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 Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État

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naga
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MessageSujet: Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État   Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État Icon_minitimeLun 5 Avr - 0:55

Au lendemain de la publication par Disclose de son enquête sur les conséquences des essais nucléaires en Polynésie française, sort un livre, Toxique.


Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État Zz347


Dans le prolongement de l’enquête de nos confrères de Disclose et Interprt à laquelle La Dépêche de Tahiti était associée, dénonçant 50 ans de désinformation d’État
autour des retombées nucléaires en Polynésie française, un livre sort ce matin.

Toxique, édité chez Presse universitaire de France, démontre sur près de 200 pages comment l’État français a menti et minimisé l’impact des essais nucléaires
dans les atolls de Moruroa et Fangataufa. Un livre que La Dépêche de Tahiti a pu lire en avant-première.

Fruit d’une collaboration inédite entre un scientifique expert du nucléaire, un journaliste du média d’investigation Disclose et Interprt et un collectif d’architectes spécialisés
dans l’analyse criminalistique, ce livre met au jour ce qui a longtemps été caché au public : les conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires français
en Polynésie.

Au fil des pages, Sébastien Philippe et Tomas Statius démontent une stratégie organisée pour cacher la vérité aux Polynésiens.
À partir de près de 2 000 archives collectées en deux ans d’enquête – avec des trous béants dans certaines d’entres elles sur les tirs Sirius, Toucan, Orion et d’autres –
les auteurs ont entrepris de calculer, vérifier et discuter certaines des vérités assénées depuis des années.
Les tirs « sales » sous ballon, aux conclusions rapidement cachées sous le sceau du « secret défense » avec une conclusion qui frappe.
« Les doses reçues par les Polynésiens, notamment les enfants, sont bien supérieures à celles reçues par les habitants de Fukushima au Japon,
à la suite de l’accident nucléaire de 2011. »

Le livre démontre comment les autorités de l’époque ont sous-estimé l’impact d’une exposition radiologique « aigüe et chronique ».


Au moins cinq tirs qui posent problème

Aux Gambier, le livre Toxique revient sur au moins cinq tirs qui posent problème, avec des passages de nuages de plusieurs millirad par heure…
« Des niveaux que l’on retrouve aujourd’hui dans la zone d’exclusion de Tchernobyl, mais qui descendent rapidement après la fin des retombées », est-il écrit.
Des tirs qui sont suivis de pluies qui souillent les aliments et l’eau. Cette eau qui est récoltée comme eau de consommation par les habitants.
Mais qu’importe, la dosimétrie sera effectuée sur les eaux de rivière, et non sur l’eau de pluie, potentiellement 20 fois plus radioactive, histoire de masquer
« des expositions bien plus importantes que l’armée n’était en mesure de dire à l’époque ».
Une habitude de consommation pourtant connue des forces armées puisqu’elle était référencée dans leurs rapports.

Le long des pages figurent aussi des témoignages. Des enfants à l’époque des essais qui devaient se réfugier sans comprendre dans « la tortue » de Mangareva.
Des travailleurs du nucléaire aux dosimètres dysfonctionnels et aux conditions de travail rendues très difficiles.
Les courriers ouverts pour éviter les fuites d’information par « la grande muette » ou encore ces tenues, plus ou moins protectrices selon que l’on soit un membre du CEA,
un militaire ou un personnel civil local.

Ce livre est un nouveau tome dans la longue série des écrits sur le nucléaire en Polynésie française.
Dérangeant et poignant, il n’a pas fini de faire parler de lui.


source
actu.fr
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naga
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MessageSujet: Re: Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État   Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État Icon_minitimeLun 5 Avr - 1:06

Les six essais atmosphériques les plus contaminants seraient :

Aldébaran, le 2 juillet 1966, bombe de 28 kilotonnes testée sur une barge dans le lagon de Mururoa, et des vents d'ouest-nord-ouest emportent le nuage radioactif
de l'explosion vers l ile de Mangareva.

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Rigel, le 24 septembre 1966, bombe de 125 kilotonnes tirée sur barge dans le lagon de Fangataufa. La contamination radioactive atteint l'atoll de Tureia et les îles Gambier.

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Arcturus, le 2 juillet 1967, une bombe de 22 kilotonnes tirée sur barge dans le lagon de Mururoa, qui atteint à nouveau l'atoll de Tureia.

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Encelade, le 12 juin 1971, une bombe sous ballon de 440 kilotonnes, l'atoll de Tureia est de nouveau touché.


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Phoebe, le 8 août 1971, une bombe, sous ballon, de 4 kilotonnes touche les îles Gambier.

Centaure, le 17 juillet 1974, une bombe sous ballon de 4 kilotonnes contamine via des pluies localisées l'île de Tahiti.

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naga
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MessageSujet: Re: Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État   Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État Icon_minitimeLun 5 Avr - 1:28

2 images incroyables affraid affraid

Sous le nuage de l'essai Capricorne le 16 juin 1974 à Moruroa.On peut dire que ces gars la,ont eu une vie courte!!


Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État Zz348


Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État Zzzz145


Que montre ces photos. C'est une page d'histoire de France. L'essai nucléaire CAPRICORNE en Polynésie française.
On voit sur ce cliché pris quelques minutes après l'explosion un jeune soldat sous le nuage.
Le tir CAPRICORNE effectué en 1974 se situait en zone dénommée. DINDON. Quelques minutes plus tard, le nuage passera à la verticale des personnels.
Cette photo montre que, contrairement aux affirmations de l'état français, toutes les mesures de protection étaient loin d'être prises.
Pendant d'autres essais, de nombreux personnels restaient sur place. Cette photo fait partie d'un dossier contenant encore d'autres images révélatrices.


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vania
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MessageSujet: Re: Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État   Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État Icon_minitimeLun 5 Avr - 10:37

Victimes collatérales d'une Guerre Froide, qui aura sûrement tué davantage de civils que de militaires... Rolling Eyes
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naga
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MessageSujet: Re: Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État   Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État Icon_minitimeMar 6 Avr - 2:21

Les militaires sacrifiés des essais nucléaires français
Un échange de mail interne au ministère de la Défense reconnaît pour la première fois que 2 000 vétérans de la campagne nucléaire en Polynésie française «
sont ou seront atteints de cancers ».

Plongeurs, électriciens, pilotes d’avion, mécaniciens, matelots… Entre 1966 et 1974, plus de 90 000 personnes ont été mobilisées par l’armée française pour assurer
le bon déroulement de la campagne d’essais atmosphériques conduite en Polynésie française.

En première ligne pendant cette décennie d’explosions à l’air libre, les plus contaminantes, les vétérans ont engagé depuis le début des années 2000 un bras de fer
avec leur ancien employeur. Objectif : faire reconnaître le lien direct entre l’exposition aux rayonnements ionisants et la survenue de cancers dans leurs rangs.
Ce que l’Etat refuse. « A chaque fois que je défends le dossier d’un vétéran devant le comité d’indemnisation des victimes, je dois prouver le lien entre son cancer
et les essais« , déplore Jean-Luc Sans, le président honoraire de l’Association des vétérans des essais nucléaires (Aven), 6 700 adhérents.

Dans son refus, l’exécutif s’appuie notamment sur les conclusions de deux rapports commandés au cabinet privé Sepia santé, en 2009 et 2013.
Le premier affirme que le taux de mortalité chez les vétérans n’est pas supérieur à celui de la population française en général. Le second avance que le taux « d’affections
longue durée », comme les cancers, « ne met pas en évidence » un lien direct avec l’exposition aux radiations chez ces mêmes vétérans.

L’atoll de Mururoa, l’une des bases principales de l’armée française, en 1966. ©Ecpad

Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État Zzz208



2 000 VÉTÉRANS MALADES

Un échange de courriels internes au ministère des armées met à mal cette communication bien huilée. Dans cette correspondance datée de février 2017,
que Disclose s’est procuré, un membre du cabinet de Jean-Yves Le Drian, le ministre de l’époque, dresse un rapide bilan de l’état sanitaire des troupes ayant résidé
sur les atolls du Mururoa et Fangataufa « pendant plusieurs semaines entre 1966 et 1974 ».

Sur les 6 000 personnes concernées, « environ un tiers [d’entre eux] sont ou seront atteints d’un cancer radio-induit soit 2 000 personnes », prévient l’auteur de la note.
A cette première estimation est jointe une seconde correspondant au coût que leur reconnaissance représenterait pour le Comité d’indemnisation des victimes
des essais nucléaires (Civen) : « 100 millions d’euros. »

Contacté par Disclose, le ministère dément l’existence de ces estimations. Il admet néanmoins l’existence de contaminations possibles pour certains corps de métier.
A l’image des « personnels qui récupéraient des enregistrements ou des échantillons [radioactifs] après les tirs » ou encore « ceux qui pouvaient être en contact
avec des matières radioactives lors de la décontamination de matériels divers ou de l’assainissement de zones de tir ».

C’est le cas, par exemple, des « bouilleurs ». Dans le ventre des navires militaires, ces mécaniciens avaient pour mission de rendre l’eau de mer propre à la consommation.
A force d’inhaler les vapeurs toxiques, ces hommes faisaient partie des effectifs les plus exposés aux radiations.
Ce que l’armée n’ignorait pas, comme l’indique le certificat médical rédigé après l’hospitalisation, en novembre 1967, d’un bouilleur contaminé à l’uranium :
« Cette affection a été causée par le quart effectué devant les bouilleurs contaminés et le démontage de certaines pièces de ces bouilleurs au cours de la traversée. »


« CANCERS FOUDROYANTS »
Peu à peu, la maladie a décimé les rangs des anciens. Sur le De Grasse, le navire amiral de la flotte, près de « 30 % à 40 % des équipages sont morts »,
témoigne Christian Coulon, un ancien mécanicien désormais à la tête de l’Aven dans le Morbihan. « Le bateau n’était pas du tout prévu pour une utilisation
en milieu contaminé », complète-t-il.

Charles Van Cam, un météorologue affecté à Hereheretue, une île à mi-chemin entre Mururoa et Papeete, entre 1970 et 1971, soutient qu’il a perdu l’ensemble
de ses cinq collègues. « Ils sont tous morts de cancers foudroyants après la fin des essais : leucémie ou poumons », assure-t-il. René Le Dain, météorologue passé par Tureia
et les Gambier au début des années 1970, livre peu ou proue la même histoire.
Seuls changent les lieux. Et les dates :« Sur les quatre à être au poste météo des Gambier, nous sommes trois à avoir eu un cancer. »

Pour saisir l’ampleur des contaminations dont les vétérans ont pu faire l’objet, il faut se référer aux documents militaires déclassifiés par l’armée en 2013.
Une analyse détaillée de ses 2 000 pages, que Disclose et Interprt publient en intégralité, permet de mettre des chiffres sur le manque criant de protection radiologique
à l’époque des essais à l’air libre.
Le matériel de protection était essentiellement réservé aux tâches les plus à risque comme la décontamination des atolls à la suite des tirs nucléaires.

Même chose pour les dosimètres. Ces appareils rudimentaires, utilisés pour mesurer la radioactivité, n’ont pas été distribués à tout le monde.
Certaines tâches parmi les plus risquées de la campagne se faisaient même sans « reconnaissance radiologique préalable ».


LES BATEAUX EN PREMIÈRE LIGNE
En épluchant les documents de l’armée, nous avons relevé de nombreuses distorsions entre les retombées mesurées à l’époque et celles produites en 2006 et 2007
dans les rapports du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et du ministère de la défense.
Nous avons ainsi découvert que plusieurs navires contaminés en opération ne figurent pas dans la liste officielle des bâtiments exposés à des retombées radioactives.
A l’image du Forbin, touché à deux reprises par des poussières issues des essais Aldébaran (2 juillet 1966) et Rigel (24 septembre 1966).
C’est également le cas du Doudart de Lagrée ou le De Grasse, après le tir Arcturus, en juillet 1967.
Trois ans plus tard, le Jauréguiberry, un autre navire Français, traverse pendant plusieurs heures une retombée radioactive provoquée par le tir Andromède.
Une contamination qui ne figure nulle part.

En 1974, La Paimpolaise, un autre bateau de la flotte française, navigue pendant une dizaine de minutes à travers une zone de forte radioactivité.
Sa coque fend même une tache brune à la surface de l’eau. Cette dernière a probablement été provoquée par une explosion atomique, bien qu’il soit difficile de dire laquelle.
En cet été 1974, les tirs s’enchaînent à une cadence telle que les services de l’Etat peine à recenser les dégâts provoqués dans le milieu naturel.


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source
disclose.ngo
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MessageSujet: Re: Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État   Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État Icon_minitimeMar 6 Avr - 10:33

En tout cas, Tanguy et Laverdure ont eu deux épisodes à Mururoa, et bien ils n'ont pas chopé de cancer !!... Very Happy
Sérieux, triste histoire pour ceux qui n'y ont fait que leur travail... Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État   Toxique, 200 pages qui bombardent les vérités d'État Icon_minitime

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