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 Le Somua S-35

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Panzer IV
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MessageSujet: Le Somua S-35   Jeu 16 Avr - 16:50

Le Somua S-35 fut considéré par les Allemands comme le meilleur char allié qui leur fut opposé durant la campagne de France. Les exemplaires capturés par les Allemands furent renommés Pz.Kpfw 35-S 739(f), et beaucoup furent incorporés dans des unités allemandes de second échelon après 1941. Ils furent utilisés comme chars d'entraînement, de police. Le 211ème Panzerabteilung en utilisa en Finlande en juin 1941 et en Normandie en juin 1944. Ils étaient souvent utilisés avec des H-38. Les Allemands en cédèrent un certain nombre aux Italiens. Le Pz.Kpfw 35-S 739(f) était équipé d'un poste radio FuG 5.


S-35 en URSS


S-35 dans la lutte anti-partisans
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Kojédoub
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Ven 17 Avr - 23:30

Bonjour Panzer IV

Citation :
[quote="Panzer IV"]...et beaucoup furent incorporés dans des unités allemandes de second échelon après 1941. Ils furent utilisés comme chars d'entraînement, de police. Le 211ème Panzerabteilung en utilisa en Finlande en juin 1941...

Effectivement 297 chars S-35 ce n'est pas rien et il a bien fallu que quelqu'un les combatte. Les aléas des batailles firent que l'échelon arrière se retrouvait quelquefois devant, comme devant Moscou en 1941. C'est là que le premier lot de Somua fut capturé par l'armée rouge. J'ignore si le modèle exposé à Koubinka fait partie de ceux-là.


J'ignore également pourquoi les allemends n'ont pas utilisé les S-35 en première ligne, sous pretexte que les chars français n'étaient pas "valables pour la Blitzkrieg", car jusqu'à l'apparition du T-34 en septembre 1940 le S-35 restait le seul char moyen/de croisière au monde à combiner à la fois un blindage et un armement conséquent.

Certes, les défauts de concéption le S-35 en avait certainement, à commencer par sa silhouette haute et son moteur anémique pour la masse de l'engin (9,5 cv/t).

Son blindage avait été concu pour resister aux canons antichars de 1ere génération dont le 37mm allemand. Or ce n'était pas le cas en 1936-39 des Mk I britanniques, des PzKpfw III allemands et des BT-7 soviétiques (ils n'étaient qu'à l'épreuve des balles, au mieux des balles lourdes ou antichar, pas des obus) qui avaient chacun leurs avantages et leurs inconvénients, mais dans l'ensemble ne pouvaient guère tenir tête au char français. Le meilleur compromis de 1940, n'avait aucune raison d'être le plus mauvais en 41!

Kojédoub
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goliath
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Sam 18 Avr - 18:53

En effet : en 1940, tout les blindés allemands (sauf le Stug III à partir d'une certaine distance) sont en danger permament .. même face aux canons de 25mm français ! Sans parler des 47 mm ...

Sur l'Ostfront, même les engins soviétiques les plus vieux et obsolètes (premiers BT, T-26, automitrailleuses lourdes), équipés du 45mm, sont des dangers mortels pour tout char allemand.
Le Somua était alors mieux blindé, aussi bien armé, et d'une qualité respectable.

Souçis de patriotisme peut-être ? Comme pour les excellents chars légers Hotchkiss : très efficaces, mais jamais utilisés maissvement en première ligne !
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Loïc Charpentier
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Dim 19 Avr - 21:21

Il y avait surtout un défaut redhibitoire...la tourelle à passager unique! Résultat, entre autres, de contraintes dimensionnelles de moulage. Moralité, le chef de char qui était devenu "Bordführer", par le biais de la "Beutisation", commandait son véhicule, pointait, chargeait le canon, maniait la mitrailleuse de tourelle...Bref, une mise en oeuvre qui était à l'opposé totale de la tactique d'emploi des Panzer III et IV (même du Pz.II), mise au point pour les Schnelle Truppen, qui utilisaient des tourelles à "intervenants multiples"qui permettait au chef de char de se consacrer principalement à sa tâche de "dirigeant" :King: . On retrouve le même problème avec l'emploi du B1bis, également à tourelle "mono-occupant".

A noter que l'Armée Rouge, rencontrera un problème similaire (mais un peu moins accentué...quoique...) avec le T-34/76.
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Loïc Charpentier
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Dim 19 Avr - 21:35

goliath a écrit:
En effet : en 1940, tout les blindés allemands (sauf le Stug III à partir d'une certaine distance) sont en danger permanent ...

Il n'y a pas que la technique "pure"...blindage, vitesse, performances de l'armement principal, etc., il y a surtout la formation des équipages, leur compétence et leur emploi tactique. C'est ce qui va coûter très cher aux Soviétiques en 41 et 42, mais ils vont bien retenir les leçons. Les équipages de Panzer étaient "bichonnés", 3 à 4 mois de spécialisation avec des remises à niveau régulières. C'était une arme technique, comme on dit, de nos jours. A l'inverse, en 1941, l'Armée Rouge balancera des équipages de néophites avec une formation à minima (une semaine vite baclée! Souvent sans voir le char!) pour tenter de bloquer l'avance allemande...d'où les dégâts enregistrés.
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Kojédoub
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Mar 21 Avr - 16:50

Bonjour,

J'ajouterais qu'il fallait sur les 50 premiers chars de série les efforts combinés de pas moins de 6 mécaniciens, d'une grue de plusieurs tonnes de capacité et 23h 30 de travail pour accèder aux organes mécaniques du char. Même en réduisant à 13 h ce temps sur les engins suivants, l'ensemble restait assez "lourd", surtout dans les conditions du front...


Pour ce qui est la surcharge de travail, je serais également d'accord mais à l'époque les tankistes en tourelle, comme monsieur Jourdain faisant de la prose, ne savaient pas qu'ils étaient si surchargés que ça, et du coup ne s'en portaient pas plus mal...

Reste l'essentiel, en raison de son canon de 47 mm et de son blindage moyen de 40 et de sa motricité convenable le S-35 restait l'un des meilleurs chars de son époque.


Je veux bien que le PzKpfw III, l'adversaire principal du Somua lors de la campagne de France n'eut aucun défaut particulier et surclassât le char français dans la disposition rationnelle des fonctions de l'équipage, des moyens de liason et d'observation etc.; ceci n'empêchait ses 30 mm de blindage d'être vulnérables au 47 mm français aux distances usuelles de combat, l'inverse étant moins vrai pour le Pak 35/36 de 37 mm.

Idem pour le fusil PTRD soviétique de 41-42, qui commençait à être limite "trop léger" pour le Somua de deuxième ligne ce qui ne manquait pas de poser de durs problèmes aux partisans et autres Spetsnaz de toutes sortes, les PIAT et autres Bazooka du Lend-Lease n'étant déjà pas assez nombreux pour l'armée régulière...


Evidemment, on ne va pas comparer le S-35 aux KV-1 ou autres JS-2, mais à son époque:

-le Mk-I brittanique était équivalent en matière de mobilité, mais n'avait qu'un blindage à l'épreuve des balles, même pas des mitrailleuses lourdes ou des fusils antichars usuels. Son canon de 40 mm n'avait aucun obus brisant, même s'il surclassait légèrement le canon français dans sa capacité de pénétration. Par ailleurs la munition brisante française disposant de deux fois plus de charge que l' AO-240 du 45 mm soviétique était excelente. L'autre avantage du char anglais était sa capacité à concentrer de face le feu de 3 mitrailleuses indépendantes, et à répartir les tâches entre les 3 membres d'équipage en tourelle. Les unités dotées de mk-1 avaient une souplesse d'emploi autrement plus grande en raison de l'équipement radio de tous les chars.

-Le BT-5 soviétique à propulsion mixte roues/chenilles était le plus extravagant de sa classe. Notoirement plus léger tout comme le Mk-1 anglais, il n'avait qu'un blindage mince à l'épreuve des balles uniquement, tout en ayant une puissance de feu équivalente au char français. Sa mobilité en revanche était exceptionnelle ( 55-75 km/h en théorie, 75-100 dans la pratique ce qui était normal avec une puissance spécifique de 30 cv/t!). La répartition des tâches de l'équipage de 3 personnes dont 2 en tourelle était intermédiaire entre le char brittanique et français.

-Le Panzer III, bien que n'ayant aucun défaut particulier, était néanmoins inférieur dans l'ensemble au Somua, tout simplement ...

D'ailleurs, dès 1938 lorque débutèrent en URSS, les travaux sur de nouveaux chars en remplacement des BT 7, l'un des constructeurs les plus en vue SA Guinsbourg insista sur le fait de tenir compte la réussite générale de l'école française de concéption blindée, dont le Somua était un des (plus brillants) représentants.

La première tentative sera le T-111 trop lourd, puis les A-20 et le T-126 très proches de par leur caractéristiques générales du S-35, qui pour un tas de raisons objéctives ou non, ne connurent point la consécration.

Kojédoub,

Tout ça pour dire, que si le S-35 n'était pas meilleur dans tout, c'était sans doute le meilleur compromis de sa génération :French:
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Loïc Charpentier
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Mar 21 Avr - 20:41

Ben oui, mais tout çà, c'est pûrement technique même si c'est exact.
A partir de ces éléments, on se demande bien comment en Mai 1940, la Wehrmacht a pu coller une toise à l'ATF (comme on dit maintenant) en quelques semaines...Uniquement pour des raisons stratégiques et tactiques! ... Et là, l'épaisseur du blindage, la performance de l'obus antichar, si, en certaines occasions, ont prouvé leurs capacités, au final, ces caractèristiques n'ont pas servi à grand-chose.

Sur le papier, quand on compare les effectifs et les performances confrontées des Panzer et de l'Armée Rouge, n'importe qui aurait laissé tomber - çà me fait penser à certains jeux de stratégie où on peut utiliser la commande "résultat automatique", c'est toujours l'armée la plus puissante qui gagne! Quand on compare les dotations allemandes et soviétiques, à la veille de Barbarossa, çà laisse perplexe. Sur le plan des chars, rien qu'avec les KV et les tout nouveaux T-34, l'Armée Rouge aligne les 2/3 de la Panzerwaffe! Au final, sur le front Ouest, vu côté russe, il n'y a pas moins de 12782 chars dont 10540 opérationnels, face à l'offensive allemande qui aligne, de son côté 3502 chars plus les StuG de l'Artillerie ...
Qu'est-ce qu'il est ch... ce site avec sa capacité de texte limité!...


Dernière édition par Loïc Charpentier le Mar 21 Avr - 21:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Mar 21 Avr - 20:53

...Et question StuG, je n'ai pas fait le point mais il n'y en a pas des millions! En gros, 300 unités!

Autrement dit, il y a, à peu de chose près, le même effectif, à la louche, moins de 4000 blindés, que face à la France, un an plus tôt. Et là-dedans, il y a un paquet respectable de Pz.II, de 35 (t), de Pz.III à 3.7 cm ou 5 cm Kurz, aucune pièce longue de 7.5 cm, etc.

Du coup, la technique et les abaques de performances, vaut mieux les mettre de côté. Very Happy

On en revient aux compétences humaines - l'Armée Rouge (de l'époque) avait déjà montré ses limites face à la Finlande - et à l'adéquation de l'emploi. Il faut quand même savoir que sous certains angles, même le pélot antichar (Panzergranat) du 7.5 cm Kurz du StuG, à 30 m! (véridique) ...laissait de marbre un T-34 et son blindage bien profilé!
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Mar 21 Avr - 21:18

Ce qui fait qu'en gros, les "superbes" chars français brilleront par leur absence en première ligne de Barbarossa - tu as évoqué le temps de maintenance du S-35...il vaut mieux éviter de causer du "bidon" d'huile de ricin ambulant qu'était le B1bis- un chouïa trop lent, ceci dit -, que craignaient comme la peste, les Panzer Truppen, en 1940.

Par contre, on y retrouvera les "Pan-Pan" dans les Aufklärungen (unités de reconnaissance) et un énorme tas de camions et de véhicules français de toutes marques dans l'Impedimenta...comme quoi, quand çà colle au "marché", çà baigne! lol!
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Kojédoub
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Mer 22 Avr - 9:54

Bonjour,

Citation :
Il n'y a pas que la technique "pure"...blindage, vitesse, performances de l'armement principal, etc., il y a surtout la formation des équipages, leur compétence et leur emploi tactique.

On ne le dira jamais assez, ce ne sont pas les chars qui combattent pas plus que les pinceaux ne peignent de toile ou les violons ne jouent des partitions. Y'a des gens derrière...



Citation :
C'est ce qui va coûter très cher aux Soviétiques en 41 et 42, mais ils vont bien retenir les leçons. Les équipages de Panzer étaient "bichonnés", 3 à 4 mois de spécialisation avec des remises à niveau régulières. C'était une arme technique, comme on dit, de nos jours. A l'inverse, en 1941, l'Armée Rouge balancera des équipages de néophites avec une formation à minima (une semaine vite baclée! Souvent sans voir le char!) pour tenter de bloquer l'avance allemande...d'où les dégâts enregistrés.

c'est vrai, mais ça ne concerne que les chars nouveaux ou les très anciens, avec pour but de preserver le potentiel des engins. Celui du T-34 n'était que de 100 heures, le KV encore moins. Une vraie tragédie industrielle! Staline n'avait pas le choix; soit il avait des équipages formés mais sans engins opérationnels, soit des chars sans équipages formés. Pour le reste, les tankistes des années 30 soviétiques avaient eu de 2 à 5 ans pour se former sur leurs T-26 et BT, ce qui est plus qu'assez au vu de la complexité du matériel et du niveau d'études secondaire minimum des équipages. Cependant si les tankistes mobilisés pouvaient vite retrouver leurs réflexes, leurs pauvres tanks des années 33-36 usés jusqu'à la corde n'étaient plus que l'ombre d'eux mêmes.

En fait, certains dictateurs multipliaient artificiellement les divisions quitte à en reduire les effectifs pour se rassurer. Staline lui, multipliait artificiellement les blindés. Mais entre ceux qui n'étaient pas encore au point et le reste qui ne l'était plus, la frange qui restait (27-30% du total) était plutôt mince.

Amic


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Kojédoub
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Mer 22 Avr - 10:41

Citation :
[quote="Loïc Charpentier"]A partir de ces éléments, on se demande bien comment en Mai 1940, la Wehrmacht a pu coller une toise à l'ATF (comme on dit maintenant) en quelques semaines...Uniquement pour des raisons stratégiques et tactiques! ...
C'est une raison amplement valable et...suffisante.

Citation :

Sur le papier, quand on compare les effectifs et les performances confrontées des Panzer et de l'Armée Rouge, n'importe qui aurait laissé tomber - çà me fait penser à certains jeux de stratégie où on peut utiliser la commande "résultat automatique", c'est toujours l'armée la plus puissante qui gagne! Quand on compare les dotations allemandes et soviétiques, à la veille de Barbarossa, çà laisse perplexe. Sur le plan des chars, rien qu'avec les KV et les tout nouveaux T-34, l'Armée Rouge aligne les 2/3 de la Panzerwaffe! Au final, sur le front Ouest, vu côté russe, il n'y a pas moins de 12782 chars dont 10540 opérationnels, face à l'offensive allemande qui aligne, de son côté 3502 chars plus les StuG de l'Artillerie ...
Qu'est-ce qu'il est ch... ce site avec sa capacité de texte limité!...

Petite correction: les 10540/12782 chars des districts militaires ouest ne sont pas si opérationnels ni pas opérationnels que ça. Ils sont juste de catégorie 1 et 2. La catégorie 1 c'est celle des engins en conservation n'ayant jamais servi.
La deuxième catégorie est celle des engins en service opérationnels mais aussi en maintenance usuelle de niveau 1 (au sein des corps).
Dire que les engins de catégorie 1 n'ayant fait l'objet d'aucun soin particulier vont partir comme des fleurs le jour j, c'est un peu s'avancer...
Idem pour la deuxième catégorie qui attend son ressort de carbu à 15 kopeks. Ce n'est pas bien grave, mais sans la pièce le char ne repartira pas plus que celui de catégorie 4, qui à le moteur rincé, le joint cramé, les frictions bouffées, le radiateur qui fuit, le boite fendue aus dents cassées etc...

La notion d'engin opérationnel dans le jargon militaire soviétique des années 40 est assez floue. Le Gén-Maj Ivachov (1989) cite des sources indiquant 23457 chars, dont 27,8% opérationnels.

La polémique est loin d'être close.

Ta tragédie des blindés soviétiques s'exprime aujourd'hui comme suit; mieux vaut avoir 12 000 chars disponibles à 75% que 24 000 disponibles à 25%!

Et pour finir, en juin 41, tous ces chars sont loin d'être massés à la frontière, surtout pas les 1857 engins du district de Léningrad, ainsi qu' une grosse partie des 5465 + 1011 chars des districts de Kiev et d'Odessa

Cordialement,

PS: Je dirais moi, que les tankistes soviétiques de 41 ont été battus non en raison de leur manque de formation, mais en dépit d'elle. Les virtuoses du BT-7 ne pouvaient faire grand chose de leur char sans essence, sans munitions et sans pièces détachées. Pas plus que Paganini avec un stradivarius cassé sans cordes et sans archet.
Les massif corps mécanisés soviétiques s'étaient déjà effondrés tout seuls en 1939 et 1940 lors des "marches de libération" en Ukraine Occidentale pour des raisons bassement logistiques. Ce qui est vrai la veille, l'est aussi le lendemain...

Et de plus, faut savoir jouer en orchestre et ce qui n'est pas gagné. Un ensemble de virtuoses ne donne pas forcément un bon orchestre. Au foot c'est pareil...

...et c'est encore plus vrai dans un bataillon, un régiment, une division, un corps mécanisé.

Cordialement
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Mer 22 Avr - 12:22

Kojédoub a écrit:
Petite correction: les 10540/12782 chars des districts militaires ouest ne sont pas si opérationnels ni pas opérationnels que ça. Ils sont juste de catégorie 1 et 2. La catégorie 1 c'est celle des
...


Ce point-là mérite d'être explicité car si je me référe aux ouvrages de Charles C.Sharp (Soviet Order of Battle - Tome 1) qui se "contente" de reprendre les documents officiels, on obtient au 1er juin 1941 :



Juste en dessous de la récapitulation figurent l'explication des classes I - II -III - IV..
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Loïc Charpentier
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Mer 22 Avr - 12:36

On constate que:
La catégorie I, correspond aux engins considérés comme 100% opérationnels.
La catégorie II aux engins nécessitant une visite de routine (vidange, réglages, changement de pièces d'usure, etc.) ce qui équivaut à la louche à une immobilisation de l'ordre de 24 à 48 H00
La catégorie III, se réfère à des véhicules nécesitant des travaux moyens, en échelons techniques régimentaires ou divisionnaires. Immobilisation théorique de l'ordre de 1 à 3 semaines.
La catégorie IV concernent les travaux lourds avec retour en usine. Là, le délai de remise en état peut être estimé entre 1 et 3 mois.

Attention, les délais que j'ai indiqué sont ceux généralement constatés dans l'armée allemande mais ils ne devraient pas être trop éloignés des critères soviétiques. Ils sont peut-être à pondérer par un coefficient Bordelisation Administrative. lol!
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Kojédoub
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Mer 22 Avr - 14:41

Bonjour Loïc.

Les chiffres que tu fournis sont ceux du NKO commissariat du peuple à la défense, les plus couramment cités. Ceux du GQG ou de la direction générale (ABBTU) des forces blindées sont différents.

Citation :
[quote="Loïc Charpentier"]On constate que:
La catégorie I, correspond aux engins considérés comme 100% opérationnels.
La catégorie II aux engins nécessitant une visite de routine (vidange, réglages, changement de pièces d'usure, etc.) ce qui équivaut à la louche à une immobilisation de l'ordre de 24 à 48 H00
La catégorie III, se réfère à des véhicules nécesitant des travaux moyens, en échelons techniques régimentaires ou divisionnaires. Immobilisation théorique de l'ordre de 1 à 3 semaines.
La catégorie IV concernent les travaux lourds avec retour en usine. Là, le délai de remise en état peut être estimé entre 1 et 3 mois.

Attention aux interprétations un peu libres des catégories I, II III etc de l'auteur anglophone, et des extrapolations douteuses tant sur les délais de maintenance que sur le nombre d'engins opérationnels. Faut surtout pas chercher à faire dire aux documents ce qu'ils ne veulent pas dire, surtout 70 après. Surtout quand ils ne veulent strictement rien dire geek ! La catégorie II comprend des visites de routine (maintenance préventive) mais aussi des pannes de niveau I (maintenance corrective), suscéptibles d'être résolues avec les moyens du bord (des unités). Comme mon ressort de papillon de carbusolex à 15 kopeks soit 0.0015 centimes de franc :boul: ; facile à changer à condition d'en trouver un du même modèle...

Citation :
Attention, les délais que j'ai indiqué sont ceux généralement constatés dans l'armée allemande mais ils ne devraient pas être trop éloignés des critères soviétiques. Ils sont peut-être à pondérer par un coefficient Bordelisation Administrative.

Je crois que celà n'a rien à voir avec la choucroute. La définition des catégories soviétiques était tellement bureaucratique et floue, que chacun l'interprétait déjà à sa manière à l'époque. On n'a rien à en tirer maintenant, comme il y a 70 ans...
D'ou les querelles de doctes historiens, pourtant parfaitement documentés et qualifiés. Entre 27.8 et 80.9 % d'engins opérationnels, admets qu'il y'a une sacré marge!!!
Un lien: http://www.39-45.org/viewtopic.php?f=18&t=16739&sid=aa71f4de98562c7986c913fe04cde5b9

Cordialement, Kojédoub
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Loïc Charpentier
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Mer 22 Avr - 16:55

Je pense qu'en réalité, il y a plusieurs niveaux d'interpêtation...

La première, l'officielle, reprise dans le bouquin de Sharp. A ce stade, les délais approximatifs de disponibilité que j'ai indiqué - calqués sur les immobilisations de l'armée adverse - sont logiquement comparables.

La seconde, la réalité "inavouable", qui fait que le besoin d'un simple boulon de 8 tourne à la Quête du Graal.

Mais, même si l'Armée Rouge en est, à l'époque, particulièrement victime, son adversaire n'en est pas pour autant exonéré. Certes, le fait d'être à l'origine de l'offensive offre des avantages de temps sur la préparation et la bonne remise en état des matériels mais tout n'est pas aussi parfait non plus...Et entre le Panzerounet qui ne démarre pas le 21 Juin 41, au matin, et celui qui pête une transmission à 10H00, le même jour, çà fait aussi du déchet! :cool!:

Dans le même volume, Sharp précise que les analyses russes les plus récentes et objectives font état, quand même, de 21 000 blindés perdus en 1941...dont, certes, un gros paquet de tankettes. Il y avait donc, apparemment, du blindé, côté soviétique.
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Kojédoub
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Mer 22 Avr - 19:09

Traduit du russe:

Catégorie I


Biens neufs, n'ayant jamais été en exploitation, répondant aux exigences des critères techniques, et complétement valables pour une utilisation prédéfinie selon la désignation.

C'est pire pour la catégorie II

Comme on le voit, aucune mention de char et encore moins de disponibilité immédiate. Personne ne sait quelles sont les exigences des critères techniques sus mentionnés.

Pour ce qui est de Sharp, vaut mieux qu'il laisse tranquille les définitions dans leur sens premier, lourdingue et administratif qui ne veut par ailleurs rien dire plutôt que d'en faire des interprétations libres et personnelles.

Quant aux 20 500 chars perdus du 22/06/41 au 31/12/41, il s'agit d'une attrition comptable et personne n'a jamais prétendu qu'il le furent au combat. Sharp aurait au moins pu préciser ça, si tant est qu'il l'ait compris.

Ainsi, dans les premiers jours rien que dans le dépot de Doubno les allemands ont saisi 215 chars et 50 canons AC intacts. Au sein de la 10e division du 15e corps, 140 chars furent abandonnés lors de la retraite, pour 110 perdus au combat ou lors des déplacements opérationnels. A la 8e division blindée du 4e corps, 107 chars ont été sabotés par leurs équipages, 10 ont disparu sans traces, 6 sont enlisés dans un marécage. Dans ces conditions pas étonnant que le Front Sud-Ouest perdait 292 chars/jour à lui seul du 22/06 au 06/07/41!

On estime actuellement à 60-70%* la part des blindés soviétiques été perdus hors combat lors de Barbarossa (pannes, capture, usure, accident, réforme...). Une bonne part du reste a été abandonnée aves des dommages certes, mais sans gros bobo susceptible d'entrainer la réforme, sur le terrain, faute de moyens d'évacuation.

Cordialement

* Parmi eux 30% sûr, au vu qu'ils n'ont jamais bougé, servant de reservoir à pièces détachées.Le reste par extrapolation des JMO des unités.

Kojédoub
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Jeu 23 Avr - 14:18

Le même en russe



Военный округ Всего Исправные Требуют незначительного ремонта* Требуют длительного ремонта* Требуют капитального ремонта
Западные округа
ЛенВО1 85771 536210104
ПрибОВО1 54937889620372
ЗапОВО2 9004701722385323
КОВО5 4651 1243 644298379
ОдВО1 011178565151117
Всего в западных округах12 7822 1578 3831 247995
Внутренние округа
ЗакОВО877671112238
САВО36302884431
АрхВО2691601
МВО1 1732992015074
ПриВО443283078622
ОрВО321231767844
ХВО305271933550
СКВО15701331410
УрВО5304832
СибВО21610189512
Прочие округа
ДВФронт3 2011912 772134104
ЗабВО2 4961311 943232190
Всего23 1062 61116 0802 1572 258


Dernière édition par Kojédoub le Jeu 23 Avr - 14:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Jeu 23 Avr - 14:27

Mad Quest-ce que c'est que ce site ou on arrive pas à tout poster d'un coup!:sold:

Donc

colonne 2 Total
colonne 3 Opérationnels
colonne 4 Exigent un depannage (une maintenance) légère
colonne 5 Exigent un dépannage prolongé
colonne 6 Exigent un dépannage lourd (refonte totale=kapitalny remont)

Comme quoi les interprétations fusent...et Sharp ne doit pas être tellement bien placé pour avoir la bonne.

S'agit bien entendu des mêmes chiffres du NKO. (ministère de la défense)

Ceux de la direction des armes blindées cavalerie-mécanisée (GQG ABC) donnent 29% + 44% indisponibles selon gravité sur un parc de 23 457 chars en ligne.

Le parc total d'engins blindés dépasse quand à lui les 26 100 exemplaires!

Cordialement,

Kojédoub
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Jeu 23 Avr - 17:35

n'étant pas spécialement bon en russe, j'ai demandé à mon père pour la traduction de deux-trois trucs ... et je demande confirmation, si possible :
pour la première "section", il s'agit des engins alignés sur le secteur "ouest", donc en théorie les machines qui ont été engagées en premières lors de l'invasion allemande ?
Section du milieu, secteur intérieur (machines utilisées lors du conflit avec le Japon en 37 ?), et dernière section, autres secteurs, avec le total en rouge.

Nous avons été incapables d'identifier les différents modèles (peut-être le T-26).

je remarque que le taux de machines disponibles est assez faible, mais en même temps, la plupart des chars non-opérationnels nécessitent juste une révision, des travaux rapides.
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Jeu 23 Avr - 19:47

goliath a écrit:
pour la première "section", il s'agit des engins alignés sur le secteur "ouest", donc en théorie les machines qui ont été engagées en premières lors de l'invasion allemande ?
Oui, c'est les machines versées dans les districts militaires Ouest. Les machines descorps mécanisées ou des divisions qui furent engagées dès le premier jour dépendaient administrativement des armées frontalières au sein des districts Ouest. Les autres chars relevant de l'autorité du district, même frontalier, échappaient au commandement des armées frontalières. Ce qui constituait un autre facteur d'affaiblissement Je n'ai pas fourni de tableau à ce sujet.


Citation :
Section du milieu, secteur intérieur (machines utilisées lors du conflit avec le Japon en 37 ?), et dernière section, autres secteurs, avec le total en rouge.
Oui, les disticts intérieurs c'est dans la section du milieu. C'est le réservoir blindé partiellemnt utilisable en cas de faillite du front.

Non, les machines stationnées en face des forces Japonaises dépendent des districts militaires du Front d'extrême Orient et du district Trans-baïkalien, elles sont intouchables et classées dans "autres secteurs". Elles constituent l'assurance de Staline face aux éventuelles velleïtés impérialistes du Mikado. C'est également le cas des chars versés à la République Populaire de Mongolie, non mentionnés ici.

Citation :
Nous avons été incapables d'identifier les différents modèles (peut-être le T-26).
Je n'ai pourtant pas fourni de liste par type d'engin...

Citation :
je remarque que le taux de machines disponibles est assez faible, mais en même temps, la plupart des chars non-opérationnels nécessitent juste une révision, des travaux rapides.
Cependant, selon une habitude aussi préjudiciable que bien ancrée dans l'industrie de guerre soviétique, la fabrication de sous ensembles et des pièces détachées cesse avec la décision administrative d'arrêt de fabrication du char, soit bien avant la fin de la production réélle. De plus, les lots de pièces détachées ne bénéficiant d'aucune priorité, leur fabrication était toujours sous-dimensionnée pour au profit des chiffres de production brute, artificiellement gonflés de cette manière.

Dans le cas des BT-2,5,7* la situation était particulièrement tragique, au vu que ces chars utilisaient des moteurs d'aviation réformés M-5 et M-17 ayant déjà beacoup servi auparavant (ayant dépassé leur potentiel constructeur). Même neufs, ces fringants engins risquaient de s'arrêter à tout moment!

Cordialement

A l'exception des BT-7M de 1940, qui benéficiait du même diesel que le T-34.
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goliath
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Jeu 23 Avr - 20:18

merci pour les confirmations.

Citation :
Citation:
Nous avons été incapables d'identifier les différents modèles (peut-être le T-26).

Je n'ai pourtant pas fourni de liste par type d'engin...
Ah ? Que veulent dire les caractères dans la colonne 1 ?
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Jeu 23 Avr - 20:55

Les districts militaires sont dans la première colonne.

C'est le même tableau en russe que celui fourni par Loïc hier en anglais. Ce qui change c'est un peu l'agencement mais surtout la légende des colonnes II à VI entre l'historien russe que j'ai traduit, et l'anglais.

Cordialement
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Jeu 23 Avr - 21:29

goliath a écrit:


Nous avons été incapables d'identifier les différents modèles (peut-être le T-26).

.

Ben si tu veux la liste par modèle dans les districts Ouest tu peux consulter ici:

http://rkkaww2.armchairgeneral.com/battles/wf1941/wf_tank_equipm_Jun_01_1941.htm

Il existe la liste complète des matériels au 1er juin 1941 qque part mais je n'arrive plus à mettre la main dessus...
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Jeu 24 Nov - 17:24

Bonjours, moi si vous le voulez bien, comme je pense bien que c'est un vieux sujet, je vais le mettre a jours, et ce en revenant a nouveau sur le sujet initial, qui parlait du char Somua S35 soit avec la dénomination (Pz.Kpfw 35-S 739(f)). Parce que ici, ce que j'ai remarqué d'après les réponses dans ce sujet, c'est que c'est beaucoup trop vite sortie du sujet initial, en parlant des autres chars allemands et Russes.

Donc après avoir faites ma petite recherche, j'ai trouver plein d'information, et ce rien que avec les mots clé qui figurèrent dans ce sujet.

Et ici je vais revenir dès 1941, avec les différentes localisations et dans quel unités les chars furent intégré.
Et aussi comme j'ai pu le lire dans d'autre sujet, provenant d'autre forum de nos compatriotes, en stipulant que les chars, eurent combattu contre les partisans, ici rien que cette dénomination est assez vague.


Alors de Gauche a droite, notre bon somua S-35 (le S = Somua et le nombre 35 = l'année de la production ont est bien d'accord sur cette définition).
Au centre c'est le somua S-40. (donc la version amélioré du S-35).
Et a droite, le CANON AUTOMOTEUR SOMUA Sau 40, parce que même ce modèle, détenant le chassis du chars S-35, je vais l'intégré dans le sujet.

Et encore ici, presque personne, ou rarement fus parler des variantes du chars S-35.
Donc ici en terme de variante, ici moi je comprend, la construction des chars disposant du chassis S-35 et étant construit dans les autres pays tel le SAV-41 et le SAV-AU-41, produit dans l'usine de Savanah au Etat Unis.

Citation :
Savannah Mod-41 ou SAV-41
Version du SOMUA S35/S40 produite dans l’usine de Savannah (dont l’emplacement avait été choisi et le terrain acheté dès juin 1940). La modification principale était une tourelle pour deux hommes où le SA-35 de 47 mm était remplacé par le SA-39, plus long (855 m/sec de vélocité initiale contre 650 m/sec), avec un stock de 106 obus (perforants, explosifs et anti-personnel). Une mitrailleuse Browning 7,5mm (ou 7,62mm) était présente en montage co-axial (série 1, 3400 cartouches). Les véhicules des séries 2 à 4 (2 x 1800 cartouches) disposaient d’une deuxième Browning montée dans la partie avant de la coque et contrôlée par le mécanicien-radio. Un montage anti-aérien avec un fusil-mitrailleur Bren sur le toit de la tourelle fut adopté fin 1941 en rattrapage. Le châssis était élargi de 20 cm et le moteur Somua remplacé par un Wright-Continental R975 radial de 9 cylindres, limité à 300 CV (340 CV pour le M3 américain). La largeur des chenilles fut portée à 42 cm pour réduire la pression au sol (0,73 kg/cm2). La largeur totale passa à 244 cm, contre 212 pour le S35.

Poids en ordre de bataille : 23,2 tonnes. Pression au sol : 0,73 kg/cm2. Rapport puissance/poids : 12,93 cv/tonnes.
Longueur HT : 538 cm, hauteur HT : 259,5 cm, largeur HT : 244,0 cm, largeur des chenilles : 42 cm, écartement des axes de chenilles : 195 cm, longueur de contact au sol des chenilles : 362 cm.
Moteur et transmission : Wright-Continental R975 radial 9 cylindres en étoile à refroidissement par air (soufflante) et à puissance limitée à 300CV. Embrayage à sec à double disque avec assistance pneumatique (système Hispano), boite à 5 vitesses et transfert dans les deux sens de marche. Direction par système à double différentiel, sous licence Cleveland Tractor (Cletrac) et freins différentiels sur les barbotins d’entraînement.
Réservoirs auto-obturants de 485 litres. Pressurisation au NO2 par capture du gaz sur les collecteurs d’échappement.
Vitesse maximum : 45 km/h sur route, 25 à 30 km/h en tout-terrain. Autonomie : 280 km. Franchissement d’obstacle vertical : 75 cm. Pente maximale : 44°. Traversée de tranchée : 2,13 m. Profondeur de gué : 1 m (sans préparation).
Blindage : face avant supérieure, 57,15 mm ; face avant inférieure 38,1 mm ; flancs, 38,1 mm ; dessus et dessous de coque, 20,32 mm ; tourelle, 63,5 mm en face avant et masque du canon, 50,8 mm sur les côtés, 38,1 mm sur l’arrière et 25,4 mm sur le dessus.
Equipage : 4 (commandant, tireur-chargeur, conducteur, mécanicien-radio).

Les livraisons du SAV-41 commencèrent en juin 1941 et la production cessa en février 1942, après la construction de 740 véhicules.

Et le reste je vous laisse lire ici.
http://www.1940lafrancecontinue.org/FTL/annexes/1941/41-5-2_equipements_francais_US.htm

Donc ici je ne sais pas, si de ses modèles, furent capturer par les allemands, mais je l'insère tout de même.
Pour le moment, je n'ai pas réussis a trouver aucune photo, uniquement des schémas de planche de dessins, mais ici, j'ai bien peur, que soit il existe quelques photo rare de ses modèles, et comme ils possédèrent le châssis du S-35, ils furent identifier en tant que S-35 et non en tant que SAV-41.

mais ici, comme vous allez le pouvoir le lire, ici les SAV-41, principallement ce furent les FFL qui en disposèrent.
http://1940lafrancecontinue.org/FTL/annexes/1942/42-6-4_OdB_francais_06_42.htm

Et ici, si des chars SAV-41 furent pris par les allemands, cecis, combatirent en Afrique du Nord donc sous Rommel, et nullement aucun d'entre eux, servit sur les champs de bataille sur le Front de l'Est.

Le modèle SAV-42, lui n'est plus basé sur le chassis du S-35, donc uniquement le SAV-41 et les SAV-AU-41
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MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Jeu 24 Nov - 19:53

et ici encore, pour que tout le monde arrive a comprendre les chiffres.
Lt. Colonel Baillou a écrit:
Le char Somua S35, ce dont je me souviens...

Par le Lt-Col Baillou, ancien de la 3e DLM en 1940 puis engagé dans la 2e DB. Il est aujourd’hui administrateur de l’association des amis du musée des blindés de Saumur.

Pourquoi ce titre ? Je ne peux prétendre tout connaître à propos du char SOMUA S 35. J’ai vu arriver son prototype tout au début de l’année 1936. C’était à Reims, au quartier "Jeanne d’Arc" que partageaient à l’époque le 18e Dragons et le tout nouveau 4e Cuirassiers, ex 4e Régiment d’automitrailleuses.
Je n’étais qu’un jeune maréchal des logis, "candidat aux écoles" selon l’expression d’alors. Je ne pouvais tout savoir de son élaboration. Cependant, les circonstances ont voulu que je fasse partie de la petite équipe chargée de son expérimentation. J’ai pu piloter moi même ce prototype encore instable et capricieux. Huit ans plus tard, en août 1943, lieutenant chef de peloton, je fus désigné pour reverser définitivement à la garde mobile d’Oran les 13 derniers engins de ce type qui restaient à l’armée française. Entre temps, pendant ces huit années, je n’ai servi que ce matériel et combattu à bord en Belgique et en Tunisie.
Voici ce dont je me souviens après 60 ans !

Le premier contact
Nous vîmes donc un beau jour arriver au quartier une imposante machine peinte en noir, dans un grondement sourd laissant deviner des chevaux sous le capot. Le moteur initial était, nous avait-on dit, un V8 Hispano de 200 CH. La "bête" vira avec une étonnante facilité devant le bureau du colonel Evain avant de s’immobiliser, aussitôt entourée de curieux. Un civil en salopette et en béret basque en sortit. Ce pilote arrivait directement de Rueil par la route, et à une moyenne surprenante. Nous avions devant nous le char dit "de Cavalerie" que nous attendions et qui devait par la suite se révéler le meilleur engin de combat de sa génération.
Arriva également au régiment pour y effectuer son temps de commandement, le capitaine Dentes, breveté technique. Il prit ses fonctions à la tête du 4e escadron, celui auquel je servais, et se mit aussitôt au travail avec pour mission d’expérimenter le prototype du char moyen de 19 tonnes, proposé par la Société d’Outillage Mécanique et d’Usinage d’Artillerie (SOMUA). Une petite équipe fut constituée. Un pilote militaire fut choisi le brigadier Melkowski.
Jour après jour, les essais se poursuivaient, principalement sur route. La vocation de ce futur engin de combat étant de rouler vite et loin, il se devait donc de posséder une mécanique fiable. Alors semaine après semaine, nous le cassions. Il repartait aussitôt sur plate-forme à Rueil, pour nous revenir très vite par route et toujours plus fringant. Il fut finalement choisi entre plusieurs concurrents dont je n’ai connu que le Renault Y car il nous avait été également confié.
Une présérie de 4 châssis suivit rapidement pour être testée en terrain varié cette fois, en particulier dans la craie toujours apparente et nue des Monts de Champagne labourés pendant 4 ans par l’artillerie 20 ans plus tôt. A l’issue des essais, nous savions notre futur char apte à soutenir une vitesse de 40 km/h sur route. Par contre, le profil des patins de chenille dut être modifié, le prototype accrochant mal la route. Combien de vols planés avons-nous fait dans les fossés !
Produit en série

Au début de 1938. le SOMUA fut produit en série et le 4e escadron, toujours sous les ordres du capitaine Dentes, premier servi. D’ailleurs, la 1ère Brigade Légère Mécanique (18e Dragons et 4e Cuirassiers) fut entièrement équipée pour la mobilisation partielle de 1938 à la suite des événements de septembre : l’affaire de Sudètes. Les échelons "A" de cette brigade gagnèrent Verdun par la route un un temps record. Je dois dire, pour être parfaite ment honnête, que les deux autres escadrons H 35 qui dans chaque régiment complétaient les deux escadrons S 35, se comportèrent à cette occasion tout aussi honorable ment, Ils roulaient seulement un peu moins vite.
Les atouts du S35

Le SOMUA, et je ne suis pas le seul à le penser, fut le meilleur engin de son époque. Ses atouts étaient :
• une coque remarquable, fractionnée en trois élé ments principaux plus la tourelle, lesquels après déboulon nage pouvaient être séparés, facilitant l’accès à toute la mécanique. il n’était pas rare de voir rouler un SOMUA en réparation, débarrassé de ses deux demi-carcasses supérieures, compartiment de combat et compartiment moteur à l’air libre,
un blindage de 40 mm à peu près uniforme, en fonte coulée, lequel a prouvé à maintes reprises son efficacité
• un très bon moteur V8 de 190 CH (et non de 200) très suffisant pour entraîner les 19 tonnes à la vitesse que nous souhaitions.
• un astucieux système de direction agissant par accélération de la chenille extérieure et non par freinage de la chenille intérieure, ceci grâce à deux embrayages latéraux tournant à la vitesse du moteur et non à celle de la sortie de boite. Résultat plus le rapport des deux vitesses était important, plus le char virait court. Au point mort, le char pivotait sur place.
• une vitesse instantanée de plus de 40 km/h sur route. Au Sénégal, au cours dune démonstration sur sol dur de latérite j’ai atteint un cours instant le 50 km/h.
• enfin une fiabilité de l’ensemble des plus satisfaisant. En Tunisie, en dépit de la raréfaction des pièces de rechange, le dernier escadron SOMUA de l’armée française a pu totaliser vaille que vaille prés de 1000 kilomètres par engin sur des terrains difficiles faits de sable et de rocaille.

J’ai toujours regretté que cet excellent char fait pour la vitesse, n’ait pas été doté d’un train de roulement dérivé du système Christie à grands galets : lequel fit, plus tard, la part la plus importante du succès du T 34 russe. J’ai aussi souvent critiqué pour en avoir souffert, l’incommodité de la tourelle monoplace. Enfin, et ce fut le défaut généralisé de l’ensemble de notre matériel, absence de moyens fiables de communication et d’interphone.
Tel qu’il nous fut livré, le SOMUA était remarquable et nous avons "fait avec". Il aura fallu l’arrivée du matériei américain en 1943 pour que nous nous disions : comment avons-nous pu nous battre seuls en tourelle ? Comment avons-nous pu nous passer d’interphone ?

10 mai 1940... l’heure de vérité
La France aligne trois Divisions Légères Mécaniques, la 3e toute neuve, créée à partir du 1er janvier autour de Saumur. J’en fais partie. Deux régiments de chars par D.L.M. Deux escadrons SOMUA à 22 engins par régiment. La France possède donc 12 escadrons S 35 au total. C’est peu. Le commandement avait souhaité harmoniser ses régiments à 4 escadrons S 35. On nous a affirmé que cette carence était due aux mouvements sociaux qui périodiquement à Rueil et à Puteaux paralysaient la production. J’ai moi-même été le témoin d’une grève aux usines Cail à Denain, et cela le 7 mai, soit 3 jours avant l’offensive (J’ai vu une chaîne de 20 caisses de S 35 en cours d’usinage arrêtée depuis trois jours. A notre question pourquoi vous arrêtez-vous ? Nous avons un besoin urgent de ces chars. Réponse des ouvriers, je cite tel que je l’ai entendu "Oh, nous on ne sait pas. On voudrait bien travailler mais c’est la C.G.T. qui nous a donné le mot d’ordre !")
La 1ère D.L.M. aligne 4 escadrons S 35 (18e Dragons, 4e Cuirassiers). Au sein de la 7e Armée (Général Giraud) elle va tenter de donner la main au nord à la Hollande.

Le corps de cavalerie, au centre de la Belgique, avec ses 8 escadrons SOMUA (13e et 29e Dragons, 2e D.LM. et 1er et 2e Cuirassiers, 3e D.L.M.) va se porter vers l’est, vers la Meuse, à la rencontre du 16e Panzerkorps afin de le retarder cinq jours au minimum, en s’engageant conformément aux règlements d’emploi des D.L.M. : Dans la défensive, infanterie (Dragons portés) se regroupe en point d’appui, les chars se rassemblent en arrière, prêts à contre attaquer entre les points d’appui.
C’est ce dispositif qui fut adopté par la 3e D.L.M. laquelle se trouvant à cheval de part et d’autre de la nationale Liège-Bruxelles va subir l’assaut concentré des 3e et 4e Panzer Divisions.

Le 12 mai 1940 enfin d’après-midi, le point d’appui de Hannut est attaqué avec une grande violence par le Groupe Blindé Eberach. Les chars allemands pénètrent au centre du village. Une première action est menée par l’escadron de Hotchkiss (H 39) Sainte-Marie Perrin (2e Cuirassiers). Les H 39 sont détruits les uns après les autres, le capitaine est tué.
Le colonel Du Vigier lance alors en contre attaque l’escadron SOMUA du capitaine de BEAUFORT. L’ennemi est immédiatement chassé du point d’appui avec de lourdes pertes. D’après une source belge, le général Hoeppner (16e PZK) aurait été tellement impressionné par la puissance du S 35 comparé à celle du H 39 (il s’agissait là de la toute première confrontation entre les matériels français et allemands), que dans la nuit du 12 au 13 mai, il fit passer la consigne pour le lendemain à tous ses équipages, de s’engager à fond contre les matériels Hotchkiss, mais d’éviter le combat avec les S35sauf à très courte portée ou par les Pz IV (canon de 75). Ce fut du reste pratiquement à bout portant que furent touchés le lendemain, 13mai, les SOMUA qui disparurent. Jusqu’à 1 000 m, le canon de 47 surclassait tous les matériels allemands.

Le 13 mai, en début d’après-midi, l’escadron SOMUA du capitaine Ameil (2e Esc/1er Cuir) fut lancé en contre attaque contre la position de départ de 14e PZD Conscient du pouvoir de ses canons de 47 mm, le capitaine arrêta ses pelotons sur une position de tir reconnue, à 800 m des Allemands agglutinés au long d’une lisière. L’ouverture simultanée du feu des quatre pelotons S 35 fit un massacre parmi les PzKw II (canon de 20 mm) et III (canon de 37 mm incapables de riposter efficacement). Le débouché de la 4e Panzer fut contrarié et il fallut une manoeuvre d’enveloppement de toute la 3e PZD pour faire tomber la position du 1er Cuirassiers. Et là encore, trois pelotons du 1er escadron (Lt Mazeran) parfaitement embossé sur le flanc de l’adversaire, lui détruisirent une bonne cinquantaine de chars, avant de succomber, faute de munitions. Seul le peloton Racine parvint à se replier. Le soir au bivouac, nous avons relevé 29 impacts de 20 mm et de 37 mm sur le blindage de son SOMUA. Sur les 42 chars du Groupe SOMUA du 1er Cuirassiers, le 13 mai au soir il n’en restait plus que 16, tous couverts d’impacts.
Les combats se poursuivirent après la rupture de la ligne de la Dyle à Gembloux, la 2e D.L.M. en forêt de Mormal, le 18e Dragons au Quesnoy le 4e Cuirassiers à Landrecies. Jusqu’au bout, les derniers SOMUA furent engagés avec succès. Les tout derniers furent sabotés par leurs équipages en vue de Dunkerque.
Signalons enfin la présence de S 35 (3e Cuirassiers) au sein de la 4e Division Cuirassée (Col de Gaulle) devant Montcornet et Abbeville à la fin du mois de mai.
Un ordre particulier du général Weygand avait prescrit d’évacuer en priorité de la poche du nord, le personnel de ce qui n’était pas encore l’Arme Blindée Cavalerie (Chars et Cavalerie). De retour en France début juin, ce personnel sous les ordres du général Langlois, nouveau patron du Corps de Cavalerie, fut réarmé de bric et de broc avec le matériel qui put être récupéré dans des dépôts en voie d’évacuation. Parmi ce matériel, une trentaine de SOMUA furent confiés aux capitaines Ameil et Granel. Ils participèrent aux combats de la Loire qu’ils franchirent à hauteur d’Angers (Ponts de cé). L’armistice signé, ils furent livrés aux commissions d’armistice et regroupés en Dordogne, dans des parcs fermés.

Négociations d’armistices
Au cours de l’été 1940, les Anglais appuyant les Français libres, avaient tenté sans succès de s’emparer de Dakar, et de faire ainsi basculer notre A.O.F. dans le camp des alliés au même titre que l’A.E.F. du gouverneur général Éboué venait de le faire. La défense d’un lointain Sénégal n’intéressait pas les Allemands. Le gouvernement de Vichy, désireux de conserver l’A.O.F. a proposé à l’occu pant de prendre à sa charge la défense de Dakar, à condition bien entendu, que soit rendu du matériel moderne, entre autres des SOMUA, ceux la même que nous venions d’abandonner en Dordogne, l’initiative en serait venue de la direction de la cavalerie à Royat où se trouvaient le colonel Leyer, et les comman dants De Beaufort et Demetz). Après Dakar et Mers El Kebir, les Allemands nous croyaient murs pour une loyale collaboration. Royat avait une autre optique (je tiens, l’information de la bouche même du commandant De Beaufort lors de sa visite au Sénégal en 1942). Royat avait entrevu dans cette opération le moyen de récupérer et de faire passer en Afrique non seulement du matériel mais aussi du personnel qualifié char, provenant de nos D.L.M, personnel pour l’instant disséminé dans nos régiments de l’armistice où faute de mieux, il pratiquait le cheval et le... vélo.,
Vingt-deux SOMUA nous furent donc rendus, et coté personnel, de quoi mettre sur pied un escadron, ratissé dans les régiments. En dépit de leur candeur, les Allemands avaient refusé l’embarquement à Marseille des pièces de rechange indispensables et de plus d’une seule unité de feu par engin, ils pensaient ainsi limiter à peu de chose la capacité de combat de cet escadron. Là se situe, sur les quais mêmes, un épisode qu’il convient de rapporter, tant il révèle le caractère français, épisode qui va assurer la longévité de l’escadron du capitaine Gribius et lui permettre de combattre en Tunisie, ce que les Allemands avaient toujours voulu éviter.

Dans la nuit, alors que le quai d’embarquement était abandonné à la très nonchalante surveillance d’Italiens, notre équipe d’embarquement vida en vrac dans les cales Quand les Allemands s’aperçurent du subterfuge, le cargo était en mer, avec nos hommes à la lisse, brandissant force "bras d’honneur".
En juin 1941, les chars après remise en état à l’E.R.M. de Meknès, furent embarqués à Casablanca et le groupe autonome du 1er RCA constitué. Il allait devenir le 12e RCA et parvenir au Sénégal où rien ne s’est passé, et surtout pas de nouvelle tentative anglaise, grâce au ciel !
Seconde vie en Afrique
Novembre 1942. C’est le tournant de la guerre. Les anglo-saxons débarquent en A.F.N. L’Afrique occidentale enfin, rejoint le camp des alliés. Nous attendions cela depuis si longtemps... Les Allemands à leur tour débarquent en Tunisie et pour ralentir leur progression vers l’Ouest, l’Armée Française d’Afrique du nord, bien que pourvue de moyens très insuffisants, se porte sur la frontière Algéro-Tunisienne. Elle dispose de peu de chars, de vieux modèles, quelques Hotchkiss H 35.

Un escadron SOMUA qui passe encore a cette époque pour moderne, n’est pas à négliger. Le 1er janvier 1943, le général Giraud lui-même, vient nous chercher au Sénégal. Nouvel embarquement à Dakar, escale à Casablanca, autre escale à Gibraltar, gigantesque convoi vers Alger attaqué de nuit au large de Mostaganem, débarquement puis aussitôt après un bref passage aux ateliers de Boufarik, Tebessa.
Rommel compte s’emparer de cette porte vers l’Algérie pour, de là, remonter vers Constantine et la mer.
Mais il a perdu sa légendaire puissance, il doit renoncer. Nos SOMUA que l’on prétendait lui opposer faute de mieux, sont alors, par la montagne et la région des mines de phosphate, dirigés vers Gafsa. Heureusement pour nous, l’affrontement entre nos petits 47 mm et des Panzer IV, servis par des vétérans n’aurait pu tourner qu’à notre élimination. Dans le Sud nous rencontrons surtout des Italiens, adversaires bien plus à notre portée. Et ceux-ci, nous le sentons, n’en veulent plus. Nombreux accrochages, nombreuses mines. En dépit de terrains de rocaille, de sable, de lits d’oueds à sec, servant de cheminements, dans lesquels les chars sont obligés de tracter les véhicules à roues, le SOMUA, ce vieux compagnon, est toujours là.

A la fin du mois d’avril 43, l’escadron est transféré vers le nord. Il prend position en face de Pont-du-Fahs, un verrou que les Allemands tenaient fermement depuis plusieurs mois. Le 8 mai, le 3e Étranger d’Infanterie le fait sauter. De là à la mer s’étend une plaine, dominée au loin par la masse isolée du mont Zagouhan. Cinquante kilomètres d’exploitation sont offerts au dernier escadron SOMUA de l’Armée Française pour son ultime mission. Et quelle mission ! Tendre la main à la 8e Armée qui remonte en suivant le littoral, et participer au « bouclage » du cap Bon dans lequel se sont entassés près de 200 000 Germano-Italiens. Un petit Stalingrad en Afrique.

Le 9 mai au matin le 2/12e RCA s’engage à toute allure sur la route d’Enfidaville. Personne... Le vide, à part quelques détachements légers ennemis en fuite et qui sont vites expédiés. Je dois mener avec mon peloton l’avant-garde jusqu’au village de Moghrane à partir duquel le peloton de mon camarade Coupe doit me relever.
Accrochage en plein désert
Depuis la lisière Est de Moghrane, embossé derrière une haie de cactus, j’observe ce peloton qui s’éloigne. Je scrute à la jumelle l’horizon lointain de cette immense plaine, les pentes et le sommet de cet inquiétant Zagouhan d’où les Allemands, s’ils sont là, peuvent nous observer à loisir. Devant ces grands espaces que nos modestes 47 sont incapables de battre, je pense aux puissants tubes allemands qui pourraient trouver là des champs de tir d’élection. Je ne vois rien que quelques mirages provoqués par la chaleur. Je ne vois que des tourbillons de poussière soulevés par l’air chaud. Le peloton Coupe s’éloigne, il est bientôt à 2 kilomètres de Moghrane. Je ne peux plus rien pour l’appuyer. Il faut que je le suive.

C’est alors le drame que j’ai observé en entier, soulevé d’horreur. Quatre éclairs éblouissants au fond de la plaine. Le groupe de l’aspirant Mars qui ouvre la marche explose littéralement. Je vois des morceaux de métal qui volent en tous sens, la sinistre boule de fumée noire qui s’échappe de l’orifice du tourelleau, lequel s’est envolé, et le feu qui embrase les deux SOMUA.
J’observe tout cela et je ne peux rien c’est trop loin, mon 47 ne porte pas. Ah si j’avais eu ce jour là, ne serait-ce qu’un seulSherman et ses si précieux obus au phosphore. Les Panzer IV s’acharnent (nous avons relevé entre 10 et 12 perforations de 75 dans chacune des 2 carcasses calcinées à l’intérieur desquelles nos 6 chasseurs sont morts). Dans la tombe creusée sur les lieux, nous n’avons pu déposer que de pauvres débris inidentifiables. Les Panzer IV s’en prennent aux trois autres chars de Coupe. Ce dernier a pu faire demi-tour. Il s’éloigne à toute allure des pièces ennemies qui le poursuivent en l’encadrant. Peine perdue, il ne sera pas touché. Coupe, lui aussi ce jour là, aura poussé ses SOMUA à 50 km/h. Et ses vieux moteurs ainsi malmenés auraient dû exploser dix fois. Ils ont tenu et sauvé leurs équipages.

Lamartine avait raison... « Objets inanimés avez-vous donc une âme ? » La journée, celle du dernier combat du char SOMUA s’achève sous des déluges d’artillerie. L’Afrika-Korps vide ses coffres.
La fin de l’Afrika-Korps
Le 10 mai, tout est fini. Les Allemands posent les armes. Nous poursuivons notre progression, vers le cap Bon. En chemin, nous défilons devant des groupes d’Allemands rangés en ordre par unité. Ils n’ont pas l’air abattu. Ils nous observent en souriant, un rien goguenards, un rien méprisants. Ils semblent nous dire qu’ils appartiennent toujours à la race des seigneurs, que depuis deux ans ils ont mené la vie dure aux Anglais, qu’ils ont parcouru des milliers de kilomètres dans le désert de Tripoli à El Alamein et de l’Égypte à la Tunisie. Magnifiques spécimens de soldats, athlètes bronzés aux yeux bleus sous la grande lisière de leur casquette de désert. J’avoue que ce jour là, les hommes de l’Afrika-Korps m’ont impressionné.
11 mai 1943... L’escadron SOMUA poursuit sa route vers l’entrée du Cap Bon. A Sainte Marie du Zit, nous tombons sur l’intendance italienne. Différence d’attitude. Un petit déjeuner nous est servi avec un débordement un peu indécent d’amabilités. Expresso et petits pains chauds, avec, en prime, trois magnifiques camions bourrés de conserves, qui furent conduits par des chauffeurs italiens, lesquels nous ont suivis jusqu’à Rio Salado en Oranie et ont défilé avec nous déguisés en chasseurs d’Afrique, chéchia à trois bandes noires et ceintures rouge.

Le peloton du lieutenant Douboster s’engage sur le plateau qui s’ouvre sur le Cap Bon. Il découvre devant lui un groupe imposant d’officiers allemands en grande tenue, cols rouges de généraux, casquettes, ordre impeccable. Un officier d’état-major s’avance au devant de Douboster. Ce dernier, Lorrain, parle allemand. Il apprend qu’il a devant lui l’état-major des troupes allemandes de Tunisie, que le général Oberst von Arnim désire se rendre, mais refuse absolument de remettre son pistolet, comme le veut l’usage, entre les mains d’un officier français, fut-il général.
Le peloton Douboster va donc demeurer ainsi face aux Allemands durant plusieurs heures sans qu’un seul mot soit échangé. Il fallut attendre l’arrivée d’officiers anglais ! Pauvre Armée Française qui n’en finit pas de payer dans la déconsidération et le mépris sa défaite de 1940.

L’aventure du SOMUA s’achève à Tunis, lors du défilé de la victoire. Encore que les chars ne furent pas autorisés à défiler mais durent se contenter de faire la haie, servant de tribune aux spectateurs.
La fin des Somua
Retour en Oranie au sein du 12e RCA. La page est tournée, tous les esprits sont à présent obsédés par la perspective du réarmement par les Américains. Je me vois confier la mission de reverser définitivement à la garde mobile d’Oran les 13 derniers SOMUA qui nous restent. En arrivant chez les gardes, nos hommes ont tous arraché la plaquette SOMUA fixée sur l’avant du blindage. En arrivant à Temera et percevant leur Sherman, ceux-ci, comme moi-même, ont fait souder comme un souvenir et un porte-bonheur cette plaquette sur l’avant du poste de pilotage du char américain. Ainsi le souvenir de notre vieux compagnon nous a accompagné en Normandie, à Paris, Dompaire et Strasbourg, ainsi que la porte du SOMUA de l’aspirant Mars doublement perforée, et pieusement rapportée de Moghrane.

Donc ici, comme le lieutenant colonel énumèrent quelques chiffres, pour les combats en Afrique du Nord, Ici peut être il y'a déja des SAV-41 a l'intérieur, du fait, que en Afrique du nord, ici il n'y avait pas un surnombre de char somua, des hotchkiss et autres, mais pour les somua c'était limité.

et bien sûr, ici lorsque il parle des dernier somua, ici ce son effectivement les réel chars somua et non les SAV-41.
puisque ici, comme je n'ais pas la preuve d'une photo, ici je pense, que les modèles SAV-41, eux ne disposaient guère de la plaquette Somua, mais plutôt d'une plaquette de l'usine de Savanah.
Mais ici pas de preuve pour confirmer mes supossisions, donc a voir, si dès fois ont ne retrouve tout de même pas, avec les photos provenant des groupes Leclerc et autres de 1942-1943 des chars SAV-41 ou même des chasseurs de chars SAV-AU 41 disposant d'un autre logo que SOMUA.
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