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 Von Choltitz : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris"

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naga
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MessageSujet: Von Choltitz : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris"   Von Choltitz  : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris" Icon_minitimeVen 23 Aoû - 2:06

L’honnêteté (l’article du 21 août 2019 est réservé aux abonnés) nous oblige à reprendre quelques morceaux seulement de la longue et surprenante interview
que le général von Choltitz a accordée au Figaro de l’époque, cinq ans seulement après les faits, ou les non-faits :
Paris n’a pas été détruit par le commandant militaire allemand, malgré les ordres formels du Führer. Car Choltitz était quand même l’homme de la destruction de Rotterdam
et de Sébastopol, notamment avec des batteries de canons gigantesques.

« Il faut se replonger dans le contexte de la guerre froide : l’idée est de réintroduire l’Allemagne de l’Ouest sur la scène internationale.
La nation allemande est considérée comme un pivot. Pour changer l’image de l’Allemagne, une légende se met en place.
En 1964, la grande fresque de Dominique Lapierre et Larry Collins Paris brûle-t-il, fondée sur la mémoire d’un homme, devient un best-seller.
La super production de René Clément deux ans plus tard étaye la construction de ce mythe. Le général lui-même participe à forger cette légende. »

«Je suis convaincu qu’aucun autre général n’aurait voulu agir autrement, qu’aucun n’aurait vraiment approuvé la destruction de Paris».

Dietrich Von Choltitz

Von Choltitz  : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris" Zdietr10

Le décor est planté pour un numéro de prestidigitation internationale. Il s’agit donc de vendre la nouvelle Allemagne, celle des années 50, la démocratique
(l’Allemagne fédérale, par l’autre, celle qui s’appellera paradoxalement « démocratique »), à un monde entier encore traumatisé par la guerre mondiale (50 millions de morts).
On va voir que déjà, les forces de reconstitution du réel étaient à l’œuvre.

On apprend que le général allemand n’est pas le bon gros francophile, bourru mais avec un grand cœur, que le cinéma nous a vendu.
Cela montre, pour ceux qui en douteraient encore, la puissance de persuasion du cinéma.
Nous sommes dans Le Figaro du 3 au 15 octobre 1949, qui a donc fait courir les confidences de Choltitz sur 12 numéros, un scoop évidemment mondial.
Voici les extraits de cette confession très... orientée :

« Le 3 août 1944, je revenais du front Normandie et j’appris que Hitler venait de me nommer commandant en chef de Paris. J’appris que j’étais attendu chez le Führer
cinq jours plus tard. Pour la première fois de ma vie, je me trouvais face à face avec “l’animal fabuleux du siècle”.
Je ne l’avais rencontré qu’une seule fois, lors d’une conférence au quartier général du Feldmarshall von Manstein, sur le Dniepr, et je lui avais été présenté. [...]
Je venais de passer un très mauvais moment en Normandie. J’y avais dirigé le combat dans la seule conviction qu’il nous fallait tenir sur le front pour donner à Hitler
et à son ministère des Affaires Etrangères le temps de prendre des décisions.
J’étais animé de la meilleure volonté en pénétrant dans le bureau de Hitler, j’étais prêt à me laisser convaincre par lui. J’aurais été heureux de m’en aller avec la certitude
qu’il existait encore une possibilité d’influer sur le cours de cette guerre.
Il me cria au visage… Sa terminologie devient sanguinaire, l’excitation marquait chacune de ses expressions, la salive lui coulait de la bouche,
son corps était secoué de tremblements. Je compris qu’un homme gagné par la folie se dressait devant moi.
Hitler finit par se calmer et dit : “Général, vous allez partir pour Paris. Maintenez l’ordre dans cette capitale, en tant que ville de l’arrière.
Je vous nomme général-commandant et “Befehlshaber” de la Wehrmacht avec les pouvoirs les plus étendus qu’un général puisse avoir.” L’entretien était fini.
Je reçus du Grand Quartier Général, près de Rastenburg, en Prusse orientale, l’ordre écrit de paralyser, et de faire sauter l’ensemble de l’industrie de Paris et de sa banlieue. Simultanément, je vis arriver de Berlin une unité spécialisée dans les travaux de destruction. »

Puis le 15 août alors que le débarquement des Alliés se déroule en Provence, von Choltitz reçoit un nouvel ordre par la radio cette fois-ci :
« Je devais détruire les ponts de Paris ! »

La réplique d’un général qui sait que la bataille de Paris est perdue d’avance :
« “J’ajournai les ordres de destruction et je fis installer les hommes du génie à proximité de mon bureau”. En bon soldat loyal, dit-il, il devait tout faire pour sauver Paris
de la destruction. Il a acquis la conviction qu’il ne pourra en aucun cas arrêter l’avancée des Alliés. »

Mais le 22 août, l’ordre historique tombe :
« Le 22 août, un ordre signé Hitler s’adresse plus particulièrement au commandant en chef de la Wehrmacht du “Gross Paris”.
Von Choltitz rapporte le texte : “Paris sera transformé en un tas de décombres. Le général commandant en chef défendra cette ville jusqu’au dernier homme
et, s’il est besoin, se fera ensevelir dessous”.

“J’étais seul et je savais, puisqu’on m’avait donné l’ordre de réduire Paris en un tas de décombres, que la capitale ne pouvait plus faire l’objet de plans raisonnables et réalisables.
Je rayai cet ordre de ma mémoire et je pris désormais mes décisions en toute indépendance.”

Lors de la troisième semaine d‘août 1944, les premières barricades sont édifiées dans de nombreux endroits. Un char allemand essuie des coups de feu au Grand Palais.
Depuis son PC place Denfert-Rochereau, le commandant régional FFI, Rol-Tanguy, dirige l’insurrection parisienne.
Les forces franco-américaines se rapprochent de Paris, l’action de la Résistance s’intensifie. Le général von Choltitz refuse qu’un raid aérien de la Luftwaffe bombarde la capitale.
Au soir du 23 août ses hommes menacent de se mutiner.

Quand toutes les cloches de Paris sonnent, von Choltitz comprend que l’armée alliée fait son entrée à Paris.
De l’hôtel Meurice qui lui sert de QG, il entend des tirs d’artillerie et de chars. Très rapidement les combats redoublent de violence autour de l’hôtel. »


Panther detruit place de la Concorde

Von Choltitz  : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris" Zzz103
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MessageSujet: Re: Von Choltitz : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris"   Von Choltitz  : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris" Icon_minitimeVen 23 Aoû - 2:19

Conclusion du général, qui signera l’acte de reddition présenté par le général Leclerc :
« Si je n’ai pas exécuté les ordres qui m’enjoignaient de détruire Paris, ce n’est pas parce que je répugne aux principes de l’obéissance, mais parce que force me fut de reconnaître,
dans les circonstances les plus graves, que ces ordres émanaient d’un cerveau gagné par la folie, d’un malade dont les décisions étaient insensées.
Dans l’intérêt de mon pays et de mon peuple, il me fallait assumer la responsabilité de désobéir au dictateur. »

Mais la réalité est un peu différente. L’histoire du général courageux qui s’oppose aux ordres d’un fou pour sauver la ville Lumière ne tient pas pour les chercheurs :
« Aujourd’hui la majorité des historiens est formelle : von Choltitz n’a pas sauvé Paris. Plus exactement, il n’est pas directement le sauveur de Paris.
L’homme s’est en effet donné le beau rôle. Le commandant n’avait pas, en réalité, les moyens militaires d’exécuter les ordres :
pas assez d’hommes, pas assez de bombes pour anéantir une ville entière. Incapable d’empêcher les chars des Alliés d’entrer dans Paris, il a voulu éviter à son pays
la responsabilité d’un nouveau brasier. S’il accepte le cessez-le-feu c’est plus pour se protéger, que sauver la Ville Lumière.
Après sa reddition, il échappe à Nuremberg. Une fois sorti de prison en 1947, il finit ses jours paisiblement à Baden-Baden. »

25 aout 1944

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source
Figaro.fr




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MessageSujet: Re: Von Choltitz : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris"   Von Choltitz  : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris" Icon_minitimeVen 23 Aoû - 2:41

Les Forces allemandes a paris en aout 1944

Pour assurer le libre passage des troupes allemandes qui se retirent du front de Normandie, le général von Choltitz dispose d'environ 5000 hommes,
une cinquantaine de canons, 17 blindés, un bataillon mobile d'autos mitrailleuses, deux compagnies de cyclistes, et d'un régiment de protection stationnés dans Paris
et de 25 à 30 000 hommes aux abords immédiats de la capitale.
A quoi il faut rajouter les personnels civils et militaires des états-majors de la Luftwaffe, de la Kriegsmarine, des services de transmissions et de transport
qui n'ont pas encore quitté les lieux.
Sur l'aérodrome du Bourget stationnent une soixantaine d'appareils aux ordres de la 1ère Armée. Son prédécesseur avait prévu en outre des compagnies Panzer Abwehr Kanonen
pour renforcer la défense anti-chars vers l'Ouest et des renforts de la 6ème Division parachutiste et des 48ème et 338ème Divisions d'infanterie.
Un spécialiste de la lutte anti-chars, le colonel Hermann Oehmichen, a été envoyé par Berlin mais le dispositif qu'il met immédiatement en place est rapidement désorganisé
par le départ vers Melun menacé par l'avance américaine d'une vingtaine de batteries de 88 et de quelques chars.

De nombreuses troupes en provenance de Normandie, celles-là mêmes dont von Choltitz doit assurer la retraite, seront présentes dans Paris pendant les journées d'insurrection
et participeront aux combats, voire aux exactions contre les "terroristes".
Une compagnie de la Division Das Reich, qui est passée par Oradour sur Glane pour rejoindre les côtes normandes, se retrouve cantonnée au Fort de Vincennes
et s'y livrera à de nombreuses exécutions. Une compagnie de volontaires géorgiens de l'Armée Vlassov fusillera ses derniers otages avant de quitter Romainville …

Ne pouvant assurer pleinement l'ordre et la sécurité dans toutes les rues de Paris, les Allemands sont contraints de se regrouper dans quelques quartiers
et bâtiments qu'ils transforment en forteresses à partir desquelles ils lancent des patrouilles :
la caserne de Clignancourt, l'hôtel Majestic, la place de l'Opéra, l'hôtel Meurice, la place de la République, le Jardin des Tuileries, la caserne Latour Maubourg,
l'Ecole militaire, les Jardins du Luxembourg, le Central téléphonique Archives, la Chambre des députés …
Ce seront autant de lieux d'escarmouches avec les F.F.I et de combats pour leur réduction quand le général Leclerc, parfaitement informé de leur existence,
lancera ses troupes le 25 août.


Jardin du Luxembourg -Panther

Von Choltitz  : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris" Zpanth10


4,7 cm Pa.K. (t) auf Pz.Kpfw et  35 R (f) ohne Turm (Nr. 516)

Von Choltitz  : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris" Zzzz69


Un rapport du Service de renseignements des FFI estime à partir d'observations directes qu'il y a :

à l'Ecole militaire : 600 à 700 hommes de la SS et de la Wehrmacht équipés de fusils, mitrailleuses, canons antichars et DCA, une trentaine de camions dont des sanitaires;
la garnison est protégée par des rails antichars avenue de Suffren et Duquesne et des chevaux de frise avenue de Lowendal.

à la Caserne Latour-Maubourg : 500 hommes équipés de fusils et mitrailleuses mais qu'ils ne bénéficient d'aucune protection à l'extérieur.

à l'hôtel Majestic et dans les hôtels environnants : 1000 à 1200 hommes équipés de fusils et mitrailleuses, de canons antichars et de mortiers; quelques voitures particulières
et six autobus parisiens; ils sont très bien protégés derrière un blockhaus, des rails antichars et plusieurs rangées de chevaux de frise.

au Sénat : 300 SS autrichiens et allemands; nombre de véhicules inconnu garés à l'intérieur du Jardin du Luxembourg.

à la Chambre des Députés et autres services parisiens ainsi que patrouilles dans les rues : 1600 hommes.
Les patrouilles sont en général menées par une cinquantaine d'hommes pourvus de mitraillettes et accompagnés de chars légers et de camions.


Pz.Kpfw. 35 R (f)

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MessageSujet: Re: Von Choltitz : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris"   Von Choltitz  : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris" Icon_minitimeVen 23 Aoû - 3:10

Beaucoup estime que le vrai sauveur de paris c est Raoul Nordling ,un homme d'affaires et consul suédois.

Von Choltitz  : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris" Z268


il était certes suédois, mais se sentait surtout « citoyen de Paris ». Il parlait beaucoup plus français que suédois, langue qu'il a dû « apprendre » en allant faire son service militaire en Suède. Il ne parlait pas l'allemand.
Son action de rapprochement et de médiateur entre Suédois et Français, puis entre Allemands et Français, est à replacer dans une continuité qui s'étend sur pratiquement
toute sa vie.

En 1940, il tentera d'expliquer la neutralité suédoise au gouvernement français mais aussi de le dissuader de participer à l'expédition franco-britannique en Norvège.
Selon Henri Amouroux, alors que la bataille de France tourne à l'avantage de l'Allemagne, Nordling fut contacté le 15 mai 1940 par le maréchal Goering afin de proposer
à Paul Reynaud une issue honorable à condition que la France réclame immédiatement un armistice.
Reynaud n'en fut informé que le 20 mai, mais aucune suite concrète ne fut donnée.
Après la défaite, le consulat de Suède est scindé en deux, une légation est à Vichy menée par Gustav Forssius et Thor Hessel auprès des autorités françaises,
tandis que Nordling est à Paris ; il dépend du consulat de Suède à Berlin.
À partir de 1942, le consulat est regroupé à Paris.

Nordling rencontre l'ambassadeur d'Allemagne Otto Abetz, en mars 1944, qui lui confie les divisions internes du pouvoir allemand à Berlin.
En mai 1944, il se rend à Stockholm pour rencontrer le roi Gustave V de Suède et prendre connaissance du plan de médiation conçu par des pays neutres.
De retour, il tente, sans succès, de convaincre le maréchal Pétain d'intervenir auprès de Hitler pour ouvrir des pourparlers.
En juillet 1944, après le succès du débarquement allié en Normandie, il conseille à l'ambassade de changer d'attitude dans Paris, puisque sa libération devient inévitable.
À partir du 15 août 1944, Nordling et son équipe du consulat rue d'Anjou, dont Rolf Nordling son frère, Gustav Forssius, Thor Hessel ainsi qu'Emil Bender,
traducteur de l'administration allemande, négocient dans de longues tractations (cinq rencontres et de nombreux coups de téléphone) avec le général von Choltitz,
la libération de 3 245 prisonniers politiques, puis le renoncement au projet de faire exploser Paris suivant l'ordre de Hitler.

Le 19 août, Nordling entre en contact avec les gaullistes qui ont pris la préfecture de Paris et négocie un cessez-le-feu qui permet aux vingt mille soldats allemands de quitter Paris n'en laissant que deux mille sur place.
Le 20 août, Alexandre Parodi, Roland Pré et Emile Laffon, représentants directs du général de Gaulle, sont arrêtés par la Gestapo au boulevard Saint-Germain
alors qu'ils vont à une réunion du Conseil national de la Résistance. Nordling prévient Choltitz de leur arrestation, qui sursoit à leur exécution immédiate
et les fait amener à son quartier général, l'hôtel Meurice, d'où ils ressortent libres accompagnés de Nordling.
Le 22 août, Nordling est victime d'une crise cardiaque ; son frère Rolf rencontre le général Bradley qui autorise Leclerc à entrer dans Paris le 23.
Le 25 au matin, il porte l'ultimatum du colonel Billotte, second du général Leclerc, à Choltitz.
Dans l'après-midi, le général Leclerc reçoit la reddition du général von Choltitz à la préfecture de Paris.

Les Mémoires de Raoul Nordling, écrits en 1945 et retrouvés en 1995, sont publiés en 2002.
Il reçoit la croix de guerre avec palme après la Libération en 1949, puis la Légion d'honneur en 1962.
À ce titre, il a été fait « citoyen d'honneur de la Ville de Paris » en 1958.
À partir de 1945, il est l'hôte assidu de Sainte-Maxime, dont il devient citoyen d'honneur, dans sa propriété « Le Mas du Gay Savoir ».


Pour conclure, puisque seule la vérité de l’image compte, rappelez-vous celle de Leclerc dans son halftrack, Von Choltitz prisonnier.
Qui se trouvait derrière  ? Ce petit jeune homme anodin à lunettes, loin des figures hollywoodiennes : Maurice Kiegel Valrimont, chef du Comité d’action militaire (Comac)
déclencheur de l’insurrection parisienne.


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Jacques_Privat
Il eut la gentillesse et me fit l’honneur, avant sa mort, de cette petite contribution sans équivoque, quant à la neutralité suédoise et au rôle de Norling  :

« Le rôle de Von Choltitz tout comme celui de Nordling est revenu en débat dans les médias. Les plus hauts représentants de la résistance ont clairement condamné la prétention
du commandant nazi du “ Gross Paris ” Von Choltitz à être le sauveur de Paris, alors qu’il n’était en réalité que le bourreau du peuple parisien,
particulièrement en ce qui concerne l’exécution de jeunes gens à la fontaine du bois de Boulogne [le 16 août, 35 jeunes gens sont fusillés au bois de Boulogne, ndlr].
De même le général consul Nordling a clairement été décrit comme le représentant de certains intérêts qui bien trop souvent se confondaient avec les milieux allemands
les plus condamnables... »


source
nouvelobs.com
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MessageSujet: Re: Von Choltitz : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris"   Von Choltitz  : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris" Icon_minitimeVen 23 Aoû - 10:07

Cholditz le pragmatique.
" La guerre est de toute façon perdue, je vais pas risquer de faire des dommages à Paris, j'aurai sinon des comptes à rendre d'ici peu. Et du côté Hitler, je suis couvert car j'ai pas les moyens de suivre ses ordres de destruction"...
Ce brave général n'avait pas d'état d'âme par contre s'agissant de Sébastopol.
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MessageSujet: Re: Von Choltitz : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris"   Von Choltitz  : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris" Icon_minitimeVen 6 Sep - 1:50

Aout 1944- un Sdkfz 251 et sdkfz 10 devant le Senat

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MessageSujet: Re: Von Choltitz : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris"   Von Choltitz  : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris" Icon_minitimeVen 6 Sep - 10:21

Le bunker a disparu, mais les impacts sur le mur en arrière plan sont toujours visibles...
Curieux engins ... Question scratch
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MessageSujet: Re: Von Choltitz : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris"   Von Choltitz  : "Pourquoi je n’ai pas détruit Paris" Icon_minitimeLun 16 Sep - 3:34

FT-17 beute au Louvre aout 1944

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Barricades Rue St Jacques

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Place St Michel

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