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 Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945

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naga
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MessageSujet: Re: Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945   Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945 - Page 2 Icon_minitimeSam 2 Jan - 13:12

L'unité 731 occultée

De plus, les membres de l'unité de recherche bactériologique Unité 731, comme Shiro Ishii, ne furent pas inquiétés en échange d'informations sur les résultats de leurs « travaux »
dont il ne fut fait mention devant le tribunal qu'à une très brève occasion et de façon très lacunaire.

La preuve de la poursuite effleura le dossier des armes bactériologiques lorsqu'un procureur déposa en preuve un temoignage du soldat déserteur Hataba,
ancien membre de l'unité 1644. Ce temoignage censuré contenait une mention de trois phrases relatives à l'injection de sérum empoisonné à des civils de Nanjing.
Questionné par le Président du Tribunal, le juge Webb, qui s'inquiéta de la portée de cette affirmation, et réalisant son erreur d'inattention, le procureur déclara
ne pas avoir de preuve supplémentaire à offrir sur cette allégation.
Conséquemment, la mention fut donc retirée du procès-verbal à la demande de la défense par le juge Webb.

En 1981, le Bulletin of the Atomic Scientists publia un article par John W. Powell expliquant en détail les expérimentations de l'Unité 731 et les tests à l'air libre
sur les populations civiles. Cet article était accompagné d'un mot du juge néerlandais B. V. A. Röling, dernier survivant du Tribunal, qui notait que "Comme membre du Tribunal,
c'est pour moi une expérience amère d'être informé aujourd'hui que des actes criminels de la nature la plus abjecte, ordonnés par le gouvernement central du Japon,
ont été tenus à l'écart de la Cour par le gouvernement des États-Unis."


Autres exemptions

De nombreux criminels ont bénéficié des rivalités entre les forces nationalistes de Chiang et les communistes de Mao pour échapper à la justice.
Mentionnons parmi eux le général Yasuji Okamura, instigateur des maisons de confort où étaient employées les femmes de réconfort et maître d'œuvre de la Politique
des Trois Tout (Sankō Sakusen, « tue tout, brûle tout, pille tout »), une stratégie de la terre brûlée.


Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945 - Page 2 40450310



Ou encore Masanobu Tsuji, instigateur du massacre de Singapour et complice de la marche de la mort de Bataan.

Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945 - Page 2 Tuji_m10
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vania
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MessageSujet: Re: Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945   Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945 - Page 2 Icon_minitimeDim 3 Jan - 11:43

Les responsables Japs des crimes de guerre et autres monstruosités ont été relativement épargnés après la guerre.
D'abord parce que le pays s'est pris deux bombes atomiques, punition collective ultime, et ensuite pour qu'il puisse continuer à fonctionner, avec une partie de son staff, sans sombrer dans le chaos, les amerloques ne pouvant tout pendre en charge dans un pays aussi ravagé...
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naga
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MessageSujet: Re: Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945   Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945 - Page 2 Icon_minitimeLun 4 Jan - 1:19

Si les débats prirent fin le 6 avril 1948, il fallut plusieurs mois aux juges pour rédiger leur jugement qu'ils rendirent public du 4 au 12 novembre 1948.
Yōsuke Matsuoka et Osami Nagano étant morts de causes naturelles (tuberculose, attaque cardiaque) pendant le procès, Okawa Shumei ayant été interné pour troubles mentaux
dès le début de la procédure, le verdict ne concerna que 25 accusés sur les 28.
Tous furent déclarés coupables (à Nuremberg, il y eut des acquittements). Des cinquante-cinq chefs d'accusation — soit par insuffisance de preuves soit par amalgame
de charges voisines — seuls dix furent évoqués dans le verdict (huit au titre de guerre d'agression, deux au titre d'atrocités).

Aussitôt, les défenseurs introduisent un recours auprès du général MacArthur (au titre de l'article 17 de la Charte) qui, après consultation du Conseil Interallié
pour l'Extrême-Orient le 22 novembre, confirme finalement — sans surprise — la décision du tribunal le 24 novembre.
Sept condamnés tentèrent encore de saisir la Cour suprême des États-Unis, qui se déclara finalement incompétente le 20 décembre.

L'exécution des sept condamnés à la peine de mort suivit aussitôt. Ils furent pendus le 23 décembre 1948 dans la prison de Sugamo. Il s'agissait de :

Kenji Doihara, ex général ;
Koki Hirota, ex premier ministre ;
Heitarō Kimura, ex général ;
Seishirō Itagaki, ex ministre de la guerre ;
Iwane Matsui, ex général ;
Akira Mutō, ex général ;
Hideki Tōjō, ex premier ministre.

Hideki Tōjō

Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945 - Page 2 Tojotr10


Aucune photographie de l'exécution ne fut permise ; les corps des condamnés furent incinérés et leurs cendres dispersées par avion au-dessus de la baie de Tokyo
afin de prévenir toute commémoration ultérieure autour d'une tombe. Une source japonaise plus tardive prétend toutefois qu'une partie des cendres,
soustraite à cette dispersion, aurait été enterrée près de Nagoya en 1960.

Tous les autres prévenus furent condamnés à des peines d'emprisonnement de 7 ans (Mamoru Shigemitsu),
20 ans (Shinegori Togo), ou à perpétuité (Sadao Araki, Kingoro Hashimoto, Shunroku Hata, Kiichiro Hiranuma, Naoki Hoshino, Okinori Kaya, Kōichi Kido, Kuniaki Koiso,
Jiro Minami, Takazumi Oka, Hiroshi Oshima, Kenro Sato, Shigetaro Shimada, Toshio Shiratori, Teiichi Suzuki, Yoshiro Umezu). Kuniaki Koiso, Toshio Shiratori, Yoshijiro Umezu
et Shigenori Tōgō moururent en prison durant leur peine.

Le 24 décembre 1948, à la suite d'une décision du gouvernement américain mais contre l'avis de MacArthur, dix-neuf prévenus accusés de crime de guerre de classe A
furent libérés (six autres étaient morts en détention — comme le général Hayao Tada — ou avaient été libérés plus tôtN 2 :
les juristes pensaient qu'il y avait peu de chances qu'ils soient condamnés au titre de crime de guerre de classe A suivant la jurisprudence établie par le procès de Tokyo
(deux d'entre eux furent toutefois ultérieurement poursuivis de nouveau, cette fois pour crimes de guerre conventionnels).
Okawa Shumei, qui avait recouvré ses esprits depuis longtemps, fut également libéré de son asile une semaine après ces exécutions.

Certains des hommes politiques suspectés de crime de guerre qui ne furent pas jugés par le tribunal purent reprendre une vie politique, après la fin de l'interdiction
de participation aux affaires publiques, en 1952, comme Nobusuke Kishi qui fut premier ministre en 1957, ou Ryōichi Sasakawa.



Les suites du procès

En 1949, la ville de Khabarovsk sera le lieu des Procès de Khabarovsk, où furent jugés douze criminels de guerre japonais, anciens membres de l'Armée japonaise du Guandong
pour l'utilisation d'armes biologiques produites par l'Unité 731 dans la région de Changde pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le premier février 1950, les soviétiques appellent les États-Unis et leurs alliés à instituer un tribunal d'exception pour juger l'empereur ainsi que quatre généraux japonais,
dont Ishii, au titre de crime contre l'humanité. Un refus leur est notifié par le biais d'un communiqué de presse en date du 3 février.

Le 7 mars 1950 le commandement américain publie la circulaire no 5 Clemency for War Criminals prévoyant la libération anticipée de prisonniers ayant fait preuve
de bonne conduite. Mamoru Shigemitsu profite de cette disposition : il est relâché sur parole le 21 novembre 1950.

Par le Traité de San Francisco — signé le 8 septembre 1951, qui prendra effet le 28 avril 1952 — le Japon s'est engagé à respecter le verdict du tribunal
(en comparaison, l'attitude du gouvernement de la République Fédérale Allemande sera beaucoup plus ambigu concernant le Procès de Nuremberg ;
à l'inverse, le gouvernement allemand conduira lui-même quelques procès après son indépendance, ce que ne fit pas le Japon).

Dans les années 1950 s'exprima un mouvement demandant l'aménagement des peines prononcées, voire l'amnistie des condamnés.
Plus de dix millions de personnes pétitionnèrent en faveur des criminels de guerre emprisonnés.

Le 16 juin 1952, le baron Kiichiro Hiranuma est libéré sur parole pour raisons de santé.

Le 4 septembre 1952, le Président Harry Truman émet l'ordre exécutif no 10393 instituant un comité chargé d'examiner les demandes d'atténuation des peines formulées
par le gouvernement japonais.

À compter de 1954, les condamnés furent libérés par le nouveau Parti libéral démocrate et le retour au pouvoir d'anciennes personnalités influentes du régime shôwa
comme Ichiro Hatoyama et Nobusuke Kishi.
En 1954, Hashimoto Kingorô, Hata Shunroku, Minami Jirô, et Oka Takazumi furent libérés sur parole. Araki Sadao, Hoshino Naoki, Kaya Okinori, Kōichi Kido, Ôshima Hiroshi,
Shimada Shigetarô, et Suzuki Teiichi le furent en 1955. Satô Kenryô, pourtant un des condamnés dont la condamnation était la plus discutée, ne fut libéré qu'en mars 1956.
Cette libération permit à certains criminels d'occuper à nouveau des postes très importants dans l'administration japonaise, comme Mamoru Shigemitsu
qui fut ministre des Affaires étrangères du gouvernement.

Shigemitsu Mamoru

Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945 - Page 2 Shigem10


Ces libérations anticipées (ainsi que les cas non traités, comme la responsabilité de Hirohito) furent le reflet de la politique ambiguë des États-Unis vis-à-vis du Japon.
La guerre froide battant son plein (avec la guerre de Corée), il fallait faire du Japon un pays allié et le meilleur moyen était de tourner la page le plus rapidement possible.
Cela favorisa certainement la montée d'un révisionnisme japonais sur les crimes de guerre commis par le Japon.

En 1978 les « âmes » de 14 personnes exécutées comme criminels de guerre de classe A furent « accueillies » dans le sanctuaire Yasukuni.


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vania
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MessageSujet: Re: Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945   Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945 - Page 2 Icon_minitimeLun 4 Jan - 11:24

On peut se poser la question, que serait-il advenu de l'amiral Yamamoto s'il avait survécu à la guerre ?!... scratch
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naga
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MessageSujet: Re: Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945   Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945 - Page 2 Icon_minitimeMar 5 Jan - 13:35

Un procès critiqué

Certaines critiques furent formulées par les juges eux-mêmes. En effet, le jour même du prononcé du jugement, pas moins de cinq juges - sur onze - exprimèrent
des jugements séparés : le juge indien Radhabinod Pal (qui avait arraché ce droit d'émettre un jugement séparé, initialement non prévu par la Charte, et déclara
qu'il fallait acquitter tous les prévenus), le juge français Henri Bernard, le juge hollandais B. V. A. Röling, le juge philippin Delfin Jaranillaet même le président du tribunal,
le juge Webb.

Pour Dower, « même les pacifistes japonais qui ont endossé les idéaux de Nuremberg et de Tokyo et qui ont travaillé à documenter et à publiciser les atrocités du régime shôwa,
ne peuvent justifier la façon dont les procès sur les crimes de guerre ont été menés ; pas plus qu'ils ne peuvent défendre la décision américaine d'exonérer l'empereur
de sa responsabilité pour la guerre et ensuite, au sommet de la guerre froide, de libérer et peu après d'embrasser des criminels de guerre d'extrême-droite accusés
comme le futur premier ministre Nobusuke Kishi ».

Plusieurs historiens critiquent cette décision d'exonérer l'Empereur et la famille impériale de poursuites criminelles.
Selon l'historien John W. Dower, « la campagne menée à bien pour absoudre l'Empereur de sa responsabilité à l'égard de la guerre ne connut pas de limite.
Hirohito ne fut pas seulement présenté comme étant innocent de tout action formelle qui aurait pu le rendre susceptible d'une inculpation comme criminel de guerre,
il fut transformé en une sorte d'icone sainte ne portant même aucune responsabilité morale pour la guerre ».
Selon Herbert P. Bix, « les mesures réellement extraordinaires entreprises par MacArthur pour sauver Hirohito d'un jugement comme criminel de guerre eurent un impact
persistant et profondément distordant dans la compréhension des Japonais à l'égard de la guerre perdue ».
Immédiatement à son arrivée au Japon, (le brigadier-général) Bonner Fellers se mit au travail pour protéger Hirohito du rôle qu'il avait joué pendant et à la fin de la guerre »,
et « permit aux principaux criminels de coordonner leur version des faits afin que l'empereur échappe à une inculpation ».


Ce qu'apporta ce tribunal

Tout comme le Tribunal de Nuremberg, le tribunal de Tōkyō fut très politique mais il permit de juger de nombreux criminels ; avec ses 11 juges, 12 procureurs,
sa durée (2 ans et demi), son jugement de 1 200 pagesN, ses comptes rendus de 124 volumes, il eut une ampleur supérieure à celui de Nuremberg par certains aspects.
Ces deux tribunaux participèrent à l'effort pour l'établissement d'une justice internationale pénale (voir l'article sur la Cour pénale internationale).

Les premières initiatives des Nations unies en la matière furent d'ailleurs contemporaines du procès de Tokyo :
d'abord, les résolutions du 11 décembre 1946 adoptèrent comme fondement le statut et la juridiction du Tribunal de Nuremberg.
En 1947, Henri Donnedieu de Vabres, le représentant français auprès de la « commission pour le développement progressif du droit international et sa codification »
nouvellement créée soumit, en vain, un mémorandum contenant son Projet de création d'une juridiction criminelle internationale.
Une résolution du 21 novembre 1947 confia à une Commission du droit international (CDI) le soin d'élaborer un code des crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité.

La Charte du Tribunal militaire international de Tokyo n'a été ni ratifiée, ni publiée en France.


source
wikipedia.com
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MessageSujet: Re: Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945   Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945 - Page 2 Icon_minitimeMer 6 Jan - 11:20

L'éternel "pragmatisme" amerloque.
L'éthique disparait dès que ça peut nuire aux intérêts du pays, ou plutôt le profit passe d'abord et avant tout...
On le voit aujourd'hui avec la crise sanitaire, le pays le plus riche de la planète est aussi celui qui a le plus de victimes.
Certains ont même dit, "pas grave si on est terrassé pas la maladie, le principal est que le pays ne soit pas impacté économiquement...".
Donc on s'assied sur le social et le sanitaire, mais à côté de ça on a plus de 700 milliards de dollars de dépenses militaires/an... Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945   Les violences de masse japonaise de 1931 a 1945 - Page 2 Icon_minitime

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