Le Forum du Front de l'Est
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.
Le Forum du Front de l'Est

Tout savoir sur le Front de l'Est
 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Le deal à ne pas rater :
12 + 6 gratuites = 18 bouteilles – Vin rosé de Languedoc-Roussillon
59.99 €
Voir le deal

 

 Le Somua S-35

Aller en bas 
+6
naga
SDKFZ
Loïc Charpentier
goliath
Kojédoub
Panzer IV
10 participants
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Kojédoub
Obersleutnant
Obersleutnant
Kojédoub

Nombre de messages : 222
Date d'inscription : 04/01/2009

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeMer 22 Avr - 19:09

Traduit du russe:

Catégorie I


Biens neufs, n'ayant jamais été en exploitation, répondant aux exigences des critères techniques, et complétement valables pour une utilisation prédéfinie selon la désignation.

C'est pire pour la catégorie II

Comme on le voit, aucune mention de char et encore moins de disponibilité immédiate. Personne ne sait quelles sont les exigences des critères techniques sus mentionnés.

Pour ce qui est de Sharp, vaut mieux qu'il laisse tranquille les définitions dans leur sens premier, lourdingue et administratif qui ne veut par ailleurs rien dire plutôt que d'en faire des interprétations libres et personnelles.

Quant aux 20 500 chars perdus du 22/06/41 au 31/12/41, il s'agit d'une attrition comptable et personne n'a jamais prétendu qu'il le furent au combat. Sharp aurait au moins pu préciser ça, si tant est qu'il l'ait compris.

Ainsi, dans les premiers jours rien que dans le dépot de Doubno les allemands ont saisi 215 chars et 50 canons AC intacts. Au sein de la 10e division du 15e corps, 140 chars furent abandonnés lors de la retraite, pour 110 perdus au combat ou lors des déplacements opérationnels. A la 8e division blindée du 4e corps, 107 chars ont été sabotés par leurs équipages, 10 ont disparu sans traces, 6 sont enlisés dans un marécage. Dans ces conditions pas étonnant que le Front Sud-Ouest perdait 292 chars/jour à lui seul du 22/06 au 06/07/41!

On estime actuellement à 60-70%* la part des blindés soviétiques été perdus hors combat lors de Barbarossa (pannes, capture, usure, accident, réforme...). Une bonne part du reste a été abandonnée aves des dommages certes, mais sans gros bobo susceptible d'entrainer la réforme, sur le terrain, faute de moyens d'évacuation.

Cordialement

* Parmi eux 30% sûr, au vu qu'ils n'ont jamais bougé, servant de reservoir à pièces détachées.Le reste par extrapolation des JMO des unités.

Kojédoub
Revenir en haut Aller en bas
Kojédoub
Obersleutnant
Obersleutnant
Kojédoub

Nombre de messages : 222
Date d'inscription : 04/01/2009

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeJeu 23 Avr - 14:18

Le même en russe



Военный округ Всего Исправные Требуют незначительного ремонта* Требуют длительного ремонта* Требуют капитального ремонта
Западные округа
ЛенВО1 85771 536210104
ПрибОВО1 54937889620372
ЗапОВО2 9004701722385323
КОВО5 4651 1243 644298379
ОдВО1 011178565151117
Всего в западных округах12 7822 1578 3831 247995
Внутренние округа
ЗакОВО877671112238
САВО36302884431
АрхВО2691601
МВО1 1732992015074
ПриВО443283078622
ОрВО321231767844
ХВО305271933550
СКВО15701331410
УрВО5304832
СибВО21610189512
Прочие округа
ДВФронт3 2011912 772134104
ЗабВО2 4961311 943232190
Всего23 1062 61116 0802 1572 258


Dernière édition par Kojédoub le Jeu 23 Avr - 14:29, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Kojédoub
Obersleutnant
Obersleutnant
Kojédoub

Nombre de messages : 222
Date d'inscription : 04/01/2009

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeJeu 23 Avr - 14:27

Mad Quest-ce que c'est que ce site ou on arrive pas à tout poster d'un coup!:sold:

Donc

colonne 2 Total
colonne 3 Opérationnels
colonne 4 Exigent un depannage (une maintenance) légère
colonne 5 Exigent un dépannage prolongé
colonne 6 Exigent un dépannage lourd (refonte totale=kapitalny remont)

Comme quoi les interprétations fusent...et Sharp ne doit pas être tellement bien placé pour avoir la bonne.

S'agit bien entendu des mêmes chiffres du NKO. (ministère de la défense)

Ceux de la direction des armes blindées cavalerie-mécanisée (GQG ABC) donnent 29% + 44% indisponibles selon gravité sur un parc de 23 457 chars en ligne.

Le parc total d'engins blindés dépasse quand à lui les 26 100 exemplaires!

Cordialement,

Kojédoub
Revenir en haut Aller en bas
goliath
Generaloberst
Generaloberst
goliath

Nombre de messages : 554
Age : 28
Localisation : Finlande-Ermont 95
Date d'inscription : 10/11/2007

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeJeu 23 Avr - 17:35

n'étant pas spécialement bon en russe, j'ai demandé à mon père pour la traduction de deux-trois trucs ... et je demande confirmation, si possible :
pour la première "section", il s'agit des engins alignés sur le secteur "ouest", donc en théorie les machines qui ont été engagées en premières lors de l'invasion allemande ?
Section du milieu, secteur intérieur (machines utilisées lors du conflit avec le Japon en 37 ?), et dernière section, autres secteurs, avec le total en rouge.

Nous avons été incapables d'identifier les différents modèles (peut-être le T-26).

je remarque que le taux de machines disponibles est assez faible, mais en même temps, la plupart des chars non-opérationnels nécessitent juste une révision, des travaux rapides.
Revenir en haut Aller en bas
Kojédoub
Obersleutnant
Obersleutnant
Kojédoub

Nombre de messages : 222
Date d'inscription : 04/01/2009

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeJeu 23 Avr - 19:47

goliath a écrit:
pour la première "section", il s'agit des engins alignés sur le secteur "ouest", donc en théorie les machines qui ont été engagées en premières lors de l'invasion allemande ?
Oui, c'est les machines versées dans les districts militaires Ouest. Les machines descorps mécanisées ou des divisions qui furent engagées dès le premier jour dépendaient administrativement des armées frontalières au sein des districts Ouest. Les autres chars relevant de l'autorité du district, même frontalier, échappaient au commandement des armées frontalières. Ce qui constituait un autre facteur d'affaiblissement Je n'ai pas fourni de tableau à ce sujet.


Citation :
Section du milieu, secteur intérieur (machines utilisées lors du conflit avec le Japon en 37 ?), et dernière section, autres secteurs, avec le total en rouge.
Oui, les disticts intérieurs c'est dans la section du milieu. C'est le réservoir blindé partiellemnt utilisable en cas de faillite du front.

Non, les machines stationnées en face des forces Japonaises dépendent des districts militaires du Front d'extrême Orient et du district Trans-baïkalien, elles sont intouchables et classées dans "autres secteurs". Elles constituent l'assurance de Staline face aux éventuelles velleïtés impérialistes du Mikado. C'est également le cas des chars versés à la République Populaire de Mongolie, non mentionnés ici.

Citation :
Nous avons été incapables d'identifier les différents modèles (peut-être le T-26).
Je n'ai pourtant pas fourni de liste par type d'engin...

Citation :
je remarque que le taux de machines disponibles est assez faible, mais en même temps, la plupart des chars non-opérationnels nécessitent juste une révision, des travaux rapides.
Cependant, selon une habitude aussi préjudiciable que bien ancrée dans l'industrie de guerre soviétique, la fabrication de sous ensembles et des pièces détachées cesse avec la décision administrative d'arrêt de fabrication du char, soit bien avant la fin de la production réélle. De plus, les lots de pièces détachées ne bénéficiant d'aucune priorité, leur fabrication était toujours sous-dimensionnée pour au profit des chiffres de production brute, artificiellement gonflés de cette manière.

Dans le cas des BT-2,5,7* la situation était particulièrement tragique, au vu que ces chars utilisaient des moteurs d'aviation réformés M-5 et M-17 ayant déjà beacoup servi auparavant (ayant dépassé leur potentiel constructeur). Même neufs, ces fringants engins risquaient de s'arrêter à tout moment!

Cordialement

A l'exception des BT-7M de 1940, qui benéficiait du même diesel que le T-34.
Revenir en haut Aller en bas
goliath
Generaloberst
Generaloberst
goliath

Nombre de messages : 554
Age : 28
Localisation : Finlande-Ermont 95
Date d'inscription : 10/11/2007

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeJeu 23 Avr - 20:18

merci pour les confirmations.

Citation :
Citation:
Nous avons été incapables d'identifier les différents modèles (peut-être le T-26).

Je n'ai pourtant pas fourni de liste par type d'engin...
Ah ? Que veulent dire les caractères dans la colonne 1 ?
Revenir en haut Aller en bas
Kojédoub
Obersleutnant
Obersleutnant
Kojédoub

Nombre de messages : 222
Date d'inscription : 04/01/2009

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeJeu 23 Avr - 20:55

Les districts militaires sont dans la première colonne.

C'est le même tableau en russe que celui fourni par Loïc hier en anglais. Ce qui change c'est un peu l'agencement mais surtout la légende des colonnes II à VI entre l'historien russe que j'ai traduit, et l'anglais.

Cordialement
Revenir en haut Aller en bas
Kojédoub
Obersleutnant
Obersleutnant
Kojédoub

Nombre de messages : 222
Date d'inscription : 04/01/2009

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeJeu 23 Avr - 21:29

goliath a écrit:


Nous avons été incapables d'identifier les différents modèles (peut-être le T-26).

.

Ben si tu veux la liste par modèle dans les districts Ouest tu peux consulter ici:

http://rkkaww2.armchairgeneral.com/battles/wf1941/wf_tank_equipm_Jun_01_1941.htm

Il existe la liste complète des matériels au 1er juin 1941 qque part mais je n'arrive plus à mettre la main dessus...
Revenir en haut Aller en bas
SDKFZ
Feldmarshall
Feldmarshall


Nombre de messages : 1203
Age : 57
Localisation : haut-rhin
Date d'inscription : 09/07/2011

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeJeu 24 Nov - 17:24

Bonjours, moi si vous le voulez bien, comme je pense bien que c'est un vieux sujet, je vais le mettre a jours, et ce en revenant a nouveau sur le sujet initial, qui parlait du char Somua S35 soit avec la dénomination (Pz.Kpfw 35-S 739(f)). Parce que ici, ce que j'ai remarqué d'après les réponses dans ce sujet, c'est que c'est beaucoup trop vite sortie du sujet initial, en parlant des autres chars allemands et Russes.

Donc après avoir faites ma petite recherche, j'ai trouver plein d'information, et ce rien que avec les mots clé qui figurèrent dans ce sujet.

Et ici je vais revenir dès 1941, avec les différentes localisations et dans quel unités les chars furent intégré.
Et aussi comme j'ai pu le lire dans d'autre sujet, provenant d'autre forum de nos compatriotes, en stipulant que les chars, eurent combattu contre les partisans, ici rien que cette dénomination est assez vague.

Le Somua S-35 - Page 2 Mini_394429somua1
Alors de Gauche a droite, notre bon somua S-35 (le S = Somua et le nombre 35 = l'année de la production ont est bien d'accord sur cette définition).
Au centre c'est le somua S-40. (donc la version amélioré du S-35).
Et a droite, le CANON AUTOMOTEUR SOMUA Sau 40, parce que même ce modèle, détenant le chassis du chars S-35, je vais l'intégré dans le sujet.

Et encore ici, presque personne, ou rarement fus parler des variantes du chars S-35.
Donc ici en terme de variante, ici moi je comprend, la construction des chars disposant du chassis S-35 et étant construit dans les autres pays tel le SAV-41 et le SAV-AU-41, produit dans l'usine de Savanah au Etat Unis.

Citation :
Savannah Mod-41 ou SAV-41
Version du SOMUA S35/S40 produite dans l’usine de Savannah (dont l’emplacement avait été choisi et le terrain acheté dès juin 1940). La modification principale était une tourelle pour deux hommes où le SA-35 de 47 mm était remplacé par le SA-39, plus long (855 m/sec de vélocité initiale contre 650 m/sec), avec un stock de 106 obus (perforants, explosifs et anti-personnel). Une mitrailleuse Browning 7,5mm (ou 7,62mm) était présente en montage co-axial (série 1, 3400 cartouches). Les véhicules des séries 2 à 4 (2 x 1800 cartouches) disposaient d’une deuxième Browning montée dans la partie avant de la coque et contrôlée par le mécanicien-radio. Un montage anti-aérien avec un fusil-mitrailleur Bren sur le toit de la tourelle fut adopté fin 1941 en rattrapage. Le châssis était élargi de 20 cm et le moteur Somua remplacé par un Wright-Continental R975 radial de 9 cylindres, limité à 300 CV (340 CV pour le M3 américain). La largeur des chenilles fut portée à 42 cm pour réduire la pression au sol (0,73 kg/cm2). La largeur totale passa à 244 cm, contre 212 pour le S35.

Poids en ordre de bataille : 23,2 tonnes. Pression au sol : 0,73 kg/cm2. Rapport puissance/poids : 12,93 cv/tonnes.
Longueur HT : 538 cm, hauteur HT : 259,5 cm, largeur HT : 244,0 cm, largeur des chenilles : 42 cm, écartement des axes de chenilles : 195 cm, longueur de contact au sol des chenilles : 362 cm.
Moteur et transmission : Wright-Continental R975 radial 9 cylindres en étoile à refroidissement par air (soufflante) et à puissance limitée à 300CV. Embrayage à sec à double disque avec assistance pneumatique (système Hispano), boite à 5 vitesses et transfert dans les deux sens de marche. Direction par système à double différentiel, sous licence Cleveland Tractor (Cletrac) et freins différentiels sur les barbotins d’entraînement.
Réservoirs auto-obturants de 485 litres. Pressurisation au NO2 par capture du gaz sur les collecteurs d’échappement.
Vitesse maximum : 45 km/h sur route, 25 à 30 km/h en tout-terrain. Autonomie : 280 km. Franchissement d’obstacle vertical : 75 cm. Pente maximale : 44°. Traversée de tranchée : 2,13 m. Profondeur de gué : 1 m (sans préparation).
Blindage : face avant supérieure, 57,15 mm ; face avant inférieure 38,1 mm ; flancs, 38,1 mm ; dessus et dessous de coque, 20,32 mm ; tourelle, 63,5 mm en face avant et masque du canon, 50,8 mm sur les côtés, 38,1 mm sur l’arrière et 25,4 mm sur le dessus.
Equipage : 4 (commandant, tireur-chargeur, conducteur, mécanicien-radio).

Les livraisons du SAV-41 commencèrent en juin 1941 et la production cessa en février 1942, après la construction de 740 véhicules.

Et le reste je vous laisse lire ici.
http://www.1940lafrancecontinue.org/FTL/annexes/1941/41-5-2_equipements_francais_US.htm

Donc ici je ne sais pas, si de ses modèles, furent capturer par les allemands, mais je l'insère tout de même.
Pour le moment, je n'ai pas réussis a trouver aucune photo, uniquement des schémas de planche de dessins, mais ici, j'ai bien peur, que soit il existe quelques photo rare de ses modèles, et comme ils possédèrent le châssis du S-35, ils furent identifier en tant que S-35 et non en tant que SAV-41.

mais ici, comme vous allez le pouvoir le lire, ici les SAV-41, principallement ce furent les FFL qui en disposèrent.
http://1940lafrancecontinue.org/FTL/annexes/1942/42-6-4_OdB_francais_06_42.htm

Et ici, si des chars SAV-41 furent pris par les allemands, cecis, combatirent en Afrique du Nord donc sous Rommel, et nullement aucun d'entre eux, servit sur les champs de bataille sur le Front de l'Est.

Le modèle SAV-42, lui n'est plus basé sur le chassis du S-35, donc uniquement le SAV-41 et les SAV-AU-41
Revenir en haut Aller en bas
SDKFZ
Feldmarshall
Feldmarshall


Nombre de messages : 1203
Age : 57
Localisation : haut-rhin
Date d'inscription : 09/07/2011

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeJeu 24 Nov - 19:53

et ici encore, pour que tout le monde arrive a comprendre les chiffres.
Lt. Colonel Baillou a écrit:
Le char Somua S35, ce dont je me souviens...

Par le Lt-Col Baillou, ancien de la 3e DLM en 1940 puis engagé dans la 2e DB. Il est aujourd’hui administrateur de l’association des amis du musée des blindés de Saumur.

Pourquoi ce titre ? Je ne peux prétendre tout connaître à propos du char SOMUA S 35. J’ai vu arriver son prototype tout au début de l’année 1936. C’était à Reims, au quartier "Jeanne d’Arc" que partageaient à l’époque le 18e Dragons et le tout nouveau 4e Cuirassiers, ex 4e Régiment d’automitrailleuses.
Je n’étais qu’un jeune maréchal des logis, "candidat aux écoles" selon l’expression d’alors. Je ne pouvais tout savoir de son élaboration. Cependant, les circonstances ont voulu que je fasse partie de la petite équipe chargée de son expérimentation. J’ai pu piloter moi même ce prototype encore instable et capricieux. Huit ans plus tard, en août 1943, lieutenant chef de peloton, je fus désigné pour reverser définitivement à la garde mobile d’Oran les 13 derniers engins de ce type qui restaient à l’armée française. Entre temps, pendant ces huit années, je n’ai servi que ce matériel et combattu à bord en Belgique et en Tunisie.
Voici ce dont je me souviens après 60 ans !

Le premier contact
Nous vîmes donc un beau jour arriver au quartier une imposante machine peinte en noir, dans un grondement sourd laissant deviner des chevaux sous le capot. Le moteur initial était, nous avait-on dit, un V8 Hispano de 200 CH. La "bête" vira avec une étonnante facilité devant le bureau du colonel Evain avant de s’immobiliser, aussitôt entourée de curieux. Un civil en salopette et en béret basque en sortit. Ce pilote arrivait directement de Rueil par la route, et à une moyenne surprenante. Nous avions devant nous le char dit "de Cavalerie" que nous attendions et qui devait par la suite se révéler le meilleur engin de combat de sa génération.
Arriva également au régiment pour y effectuer son temps de commandement, le capitaine Dentes, breveté technique. Il prit ses fonctions à la tête du 4e escadron, celui auquel je servais, et se mit aussitôt au travail avec pour mission d’expérimenter le prototype du char moyen de 19 tonnes, proposé par la Société d’Outillage Mécanique et d’Usinage d’Artillerie (SOMUA). Une petite équipe fut constituée. Un pilote militaire fut choisi le brigadier Melkowski.
Jour après jour, les essais se poursuivaient, principalement sur route. La vocation de ce futur engin de combat étant de rouler vite et loin, il se devait donc de posséder une mécanique fiable. Alors semaine après semaine, nous le cassions. Il repartait aussitôt sur plate-forme à Rueil, pour nous revenir très vite par route et toujours plus fringant. Il fut finalement choisi entre plusieurs concurrents dont je n’ai connu que le Renault Y car il nous avait été également confié.
Une présérie de 4 châssis suivit rapidement pour être testée en terrain varié cette fois, en particulier dans la craie toujours apparente et nue des Monts de Champagne labourés pendant 4 ans par l’artillerie 20 ans plus tôt. A l’issue des essais, nous savions notre futur char apte à soutenir une vitesse de 40 km/h sur route. Par contre, le profil des patins de chenille dut être modifié, le prototype accrochant mal la route. Combien de vols planés avons-nous fait dans les fossés !
Produit en série

Au début de 1938. le SOMUA fut produit en série et le 4e escadron, toujours sous les ordres du capitaine Dentes, premier servi. D’ailleurs, la 1ère Brigade Légère Mécanique (18e Dragons et 4e Cuirassiers) fut entièrement équipée pour la mobilisation partielle de 1938 à la suite des événements de septembre : l’affaire de Sudètes. Les échelons "A" de cette brigade gagnèrent Verdun par la route un un temps record. Je dois dire, pour être parfaite ment honnête, que les deux autres escadrons H 35 qui dans chaque régiment complétaient les deux escadrons S 35, se comportèrent à cette occasion tout aussi honorable ment, Ils roulaient seulement un peu moins vite.
Les atouts du S35

Le SOMUA, et je ne suis pas le seul à le penser, fut le meilleur engin de son époque. Ses atouts étaient :
• une coque remarquable, fractionnée en trois élé ments principaux plus la tourelle, lesquels après déboulon nage pouvaient être séparés, facilitant l’accès à toute la mécanique. il n’était pas rare de voir rouler un SOMUA en réparation, débarrassé de ses deux demi-carcasses supérieures, compartiment de combat et compartiment moteur à l’air libre,
un blindage de 40 mm à peu près uniforme, en fonte coulée, lequel a prouvé à maintes reprises son efficacité
• un très bon moteur V8 de 190 CH (et non de 200) très suffisant pour entraîner les 19 tonnes à la vitesse que nous souhaitions.
• un astucieux système de direction agissant par accélération de la chenille extérieure et non par freinage de la chenille intérieure, ceci grâce à deux embrayages latéraux tournant à la vitesse du moteur et non à celle de la sortie de boite. Résultat plus le rapport des deux vitesses était important, plus le char virait court. Au point mort, le char pivotait sur place.
• une vitesse instantanée de plus de 40 km/h sur route. Au Sénégal, au cours dune démonstration sur sol dur de latérite j’ai atteint un cours instant le 50 km/h.
• enfin une fiabilité de l’ensemble des plus satisfaisant. En Tunisie, en dépit de la raréfaction des pièces de rechange, le dernier escadron SOMUA de l’armée française a pu totaliser vaille que vaille prés de 1000 kilomètres par engin sur des terrains difficiles faits de sable et de rocaille.

J’ai toujours regretté que cet excellent char fait pour la vitesse, n’ait pas été doté d’un train de roulement dérivé du système Christie à grands galets : lequel fit, plus tard, la part la plus importante du succès du T 34 russe. J’ai aussi souvent critiqué pour en avoir souffert, l’incommodité de la tourelle monoplace. Enfin, et ce fut le défaut généralisé de l’ensemble de notre matériel, absence de moyens fiables de communication et d’interphone.
Tel qu’il nous fut livré, le SOMUA était remarquable et nous avons "fait avec". Il aura fallu l’arrivée du matériei américain en 1943 pour que nous nous disions : comment avons-nous pu nous battre seuls en tourelle ? Comment avons-nous pu nous passer d’interphone ?

10 mai 1940... l’heure de vérité
La France aligne trois Divisions Légères Mécaniques, la 3e toute neuve, créée à partir du 1er janvier autour de Saumur. J’en fais partie. Deux régiments de chars par D.L.M. Deux escadrons SOMUA à 22 engins par régiment. La France possède donc 12 escadrons S 35 au total. C’est peu. Le commandement avait souhaité harmoniser ses régiments à 4 escadrons S 35. On nous a affirmé que cette carence était due aux mouvements sociaux qui périodiquement à Rueil et à Puteaux paralysaient la production. J’ai moi-même été le témoin d’une grève aux usines Cail à Denain, et cela le 7 mai, soit 3 jours avant l’offensive (J’ai vu une chaîne de 20 caisses de S 35 en cours d’usinage arrêtée depuis trois jours. A notre question pourquoi vous arrêtez-vous ? Nous avons un besoin urgent de ces chars. Réponse des ouvriers, je cite tel que je l’ai entendu "Oh, nous on ne sait pas. On voudrait bien travailler mais c’est la C.G.T. qui nous a donné le mot d’ordre !")
La 1ère D.L.M. aligne 4 escadrons S 35 (18e Dragons, 4e Cuirassiers). Au sein de la 7e Armée (Général Giraud) elle va tenter de donner la main au nord à la Hollande.

Le corps de cavalerie, au centre de la Belgique, avec ses 8 escadrons SOMUA (13e et 29e Dragons, 2e D.LM. et 1er et 2e Cuirassiers, 3e D.L.M.) va se porter vers l’est, vers la Meuse, à la rencontre du 16e Panzerkorps afin de le retarder cinq jours au minimum, en s’engageant conformément aux règlements d’emploi des D.L.M. : Dans la défensive, infanterie (Dragons portés) se regroupe en point d’appui, les chars se rassemblent en arrière, prêts à contre attaquer entre les points d’appui.
C’est ce dispositif qui fut adopté par la 3e D.L.M. laquelle se trouvant à cheval de part et d’autre de la nationale Liège-Bruxelles va subir l’assaut concentré des 3e et 4e Panzer Divisions.

Le 12 mai 1940 enfin d’après-midi, le point d’appui de Hannut est attaqué avec une grande violence par le Groupe Blindé Eberach. Les chars allemands pénètrent au centre du village. Une première action est menée par l’escadron de Hotchkiss (H 39) Sainte-Marie Perrin (2e Cuirassiers). Les H 39 sont détruits les uns après les autres, le capitaine est tué.
Le colonel Du Vigier lance alors en contre attaque l’escadron SOMUA du capitaine de BEAUFORT. L’ennemi est immédiatement chassé du point d’appui avec de lourdes pertes. D’après une source belge, le général Hoeppner (16e PZK) aurait été tellement impressionné par la puissance du S 35 comparé à celle du H 39 (il s’agissait là de la toute première confrontation entre les matériels français et allemands), que dans la nuit du 12 au 13 mai, il fit passer la consigne pour le lendemain à tous ses équipages, de s’engager à fond contre les matériels Hotchkiss, mais d’éviter le combat avec les S35sauf à très courte portée ou par les Pz IV (canon de 75). Ce fut du reste pratiquement à bout portant que furent touchés le lendemain, 13mai, les SOMUA qui disparurent. Jusqu’à 1 000 m, le canon de 47 surclassait tous les matériels allemands.

Le 13 mai, en début d’après-midi, l’escadron SOMUA du capitaine Ameil (2e Esc/1er Cuir) fut lancé en contre attaque contre la position de départ de 14e PZD Conscient du pouvoir de ses canons de 47 mm, le capitaine arrêta ses pelotons sur une position de tir reconnue, à 800 m des Allemands agglutinés au long d’une lisière. L’ouverture simultanée du feu des quatre pelotons S 35 fit un massacre parmi les PzKw II (canon de 20 mm) et III (canon de 37 mm incapables de riposter efficacement). Le débouché de la 4e Panzer fut contrarié et il fallut une manoeuvre d’enveloppement de toute la 3e PZD pour faire tomber la position du 1er Cuirassiers. Et là encore, trois pelotons du 1er escadron (Lt Mazeran) parfaitement embossé sur le flanc de l’adversaire, lui détruisirent une bonne cinquantaine de chars, avant de succomber, faute de munitions. Seul le peloton Racine parvint à se replier. Le soir au bivouac, nous avons relevé 29 impacts de 20 mm et de 37 mm sur le blindage de son SOMUA. Sur les 42 chars du Groupe SOMUA du 1er Cuirassiers, le 13 mai au soir il n’en restait plus que 16, tous couverts d’impacts.
Les combats se poursuivirent après la rupture de la ligne de la Dyle à Gembloux, la 2e D.L.M. en forêt de Mormal, le 18e Dragons au Quesnoy le 4e Cuirassiers à Landrecies. Jusqu’au bout, les derniers SOMUA furent engagés avec succès. Les tout derniers furent sabotés par leurs équipages en vue de Dunkerque.
Signalons enfin la présence de S 35 (3e Cuirassiers) au sein de la 4e Division Cuirassée (Col de Gaulle) devant Montcornet et Abbeville à la fin du mois de mai.
Un ordre particulier du général Weygand avait prescrit d’évacuer en priorité de la poche du nord, le personnel de ce qui n’était pas encore l’Arme Blindée Cavalerie (Chars et Cavalerie). De retour en France début juin, ce personnel sous les ordres du général Langlois, nouveau patron du Corps de Cavalerie, fut réarmé de bric et de broc avec le matériel qui put être récupéré dans des dépôts en voie d’évacuation. Parmi ce matériel, une trentaine de SOMUA furent confiés aux capitaines Ameil et Granel. Ils participèrent aux combats de la Loire qu’ils franchirent à hauteur d’Angers (Ponts de cé). L’armistice signé, ils furent livrés aux commissions d’armistice et regroupés en Dordogne, dans des parcs fermés.

Négociations d’armistices
Au cours de l’été 1940, les Anglais appuyant les Français libres, avaient tenté sans succès de s’emparer de Dakar, et de faire ainsi basculer notre A.O.F. dans le camp des alliés au même titre que l’A.E.F. du gouverneur général Éboué venait de le faire. La défense d’un lointain Sénégal n’intéressait pas les Allemands. Le gouvernement de Vichy, désireux de conserver l’A.O.F. a proposé à l’occu pant de prendre à sa charge la défense de Dakar, à condition bien entendu, que soit rendu du matériel moderne, entre autres des SOMUA, ceux la même que nous venions d’abandonner en Dordogne, l’initiative en serait venue de la direction de la cavalerie à Royat où se trouvaient le colonel Leyer, et les comman dants De Beaufort et Demetz). Après Dakar et Mers El Kebir, les Allemands nous croyaient murs pour une loyale collaboration. Royat avait une autre optique (je tiens, l’information de la bouche même du commandant De Beaufort lors de sa visite au Sénégal en 1942). Royat avait entrevu dans cette opération le moyen de récupérer et de faire passer en Afrique non seulement du matériel mais aussi du personnel qualifié char, provenant de nos D.L.M, personnel pour l’instant disséminé dans nos régiments de l’armistice où faute de mieux, il pratiquait le cheval et le... vélo.,
Vingt-deux SOMUA nous furent donc rendus, et coté personnel, de quoi mettre sur pied un escadron, ratissé dans les régiments. En dépit de leur candeur, les Allemands avaient refusé l’embarquement à Marseille des pièces de rechange indispensables et de plus d’une seule unité de feu par engin, ils pensaient ainsi limiter à peu de chose la capacité de combat de cet escadron. Là se situe, sur les quais mêmes, un épisode qu’il convient de rapporter, tant il révèle le caractère français, épisode qui va assurer la longévité de l’escadron du capitaine Gribius et lui permettre de combattre en Tunisie, ce que les Allemands avaient toujours voulu éviter.

Dans la nuit, alors que le quai d’embarquement était abandonné à la très nonchalante surveillance d’Italiens, notre équipe d’embarquement vida en vrac dans les cales Quand les Allemands s’aperçurent du subterfuge, le cargo était en mer, avec nos hommes à la lisse, brandissant force "bras d’honneur".
En juin 1941, les chars après remise en état à l’E.R.M. de Meknès, furent embarqués à Casablanca et le groupe autonome du 1er RCA constitué. Il allait devenir le 12e RCA et parvenir au Sénégal où rien ne s’est passé, et surtout pas de nouvelle tentative anglaise, grâce au ciel !
Seconde vie en Afrique
Novembre 1942. C’est le tournant de la guerre. Les anglo-saxons débarquent en A.F.N. L’Afrique occidentale enfin, rejoint le camp des alliés. Nous attendions cela depuis si longtemps... Les Allemands à leur tour débarquent en Tunisie et pour ralentir leur progression vers l’Ouest, l’Armée Française d’Afrique du nord, bien que pourvue de moyens très insuffisants, se porte sur la frontière Algéro-Tunisienne. Elle dispose de peu de chars, de vieux modèles, quelques Hotchkiss H 35.

Un escadron SOMUA qui passe encore a cette époque pour moderne, n’est pas à négliger. Le 1er janvier 1943, le général Giraud lui-même, vient nous chercher au Sénégal. Nouvel embarquement à Dakar, escale à Casablanca, autre escale à Gibraltar, gigantesque convoi vers Alger attaqué de nuit au large de Mostaganem, débarquement puis aussitôt après un bref passage aux ateliers de Boufarik, Tebessa.
Rommel compte s’emparer de cette porte vers l’Algérie pour, de là, remonter vers Constantine et la mer.
Mais il a perdu sa légendaire puissance, il doit renoncer. Nos SOMUA que l’on prétendait lui opposer faute de mieux, sont alors, par la montagne et la région des mines de phosphate, dirigés vers Gafsa. Heureusement pour nous, l’affrontement entre nos petits 47 mm et des Panzer IV, servis par des vétérans n’aurait pu tourner qu’à notre élimination. Dans le Sud nous rencontrons surtout des Italiens, adversaires bien plus à notre portée. Et ceux-ci, nous le sentons, n’en veulent plus. Nombreux accrochages, nombreuses mines. En dépit de terrains de rocaille, de sable, de lits d’oueds à sec, servant de cheminements, dans lesquels les chars sont obligés de tracter les véhicules à roues, le SOMUA, ce vieux compagnon, est toujours là.

A la fin du mois d’avril 43, l’escadron est transféré vers le nord. Il prend position en face de Pont-du-Fahs, un verrou que les Allemands tenaient fermement depuis plusieurs mois. Le 8 mai, le 3e Étranger d’Infanterie le fait sauter. De là à la mer s’étend une plaine, dominée au loin par la masse isolée du mont Zagouhan. Cinquante kilomètres d’exploitation sont offerts au dernier escadron SOMUA de l’Armée Française pour son ultime mission. Et quelle mission ! Tendre la main à la 8e Armée qui remonte en suivant le littoral, et participer au « bouclage » du cap Bon dans lequel se sont entassés près de 200 000 Germano-Italiens. Un petit Stalingrad en Afrique.

Le 9 mai au matin le 2/12e RCA s’engage à toute allure sur la route d’Enfidaville. Personne... Le vide, à part quelques détachements légers ennemis en fuite et qui sont vites expédiés. Je dois mener avec mon peloton l’avant-garde jusqu’au village de Moghrane à partir duquel le peloton de mon camarade Coupe doit me relever.
Accrochage en plein désert
Depuis la lisière Est de Moghrane, embossé derrière une haie de cactus, j’observe ce peloton qui s’éloigne. Je scrute à la jumelle l’horizon lointain de cette immense plaine, les pentes et le sommet de cet inquiétant Zagouhan d’où les Allemands, s’ils sont là, peuvent nous observer à loisir. Devant ces grands espaces que nos modestes 47 sont incapables de battre, je pense aux puissants tubes allemands qui pourraient trouver là des champs de tir d’élection. Je ne vois rien que quelques mirages provoqués par la chaleur. Je ne vois que des tourbillons de poussière soulevés par l’air chaud. Le peloton Coupe s’éloigne, il est bientôt à 2 kilomètres de Moghrane. Je ne peux plus rien pour l’appuyer. Il faut que je le suive.

C’est alors le drame que j’ai observé en entier, soulevé d’horreur. Quatre éclairs éblouissants au fond de la plaine. Le groupe de l’aspirant Mars qui ouvre la marche explose littéralement. Je vois des morceaux de métal qui volent en tous sens, la sinistre boule de fumée noire qui s’échappe de l’orifice du tourelleau, lequel s’est envolé, et le feu qui embrase les deux SOMUA.
J’observe tout cela et je ne peux rien c’est trop loin, mon 47 ne porte pas. Ah si j’avais eu ce jour là, ne serait-ce qu’un seulSherman et ses si précieux obus au phosphore. Les Panzer IV s’acharnent (nous avons relevé entre 10 et 12 perforations de 75 dans chacune des 2 carcasses calcinées à l’intérieur desquelles nos 6 chasseurs sont morts). Dans la tombe creusée sur les lieux, nous n’avons pu déposer que de pauvres débris inidentifiables. Les Panzer IV s’en prennent aux trois autres chars de Coupe. Ce dernier a pu faire demi-tour. Il s’éloigne à toute allure des pièces ennemies qui le poursuivent en l’encadrant. Peine perdue, il ne sera pas touché. Coupe, lui aussi ce jour là, aura poussé ses SOMUA à 50 km/h. Et ses vieux moteurs ainsi malmenés auraient dû exploser dix fois. Ils ont tenu et sauvé leurs équipages.

Lamartine avait raison... « Objets inanimés avez-vous donc une âme ? » La journée, celle du dernier combat du char SOMUA s’achève sous des déluges d’artillerie. L’Afrika-Korps vide ses coffres.
La fin de l’Afrika-Korps
Le 10 mai, tout est fini. Les Allemands posent les armes. Nous poursuivons notre progression, vers le cap Bon. En chemin, nous défilons devant des groupes d’Allemands rangés en ordre par unité. Ils n’ont pas l’air abattu. Ils nous observent en souriant, un rien goguenards, un rien méprisants. Ils semblent nous dire qu’ils appartiennent toujours à la race des seigneurs, que depuis deux ans ils ont mené la vie dure aux Anglais, qu’ils ont parcouru des milliers de kilomètres dans le désert de Tripoli à El Alamein et de l’Égypte à la Tunisie. Magnifiques spécimens de soldats, athlètes bronzés aux yeux bleus sous la grande lisière de leur casquette de désert. J’avoue que ce jour là, les hommes de l’Afrika-Korps m’ont impressionné.
11 mai 1943... L’escadron SOMUA poursuit sa route vers l’entrée du Cap Bon. A Sainte Marie du Zit, nous tombons sur l’intendance italienne. Différence d’attitude. Un petit déjeuner nous est servi avec un débordement un peu indécent d’amabilités. Expresso et petits pains chauds, avec, en prime, trois magnifiques camions bourrés de conserves, qui furent conduits par des chauffeurs italiens, lesquels nous ont suivis jusqu’à Rio Salado en Oranie et ont défilé avec nous déguisés en chasseurs d’Afrique, chéchia à trois bandes noires et ceintures rouge.

Le peloton du lieutenant Douboster s’engage sur le plateau qui s’ouvre sur le Cap Bon. Il découvre devant lui un groupe imposant d’officiers allemands en grande tenue, cols rouges de généraux, casquettes, ordre impeccable. Un officier d’état-major s’avance au devant de Douboster. Ce dernier, Lorrain, parle allemand. Il apprend qu’il a devant lui l’état-major des troupes allemandes de Tunisie, que le général Oberst von Arnim désire se rendre, mais refuse absolument de remettre son pistolet, comme le veut l’usage, entre les mains d’un officier français, fut-il général.
Le peloton Douboster va donc demeurer ainsi face aux Allemands durant plusieurs heures sans qu’un seul mot soit échangé. Il fallut attendre l’arrivée d’officiers anglais ! Pauvre Armée Française qui n’en finit pas de payer dans la déconsidération et le mépris sa défaite de 1940.

L’aventure du SOMUA s’achève à Tunis, lors du défilé de la victoire. Encore que les chars ne furent pas autorisés à défiler mais durent se contenter de faire la haie, servant de tribune aux spectateurs.
La fin des Somua
Retour en Oranie au sein du 12e RCA. La page est tournée, tous les esprits sont à présent obsédés par la perspective du réarmement par les Américains. Je me vois confier la mission de reverser définitivement à la garde mobile d’Oran les 13 derniers SOMUA qui nous restent. En arrivant chez les gardes, nos hommes ont tous arraché la plaquette SOMUA fixée sur l’avant du blindage. En arrivant à Temera et percevant leur Sherman, ceux-ci, comme moi-même, ont fait souder comme un souvenir et un porte-bonheur cette plaquette sur l’avant du poste de pilotage du char américain. Ainsi le souvenir de notre vieux compagnon nous a accompagné en Normandie, à Paris, Dompaire et Strasbourg, ainsi que la porte du SOMUA de l’aspirant Mars doublement perforée, et pieusement rapportée de Moghrane.

Donc ici, comme le lieutenant colonel énumèrent quelques chiffres, pour les combats en Afrique du Nord, Ici peut être il y'a déja des SAV-41 a l'intérieur, du fait, que en Afrique du nord, ici il n'y avait pas un surnombre de char somua, des hotchkiss et autres, mais pour les somua c'était limité.

et bien sûr, ici lorsque il parle des dernier somua, ici ce son effectivement les réel chars somua et non les SAV-41.
puisque ici, comme je n'ais pas la preuve d'une photo, ici je pense, que les modèles SAV-41, eux ne disposaient guère de la plaquette Somua, mais plutôt d'une plaquette de l'usine de Savanah.
Mais ici pas de preuve pour confirmer mes supossisions, donc a voir, si dès fois ont ne retrouve tout de même pas, avec les photos provenant des groupes Leclerc et autres de 1942-1943 des chars SAV-41 ou même des chasseurs de chars SAV-AU 41 disposant d'un autre logo que SOMUA.
Revenir en haut Aller en bas
SDKFZ
Feldmarshall
Feldmarshall


Nombre de messages : 1203
Age : 57
Localisation : haut-rhin
Date d'inscription : 09/07/2011

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeJeu 24 Nov - 20:43

et ici je suis déjà allez a la chasse au information sur le 12ème RCA.
et toc!
Le Somua S-35 - Page 2 Mini_396095somua2

ici je préfère, que des spécialistes en blindés, identifie, du moins avec leurs connaissances, si c'est un S-35 ou si plutôt il pourait s'agir d'un S-40.

pour la photo du bas, je suis prèsque sûr, que cela est un S-40, si je le compare avec l'autre photo regroupant les 3 versions du char.

et ici toujours le 12ème RCA, ici a nouveau, pour moi, comme je ne connais pas les différente tourelle des chars, peut être, quelqu'un pourras identifier le modèle.
Le Somua S-35 - Page 2 Mini_618349somua3
Revenir en haut Aller en bas
SDKFZ
Feldmarshall
Feldmarshall


Nombre de messages : 1203
Age : 57
Localisation : haut-rhin
Date d'inscription : 09/07/2011

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeJeu 24 Nov - 22:23

bon alors a présent, ont vas une fois passer du coté des chars S-35, qui ont été dénommé chez les allemands en tant (Pz.Kpfw 35-S 739(f))

Alors, le chiffre 297 chars que les allemands ont récupérer, ici celui là, si je suis une première source, ici ont est d'accord.
Aux alliées de l'Axe "Italie", a eux ils eurent transmis 32 chars S-35
Aux alliées de l'Axe "Bulgarie" a eux furent transmis 6-7 chars S-35
Aux alliées de l'Axe "Hongrie" a eux furent transmis 2 chars S-35
Et alliées de l'axe "Yougoslavie" a eux furent transmis 1 char S-35 (les partisans de Tito l'eurent capturer celui ci).
Ce qui fait un totale de 255 chars S-35, que les Allemands ont utiliser pour divers fonctions.

Citation :
PanzerKampfawagen 35S 739(f) 300 furent utilisés comme char de combat.
Fahrschulpanzer 35S 739(f). (Char pour les écoles d'apprentissage)
Mörserzugmittel 35S(f) (Artillerie Schlepper). (Tracteur d'artillerie "Mortier")
Befehlspanzer35S(f). (Chars de commandement)
Munitionsschlepper 35S(f). (tracteur de munition)
Pak40auf Somua 35S(f). (montage d'un pak 40 sur le char)
Alors là, ici pour le chiffre de 300, ici je ne sais pas ou ils le sortent, du fait, que si l'allemagne a déjà transmis les autres chars appartenant a l'axe, et en plus ils ont utiliser le chars somua pour divers fonctions, alors ici il ne peuvent pas en plus avoir 300 chars que ils ont utiliser en tant que chars de combats.
Ici ma source a sûrement du se tromper.

Revenir en haut Aller en bas
naga
Feldmarshall
Feldmarshall
naga

Nombre de messages : 13268
Age : 55
Localisation : Bangkok(Thailande)
Date d'inscription : 02/02/2009

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeVen 25 Nov - 4:21

Merci SDKFZ pour le recit sur les S-35 en afrique du nord.

Ils avait a combattre des Panzer IV lang autant dire qu ils n avaient aucune chance en combat dans ces immensite desertique.


Les S 35 avaient t ils un systeme de refroidissement du moteur specifique pour le moteur?
Revenir en haut Aller en bas
naga
Feldmarshall
Feldmarshall
naga

Nombre de messages : 13268
Age : 55
Localisation : Bangkok(Thailande)
Date d'inscription : 02/02/2009

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeVen 25 Nov - 4:27

Pas eu le temps de lire mais lien sur le Somua

http://www.minitracks.fr/s35_tr11.htm
Revenir en haut Aller en bas
naga
Feldmarshall
Feldmarshall
naga

Nombre de messages : 13268
Age : 55
Localisation : Bangkok(Thailande)
Date d'inscription : 02/02/2009

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeVen 25 Nov - 4:34

SDKFZ a écrit:
et ici je suis déjà allez a la chasse au information sur le 12ème RCA.
et toc!
Le Somua S-35 - Page 2 Mini_396095somua2

ici je préfère, que des spécialistes en blindés, identifie, du moins avec leurs connaissances, si c'est un S-35 ou si plutôt il pourait s'agir d'un S-40.

pour la photo du bas, je suis prèsque sûr, que cela est un S-40, si je le compare avec l'autre photo regroupant les 3 versions du char.

et ici toujours le 12ème RCA, ici a nouveau, pour moi, comme je ne connais pas les différente tourelle des chars, peut être, quelqu'un pourras identifier le modèle.
Le Somua S-35 - Page 2 Mini_618349somua3


Celui du musee de Saumur est peint comme le 12e RCA on dirait?


Le Somua S-35 - Page 2 Somua210

Revenir en haut Aller en bas
SDKFZ
Feldmarshall
Feldmarshall


Nombre de messages : 1203
Age : 57
Localisation : haut-rhin
Date d'inscription : 09/07/2011

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeVen 25 Nov - 5:10

Le Somua S-35 - Page 2 Mini_173963somua4

donc ici deux autres photo:
La première normalement, j'énumère normalement, du fait, que ici ce n'était pas réellement spécifier, mais dans un texte, est apparu la nomination de ce 12ème RCA et qui se trouvait a cette date a Gabes.
Yes!!!!!!!

merci Mr. Naga, regarde bien, effectivement ici ton char de Saumur appartient au 12ème RCA.

Regarde exactement le numéros qui figure sur ma photo1 et celui qui figure dans le musée de Saumur.
1 chance sur 1 million de retrouver la photo du char, et celle là je l'ai eu!!!!!
maintenant il y'a juste a espérer, que le somua du musée, n'est pas un char, disposant de divers pièces d'autre char.
bravo Naga.

et pour t'est autre questions, je te répond après, du fait, que je vais juste vous fournir le récit ou est apparu la photo 2, qui ces chars, normalement furent intégré dans les régiment d'infanterie, tandis que les divisions blindés eux eurent que des Sherman. M4 depuis après Tunis en 1943.
Revenir en haut Aller en bas
SDKFZ
Feldmarshall
Feldmarshall


Nombre de messages : 1203
Age : 57
Localisation : haut-rhin
Date d'inscription : 09/07/2011

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeVen 25 Nov - 6:32

récit 2ème photo a écrit:
Ils formèrent le 92ème Bataillon du Génie, partie intégrante de la 36ème D.I. (division d'infanterie) à compter du 1er Avril 1945. Ce nouveau bataillon reçut à Libourne une formation complémentaire, se dota d'encadrement et surtout se prépara à libérer les poches de l'atlantique, grâce aux écoles de pilotage de Saint –Denis-de –Pile et de déminage de Fronsac dans le Libournais..........

Le 22 avril 1945, une section du bataillon participa à une importante prise d'armes à Saintes, en présence du Général de Gaulle. Le lendemain ordre était donné au capitaine Donet commandant le Génie du détachement de l'armée de l'atlantique, de prévoir les moyens nécessaires au transport de cinq chars Somua S.35, de 20 T, pour le 30 Avril, jour prévu pour l'attaque de la Garnison de l'île d'Oléron, opération baptisée Jupiter.
Véritable bastion avancé, cette île permettait aux Allemands de surveiller l'estuaire de la Gironde et la passe d'entrée de la Rochelle.
L'arsenal de Rochefort, équipé d'un puissant outillage, offrait la possibilité de réaliser à partir de flotteurs métalliques pour filets anti-sous marins, deux portières dont l'une sera construite à Cayenne sur Seudre. Leurs réalisations ainsi que celles des rampes d'accès, nécessitèrent un intense travail de jour et de nuit de la part du Bataillon. Les sapeurs s'approvisionnèrent à Bordeaux de trois propulseurs pour diriger les opérations; ces ensembles furent montés le 28 Avril puis démonté et transportés de nuit pour amarrage dans le petit port d'ostréicole.

Le 30 Avril, dès 3 heures du matin, des éléments du bataillon quittaient Ronce les bains sous l'inclémence du temps et par une température glaciale.
Le Transport de troupes s'effectua à bord de péniche de débarquement, de véhicule amphibis piloté par des noirs américains et de landing craft (bâtiments de débarquement). Parmis les fusiliers marin de la Rochelle et les fantassins du 50ème Rgt. D'infanterie, des homme du 92ème bataillon. Durant la traversée du pertuis de Maumusson, environs 4 kilomètre, par mer démonté, épaules contre épaules, les rafales de mitrailleuses à balle traçantes, et les tir de canon anti aérien de 88mm, continuaient à pleuvoir dru. Les coeurs battent fort, les corps sont gelés; plage de Gatseau près de Saint Trojan les Bains, qu'il faut déminer rapidement tout en creusant son abris individuel, avec sac et couverture pour illusoire protection. Durant ce temps, sous les feux ennemis, d'autre compagnons d'armes ont fait monter prudemment les chars Somua par les rampes d'accès, les font arrimés puis halés, le premier par un modeste remorqueur, les autres par des landing craft de 250 chevaux. Vers dix heures, les quatre bataillons avaient pris pied sur l'île, tandis que les chenilles des chars foulaient le sol insulaire sur une cale d'hydravions laissé intacte par les occupants.
Toute la nuit, les sapeurs du 92ème ont assuré le débarquement des chars, toujours dans l'eau glacée parfois au dessus de la ceinture, dans des conditions atmosphérique exécrables sous les tir sporadique des Allemands. Le lendemain, les chars et l'infanterie nettoyaient les derniers îlots de résistance, les unités déminaient sans discontinuer. La capitulation de l'île était effective le 1er Mai à 22 heures......

donc ici cela nous confirme bien, que 5 chars Somua s.35 furent utiliser encore en 1945, juste avant la capitulation.

donc utilisation de quelques chars Somua dans divers opérations, donc uniquement en tant que soutien de l'infanterie.

Revenir en haut Aller en bas
SDKFZ
Feldmarshall
Feldmarshall


Nombre de messages : 1203
Age : 57
Localisation : haut-rhin
Date d'inscription : 09/07/2011

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeVen 25 Nov - 7:12

et ici pour ta question Naga sur le refroidissement du moteur:

Moteur : Somua 8 cylindres de 190ch/(2000tr/mn) à essence refroidi par eau .
Donc ici pour le refroidissement du moteur, c'est identique comme pour les voitures, Radiateur Eau.

et juste encore un petit récit, pour contrer, les dirent de certains compatriotes, que nos chars ne valaient rien comparer au Allemands.

Citation :
Les principales causes tactiques des échecs de chaque action offensive française
furent la carence ou l’inexistence des liaisons, que ce soit entre chars de la même unité ou
entre le commandement et les troupes engagées. Nombreux furent les cas de contre-
attaques réussies, même avec des chars communiquant avec des fanions (!), mais
inexploitées faute d’être connues rapidement par le commandement. Les équipements
radios étaient gravement défectueux quand ils existaient et les liaisons filaires furent
détruites dès les premières attaques aériennes.

Le rôle des services d’approvisionnement (logistique) pesa lourd. La consommation
énorme des chars français (B bis, Somua, D.) fut souvent à l’origine d’interruptions des
combats ; les camions-citernes français, rarement tout-terrains, étaient souvent inopérant
dans les délais (pour une progression de vingt cinq kilomètres au combat, des B 1bis
eurent besoin de trois ravitaillements).
En face, les nourrices de vingt litres, baptisées plus tard par les Anglo-saxons jerrycan
qu’on pourrait traduire bidons-chleuhs se sont révélés une révolution adoptée ensuite par
toutes les armées du monde. Des dépôts en plein champ, des camions non spécialisés,
des manipulations à mains d’homme, tout cela donnait une souplesse extraordinaire face
aux lourdeurs du service des essences.


.....Le facteur dominant des combats du printemps 1940 fut naturellement l’erreur
fondamentale française de doctrine d’emploi des blindés. Eparpillés comme unités
organiques dans les Corps d’armée, l’usage des chars continuaient d’être conçu comme
éclairage et accompagnement des divisions d’infanterie. Les GRDI, groupes de
reconnaissance de division d’infanterie, bien armés et entraînés, auraient eux-aussi pu
jouer un rôle déterminant dans les attaques défensives. Des Divisions légères mécaniques
n’étaient pas destinées à des combats de rupture. Les quatre division cuirassées de
réserve, DCR, constituées au cours de l’hiver 1939-40, n’étaient pas vraiment
opérationnelles en mai, faute d’entraînement et de matériel. Cependant leur emploi
partiel, tardif et improvisé donnera des résultats qui inquiétèrent sérieusement von
Manstein et Rommel, mais qui ne purent être exploités, essentiellement pour des
questions de transmission et de logistique.


C’est le moment d’examiner quelques cas de rencontre entre troupes ennemies.


12, 14 mai à Hannut (Belgique) le Corps de Cavalerie Prioux (2 et 3 DLM) soit 380
engins blindés contre la 16 Panzer de Hœpner. Soit 680 Panzer Kw soutenus par la
Luftwaffe. Première bataille de chars de l’histoire. 164 chars allemands détruits contre
105 chars français.
L’escadre de von Richtofen du VIII Corps aérien aura détruit 50 chars sur les 105. Les
chars Somua auront à leur actif 120 PzKw, le reste est détruit par les canons antichars.

14 mai à Gembloux (Belgique). Après 130 km à pied, la Division marocaine et la 15
DIM font face à la 16 Pz Div de Hœpner : 34 000 hommes face à 40 000 Allemands et
les 500 PzKw rescapés d’Hannut. La Panzer allemande est stoppée.
Le 15, nouvelle attaque allemande ; deux bataillons de chars légers (H 35 et R 35) font
face. : 74 survivants sur 700 hommes. L’artillerie française détruit 50 PzKw. Au total le

16 mai le 16 Corps blindé de Hœpner a perdu 214 blindés et n’est plus opérationnel.
Sur la Dyle la 2 Division d’Infanterie Nord Africaine bloque la 2 Division allemande.
Repli sur ordre.

La IX Armée enfoncée le 10 mai, la II Armée s’est écroulée sur la Meuse. Le
commandement fixe une nouvelle ligne Arras, Valencienne, Tournai.

Le 14 mai à Stonne, Guderian attaque avec le régiment GrossDeutschland, la 10
Panzer Div. et les 2 et 16 DI. Plus de 300 blindés et la 3 flotte aérienne de Sperrle.

Du côté français la 3 DCR (division cuirassée de réserve), et la 3 DIM (infanterie
motorisée) 130 chars seulement, manquent la moitié des engins tout-terrain, les AM et
les motos.
Pendant 12 jours les Français bloquent les Allemands sur la position Stonne, Tanay, le
Mont-Dieu.
Repli, sur ordre, le 27 mai

Le 15 mai le hameau de Stonne change neuf fois de main, le 17 mai six fois les
combattants encaissent et reprennent ce point essentiel pour les deux camps.

Les 23 et 24 mai Guderian reçoit en renfort le 6 Korps à 3 D.I.
Les pertes françaises sont de 1015 hommes, celles des Allemands de 915.

A Landrecies, le 17 mai, un bataillon de B bis détruit plus de cent Automitrailleuses et
chars légers allemands. Une fois encore pas d’exploitation de ce succès faute de
transmissions et de renforts.

Montcornet, la 4 DCR commandée par De Gaulle est engagée sans infanterie
d’accompagnement, sans radio, avec approvisionnement essence insuffisant. Les Français
bousculent le 8 Panzer Korps et la 10 Panzer Div. Pourtant la DCR n’a qu’un bataillon de
B 1 bis, un bataillon de D à bout de souffle. Quelques R35 et des Somua sans lunettes de
tir ! Les automitrailleuses Panhard, toutes neuves, ont toutes été sabotées : leurs canons
de 25 sont inutilisables, conséquence de l’accord germano-soviétique.
Le carrefour de Montcornet est vital pour la 1 Panzer. Ce seront les Stukas et la flak
avec ses 88 qui enrayeront l’avance française. Le repli des troupes de Stonne, le 27,
libère les Panzer qui forcent la 4 DCR à arrêter son offensive.

Abbeville : le 20 mai l’aviation allemande détruit le centre historique de la ville pour
créer la panique et encombrer les routes de réfugiés. Le 27 mai une contre-attaque
menée par la 1 DB britannique est un échec complet, les chars anglais trop lents et trop

peu blindés brûlent par dizaines. Le 28 la 4 DCR attaque à 75 chars contre 750 blindés
allemands ; désastre pour l’infanterie allemande. Les 88 de la flak enrayent l’offensive
française, mais il y a panique dans les unités bavaroises à la suite de pertes énormes.
Manstein informe Kluge : la situation est grave ! La tête de pont allemande d’Abbeville est
réduite des trois-quarts.
Faute de liaisons le commandement français ignore la situation réelle et l’offensive est
stoppée au profit d’une nouvelle ligne de front.

Lille, du 28 au 31 mai, 40 000 Français arrêtent 110 000 Allemands.

Du 10 mai au 4 juin les Allemands ont perdu 2 500 hommes par jour ; du 5 au 20 juin
les pertes seront de 5 000 hommes-jour, cadence supérieure à celle que connaîtra la
Wehrmacht de Barbarossa du 21 juin au 10 décembre 1941 en Union soviétique.
Revenir en haut Aller en bas
vania
Modo-Felfgendarme
Modo-Felfgendarme


Nombre de messages : 11044
Date d'inscription : 30/07/2008

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeVen 25 Nov - 11:33

Merci pour avoir déniché cet excellent témoignage SDKFZ.
Citation :
Ils nous observent en souriant, un rien goguenards, un rien méprisants. Ils semblent nous dire qu’ils appartiennent toujours à la race des seigneurs
C'est vrai, on le voit dans les photos et films des colonnes de prisonniers allemands en mai 1943.
Cette attitude était générale, même face aux anglo-saxons.
Beaucoup d'entre eux par exemple rechignèrent à monter à bord des bateaux devant les convoyer dans des camps de prisonniers aux States ou au Canada, persuadés que ces même navires seraient coulés par des sous-marins allemands ...
Citation :
Le rôle des services d’approvisionnement (logistique) pesa lourd. La consommation
énorme des chars français (B bis, Somua, D.) fut souvent à l’origine d’interruptions des
combats ; les camions-citernes français, rarement tout-terrains, étaient souvent inopérant
dans les délais (pour une progression de vingt cinq kilomètres au combat, des B 1bis
eurent besoin de trois ravitaillements).
En face, les nourrices de vingt litres, baptisées plus tard par les Anglo-saxons jerrycan
qu’on pourrait traduire bidons-chleuhs se sont révélés une révolution adoptée ensuite par
toutes les armées du monde. Des dépôts en plein champ, des camions non spécialisés,
des manipulations à mains d’homme, tout cela donnait une souplesse extraordinaire face
aux lourdeurs du service des essences.
On reste pour le moins surpris de voir que personne apparemment n'avait pensé à ces problèmes de ravitaillement en première ligne...
Revenir en haut Aller en bas
naga
Feldmarshall
Feldmarshall
naga

Nombre de messages : 13268
Age : 55
Localisation : Bangkok(Thailande)
Date d'inscription : 02/02/2009

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeVen 25 Nov - 12:02

SDKFZ a écrit:
Le Somua S-35 - Page 2 Mini_173963somua4

donc ici deux autres photo:
La première normalement, j'énumère normalement, du fait, que ici ce n'était pas réellement spécifier, mais dans un texte, est apparu la nomination de ce 12ème RCA et qui se trouvait a cette date a Gabes.
Yes!!!!!!!

merci Mr. Naga, regarde bien, effectivement ici ton char de Saumur appartient au 12ème RCA.

Regarde exactement le numéros qui figure sur ma photo1 et celui qui figure dans le musée de Saumur.
1 chance sur 1 million de retrouver la photo du char, et celle là je l'ai eu!!!!!
maintenant il y'a juste a espérer, que le somua du musée, n'est pas un char, disposant de divers pièces d'autre char.
bravo Naga.

Dans la logique,
Je pense que le somua S-35 de Saumur etait un des 5 ayant combattu en 1945 et repeint au couleurs du 12e RCA.(c est mon avis).

Revenir en haut Aller en bas
SDKFZ
Feldmarshall
Feldmarshall


Nombre de messages : 1203
Age : 57
Localisation : haut-rhin
Date d'inscription : 09/07/2011

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeVen 25 Nov - 12:50

et ont revient un peu sur une unité de Beute panzer. Donc unité de char Allemande contenant des chars Somua capturer.

Le Somua S-35 - Page 2 2cmufig
Donc après avoir trouver cette première information, je me suis lancé a la recherche pour repêché les récits et autres document énumérant les chars. Et après 5 bonnes heures de recherche, depuis hier soir, ou ce matin, avec une petite sieste.

donc après avoir lu sur d'autre forum, des informations diverse, qui eux, pensaient que ce fus plutôt des Renault 35 et non des chars Somua S-35.
Bingo, je vient de retrouver le document l'indiquant le nombre de chars:

Citation :
la 90ème Panzergrenadier Division (cette division qui était l'ancienne Division "Sardaigne") a eu une étrange Panzer Abteilung, qui elle contenait quelques 10 chars Somua S35 français, est qui eux furent pris aux Italiens en 1943 lorsque elle se trouvaient encore basé en "Sardaigne". Ces même chars furent donnés aux Italiens en avril 1941 avec 450 autres R35 français (la plupart d'entre eux étaient placés en "Sicile" et utilisé par les italien lors de l'invasion de "La Sicile" en 1943). Ces chars comme il a été dit, ils étaient entre les mains des italiens qui provenaient du butin de guerre que les Allemands eurent pris, et [les Italiens ] eurent placé les Somua S35 en "Sardaigne"

ici comme il fus dénombré auparavant lorsque j'avais insérer le nombre de chars transmis par les Allemands, ici donc le nombre exact, devrait être 12 chars.
Et ici sous la dénomination Division "Sardaigne" ici les chars furent intégré dans le 32ème Régimento Carri Armati.
Et le 6 juillet 1943, la Division "Sardinien", donc (Sardaigne), a partir de cette division, a été créer la 90ème Panzergrenadier Division.
Et qui elle dans son unité Subdivisionnaire de la Panzer Abteilung 190. elle disposait de la 1ère et de la 2ème compagnie de chars capturer.
ou furent intégré les chars Somua.

La Division en elle même disposait de plusieurs type de chars.
le 1er Bataillon disposait de Panzer V, donc des Panther
le 2ème Bataillon, lui disposait de Panzer IV, ici la version était des "G" et de "J".
et en plus ses deux compagnies de chars butin de guerre.

et en moyenne, il fus planifié, d'intégré par compagnie 22 chars.
ici comme il y'a 2x6 chars Somua S-35, le restant étant des chars Renault 35.
Revenir en haut Aller en bas
SDKFZ
Feldmarshall
Feldmarshall


Nombre de messages : 1203
Age : 57
Localisation : haut-rhin
Date d'inscription : 09/07/2011

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeVen 25 Nov - 12:59

naga a écrit:


Dans la logique,
Je pense que le somua S-35 de Saumur etait un des 5 ayant combattu en 1945 et repeint au couleurs du 12e RCA.(c est mon avis).


humm, oui, pourquoi pas, du fait, que dans les récits, tel celui du lieutenant col.
ici il énumèrent que ils n'avaient plus de chars Somua, et sûrement, que le numéro du chassis, lui a été retirer d'un modèle du 12ème RCA, et dans le musée, ils l'ont monté la plaque du numéro de ce chars, que j'ai retrouver la photo a Gabes.
Parce que pour les cinq chars qui furent utilisé pour l'île d'oléron, ici cela est difficile de prétendre, que le char, après avoir servit dans le 12ème RCA, celui ci ce retrouva dans les cinq de l'île d'oleron.
ici d'après moi, les cinq chars somua, eux sûrement ils doivent provenir de la Région, ou même peut être de la région bordelaise.
Revenir en haut Aller en bas
naga
Feldmarshall
Feldmarshall
naga

Nombre de messages : 13268
Age : 55
Localisation : Bangkok(Thailande)
Date d'inscription : 02/02/2009

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeLun 6 Fév - 14:09

Somua S35 capture en France 1944

Le Somua S-35 - Page 2 Captur11
Revenir en haut Aller en bas
pierre Bascou
Oberst
Oberst


Nombre de messages : 278
Age : 57
Date d'inscription : 24/03/2013

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeMar 20 Juin - 20:02

bonjour à tous

pour ma part j 'en reviens au front de FINLANDE.

QUID de l utilisation des SOMUA S 35.

je recherche des informations...

amicalement

pierre
Revenir en haut Aller en bas
leclerc1944
Feldmarshall
Feldmarshall


Nombre de messages : 805
Age : 57
Localisation : Wesserling
Date d'inscription : 13/10/2016

Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitimeMar 20 Juin - 23:32

Bonjours pierre Bascou!
euhhh, avec tous ses forums ou j'était inscrit, en tant que SDKFZ, et ou j'ai traduit, autant en Allemands, que j'ai questionné des Russes.
Je ne me rappelle plus, du forum ou j'avais concocté un grand sujet sur la Finlande.
sur la 6.SS Gebirg Division (Nord)
la panzer ZbV 40, qui elle était l'unité étant arrivé en Norvège en 1940, et ou furent intégré les anciens Neubaufahrzeug. et les Pz. I et II (les Neubaufahrzeug, eux n'eurent jamais été intégré sur le territoire de la Finlande).

et de la 212ème Pz. Abteilung, et ou chez elle, Zug 217, 218 et 219 était équipé de Chars Français.
33x H-38-39 et 16x S-35. (donc 16 chars par unités), je pense que c'est l'unité peloton, par ce que une unité Zug, est inférieur à l'unité compagnie.  

Je me rappelle aussi d'un récit, russe, ou fut énumérer que les Russes, se sont tenu en embuscade, ou en 1941, ils ont réussis à détruire une colonne de char ou figurait des chars français (Et dans les récits, des batailles, les russes ont énumérer, que les chars français, était équipé de lance flammes.)

Je me rappelle aussi encore; que sur toute la longueur de la frontière entre la Finlande et l'URSS, comme c'était une région montagneuse, il n'y avais que 400km qui était franchissable pour les véhicule à moteur.

LA pz. ZbV 40 a été attribuer au secteur de l'attaque sur Mourmansk.
et à la 212ème Panzer Abteilung, elle lui fut attribuer au secteur de la 6ème SS Gebirgs division "Nord" pour l'attaque en direction de Alakutti - Kandalaksha
ici par exemple, un des S-35 provenant de la 211. perdu pendant la batailles des 1er jours du mois de juillet 1941 en direction de kandalaksha.  

Le Somua S-35 - Page 2 19_1

et cette autre
Le Somua S-35 - Page 2 1486312389

ici, c'est la carte de l'attaque Allemande, (numéro 6 = 6ème Division d'infanterie Finlandaise)
"SS Gebirg Division Nord")
la 169ème Division d'infanterie

(numéro 122 = 122ème Division de Fusilier Russe et en compagnie de la 104ème Division de Fusilier Russe)
et à l'arrière tu trouvera le chiffre 42 = 42ème Corps de Fusiliers Russe.

Et cette attaque c'est déroulé à la hauteur de Mikkola.

et ici une autre des rares photo de la 211ème Abt.

Le Somua S-35 - Page 2 Full?d=0

Donc pour le moment, je n'ai trouvé aucune photo, démontrant, que les S-35 Français de la 212ème Abt. était équipé de lance flamme.

Et une chose intéressante, ici en Finlande, les attaques ont commencé uniquement à partir du 1er juillet, en raison, que le Gebirgskorps devait passer en employant des chemins tortueux.
Mais à partir du 20 juin 1941, les unités de la Luftwaffe, ont déjà fait leurs premiers envol, en effectuant des photos à haute altitude, autant vers la voie de chemin de fer de Kandalaksha que vers Mourmansk....

Pour la "Heeresgruppe Sud" ici identiquement, leurs assauts à commencer non le 22 juin 1941, mais le 1er juillet, chez eux, si je me rappelle bien, c'était parce que les roumains, avait besoin du temps, pour déclarer la guerre.

Le Somua S-35 - Page 2 S35-04

et encore une autre photo de la pz. abt 211. capturer par les Russes.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




Le Somua S-35 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Le Somua S-35   Le Somua S-35 - Page 2 Icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 
Le Somua S-35
Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Forum du Front de l'Est :: Matériels utilisés :: Blindés-
Sauter vers: