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 Les porte-avions americains

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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Jeu 9 Juil - 13:00

Un film d epoque Wing and a Prayer de 1944
VF Le Porte-avions X

Année : 1944
Pays : Etats-Unis
Genre : guerre
Durée : 1 h 38 min.
Noir et blanc

Réalisateur : Henry HATHAWAY
Scénario : Jerome CADY

Acteurs principaux :
Don AMECHE (Capitaine Bingo Harper), Dana ANDREWS (Capitaine de corvette Edward Moulton), William EYTHE (Enseigne Hallam 'Oscar' Scott), Charles BICKFORD, (Capitaine Waddell), Cedric HARDWICKE (l’Amiral), Kevin O'SHEA (Enseigne Charles 'Cookie' Cunningham), Richard JAECKE (Beezy Bessemer)

Musique : Hugo FRIEDHOFER
Photographie : Glen Mac WILLIAMS
Producteur : Walter MOROSCO, William BACHER
Compagnie productrice : 20th Century Fox






Influencées par les nombreux documentaires tournés pendant les combats, comme « The battle of Midway » (1942), filmé par les cameramen de la Navy sous la direction de John Ford, les productions d’Hollywood commencèrent à s’éloigner des habituels films patriotiques, et à traiter de thèmes plus réalistes. « Le porte-avions X » de la 20th Century Fox, sorti en août 1944, donna au public américain le premier aperçu convaincant de l’engagement des porte-avions dans le Pacifique.

Bien que filmé en grande partie en studio, le film reproduit avec un degré d’authenticité inconnu jusqu’alors, l’ambiance à bord, ainsi que les opérations aéronavales. Le scénariste Jerome Ady put consulter les rapports de combat des unités qui participèrent à la bataille de Midway (juin 1942). Le film peut être qualifié de semi officiel, car la Navy contrôla toute la production. Début 1943, elle accepta d’aider la Fox à produire un grand film, et le lieutenant de vaisseau Roberts Middleton, un vétéran du Pacifique, agit en tant que conseiller technique. La Navy fournit également des documents filmés et des bandes son de la bataille de Midway. Comme il était hors de question de tourner à bord d’un porte-avions en opération, il fut décidé de tourner dans les studios de la Fox, en utilisant comme arrière plan, les films tournés à bord d’un vrai porte-avions. Un arrangement avec l’US Navy, permit au directeur, Henry Hathaway, de filmer ces séquences sur le nouveau USS « Yorktown » II (CV-10), lors de sa croisière d’essais opérationnels, dans le golfe de Paria, entre Trinidad et le Venezuela. Lancé en janvier 1943, ce «porte-avions X» remplaçait le premier USS «Yorktown» (CV-5), coulé lors de la bataille de Midway. Il ne put emmener avec lui que quatre personnes, dont trois cameramen. Pendant sept semaines (mai-juin 1943), il fut autorisé à tout filmer ; appontages, décollages, les pilotes, et même les crashs… Le script fut d’ailleurs réécrit plusieurs fois pour intégrer certains accidents filmés à bord. Ce fut le début d’une longue association entre la Fox et le « Yorktown », qui sera la vedette du documentaire « The fighting lady » (1944), et un quart de siècle plus tard, tiendra un dernier rôle, très controversé, celui du porte-avions japonais « Akagi » dans « Tora, Tora, Tora » (1969).

Les décorateurs reconstituèrent en studio trente six décors différents incluant une reproduction de la salle de veille des pilotes, le quartier des équipages, la salle des opérations, la passerelle du capitaine, et même un morceau du pont, long de plus de cent mètres, construit en ciment et en bois, avec canons anti aériens, brins d’arrêts, îlot, etc..




Le titre anglais du film vient de l’expression « He’s comin’ in, on a wing and a prayer » (il approche sur une aile et une prière), une expression populaire qui signifie que vous êtes dans une situation désespérée et que vous n’avez plus qu’à prier, pour vous en sortir...Cette phrase est extraite des paroles d’une chanson patriotique à succès, parue à la fin de 1942, «Coming in on a Wing and a Prayer» de Harold Adamson et Jimmie McHugh, qui parle d’un avion endommagé qui a du mal à regagner sa base. Le scénario quant à lui est sans doute inspiré du livre «Queen of the flat tops» (1942) de Stanley Johnson, traitant de l’engagement du «Lexington» lors de la bataille de la mer de Corail. La Fox lui avait offert 20 000 dollars pour les droits, mais avait finalement renoncé, quand l’auteur et l’éditeur, refusèrent que l’on utilise des éléments de l’histoire. Ils firent néanmoins un procès à la Fox, en 1946, et le gagnèrent….

L’histoire tourne autour des hommes d’une escadrille d’avions torpilleurs, la VT-5. Le commandant Ed Moulton et son unité, arrivent à bord du porte-avions "X", peu de temps après l’attaque de Pearl Harbour. Le commandant du navire, Bing Harper, un homme rigide et froid, ordonne aux hommes pressés d’en découdre, d’éviter le combat à tout prix. ! Ils ne savent pas que leur porte-avions est utilisé comme un appât destiné à attirer la flotte impériale dans un piège, au large de Midway. Frustrés par ces ordres, les pilotes sont obligés de se dérober même si l’ennemi ouvre le feu, et même quand un des leurs est descendu ! Finalement, au début de juin 1942, la flotte impériale est en position. Les unités reçoivent l’ordre d’attaquer, alors que les pilotes de la VT-5 décollent pour ce qui deviendra la bataille historique de Midway.

Ce film sur le «porte-avions X » (une note dans le générique précise que le porte avions, comme les autres bateaux du film, ne peuvent être nommés pour des raisons de secret militaire) raconte l’histoire de l’US Navy, après Pearl Harbour. Mais les faits tels qu’ils sont présentés sont sujet à caution. La supériorité de la marine japonaise en juin 1942, ne faisait aucun doute. La chance a joué un grand rôle dans la victoire américaine, de même que les plans tactiques japonais mal préparés, et mal exécutés. Présenter la bataille et la victoire consécutive, comme une action bien planifiée et bien coordonnée, est tout à fait excessif. En outre, le rôle des avions torpilleurs (des Devastator, en majorité) est exagéré, alors qu’ils ne remportèrent aucun succès, étant pour la plupart abattus par la chasse et la DCA, ou lançant des torpilles qui fonctionnaient mal ! Ce furent les bombardiers en piqué (Dauntless) qui sauvèrent la mise. Le fait que les Américains aient réussi à percer le code de la Marine impériale joua aussi beaucoup dans l’affaire.







Le film donne l’impression qu’entre Pearl Harbour et Midway, il ne se passa pratiquement rien, au point que les Américains se demandaient où était passée leur Marine, question posée dès le début du film. Elle ne resta pas inactive et fit de son mieux, avec les bateaux dont elle disposait. Le film mentionne très rapidement des attaques dans les îles Gilbert et Marshall, tenues par les Japonais, mais pas de la bataille de la mer de Corail, la première bataille de porte-avions où le "Lexington" (CV-5) fut endommagé. Bien que l’engagement se terminât sans victoire bien définie, il prépara les Américains à la bataille de Midway, un mois plus tard.

Pour reproduire la grande bataille de Midway, à laquelle un film sera consacré en 1976 («La bataille de Midway» d’Universal), le réalisateur utilisa un procédé original. On ne voit pas la bataille, on l’entend ; le système de haut parleurs du bateau a été branché sur la longueur d’onde des avions, pour que l’équipage puisse suivre en direct les combats des aviateurs. Les voix excitées des pilotes, leur cris, le crépitement des mitrailleuses, créent une « image » auditive qui permet à l’auditeur d’imaginer les détails. Ce procédé extrêmement heureux, sera utilisé dans nombre de productions d’après guerre, comme «Best years of our lives»(1946), «Command decision»(1948). Ce procédé rapelle aussi que les combats avaient lieu au delà de l'horizon, les flottes ennemies n'entrant jamais en contact visuel.

Dès sa sortie, le film fut acclamé par la critique, unanime à saluer son réalisme saisissant qui exploitait avec art des documents filmés sur le vif. L’aérocinéphile remarquera que ce film utilise très peu de maquettes d’avions, et fournit de belles vues rapprochées d’Avenger et de Helldiver, dans leur premières versions.


Les avions du film :

Quand le conseiller technique du film, le lieutenant de vaisseau Robert Middleton, se présenta à la base de San Diego pour demander des avions, on lui déclara qu’on n’en avait aucun à lui prêter ! Quelques jours, et quelques coups de téléphones, plus tard, un ordre de Washington permit néanmoins de dégager une douzaine d’avions embarqués, des F6F, TBF et SB2C. Ces appareils furent envoyés à Clover Field (Santa Monica), puis acheminés par la route aux studios. Le tournage commença en février 1944 sur trois plateaux différents. La plupart des scènes furent tournées dans le studio 9, un des plus grands, qui contenait une réplique du pont du « Yorktown ».

Même à l’époque du film, il n’y avait déjà plus de Douglas TBD Devastator, les vrais héros malheureux de Midway, au nom bien mal choisi.. La Navy s’en était séparé sans regret. Le Grumman TBF-1 Avenger (Vengeur) qui le remplace dans le film, ne fut mis en service que le 4 juin 1942, juste à temps pour participer à la bataille de Midway, mais les six exemplaires de la VT-8 engagés étaient basés à terre. Ils reçurent un baptême du feu sanglant. Un seul revint, en très piteux état, avec trois blessés à bord ! Les TBF du film appartiennent à la VT-5 présente à bord du USS « Yorktown » au moment du tournage (mais pas lors de la bataille de Midway). On remarquera les détails de la tourelle de mitrailleuse avec la procédure d’évacuation du mitrailleur, par le hublot latéral largable. Le mitrailleur ne devait pas être très grand et plutôt mince, pour se glisser entre la plaque de blindage et le pivot de la tourelle, puis sortir la tête la première. Lors de l’attaque des porte-avions japonais, on remarque que les pilotes lancent leurs torpilles (la calamiteuse Bliss-Leavitt Mk 13, dont aucune ne toucha sa cible à Midway..) au moyen de la commande de secours située sur le tableau de bord. Cela fait sans doute allusion au problème des Dauntless de la VB-3 (USS « Yorktown ») en pleine bataille de Midway. Suite à une erreur de branchement, lorsque les pilotes, arrivés à leur altitude de croisière, voulurent armer leur bombes, celles-ci tombèrent dans la mer ! Ceux qui en avaient encore, durent les larguer avec la commande manuelle. Comme le montre le film, l’Avenger n’était pas uniquement un torpilleur, mais pouvait également bombarder en léger piqué.

Un des principaux intérêt du film est de montrer les premiers Curtiss SB2C-1 Helldiver livrés en décembre 1942, mais pas encore opérationnels (ils ne le seront qu’un an plus tard). Ceux du film, appartenant à la VB-4, ne purent se qualifier. Leurs performances furent si désastreuses que le capitaine du « Yorktown » (CV-10), J. J. « Jocko » Clark, menaça de les faire passer par dessus bord, et recommanda que le programme SB2C soit annulé ! La seule scène de (vrai) crash, en dehors d’atterrissages assez acrobatiques d’ Hellcat et d’Avenger, concerne justement un Helldiver (n° 31) qui décroche juste après avoir quitté le pont, et tombe dans la mer, devant la proue du navire. Les Helldiver furent débarqués et remplacés par des Douglas SBD, à la fin des essais. On peut voir, lors d’un décollage de nuit, plusieurs Dauntless mêlés à des TBF. Les vues de ces Dauntless datent de juin 1943, ou sont postérieures, comme le prouvent leurs étoiles avec des pattes latérales.

A la fin du film, l'enseigne Holloway quitte le porte-avions sur son Avenger lancé par une catapulte, située au niveau des hangars. Les porte-avions de la classe "Essex" comportaient effectivement deux catapultes hydrauliques sous le pont, orientées perpendiculairement à l'axe du navire. Elles seront ultèrieurement retirées et installées  sur le pont.

Les « Zéros » japonais sont joués par trois Grumman F3F Wildcat peints de couleur sombres avec trois bandes horizontales claires sur la dérive. Il s’agit là de l’habituel marquage hollywoodien. Ces trois bandes horizontales désignaient un commandant de groupe embarqué (Hikotaïcho), et il ne saurait y en avoir plusieurs...Il y a également un Curtiss SNC-1 décoré de la même façon, pour le même rôle. Cet avion, comme les trois Wildcat, était apparu l’année précédente dans « We’ve never been licked ». Sur un document filmé à bord du « Yorktown » (CV-10) au large de Kwajalein, le 4 décembre 1943, on voit un torpilleur Nakajima B6N1 Tenzan, abattu par la DCA. Après avoir perdu la moitié de son aile gauche, l’avion en feu s’abat juste derrière le porte-avions. Ce document se retrouvera plus tard dans maints autres films.

Les Wildcat de la vraie bataille de Midway sont devenus ici des Grumman F6F-3 Hellcat de la VF-5, sans marques distinctives. Le système d’identification des avions embarqués à base de signes géométriques sur la dérive, ne fut mis en service qu’à partir d’août 1943. Ce n’est que sur un document postérieur, que l’on voit la dérive d’un Hellcat marquée d’une barre blanche inclinée vers l’arrière, marque du USS « Yorktown ». Cette barre n’est pas à confondre avec les deux traits blancs (inclinés dans l’autre sens) qui figurent sur la dérive de certains Helldiver. Ces traits aidaient le LSO (Landing Signal Officer) à estimer l’angle d’approche de l’avion, lors de l’appontage.

Ce film est aussi un excellent reportage sur la vie à bord de cette petite ville que constituait un grand porte-avions de la classe Essex, avec 2600 hommes à bord.. Sur le pont, on assiste en direct au travail du LSO et de son adjoint, à celui des équipes de pont, placeurs, armuriers, hommes du service incendie... En studio, furent reconstituer avec minutie, la passerelle, la salle de veille, l’infirmerie, la boutique du bord, les hangars, et même la boulangerie.

A plusieurs reprises dans le film, on voit l’USS « Yorktown » marcher en « arrière toute » ! Il pouvait ainsi récupérer des avions, au cas où l’arrière du pont aurait été endommagé. Il était équipé de brins d’arrêt à l’avant qui furent rarement utilisés, et supprimés par la suite.

Christian Santoir


source
aeromovies.fr
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Jeu 9 Juil - 13:07

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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Lun 13 Juil - 13:55

PORTE-AVIONS CLASSE ESSEX

L USS Essex (CV-9)

L USS Essex est mis sur cale aux chantiers navals de la Newport News Shipbuilding & Drydock Co de Newport News (Virginie) le 28 avril 1941, sept mois avant l'attaque sur Pearl Harbor.

A l'époque son achèvement est prévu pour mars 1944. Lancé le 31 juillet 1942 après seulement dix-sept mois de construction, il est commissionné le 31 décembre 1942 avec 15 mois d'avance.





Une fois ses essais constructeurs et sa mise en condition opérationnelle, l'Essex cingle direction le Pacifique en mai 1943 à une époque où la situation tourne lentement mais inexorablement en faveur des américains.

Après avoir subit la tornade japonaise (décembre 1941-mai 1942), les américains stoppent l'expansion des forces du soleil volant en mer de Corail où cette bataille indécise sauve l'Australie de l'invasion.

Après une victoire mémorable à Midway (4-7 juin) et une terrible campagne de six mois dans les Salomons (août 1942-février 1943), les américains renversent la vapeur. Les japonais ont déjà perdu la guerre mais il va falloir plus de deux ans aux américains pour vaincre définitivement le Japon.

Si les Yorktown et les Lexington ont tenu la barraque, les Essex vont symboliser la contre-attaque américaine, la reconquête de territoires américains et l'occupation des atolls et archipels jadis japonaise.

Deux axes de progression vont être choisit. L'un sous la direction de l'amiral Nimitz plus «amphibie» d'un atoll à l'autre jusqu'à Iwo Jima et Okinawa et un second plus «terrestre» sous la direction de Mac Arthur, par la Nouvelle-Guinée et les Phillipines.

Organisés en Task Groups regroupés en Task Force, les Essex accompagnés des porte-avions légers de classe Independence vont frapper les positions japonaises sans que l'aéronavale japonaise puisse opposer une résistance aussi farouche qu'auparavant. Ils vont également appuyer les différents opérations amphibies.

L'arrivée des Essex coïncide avec l'arrivée de nouveaux appareils comme le Grumman F6F-3 Hellcat qui connait son premier embarquement au sein de la VF-9, l'une des unités de chasse du CVG-9, le groupe aérien attaché à l'Essex à sa mise en service, les disponibilités des groupes aériens et des porte-avions ne coïncidant pas forcément.

Le 23 août 1943, la Task Force 15 commandée par le contre-amiral Charles A. Pownall se regroupe dans les eaux hawaïennes. Les premiers navires construits après Pearl Harbor ou en construction à cette époque vont connaître le baptême du feu.

Le USS Essex (CV-9) est de ceux-là, devant opérer en compagnie du Yorktown (CV-10) et de l'Independence (CVL-22) mais également du cuirassé Indiana (BB-58), des croiseurs légers Nashville (CL-43) et Mobile (CL-63) et de dix destroyers.

Prenant la mer, la TF-15 se dirige en direction de l'île Marcus bombardée par des Avenger et des Dauntless couverts par des Hellcat, les bombardiers américains coulant trois petits bâtiments ennemis.

Devenu navire-amiral de la TF-14, il participe aux bombardements contre Wake _une ancienne possession américaine conquise au moment de Pearl Harbor_ les 5 et 6 octobre en compagnie de ses sister-ships Yorktown et Lexington ainsi que des porte-avions légers Independence Belleau Woods et Cowpens puis aux frappes menées contre Rabaul, la base principale de la marine japonaise dans la région (11 novembre 1943).






Intégré au Task Group 50-3 en compagnie de son sister-ship Bunker Hill et du porte-avions léger Princeton, il participe à l'opération Galvanic, le débarquement sur l'île de Tarawa bientôt connue sous le nom de Bloody Tarawa, cinq jours de combats sanglants (18-23 novembre) où les américains perdirent 978 ce qui proportionnellement en fait l'opération amphibie la plus sanglante du conflit mais le sang fût porteur de nombreuses leçons.

Le 4 décembre 1943, l'Essex formant le TG 50-3 en compagnie de l'Enterprise et du Belleau Woods retrouve en mer le TG 50-1 composé des porte-avions Yorktown, Lexington et Cowpens pour frapper l'atoll de Kwajalein.

L'Essex participe ensuite à l'opération Flintlock, le débarquement amphibie en direction des îles Marshall (29 janvier-2 février 1944).

La force de porte-avions rapide (Fast Carrier Task Force) baptisée TF-58 est composée de trois Task Groups dont le TG 58-2 composé de l'Essex, de l'Intrepid, du Cabot mais également des cuirassés rapides South Dakota, Alabama et North Carolina.

L USS Essex (CV-9) enchaine par les raids contre Truk (Opération Hailstone 17-18 février 1944),un raid qui voit la destruction de huit navires japonais et par les bombardements contre Saipan, Tinian et Guam (23 février) qui marque la fin de son premier tour opérationnel, le CV-9 ralliant San Francisco et le Mare Island Naval Shipyard pour son unique carénage de la guerre.

Une fois remis en état et remis en condition, l'Essex quitte la côte ouest direction le Pacifique avec à son bord le Carrier Air Group 15 (CVG-15, la désignation officieuse de Carrier Air Group ayant supplanté la désignation officielle de Carrier Vessel Group) commandée par le capitaine David McCampbell, le plus grand as de l'US Navy avec 34 victoires aériennes confirmés dont deux «Ace in one day» avec cinq et neuf victoires aériennes en une journée.






En compagnie de son sister-ship Wasp et du porte-avions léger San Jacinto, l'Essex participa à des raids contre Marcus (19-20 mai) et Wake trois jours plus tard.

Intégré ensuite au TG 58.4 en compagnie des porte-avions légers Langley (futur La Fayette) et Cowpens, il participe à l'occupation des Mariannes (12 juin-10 août 1944) avec notamment la bataille de la mer des Phillipines du 19 et 20 juin avec le Marianas Turkey Shoot où 283 avions japonais sont abattus mettant fin à l'aéronavale japonaise comme arme constituée.

Intégrant ensuite le TG 38-3 en compagnie de son sister-ship Lexington et des porte-avions légers Princeton et Langley, il participe à des raids contre les îles Palau (6-8 septembre) et Mindanao (9-10 septembre) avant de soutenir les débarquements exécutés contre Peleliu à partir du 15 septembre 1944 (opération Stalemate II).

Après avoir échappé à un Typhon le 2 octobre, l'Essex intégré à la TF-38 participe à des frappes contre les Ryu-Kyu et notamment l'île d'Okinawa (10 octobre) et contre Formose du 12 au 14 octobre pour couvrir les débarquements menés à Leyte et attirer ailleurs les restes de la marine japonaise.

Le débarquement proprement dit à lieu le 20 octobre et la force de porte-avions rapide, la TF-38 participe à des frappes sur les Philippines notamment contre les aérodromes japonais.

Les japonais ne peuvent laisser faire, la perte des Philippines serait un coup terrible pour la sphère de coprospérité.

Une fois n'est pas coutume, le plan imaginé par les japonais est simple avec un appât composé de porte-avions sans beaucoup d'avions à bord chargés d'attirer la Fast Carrier Task Force loin des forces de débarquement qui seraient anéanties par les cuirassés et les croiseurs lourds.

La bataille du Golfe de Leyte qui avait commencé dès le 22 octobre 1944 voit l'engagement de l'Aéronavale américaine à partir du 24 quand les chasseurs américains engagent l'aviation japonaise basée à terre.

La supériorité des avions américains et l'entraînement de leurs pilotes provoque un véritable massacre. Un groupe de sept Hellcat de l'Essex dirigé par le capitaine de frégate MacCampbell détruit en 95 minutes un total de 42 appareils japonais sur soixante.



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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Lun 13 Juil - 14:02

Dans l'après midi, de nouvelles vagues d'avions japonais tentent de détruire les porte-avions américains, les chasseurs de l'Essex participant avec ceux du Lexington, du Langley à la défense de la flotte américaine qui perd le porte-avions léger Princeton.

Après avoir repoussé les avions japonais, les bombardiers en piqué et les avions torpilleurs américains cherchent à détruire l'escadre de l'amiral Kurita qui violemment attaquée notamment par des avions de l'Essex envoyés à l'origine sur un aérodrome finissent par couler le cuirassé géant Musahi obligeant Kurita à faire provisoirement demi-tour.

Les américains mordent à l'hameçon et les porte-avions d'Halsey se lancent à la poursuite des porte-avions d'Ozawa, ouvrant la route à l'escadre de Kurita qui franchit le détroit de San Bernardino et débouche à Samar où elle tombe sur les porte-avions d'escorte, les destroyers et les destroyers d'escorte chargés d'appuyer les troupes de la 7ème armée déployée à Leyte.

Après une bataille désespérée, les américains sont sauvés par une retraite des japonais qui ne poussent pas à fond leur avantage et se retirent après avoir tout de même détruit trois destroyers et un porte-avions d'escorte.

Si le TG 38.2 met cap au sud pour sauver les forces de Samar en soutien des cuirassés de la TF 34, les trois autres Task Group lancent des raids pour trouver et détruire l'escadre d'Ozawa, l'Essex opérant au sein du TG 38-3 en compagnie du Lexington et du Langley.

La bataille de Leyte terminée, l'Essex met cap sur Ulithi dans les Mariannes pour ravitaillement, réparations et repos de l'Equipage avant de retourner aux Phillipines pour appuyer les troupes au sol chargées de reconquérir la principale possession coloniale américaine.






Le 22 novembre 1944, l'Essex et ses compères du Task Group 38-3 (Lexington, Ticonderoga et Langley) quittent Ulithi direction Lucon pour participer à l'appui des opérations au sol. Trois jours plus tard, il est endommagé par un kamikaze qui le frappe à babord, provoquant des dommages importants et des pertes humaines significatives avec 15 morts et 44 blessés.

Réparé, le porte-avions reprend sa place en première ligne, appuyant les troupes américaines occupant Mindoro (14-16 décembre) avant d'échapper au typhon Cobra qui provoqua le naufrage de trois destroyers (Hull,Monaghan et Spence) et des pertes humaines importantes.

A noter que ce réengagement voit l'Essex mettre en œuvre deux unités équipées de Corsair, les VMF-124 et VMF-213 _deux unités des Marines_, cet appareil ayant été longtemps refusé par la marine sur ses porte-avions en raison d'une vitesse à l'appontage jugée excessive.

Partie intégrante du Task Group 38-3 en compagnie de son sister-ship Ticonderoga et des porte-avions légers Langley et San Jacinto, l'Essex participe ensuite à l'appui des troupes débarquant le 9 janvier 1945 dans le Golfe de Lingayen avant de lancer ses avions à l'assaut de Formose, de Sakishima, d'Okinawa et de Luçon puis d'effectuer un nettoyage de la mer de Chine Méridionale avec pour cibles Formose, la Chine continentale, l'île d'Haïnan et Hong-Kong.

Il échappe à un troisième typhon le 20 et le 21 janvier 1945 avant de bombarder Formose, Miyako-Jima et Okinawa (26-27 janvier).

L'Essex participe ensuite aux opérations contre Iwo Jima, assurant des frappes directes contre l'île mais également des bombardements contre le Japon métropolitain et notamment la région de Tokyo pour empêcher les japonais d'envoyer des renforts et de lancer leurs actions kamikazes.

Du 23 mars au 28 mai, il participe aux opérations contre Okinawa, assurant l'appui des Marines et des G.I qui vont conquérir cette île avec des pertes suffisamment significatives pour pousser Truman à lancer deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki qui économiseront aux américains deux débarquements risqués sur les côtes japonaises.

Le 2 avril, il entre en collision avec le destroyer USS Borie (DD-704) mais les dégâts sont limités des deux côtés.

Le 7 avril 1945, c'est un avion de l'Essex qui découvre à 8.32 le cuirassé Yamato, le croiseur léger Yahagi et huit destroyers, déclenchant l'halali, tous les avions embarqués de la Fast Carrier Task Force convergeant vers cette escadre du sacrifice (le Yamato devant s'échouer à Okinawa pour soutenir les défenseurs avec ses puissants canons, n'ayant pas assez de mazout pour rentrer au Japon).

A 12.32, le Yamato fût attaqué par une première vague de 280 appareils de la TF58 qui obtinrent trois coups au but (deux bombes et une torpilles). A 14.00, deux navires de l'escadre furent coulés peu avant l'arrivée d'une seconde vague d'attaque, de 100 appareils.

A 14.23, après avoir encaissé 10 torpilles et 7 bombes, la soute à munitions avant explosa, la fumée monta à 6.4km de haut et visible à plus de 100 miles (160km), le navire sombra entrainant 2498 des 2700 marins dont le vice-amiral Seiichi Ito, le commandant de la flotte.

Les dernières semaines du conflit, l'Essex participe aux raids américains contre le Japon métropolitain du 10 juillet au 15 août, ses avions s'acharnant sur les restes de la marine impériale _bloqués à quai faute de mazout_, sur les aérodromes _pour neutraliser les unités kamikazes_ et sur l'industrie, cette dernière subissant également les raids des Boeing B-29 Superfortress décollant des Mariannes.

Du 15 août au 3 septembre, il participe à la couverture aérienne de la mise à terre des troupes américaines chargées de l'occupation du Japon. Ses avions effectuent des missions de reconnaissance pour repérer les camps de prisonniers alliés et leur larguer des vivres et des médicaments en attendant l'arrivée d'unités sanitaires.


Désactivation et modernisation (1945-1951)

Sa mission de couverture terminée, l'Essex reçoit l'ordre de rallier Bremerton pour préparer son désarmement et sa mise sous cocon, la guerre terminée nécessitant une réduction drastique de la flotte.

Il est officiellement désarmé le 9 janvier 1947 et placé sous l'autorité du Bremerton Reserve Group où il attend d'être rappelé au service actif en compagnie de ses compères Yorktown, Ticonderoga, Lexington, BonHomme Richard et Bunker Hill. Tous seront réarmés et refondus sauf le dernier nommé en raison de dommages de guerre trop importants.






Dès février 1945, un programme de modernisation et d'adaptation des Essex à des avions plus lourds est étudié, études qui débouche sur un programme officiellement lancé le 4 juin 1947. Il s'agit également d'améliorer leur protection qui s'est révélée insuffisante face aux kamikazes.

C'est l'acte de naissance de la refonte SCB-27 qui voit les Essex recevoir un laboratoire pour assembler les bombes atomiques (Special Aircraft Services Stores), un pont d'envol renforcé, des ascenseurs agrandis et plus puissants, de nouvelles catapultes et de nouveaux brins d'arrêts, l'augmentation de la capacité en carburant d'un tiers, le débarquement des tourelles doubles de 127mm et d'une partie du reste de l'artillerie remplacée par quatorze affûts doubles de 76mm. Enfin la cuirasse de ceinture est démontée et remplacée par un bulge.






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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Lun 13 Juil - 14:15

Il reprit du service en 1951 pendant la Guerre de Corée. Il fut le premier porte-avions à déployer le F2H Banshee en opération.

En 1955, le CV-9 Essex fut modifié (SCB-125) et reçut un pont oblique et en 1962 fut remis en cale sèche afin de subir d'importantes modifications.






En novembre 1966, au cours d'un exercice OTAN, l'Essex entre en collision avec le Nautilus, les deux navires étant suffisamment endommagés pour devoir réparer au port mais pas assez pour demander une aide extérieure. Les réparations de l'Essex sont réalisées au Boston Naval Shipyard, réparations doublées d'un grand carénage.

Le 25 mai 1968, au cours de manœuvres OTAN en mer du Nord, un Tupolev Tu-16 Badger en mission de reconnaissance et de surveillance des groupes de porte-avions américains s'écrase à proximité de l'Essex.

L'Essex participe également à la conquête spatiale et les missions Apollo, servant à la récupération des capsules spatiales et des astronautes. Il aurait du être à la manœuvre pour la récupération d'Apollo 1 au nord de Porto-Rico le 7 mars 1967 après 14 jours en orbite mais le 27 janvier, lors d'un essais au sol, les trois astronautes de la mission (Chaffee, White Grissom) périssent dans un incendie.

Ce n'est que le 22 octobre 1968 que l'Essex récupère une capsule Apollo en l'occurence Apollo 7 (Schirra, Cunningham et Eisele) après dix jours en orbire, un hélicoptère du HS-5 récupérant la capsule et les astronautes.

L USS Essex (CVS-9) est désarmé le 30 juin 1969 après vingt-cinq années de carrière. Rayé du Naval Vessel Register le 1er juin 1973, il est vendu à la démolition le 1er juin 1975 et démantelé.



Caracteristiques Techniques de la Classe Essex (1942-1945)

Par rapport aux Yorktown, les Essex sont nettement plus gros, sont plus rapides et plus puissants avec un pont d'envol plus grand dont la mise en œuvre est facilitée par un ascenseur latéral installé à bâbord.

Dans un premier temps, l'Essex ne disposera que d'une catapulte installée dans le hangar pour permettre de lancer un chasseur ou un appareil de reconnaissance alors que le pont d'envol est en configuration appontage avec les avions récupérés concentrés sur l'avant. Cette catapulte sera ultérieurement démontée, cette idée se révélant être une fausse bonne idée.

Le Yorktown est le premier à recevoir une catapulte installée sur le pont d'envol portant le nombre de catapultes à deux.

A partir de l'Intrepid, on trouve deux catapultes sur le pont d'envol tandis que la catapulte de hangar est rapidement débarquée, n'ayant jamais été à ma connaissance utilisé en opération.

L'avant du pont d'envol est également muni de brins d'arrêts pour permettre à un avion d'apponter à l'avant, le porte-avions allant en marche arrière mais comme pour la catapulte de hangar, cette possibilité sera peu voir pas utilisé en opérations.





La protection passive est renforcée avec un pont du hangar blindé à 75mm ce qui lui permet de résister à des bombes de 4 ou 500kg. Le pont d'envol en bois est donc considéré comme sacrifiable et les réparations prévues avec l'emport de planches de bois pour une réparation de fortune qui se révélera plus solide que prévue.

Quand à la DCA, elle est nettement plus puissante avec quatre tourelles doubles de 127mm installés de part et d'autre de l'ilôt  et quatre affûts simples de même calibre installés à bâbord ainsi que 32 canons de 40mm et 35 canons de 20mm, DCA renforcée au fur et à mesure des combats et de la menace kamikaze.






Bien que construits en série, tous les Essex ne sont pas identiques. En effet, on trouve dix coques courtes (CV-9 à 13, CV-16 à CV-18, CV-20 et 31) et dix coques longues (CV-14, CV-15, CV-19, CV-21, CV-32 à 34, CV-36 à 40, CV-45 et CV-47). La longueur du pont d'envol est identique (262.7m) mais la longueur hors-tout est différente (265.8m et 270.7m) pour faciliter la mise en œuvre des pièces de DCA légères installées à la proue.

Sur les trente-deux Essex planifiés, seulement vingt-six vont être officiellement commandés et vingt-quatre mis en service.

Sur ces vingt-quatre navires, seulement quatorze vont participer à la seconde guerre mondiale et dix-sept en service au 2 septembre 1945.

Quatre sont en achèvement à flot (Leygue Kearsarge Princeton et Tarawa) et cinq encore sur cale (Oriskany Valley Forge Phillipine Sea Reprisal Iwo Jima) mais seuls les trois premiers seront achevés, le premier dans une version nettement améliorée qui servira de prototype à la refonte SCB-27A.

Le Reprisal sera lancé pour libérer la cale et démantelé alors que l'Iwo Jima n'aura même pas l'honneur d'un lancement et les éléments installés sur cale seront démantelés sur place.


Version améliorée et agrandie des Yorktown, conçue dans l'urgence d'une situation internationale tendue, les Essex se révéleront remarquables par leur capacité à encaisser les coups (confere Franklin et Bunker Hill)  et leur capacité à durer, participant à trois conflits majeurs, à de nombreuses interventions extérieures ainsi qu'à la conquête de l'espace

Seul le poids croissant des avions et l'usure eut raison des Essex qui quittèrent le service au milieu des années soixante-dix à l'exception du Lexington qui ne prit sa retraite qu'en 1991 après avoir formé des générations de pilotes.


sources
forummarine.forumactif.com
navsource.org
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Lun 13 Juil - 22:14

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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Jeu 16 Juil - 2:59

L USS Yorktown (CV-10)

L USS Yorktown (CV-10) est mis sur cale sous le nom de Bonhomme Richard aux chantiers navals Newport News Shipbuilding & Drydock Company de Newport News le 1er décembre 1941.

Rebaptisé Yorktown le 26 septembre 1942 après la perte du CV-5 lors de la bataille de Midway, il est lancé le 21 janvier 1943 et commissionné le 15 avril 1943.

Le deuxième porte-avions de classe Essex resta à Norfolk jusqu'au 21 mai pour des travaux complémentaires avant d'entamer sa mise en condition opérationnelle au large de Trinidad, rentrant à Norfolk le 17 juin pour des démontages et des modifications après cette mise en condition.

Les travaux sont achevés le 1er juillet et le porte-avions reprend aussitôt la mer pour essais et entraînement de son groupe aérien jusqu'au 6 juillet quand il appareille pour rallier le Pacifique et connaître son baptême du feu.

Il franchit le canal de Panama le 11 juillet, se ravitaille à Balboa le 12 pour traverser le Pacifique jusqu'à Pearl Harbor où il arrive le 24 juillet pour un mois de mise en condition pour le rendre capable de mener de véritables missions de combat.






Le Yorktown connait son baptême du feu à la fin du mois d'août 1943 au sein de la TF 15 en compagnie notamment de l'Essex, lançant ses avions contre l'île Marcus le 31 août, neuf jours après son appareillage de Pearl Harbor.

De retour à Pearl Harbor le 7 septembre, il n'y passa que deux jours avant d'appareiller pour la côte ouest. Arrivé à San Francisco le 13 septembre, il y embarque des avions et du fret, reprenant la mer le 15 pour rallier Hawaï le 19 septembre 1943.

Il retourne au combat à partir du 29 septembre quand il appareille de Pearl Harbor, lançant son groupe aérien sur Wake le 5 octobre, deux jours de frappe avant de rentrer à Hawaï, arrivant à Oahu le 11 octobre pour entretien puis poursuite de l'entraînement.

Intégrant la TF 50, _Fast Carrier Task Force_, le Yorktown quitte sa base hawaïenne le 10 novembre pour participer à l'opération Galvanic, l'occupation de Tarawa et de Makin, le CV-10 participant le 19 novembre à des raids pour supprimer les défenses japonaises mais également appuyer les troupes débarquées dans la foulée à Tarawa, Abemama et Makin.

Sa mission terminée, le porte-avions attaque Wotje et Kwajalein le 4 décembre avant de rentrer à Pearl Harbor le 9 décembre 1943.

A l'opération Galvanic succède l'opération Flintlock, une nouvelle opération amphibie visant cette fois les îles Marshall. Intégré au TG 58-1 de la TF-58 en compagnie de son sister-ship Lexington et du porte-avions léger Cowpens, le Yorktown lance ses chasseurs et ses bombardiers le 29 janvier 1944 pour frapper notamment les aérodromes japonais et plus généralement tous les points potentiels de résistance.

Les marines débarquèrent le 31 et les porte-avions rapides continuèrent leurs missions d'attaque en soutien des troupes au sol jusqu'au 4 février quand le TG 58-1 jette l'ancre dans l'atoll de Majuro qui venait tout juste d'être sécurisé.

Jusqu'au mois de juin, le porte-avions et son escorte participèrent à de nombreux raids contre les positions japonaises sur un vaste front allant des Mariannes au nord à la Nouvelle-Guinée au sud.

Parmi ses opérations, citons l'opération Hailstone, les deux jours de raids contre Truk le «Pearl Harbor japonais» les 17 et 18 février 1944 suivis d'une longue période de repos à Majuro du 26 février au 8 mars date à laquelle il appareille à nouveau pour Espiritu Santo dans les Nouvelles Hebrides, y passant dix jours avant de lancer de nouveaux raids aériens contre les îles Palau (30-31 mars) puis contre Woleai le 1er avril, rentrant à Majuro le 6 avril pour une semaine consacrée à l'entretien et au repos de l'équipage.

Le 12 avril, le USS Yorktown (CV-10) reprend la mer pour de nouvelles opérations de combat cette fois en appui de la 7ème armée du général Mac Arthur qui combattait en Nouvelle Guinée.

Le deuxième Essex lance ses avions contre Hollandia (auj Jayapura) et Wakde-Sarmi avant de passer à l'appui des troupes débarquées dès la mise à terre de celle-ci à Hollandia les 22-23 avril lors de l'opération Reckless combinée à l'opération Persecution (débarquement à Aitape en Papouasie Nouvelle-Guinée).

Après un nouveau raid contre Truk les 29 et 30 avril, le porte-avions rallie Majuro le 4 mai 1944, n'y restant que deux jours, se dirigeant ensuite vers Pearl Harbor où il passa 18 jours du 11 au 29 mai pour entraînement avant de retourner à Majuro le 3 juin, se préparant alors pour une nouvelle opération majeure : l'invasion des îles Mariannes, une étape capitale du saute-moutons car mettant les B-29 à portée du Japon métropolitain.






Le 6 juin 1944, le Yorktown et les autres porte-avions de la TF-58 quittent Majuro pour participer à l'opération Forager, une opération amphibie visant Guam, Saipan et Tinian. Le processus opérationnel est le même, les porte-avions lancent des raids massifs avant un bombardement naval soutenu qui précéde immédiatement la mise à terre des troupes.

Le poids de la puissance militaire des américains se fait sentir puisqu'ils peuvent mener de front deux opérations amphibies majeures, l'une en Europe (Overlord en Normandie) et une second dans le Pacifique.

Les raids sont menés jusqu'au 13 juin quand le Yorktown et deux autres groupes de la TF-58 met cap sur les Bonin pour des raids de diversion jusqu'au 16 juin quand le Yorktown et les autres porte-avions du TG 58-1 (Hornet, Belleau Wood et Bataan) retournent aux Mariannes pour poursuivre sa mission d'appui et riposter à la réaction japonaise.

C'est le début de la bataille de la mer des Phillipines, une bataille de deux jours marqué le 19 juin par l'anéantissement de l'aéronavale japonaise bien affaiblie depuis Midway et Guadalcanal et qui ne sera plus que l'ombre d'elle même avec la perte de 283 appareils pour 30 côté américain soit un rapport de un pour huit. La qualité des avions américains (le Hellcat surclasse le Zero) et l'entraînement des pilotes et des directeurs de chasse ont fait la différence.

Le lendemain, 20 juin, les américains lancent un raid mémorable pour détruire les porte-avions japonais, une mission restée célèbre sous le nom de «Mission Beyond Darkness».

La TF-58 et donc le Yorktown lancent 96 Hellcat, 54 Avenger,51 Helldiver et 26 Dauntless, tous les appareils étant armés de bombes sauf les Avenger armés de torpilles. Sur cette flotte de 227 appareils, le CV-10 lance un total de quarante appareils entre 16.23 et 16.43 pour frapper une flotte japonaise trouvée à 18.40.

L'attaque commence au crépuscule et pour la contrer les japonais ont fait décoller 68 chasseurs depuis les porte-avions Junyo, Hiyo, Ryuho,Zuikaku, Chitose, Zuiho et Chiyoda.

Les Avenger du Yorktown et du Belleau Wood armés de torpilles attaquent les porte-avions Zuikaku et Hiyo, ce dernier étant coulé. Le Zuikaku est touché par des bombes, le Chiyoda, le Haruna et le Maya encaisse chacun une bombe et duex pétroliers sont perdus et 65 avions japonais sont abattus.

Le retour des avions américains, de nuit, à bout de carburant, certains endommagés, est resté légendaire. 20 avions ont été perdus au cours de l'attaque et 80 pendant le retour, amerris, faute d'essence ou accidentés à l'appontage.

En dépit des risques, l'amiral Mitscher donne l'ordre d'allumer les feux de sa flotte pour aider les aviateurs. Les porte-avions se signalent par un projecteur braqué verticalement, les appareils se posent sur le premier pont disponible avec parfois deux appontages simultanés : un Hellcat sur le brin 2 et un bombardier sur le brin 5.

Les 22 et 23 juin, le Yorktown avec les autres ponts plats du TG 58-1 attaquent Pagan puis le lendemain Iwo Jima avant de mettre cap sur Eniwetok où il arrive deux jours plus tard le 27. Le 30 juin, il est de retour aux combats, lançant des raids contre les Mariannes et les Bonins du 3 au 25 juillet contre différentes cibles comme Yap, Ulithi et Palaus.

Il quitte la zone des combats le 31 juillet pour rallier la côte ouest afin de subir son premier grand carénage. Il arrive le 17 août au Puget Sound Navy Yard pour deux mois de travaux jusqu'au 9 octobre.

Après une escale à Alameda du 11 au 13 octobre pour embarquer son groupe aérien et du fret, le porte-avions met cap à l'ouest pour retrouver la zone de combat. Il arrive à Eniwetok le 31 octobre après une escale à Pearl (18-24 octobre).

Il quitte le lagon le lendemain pour rallier Ulithi le 3 novembre, appareillant avec le TG 38-4 trois jours plus tard mais dès le sept, il intègre le TG 38-1, participant pendant deux semaines au soutien aérien de la reconquête des Phillipines entamé le 20 octobre par le débarquement de Leyte

De retour à Ulithi le 24 novembre, il y resta jusqu'au 10 décembre quand il reprit la mer pour retrouver la TF-38 qui devait commencer à bombarder l'île de Luzon en vue d'un débarquement prévu la deuxième semaine de janvier mais le 17 décembre, le typhon Cobra concentra sa colère contre la flotte américaine en plein ravitaillement, provoquant le naufrage de trois destroyers et la mort de plusieurs centaines de marins américains. Les navires américains sont de retour à Ulithi à la veille de Noël.

Le 30 décembre 1944, le USS Yorktown (CV-10) quitte Ulithi pour retrouver la TF-38 qui lança des raids contre Formose et les Phillipines en soutien indirect du débarquement mené à Lingayen à partir du 9 janvier 1945.

Les attaques menés contre l'Indochine voit la destruction du croiseur léger français Lamotte-Picquet ainsi que de nombreux navires civils et militaires japonais. Formose, Hong Kong et la côte chinoise sont également frappés par les avions embarqués américains.

Après un ultime raid contre Okinawa le 22 janvier, la force de porte-avions rapide met cap sur Ulithi où elle arrive le 26 janvier pour entretien, réparations et repos de l'équipage.







Ce n'est que le 10 février 1945 qu'il reprend la mer en compagnie de la TF-58, la composante porte-avions de la 5ème flotte commandée par «The Human Machine», l'amiral Raymond A. Spruance.

En soutien de l'opération contre Iwo Jima (opération Detachment), la Fast Carrier Task Force et le Yorktown participe à des raids contre la région de Tokyo le 16 février pour empêcher les japonais d'envoyer des renforts et de lancer des actions kamikazes.

Les 17 et 18 février, ce sont les îles Bonins _l'archipel dont dépend Iwo Jima_ qui sont frappés précédant la mise à terre des marines et des G.I (19 février 1945) qui bénéficient d'un puissant soutien naval et aérien jusqu'au 23 février quand les groupes aériens embarqués frappent à nouveau Tokyo et l'île de Kyushu pendant trois jours avant que le Yorktown et les autres unités du TG 58.4 mettent cap sur Ulithi pour repos et entretien, arrivant à destination le 1er mars.

Après deux semaines consacrées à l'entretien et au repos de l'équipage, le porte-avions appareille le 14 mars direction le Japon pour des raids contre les aérodromes, les ports et les positions militaires japonaises, le tout dans le cadre de l'opération Iceberg, le débarquement sur Okinawa, dernière étape avant un attendu et redouté débarquement amphibie au Japon même.

Les raids aériens ont lieu à partir du 18 mars, suscitant une riposte japonaise, un bimoteur Yokosuka P1Y «Frances» manquant de peu le porte-avions suivit d'un deuxième mais la DCA du porte-avions et de son escorteur furent suffisamment efficaces pour empêcher le porte-avions d'être touché.

L'après midi, ce sont des bombardiers en piqué Yokosuka D4Y «Judy» qui attaquent le Yorktown qui évite deux appareils mais le troisième touche le pont d'envol à proximité de l'ilôt, tuant cinq marins et en blessant vingt-six. Le porte-avions reste néanmoins opérationnel et va continuer ses attaques jusqu'au 20 mars.

Le 21, le Yorktown met cap sur Okinawa pour participer à la préparation du débarquement amphibie prévu le 1er avril. Les attaques du groupe aérien du CV-10 commencent le 23 mars et se poursuivent jusqu'au 28 quand il retourne dans les eaux métropolitaines du Japon pour frapper à nouveau les installations militaires d'un Japon agonisant, échappant le 29 mars à une attaque suicide d'un D4Y.

A partir du 30 mars et pendant un mois et demi, les avions du Yorktown vont se concentrer sur Okinawa, assurant un appui-feu constant aux marines et aux G.I qui rencontrèrent une résistance acharnée des japonais, un avant-goût des combats qui attendaient les américains en cas de débarquement dans l'archipel.

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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Jeu 16 Juil - 3:09

Seul exception, le 7 avril 1945, les porte-avions rapides se retirèrent de l'appui aux forces engagées depuis six jours à Okinawa pour neutraliser une menace majeure : le cuirassé Yamato et ses neuf monstrueux canons de 460mm.

Le CVG-9 embarqué à bord du CV-10 participa à une attaque massive contre le cuirassé mais également contre le croiseur Yahagi touché par trois bombes des avions du Yorktown qui mitraillèrent également les destroyers d'escorte.

L'action du Yorktown contre Okinawa continua jusqu'au 11 mai quand il mit le cap sur Ulithi en compagnie des autres navires du TG 58.4, arrivant à destination le 14 mai pour dix jours consacré à l'entretien et au repos de l'équipage.

Reprenant la mer le 24, le USS Yorktown (CV-10) est de nouveau à pied d'oeuvre le 28, le même jour Halsey relève Spruance, la 5ème flotte devenant la 3ème et le TG 58-4 TG 38-4.

Après avoir appuyé les troupes américaines à Okinawa, le Yorktown participe à de nouveaux raids contre le Japon à partir de 3 juin, visant notamment les aérodromes avant de retourner à Okinawa le lendemain puis d'éviter un typhoon ce qui l'empêche de lancer des missions de combat jusqu'au 6 juin 1945. Le 9, les aérodromes de Kyushu sont à nouveau visé tout comme le lendemain avant un ravitaillement.

Il met alors cap au sud, direction Leyte et la baie de San Pedro où il va rester mouiller jusqu'au 1er juillet, date de son appareillage pour les dernières opérations du conflit même si les américains ne le savent pas encore.

En position le 10 juillet, le Yorktown et ses sister-ship ainsi que les porte-avions légers de classe Independence vont attaquer le Japon qu'il s'agisse de Honshu ou de Hokkaïdo avec une prédilection pour les aérodromes et les bases navales où se terraient les restes de la glorieuse marine impériale.

Ces raids s'achevèrent le 15 juillet et après un ravitaillement à la mer, le Yorktown du attendre le 18 juillet qu'un typhon se disperse pour reprendre les opérations aériennes.

Après l'attaque de la base navale de Yokosuka, la flotte américaine se retire pour se ravitailler, attaquant à nouveau le Japon le 24 et le 25 juillet, un ravitaillement le 26 étant suivit de l'attaque de la base navale de Kure les 27 et 28 juillet, la région de Tokyo les 29 et 30 et après un nouveau ravitaillement et un typhon évité, le nord de Honshu et le sud d'Hokkaïdo les 8 et 9 août.

Pour le Yorktown, la guerre se termine par un raid sur Tokyo le 10, un ravitaillement et un nouveau typhon évité (11-12 août), de nouvelles attaques sur Tokyo le 13, le ravitaillement de ses destroyers le 14, les missions prévues le 15 étant annulées suite à l'annonce de l'empereur Hiro Hito de capituler.

Du 16 au 23 août, le Yorktown resta déployé dans les eaux japonais, couvrant le débarquement et le déploiement des troupes d'occupation américaines.

Après la signature de l'acte de capitulation en baie de Tokyo à bord du cuirassé Missouri le 2 septembre, les avions du Yortown larguèrent des vivres et des fournitures médicales aux prisonniers alliés présents dans les camps japonais.

Du 16 au 30 septembre, le porte-avions est ancré en baie de Tokyo pour entretien et repos de l'équipage. Quittant le Japon le 1er octobre, il rallie Okinawa et Buckner Bay le 4 octobre, embarquant des militaires et marins démobilisés pour rallier Les Etats-Unis arrivant à San Francisco le 20 octobre après deux semaines de mer dans le cadre de l'opération Magic Carpet.

Au total, neuf millions d'hommes sont rapatriés et démobilisés qu'il s'agisse du Pacifique ou de l'Europe, la TF 11 de l'amiral Forrest Sherman assurant les rapatriements d'Extrême-Orient avec les porte-avions Yorktown, Hornet,Ticonderoga,Bunker Hill,Hancock,Bennington,BonHomme Richard et Shangri-La.

Pour cette opération, les équipages sont réduits (notamment tout les rampants du groupe aérien et le groupe aérien lui même), la capacité des cuisines augmentées et des couchettes installées dans le hangar aviation.


L'Extrême Orient et  la mise en réserve

Amarré à Alameda jusqu'au 31 octobre, il rallie alors le Hunters Point Navy Yard pour quelques réparations  avant de participer à nouveau l'opération Magic Carpet. Arrivé à Guam le 15 novembre, il en repart deux jours plus tard avec ses passagers pour rallier San Francisco le 30 novembre 1945.

Il reprend la mer direction l'Extrême-Orient le 8 décembre, direction Samar aux Phillipines mais finalement il rallie Manille où il arrive le 26 décembre, en repartant le 29. Arrivé à San Francisco le 13 janvier 1946, il rallie ensuite Bremerton où il est mis en réserve le 21 juin 1946 tout en restant armé jusqu'au 9 janvier 1947 quand il est décommissionné, intégrant le Bremerton Group Pacific Reserve Fleet.

Après quatre ans en réserve, le Yorktown va subir une refonte SCB-27A au Puget Sound Naval Shipyard, une refonte qui l'immobilise du 15 février 1951 au 2 janvier 1953 bien qu'il ait été recommissioné dès le 15 décembre 1952, toujours en réserve à Bremerton.

Le 20 février 1953, il est remis en service comme porte-avions d'attaque (Carrier Vessel Attack ou CVA, reclassement effectif le 1er octobre 1952), passant une partie de l'été à entraîner son groupe aérien au large de la côte ouest.

Le 3 août 1953, il quitte San Francisco direction l'Extrême-Orient, arrivant à Pearl Harbor quelques jours plus tard et y restant jusqu'au 27 quand il mit cap à l'ouest direction Yokosuka où il arrive le 5 septembre.

Il reprend la mer le 11 septembre, retrouvant la TF 77 en mer du Japon pour participer à la gestion de l'après guerre de Corée, l'armistice de Panmunjon ayant été signé le 27 juillet 1953.


1954




1956




Le 29 juillet 1961, l USS Yorktown (CVS-10) quitte Long Beach pour un septième déploiement en Extrême Orient
En 1968, c'est le Yorktown qui récupérera la capsule d’Apollo 8.

A la différence de l'Essex envoyé à la démolition, le Yorktown va échapper à ce sort triste et naturel en étant préservé comme musée à flot (même si personnellement, en temps de paix, le plus sort d'un navire de guerre en dehors d'être un musée c'est de servir de cible de tir).

C'est en 1974 que le Département de la Navy accepte de céder l'ancien porte-avions au Patriot's Point Development Authority de Charleston (Caroline du Sud), l'acte de cession étant officiellement signé le 8 mai 1975. Il quitte Bayonne en remorque le 9 juin et arrive à Charleston six jours plus tard.

Après des travaux d'aménagement et de peinture, le Yorktown fût officiellement ouvert au public comme musée et mémorial le 13 octobre 1975, le jour où l'US Navy fêtait son 200ème anniversaire.

Pièce maitresse du Patriots Point Naval & Maritime Museum, il à depuis été rejoint par le USS Clamagore, un sous-marin de classe Balao refondu en Guppy III et le USS Laffey (DD-724), un destroyer de classe Allen M. Summer, les deux navires ayant rejoint le CVS-10 en 1981.





Il est classé monument historique en 1986 et le 2 septembre 2003, le sénateur John Kerry annonce à Charleston qu'il est candidat à l'investiture démocrate pour les élections présidentielles de 2004.

En 2009, l'US Navy s’inquiéta de l'état de son ancien porte-avions et envisagea de le démolir mais au final, le coût de la vente à la démolition étant plus élevé que les réparations, le Patriots Point Naval & Maritime Museum annonce le 22 septembre 2011 que des réparations allaient être entreprises avec la construction d'un bassin provisoire autour du porte-avions pour économiser le coût d'un remorquage.
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Ven 17 Juil - 13:56

The Fighting Lady (littéralement La Dame combattante) est un film documentaire américain réalisé par Edward Steichen en 1944. Ce documentaire relate les exploits du porte-avions américain USS Yorktown (CV-10) pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le film obtint l'Oscar du meilleur film documentaire.

En Vo
https://www.youtube.com/watch?v=B5JbXRDOP60

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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mar 21 Juil - 3:09

L USS Intrepid (CV-11)

L USS Intrepid (CV-11) est mis sur cale aux chantiers navals de la Newport News Shipbuilding & Drydock Company installés à Newport News en Virginie le 1er décembre 1941, lancé le 26 avril 1943 et commissionné le 16 août 1943 soit dix-sept mois d'avance sur le calendrier initial qui prévoyait une commission en janvier 1945.





Aussitôt, il met cap sur Trinidad pour participer à sa mise en condition opérationnelle. Il est prêt techniquement parlant mais il doit encore roder son équipage et son groupe aérien.

Ce n'est que le 3 décembre 1943 que l'Intrepid quitte définitivement Norfolk pour rallier le Pacifique, faisant escale à San Francisco avant d'arriver à Pearl Harbor le 10 janvier 1944.

En dépit du fait que l'option Germany First (L'Allemagne d'abord) ait été privilégié sur l'option Japan First, l'US Navy déploie la majorité de ses moyens dans le Pacifique et notamment tous ses porte-avions de classe Essex.

Cela s'explique assez facilement par la nature du théâtre d'opérations (l'insularité facilite les opérations aéronavales) et par la présence de forces navales britanniques loin d'être négligeables en Europe.

Dès son arrivée, l'Intrepid connait son baptême du feu puisque le 16 janvier 1944, il appareille en compagnie de son sister-ship Essex et du porte-avions léger Cabot pour participer à l'opération Flintlock, l'invasion des îles Marshall et plus précisément de l'île de Kwajalein.

Les avions embarqués sur le CV-11 participent à la neutralisation des défenses japonaises qu'il s'agisse des avions détruits sur leurs aérodromes ou des batteries côtières. Les marines débarquent le 31 janvier et l'aviation embarquée assure leur appui rapproché jusqu'au 2 février quand l'Intrepid quitte la zone pour participer à une autre mission.

Cette mission c'est l'opération Hailstone exécutée par trois groupes de porte-avions qui parviennent indétectés à portée de Truk, le «Pearl Harbor japonais». Cette base est frappée les 17 et 18 février 1944, deux destroyers japonais et 180000 tonnes de navires marchands furent détruits. Outre une base ravagée, il poussa les japonais à ceser de considérer Truk comme une base de première plan.

L'Intrepid ne ressort pas indemne de cette opération. En effet, il est touché dans la nuit du 17 au 18 février par une torpille aéroportée à tribord, à cinq mètres sous la flottaison, inondant plusieurs compartiments et faussant le gouvernail.

En dépit de cette avarie, l'Intrepid resta opérationnel en utilisant les machines babord à pleine puissance et leurs homologues tribord à seulement 30%. Il gagna néanmoins Pearl Harbor le 24 février pour des réparations temporaires, la remise en état complète devant avoir lieu dans un chantier de la côte ouest.

Il quitte Pearl Harbor le 16 mars et arrive six jours plus tard à San Francisco pour des travaux confiés au Hunters Point Naval Shipyard jusqu'en juin 1944 quand il retourne au combat. Il participe à des attaques aériennes comme les Palaus et notamment Peleliu avant de concentrer son attention sur les Phillipines, théâtre de la prochaine grosse opération amphibie américaine.


Juin 1944




Les américains débarquent à Leyte le 20 octobre et les avions embarqués sur l'Intrepid participent à la neutralisation des défenses japonaises, à l'appui des marines mais également à des raids de diversion contre Okinawa et Formose.

Comme ils ne pouvaient laisser tomber les Mariannes sans résister (elles mettaient les B-29 à portée du territoire japonais), les japonais ne pouvaient laisser les américains reconquérir les Phillipines et se devaient de réagir.

Connus pour leur complexité les plans japonais accouchèrent des résultats catastrophiques (Midway) ou incertains sur le moment (les différentes batailles navales autour de Guadalcanal).

Une fois n'est pas coutume, le plan japonais est simple peut être en raison de moyens de plus en plus limités. Des porte-avions japonais doivent attirer loin de Leyte et des plages de débarquement la force de porte-avions rapide de l'amiral Halsey, laissant le champ libre aux cuirassés et croiseurs lourds chargés d'anéantir les navires de débarquement et les troupes débarquées.

Le plan fonctionne, les porte-avions d'Halsey sont attirés loin de Leyte et les grosses unités japonaises peuvent attaquer les porte-avions d'escorte, les destroyers et les destroyers d'escorte qui opposent une résistance désespérée mais qui sauve de nombreuses vies et le débarquement, les japonais craignant un retour en force des porte-avions rapides se replient sans pousser leur avantage jusqu'au bout.

Cette bataille, dernier véritablement affrontement entre la marine américaine et la marine japonaise se solde par la perte du cuirassé Musashi, des porte-avions Zuikaku, Zuiho Chiyoda et Chitose, du destroyer Akizuki alors que le cuirasséYamato est endommagé en compagnie du Nagato et des croiseurs lourds Haruna et Myoko.

Le 30 octobre 1944 alors que ses avions frappaient l'aérodrome de Clark, un kamikaze s'écrase à babord, tuant dix hommes et en blessant six. Les dégâts sont limités et après de rapides réparations, il peut reprendre ses missions de combat.

Le 25 novembre 1944, le porte-avions à nettement moins de chance. Une importante force de kamikazes s'abat sur les porte-avions américains. En moins de cinq minutes, deux kamikazes attaquent l'Intrepid, aucun appareil ne touche le porte-avions mais la bombe de l'un des deux touche le porte-avions, tuant 69 hommes et en blessant 85. Néanmoins, il reste opérationnel et après deux heures de réparations, le navire est sauvé.





Le lendemain, il quitte les Phillipines pour rallier San Francisco et le Hunters Point Naval Shipyard où il arrive le 20 décembre 1944 pour des réparations qui s'achèvent mi-février 1945, le USS Intrepid (CV-11) arrivant à Ulithi le 13 mars 1945.

Le 14 mars, il appareille et met cap sur le Japon pour participer aux raids de l'aéronavale américaine sur des cibles situés à Kyushu. Le 18, l'Intrepid est légèrement endommagé par un bombardier bimoteur G4M «Betty» qui s'écrase à proximité du porte-avions, ayant deux tués. Ses avions endommagent le cuirassé Yamato et le porte-avions Amagi.

L'Intrepid va ensuite être engagé dans l'opération Iceberg, l'invasion de l'ile d'Okinawa. Dès le 26 mars, l'Intrepid participe à de nombreux raids contre les aérodromes, les batteries côtières et tous les obstacles que pourraient poser les japonais aux troupes débarquées qu'il s'agisse des marines ou des G.I.

Les troupes sont mises à terre à partir du 1er avril et le groupe aérien de l'Intrepid assure un soutien constant aux troupes débarquées qui font face à une résistance acharnée de la garnison japonaise.

Le 16 avril, l'Intrepid est à nouveau endommagé par un avion japonais qui s'écrase sur le pont d'envol, tuant dix marins et en blessant quatre-vingt sept mais après trois heures de lutte, le porte-avions peut récupérer ses appareils.





Le lendemain, il quitte la zone de combat pour rallier San Francisco via Ulithi et Pearl Harbor, arrivant à destination le 19 mai.

Les réparations achevés, il quitte la Californie le 29 juin et rallie le Pacifique, trop tard pour participer à d'ultimes opérations même si durant le transit, il bombarde l'île de Wake (6 août), l'une des nombreuses îles isolées par l'avance américaine et que les américains laissaient agoniser sans s'en préoccuper outre mesure tant la menace sur leurs lignes de communication était limitée.

Arrivé à Eniwetok le 7 août 1945, il y était toujours quand il reçoit le 15 août 1945 l'ordre de cesser toutes les opérations.

Il quitte l'atoll le 21 formant une Task Force 72 en compagnie de l'Antietam et du porte-avions léger Cabot pour couvrir le débarquement de troupes américaines en Chine et en Corée.

Il est relevé le 11 octobre par le Boxer et rallie le Japon où il va rester déployé jusqu'au 2 décembre quand il quitte Yokosuka pour rallier San Pedro (Californie) le 15 décembre 1945.


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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mar 21 Juil - 3:21

L’Intrepid fut déplacé à San Francisco le 15 août 1946, et placé dans la flotte de réserve du Pacifique. En février 1952, il fut brièvement remis en service afin de gagner le chantier naval de Newport News, en Virginie. Pendant deux ans, le programme de modernisation pour les porte-avions de classe Essex fut appliqué à l’Intrepid afin de l'équiper d'un pont d'envol renforcé, de nouveaux brins d'arrêt et de catapultes à vapeur. Reclassifié en tant que CVA-11 (Attack Aircraft Carrier), le porte-avions fut à nouveau en service en juin 1954.

Après des tests en 1955 dans la baie de Guantánamo, l’Intrepid quitta la Naval Station Mayport, en Floride, pour deux déploiements en Méditerranée avec la 6e flotte. Le 29 septembre 1956, il se dirigea vers le chantier naval New York Navy Yard pour un nouveau programme de modernisation jusqu'en mai 1957, afin de le doter d'un pont d'envol oblique. En septembre 1957, il quitta les États-Unis pour participer à l'exercice naval organisé par l'OTAN et nommé opération Strikeback.

Entre 1958 et 1961, l’Intrepid alterna les déploiements en Méditerranée avec des opérations le long de la côte est des États-Unis et des exercices dans les Caraïbes. Le 8 décembre 1961, il est reclassifié en tant que CVS-11 (Antisubmarine Aircraft Carrier).






Dans le cadre de la guerre froide et de la course à la Lune lancée avec l’Union soviétique, le Department of Defense Manned Space Flight Support Office (DDMS) coordonne de 1958 à 1975 l’action du Département de la Défense en soutien au programme lunaire habité. Ce soutien comprend la récupération des astronautes et de leurs capsules, dévolue aux porte-avions, ainsi que les communications spatiales, le transfert d’informations et le soutien médical.

Après des exercices d'entraînement, l’Intrepid fut choisi comme navire principal de l'équipe de récupération de l'astronaute Scott Carpenter et sa capsule spatiale Mercury-Atlas.

De 1962 à 1964, il fit partie de la flotte de l'Atlantique dans son rôle de porte-avions anti-sous-marins.

La capsule Gemini 3 ramené à bord de l'USS IntrepidAu début de 1965, l'équipage de l’Intrepid commença les préparatifs en vue de sa prochaine opération de récupération pour la NASA. Dans la matinée du 23 mars débuta le premier vol habité d'un véhicule du programme Gemini, Gemini 3, avec les astronautes Virgil Grissom en tant que commandant et John Young en tant que pilote.

À la mi-1966, l’US Navy envoya l’Intrepid au sein de la Flotte du Pacifique. Le porte-avions réalisa trois déploiements au cours de la guerre du Viêt Nam avec la Carrier Air Wing 10[7], du 4 avril au 21 novembre 1966, du 11 mai au 30 décembre 1967 et du 4 juin 1968 au 8 février 1969. Le porte-avions était en particulier destiné aux missions d'interception, notamment des MIG-17 nord-vietnamiens, au-dessus du Viêt Nam du Sud. Jusqu'à neuf A-4 Skyhawk et six A-1 Skyraider, chargés de bombes et de roquettes, furent catapultés en sept minutes, avec un intervalle de seulement 28 secondes entre les lancements. Quelques jours plus tard des avions furent lancés avec un intervalle de 26 secondes.






D'avril à octobre 1971, l’Intrepid prit part à des exercices de l'OTAN, et passa par les ports de Lisbonne, Plymouth, Kiel, Naples, Cannes, Barcelone, Hambourg, Copenhague, Greenock, Rosyth, Portsmouth, et de Bergen. Durant cette campagne, les opérations de détection de sous-marins furent menées dans la mer Baltique et au bord de la mer de Barents au-dessus du cercle polaire arctique, sous étroite surveillance de l'aviation et de la marine soviétique. Puis, à partir de juillet 1972, il participa une fois de plus à des exercices de l'OTAN, et passa à Copenhague, Rotterdam, Bergen, Bruxelles, Portsmouth et Gourock.

Après un dernier déploiement en Méditerranée, l’Intrepid fut désarmé le 15 mars 1974.

Une fois désarmé, l'Intrepid est confié aux bons soins du Philadelphia Naval Shipyard, attendant que l'on décide de son sort. En 1976, il est ouvert à la visite dans le cadre des célébrations du Bicentenaire de l'indépendance des Etats-Unis.

Il était prévu à l'origine de l'envoyer à la casse mais un intense lobbying mené par Zachary Fisher et par l'Intrepid Museum Foundation sauva le CV-11 des chalumeaux des démolisseurs.

Il est remorqué à New York et amarré au Pier 86 au niveau de la 46th Street, l'Intrepid Sea Air & Space Museum ouvrant ses portes au public en août 1982, devenant en 1986 un monument historique (National Historic Landmark).

Le porte-avions accueille de nombreux avions et hélicoptères, essentiellement américains mais également étrangers comme un Etendard IV français, un Supermarine Scimitar britannique et un Mig 15 soviétique, ces deux derniers ayant cédé la place à la navette spatiale Enterprise. A ce porte-avions s'ajoute le sous-marin Growler, un Lockeed A-12 supersonique et un Concorde ayant appartenu à British Airways.






En juillet 2006, on annonce que le navire doit subir de gros travaux d'entretien pour continuer à accueillir du public. Il ferme le 1er octobre 2006 pour permettre la préparation du remorquage entre New York et Bayonne (New Jersey) ce qui permettra également de rénover le Pier 86.

Une première tentative de remorquage échoue le 6 novembre 2006 en raison d'une accumulation plus importante que prévue de sédiments. Ce n'est que le 5 décembre 2006 après le retrait de 30000 mètres cubes de boues et de sédiments que le porte-avions put quitter New York pour gagner son chantier de rénovation.

Les travaux ont lieu à Bayonne jusqu'en 6 juin 2007 puis à Staten Island où les travaux internes sont menés. Le 2 octobre 2008, il est de retour au Pier 86 et réouvert au public le 8 novembre 2008.


Source
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Dim 26 Juil - 2:06

L USS Hornet (CV-12)

Baptisé Kearsarge, il est mis sur cale le 3 août 1942 mais le 26 octobre 1942, le Hornet (CV-Cool est coulé à la bataille de Santa Cruz. Un tel nom mythifié par le raid Doolitle sur Tokyo ne peut rester vacant et il est décidé de rebaptiser le CV-12, Hornet. C'est sous ce nom qu'il est lancé le 30 août 1943 et commissioné le 29 novembre 1943. Quand au nom d'origine, il sera réattribué au CV-33.





Une fois techniquement prêt, le porte-avions et son groupe aérien le CVG-12 (l'association du numéro du porte-avions avec un groupe aérien portant le même numéro sera rapidement abandonné) rallient les Caraïbes et plus précisément les Bermudes pour être mis en condition en vue des combats futurs.

Cela ne tarde pas car le 14 février 1944, il quitte Norfolk pour rallier le Pacifique, arrivant à Majuro le 20 mars, cet atoll étant devenu l'une des principales bases avancées de la marine américaine dans la région.

Le baptême du feu du Hornet à lieu en avril 1944 en Nouvelle Guinée quand il soutien les troupes de l'Armée sous le commandement du flamboyant Douglas MacArthur. Il enchaine par des raids contre les Caroline avant de préparer le terrain pour le débarquement dans les Mariannes (opération Forager qui visait l'occupation de Guam, de Saïpan et de Tinian).

Il a d office le camouflage Dazzle




Le 11 juin, les chasseurs et les bombardiers du Hornet frappent Tinian et Saipan suivit le lendemain par des attaques contre Guam et Rota. Les 15 et 16 juin, ils attaquent Iwo et Chichi Jima pour empêcher les japonais d'envoyer des renforts aériens en direction de Saipan.

Suite à l'appareillage de la flotte japonaise dans le cadre de l'opération A-Go, la Fast Carrier Task Force laisse aux porte-avions d'escorte le soin d'appuyer les opérations amphibies.

Le 19 juin, la bataille de la mer des Phillipines (qui allait donner son nom à un Essex) commence par un affrontement aérien ou plutôt un massacre des avions japonais, des avions dépassés dirigés par des pilotes mal formés face à des avions américains supérieurs, pilotés par des pilotes bien formés et parfaitement dirigés.

Résultat 283 appareils japonais sont détruits en vol ou au sol pour des pertes infimes côté américain (30 avions détruits). Le lendemain, les américains lancent leurs avions à l'assaut de la flotte japonaise détruisant trois porte-avions (Taiho, Shokaku et Hiyo) et endommageant de nombreux navires.

Basé à Eniwetok (Marshalls), le Hornet participa à de nombreux raids contre les positions japonais notamment Palaus, Okinawa et Formose.

Il enchaine par une participation aux opérations amphibies contre Leyte, les américains prenant pied à Leyte le 20 octobre 1944 ce qui entraîne une riposte japonaise avec l'envoi d'un appat _les porte-avions_ pour attirer les porte-avions américain loin des plages de débarquement pour laisser le champ libre aux cuirassés et aux croiseurs lourds pour anéantir les troupes débarquées.

Cette bataille qui dispute à celle du Jutland le titre de plus grande bataille navale de l'histoire (si le Jutland à engager un nombre de capital ship supérieur à celui de Leyte, cette bataille eut une élongation géographique colossale puisqu' ayant lieu sur un territoire grand comme un tiers du continent européen) est tout proche de tourner au désastre pour les américains et seul le sacrifice des porte-avions, des destroyers d'escorte et des destroyers ainsi que la prudence d'Ozawa sauve les troupes débarquées de l’anéantissement.

C'est le dernier affrontement entre navires de surface américains et japonais, les restes de la flotte japonaise étant peu à peu immobilisés par le manque de carburant. Désormais ce sont les kamikazes qui vont être la principale menace pour les américains.

Il continue à frapper les positions japonaises dans les Phillipines, participant à la destruction, à l'anéantisement d'un convoi japonais en baie d'Ormoc.

Le 30 décembre 1944, il quitte Ulithi (Archipel des Carolines) pour des raids contre Formose, l'Indochine et les Pescadores ainsi que des missions de reconnaissance sur Okinawa le 22 janvier 1945 en vue d'un débarquement prévu au printemps suivant.

Le 10 février 1945, le USS Hornet (CV-12) quitte Ulithi pour participer à l'assaut contre Iwo Jima (opération Detachment), lançant des assauts aériens contre Tokyo pour empêcher le transfert de renforts entre la métropole nippone et l'île dominée par le mont Suribachi.






Il va également détruire les positions japonaises sur Iwo Jima puis appuyer les troupes mises à terre le 19 février. Il continue également à mener des raids contre l'industrie japonaise mais également contre Okinawa, dernière opération amphibie américaine de la guerre déclenchée le 1er avril 1945 (opération Iceberg).

Six jours plus tard, ses avions participent à la destruction du supercuirassé Yamato qui s'approchait dangereusement d'Okinawa.

Ce dernier accompagné du croiseur léger Yahagi et huit destroyers doit rallier Okinawa, s'y échouer et servir de casemate.

Le contre-amiral Deyo se déploie entre les japonais et Okinawa avec six cuirassés, sept croiseurs et vingt et un destroyers pendant que la Force de porte-avions rapide lance tous les avions disponibles, cinq vagues totalisant 386 avions, les attaques étant coordonnées par le commandant du groupe aérien du Hornet.

Le Yamato est coulé après avoir été touché onze torpilles et huit bombes, le Yahagi par une dizaine de bombes et de torpilles sans oublier quatre des huit destroyers, le tout pour la perte de douze aviateurs et dix avions.

Cette destruction marque un changement d'époque, le plus puissant cuirassé de tous les temps est coulé non pas par les Iowa et les autres cuirassés rapides américains mais part l'aviation embarquée, le Yamato connaissant le même sort que son sister-ship Musashi.

Pris dans un typhon le 4 et le 5 juin 1944, il est endommagé avec un pont d'envol tordu à l'avant sur 8m. Ne pouvant continuer le combat, il rallie les Phillipines puis San Francisco le 7 juillet pour une remise en état qui s'achève le combat.

En seize mois d'opérations, il fût attaqué cinquante-neuf fois sans être touché, son groupe aérien à détruit 1410 avions japonais, seul l'Essex à fait mieux. Dix pilotes devinrent des as en une journée (cinq victoires le même jour), trente de leurs quarante-deux pilotes de Hellcat furent as. 1151860 tonnes de navires furent détruits.


Les réparations des dégâts du typhon terminées, le Hornet repart aussitôt pour le Pacifique mais sans son groupe aérien.

En effet, intégrant la TF 11 sous l'autorité du vice-amiral Sherman, il va rapatrier aux Etats-Unis les milliers de vétérans dans le cadre de l'opération Magic Carpet. L'équipage du navire est réduit, la capacité des cuisines augmentée et des couchettes installées dans le hangar.

Le USS Hornet (CV-12) va ainsi rapatrier marines, G.I et aviateurs des Mariannes et d'Hawaï en direction des Etats-Unis, rentrant aux Etats-Unis le 9 février 1946. Il est désarmé à San Francisco le 15 janvier 1947.






Brièvement remis en service du 20 mars au 12 mai 1951, le Hornet comme les autres Essex va être refondu. Confiés aux bons soins du New York Naval Shipyard, il est immobilisé pour subir la refonte SCB-27A du 14 juin 1951 au 1er octobre 1953.

Reclassé CVA-12 en octobre 1952, il est recommissionné le 11 septembre 1953 et entame sa mise en condition opérationnelle dans les Caraïbes avant de rallier Norfolk pour préparer un nouveau déploiement.





Le 25 juillet 1954, les avions du Hornet assistent leurs homologues du Philippine Sea qui avaient attaqué deux chasseurs japonais. La tension cessant, le Hornet rallie San Francisco le 12 décembre 1954.

Il subit la refonte SCB-125 au Puget Sound Naval Shipyard du 1er janvier au 15 août 1956, recevant donc une piste oblique et une étrave fermée ce qui permet au porte-avions de lancer et de récupérer ses avions en même temps.


Durant ce déploiement, le 12 juin 1957, quatre Douglas AD-6 Skyraider du VA-145 survolent la côte chinoise et sont pris sous le feu de l'artillerie antiaérienne, un avion étant légèrement touché.

Il est suivit l'année suivante d'un déploiement similaire exécuté du 6 janvier au 2 juillet 1958 avec au cours de ce dernier déploiement, l'embarquement sur le Hornet du squadron VA-124 équipé de North American FJ-4B était équipé d'une capacité nucléaire qui aurait pu être employée contre la Chine.

Le 27 juin 1959, il est reclassé porte-avions anti-sous-marin avec comme marque de coque CVS-12 et subit au mois d'août des travaux pour l'adapter à ce nouveau rôle. Après essais et remise en condition, il effectue d'avril à octobre 1959 un nouveau déploiement en Extrême-Orient, déploiement consacré à des exercices au Japon, à Okinawa et aux Philippines.






Après l'incident du Golfe du Tonkin (2-4 août 1964), l'engagement américain ne cesse de s'accroître d'abord par un effort aérien jamais atteint pour des résultats plus que mitigés (Rolling Thunder «Rolling Thunder à sa place parmi les opérations militaires les plus coûteuses et les plus inefficaces de l'histoire militaire» dira la CIA dans un rapport) puis l'engagement sans cesse croissant de militaires de carrière et de conscrits mais dont seul une infime partie verra réellement le feu.

Jusqu'en 1968, les américains sont persuadés de gagner la guerre mais l'offensive du Têt le 30 janvier 1968, l'attaque contre l'ambassade américaine à Saigon, les terribles combats de Hué achèvent de convaincre les américains que la guerre n'est pas gagnable.

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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Dim 26 Juil - 2:10

Le USS Hornet (CVS-12) va réaliser trois déploiements au Vietnam. A la différence de l'Intrepid utilisé comme porte-avions d'attaque, le Hornet va être utilisé comme porte-avions anti-sous-marin en compagnie du Bennington, du Yorktown et du Kearsarge.

Outre des missions de combat au Vietnam, le Hornet participe au programme Apollo en assurant la récupération des capsules qu'il s'agisse de modules inhabités (récupération du AS-202 le 25 août 1966) ou du module habité de la mission Apollo 11, transportant les trois premiers astronautes à avoir atteint la lune, Neil Armstrong et Buzz Aldrin posant le pied sur notre satellite et Edward Collins restant en orbite.






L USS Hornet (CVS-12) est officiellement décommissioné le 26 juin 1970 et mis sous cocon à l'Intermediate Maintenance Ship Facility (IMSF) de Bremerton où il va rester jusqu'au 25 juillet 1989 quand il est rayé du Naval Vessel Register.

Bien que classé National Historic Landmark  en 1991, il est vendu à la démolition le 14 avril 1993 mais la faillite du chantier le sauve de la démolition.

Récupéré par une fondation, il est remorqué à Alameda dans l'ancien base navale récemment fermée et qui va être transformée en musée, étant ouvert au public le 17 octobre 1998. Il l'est toujours en 2015.






source
forummarine.forumactif.com

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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Dim 26 Juil - 16:10

Deux navires mythiques.
Une chance qu'ils aient échappé au ferraillage...
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Lun 3 Aoû - 11:23

L USS Franklin (CV-13)

L USS Franklin (CV-13) est mis sur cale au chantiers navals Newport News Shipbuilding & Drydock Company de Newport News (Virginie) le 7 décembre 1942 lancé le 14 octobre 1943 et commissionné le 31 janvier 1944 soit moins à peine quatorze mois entre la mise sur cale et la «mise en service» !





Comme tous les Essex, le cinquième porte-avions de classe Essex rallie Trinidad pour assurer sa mise en condition ainsi que celle de son groupe aérien. Il poursuit cette mise en condition au large de San Diego. En juin, il quitte la Californie pour rallier Eniwetok via Pearl Harbor, retrouvant à cette occasion le TG 58-2.

Le baptême du feu du Franklin à lieu au cours de l'opération Forager, une opération amphibie visant Guam, Saipan et Tinian. Le processus opérationnel est le même, les porte-avions lancent des raids massifs avant un bombardement naval soutenu qui précède immédiatement la mise à terre des troupes.

C'est une étape capitale, cruciale du saute-moutons car en occupant les Mariannes, les américains offrent à leurs B-29 des bases mettant la métropole japonaise à la merci de leurs raids dévastateurs.

N'arrivant sur zone que le 30 juin, Le Franklin ne participe qu'à la fin de l'opération Forager en bombardant les Bonin (archipel où se situe Iwo Jima), détruisant des avions sur les aérodromes, des batteries côtières ainsi que la navigation japonaise. Il remet ça le 4 juillet 1944 avant de pilonner Guam et Rota à partir du 6 et jusqu'au 21 juillet jour où les marines et les G.I prennent pied sur la première île nommée.

A noter que le raid du 4 juillet voit le baptême du feu pour le Grumman F6F-5 Hellcat utilisé pour la première fois au combat par la VF-13.





Après deux jours de ravitaillement à Saïpan, le porte-avions rallie le reste de la TF 58 pour participer à des missions de reconnaissance et de frappe air-sol contre les Palaus (25-26 juillet) avant de rallier Saipan le 28  et dès le lendemain, le porte-avions rejoint le Task Group 58-1.

Le 4 août 1944, les chasseurs du Franklin effectuèrent des sweep, des missions de chasse libre, mitraillant les aérodromes de Chichi Jima pour empêcher les chasseurs japonais de protéger un convoi attaqué par les avions torpilleurs et les bombardiers en piqué du CV-13. Des stations radios, une hydrobase et des navires à quai et au mouillage sont également attaqués.

Après une période de repos et d'entretien du 9 au 28 août 1944 à Eniwetok, le Franklin quitte l'atoll en compagnie de l'Enterprise, du Belleau Wood et du San Jacinto pour des raids contre les Bonins menés du 31 août au 2 septembre, les avions du CV-13 coulant notamment deux cargos et détruisant plusieurs avions japonais au cours de combats aériens de plus en plus déséquilibrés.

Après un nouveau ravitaillement à Saipan le 4 septembre, le Franklin rallie les autres porte-avions du TG 38-1 pour une attaque contre l'île de Yap bombardée intensivement du 3 au 6 novembre avant que les avions du Franklin n'assurent la couverture des troupes débarquant à Peleliu le 15. Il se ravitaille à nouveau sur l'île de Manus du 21 au 25 septembre 1944.

Devenu navire-amiral du TG 38.4 (composé également des porte-avions Enterprise et San Jacinto), le Franklin est de nouveau sur la brèche dans la région des Palau avant de rallier la région de Leyte pour participer au débarquement, première étape de la reconquête des Phillipines.

Le 13 octobre 1944, alors qu'il bombardait Leyte depuis quatre jours, le Franklin est visé par quatre bombardiers-torpilleurs japonais, échappant à deux torpilles mais pas à un kamikaze qui s'écrase à l'arrière de l'îlot avant de retomber à l'eau. Les dégâts sont limités et le porte-avions peut rester en ligne.

Le lendemain, il lance ses chasseurs dans des missions de chasse libre contre Aparr et Luzon avant de neutraliser les positions japonaises alors que le débarquement approche (J-5).

Le 15 octobre, le Franklin est attaqué par trois avions, un plaçant une bombe à babord à proximité de l'ascenseur latéral du porte-avions, tuant trois hommes et en blessant vingt-deux mais là encore, il peut rester ne ligne. Le 19, ses avions attaquent la baie de Manille, coulant navires, un dock-flottant et revendiquant la destruction de onze appareils.

Les troupes de la 7ème armée sont mises à terre le 20 octobre 1944 et les avions du Franklin en assure l'appui rapproché. Ils vont également être engagés dans la bataille du Golfe de Leyte et plus précisément la bataille de la mer de Sibuyan, participant à la destruction du supercuirassé Musashi et du destroyer Wakaba, endommageant les cuirassés Fuso et Yamashiro.

Le Franklin participe également à la bataille du Cap Engano où il endommage le Chiyoda (qui sera achevé par des croiseurs américains) et coulant le Zuiho.

Après ravitaillement, il retourne à Leyte le 27 octobre, ses avions frappant un croiseur lourd et deux destroyers au sud de Mindoro.


Le 30 octobre 1944, le USS Franklin (CV-13) est victime d'une première attaque kamikaze





Le 30 octobre, alors qu'il était à 40 miles de Suluan à l'est de Leyte, il est attaqué par des kamikazes, le premier frappant à tribord, le deuxième frappant le pont d'envol, tuant 56 hommes et en blessant
soixante, le troisième après avoir visé le Franklin s'écrasa sur le Belleau Woods.

Les deux porte-avions rallient Ulithi pour des réparations temporaires, le Franklin ralliant le Puget Sound Navy Yard le 28 novembre 1944 pour des réparations qui s'achèvent le 2 février 1945.

Il repart début mars pour rallier la Fast Carrier Task Force qui lança plusieurs raids contre le Japon métropolitain pour faciliter la future conquête d'Okinawa, le déclenchement de l'opération Iceberg étant prévue le 1er avril 1945 mais ça l USS Franklin (CV-13) ne le verra pas....... .




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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Lun 3 Aoû - 11:31

Depuis le 15 mars, le Franklin était déployé au large du Japon participant avec l'Enterprise à des raids contre le Japon.

Le 19 mars 1945, à l'aube, le porte-avions USS Franklin (CV-13) lance ses avions contre Kobé, une première vague avait décollé et une seconde apprêtait à le faire quand un bombardier isolé _un «Judy» ou un «Val» voir un Aichi B7A «Grace»_ perce la couverture nuageuse et largue deux bombes semi-perforantes de 250kg.





La première bombe tomba au milieu du pont d'envol, perforant le pont du hangar mais également le second et le troisième pont, mettant hors-service le CIC (Combat Information Center) alors que la seconde toucha le porte-avions à l'arrière, perçant deux ponts.

Les dégâts furent aggravés par la présence d'avions armés ou en cours d'armement, d'avions ravitaillés en carburant ou en cours de ravitaillement. Les systèmes de sécurité ne fonctionnèrent que partiellement et si l'avant fût préservé de l'explosion des citernes de carburant, l'arrière fût littéralement ravagé par des explosions secondaires causées par le carburant et les munitions dont des roquettes.

Stoppé, le navire accusant une gite de 13° à tribord, dans des eaux ennemies à seulement 50 miles nautiques des côtes japonaises, la prudence aurait conduit à abandonner le navire et à le saborder mais son commandant, le capitaine de vaisseau Leslie Gehers avec l'accord de l'amiral Mitscher décide de le sauver en dépit de lourdes pertes, le bilan final s'établissant à 807 morts et 487 blessés.

Seul le cuirassé Arizona coulé à Pearl Harbor avait un pire bilan c'est dire.......... .





Aussitôt les navires sur zone assistent l'infortuné porte-avions qu'il s'agisse du destroyer Miller ou du croiseur léger Santa Fe qui devra ultérieurement s'écarter, certains marins valides préférant rejoindre le croiseur plutôt que de lutter contre les incendies ravageant le porte-avions.

La lutte est de plus rendue plus difficile par la surcharge du navire. Comme il est de coutume en temps de guerre, des navires conçus en temps de paix n'ont pas toujours été prévu pour être surchargés de carburants, de munitions ou de personnel supplémentaires. Résultat, la stabilité pouvait être mise en péril par l'eau envoyée pour éteindre l'incendie.

Le porte-avions est prit en remorque par le croiseur lourd Pittsburgh jusqu'à ce qu'il soit capable de remettre en route son système propulsif pour atteindre la vitesse de 14 nœuds, ralliant Ulithi.

Deux hommes vont recevoir la Médaille d'Honneur du Congrès, le capitaine de corvette Joseph T. O'Callahan, l'aumônier catholique et l'enseigne de vaisseau de 1ère classe Donald A. Geary qui est parvenu à délivrer 300 hommes bloqués dans les fonds, à organiser la lutte contre l'incendie et à remettre en service une première chaufferie.

Dans cette base avancée de l'US Navy, le CV-13 va subir des réparations d'urgence pour lui permettre de rallier les Etats-Unis où il va subir une remise en état complète.

La perte du Franklin et du Wasp entraîne la réorganisation de la TF-58 en trois Task Group, le TG 58.2 regroupant les navires avariés et cessant de facto d'exister comme groupe occasionnel opérationnel.

Après une escale à Pearl Harbor, il va rallier le Brooklyn Navy Yard via le canal de Panama, arrivant dans les eaux de l'Hudson le 28 avril 1945.





Cela peut sembler curieux qu'un porte-avions opérant dans le Pacifique soit envoyé sur la côte est pour réparations mais cela s'explique facilement : les chantiers de la côte ouest étaient débordés par la réparation des navires endommagés par les kamikazes japonais.

Quand il arrive à New York le 28 avril, le USS Franklin ne sait pas que sa carrière est déjà terminée et c'est d'autant plus insoupçonnable que le navire est remis en état et ouvert au public lord du Navy Day le 27 octobre 1945.





Decommissioné le 17 avril 1947, il est mis sous cocon à Bayonne dans le New Jersey. En raison des dégâts de l'attaque du 19 mars 1945, l'US Navy renonce à le remettre en service et même à le refondre.

Cela n'empêche pas le Franklin d'être reclassé porte-avions d'attaque le 13 octobre 1952 (CVA-13), porte-avions anti-sous-marin (CVS-13) le 8 août 1953 et enfin Auxiliary aviation Vessel Training ou AVT (AVT-Cool le 15 mai 1959.

En cas de guerre avec l'URSS, si le Franklin avait du être réarmé tout comme son sister-ship Bunker Hill _les deux seuls Essex à n'avoir ni été refondus ni réarmés après guerre_ , il aurait été utilisé comme porte-avions d'entraînement mais plus probablement comme transport d'avions pour amener en Europe des avions de l'USAF.

Les catapultes hydrauliques ayant leurs limites, il est plus que probable que ces navires n'auraient servis qu'à transporter des avions à terre, les avions de l'US Navy et des Marines rejoignant ensuite un porte-avions opérant en mer du Nord ou dans le Golfe de Gascogne.

Vendu une première fois à la démolition à la Peck Iron and Metal Company de Portsmouth, le porte-avions est reprit par l'US Navy pour récupérer les quatre turbo-générateurs. Il est vendu une deuxième fois à la démolition à Portsmouth Salvage Company de Chesapeake (Virginie) le 27 juillet 1966 et remorqué dans son chantier de démolition le 1er août 1966 et promptement démantelé.






source
forummarine.forumactif.com


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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Lun 10 Aoû - 12:11

L USS Ticonderoga (CV-14)

L USS Ticonderoga (CV-14) est mis sur cale aux chantiers navals Newport News Shipbuilding & Drydock Company sous le nom de Hancock le 1er février 1943 mais il est rebaptisé dès le 1er mai 1943, lancé le 7 février 1944 et commissioné dès le 8 mai 1944.
Prêt techniquement, le sixième porte-avions de classe Essex ne l'est pas opérationellement parlant, il  lui faut encore entrainer son groupe aérien.
Pour cela il quitte Norfolk le 26 juin pour rallier Trinidad, haut-lieu de l'entraînement des porte-avions américains tout juste mis en service. Il arrive à Port of Spain le 30 mai 1944 et va passer quinze jours à l'entraînement.





Il quitte les Indes occidentales le 16 juillet et rentre à Norfolk le 22 pour des travaux complémentaires qui s'achèvent à la fin du mois d'août.
Le 30 août 1944, il quitte Norfolk pour rallier le Pacifique, franchissant le canal de Panama le 4  et arrivant à San Diego le 13 septembre. Sur place, il fait le plein de ses soutes et embarque des avions supplémentaires.
Le 19 septembre, il reprend la mer direction Hawaï où il arrive le 24 septembre, entrant (presque) dans le vif du sujet.





Du 24 septembre au 17 octobre 1944, le Ticonderoga perfectionne sa préparation opérationnelle, effectuant avec l USS Carina (AK-74) des essais de transfert en route de bombes d'aviation.
Le lendemain, 18 octobre 1944,le porte-avions appareilla de Pearl Harbor pour rallier le front, faisant brièvement escale à Eniwetok avant d'arriver à Ulithi le 29 octobre 1944, intégrant en mer le TG 38-3 du contre-amiral Frederick C. Sherman, Task Group composé également de ses sister-ship Essex et Lexington ainsi que du porte-avions léger Langley.

Quittant la région d'Ulithi le 2 novembre 1944,le Ticonderoga participa à l'appui et à la couverture des forces américaines déployées à Leyte, première étape de la reconquête des Phillipines, les avions du CV-14 connaissant leur baptême du feu le 5 novembre, passant les deux jours suivants à bombarder Leyte mais également Luzon ainsi que les aérodromes à Zablan, Mandaluyong et Pasig.

Il participe également à la destruction du croiseur lourd Nachi, détruisant également sept avions japonais dont un au sol plus vingt-trois endommagés.

Le 5 novembre à 16.00, la flotte américaine est attaquée par des kamikazes. Si le Lexington est touché, le Ticonderoga est épargné en revendiquant la destruction de deux kamikazes et le lendemain, ses avions lancés sur les aérodromes et contre la navigation japonaises revendiquèrent la destruction de trente-cinq avions et de six navires. Les avions récupérés, le porte-avions se retire au large pour se ravitailler.

Le USS Ticonderoga continue ses missions d'assaut contre les aérodromes japonais et la navigation nippone (destruction d'un convoi en baie d'Ormoc le 11 novembre ou la destruction les 12 et 13 novembre d'un croiseur léger, de quatre destroyers et de sept cargos). Cette mission terminée, le TG 38.3 rallie Ulithi le 17 novembre pour ravitaillement, réarmement et repos de l'équipage.

Le USS Ticonderoga (CV-14) et les autres porte-avions du Task Group 38.3 quitte l'atoll le 22 novembre, direction les Phillipines, frappant Luzon trois jours plus tard, achevant le croiseur lourd Kumano gravement endommagé lors de la bataille de Samar puis détruisant le croiseur léger Yasoshima, un cargo et trois embarcations amphibies. Le groupe aérien du «Ticon» détruit également les restes de la puissance aérienne japonaise avec quinze avions abattus et onze détruits au sol.

Alors que les groupes aériens pilonnaient les cibles japonaises, les porte-avions Essex et Intrepid sont endommagés par des kamikazes japonais. Le Ticonderoga va offrir son hospitalité aux avions des CV-9 et CV-11, la TF-38 se retirant vers l'est le lendemain pour rallier Ulithi.

Reprenant la mer le 11 décembre, la TF-38 rallie à nouveau les Phillipines, reprenant ses attaques le 13 décembre et jusqu'au 16, visant encore et toujours les aérodromes et la navigation japonaise avant de se retirer pour se ravitailler, ravitaillement interrompu par le typhon Cobra (17 et 18 décembre) auquel échappe le porte-avions qui rentre à Ulithi la veille de Noël 1944.
Après réparations et ravitaillement, le Ticonderoga reprend la mer le 30 décembre en compagnie de la TF 38, toujours direction des Phillipines pour participer aux frappes préparant le futur débarquement dans le Golfe de Lingayen.
Il participe aux bombardements contre Formose les 3 et 4 janvier 1945 avant un ravitaillement le 5 suivit de frappes contre les aérodromes de Luzon les 6 et 7 janvier.

Après un ravitaillement le 8, le Ticonderoga met cap sur les Ryu-Kyu pour y piloner les aérodromes et empêcher l'envoi de renforts en direction des Phillipines alors que le débarquement de Lingayen devait avoir lieu le lendemain. Le mauvais temps entraîna un changement de programme et c'est Formose qui reçut les bombes des avions du USS Ticonderoga (CV-14).

Dans la nuit du 9 au 10 janvier 1945, le Ticonderoga quitte les Phillipines et rallie la Mer de Chine Méridionale pour frapper les côtes d'Indochine, coulant 44 navires dont le croiseur léger Lamotte-Picquet pour un tonnage de 112000 tonnes.
Le ravitaillement perturbé par le mauvais temps eut lieu le 13 et le 14 janvier et ce n'est que le 15 janvier que les opérations reprennent visant les aérodromes japonais sur le littoral chinois ainsi qu'Hong Kong.  
Les opérations se poursuivent le 16 mais sont interrompues le 17 et le ravitaillement le 18 est interrompu et n'est achevé que le 19, date à laquelle il met cap nord, frappant les aérodromes de Formose, des Pescadores et de Sakishima Gunto les 20 et 21 janvier.

Le 21 janvier 1945, peu après midi, un avion japonais frappa le Langley suivit d'un second qui toucha le Ticonderoga, s'écrasant sur le pont d'envol au niveau de la tourelle n°2 de 127mm, provoquant des pertes humaines et de gros dégâts.





Les équipes de lutte contre les avaries endurcies par trois ans de guerre parvinrent à éteindre les incendies et à maintenir le navire à flot. Trois autres kamikazes furent abattus mais un quatrième s'écrasa à tribord à proximité de l'ilôt aggravant les dégâts, blessant et tuant cent marins dont le commandant. En dépit des dégâts, le navire resta à flot et pu se retirer sans assistance, direction Ulithi.

Il arrive à Ulithi le 24 janvier pour débarquer ses blessés, transférés sur le USS Samaritan (AH-10) tandis que son groupe aérien est redéployé sur le Hancock (CV-19). Des passagers sont également embarqués avant que le navire cingle en direction des Etats-Unis le 28 janvier, arrivant au Puget Sound Navy Yard le 15 février 1945.

Les travaux s'achèvent le 20 avril et c'est le lendemain qu'il quitte Bremerton pour rallier Alameda où il embarque son groupe aérien avant de mettre cap à l'ouest direction Pearl Harbor où il arrive le 1er mai 1945. Il repart une semaine plus tard, direction Ulithi, arrivant à destination le 22 mai après avoir bombardé Taroa dans les Marshalls, un ultime entraînement pour son groupe aérien.





Intégré au TG 58-4 (rapidement devenu TG 38-4), il cohabite avec ses sister-ship Shangri-La et Yorktown ainsi qu'avec les porte-avions légers Independence et Langley. Quittant Ulithi le 24 mai, il rallie les eaux japonaises pour bombarder les ports et les aérodromes.

Il rallie Leyte le 13 juin 1945 pour deux semaines de ravitaillement et de repos de l'équipage, quittant alors le TG 38-4 pour le TG 38-2 qu'il forme en compagnie du Randolph, de l'Essex, du Monterey et du Bataan.

Le TG 38-2 et le reste de la TF 38, de la Fast Carrier Task Force quittent Leyte le 1er juillet 1945 pour reprendre les raids sur le Japon mais deux jours plus tard, une hélice endommagée l'oblige à rallier Apra (Guam) pour réparations, restant jusqu'au 19 quand il reprend la mer pour retrouver la TF-38, effectuant ses premiers raids à partir du 24 juillet 1945 pour les derniers raids de la guerre.

Ces raids détruisirent les derniers navires encore à flot de la marine japonaise comme les cuirassés Ise Hyuga et Haruna, le porte-avions d'escorte Kaiyo et deux croiseurs lourds. A ce bilan déjà intéressant s'ajouta le 28 juillet, le bombardement de la base navale de Kure et la destruction d'un porte-avions, de trois croiseurs, d'un destroyer et d'un sous-marin.

Le 30 juillet, ce sont les zones d'industrielles de la région de Tokyo qui sont visées puis le nord de l'île  avant de terminer par des raids contre Hokkaïdo les 9 et 10 août puis le bombardement de la région de Tokyo le 13 et le 14 août. Une dernière attaque eut lieu le 15 août, attaque qui eu lieu juste après la décision du Japon de capituler.  

La capitulation japonaise n'annonce pas pour autant la fin des opérations, les avions du Ticonderoga assurant des missions de reconnaissance pour localiser les camps de prisonniers alliés, des largages pour assurer leur ravitaillement et des patrouilles de chasse pour couvrir le déploiement des troupes d'occupation. Le 6 septembre 1945, quatre jours après la signature de l'acte de capitulation du Japon, le USS Ticonderoga (CV-14) jette l'ancre en baie de Tokyo.
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naga
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Lun 10 Aoû - 12:19

La guerre terminée, les américains ne veulent pas perdre de temps pour remettre leur économie en route. Cette économie à besoin de bras. Il est donc impératif de rapatrier le plus rapidement possible les boys au pays.

D'où le déclenchement dès le 20 septembre 1945 de l'opération Magic Carpet qui voit les porte-avions se transformer en transport de troupes. Le Ticonderoga intègre la TF-11 du vice-amiral Sherman et va effectuer plusieurs rotations entre l'Extrême Orient et la côte ouest des Etats-Unis.

Il quitte le Japon le 20 septembre, fait une brève escale à Pearl Harbor avant de rallier Alameda le 5 octobre où il débarque ses passagers et son fret. Il repart le 9 pour embarquer un autre groupe de vétérans qu'il ramène à Tacoma (Etat de Washington) où il reste jusqu'au 28 octobre pour participer au Navy Day, une célébration qui voit tous les navires porter leur nom en grandes lettres blanches peintes de chaque côté.

Le lendemain, 29 octobre 1945, il quitte Tacoma pour Alameda où il débarque la totalité de son groupe aérien pour l'adapter pleinement à l'opération Magic Carpet. Après des travaux complèmentaires à Pearl Harbor, il rallie Samar le 20 novembre, embarque d'autres vétérans pour rallier Alameda le 6 décembre avec 4000 personnes en plus de son équipage.

Après un troisième et dernier voyage pour Magic Carpet en décembre 1945/janvier 1946, le USS Ticonderoga (CV-14) rallie le Puget Sound Naval Shipyard pour préparer sa mise sous cocon.

Le 9 janvier 1947, le Ticonderoga est désarmé (out of commission) et affecté au Bremerton Group Pacific Reserve Fleet. A la différence des porte-avions in commission in reserve, le CV-14 aurait besoin de plusieurs mois pour être remis en service, il est donc sous cocon.

Le 31 janvier 1952, le USS Ticonderoga est sorti de son cocon et remis en service avec un équipage réduit pour rallier New York depuis Bremerton, quittant la côte ouest le 27 février pour rallier New York le 1er avril.

A nouveau désarmé le 4 avril, il est confié aux bons soins du Brooklyn Navy Yard où il va subir la refonte SCB-27C jusqu'au 11 septembre 1954 quand il est remis en service comme porte-avions d'attaque sous le numéro de coque CVA-14.

Après essais et remise en condition, le porte-avions quitte New York en janvier 1955 ralliant Norfolk le 6, passant un mois à s'entraîner avec son groupe aérien, le Carrier Air Group Six (CVG-6).

Il passe le printemps, l'été et une partie de l'automne à s'entraîner au large de la côte est, testant de nouveaux avions notamment les prototypes des Skyhawk, Skyray, Cutlass et Demon.

Le 4 novembre 1955, il appareille de Mayport (Floride) pour son premier et unique déploiement au sein de la 6ème flotte en Méditerranée avec le CVG-3 à bord. Arrivé à Gibraltar le 14, il y relève son sister-ship Intrepid (CVA-11) et va participer pendant huit mois à de nombreux exercices. Il rentre à Norfolk le 2 août pour subir une nouvelle refonte.





Cette refonte baptisée SCB-125 voit le navire recevoir des catapultes à vapeur, une piste oblique et une étrave fermée (hurricane bow), le «Ticon» étant immobilisé au Norfolk Naval Shipyard d'août 1956 à avril 1957. Il va ensuite rallier Alameda en Californie où il arrive le 30 mai 1957.
Le 16 septembre 1957, le USS Ticonderoga (CVA-14) quitte la baie de San Francisco pour son premier déploiement en Extrême-Orient. Il fait escale à Pearl Harbor avant de rallier Yokosuka le 15 octobre. Il va y passer six mois dans les eaux japonaises et philippines avant de rentrer à Alameda le 25 avril 1958.

Entre 1958 et 1963, le Ticonderoga est un habitué de l'Extrême-Orient avec pas moins de quatre déploiements consacrés à des exercices avec la 7ème flotte ainsi que des escales de courtoisie dans les ports de la région, escales ayant un but politique évident.
Le 14 avril 1964, le USS Ticonderoga quitte la Californie pour son sixième déploiement en Extrême-Orient, faisant escale à Pearl Harbor d'où il repart le 4 mai pour rallier la région, un déploiement routinier en apparence.

Le 28 septembre 1965, il quitte la Californie avec à son bord le CVW-5 dont la composition évolue par rapport au premier déploiement avec deux squadrons de chasse équipés de Crusader (VF-51 et VF-53), deux squadrons d'attaque équipés de Skyhawk (VA-56 et VA-144), une unité d'attaque équipée de Skyraider (VA-5), un détachement de bombardement équipé de Skywarrior (VAH-4 Det.B), un détachement de reconnaissance équipé de Crusader (VFP-63 Det.B), un détachement de veille aérienne avancée équipée d'E-1B Tracer (VAW-11 Det.B) et un détachement d'hélicoptères équipés de Seasprite (HC-1 Det 1 Unit B).

Il arrive sur zone le 5 novembre 1965 et entame aussitôt ses missions de combat au dessus du Sud-Vietnam, opérant d'abord depuis Dixie Station. Durant ce premier vrai déploiement consacré à la guerre du Vietnam, il va passer 116 jours à Dixie et à Yankee Station, effectuant plus de 10000 sorties pour le largage de 7200 tonnes de charges militaires pour la perte de seize avions mais de seulement cinq pilotes.

Il ya eu 5 deploiements jusqu a rentrer à San Diego le 18 septembre 1969.






Après un mois passé à San Diego, le porte-avions est confié aux bons soins du Long Beach Naval Shipyard le 20 octobre pour être adapté à un nouveau rôle celui d'un porte-avions anti-sous-marin, le Ticonderoga devenant le CVS-14 le 21 octobre 1969.
Les travaux s'achèvent le 28 mai 1970 et le porte-avions exécute alors ses essais et sa remise en condition avant d'être considéré comme de nouveau disponible le 26 juin.
Il retournera deu fois en Extrême-Orient mais étant un porte-avions anti-sous-marin, il ne sera pas engagé au dessus de l'ancienne Indochine que ce soit au cours de son premier déploiement post-refonte (11 mars au 6 juillet 1971) ou du deuxième ((17 mai au 29 juillet 1972).

Ces déploiements furent consacrés à de nombreux exercices en compagnie notamment de marines alliées de la région qu'il s'agisse de la marine japonaise, sud-coréenne ou thaïlandaise. Durant le transit dans le détroit de la Sonde, il participe à une cérémonie commémorant la destruction des croiseurs lourds Houston et Perth survenue dans la nuit du 28 février au 1er mars 1942 .

Comme plusieurs de ses sister-ship, il va participer à la récupération de missions spatiales. La première est la mission Apollo 16 dans l'espace du 16 au 27 avril avec le capitaine de vaisseau John Young,le capitaine de corvette Thomas K. Mattingly et Charles Duke qui sont récupérés par un hélicoptère du squadron HC-1.

Du 7 au 19 décembre à lieu la dernière mission lunaire, Apollo 17 avec le CV Eugene Cernan, Harrisson Schmitt et le CF Ronald Evans et comme huit mois plus tôt, c'est un hélicoptère du squadron HC-1 qui se charge de récupèrer les astronautes et la capsule.

Le Ticonderoga n'en à pas finit avec les missions spatiales puisqu'il récupère les hommes de la mission Skylab 2 le 22 juin 1973 après presque un mois passé dans l'espace (25 mai-22 juin), le module Skylab ayant été lancé le 14 mai.





Le USS Ticonderoga (CVS-14) est décommissioné le 1er septembre 1973. Son mauvais état explique probablement pourquoi il n'est pas conservé sous cocon comme d'autres Essex, qu'il est rayé du Naval Register Vessel le 16 novembre 1973 et qu'il vendu à la démolition le 1er septembre 1975 et promptement démantelé.


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Gus Kruk
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Dim 16 Aoû - 19:35



Encore une fois merci pour tous ces détails et pour la somme de connaissance que vous nous apportez...!
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mar 18 Aoû - 13:52

Merci. study
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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mer 19 Aoû - 2:47

L USS Randolph (CV-15)

L USS Randolph (CV-15) est mis sur cale aux chantiers navals Newport News Shipbuilding  & Drydock Company installés à Newport News en Virginie le 10 mai 1943 lancé le 28 juin 1944 et commissionné le 9 octobre 1944.

Techniquement prêt, il ne l'était pas opérationnellement parlant aussi le porte-avions rallia Trinidad pour entraîner son équipage à la navigation de combat, les opérations aériennes, la défense aérienne à la mer et son groupe aérien aux différentes opérations de combat : chasse, bombardement, torpillage, reconnaissance....... .

Fin prêt, il franchit le canal de Panama, remonte les côtes de l'Amérique centrale avant de venir s'amarrer à San Francisco le 31 décembre 1944. Le baptême du feu approchait..... .



Il a ete rajoute des canons de DCA(20mm) en dessous du "chateau" a tribord consequences aux multiples attaques
suicides kamikazes dans le pacifique.




Le 20 janvier 1945, le USS Randolph (CV-15) quitte San Francisco avec à son bord le CVG-12 pour Ulithi d'où il repart dès le 10 février en compagnie des autres porte-avions de la TF-58, le Randolph intégrant le Task Group 58-4 en compagnie de son sister-ship Yorktown et des porte-avions légers Langley et Cabot (ces deux porte-avions ayant la particularité d'avoir connu après guerre une carrière sous un autre pavillon, français pour le Langley devenu La Fayette et espagnol pour le Cabot devenu Dedalo).

Ils lancent ses premiers raids les 16 et 17 février contre les aérodromes de Tokyo et la centrale électrique de Tachikawa, ces raids devant empêcher l'envoi de renforts à Iwo Jima à deux jours du déclenchement de l'opération Detachment.

Le 18 février, les bombardiers et les chasseurs-bombardiers du Randolph s'attaquent à Chichi Jima puis le 20 février alors que les marines des 4ème et 5ème division ont pris pied la veille sur Iwo Jima, le groupe aérien du Randolph assure l'appui des troupes au sol ainsi que des raids de diversion contre Haha Jima.
Après quatre jours au large d'Iwo Jima (20-24 février) et des raids contre Tokyo et Hachijo Jima le 25, le porte-avions retourne à Ulithi pour repos de l'équipage et entretien.
Le 11 mars 1945, alors qu'il était au mouillage à Ulithi, un bimoteur Yokosuka P1Y1 «Frances» touche le Randolph à tribord à l'arrière juste en dessous du pont d'envol tuant vingt-sept hommes et en blessant 105.






Réparé à Ulithi, il retourne au combat le 7 avril au large d'Okinawa, théâtre du dernier débarquement amphibie de la guerre entamé le 1er avril (opération Iceberg). Il forme pour l'occasion un nouveau TG 58-2 composé également de l'Enterprise et de l'Independence.

Après une semaine passée à couvrir Okinawa contre les kamikazes japonaises et à assurer l'appui au sol, le Randolph retourne le 15 avril au large du Japon pour attaquer les aérodromes de Kyushu d'où partaient des kamikazes qui frappaient régulièrement la flotte américaine. Jusqu'à la fin du mois, le porte-avions comme ses congénères assura l'appui des marines et des G.I menant de durs combats à Okinawa, mission qui alternait avec des raids contre le Japon métropolitain.

Au mois de mai, le porte-avions continua cette mission, devenant le 15 mai, le navire-amiral de la Fast Carrier Task Force plus connue sous le nom de TF 58, Mitscher devant quitter l'Enterprise touché par un kamikaze. Il soutien les opérations au dessus d'Okinawa jusqu'au 29 mai quand il se retira aux Phillipines via Guam.

Le 7 juin 1945, le USS Randolph (CV-15) est avarié par un P-38 qui s'écrase accidentellement sur le porte-avions.

Embarquant désormais le CVG-16, le USS Randolph (CV-15) retourne au combat au mois de juillet, lançant pas moins de huit raids le 10 juillet contre les aérodromes de la région de Tokyo, continuant les jours suivants, le 14 juillet, le Bastille Day, les avions du Randolph s'occupant des aérodromes près du détroit de Tsugaru (séparant Hokkaïdo et Honshu) mais également de la navigation, deux ferry étant coulés et trois endommagés.

Le 18, c'est le cuirassé Nagato pourtant camouflé à Yokosuka qui est touché par les avions américains et donc ceux du Randolph. Le cuirassé dont la puissance ne fût dépassée que par les Yamato allait cependant survivre pour servir de cible aux expériences nucléaires de Bikini.

Le 24 juillet, c'est la région de Shikoku qui est attaquée et notamment la navigation dans la mer intérieure, le cuirassé hybridé en porte-avions Hyuga étant sérieusement endommagé sans oublier les dégâts causés à l'industrie et aux infrastructures du transport.

Selon les propres dires des pilotes du Randolph, entre le 10 et le 25 juillet 1945, ils détruisirent entre 25 et 30 navires et endommageant entre 35 et 40 et dans cette expression, il faut parler de la poussière navale comme des (rares) cargos de 5 à 6000 tonnes qui n'avaient pas été coulés par le Silent Service, les sous-marins de la flotte du Pacifique qui passé un temps à pester contre les déficiences des torpilles taillèrent des coupes sombres dans une navigation insuffisamment protégée.

Pour le USS Randolph (CV-15), le second conflit mondial se termina le 15 août 1945 par la capitulation nippone et par d'ultimes raids contre l'aérodrome de Kisarazu (région de Chiba).

Comme les autres porte-avions américains, le USS Randolph (CV-15) resta déployé jusqu'au début du mois de septembre au large du Japon avant de rallier la côte......est via le canal de Panama le 15 octobre quand il arrive à Norfolk.

Il est aussitôt transformé pour participer à l'opération Magic Carpet et rapatrier d'Europe plusieurs centaines de milliers d'hommes. Pour cela, le groupe aérien est débarqué, l'équipage réduit, la capacité des cuisines augmentée tandis que des couchettes sont installées dans le hangar.

Il va effectuer deux rotations en direction de la Méditerranée avant de devenir à partir de 1946, navire d'entraînement, effectuant une croisière pour réservistes et aspirants en Méditerranée du 22 octobre au 21 décembre 1946.Après un entraînement dans les Caraïbes, il effectue une croisière en Europe du Nord à l'été 1947.

Le 25 février 1948, le Randolph est désarmé et placé en réserve (out of commission, in reserve) à Philadelphie.

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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mer 19 Aoû - 2:56

Ce passage sous cocon va être bref. En effet, le Randolph va être refondu et remis en service avec des avions de combat à réaction.

Financée au budget 1951 (1er juillet 1950 au 30 juin 1951), sa refonte SCB-27A est réalisée dans son chantier constructeur du 22 juin 1951 au 1er juillet 1953. Reclassé porte-avions d'attaque le 1er octobre 1952 et devenu le CVA-15, il est officiellement remis en service le 1er juillet 1953.





Les travaux et les essais terminés, le USS Randolph (CVA-15) embarque le Carrier Air Group 10 (CVG-10) pour sa remise en condition mais c'est avec le CVG-14 qu'il va effectuer son premier déploiement en Méditerranée.

Le 3 février 1954, le USS Randolph (CVA-15) quitte Norfolk pour le premier de ces cinq déploiements au sein de la 6ème flotte. Il relève le USS Bennington (CVA-20) et va enchainer les exercices notamment au sein de l'OTAN.

Rentré à Norfolk le 6 août 1954, il va subir au sein du Norfolk Navy Yard une nouvelle refonte, la refonte SCB-125 qui paradoxalement altère bien plus la silhouette des Essex que les refontes SCB-27A/C avec sa piste oblique et une étrave fermée mais dure moins longtemps car le CVA-15 n'est immobilisé que du 18 juin 1955 au 12 février 1956.

Les travaux et les essais terminés, le porte-avions va passer six mois à s'entraîner au large de la côte est, lançant un missile Regulus depuis son pont d'envol. Cette première pour un porte-avions de la flotte de l'Atlantique (2ème flotte) rappelle le lancement de V-2 par les Midway en 1946/47.

Le 14 juillet 1956, le USS Randolph (CVA-15) quitte Norfolk pour son troisième déploiement au sein de la 6ème flotte en Méditerranée, relevant son sister-ship Ticonderoga (rentré à Norfolk le 2 août).

Avec l'ATG-202 _un groupe aérien composé de réservistes_ , il va participer à l'évacuation des ressortissants américains d'Egypte depuis Alexandrie alors que les français et les britanniques ont lancé l'opération Mousquetaire en liaison avec les israéliens pour reprendre le contrôle du canal de Suez et pour la France de faire cesser le soutien de Nasser au FLN algérien.






Durant cette période de tension, ce sont pas moins de trois porte-avions américains qui sont déployés dans la région, le Randolph cohabitant avec son sister-ship Antietam et le porte-avions lourd Coral Sea. Relevé par le Lake Champlain le 21 janvier, il rentre à Norfolk le 19 février 1957.

Après plusieurs mois à opérer dans l'Atlantique, le Randolph quitte à nouveau Norfolk et la Virginie pour rallier la Méditerranée et participer à son quatrième déploiement au sein de la Sixth Fleet.

Il quitte les Etats-Unis le 1er juillet 1957 avec le CVG-4, relève le Lake Champlain et passe sept mois dans la Mare Nostrum. Il est de retour à Norfolk le 24 février 1958 après avoir été relevé par l'Essex. Il effectue un cinquième et dernier déploiement en Méditerranée du 2 septembre 1958 au 12 mars 1959 date de son retour à Norfolk avec à bord le CVG-7.

D'octobre 1960 à mars 1961, dans le cadre du programme FRAM , le Randolph subit une refonte SCB-144, recevant un sonar d'étrave SQS-23 et un CIC modernisé pour améliorer la coordination avec ses escorteurs et ses avions ASM, les Grumman S-2 Tracer.

Après un court déploiement en Méditerranée à l'été 1962, le USS Randolph (CVS-15) va être engagé dans la crise des missiles de Cuba, la plus grave poussée de fièvre de la guerre froide qui mena le monde au bord de la troisième guerre mondiale et ce n'est pas le Randolph qui allait dire le contraire.

En effet, le 27 octobre 1962, le Randolph et sept destroyers détectèrent le sous-marin soviétique B-59 (classe Fox-Trot) et se préparaient à larguer des charges de profondeur alors que le sous-marin soviétique allait lancer une torpille nucléaire !

Après un carénage à Norfolk, le porte-avions reprend ses missions dans l'Atlantique, en Europe du Nord et en Méditerranée. Il passait néanmoins la majeure partie de son temps au large de la côte est ou dans les Caraïbes.

Il participe également au programme spatial américain, en assurant la récupération de la capsule Mercury 4 transportant Virgil Grissom (21 juillet 1961), le deuxième américain à être allé dans l'espace après John Glenn de la mission Mercury 6 qui avait été également récupéré par le CVS-15 et ce le 20 juillet 1962.

Le USS Randolph (CVS-15) est aussi le théâtre le 1er avril 1964 d'un incident rarissime. En pleine nuit alors que des opérations aériennes sont en cours, l'ascenseur babord cède et tombe à la mer entraînant un S-2D Tracker, ses cinq membres d'équipement et un tracteur. Trois membres d'équipage sont récupérés mais deux sont perdus en mer.






Le 7 août 1960, le Dod (Department of Defense) annonce le désarmement de cinq navires en 1969 dans le but de faire de substantielles économies. Le Randolph est inclus dans le lot et il est décommissioné le 13 février 1969 au Boston Navy Yard.

Remorqué au Philadelphia Navy Yard, il est rayé du Naval Vessel Register le 1er juin 1973 et vendu à la démolition par la Defense Reutilization and Marketing Service (DRMS) _l'équivalent américain de nos Domaines_ à Union Minerals & Alloys qui procéda à son démantèlement à Kearny dans le New Jersey.


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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mer 26 Aoû - 1:52

L USS Lexington (CV-16)

L USS Lexington (CV-16) est mis sur cale sous le nom de Cabot dans les chantiers navals Fore River Shipyard de Quincy (Massachussetts) le 15 juillet 1942.

Suite à la destruction du premier porte-avions nommé Lexington, le CV-16 est rebaptisé (sur proposition des ouvriers) et c'est sous ce nom qu'il est lancé le 23 septembre 1942 et commissionné le 17 février 1943.






Le Lexington est le premier Essex à avoir été construit aux chantiers navals de Quincy connus officiellement sous le nom de Fore River Ship & Engine Building Company créé en 1883 sur cette rivière d'abord à Braintree avant de rallier son site final à Quincy en 1901. En 1913, il est racheté par le groupe Bethleheem Steel.
Il fabriqua de nombreux navires qu'il s'agisse des premiers sous-marins américains, des cuirassés comme le Massachusetts ou le Rivadivia pour la marine argentine.

En ce qui concerne les porte-avions de classe Essex, les chantiers de Quincy vont fabriquer le Lexington, le Bunker-Hill, le Wasp, le Hancock et le Phillipine Sea auquel aurait du s'ajouter le CV-50 qui ne fût jamais mis sur cale.

Après la traditionnelle croisière de mise en condition dans les Caraïbes et notamment au large de la colonie britannique de Trinidad où les américains avaient pu installer une base (en vertu d'un accord de 1940 qui avait organisé le transfert de cinquante destroyers, les flush-deckers connus sous le nom des «cinquante destroyers ayant sauvé le monde»), le Lexington rallie ensuite le Pacifique, arrivant à Pearl Harbor le 9 août 1943.

Il connait son baptême du feu à la fin du mois de septembre en participant à un raid contre les aérodromes japonais implantés sur Tarawa avant de participer aux assauts de Wake en octobre puis de retourner à Pearl Harbor pour préparer le premier grand débarquement amphibie américain en l'occurence, l'opération Galvanic.

Lancée le 20 novembre 1943 contre Tarawa bientôt connue comme «Bloody Tarawa», cette opération va durablement marquer l'opinion publique américaine qui comprend pour la première fois la dureté des combats contre un adversaire longtemps méprisé.

Le Lexington assure avec ses compères la couverture et l'appui des marines débarqués du 19 au 24 novembre 1943 au sein de la TF-50 composée notamment du TG 50-1 composé du Yorktown, du Lexington et du Cowpens.

Le 4 décembre 1943, les avions embarqués sur le USS Lexington (CV-16) s'attaquent à Kwajalein, une base japonaise majeure dans la région.
Cette opération voit l'engagement sous le commandement de l'amiral Pownall de six porte-avions, le TG 50-1 regroupant le Lexington, le Yorktown et le Cowpens alors que le TG 50-3 regroupe l'Essex, l'Enterprise et le Belleau Wood soit 386 appareils engagés.
Cette opération voit la destruction de 55 avions japonais et de six transports alors que deux croiseurs légers sont avariés.

Dans la nuit du 4 au 5 décembre, l'aviation japonaise attaque le porte-avions après avoir largué des fusées éclairantes qui illuminèrent la scène.
A 23.32, une torpille toucha le navire à tribord, mettant hors-service son gouvernail avec un bilan humain de neuf morts. Un incendie se déclara mais il fût vite maitrisé tout comme la voie d'eau vite colmatée par des équipes de contrôle des dommages qui avaient derrière eux plus deux ans d'expérience.

Le porte-avions rallie Pearl Harbor pour des réparations d'urgence à partir du 9 décembre avant de rallier Bremerton dans l'Etat de Washington le 22 décembre pour des réparations complètes achevées le 20 février 1944.





L'enquête démontra que le refus d'ouvrir le feu de nuit était en partie à l'origine de la réussite de l'attaque japonaise et cette erreur ne fût jamais répétée ce qui sauva probablement la mise à nombre de navires américains.

On peut voir l'une des causes de la défaite japonaise. Par honte de la défaite, on masquait volontairement les erreurs commises et on refusait de faire le retour d'expérience qui aurait permis aux japonais à défaut de gagner la guerre de retarder l'échéance et de faire payer un prix encore plus forts aux américains.

En attendant, cela n'empêcha pas la radio japonaise et Tokyo Rose d'annoncer que le Lexington avait été coulé. Cela fût la première mais pas la dernière fois qu'une telle annonce fût faite et à l'origine du surnom du CV-16 «The Blue Ghost» (le Fantôme Bleu en référence à son camouflage).

C'est le 8 mars 1944 que le porte-avions rallie l'atoll de Majuro, le même jour de la prise de fonction de l'amiral Mitscher qui commandant de la Fast Carrier Task Force ou Task Force Fifty-Eight (TF-58) mit sa marque sur le Lexington.

Le 18 mars 1944, le Lexington accompagnés de sept destroyers couvre les cuirassés Iowa et New Jersey qui bombardent Mille

Le groupe occasionnel de porte-avions rapides va appuyer la progression de la 7ème armée de Mac Arthur en Nouvelle Guinée, appuyant le débarquement sur Hollandia le 13 avril avant de frapper la grande base de Truk le 28 avril, le porte-avions étant attaqué par les japonais mais sans conséquences pour le porte-avions qui abat 17 chasseurs ennemis ce qui n'empêcha pas la propagande japonaise d'annoncer pour la deuxième fois sa destruction.

Il participe ensuite à l'opération Forager, le débarquement aux Mariannes, la TF 58 appareillant le 6 juin de Majuro pour rallier la zone des combats qui voyait les américains devoir débarquer à Saipan, Guam et Tinian.

Les premières frappes ont lieu à partir du 11 juin et vont virtuellement éliminer toute menace japonaise. Le 16 pourtant, le Lexington est attaqué à nouveau par des avions torpilleurs basés à Guam et bien qu'il en soit sorti indemne, sa destruction fût annoncée pour la troisième fois.

La riposte japonaise provoqua la bataille de la mer des Phillipines. Acte 1, le 19 juin 1944, l'aviation embarquée japonaise est étrillée par son homologue américaine.

Les pertes de Midway et de la campagne de Guadalcanal se font sentir. Arme d'élite avant guerre, l'aéronavale japonaise ne put se reconstituer aussi rapidement que les américains qui dès Pearl Harbor mirent en place de nombreuses écoles de formation et mirent en service, deux porte-avions d'eau douce, deux navires à roues à aube (!), les USS Wolverine (IX-64) et USS Sable (IX-81) déployés sur le lac Michigan à l'abri de la riposte japonaise comme allemande.


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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mer 26 Aoû - 1:56

Outre un meilleur entraînement (favorisé par le détachement de pilotes expérimentés auprès des novices comme instructeurs), l'US Navy bénéficie d'avions plus modernes, le Hellcat surclassant le Zéro et quand il est manié par un pilote expérimenté face à un novice nippon.......... .

Résultat, pour la perte d'une poignée d'appareils, les Hellcat des porte-avions et donc du Lexington vont envoyé au tapis et dans les flots près de 300 appareils nippons (283 selon la majorité des sources), l'aéronavale japonaise cessant d'être une armée constituée.

L'homme de la journée est le lieutenant de vaisseau Joseph R. Eggert du Lexington qui assure le contrôle de la chasse de la Task Force avec talent et brio.

Le lendemain, 20 juin, les américains lancent un raid mémorable pour détruire les porte-avions japonais, une mission restée célèbre sous le nom de «Mission Beyond Darkness».

La TF-58 et donc le Lexington lancent 96 Hellcat, 54 Avenger,51 Helldiver et 26 Dauntless, tous les appareils étant armés de bombes sauf les Avenger armés de torpilles pour frapper une flotte japonaise trouvée à 18.40.

L'attaque commence au crépuscule et pour la contrer les japonais ont fait décoller 68 chasseurs depuis les porte-avions Junyo, Hiyo, Ryuho,Zuikaku, Chitose, Zuiho et Chiyoda.

Les Avenger du Yorktown et du Belleau Wood armés de torpilles attaquent les porte-avions Zuikaku et Hiyo, ce dernier étant coulé. Le Zuikaku est touché par des bombes, le Chiyoda, le Haruna et le Maya encaisse chacun une bombe et duex pétroliers sont perdus et 65 avions japonais sont abattus.

Le retour des avions américains, de nuit, à bout de carburant, certains endommagés, est resté légendaire. 20 avions ont été perdus au cours de l'attaque et 80 pendant le retour, amerris, faute d'essence ou accidentés à l'appontage.

En dépit des risques, l'amiral Mitscher donne l'ordre d'allumer les feux de sa flotte pour aider les aviatiques. Les porte-avions se signalent par un projecteur braqué verticalement, les appareils se posent sur le premier pont disponible avec parfois deux appontages simultanés : un Hellcat sur le brin 2 et un bombardier sur le brin 5.

Les avions du Lexington détruisirent ou participèrent à la destruction d'un porte-avions, d'un pétrolier et d'un destroyer.
Cette bataille est le dernier engagement du Douglas Dauntless embarqués sur l'Enterprise (VB-10) et sur le Lexington (VB-16). Il va donc être remplacés par le Curtiss Helldiver.

Après repos et ravitaillement à Eniwetok, le USS Lexington (CV-16) reprend la mer pour frapper Guam _où les américains débarquent le 21 juillet_ , Palaus et les Bonins en août. A partir du 7 septembre, il frappe Yap et Ulithi avant de commencer à attaquer les Phillipines, le prochain gros morceau des américains dont la réoccupation est la mission de la 7ème armée de Mac Arthur qui souhaite respecter la promesse faire à Corregidor.

Il bombarda ainsi Mindanao, les Visayas, la région de Manille ainsi que la navigation sur la côte ouest de Luzon pour préparer le débarquement de Leyte. Pour distraire l'attention des japonais, la force de porte-avions rapide frappe Okinawa le 10 et Formose le 12 octobre. Il échappe encore à une attaque japonaise lors de l'assaut sur Formose _un temps envisagé comme cible d'un débarquement américain_ .

Comme les autres porte-avions d'escadre, le Lexington va participer à la couverture des débarquements à Leyte le 20 octobre 1944 et à sa conséquence directe, le dernier affrontement entre la marine impériale nippone et la marine américaine : la bataille de Leyte qui va s'étendre du 22 au 25 octobre et sur une surface géographique grande comme un tiers de l'Europe !

Les avions embarqués sur le Lexington (lui même intégré au TG 38.3 du CA Sherman composé également de l'Essex, du Langley et du Princeton) participe à la destruction du supercuirassé Musashi, endommagent trois croiseurs le 24 octobre et le lendemain 25 octobre, lors de la bataille du cap Engano, les avions du Lexington et de l'Essex jouent un rôle prépondérant dans la destruction des porte-avions Chitose, Zuikaku _dernier survivant du raid sur Pearl Harbor_ et du Zuiho.





Le 30 octobre 1944, l'amiral Mitscher est relevé par le vice-amiral John McCain à la tête de la TF38, le Lexington restant navire-amiral.

Le 5 novembre, le croiseur lourd Nachi est coulé par quatre torpilles lancés par les avions du Lexington.
Quelques heures plus tard, un kamikaze s'écrase sur le porte-avions à proximité de l'ilôt totalement ravagé par l'incendie qui est fort heureusement maitrisé au bout de 20 minutes permettant au porte-avions de continuer ses opérations aériennes et notamment de pouvoir récupérer son groupe aérien.

Il rallie ensuite Ulithi le 9 novembre 1944 et la radio japonaise d'annoncer pour la quatrième fois la destruction du Lexington.

Les dégâts sont au final limités puisqu'il retourne au combat dès le 11 décembre comme navire-amiral du TG 38-2 composé des porte-avions Lexington, Hancock, Hornet, Independence et Cabot soit une puissance aérienne impressionnante approchant les 400 appareils embarqués (si l'on se base sur 100 avions par Essex et 30 par porte-avions léger).

Le USS Lexington (CV-16) commence l'année 1945 par neuf jours de frappe intensives contre les aérodromes implantés sur l'île de Luçon mais également contre Formose pour détruire la résistance ennemie à un futur débarquement et le maintenir le plus longtemps possible dans l'incertitude du lieu frappé.

Le 10 janvier 1945, la Fast Carrier Task Force pénètre en mer de Chine méridionale pour une mission de chasse aux navires ennemis ainsi qu'à ces aérodromes, les avions du Blue Ghost frappant aussi bien l'Indochine, Hong Kong Formose et les Pescadores.

Quittant la mer de Chine méridionale le 20 janvier, le Lexington et les autres porte-avions rapides américains bombardèrent à nouveau Formose le 21 janvier et Okinawa le lendemain avant de mettre cap sur Ulithi pour ravitaillement, entretien et repos de l'équipage.

Il quitte l'atoll en compagnie des autres porte-avions du TG 58.2 (Hancock et San Jacinto) pour rallier les eaux du Japon métropolitain pour une série de raids destinés à empêcher les japonais d'envoyer des renforts à Iwo Jima.

En effet, les raids lancés les 16 et 17 février 1945 précèdent de deux jours les opérations amphibies de l'opération Detachment. Le Lexington assure le soutien des troupes au sol jusqu'au 22 février puis après quelques raids sur le Japon, il met cap à l'est direction les Etats Unis pour subir son premier carénage au Puget Sound Navy Yard.

Les travaux et la remise en condition terminés, le porte-avions Lexington rallie le «front» début juin, retrouvant la flotte en baie de San Pedro à Leyte, participant aux derniers raids aériens de l'aviation embarquée américaine sur le Japon, une ironie du sort savoureuse quant on sait comment la guerre à commencé.





Durant ce transit, le 20 juin 1945, le Lexington accompagné du Hancock et du Cowpens au sein d'un TG 12.4 bombarde Wake.
Les avions du Lexington frappèrent aussi bien des aérodromes, des bases navales que des industries sur Honshu et Hokkaido, devant même larguer leurs bombes en mer le 15 août après avoir reçut l'annonce de la capitulation du Japon.

La capitulation du Japon ne signifie pas la fin des opérations pour le USS Lexington (CV-16). En effet, il faut couvrir le déploiement des troupes d'occupation, localiser les camps de prisonniers et les ravitailler par des largages ce que font les avions du Blue Ghost, notamment les camps localisés sur l'île d'Honshu.

La capitulation japonaise officiellement entérinée par la signature de l'acte sur le cuirassé Missouri en baie de Tokyo le 2 septembre 1945, le Lexington va participer au sein de la TF 11 à l'opération Magic Carpet, le rapatriement des vétérans américains aux Etats-Unis. Il rentre ainsi aux Etats-Unis le 16 décembre 1945, date de son arrivée à San Francisco après treize jours de mer.

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MessageSujet: Re: Les porte-avions americains   Mer 26 Aoû - 1:58

Après plusieurs mois à s'entraîner au large de la côte ouest, le USS Lexington (CV-16) est désarmé à Bremerton le 23 avril 1947, ayant le statut reserve out of commission ce qui correspond à une mise sous cocon et qu'un réarmement prendrait plusieurs semaines.

Le 21 juillet 1952, le Lexington sort de sa torpeur pour subir une refonte destinée à lui permettre de mettre en œuvre des avions à réaction autrement plus exigeants que les avions à moteur à piston utilisés jusque là.

Le 1er octobre 1952, le Lexington devient un Carrier Vessel Attack avec la marque de coque CVA-16.
Alors que la refonte SCB-27C est en cours, l'apparition de la piste oblique et de la catapulte à vapeur pousse les américains à bouleverser le programme.

C'est ainsi que les trois porte-avions alors engagés dans la refonte SCB-27C (Lexington, Shangri-La et BonHomme Richard) vont subir directement la refonte SCB-125 qui voir l'installation de la piste oblique, de catapultes à vapeur en remplacement des catapultes hydrauliques et d'une proue fermée appelée Hurricane Bow.

L USS Lexington (CVA-16) est recommissioné, remis en service le 15 août 1955 avec San Diego pour port d'attache.
Après avoir entraîné son groupe aérien pendant neuf mois, le Lexington quitte la Californie en mai 1956 pour son premier déploiement en Extrême-Orient, détaché à Yokosuka au sein de la 7ème flotte.





Ce déploiement qui s'achève le 20 décembre par son retour à San Diego n'est marqué par aucun événement saillant tout comme le second déploiement exécuté du 1er juin 1957 _date de son arrivée à Yokosuka_ au 17 octobre 1957 _date de son retour à San Diego.

Après un carénage à Bremerton, le USS Lexington (CVA-16) commence sa remise en condition mais cette période est interrompue prématurément suite à la tension qui augmente entre la Chine populaire et Formose.

Le 14 juillet 1958, il embarque le Carrier Air Group Twenty-One (CVG-21) à San Francisco rallie la 7ème flotte, retrouvant ses sister-ship Hancock et Shangri-La.

La crise bascule dans l'affrontement armé quand dans la nuit du 22 au 23 août, l'artillerie communiste bombarde les îles de Quemoy et de Matsu, têtes de pont nationalistes à proximité du continent.

A cette époque, le Hancock est à l'est de Formose, le Shangri-La est à Yokosuka, le Lexington et le Princeton à la mer dans l'est du Japon. Ces porte-avions se déploient face à la Chine bientôt rejoints par l'Essex venu de.......Méditerranée et du Midway venu de Pearl Harbor.

Des négociations entre Américains et Soviétiques, les deux parrains des ennemis dans la région permettent de calmer la situation après que l'artillerie communiste eut bombardé Quemoy et Matsu avec 450000 obus et que des affrontements entre Mig chinois et Sabre taïwanais ait vu l'utilisation par ces derniers des premiers Sidewinder.






Quand au Lexington, son déploiement terminé, il rentre à San Diego en Californie le 19 décembre, passant quelques mois à réparer et à préparer un nouveau déploiement en Extrême-Orient exécuté du 26 avril au 2 décembre 1959, restant déployé en août et en septembre à proximité du Laos alors que la monarchie pro-américaine étaient aux prises avec la guerilla communiste du Pathet Lao mais sans intervenir.

Après un dernier déploiement en Extrême-Orient qui début fin 1960 et qui se prolongea durant l'année 1961, le Lexington termina cette année sur la côte ouest jusqu'en janvier 1962 quand il reçoit l'ordre de se préparer à remplacer l'Antietam comme porte-avions d'entraînement dans le Golfe du Mexique.

Reclassé Carrier Vessel Submarine avec la marque de coque CVS-16 le 1er octobre 1962, il reprend du service actif durant la crise des missiles de Cuba et ce n'est que le 29 décembre 1962 qu'il remplace l'Antietam à Pensacola (Floride).

Opérant depuis Pensacola, Corpus Christi et la Nouvelle Orleans, le porte-avions va qualifier des aviateurs au catapultage et à l'appontage qu'il s'agisse d'aviateurs d'active ou de réserve. Son rôle devint crucial durant le conflit vietnamien où les besoins ne cessèrent de croire. C'est ainsi que le 17 octobre 1967, le Lexington enregistra son 200000ème appontage.

Reclassé CVT-16 le 1er janvier 1969, il assura sa mission ingrate mais indispensable jusqu'au 8 novembre 1991. Il aurait du être remplacé par le Forrestal mais finalement le premier super porte-avions américain n'allait pas être utilisé pour l'entraînement, laissant l'US Navy sans porte-avions dédié à la formation.





Dernier Essex en service, le Lexington fût préservé comme musée, étant cédé par l'US Navy le 15 juin 1992, devenant la pièce majeure du USS Lexington Museum on the Bay implanté à Corpus Christi. Il est classé monument historique (National Historic Landmark) depuis 2003.


source
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