre des mines
Au cours des premiers mois de la Seconde Guerre mondiale, les forces navales allemandes étaient principalement utilisées pour la guerre des mines en mer du Nord. La guerre des mines offensive près des côtes et des ports britanniques et la guerre des mines défensive pour protéger la baie allemande contre les raids britanniques.

Les destroyers allemands ont exécuté la guerre offensive. Pouvant transporter jusqu'à 60 mines, des groupes de 2 à 4 destroyers ont opéré près des côtes britanniques pour mouiller des mines dans les principales voies de navigation. Les Britanniques n’ont jamais soupçonné que des navires de surface déposent les mines près de leurs propres côtes; au lieu de cela, ils ont considéré qu'ils avaient peut-être été mouiller par les U-Boats ou largué par avion. 11 de ces opérations ont été effectuées entre octobre 1939 et février 1940; ces mines ont coulé 76 navires alliés. Au cours de leurs opérations les destroyers n'ont jamais été repérés et identifiés comme des navires ennemis. Dans les rares cas où ils ont été détectés, les Britanniques ont toujours cru voir certains de leurs propres navires.

Tous les navires pouvant transporter des mines, des destroyers, des torpilleurs et des croiseurs légers aux ferries convertis ou aux transports effectuaient la guerre défensive. Il en résulta plusieurs immenses champs de mines dans la mer du Nord, avec des chemins bien définis pouvant être empruntés par les navires allemands et nettoyés régulièrement par des navires démineurs - du moins, ce fut planifié de cet sorte.

Opération Wikinger
Dans les parties suivantes, les événements de février 1940 sont relatés des deux côtés, la Kriegsmarine et la Luftwaffe, et ce sont les rapports suivant leurs connaissances au moment précis de l'opération. Par conséquent, les informations temporelles des mêmes événements peuvent différer de quelques minutes en raison d'horloges asynchrones.

Version de la Kriegsmarine
En février 1940, la Kriegsmarine avait demandé plusieurs missions de reconnaissance aérienne dans la région de la Doggerbank, ou plusieurs navires, bateaux de pêche, chalutiers et autres embarcations suspectes opérant à l'ouest des champs de mines de défense ont été recensé. Le type de tâche des navires suspects n’était pas clair, mais pour le commandement de la Kriegsmarine, ils semblaient être impliqués dans certaines opérations militaires et non comme des bateaux de pêche civils. À plusieurs reprises, l'avion de reconnaissance a même signalé que des sous-marins ennemis avaient été détectés alors qu'ils rencontraient ces bateaux. C’est pourquoi la Kriegsmarine a décidé d’intercepter ces bateaux avec la 1ère flottille de destroyers, avec les
Friedrich Eckoldt (Z-16), Richard Beitzen (Z-4), Erich Koellner (Z-13), Theodor Riedel (Z-6), Max Schulz (Z-3)et le Leberecht Maass (Z-1) le 22 février 1940. Cette opération était dénommé «Opération Wikinger».
 
Contrairement à toutes les autres opérations de destroyer, il s’agissait d’une nuit éclairée par la lune, avec un ciel presque sans nuages, avec un vent léger du sud-ouest lorsque les six destroyers se dirigèrent vers la mer du Nord. La Luftwaffe reçut l'ordre de fournir une couverture de chasse aux destroyers quittant leur base et revenant un ou deux jours plus tard. Mais en raison de problèmes de communication entre les deux branches de l'armée allemande, aucun chasseur de la Luftwaffe n'est arrivé pour escorter les destroyers vers la mer du Nord.

Version de la Luftwaffe
La veille pour le 22 février, le X. Fliegerkorps avait planifié des opérations contre la marine marchande alliée sur la côte est britannique. Deux escadrons de bombardiers moyens Heinkel He111 devaient opérer dans la zone définie par les îles Orkney au nord et de l’estuaire de la Thames au sud. Leur tâche consistait à attaquer et à repérer des navires dans cette zone. En dehors de celle-ci, les attaques n'étaient pas autorisées. Une première attaque dans la matinée a dû être annulée à cause du ciel nuageux, mais dans la soirée, le temps s'est dégagé et une deuxième attaque a été préparée.

Le chemin dans la mer du Nord
Version de la Kriegsmarine
À 19 heures, les six destroyers allemands sont entrés dans le passage exempt de mines «Weg I», une partie déminé des mines d’une largeur de 6 miles du champ de mines dit «Westwall» qui protégeait la baie allemande. Avec une vitesse de plus de 25 nœuds, les navires ont poursuivi leur route en ligne droite à 300 degrés. À cette vitesse, les navires produisaient un sillage lumineux dans les eaux froides de 3 degrés Celsius, mais ils tentaient de franchir leur propre champ de mines le plus rapidement possible pour arriver le plus rapidement possible dans la zone d'opération.

Jusqu'à présent, l'opération se poursuivait sans incident. Très peu de nuages ​​couvraient le ciel, rendant les six navires de guerre clairement visibles de loin pendant qu'ils se dirigeaient vers le nord-est. Il était 19h13, lorsque les observateurs à bord du navire leader Friedrich Eckoldt entendaient le bruit d'un avion, malgré le bruit des turbines et de la ventilation du navire. Les bruits de moteur étaient si clairement à entendre que les guetteurs ont pu identifier l'avion comme étant un bimoteur, même s'il n'était pas visible jusqu'à présent. Il a fallu encore quelques minutes avant que l’avion inconnu - très probablement un bombardier - soit aperçu dans le ciel éclairé par la lune, volant seulement à une altitude de 500 à 800 mètres. Il a passé les six navires sans incident, ne montrant aucun signe hostile, mais ne montrant non plus les signaux d'identification connus. Après avoir dépassé les destroyers, l’avion inconnu a inversé sa trajectoire et a suivi la trajectoire des destroyer une seconde fois avant de disparaître dans la nuit.
Huit minutes plus tard, l’appareil est revenu et le commandant de la flottille a ordonné de réduire la vitesse du destroyer à 17 nœuds afin de produire un sillage plus petit et moins visible, car il n’était toujours pas sûr de l’identité de l’avion. Comme l’appareil n’avait encore montré aucun signe d’identification, il s’avérait hostile pour les équipages à bord des destroyers allemands. Il aurait pu s'agir d'un avion de reconnaissance britannique observant les navires allemands, dirigeant d'autres avions ou navires vers la position de la flottille de la Kriegsmarine.
Par conséquent, les deuxième et troisième navires dans leurs formation en ligne, Le Richard Beitzen et le Erich Koellner, ont tiré plusieurs cartouches de leurs canons de 20 mm sur l’avion, qui a riposté avec ses mitrailleuses. Juste après l'échange de tirs de mitrailleuses, le dernier navire de la ligne, le Max Schulz a annoncé que l'avion inconnu était un avion allemand, puisqu'un des membres de l'équipe sur la passerelle a pu voir la croix allemande sur l'aile de l'avion alors que les canons étaient entrain de tirer. Mais après le premier échange de tirs, personne au sein de la flottille ne l’a cru, l’avion c'était comporté comme un avion hostile. Après quelques instants d'excitation au combat, l'avion a de nouveau disparu par temps clair, mais à présent, les équipages à bord des destroyers étaient en alerte.

Au bout d'un moment, à 19h43, le Max Schulz a de nouveau détecté l'avion, approchant de l'arrière directement d'un nuage face à la Lune et envoyant une transmission radio - ce qui as du être le dernier signal radio du premier destroyer construit en Allemagne après la Première Guerre mondiale,  „Flugzeug ist gesichted worden in der schwarzen Wolke des Mondes" (avion détecté dans le nuage noir devant la lune).

Version de la Luftwaffe
Environ deux heures plus tôt, à 17h45, le 4ème escadron du KG26 préparait ses bombardiers He111 pour le décollage à l'aérodrome de Neumünster. Parmi les avions se trouve le He111 portant les marques d'identification 1H + IM, commandé par le Feldwebel Jäger. Comme lors de leur mission annulée plus tôt dans la journée, les bombardiers du KG26 ont reçu l'ordre d'attaquer les navires côtiers britanniques sur la côte est britannique.

Après le décollage, le 1H + IM s'est dirigé vers le nord jusqu'à l'île de Sylt. Là, il a viré à gauche sur un cap de 241 degrés au-dessus de la sombre mer du Nord.
Peu de temps après à 19h00, l’équipage de bombardiers a détecté un sillage sur la mer au-dessous d’eux et, après l’avoir dépassé, il a vu une ombre devant lui. Bien que l’équipage n’ait jamais vu le navire directement, ils étaient certains que c’était un cargo et ils ont décidé de voler un autre cercle pour l’identifier.
Tout en se rapprochant du navire inconnu, des tirs antiaériens surgirent soudainement de l'ombre, signalant clairement qu'il s'agissait d'un navire hostile. Après avoir riposté avec l'une des mitrailleuses, le bombardier s'est détaché et est monté dans le ciel pour lancer sa chasse à la bombe. À une altitude de 1 500 mètres, le He 111 s’est approché de l’ombre au-dessous puis avec le nuage noir devant la lune sur leur position d’horloge de 6 heures ....

Attaque aérienne
Suivant la Kriegsmarine
En alerte après le tir des mitrailleuses entre les destroyers et l'avion inconnu, les navires allemands ont poursuivi leur route avec un cap de 300 degrés. Puis, une minute seulement après sa dernière émission radio, deux bombes sont tombées dans la mer, juste derrière le Leberecht Maass. Quelques secondes plus tard à peine, les six destroyers ont ouvert le feu avec leurs canons AA sur l'avion invisible, lorsqu'une troisième bombe a touché le destroyer entre la superstructure et la cheminée avant. Dans le silence qui a suivi, le Leberecht Maass à ralenti et a laissé la formation à tribord, tout en signalant qu'ils ont été touchée et qu'ils ont besoin d'aide immédiatement. En dépit du bombardement, il n'y avait aucun signe visible d'incendie, de fumée ou de dégâts causés par le tir. À 19h46, les autres destroyers ont inversé leur route pour venir en aide au Leberecht Maass, endommagé, qui signalait en permanence „Habe Treffer, brauche Hilfe "(a été touché, besoin d’aide), mais le navire de tête Friedrich Eckoldt lui ordonne de se remettre en formation quelques minutes plus tard. Le Friedrich Eckoldt se rapprocha toutefois du Leberecht Maass pour enquêter visuellement sur les dommages du destroyer Lors de la rencontre avec le Leberecht Maass, tout était préparé pour aider le destroyer endommagé: du matériel de sauvetage a été préparé et un dispositif de remorquage a été mis au point pour pouvoir être utilisé si nécessaire.

Il était 19h56 lorsque le Friedrich Eckoldt se trouvait à seulement 500 mètres du destroyer attaqué lorsque les canons antérieurs AA du Leberecht Maass ont à nouveau ouvert le feu, bien que personne à bord du Friedrich Eckoldt n’ait encore vu ni entendu le bombardier. Quelques instants plus tard, deux explosions violentes se sont produites sur le Leberecht Maass - la première directement derrière le destroyer, provoquant la projection d’une énorme fontaine. La seconde explosion s'est produite dans la zone de la seconde cheminée: une énorme boule de feu - environ un mètre et demi de hauteur - est montée dans le ciel, suivie d'un nuage qui recouvrait le destroyer complet. Lorsque le vent a enlevé le nuage de fumée, l'explosion a été visible par l'équipage des autres destroyers: le Leberecht Maass a été divisée en deux parties, l'avant et la poupe ont été relevés hors de l'eau, tandis que les deux parties du navire avec 330 membres d'équipage Les membres à bord s'enfonçaient dans les 40 mètres de profondeur de la mer du Nord. Tout cela ne prit que deux minutes lorsque le Friedrich Eckoldt rapporta à la radio: „An alle: Maass sinkt. Boote aussetzen "(À tous les navires: Maass est en train de couler, mettez vos chaloupes à l'eau).

Suivant la Luftwaffe
En approchant de l’ombre au-dessous d’eux, quatre bombes de 50 kg ont été préparées à bord du He 111 à 19h45. Réglé à un largage automatique, toutes les bombes ont été lancées directement les unes après les autres. Alors que le bombardier se rapprochait du navire depuis l’arrière, les deux premières bombes n’étaient qu’à peu près égarées, dans le sillage du navire inconnu. La troisième bombe était cependant un coup direct, selon l’équipage des bombardiers, elle a touché l’avant du navire situé au-dessous d’eux. La quatrième bombe a manqué le navire complètement. Pendant que le bombardier montait et se retournait pour préparer une seconde approche, l'équipage pouvait voir que le navire perdait de sa vitesse et se dirigeait vers tribord sans que les impacts ne soient visibles.
Après que le Heinkel He 111 ait fait un grand cercle, il est revenu pour une deuxième attaque. C’était 13 minutes après la première attaque, à 19 h 58, quatre autres bombes de 50 kg ont été larguées sur une ombre en mer du Nord. Deux des bombes étaient des tirs directs et l’équipage du bombardier a noté: «Deux coups sur la cible, suivis d’une énorme boule de feu. Après que le navire se soit brisé en deux parties et a coulé ". Lorsque la deuxième attaque a été complétée, le bombardier a viré à l'ouest, en direction de l'Angleterre et l'équipage a remarqué d'autres ombres en dessous d'eux.

Chaos et confusion
Après la rupture du Leberecht Maass en deux parties, les derniers destroyers de la flottille ont lentement fumé à la vapeur en direction de l'épave et tenté de repêcher les survivants dans l'eau. Cela a dû être fait très rapidement à cause de l'eau très froide. le Erich Koellner dérivait entre les survivants, qui nageaient dans l'eau entre les deux parties de l'épave. Le Erich Koellner, Friedrich Eckoldt et Richard Beitzen venaient tout juste de sortir leurs chaloupes à l'eau lorsque à 20h04 une seconde grande explosion éclata dans le ciel nocturne. Les vigies sur le Richard Beitzen ont signalé une autre attaque aérienne, deux proches et une bombe a fait mouche  contre un autre destroyer, mais à ce moment-là, personne à bord du navire amiral ne savait quel destroyer avait été attaqué. Et personne n’avait vu ni entendu un avion qui s’approchait des navires allemands. Le Theodor Riedel, qui se trouvait à seulement 1 000 mètres de l’explosion, s’est dirigé directement vers la boule de feu lorsque les microphones sous-marins ont signalé un sous-marin à tribord. C’était le moment où le chaos et la confusion ont éclaté parmi les destroyers allemands.

Bien ici une petite pause pour ma chienne.
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MessageSujet: Re: Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger"   Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger" Icon_minitimeMar 11 Juin - 22:47

Oui, si à présent, vous venez de remarquer que je vient de changer le nom Initiale "Maas" en "Maass"c'est exacte, la raison étant que la lettre Allemande "ß" équivaut à "2 S" soit "SS".
Et ici aussi le nom de famille n'a rien avoir avec le Fleuve "Maas" (Meuse).
Donc je poursuit la traduction du récit:


Citation :
Craignant qu'un sous-marin britannique soit à proximité, le Theodor Riedel s'est immédiatement dirigé vers le contact et y a jeté quatre grenades sous marines. Mais lorsque ces grenades ont explosé près du destroyer, le gouvernail de direction s'est coincé et ne faisait que tourner en rond jusqu'à ce qu'il puisse passer en contrôle manuel.

Les trois autres destroyers ont poursuivi leur opération de sauvetage. À 20h09, un avis de surveillance à bord du navire Erich Koellner a également signalé un sous-marin. En raison de cette seconde observation et de la précédente attaque à la grenades sous marine du Theodor Riedel, le commandant de la flottille Berger a ordonné d’arrêter toutes les opérations de sauvetage et de chasser le sous-marin en premier. En plus que le Leberecht Maass venait de coulée, le Max Schulz ne répondait plus aux appels radio. Les destroyers restants ont alors tenté de localiser le sous-marin ennemi, sans savoir ce qui était advenu de leur navire jumeau.

Les 25 minutes suivantes ne peuvent être qualifiées que de pur chaos: un périscope ou un sous-marin qui effectuait un surface était "vu" presque toutes les minutes, même les épaves des destroyers en train de sombrer étaient identifiées comme des sous-marins; d'innombrables torpilles étaient "repérées" par les vigies lorsque les quatre destroyers étaient entrain de naviguer entre les deux navires sistership coulés à haute vitesse. Lorsque le "Erich Koellner" a atteint sa vitesse maximale, une de ses chaloupes était toujours entrain d'être remorqué à son côté, tandis que la vitesse du destroyer accru de plus en plus, tous les survivants qui se trouvèrent dans la chaloupe chavirèrent et ils furent perdu.

Il était 20h36 lorsque le commandant de la flottille Berger ordonna la retraite des quatre destroyers restants; en mettant le cap à 120 degrés à 17 noeuds. Pour lui, le danger de perdre un autre destroyer par une attaque sous-marine était trop élevé. Les navires sont retournés vers les destroyers qui furent en train de couler pour embarquer leurs chaloupes qui avaient été laissés là pendant la chasse aux sous-marins, mais ils n’y ont plus trouvé de survivants. Au cours des 25 minutes de la chasse infructueuse à un éventuel sous-marin britannique, la plupart des survivants étaient morts dans les eaux froides de la mer du Nord.

Sur le chemin du retour en Allemagne, l'ampleur du désastre est devenue évidente: seuls 60 des 330 membres d'équipage du Leberecht Maass (Z-1) ont été sauvés et aucun des 308 du Max Schulz (Z-3). Quelques minutes seulement avant le retour, le Destroyer Erich Koellner se trouvait proche du naufrage du Max Schulz entrain de coulé, directement parmi les survivants, mais en raison du second sous-marin détecté, aucun des marins se trouvant dans l'eau n’a pu être sauvé.

Ajout d'une pièce de puzzle à une autre ....

Alors que les destroyers en mer du Nord ne savaient pas ce qui leur était réellement arrivé, le commandement naval de Wilhelmshaven - Marinegruppe West - a reçu plusieurs rapport sur la "bataille" provenant de la mer du Nord. Lentement, on pourrait recréer le puzzle. en ajoutant pièce par pièce....
À 20 h 30, le Marinegruppe West a été informé par la radio du Friedrich Eckoldt que le Leberecht Maass venait de coulée. Environ une demi-heure plus tard, une deuxième transmission radio a révélé que le Max Schulz avait également été détruit et que la raison la plus probable était une attaque par un sous-marin ennemi. Après cette seconde transmission, les quatre destroyers ont été autorisés à abandonner leur opération et à rentrer chez eux si cela était nécessaire.

Dans le commandement naval, l'attaque d'un sous-marin ne semblait pas du tout probable, d'autant plus que cela se serait passé à l'intérieur du chemin déminé dans leurs propre champ de mines. Il semblait plus probable que les destroyers pourraient avoir percuter leurs propres mines, d’autant plus que la dernière vérification de la parcelle déminée avait été effectuée par certains dragueur de mines allemands, et cela datait tout de même déjà  de presque trois semaines.
À 23 heures, un message télétype est arrivé du X. Fliegerkorps de Hambourg, rapportant qu'un de ses bombardiers avait attaqué un navire de 3 000 t, détenant un cap de 300 degrés vers 19 h 50 et l'avait coulé. Bien que la position rapportée de cette attaque se trouve à plus de 50 milles de l'endroit où les destroyers ont été attaqués, le cap et la taille des navires ont incité les officiers de la marine à se demander ce qui aurait pu se passer.

Alors que la nuit se poursuivait, les bombardiers et les destroyers sont rentrés dans leurs bases et il est devenu de plus en plus évident qu’un de leurs propres bombardier avait en réalité attaqué les destroyers, mais cela n’expliquerait pas le chaos qui est apparu sur le "champ de bataille".
Au cours de l'après-midi du jour suivant, le patrouilleur VP809 recherchait des survivants sur le lieu du naufrage mais, en raison du brouillard épais, cette tâche s'est avérée impossible.
Dans les jours qui ont suivi, une commission sur le croiseur lourd, l'amiral Hipper, a enquêté sur les événements de la nuit du 22.02.1940 pour découvrir ce qui s'était réellement passé.

Résultat de l'enquête:

Le fait était que ni les bombardiers de la Luftwaffe ni les destroyer de la Kriegsmarine n'ont été informés que d'autres unités allemandes opéraient dans le même secteur. L'enquête a toutefois démontré que les deux différents état majors détenait suffisamment d'indices pour empêcher les événements qui se sont déroulés dans la mer du Nord le 22 février:

22.02.1940 - 12h18:
Le X. Fliegerkorps envoie un message télétype à l'état major de la Kriegsmarine (Marinegruppe West) indiquant que le KG26 effectuera des opérations d'attaque contre la navigation côtière au sud de Humber entre 19 h 30 et minuit le même soir. Cependant, bien que les destroyers soient déjà en route pour la mer du Nord, Marinegruppe West ne les a pas informés des opérations aériennes prévues.

22.02.1940 - 12h35:
Marinegruppe West envoie deux messages radio aux destroyers de la mer du Nord - l'un contenant les dernières informations météorologiques et l'autre contenant une menace aérienne réel. Ce deuxième message n'indiquait que un bombardier britannique avait été abattu, mais aucun message sur les bombardiers de la Luftwaffe et leurs opérations plus tard dans la journée.

22.02.1940 - entre 13h00 et 15h00
Le quartier général de la Kriegsmarine contacte plusieurs quartiers généraux de la Luftwaffe pour commander de l’aide aux six destroyers. Une première demande est envoyée à la "Seeluftstreitkräfte" (Force Aéro-navale) afin de fournir des avions de reconnaissance à l'avant des destroyers. Une deuxième demande est adressée au "Jagdfliegerführer" Deutsche Bucht " (Directeur de la chasse "Baie Allemande") pour qu'il envoie un avion de chasse afin de fournir une couverture aérienne aux destroyers dans l'après-midi et le lendemain matin, au moment de leur retour prévu. Mais aucun de ces deux quartiers généraux de la Luftwaffe n'était en contact avec le X. Fliegerkorps (Corps Avions), par conséquent, les équipages de bombardiers ne savaient toujours pas que des navires allemands étaient en route pour la mer du Nord.

22.02.1940 - 16h15:
Pour protéger les bombardiers qui traversent les îles de la Frise orientale et le littoral, le X. Fliegerkorps envoie un message télétype au quartier général de la Kriegsmarine pour leurs notifier de retiré les ballons de blocus et d'informer les canons anti-aériens de la marines que leurs propres bombardiers se trouveront dans la zone. cette nuit.

22.02.1940 - 17h00:
Marinegruppe West demande au X. Fliegerkorps de préparer des bombardiers pour le lendemain matin afin d'aider le retours des destroyers, si possible. Une fois ces informations reçues, le chef d’état-major du X. Fliegerkorps - le major Martin Harlinghausen - s’interroge, car ce message signifie que plusieurs destroyers opéreront dans la mer du Nord dans la nuit à venir et que personne au X. Fliegerkorps n’en est informé.

22.02.1940 - 17h35:
Le Major Harlinghausen appelle la Marinegruppe West pour leurs demander si des destroyers  de la Kriegsmarine sont présents et opérant dans la même zone. Le Fliegerkorps est sur le point d’envoyer ses bombardiers. C’est le moment où il est clair pour tous les participants qu’une situation dangereuse peut se produire si les bombardiers et les destroyers se rencontreraient dans la nuit noire. Comme il est trop tard pour informer les équipages de bombardiers - leurs avions étant déjà sur les pistes, la Kriegsmarine aurait pu envoyer une transmission radio aux destroyers, mais cet appel radio n'a jamais été émis.

Sans avertissement préalable, les bombardiers et le destroyer ne se rencontrent qu'une heure et quart plus tard. On sait que deux destroyers ont été perdus et que 578 membres de l'équipage sont morts. Et bien que l’enquête ait révélé une communication insuffisante entre la Luftwaffe et la Kriegsmarine, aucun des officiers responsables n’a dû en subir les conséquences.

Dans les semaines qui ont suivi les événements du 22.02.1940, la 1ère flottille de chasseurs de mines balaie à nouveau le libre passage "Weg I" - et près du lieu du lieu de naufrage, plusieurs mines britanniques ont été découvertes, ce qui ajoute un détail supplémentaire à la nuit malchanceuse en mer du Nord. Après la guerre, la marine britannique admet qu’entre le 9 et le 10 février, plusieurs mines ont été posées dans une zone d’environ 5 milles autour du lieu de naufrage. Étant donné que ces mines étaient en activité dans la nuit du 22.02.1940, leur effet sur les événements de cette nuit doit être inclus:

Il est certain que les premiers succès sur le Leberecht Maass ont été l'attaque du He111 qui a largué ses bombes - qui avait déjà été attaqué par les destroyers. Ces bombardements ont été la clé initiale de tous les événements qui ont suivi. Mais lors de l'opération de sauvetage qui a suivi, il est très probable que les destroyers allemands eurent navigué dans leur propre champ de mines ou dans les mines britanniques fraîchement posées. En fin de compte, on ne sait pas très bien ce qui a causé la perte des deux destroyers; il est prouvé que les deux attaques du He111 ont été couronnées de succès et ont entraîné des tirs sur les navires, mais il est également possible que des tirs supplémentaires dans les mines aient également eu une influence sur la perte.

Alors ma propre vision, pour le moment, est la suivante, que dès le moment ou le Bombardier avait lancé sont attaque, les destroyers ont bien sûr du commencé à navigué en zig-zag à vive allure, et que ses vagues ont fait se rapprocher les mines des navires.

Ici la British navy, n'a rien mentionné si ce soir là, un ou plusieurs sous-marins était dans la zone, ayant pour ordre, la dépose de nouvelle mine.
Donc ici le cas peut aussi être, que le système de détection allemand. n'avait pas détecter un ou deux sous marins, mais peut être des mines.

Et dans le récit, qui énumère, "chaque minute était aperçu un sous-marin", je pense que c'était des mines qui ont fait surface, et pas de sous marins.

J'ai fait quelques recherche sur les Sous-marins Anglais.
il en résulte, que le HMS Salmon, avait repérer bien sûr l'escorte avec le Leberecht Maass, lors du 20.02.1940, mais pour la soirée du 22 février, rien est mentionné, uniquement à nouveau le 23.02.1940, ou il avait escorté des navires de pêches dans la zone pour vérification, en Angleterre, et suite les navires ont été relâché.

Ainsi si il aurait fait parti, des sous-marins, et qu'il aurait eut des attaques à la grenades, bien sûr, cela aurait été mentionné dans son livre de bord, mais la rien pour la date du 22 février.

Donc aucune autre piste plus plausible que les champs de mines eux même qui ont mené à la perte.
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MessageSujet: Re: Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger"   Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger" Icon_minitimeMer 12 Juin - 9:47

Catastrophes en série, la première déclenchant les suivantes...
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MessageSujet: Re: Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger"   Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger" Icon_minitimeMer 12 Juin - 11:55

oui d'après moi aussi, il serait intéressant de savoir, si l'un de ses destroyer, avait déjà détecter ou pratiquer de la chasse au sous-marin.
Perso, je dirais non, donc toute la flottille, était uniquement du personnelle, qui avait pratiquer oui bien sûr quelques attaques avec de la manipulation de son artillerie en Pologne, et d'autre juste des patrouilles, mais rencontrer ou de la détection d'un sous-marin, j'en doute. Il faut que j'aille une fois lire le compte rendu, de leurs missions antérieur à la date du 22 février.

Ah ben dans l'opération suivante 10 des 20 destroyers, eux ont été coulé. Et là c'était l'opération "Weserübung" avec l'assaut du Danemark et de la Norvège.
Et là cela prouve bien, que les équipages était encore des débutants, parce que perdre 10 Destroyer, il faut déjà le faire, bien sûr si ils ont du contrer des navires disposant d'une puissance de feu plus grande, ainsi c'était la fatalité.

Et de toute façon, la zone des Doggers bank (Zone Est de Londre), elle c'était l'une des zones, les plus fréquenté par les Sous-marin anglais, soit pour le mouillage de mine, soit pour évacuer et contrôler les navires de pêches navigant à Pavilion international.
Et bien sûr, ici aussi, des mouilleurs de mines et des navires démineurs allemands, ont été coulé dans la zone ou le Z-1 et le Z-3 ont coulé,  donc toujours dans les latitude entre 40 et 52°.
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MessageSujet: Re: Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger"   Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger" Icon_minitimeJeu 13 Juin - 9:56

Oui, perdre la moitié des destroyers est pas une preuve de grande expérience, surtout que bien utilisés, ces navires peuvent facilement esquiver les coups; ils sont rapides et de relative petite taille...
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MessageSujet: Re: Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger"   Fervrier 1940, DKM operation "Wikinger" Icon_minitime

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