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 Le front de l’Est en 1944

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Vassily Vaiswit
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MessageSujet: Le front de l’Est en 1944   Ven 19 Jan - 2:43

Le front de l’Est en 1944



{Soldats allemands attendant la prochaine offensive soviétique}

La campagne sur le front de l’Est, en 1944, a été caractérisée par le fait qu’au fur et à mesure que les troupes soviétiques avançaient le front restait toujours aussi étendu, alors que le nombre des forces allemandes allait en s’amenuisant. Cela entraînait comme résultat naturel que l’avance soviétique se poursuivait sans rencontrer de problèmes sérieux, à l’exception de celui de son propre ravitaillement.

Le déroulement des événements apporta la démonstration la plus évidente de l’importance décisive du rapport espace-force. Par ailleurs, les temps d’arrêt dans la progression furent à l’échelle de la distance que devait franchir le ravitaillement soviétique.

La campagne principale a consisté en deux grandes offensives soviétiques, sur chaque aile du front. Chacune de ces offensives a été suivie d’un long temps d’arrêt. La première a eu lieu au milieu de l’hiver 1943-1944, et la seconde au milieu de l’été 1944.

Au cours de la campagne secondaire, qui fut la conséquence de l’extension du flanc Sud à travers l’Europe centrale, les pauses furent plus brèves. Cette différence s’explique, dans une large mesure, par le fait que le rapport entre l’espace et la force des troupes allemandes était supérieur à celui du principal théâtre d’opérations, si bien que les Soviétiques avaient besoin d’une moins longue concentration avant d’affronter chacune des successives lignes de défense allemandes.

L’offensive soviétique de l’hiver 1944 a débuté de la même façon que celle de l’automne 1943. Les résultats identiques qu’elle a obtenus ne sont pas tant la preuve d’une erreur des Allemands que de leur incapacité croissante à « joindre les deux bouts ».



[img][/img]
{Soldats allemands équipés de skis}


Mitrailleuse allemande


A défaut d’être équipé d’une mitrailleuse, ce soldat allemand tire au fusil depuis un bunker en rondins

Le front ukrainien

Début décembre 1943, les Soviétiques avaient lancé un mouvement tournant pour anéantir les forces allemandes qui les avaient arrêté à Krivoi Rog, lors de la première tentative contre la boucle du Dniepr. Attaquant cette fois vers l’Ouest, à partir de la tête de pont de Krementchoug, ils ont avancé presque jusqu’à Kirovograd, mais ils ont à nouveau été contraints de s’arrêter. Néanmoins, cette offensive soviétique, associée à une poussée convergente lancée depuis la tête de pont de Tcherkassy, avait absorbé une partie considérable des maigres réserves allemandes.


Tank soviétique T-60

Le maréchal Manstein se trouvait placé face à un dilemme cruel. Adolf Hitler lui interdisait le long repli que la stratégie lui aurait suggéré de faire. Il lui fallait donc colmater ces fissures dans le front s’étendant entre la boucle du Dniepr et Kiev, à l’intérieur duquel les forces soviétiques s’accumulaient comme les flots d’une inondation encore retenue par les digues.


Eric von Manstein
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Ven 19 Jan - 2:47

La nouvelle offensive soviétique a été déclenchée à la veille de Noël 1943, sous la protection d’un épais brouillard matinal. A l’aide de cet écran, elle a balayé les positions allemandes dès le premier jour et, après cette « explosion », elle a pris une telle extension que toute contre-attaque allemande était impossible. En moins d’une semaine, les Soviétiques avaient libéré Jitomir et Korosten, tout en gagnant vers le Sud.


Aérodrome allemand sur le front de l’Est

L’armée soviétique pénètre en Pologne

Le 3 janvier 1944, des forces mobiles soviétiques qui se dirigeaient vers l’Ouest se sont emparées de l’embranchement ferroviaire de Novigrad Volynsk, 80 kilomètres au-delà de Korosten. Le lendemain, elles franchissaient la frontière polonaise d’avant-guerre.


{T-34 soviétique en Pologne}

Sur le flanc Sud, les Allemands ont abandonné Byelaya Tserkov et Berditchev pour se replier sur Vinnitsa et le Boug, afin de protéger la principale ligne ferroviaire latérale Odessa-Varsovie. Arrivé là, le maréchal Manstein a réuni quelques réserves et tenté une nouvelle contre-attaque. Mais celle-ci n’était pas fortement appuyée et les Soviétiques l’attendaient de pied ferme. Elle a momentanément contenu leur avance vers le Boug, mais en leur laissant le champ libre pour se répandre latéralement. Depuis Berditchev et Jitomir, les Soviétiques ont poussé vers l’Ouest, contourné l’obstacle de Shepetovka, et, le 5 février 1944, ils se sont emparés de l’important centre de communications polonais de Rovno. Le même jour, un mouvement tournant permettait de s’emparer de Luck, à près de 80 kilomètres de Rovno et à plus de 150 kilomètres au-delà de la frontière soviétique.


Une patrouille allemande s’enfonce dans la forêt

Les forces allemandes, bloquées par l’ordre d’Adolf Hitler leur interdisant toute retraite entre les têtes de pont soviétiques de Kiev et de Tcherkassy, allaient être prises en tenailles. La situation des Allemands, accrochés à leurs positions avancées près du Dniepr, appelait un encerclement qu’ils n’avaient pas la permission d’esquiver. Le 28 janvier 1944, quand les tenailles se sont refermées sur eux, des éléments de 6 divisions se sont retrouvés encerclés. Grâce aux efforts de deux corps de Panzer, des tentatives pour secourir les divisions encerclées ont fini par être couronnées de succès. Sur les 60000 Allemands encerclés dans la poche de Korsoun, 30000 ont pu se sauver en abandonnant leur matériel. 18000 sont restés pris au piège, prisonniers ou blessés.
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Ven 19 Jan - 2:52


Canon automoteur allemand Hummel


Canon automoteur allemand Wespe


Ces Tiger s’apprêtent à attaquer les Soviétiques

[img][/img]
Tiger dissimulé derrière une maison

Ces efforts pour délivrer les troupes encerclées avaient coûté aux Allemands leur position sur la boucle du Dniepr, plus au Sud. Le 8 février 1944, ils ont dû évacuer Nikopol, perdant cet important gisement de minerai de manganèse. Deux semaines plus tard, les Allemands devaient encore évacuer Krivoi Rog, sous la menace d’un plus grand encerclement.

Les profonds saillants ouverts par les Soviétiques dans le front méridional, entre les marais du Pripet et la mer Noire, avaient allongé le front que les Allemands devaient tenir, tandis que les ordres rigides d’Adolf Hitler interdisaient de raccourcir ce front en se repliant sur une ligne droite. Les pertes de plus en plus lourdes, en particulier lors de l’offensive de Korsoun, avaient laissé des brèches qu’il était désormais impossible de combler. La conséquence des ordres d’Adolf Hitler fut donc une retraite bien plus importante qu’il n’aurait été nécessaire deux mois plus tôt.

La faiblesse de leurs effectifs et l’immensité de l’espace faisaient naître un sentiment d’impuissance parmi les troupes allemandes. Ce sentiment était accentué non seulement par les proportions de l’armée ennemie, mais par son indifférence apparente aux problèmes de ravitaillement. Les Soviétiques parvenaient à subsister là où n’importe quelle armée occidentale serait morte de faim, et ils pouvaient continuer d’avancer lorsque toute autre armée serait restée sur place à attendre la réparation des voies de communication. Les forces mobiles allemandes qui essayaient de freiner l’avance des Soviétiques en attaquant leurs lignes de communications trouvaient rarement une colonne de ravitaillement.

Les Allemands occupent la Hongrie

Début mars 1944, les Soviétiques ont déclenché une offensive de plus grande envergure. Le 18 mars, les blindés soviétiques traversaient le Boug sur les talons de l’armée allemande en retraite. Tandis que des mouvements de flanc isolaient les éléments de l’armée allemande qui avaient commencé de se replier trop tardivement, les Soviétiques continuaient leurs poussées vers l’Ouest. Avant la fin mars 1944, les Soviétiques étaient arrivés à proximité du massif des Carpates, le rempart de la Hongrie. En réaction immédiate à cette menace, les Allemands ont occupé la Hongrie.
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Ven 19 Jan - 2:56


Troupes allemandes en Hongrie

Il est évident que l’occupation de la Hongrie avait pour but de s’emparer de la ligne défensive des Carpates. Il fallait aux Allemands maintenir cet obstacle, pour empêcher les Soviétiques de faire irruption dans les plaines d’Europe centrale, et pour assurer le pivot de leur défense des Balkans. Prolongées, au Sud, par les Alpes de Transylvanie, les Carpates constituent une puissante ligne de défense naturelle. Leur longueur apparente est diminuée, sur le plan stratégique, par le petit nombre de cols permettant un passage, ce qui représente une économie de forces. Entre la mer Noire et l’extrémité des montagnes, à proximité de Foscani, s’étend une plaine d’environ 190 kilomètres, mais la moitié orientale de cette plaine est occupée par le delta du Danube et une chaîne de lacs, ce qui réduit la « zone dangereuse » aux 100 kilomètres de la trouée de Galatz. Début avril 1944, il semblait que les Allemands devraient bientôt se replier sur cette ligne, qui était déjà menacée, à son extrémité Nord-Est, par l’avance des Soviétiques en direction du col de Yablonica -plus connu sous le nom de col des Tartars. L’avant-garde soviétique a atteint ce col le 1er avril 1944.



Soldats allemands retranchés dans la montagne

Dans cette région, la montagne présente un obstacle beaucoup moindre que plus au Sud et le col des Tartars n’atteint qu’une altitude de 600 mètres. Cependant, même une ascension aussi facile peut représenter un obstacle important si le défilé est défendu avec acharnement, car la capacité de manœuvre de l’attaquant est limitée. Ce fut le cas ici. L’avant-garde soviétique n’a pas pu ouvrir le passage.

Par contre, les Allemands profitaient de leur repli sur le réseau de communications entourant Lvov, tandis que leurs forces se retrouvaient plus concentrées du fait de leur retraite en Galicie. Ils en ont profité pour lancer une contre-offensive plus puissante que toutes celles qu’ils avaient pu lancer depuis longtemps. Pour les Allemands, il s’agissait de paralyser l’avance soviétique et de délivrer les 18 divisions de la 1ère armée de Panzer qui avaient été encerclées à l’Est du Dniestr.



Des soldats allemands attaquent

La contre-offensive allemande s’est déroulée sur les deux rives du Dniestr. Sur la rive droite, les Allemands ont pénétré profondément dans le saillant soviétique du col des Tartars, reprenant l’embranchement ferroviaire de Delatyn. Sur la rive gauche, les Allemands ont repris Buczacz et ouvert un chemin permettant aux divisions isolées près de Skala de se replier. Après ce repli, le front de Pologne méridionale, s’étendant entre les marais du Pripet et les monts Carpates, a été stabilisé sur une ligne située largement à l’Est de Lvov. Ce front est resté tel quel d’avril à juillet 1944.
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Ven 19 Jan - 2:59


Montage d’une installation de transmission radio allemande


Poste allemand de transmission radio installé

Avance soviétique vers la Roumanie

L’avance soviétique au-delà du Prout -qui représentait la frontière roumaine- a également été enrayée, par les Allemands, peu après le franchissement de cette rivière. Toutefois, les Soviétiques avaient un objectif plus important. Leur aile gauche, ayant obliqué vers le Sud, descendait le Dniestr pour atteindre l’arrière des forces ennemies -essentiellement composées de divisions roumaines- aux abords de la mer Noire. Dans le même temps, les forces soviétiques parties de Nikolayev avançaient en direction d’Odessa.


Offensive de blindés soviétiques

Depuis que les Soviétiques avaient atteint les Carpates, le « Groupe d’armées d’Ukraine méridionale » était séparé des armées de Pologne et, pour ses communications, il devait recourir à tout un circuit passant par les Balkans et la Hongrie.

Le 10 avril 1944, les Soviétiques ont occupé Odessa. Mais la plus grande partie des forces ennemies s’était esquivée, pour se replier sur le cours inférieur du Dniestr.


Colonne de SS en retraite

Dans la première semaine de mai 1944, les Soviétiques ont lancé une forte offensive à l’Ouest de Jassy, le long des deux rives du Sereth. Ils ont employé les nouveaux tanks Joseph Staline. Les tanks soviétiques ont réussi à percer, mais les Allemands disposaient d’une réserve de Panzer assez importante. Ils ont empêché les Soviétiques d’exploiter la percée. Une bataille de blindés, dans laquelle 500 tanks ont été engagés, s’est terminée par un repli des Soviétiques et une nouvelle stabilisation du front. Trois mois plus tard, ce succès a tourné au désavantage des Allemands, en incitant Adolf Hitler à vouloir conserver le terrain, non seulement près de Jassy, mais aussi en Bessarabie méridionale, entre le Prout et le Dniestr. Cela voulait dire que les forces allemandes devaient rester sur des positions exposées, situées loin à l’Est de la ligne des Carpates et de la trouée de Galatz. Pendant ce temps, leur arrière s’effondrait sous la pression du désir de paix du peuple roumain.

Au cours du mois d’avril 1944, les Soviétiques ont également libéré la Crimée et capturé 37000 prisonniers près de Sébastopol. Le 13 mai 1944, la garnison allemande de Sébastopol -30000 hommes- a capitulé après avoir évacué la ville.

Le front Nord

A l’extrémité Nord du front de l’Est, et au début de l’année, les Soviétiques ont libéré Léningrad, contraignant les assiégeants allemands de se replier. La Finlande était désormais isolée des forces allemandes. Elle a entrepris des négociations en vue de faire la paix avec les Soviétiques. Au terme de leur repli, les Allemands se sont retrouvés sur une ligne s’étendant du golfe de Finlande -près de Narva- jusqu’à Pskov. Ce rétrécissement du front en une ligne droite a considérablement amélioré la situation défensive des Allemands. A la fin février 1944, les Soviétiques avaient une tête de pont sur la Narva, mais ils n’ont pas pu progresser plus loin.

Le 10 juin 1944, les Soviétiques ont lancé une offensive contre les Finlandais, entre le lac Ladoga et le golfe de Finlande.
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Ven 19 Jan - 3:03


Stug 3 de l’armée finlandaise

La stabilisation du front de l’Est, obtenue au mois de mai 1944, n’a apporté aux Allemands qu’une amélioration superficielle de leur situation. L’usure de leurs forces avait atteint un tel point qu’ils ne pouvaient pas obtenir grand-chose en gagnant du temps, alors que les Soviétiques avaient besoin de temps pour monter leur prochaine offensive.


Ce soldat allemand s’est soigneusement camouflé

Campagne de bombardements américano-britannique

Depuis leurs bases aériennes d’Italie, les alliés avaient entrepris une campagne de bombardements sur les Balkans. Le 2 juin 1944, des forteresses volantes américaines ont inauguré une navette aérienne en se posant sur des bases récemment préparées en territoire soviétique, pour refaire les pleins de munitions et de carburant, avant d’effectuer un nouveau bombardement en retournant à leurs bases méditerranéennes. D’un bout à l’autre, les bombardiers américains étaient escortés par des chasseurs à long rayon d’action. Le 21 juin 1944, les bombardiers britanniques ont commencé une navette identique.




Un bombardier américain B-17



Larguage des bombes

http://www.interet-general.info/IMG/b-17-2.jpg" border="0" alt="" />
Ce B-17 américain s’est posé sur l’aérodrome de Mirgorod, Russie, en juillet 1944
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Ven 19 Jan - 3:04

La suite demain Wink.

TigreI
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Ven 19 Jan - 14:07

Le front de l’Est en 1944{ Suite... }



Des Me-109 décollent d’un aérodrome

Le 23 juin 1944, les Soviétiques ont déclenché leur offensive d’été. Leur tâche a été facilitée par la persistance d’Adolf Hitler à imposer une défense rigide plutôt qu’élastique. Les trois mois de pause avaient permis aux Soviétiques d’effectuer des préparatifs sur toute la longueur du front, entre les Carpates et la mer Baltique. En particulier, ils avaient réparé les communications ferroviaires à l’arrière de leur vaste saillant polonais.

Entre la mer Baltique et les marais du Pripet, les forces soviétiques avaient été réorganisées et renforcées. Elles comprenaient désormais 7 groupes d’armées -ou « fronts ». Les quatre front qui ont participé à l’offensive réunissaient quelque 166 divisions.



Equipe de mortier allemande

Le front de Russie Blanche

L’offensive soviétique s’est déclenchée en Russie Blanche, au Nord des marais du Pripet, à un endroit où les Allemands étaient encore solidement installés sur le territoire soviétique. La partie principale du secteur Nord allemand avait résisté à toutes les attaques de l’automne et de l’hiver précédents, mais les Soviétiques avaient réussi à y enfoncer deux « coins » près de Vitebsk et de Jlobine. Ces deux positions de départ permettaient d’effectuer une action en levier. De plus, une fois l’ennemi en retraite, il serait possible d’exercer une plus forte pression sur ses arrières à partir du saillant de Kovel. Dans ce saillant, les troupes soviétiques se trouvaient à l’extrémité occidentale de la ceinture de marécages qui séparait en deux les armées allemandes.

Le poids de l’offensive soviétique s’est abattu sur le Groupe d’armées Centre des Allemands. L’offensive d’hiver soviétique n’avait pas réussi à percer les défenses du secteur, mais il s’en était fallu de peu. Les Allemands auraient souhaité se replier sur la ligne de la Bérésina, 145 kilomètres en arrière du front, mais Adolf Hitler n’a rien voulu entendre. Sur le flanc Nord, Vitebsk a été prise en tenailles. La ville est tombée le 4ème jour et une grande brèche a été ouverte dans le front de la 3ème armée de Panzer. Cette brèche a ouvert le chemin à une avance vers le Sud coupant la route Moscou-Minsk et menaçant les arrières de la 4ème armée allemande. Ce danger a été aggravé par une offensive soviétique sur l’autre flanc, au Nord des marais du Pripet. Là, après avoir percé le front allemand près de Jlobine -qui est également tombée le 4ème jour-, les Soviétiques ont traversé la Bérésina et contourné Bobruisk. Le 2 juillet 1944, leurs éléments mobiles atteignaient Stolbtsy, 65 kilomètres à l’Ouest de Minsk, coupant la route et la voie ferrée menant à Varsovie. Le 3 juillet, les Soviétiques faisaient leur entrée à Minsk.




Tank Staline détruit en Biélorussie



Un blindé soviétique à Minsk

L’exploitation de plus en plus habile de l’espace par les Soviétiques a déjoué toutes les tentatives allemandes pour enrayer cette avance foudroyante qui, depuis la percée, avait progressé de près de 250 kilomètres en une semaine. La valeur du matériel américain livré à l’URSS se remarquait à la quantité importante d’infanterie motorisée qui avançait immédiatement derrière les tanks, les appuyant de près.

Enormes pertes allemandes

Les forces allemandes étaient menacées d’encerclement par une vaste manœuvre en tenailles. Seule une partie des troupes a réussi à s’échapper. Les Soviétiques ont fait 30000 prisonniers allemands au Nord, 24000 au Sud, et 100000 soldats allemands étaient encerclés dans Minsk. Seule une partie d’entre eux a réussi à s’échapper. Le Groupe d’armées Centre était virtuellement détruit et le total des pertes allemandes dépassait 200000 hommes.


A l’Ouest de Minsk, les Allemands en retraite ont opposé une résistance momentanée, mais il n’y avait aucune ligne de défense naturelle. Les Allemands étaient trop peu nombreux pour couvrir tout l’espace qui s’élargissait au fur et à mesure que la pénétration soviétique devenait plus profonde. Les Soviétiques avaient toujours assez d’espace pour s’infiltrer et contourner les villes auxquelles les Allemands s’accrochaient. Vilna a été atteinte le 9 juillet 1944 et a capitulé le 13 juillet, après que les forces mobiles soviétiques aient dépassé la ville de chaque côté.

L’invasion soviétiques s’étend en Pologne

A la mi-juillet 1944, l’Armée rouge avait non seulement expulsé les Allemands de Biélorussie, mais occupé la moitié Nord-Est de la Pologne. Ses éléments les plus avancés avaient pénétré profondément en Lituanie et n’étaient pas loin de la frontière de Prusse-Orientale. A cet endroit, les Soviétiques étaient à plus de 300 kilomètres en arrière du flanc du Groupe d’armées Nord allemand qui défendait encore l’entrée des Etats baltes. Il semblait donc qu’une double barrière allait être établie à l’arrière de ce Groupe d’armées Nord, avant que les Allemands puissent se replier. Cette situation s’est aggravée par l’extension de l’offensive soviétique vers le Nord, dans le secteur de Pskov.



Ces Panzer se rassemblent pour une attaque contre Tarnopol

Au même moment, la tension à laquelle étaient soumises les forces allemandes dans leur ensemble s’est considérablement aggravée. Le 14 juillet 1944, les Soviétiques ont déclenché leur offensive au Sud des marais du Pripet, entre Tarnopol et Kovel. Cette offensive s’est déroulée selon deux axes. A droite, l’offensive soviétique traversait le Boug, en direction de Lublin et de la Vistule. A gauche, l’offensive soviétique traversait les lignes allemandes près de Luck et contournait Lvov par le Nord. Cette ville est tombée le 27 juillet 1944, date à laquelle l’avant-garde soviétique avait déjà traversé la San, 110 kilomètres plus à l’Ouest.

Ce même 27 juillet 1944, les Soviétiques prenaient Stanislav, dans les contreforts des Carpates ; Bialystok, dans le Nord de la Pologne ; Dvinsk, en Lettonie ; et l’embranchement ferroviaire de Siauliai, sur la ligne menant de Riga en Prusse-Orientale. Cette dernière victoire menaçait d’être fatale aux forces allemandes du Nord.



Mais l’avance centrale des Soviétiques était encore plus dangereuse pour les Allemands. Le 24 juillet 1944, les Soviétiques avaient fait irruption à Lublin. Le 26 juillet, plusieurs colonnes soviétiques atteignaient la Vistule, pendant que d’autres obliquaient vers Varsovie. Le 27 juillet, les Allemands ont abandonné Brest-Litovsk, contournée par une colonne soviétique qui avait atteint Siedlce, 80 kilomètres plus à l’Ouest. Là, les Allemands ont forcé les Soviétiques à marquer momentanément le pas. De même, la résistance allemande s’est durcie sur la Vistule. Dans la nuit du 29 juillet, les Soviétiques ont conquis cinq points de traversée, mais ils en ont perdu quatre le lendemain matin.

Mais, le 31 juillet 1944, un mouvement tournant soviétique chassait les Allemands de Siedlce, tandis qu’une colonne blindée atteignait les faubourgs de Praga, dans la banlieue de Varsovie, sur la rive Est de la Vistule.

Pour les Allemands, ce fut un moment de crise généralisée. A l’Ouest, le front de Normandie s’effondrait et les tanks du général Patton s’engouffraient dans la brèche d’Avranches. Le 20 juillet 1944 avait eu lieu l’attentat manqué contre Adolf Hitler et la crainte des représailles semait la confusion et la paralysie dans plus d’un quartier général, en raison du nombre de généraux impliqués dans le complot ou soupçonnés d’en avoir fait partie.
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Ven 19 Jan - 14:12


Des Panzergrenadier SS près d’un tank T-34 détruit

Le début de l’insurrection de Varsovie

Le 1er août 1944, les troupes allemandes ont commencé de franchir les ponts, pour se replier dans Varsovie, et les chefs des mouvements clandestins polonais ont été encouragés à donner le signal du soulèvement. A la tombée de la nuit, la plus grande partie de la ville était aux mains des habitants révoltés.



Partisans polonais au début de l’insurrection de Varsovie


Un soldat allemand à Varsovie

L’armée soviétique atteint la Prusse-Orientale

Ce même 1er août 1944, des événements spectaculaires se sont déroulés près de la mer Baltique. Après avoir avancé de 80 kilomètres dans la nuit, une colonne blindée soviétique s’est emparée de l’embranchement ferroviaire de Toukkroums, sur le golfe de Riga, coupant ainsi le couloir d’évasion du Groupe d’armées Nord allemand. Kaunas, la capitale de la Lituanie, a été occupée, tandis que des éléments avancés soviétiques arrivaient à proximité de la frontière de Prusse-Orientale, aux environs de la trouée d’Insterburg.





Retraite allemande vers la Prusse-Orientale
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Ven 19 Jan - 14:19

Les Allemands écrasent l’insurrection de Varsovie

Le 2 août 1944, les Soviétiques ont établi une nouvelle et vaste tête de pont sur la Vistule, près de Baranov, 200 kilomètres au Sud de Varsovie, en amont de l’endroit où le San se jette dans la Vistule.




Un Panther allemand près de Varsovie


Au moment précis où les insurgés de Varsovie s’attendaient à voir les Soviétiques traverser la Vistule pour venir à leur aide, le bruit de la canonnade s’est estompé dans le lointain. Le 10 août 1944, l’artillerie et l’aviation allemandes ont massivement bombardé Varsovie, tandis que les troupes commençaient la reconquête de la Ville. Les forces clandestines se sont battues avec courage à l’intérieur de Varsovie, mais elles ont bientôt été isolées dans trois petits secteurs, sans qu’aucune aide soviétique leur parvienne depuis l’autre côté de la Vistule. De plus, les Soviétiques ont refusé d’autoriser des bombardiers américains venus d’Europe occidentale à se poser sur des aérodromes russes après avoir largué du ravitaillement aux Polonais de Varsovie. Des pilotes britanniques et polonais ont effectué des missions de ravitaillement, aller et retour à partir de l’Italie, mais à de telles distances leurs efforts ne pouvaient guère changer l’issue des combats.




Pendant l’insurrection de Varsovie, ces Allemands préparent un petit tank explosif guidé à distance



Un Panzer dans les ruines de Varsovie



Bombardement allemand sur Varsovie
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Ven 19 Jan - 14:26

Coup d’arrêt général à la progression des armées soviétiques

Le fait est qu’à cette époque la progression des Soviétiques a dû marquer un temps d’arrêt en un nombre considérable d’endroits. Devant Varsovie, 3 divisions de Panzer SS arrivées le 29 juillet 1944 ont lancé une contre-attaque à partir du flanc Nord et contraint les Soviétiques de se replier. Au même moment, une tentative des Soviétiques pour avancer depuis les têtes de pont sur la Vistule a été tenue en échec à l’aide de quelques renforts arrivés d’Allemagne.

A la fin de la première semaine d’août 1944, la progression soviétique était enrayée partout, à l’exception des contreforts des Carpates et de la Lituanie, où elle s’était ralentie. Après avoir avancé de 750 kilomètres en cinq semaines, les Soviétiques étaient victimes des conséquences de la longueur excessive de leurs lignes de communications. Ils devaient rester encore près de six mois sur la Vistule, avant d’être prêts à lancer une autre offensive massive.


La deuxième semaine d’août 1944 a été marquée par de rudes combats en de nombreux points, les Allemands contre-attaquant vigoureusement et les Soviétiques cherchant de nouvelles ouvertures, mais aucun des deux camps n’a pu remporter d’avantage notable. Le front de la Vistule s’est stabilisé.

A la frontière de Prusse-Orientale, une division de Panzer a chassé les Soviétiques du centre routier de Vilkaviskis.

A la fin du mois d’août 1944, cette même division de Panzer a réussi à s’avancer de Tauroggen jusqu’à Toukkoums, sur le golfe de Riga, dégageant à nouveau la ligne de retraite du Groupe d’armées Nord.

Les résultats obtenus par une aussi petite force blindée illustrent bien le caractère fluide de la situation et montrent à quel point la capacité des Soviétiques à consolider leurs gains territoriaux était limitée par leurs difficultés de ravitaillement. Dans de telles conditions, des petites formations blindées avaient un poids bien plus considérable que des masses d’infanterie, et le cours de la campagne était déterminé par la faculté de l’un ou l’autre camp de faire intervenir l’une de ces formations aux points critiques.


La Roumanie change de camp et la Bulgarie entre en guerre contre l’Allemagne

Une nouvelle menace est apparue avec une offensive soviétique sur le front de Roumanie. Le 20 août 1944, l’Armée Rouge a attaqué en direction de Galatz, menaçant le flanc et les arrières du vaste saillant que les Allemands occupaient encore en Bessarabie méridionale. Ce saillant a été attaqué plus directement à partir du cours inférieur du Dniestr. Peu à peu, les Allemands ont été contraints de lâcher pied. Le 23 août, la radio roumaine a annoncé que la Roumanie -jusqu’alors alliée de l’Allemagne- avait changé de camp. Profitant de la confusion générale, le 27 août les Soviétiques ont fait irruption à Galatz. Le 30 août, ils ont occupé les gisements pétrolifères de Ploesti. Le 31 août, ils entraient dans Bucarest. Les tanks soviétiques avaient couvert 400 kilomètres en douze jours. Au cours des six jours suivants, les tanks soviétiques ont parcouru plus de 300 kilomètres supplémentaires, pour atteindre la frontière Yougoslave sur le Danube, à Tournou-Severine. Une grande partie des forces allemandes a été encerclée dans le saillant de Bessarabie ou capturée en route. Les Allemands avaient perdu 20 divisions. C’était une défaite aussi désastreuse que Stalingrad. Envahie à son tour par l’Armée Rouge, la Bulgarie n’a pas opposé de résistance et a, au contraire, déclaré la guerre à l’Allemagne.


La route était libre pour permettre à l’Armée Rouge d’exploiter le plus vaste flanc découvert jamais vu au cours d’une guerre moderne. Cette manœuvre tournante était surtout un problème de logistique dominé par les facteurs de mouvement et de ravitaillement, plutôt que par l’opposition de l’ennemi. Les Allemands avaient perdu plus de 100000 prisonniers en Roumanie, et ils n’avaient aucun espoir de les remplacer, en raison de la situation désespérée du front Ouest où, à la fin de septembre 1944, les alliés avaient fait plus d’un demi-million de prisonniers sur leurs différents fronts.




Affiche de recrutement pour les SS

Libération de la Yougoslavie

A l’automne 1944, les armées de l’aile gauche soviétique ont commencé à avancer vers la Yougoslavie et la Hongrie. Tout ce que les Allemands pouvaient faire était de freiner ce mouvement en s’accrochant aussi longtemps que possible aux divers centres de communications successifs, puis en détruisant les communications lorsqu’ils étaient contraints de se replier.


Une formation mécanisée soviétique, contournant le flanc Sud des montagnes de Transylvanie, a occupé Temesoara le 19 septembre et Arad le 22 septembre 1944. Cette position plaçait les Soviétiques en travers de certaines des routes partant de Belgrade vers le Nord et les amenait à proximité de la frontière méridionale de la Hongrie, à environ 150 kilomètres de Budapest. Mais l’exploitation de cette avance a dû attendre jusqu’à ce que des forces plus importantes aient été accumulées dans ce secteur.

Le 11 octobre 1944, les Allemands étaient chassés de Cluj, la capitale de la Transylvanie. Mais des éléments soviétiques étaient déjà 270 kilomètres plus à l’Ouest, et à moins de 100 kilomètres de Budapest.

La semaine suivante, l’Armée Rouge a fait irruption à travers les cols des Carpates, entre le col des Tartars et celui de Lupkov, qui était défendu par une armée hongroise. De là, les Soviétiques sont descendus en Ruthénie, puis ils ont obliqué vers l’Ouest pour entrer en Slovaquie. Au cours de la même semaine, la capitale yougoslave était libérée par les Soviétiques aidés des partisans de Tito. Après avoir vigoureusement combattu, la garnison allemande de Belgrade en a été chassée le 20 octobre 1944.

Les Allemands évacuent la Grèce

C’est seulement dans la première semaine de novembre 1944 que les forces allemandes de Grèce ont quitté ce pays pour tenter de se lancer dans une retraite à travers 1000 kilomètres de pays hostile.




Un Panzer surchargé de soldats
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Vassily Vaiswit
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Ven 19 Jan - 14:31

Le siège de Budapest

Le 30 octobre 1944, ayant réuni plus de 64 divisions -y compris des Roumains-, les Soviétiques ont lancé une puissante offensive contre Budapest. Mais cette ville, défendue avec acharnement, s’est révélée être un obstacle de taille. A la fin du mois de novembre, les Soviétiques étaient toujours bloqués dans les faubourgs. Les Allemands devaient défendre Budapest jusqu’à la mi-février 1945.





Un Königtiger à Budapest, octobre 1944



Ces Königtiger s’apprêtent à affronter les tanks soviétiques

La Finlande déclare la guerre à l’Allemagne

Sur la Baltique, la campagne d’automne a commencé par un effondrement allemand et s’est terminée par un coup d’arrêt. Les Finlandais ont demandé l’armistice aux Soviétiques et ont déclaré la guerre à l’Allemagne. La capitulation finlandaise a ouvert la voie à une offensive massive des Soviétiques contre le Groupe d’armées Nord allemand, contraint de se replier de 300 kilomètres en une semaine, jusqu’à Riga. Le 13 octobre 1944, les Allemands abandonnaient Riga et se repliaient en Courlande, dans le Nord-Ouest de la Lettonie. Arrivés là, les Allemands ont opposé une résistance prolongée.



Marder2

Offensive soviétique contre la Prusse-Orientale

A la mi-octobre 1944, près avoir nettoyé leur flanc balte, les Soviétiques ont lancé une offensive contre la Prusse-Orientale. Une grande bataille de tanks a eu lieu près de Gumbinnen. Mais, avant la fin du mois, l’offensive soviétique s’était enlisée.

Le ressaisissement étonnant des Allemands, à l’Est, à l’Ouest et au centre de l’Europe était la preuve flagrante de l’effet combiné de la contraction de leur front et de l’allongement des lignes de communications des attaquants.




Escadrille Normandie-Niemen : des pilotes français se battaient aux côtés des Soviétiques

TigreI
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Benoit Douville
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Sam 20 Jan - 5:21

...


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Carius
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Dim 21 Jan - 20:22

:Chap: excellent topic comme les autres pouce . Et merci Benoit pour tes précision, ainsi que pour la référence du livre mais si ça te dit, tu peux le présenter dans la rubrique "Livre" @+
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Vassily Vaiswit
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Dim 21 Jan - 21:35

Merci Smile
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Quentin
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Mar 23 Jan - 0:38

Citation :
Les Soviétiques parvenaient à subsister là où n’importe quelle armée occidentale serait morte de faim
C'est qu'ils avaient bien été entrainés depuis 1917 les bougres Rolling Eyes

Citation :
ils pouvaient continuer d’avancer lorsque toute autre armée serait restée sur place à attendre la réparation des voies de communication
Est-il nécessaire de rapellé le sacrifices des pontonniers du général d'Eblé le 26 novembre 1812 ? :Sal:

Citation :
Au cours du mois d’avril 1944, les Soviétiques ont également libéré la Crimée et capturé 37000 prisonniers près de Sébastopol
Les Allemands s'en tire mieux que les Soviétiques en 42-43

Citation :
le bruit de la canonnade s’est estompé dans le lointain
Allons, c'est juste qu'ils avaient plus de munitions et plus d'essences... Sinon ils y seraient bien allé a Varsovie

Citation :
la Bulgarie n’a pas opposé de résistance et a, au contraire, déclaré la guerre à l’Allemagne
Normal ca fait tout de suite mieux pour la fin de la guerre... Ca les aura pas empechés de se faire bouffer

Citation :
Les Allemands avaient perdu plus de 100000 prisonniers en Roumanie
Ils étaient bien tête en l'air ces Allemands Laughing

Citation :
Au cours de la même semaine, la capitale yougoslave était libérée par les Soviétiques aidés des partisans de Tito
C'est pas le contraire ?

Citation :
une retraite à travers 1000 kilomètres de pays hostile
fallait surtout pas tourné le dos Laughing
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Lun 31 Déc - 22:52

Concernant le Front de l'Est en 1944, une bataille qui est trop souvent oublier est l'opération lancer par l'Armée Rouge au printemps 1944 en Roumanie. Pour ceux que ca intéresse, procurez vous ce livre de David Glantz, ce Monsieur est une sommité dans le domaine:




Salutations


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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Mar 1 Jan - 13:23

Merci pour ce poste trés complet.

:alarm:
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Mar 1 Jan - 13:26

Oui, c'est vrai que c'est un post très complet sur le front de 1944, avec de nombreuses photos Very Happy

A plus !
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goliath
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Mar 1 Jan - 14:52

oui, interressant ! cheers cheers
J'aime bien ton nouvel avatar Général. Wink

goliath Very Happy
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MessageSujet: Re: Le front de l’Est en 1944   Mar 1 Jan - 15:00

[quote="Quentin"]
Citation :


Citation :
le bruit de la canonnade s’est estompé dans le lointain
Allons, c'est juste qu'ils avaient plus de munitions et plus d'essences... Sinon ils y seraient bien allé a Varsovie


Mais, je ne suis pas vraiment daccord avec toi, car pendant l'insuréction de Varsovie, les russes sont réster sur la vistule, et ne sont pas allez aider les Polonais, alors qu'ils avaient les forces et les ressources nécéssaires !

A plus !
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