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 Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012

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vania
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Lun 11 Juin - 16:18

Témoignage "dans le jus" ... Shocked
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 24 Juin - 12:58

CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)

Ovoïde dissimulée sous son casque et l'expédie sur Conway qui chargé de sa musette à grenades, explose. Enragé par cette action, Borodaiko vide le chargeur de son FM sur le groupe, rejoint par des rafales de Stens des soldats qui surviennent alors. Poursuivant le nettoyage de Buron jusqu'aux vergers sud-ouest où il rejoint quelques gars de sa compagnie, il abat sans s'interroger sur leurs intentions toute silhouette en tenue camouflée de Waffen SS, qu'il traque comme un chasseur à travers les ruines et les potagers du village. A 18h00, il sera le seul survivant de la 12e section ! Son exemple valeureux, sans soucis de sa propre personne, lui vaudra la Médaille Militaire, décernée par Monty.
La compagnie « D » du Major Anderson a été la première dans Buron, c'est elle qui a progressé dans le verger à l'ouest avec les tanks. Le sergent Herchenratter et le caporal Weitzel se distingueront dans ces combats, ce dernier sera tué.
A 11h30, le lieutenant-colonel Griffiths n'a pas de contact avec ses compagnies que par des agents de liaison : la compagnie « B » n'a plus que 1/3 de ses effectifs et plus qu'un officier ; la « C » est réduite à 50%, la « A » à 66%, mais passera en avant pour s'établir au sud du village. Tout l'après-midi, les obus allemands tomberont sur le village.
Les Glens à Saint-Louet, le Novas à AuthieAprès les durs combats pour Gruchy, l'attaque sur le château de Saint-Louet est confiée à une compagnie de réserve, la « C » du Major McDonald. Venant du nord, les sections approchent à travers les blés à 270m des bâtiments et tranchées occupées par les sapeurs du 16./25. Elles sont couvertes par l'artillerie. Mais, alors qu'il dirige le combat, le Major McDonald est gravement blessé par une grenade ; il mourra un peu plus tard. La 15e section prend son objectif et fait plus de trente prisonniers. Il est 15h05 mais une trentaine de sapeurs de la « HJ » s'accrocheront au milieu des ruines jusqu'à 22h00.
L'escadron « B » du Sherbrooke, qui a soutenu les Glenns, a perdu le tiers de ses Sherman.
Alors que le Glens s'élançaient sur le château, le Novas attendaient dans un verger à proximité de Buron le moment d'attaquer plein sud vers Authie et de prendre une revanche sur le funeste 7 juin. Mais, alors qu'ils quittent leur base de départ, les obus allemands s'abattent sur leurs compagnies et ils subissent des pertes. Ils devront éliminer les poches de résistance dans Authie qu'ils prennent dans le milieu de l'après-midi, appuyés par les mortiers et les mitrailleuses lourdes des Camerons et des automitrailleuses du régiment de reconnaissance. Les défenseurs SS se montraient si obstinés qu'ils résistèrent jusqu'à la fin et se suicidèrent plutôt que de se rendre. Authie est maintenant une base pour l'assaut final de la 7e Brigade, mais les escarmouches et les combats rapprochés ne seront pas terminés lors de l'arrivée des Reginas. Les chars du 1st Hussars sont envoyés vers Franqueville pour vérifier que les allemands ne sont plus un menace pour l'attaque. Ainsi les compagnies C et D pourront se déployer à 700m de l'Abbaye d'Ardenne. A suivre

Château de Saint-Louet
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 8 Juil - 13:11

CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)

La compagnie von Ribbentrop entre dans la bataille.

La 3e compagnie du régiment de chars de la Division « Hitlerjugend » avait combattu le vendredi 8 juin devant Norrey. Elle avait alors été commandée par le capitaine Lüdermann, son chef von Ribbentrop ayant été blessé trois jours auparavant. Le combat de Norrey s'était terminé par un désastre : 7 chars Panther sont détruits (dont tous les chars de la 3e section), 16 tankistes tués et 17 blessés (brûlures). Les 10 chars Panther restant seront distribués aux trois autres compagnies du 1e bataillon, pour combler les pertes. Les survivants de la 3e compagnie sont alors envoyés dans leur garnison d'avant le 6 juin, à Harcourt, dans l'Eure. Un petit monument y est élevé à la mémoire des morts de la compagnie, dans le parc du château. Les noms sont gravés avec le feu dans une croix de bois ; douloureux rappel de la façon horrible dont sont morts la plupart des tankistes : brûlés vifs dans leur Panther. Le feu est le pire ennemi du tankiste ; quand un obus antichar perforant s'enfonce dans la tourelle ou dans la caisse, l'acier est porté au rouge et, l'intérieur du char étant saturé de vapeurs d'essence, celles-ci prennent feu, il se produit un coup de « grisou ». Pendant quelques secondes, les tankistes suffoquent, on un voile rouge devant les yeux, et s'évanouissent un instant. Mais ils doivent reprendre conscience très vite pour jaillir hors du char et échapper au feu, sinon, ils sont pris dans l'embrasement de l'intérieur, puis le feu qui envahit tout si le moteur et le réservoir d'essence sont touchés. Et, la bataille de Norrey l'a montré, le char Panther brûle facilement (comme le Sherman d'ailleurs). Quelques tankistes de la compagnie auront principalement travaillé à l'érection de ce petit mémorial.
Le 18 juin, les chefs de char et les pilotes de la compagnies sont envoyés au Camp de Mailly. Fait unique, la 3e compagnie sera entièrement rééquipée de 17 Panther tout neufs. Les panzers sont débarqués à Paris le 14 juin et continuent par voie routière jusqu'à Harcourt. Le 5 juillet elle reçoit l'ordre de rejoiondre le front. Le 7 juillet, les tankistes assistent au terrible spectacle du bombardement de Caen. Le SS-Ostuf. Rudolf von Ribbentrop, le fils du ministre des affaires étrangères du Reich, a repris le commandement de sa compagnie. Il n'a que 23 ans mais il porte la Croix de chevalier autour du cou, gagnée entre autres, pour un combat près de Teterewino, le 12 juillet 1943, où il engagea ses 7 panzers au milieu de 150 T34, il perd alors 4 chars mais continue et détruit lui-même 14 T34 et brise l'élan soviétique. C'est alors un jeune homme cultivé, qui a fait ses études en Angleterre, c'est un gentleman qui à plus le profil d'un poète ou d'un artiste que d'un guerrier. Mais comme l'a demandé son père, il ne bénéficiera d'aucun traitement de faveur, au contraire, il doit montrer l'exemple et il sera extrêmement courageux. Il est aussi humain, très aimé de ses hommes qui l'appellent le « Chef ». Le 8 juillet au matin, ses trois sections de chars Panther sont prêtes.....A suivre

Château de Harcourt
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vania
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 8 Juil - 17:27

Citation :
douloureux rappel de la façon horrible dont sont morts la plupart des tankistes : brûlés vifs dans leur Panther
D'où le port de tenues en cuir héritées de la marine italienne dans la 12ème S.S.
Sûrement pénible à supporter dans le cagnard de l'engin, mais qui a sauvé la vie à plus d'un tankiste.
Sinon, un remède d'urgence mais efficace en cas de brûlure: l'huile moteur (non usagée si possible ... Rolling Eyes ), d'après des témoignages de vétérans de la 12ème S.S. justement.
le Panther était amené à brûler rapidement, car c'était un engin à moteur à essence au réservoir souvent à moitié plein, avec donc beaucoup de vapeur ambiante.
Le diesel (gasoil) brûle moins facilement, mais la production de ce type de moteur demande de la fonte d'aluminium, matériau rare dans un Reich sous blocus...
Le Churchill était motorisé diesel, certains Sherman aussi il me semble, et la plupart des chars soviétiques ...
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naga
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Lun 9 Juil - 2:40

Il y a aussi les munitions embarques ,les obus au phosphore blanc,les obus explosifs.


Temoignage:
La Hitlerjugend (3/SS-Pz.Rgt.12)face aux canadiens (10° Arm Rgt)
NORREY EN BESSIN Juin 1944


"Morawetz donne l'ordre à Shiemann de mettre plein gaz et de tourner légèrement sur la gauche. pas encore de résistance. A environ 1000 mètres vers la gare, çà bouge. Son char roule déjà à environ 30 mètres en avant de la compagnie en faisant un léger angle vers la gauche pour ne pas rester en arrière. Le panzer est stoppé. Il croit avoir roulé sur une mine. Il regarde sur la gauche par son episcope. la tourelle d'un panzer est arrachée. Une seconde explosion. Le feu ! les munitions pour MG se mettent à bruler et claquent comme du bois sec, elles partent sans être percutées. Morawetz a dû mal à ouvrir sa trappe mais il s'en sort finalement. Il reste un moment sans connaissance puis il tombe en bas du panzer. Il est sauvé, mais a été brûlé. Dans la caisse, Heinz a vu le radio sortir sur la droite. Les flammes autour de lui, il sort mais il est retenu par le fil du micro, il doit le casser vivement pour s'échapper. Sa jambe gauche est dehors, pliée sur la caisse, quand un quatrième obus arrive par la droite. Sous le choc, sa jambe droite heurte le bord de l'ouverture, elle est cassée. Puis il se jette en bas dans les blés. Et il court vers l'arrière ; ses brûlûres sont assez graves...
Sur la gauche, Willi est en train de viser le clocher de Norrey et fait feu, au même moment une flamme. Il croit que c'est un obus qui a fait long feu, c'est en fait un impact à droite. Un deuxième obus obus arrive à droite, il perce la tourelle et passe sous le siège de Willi ! Un feu violent dans le panzer. L'incendie qui prend dans un char brûle aussitôt l'oxygène ambiant et les tankistes apercoivent un voile rouge puis perdent conscience quelques instants. L'ancien de la LAH n'avait pas bloqué la trappe et il l'a ouverte dès le premier impact. Il est déjà dehors. Willi a peur, par la chaleur, son calot s'est soulevé de sa tête, en deux bonds il sort du char.
Fischer est habillé d'un treillis de tankiste camouflé. Il y a probablement du phosphore sur son pantalon et est obligé de baisser culotte pour ne pas être brûlé sur les fesses. Cinq panther sont détruits, le troisième char de la section est intact mais son chef se tenait le buste en dehors de la tourelle est coupé en deux par un obus. L'infimier de la compagnie est parti dans une moto avec side-car afin de ramener les blessés. Comme des fantomes, la longue cohorte des survivants, presques tous brûlés, retourne vers l'arrière en logeant la voie ferrée. les tankistes brûlés passent devant leurs camarades, certains sont étrangement silencieux, d'autres poussent des cris hystériques. L'un deux avance en levant les mains, la peau de ses bras pend en deux grandes loques"...
(16 morts et 17 blessés chez les tankistes lors de cet affrontement avec les canadiens )


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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Ven 13 Juil - 0:25

les allié ont du mettre le paquet pour gagner la battaille de normandie
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vania
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Ven 13 Juil - 10:28

Ca n'a peut-être pas été des vacances, mais ils ont été en avance sur leur programme, sauf justement pour la prise de Caen ...
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 15 Juil - 13:18

CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)

La 1ere section est commandée par l'Ustuf. Bogensperger, la II par l'Ustuf.Alban et la IIIe par l'Ustuf. Mathis.
Les quatre Panher de l'Ustuf.Mathis devant Authie
Dès le matin, la IIIe section est mise en position, en couverture, à l'est d'Authie et de Franqueville. Il y a là quatre chars Panther tournés vers l'ouest, vers deux localités qui vont être reprise par les Canadiens. L'équipage du chef de section, le « 335 », n'a pratiquement pas dormi. Ce Panther a en effet rejoint le front à tout allure et un caillou s'est glissé entre l'un des galets métallique et un bandage en caoutchouc, endommageant ce dernier. Il a donc fallu réparer en pleine nuit. Le galet en question est à l'intérieur du train de roulement ; neuf d'entre eux ont dû être démontés pour extraire celui dont le bandage a été détérioré. L'atelier fait en,fin parvenir le galet de rechange mais...il y a sur le Panther, des galets « extérieurs » et « intérieurs » et ce n'est pas le bon ! Le pointeur qui n'est pas un mécanicien né, se rappelle cette nuit là, beaucoup d'efforts et de fatigue avant de pouvoir se remettre en route. La vie du tankiste est particulièrement dure : ce sont des dizaines d'heures épuisantes d'entretienavant d'engager un Panzer au combat.
Le deuxième char est commandé par l'Uscha.Hermani, un ancien de la « LAH », vétéran de la bataille de Charkow. Les quatre chars vont rester longtemps en surveillance, face à l'ouest. Puis, depuis Authie, les Canadiens attaquent et les Panther vont ouvrir le feu sur les chars Sherman du First Hussars. Soudain, le feu de l'artillerie s'abat sur eux. En changeant de position, ils sortent de l'ouragan d'acier mais l'un des quatre char est détruit par un coup au but, ils n'auront plus de nouvelles de l'équipage. Le chef de section, Mathis, tente de s'informer par radio mais n'arrive pas à établir le contact ; entretemps, la Iere et la Iie section ont été engagées sur Buron (nous sommes en milieu d'après-midi). Après une longue attente arrive enfin l'ordre de se replier sur la base de départ, près de l'Abbaye d'Ardenne. Le char du chef de section roule maintenant en tête, le panzer de Hermani suit ,à cent mètres derrière, le troisième panzer a choisi de reculer dans un chemin creux. Ecoutons de nouveau Gunther Gotha : « Par ma lunette de visée, j'aperçois le long de la route, un fossé plein de grenadiers du régiment 25, blessés. Je descends du panzer pour les aider. J'aperçois leurs visages cireux et palis par la mort. Leurs yeux me montrent qu'elles épreuves ils ont vécues ces derniers jours. Leurs pansements sont sales et sanguinolents mais aucune plainte ne sort de leur lèvres. J'aide un Unterscharführer à s'installer à l'aise à côté de la tourelle. Son épaule gauche et son bras sont en lambeaux, j'entends un merci à peine perceptible. Il ferme les yeux et je remarque comment il serre les dents pour contenir la douleur. Puis soudain « Panzer Marsch », je grimpe dans la tourelle mais la fatigue des derniers jours se fait sentir, je mets les écouteurs et le laryngophone et j'essaie de dormir ».....A suivre.


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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 22 Juil - 12:58

CAEN Juillet 1944 (Sources Heimdal)

Derrière, à travers le verre épais de son épiscope, Heinz Hermann Lammers remarque qu'ils parcourent quelques centaines de mètres et que, soudain un obus antichar arrive depuis l'arrière gauche et frappe le panzer de l'Ustuf.Mathis. Ecoutons Günther Gotha : « Un double choc strident ! Coup au but ! Immédiatement je pense : il faut sortir ! Je bondis vers le haut afin d'évacuer par le tourelleau. Mais soudain, une boule de feu brûlante entre dans l'intérieur de la tourelle avec violence. Je rabaisse mes bras et tente de protéger mon visage (grâce à cela il sauvera ses yeux). J'entends alors un cri de bête dans mes écouteurs ; je ne réalise pas que c'est moi qui ai poussé ce cri inhumain. Je sens mes genoux fléchir et je pense : tu dois vivre ! Cette volonté me pousse vers le haut. Avec la chaleur, j'ai l'impression que mon calot se soulève de ma tête, comme une montgolfière. Je grimpe instinctivement, comme j'ai souvent à le faire, sans me soucier de la douleur ou du danger. En levant la tête j'aperçois le fond de la culotte camouflée de mon chef et je remarque deux petites brûlures à cet endroit ; dans cette grave situation, j'ai l'attention attirée par ce détail...Je suis maintenant sur la tourelle et je brandis mes mains devant moi ; elles ne sont plus que deux masses rouges et noires. Mon visage me tire comme si la peau était trop étroite. Mon treillis fume de partout. Un gigantesque nuage de fumée sort de la tourelle, à côté de moi, le moteur brûle. Le chargeur, rampe à côté de moi en sortant par son écoutille à l'arrière de la tourelle ; il a aussi été salement touché. Je réalise soudain qu'il faut descendre. Arrivé au sol, j'aperçois l'Ustuf Mathis, Alisch et Brandow, qui semblent sains et saufs, ils s'occupent des grenadiers, je m'approche : Untersturmführer, je suis à vos ordres ! Heinz Hermann Lammers a assisté à la fin du « 335 ». Il a vu les flammes jaillir de la tourelle, puis Günther Gotha sauter au sol. Que faire ? Il met plein gaz puis double le panzer détruit par la droite (les obus antichars venant de la gauche) pour se cacher derrière le rideau de fumé émis par le panzer détruit, puis il reçoit l'ordre de s'arrêter. Entretemps Günther Gotha a courru vers le Panther et a reconnu l'Uscha. Hermani qui émergeait du tourelleau, ses écouteurs sur les oreilles, le moteur du panzer tournait puis Hermani à crié « Panzer marsch », il n'entendait rien et pourtant, Gotha a crié : Hermani, Hermani ! Mais ce dernier n'a rien vu et le char a foncé comme nous venons de le dire. Gotha cherche alors à courir plus vite et, finalement, Heinz Korte, le chargeur l'aperçoit et fait signe à Hermani. Le Panther stoppe. En courant, Günther Gotha tombe dans les bras de Heinz Korte qui l'aide à grimper à côté de la tourelle. »Merci ! Günther Gotha, épuisé, ferme les yeux et pense : « Tu vis, tu est sauvé ! » Puis les 3 panzers de la IIIe section roulent vers Caen, chargés de blessés et de brûlés, au milieu des ruines. Un carrefour, une pause est faite pour panser les blessés. Heinz Hermann Lammers sort alors du panzer et ne reconnaît pas le brûlé qui est sur la plage arrière : Günther Gotha doit lui dire, c'est moi Günther... »son visage est gonflé, rongé par le feu. Il pensera : »nous avons tant peiné pour remettre le panzer en état, pendant la nuit et il aura brûlé ainsi..... » A suivre ..
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 12 Aoû - 12:49

La 3e compagnie combat devant Buron

A la fin de la nuit, à l'aube, la 1ere section de la 3./SS-Pz.Rgt.12, avait été en couverture devant Franqueville et Authie et avait détruit plusieurs chars du Sherbrooke, son chef, l'Ustuf.Bogensperger sera décoré de la Croix de Fer de 1ere classe. Maintenant, le soleil est haut dans le ciel, les canadiens ont repris Buron et Authie. La IIIe section est à son tour en couverture devant Authie et Franqueville. L'Ostuf.von Ribbentrop reçoit l'ordre d'engager sa compagnie et de reprendre Buron et dégager les grenadiers du III./25 qui s'y trouvent encerclés. Un bataillon de grenadiers montés sur SPW devra accompagner les Panther de von Ribbentrop dans cette contre-attaque. Il aura l'appui d'une section de Pz.IV se trouvant sur son aile droite (probablement la 5e compagnie).
Mais le bataillon de panzergrenadiers n'est pas au rendez-vous. Von Ribbentrop doit donc lancer ses blindés sans le support de l'infanterie. Dans un grondement de moteurs, ils partent à grande vitesse vers le nord-ouest, passant à côté du hameau de Cussy, en diagonale vers Buron. Ils progressent comme à l'exercice, sous la protection de l'une des sections, en deux bonds rapides pour atteindre la lisière de Buron.
Suivons tout d'abord le sort de la section de droite, la Iie de l'Ustuf.Rudolf Alban. L'un de ses chefs de char est l'Uscha.Heinz Freiberg, un Prussien oriental, grand et sportif qui avait été pointeur du « chef » sur le front de l'Est.
Il a participé aux batailles de Charkow et de Koursk et a déjà été quatre fois blessé. Il était encore pointeur lors du combat de Norrey ; tankiste expérimenté, il vient de passer sous-officier. L'uscha.Josef Tratnik est un autre chef de char de la section ; son destin est très particulier. Il est né en 1921 à Maribor en Slovénie (Yougoslavie). En 1941 la région de Maribor (Marburg) qui est dans le prolongement de la vallée autrichienne, est annexée au « Grand Reich ». La famille Tratnik, qui compte cinq fils, devient allemande, Josef et son frère ainé , seront enrôlés de force. Josef, qui est bilingue, sera interprète auprès de la Gestapo, avant de rejoindre la Leibstandarte et de combattre à Charkow. Les trois plus jeunes Tratnik, rejoindront les partisans de Tito ; destin déchiré par la guerre....
La IIe section avance donc sur l'aile droite. Mais Heinz Freiberg se trompe de direction, il se dirige d'abord plein nord. Il aperçoit des grenadiers et des Panzer IV, un petit bosquet. Il se rend compte de son erreur et oblique complètement sur la gauche pour rejoindre sa section et se trouve bientôt devant Buron, village ceinturé de murs, au milieu de la plaine. Il se rend compte alors que son canon ne fonctionne pas. Par radio, il signale l'incident mais on lui ordonne de rester avec sa section ; si le canon ne marche pas, il soutiendra l'attaque avec ses mitrailleuses de bord. Il y a des brèches dans les murs, mais comment entrer dans Buron ?....A suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 19 Aoû - 14:36

La 3e compagnie combat devant Buron

Village ceinturé par un fossé et par des haies mais surtout de grands murs de pierre ? Et comment y entrer sans infanterie ? Le chef de SPWs se trouve dans son véhicule près de panzer de Rudolf von Ribbentrop. Ce dernier luidemande depuis le tourelleau de son char où sont les SPWs et son infanterie. Le chef de grenadiers, un capitaine du Heer, hausse les épaules ; apparemment il n'a pas réussi à établir une liaison avec son bataillon.
Face au centre de Buron, la 1ere section de l'Ustuf. Kurt Bogensperger. Ce jeune ofisier de 20 ans mène l'attaque au centre avec son « 315 » le Panther de l'aile droite est commandé par l'Uscha. Hans Zwansleitner, sur l'aile gauche, le « 318 » commandé par l'Uscha. Pitsch, un quatrième panther est commandé par l'Uscha Walter Freier. Dans le char du chef de section, on ouvre déjà le feu sur les abords de Buron. Le canon tire coup sur coup et le canonnier laisse tomber les douilles dans le panier de réception. De temps en temps, il en attrape une ( le panier est plein avec quatre douilles) et se brûle les mains. Dans la caisse, Poldi Heindl tire à la mitrailleuse, les douilles tirées dégagent des vapeurs d'ammoniaque qui lui brûlent les yeux ; il y a au-dessus de lui un ventilateur pour évacuer les vapeurs. Devant lui, dans l'épiscope, il aperçoit des explosions, des chenillettes volent en éclat avec leurs munitions. En tant que radio du chef de section, il dispose de deux radios (placés au milieu, entre lui et le pilote, ce dernier étant assis à gauche dans la caisse). L'un des postes est consacré aux liaisons avec les autres chars de la section, l'autre aux liaisons avec le commandant de compagnie. Sa section à pour nom code « Ameise »(fourmi) celui de la 3e section « Haifisch »(requin). Les ordres de l'Ustuf.Bogenserger grésillent dans les écouteurs : « Achtung, feindpanzer elf Uhr dreissig, 400 meter, Feuer frei ! »(Attention ! Chars ennemis à 11h30, ouvrez le feu!) ; crépitement, vapeurs piquantes, explosions devant et, en plus, servir les appareils radio !....
Les canadiens sont à l'affût
Mais, alors que les chars Panther traversaient la plaine comme à l'exercice, les Canadiens se sont préparés à les recevoir. Dans les brèches des murs, des position antichars de 6 livres, redoutables, ont été mis en position. Et, sur la gauche, entre Buron et Saint-Contest, le Major Radley-Walters a placé les 4 chars rescapés de son escadron : 3 Sherman classiques et un Sherman « Firefly » avec son canon de 17 livres, un tueur de panzers ! Le lieutenant Barrie, seul officier valide du HLI, voit apparaître 8 chars Panther, il ne voit pas le reste de la compagnie, venant par le sud de l'Abbaye d'Ardenne. Il rameute la compagnie de soutien du HLI avec ses canons de 6 livres ; les pièces antichars sont mises en place dans les différentes trouées ouvertes dans les murs. Il obtient aussi l'appui de 3 TD M10 du 3rd Antitank Regiment. Les Panther approchent à bonne distance, ils sont là....feu !......A suivre

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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Lun 20 Aoû - 2:32


Les Destroyers M10 anglais sont des Achilles avec un canon de 17pdr comme le sherman Firefly.A croire qu il avait un stock de canon 17pdr a ecouler car le 76mm du M10 std etait tres efficace.
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Lun 27 Aoû - 21:15

En meme temps les alliés avaient tout le materiel qu'ils voulaient , avec la production américaine et anglaise , meme si les allemands avaient du magnifique materiel , ces normal qu'ils aient perdu la guerre
Que voulez vous faire face a des avions anti char et des chars en abondance face a des chars extremements forts mais en trop petit nombre ...
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vania
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Mar 28 Aoû - 10:39

Citation :
Que voulez vous faire face a des avions anti char et des chars en abondance face a des chars extremements forts mais en trop petit nombre ...
Perso, je veux rien faire, et je suis très content qu'ils aient perdu ... Cool
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Mar 28 Aoû - 20:35

Si les allemands avaient gagné la guerre , le systeme Nazi ce serait peu à peu abollit , Hitler aurait été tué , les Etas-Unis auraient peut-etre envoié une bombe atomique sur Berlin SI les allemands n'avaient pas envoié des A9/A10 sur New York ... Von braun donne son projet lunaire au Nazi et un drapeau Nazi sur la lune ! Le 3eme Reich en Afrique du nord , en Syrie , jusqu'a l'Inde où là ils retrouvent leurs amis japonais . Mais le peuple allemands en auraient plus qu'assez de la guerre et comme les soldats seraient au front les résistants pourront s'amuser meme si ces la population civile qui paye le prix des résistants Mad . Les Soviétiques , les Nazis auraient peut-etre lancé une bombe atomique sur Moscou , pas sur , qu'ils auraient capitulé ... peut etre , les alliés auraient capitulé et une guerre froide commencerait entre le 3eme Reich et le japon contre les alliés ? OU une guerre atomique commence entre ces plusieurs adversaires ? je suis hors sujet là , donc revenons sur ce sujet .
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Erich Marcks
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Mar 28 Aoû - 20:53

Quelle imagination ! tu devrais écrire des bouquins.... king
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Mer 29 Aoû - 10:31

Laughing Laughing !! ...
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Mer 29 Aoû - 13:41

erich marcks a écrit:
Quelle imagination ! tu devrais écrire des bouquins.... king

Merci Very Happy et je suis en train de faire mon premier livre Smile le prochain sera sur ce théme que je viens d'écrire , quand je l'aurai finis et que vous etes intéressé , je vous envoie le résumé et si cela vous intéresse toujours , je m'arrangerai pour vous donner le livre complet Idea
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Mer 29 Aoû - 19:17

Je suis preneur ! j'en ferai la correction study
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Mer 29 Aoû - 20:56

erich marcks a écrit:
Je suis preneur ! j'en ferai la correction study

D'accord Very Happy , et encore merci Smile
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 30 Sep - 13:02


En dix minutes, six panzers sont détruits, deux autre se replient. Ecoutons maintenant le récit du major Radley-Walters : Après le nettoyage de Buron dans la matinée, j'ai avancé jusqu'à la route située au sud de Buron et menant vers Caen (actuellement la D126). Là, je tourne à droite et me dirige vers notre objectif, il est approximativement 1300h. Puis le major Radley s'installe dans unpré entre Buron et Saint-Contest. « A ce moment, je n'ai plus que trois tanks et le mien (soit au total quatre) et je n'ai pas d'infanterie d'accompagnement. Nous apercevons alors des chars ennemis qui avancent vers notre position et la bataille s'engage. Les chars ennemis attaquent par groupe de cinq à onze. Nous affrontons cette contre-attaque de 1500h à 1600h jusqu'à 1800h, quand aprè!s avoir infligé des pertes à l'ennemi, nous nous retirons. La bataille de Buron se calme quand le HLI nettoie les maisons des ennemis qui s'y trouvent encore, une maison après l'autre. J'ai perdu 11 tanks dans la bataille dont 7 ont pu être récupérés et remonter en ligne. Trois de mes tankistes ont été tués et cinq blessés. Le Squadron a annoncé avoir détruit trois chars Panther et une autre victoire probable ».

Les Panther flambent dans la plaine
Soudain, les pièces antichars, les TD M10 et les chars Sherman des canadiens se mettent à cracher leurs obus. L'Ostuf. Rudolf von Ribbentrop aperçoit tout à coup deux explosions sur la droite et deux panzers qui se mettent à brûler vivement. L'un d'eux est celui de l'Uscha. « Sepp »Tratnik. Il n'avait pas remarqué les antichars de Dough Barrie. Un obus canadien explose dans la tourelle. Josef Tratnik est criblé d'éclats, bras, jambes brisés, blessé au ventre. Il espère du secours mais, à côté de lui, le pointeur et le chargeur sont morts. Avec toute l'énergie qui lui reste, il arrive à sortir de la tourelle. Comme l'a remarqué Heinz Freiberg dont le Panther se trouve à proximité, le feu s'est vite éteint. Son chauffeur et son radio, Thepas sont indemnes et ils sont déjà à l'extérieur. Ils aperçoivent leur chef et vont le porter au poste de secours. « Sepp » Tratnik, qui a déjà perdu beaucoup de sang, perd connaissance. Grièvement blessé, il est transféré à l'hôpital du Mans où ses jambes et ses bras seront plâtrés. Son ventre sera bandé. Et là encore, un fait curieux. Il ne reprendra ses esprits que 12 jours plus tard, le 20 juillet (jour de l'attentat contre Hitler). Mais il aura perdu l'usage des trois langues qu'il connaissait : le slovène (langue slave), l'allemand et le français (dont il avait de bonnes notions). A l'hôpital, à Paris, une infirmière allemande lui réapprend l'allemand qui sera la seule langue dont il reprendra l'usage. Cet homme terriblement marqué par la guerre, qu'il hait, aura été, comme il dit lui-même : « Un mauvais soldat, mais un bon combattant. Il n'avait pas été enthousiaste mais n'avait pas été un lâche ».


A suivre !


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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 7 Oct - 12:59


Buron actuellement
Heinz Freiberg a vu deux explosions, le panzer de « Sepp » Tratnik touché, puis un troisième Panther ; il se met à tirer avec toutes ses mitrailleuses en directgion de brèches dans les murs ; il y remarque quelques mouvements, puis un nouvel éclair. Le bouclier frontal est touché par un obus qui traverse les douze centimètres d'acier, sur de la droite, la lunette de visée, et entre dans la tourelle où il s'arrête en bout de course à quelques centimètres du bras gauche de Heinz Freiberg. La lunette est brisée, le pointeur est blessé au visage, l'Uscha. Freiberg a reçu un petit éclat dans le bras gauche. L'obus est venu de la gauche, donc de Buron, de l'une des pièces du lieutenant Barrie. L'équipage de la tourelle évacue aussitôt mais le pilote et le radio n'ont rien entendu de ce qui est arrivé, au milieu du fracas général, et ils sont restés dans la caisse, le moteur continue de tourner. Heinz Freiberg grimpe à nouveau sur les grilles couvrant le moteur et saisit son laryngophone qui pend le long de la tourelle et il donne l'ordre au pilote « Rückwarts Marsch ! » (en arrière) et le panzer repart vers l'Abbaye d'Ardenne. Au bout de quelques mètres, un autre obus coupe l'antenne de son embase ; Heinz Freiberg y appuyait son pied, l'obus a enlevé une partie du cuir de la chaussure ! La direction est endommagée et ils rejoignent l'Abbaye avec des manoeuvres compliquées et, avant d'arriver, ils aperçoivent avec effroi des « Jabos » qui les attaquent. Et finalement, en arrivant à l'angle du mur de l'Abbaye, ils voient une pièce de 88mm, déjà détruite, qui vient d'être écrasée à nouveau. Le char de l'Uscha Freiberg rejoindra l'atelier et sera réparé le lendemain.
Un peu plus sur la gauche, le Panther de l'Uscha Zwangsleitner avait eu sa trappe arrière arrachée par un obus (venu du flanc ?). Maintenant, un obus traverse la tourelle, il y a le feu, une flamme, l'Uscha Zwangsleitner est éjecté par le haut, suivi d'Otto Meier qui n'est que légèrement brûlé : il aura les cheveux roussis. L'équipage évacue l'engin et rejoint l'Abbaye d'Ardenne, à travers les blés qui sont maintenant très haut et offrent une bonne protection ; il n'y a pas de pertes dans ce panzer.
En voyant ses chars Panther détruits les uns après les autres et devant l'impossibilité de prendre Buron, l'Ostuf.von Ribbentrop ordonne le rplis de ses panzers restant de sa compagnie. Avec son char de commandement, il sera le dernier à décrocher, tourelle à six heures vers l'arrière pour couvrir le repli. Toutefois, en raison de son problème mécanique, le panzer de H.Freiberg sera le dernier à arriver. Ils vont se mettre en position défensive autour de l'Abbaye d'Ardenne pour la protéger, jusqu'au décrochage final la nuit suivante. Ainsi le Panther de l'Uscha. Hermani est revenu de Caen et s'est installé le mur nord de l'Abbaye et ses abords. Hermani a choisi une brèche circulaire dans ce mur et y a placé son Panther derrière, légèrement caché. En avant, des grenadiers sont en position. Mais le calme ne dure pas longtemps, l'artillerie canadienne établit un feu roulant sur l'Abbaye et ses abords. Puis les tirs ralentissent. A suivre.....
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 14 Oct - 12:45


Forêt de Cinglais
A ce moment, Heinz-Hermann Lammers entend un choc : coup au but à proximité du poste de radio, sur la droite de la caisse. Le radio, Horst Bandow, jaillit de son écoutille et constate que les dégâts ne sont pas importants ; un obus est arrivé en diagonale de la droite et a percé la caisse à moins de un mètre de la tête de Horst Bandow ; il a été freiné par le bouteillon de ravitaillement qui était sur son passage. Horst Bandow rentre dans le panzer quand un second obus touche le bouclier frontal de la tourelle (qui se trouvait à « 1h30 »). Heinz Hermann Lammers aperçoit des milliers de petits éclats rougeoyants voler à l'intérieur du char, il remet le moteur en route et recule pour sortir de cette zone dangereuse. L'intérieur du char est plein de fumée ; Heinz Korte met l'extincteur en action. Que se passe t'-il ? Le char ne brûle pas mais la tourelle est bloquée. Ils vont alors rejoindre l'atelier de réparation mais auront du mal à traverser les villages avec le canon pointé sur la droite. Le Panther sera réparé à l'atelier qui se cache sous les frondaisons de la forêt de Cinglais et HH.Lammers gardera ce même Panther à travers la poche de Falaise et lui fera passer la Seine à Elbeuf, le sortant ainsi de Normandie.

Le bilan du combat de chars
La 3e compagnie va déclarer la perte de sept chars Panther ce qui donne un bilan aussi désastreux que celui de Norrey, identique. Et, de nouveau elle a perdu la moitié de ses panzers. L'attaque s'est passée dans des conditions assez analogues : charge à travers la plaine dégagée face à un village compact et absence d'infanterie d'accompagnement. A Norrey, elle n'avait pu suivre (elle était à pied) et à Buron, elle n'était pas au rendez-vous. Cependant, malgré les pertes, le bilan sera plus positif à Buron. D'une part, l'une des sections a été engagée face à Authie et le panzer perdu dans cette section. Le combat devant Buron a, dans la première phase, amené la destruction d'un certain nombre d'engins canadiens (dont six chars). Ensuite, les panzers encore disponibles ont été engagés en défense autour de l'Abbaye d'Ardenne où ils ont joué un certain rôle. C'est donc avec un engagement étalé sur toute la journée avec trois lieux de combat différents. Son chef, l'Ostuf. von Ribbentrop déclarera la destruction de 27 tanks canadiens, 8 chenillettes et 4 pièces antichars. Les pertes humaines s'élèvent à 7 morts, 6 blessés graves et 6 blessés légers.
En ce qui concerne le bilan canadien. Le lieutenant Dough Barrie parle de la destruction de 6 panzers devant Buron avec ses moyens antichars. Le Major Radley-Walters parle des 3 panzers détruits et un autre possible, avec ses quatre tanks. Cela fait 9 au total et un possible. En fait, la 3e compagnie à perdu 2 panzers devant Authie (dont un du fait du barrage d'artillerie) et 5 devant Buron.
Il est tout à fait logique que le char de l'Ustuf. Mathis, qui rentrait sur l'Abbaye d'Ardenne, ait été détruit par une pièce du lieutenant Barrie : la direction d'arrivée de l'obus peut le laisser penser. Mais le total des victoires des 2 officiers donne 3 panzers de trop......A suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 21 Oct - 12:41

La 7e brigade mène l'assaut final

L'abbaye d'Ardenne
Buron est prise par le HLI. Gruchy et le château de St.Louet sont aux mains des Glens et le Novas ont réussi à reprendre Authie même, si ça et là, des poches de résistance s'accrochent toujours au terrain. Des tireurs infestent encore des villages conquis de haute lutte. Maintenant, c'est au tour de la 7th Brigade de monter en ligne. C'est la troisième phase de l'opération Charnwood. Il s'agit de prendre les derniers bastions au nord-ouest de Caen : l'Abbaye d'Ardenne et le village de Cussy. Ce dernier est dévolu au Canadian Scottish qui, un mois plus tôt, a repris le village de Putot en Bessin au II./26 et qui, par la même occasion à sauvé In extremis la stabilité du front ouest canadien. L'Abbaye d'Ardenne est l'objectif du Regina Rifle qui s'est aussi distingué en repoussant l'assaut du Kampfgruppe Meyer-Wünsche dans la nuit du 8-9 juin à Breteville l'Orgueilleuse. Lors de l'assaut, les compagnies d'infanterie vont devoir marcher, dans la plaine pendant plusieurs centaines de mètres. Le terrain est totalement plat et seuls les blés hauts apportent quelques couverts bien maigres face au feu ennemi. L'appui blindé est fourni par les chars du 1st Hussars.
Les Regina John's à l'assaut de l'Abbaye d'Ardenne

L'abbaye d'Ardenne
Après avoir mené des patrouilles de reconnaissance, les commandants de compagnie rejoignent leurs hommes. Le briefing du Lt-Col Matheson a été clair, tous sont prêts pour l'assaut. La B company du Regina reçoit ses premières pertes dans la zone de rassemblement, il y a quatre morts et deux blessés. La C company et la D company sont postées plus loin. Elles attendent que le village d'Authie soit sécurisé, puis elles passeront à travers les lignes de la B company pour lancer l'assaut sur l'Abbaye. C'est une tache ardue car l'abbaye est une véritable forteresse qui permet aux Waffen-SS de tout contrôler aux alentours. Le 2IC (commandant en second) de la B company, le capitaine Treleaven nous décrit l'attaque :
«  A 1700h, nous nous élançons. A cinq cents mètres d'Authie, deux MG ouvrent le feu, l'un de face, l'autre sur notre flanc gauche. Nous sommes dans un champ dégagé, aucun couvert. Je mène une section, nous sautons un fossé et entrons dans des constructions près du village. Les SS continuent de tirer sur le reste de la compagnie. Ma section est la première à atteindre la « Start Line » du régiment mais deux hommes ont été touchés lors de notre progression. Le reste de la compagnie, avec à sa t^te le Major Smyrne, arrive quinze minutes plus tard. Authie est sous le feu constant des « snipers » et des MG. Trente minutes plus tard, la compagnie se forme et s'apprête à atteindre son objectif. Les 10th et 12th Platoons sont en tête tandis que le 11th est derrière en réserve. La progression vers l'objectif est conduite sous un feu ininterrompu d'obus de mortiers. Trente minutes plus tard, la compagnie consolide sa position. L'intensité du bombardement est telle que nouis perdons un grand nombre d'hommes. Nous nettoyons le terrain alentour. Des tirs de MG et des obus de mortiers proviennent toujours de l'Abbaye......A suivre
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   Dim 21 Oct - 12:57

L'abbaye d'Ardenne est un des lieux forts de la bataille de Normandie.
P.C. pendant un temps de la 12ème S.S.
Complètement dévastée, elle a été d'abord été rafistolée, et ensuite entièrement restaurée il y a quelques années...
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MessageSujet: Re: Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012   

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Bataille de Caen (7-9 juillet 1944) 4 avril 2012
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